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LE COMPTE DE SURPLUS

DE PRODUCTIVITE
ELABORÉ PAR:
BAHRI MANEL
HADDED HAMDI
BEN SAIED SYRINE
MED MAHMOUD YAHYA
Sommaire:
I. Définition de la méthode du
surplus de productivité globale
II. Le calcul de surplus
III. Les avantages de la méthode SPG
IV. Les limites et les difficultés
d’application la méthode SPG.
V. Conclusion
VI. Bibliographie
I.Définition:
o C’estl’OECCA (Ordre des Experts-
Comptables et Comptables Agréés)
qui édite la méthode de surplus de
productivité de l’entreprise en 1981
à partir des études des revenus et
des coûts réalisées par le CERC
(Centre d’Etudes et de Recherche
sur les Coûts).
Lesurplus de productivité globale
peut étre défini comme la richesse
supplémentaire créé par l’entreprise,
d’une période à l’autre .

La méthode SPG a pour objectifs:


mesurer l’évolution de la
productivité globale de l’entreprise
dans la mesure ou elle témoigne de
la meilleur combinaison des facteurs
de productions.

étudier la réparation des revenus


résultant des échanges et la façon
dont les agents qui contribuent à le
façonner se partagent ses fruits.
 mettre enfin en relation
productivité globale et répartition

II.Le calcul de surplus:

Première étape: définition des


variations:
Soit:
= Variation
=
Q = Quantité de produits obtenus
P = Prix du produit
l’expression comptable d’un produit (quantité de
produit * prix du produit) s’éscrit:
- Pour la période de référence: Q*P
- Pour la période traitée: (Q+ = Q)*(P+ = P)
Ainsi la différence s’éscrit: (Q+ = Q)*(P+ = P)_ Q*P
= = Q*P + Q* = P + = Q* = P
= = Q*P + = P*(Q + = Q)
= (Q1 _ Q0)*P0 + (P1 _ P0)*Q1
D’OÙ c’est la différence entre= de Qté valorisée au prix
=
valorisée au prix de la période de référence + = de prix
pondérée par la quantité de la période traitée .
Remarque: Le choix d’intégrer
l’écart = Q* = P à l’écart sur prix est
conventionnel. Le terme n’est pas
déterminant pour modifier les
rapports entre grandeurs.
Deuxième étape: Productivité et
surplus:
Le surplus de productivité = Volume
des produits _ Volume des facteurs

Autrement dit; Le SPG= Les Qtés


Produites – Les Qtés consommées.
ENTRE DEUX PERIODES
Avec PP: Prix des produits
PF: Prix des facteurs
QP: Quantité des produits
QF: Quantité des facteurs

SPG = ΣPP x ΔQP – ΣPFx ΔQF


Cas pratique:
Le document de base représentant
des comptes de résultat dissociés en
termes de volume/prix contient des
postes regroupés en grandes masses
pour deux années consécutives N et
N+1:
COMPTES DE RESULTAT
DISSOCIES VOLUME / PRIX
EXERCICES N ET N+1 (EN $) :
Charges N N+1
Qté CU MT Qté CU MT
Coût d’achat de 5.000 p 10 50.000 5 500 p 11.5 63 250
Mdises vendues

Coût d’achat MP 8.000 kg 2.5 20.0000 8 500 kg 2.6 22 100


consommés

Charges de 12.000 h 10 120.000 13.000 h 11 143 000


personnel
DA 100.000 $ 0.1 10.000 100.000 $ 0.1 10 000

Charges 150.000 $ 0.08 12.000 180.000 $ 0.08 10 400


financières

Impôts et taxes 24.000 $ 0.15 3.600 28.250 $ 0.15 4237.5

Résultat Net 20.400 24 012

Total Charges 236.000 277.000


PRODUITS N N+1

Qté P.U Montant Qté P.U Montant

Ventes 5 000 35 175 000 5 500 38 209 000


Mdises p p

Production 2 000 30.5 61 000 2 125 32 68 000


vendue u u

Total 236 000 277 000


Produits
 Pour chaque poste de charges et de produits,
on calcule la variation en volume et la variation
en prix.
 Application pour les frais de personnel:
La variation en volume = (Q1 _ Q0) * P0
= (13 000 _ 12 000) * 10
= 10 000
La variation en prix = (P1 _ P0) * Q1
= (11 _ 10) * 13
= 13
CALCUL DE SURPLUS:
Supplément de biens vendus : (5500p – 5000p) x 35 $ = 17 500 $
Supplément de biens produits et vendus : (2125u – 2000u) x 30,5$
= 3 812,5 $
Total = 21 312,5 $
Supplément de facteurs consommés :
- Coût d’achat des marchandises vendues :(5500p-5000p) x 10 $ = 5000$
- Coût d’achat des matières premières consommées: (8500kg-
8000kg)x2,5$= 1250$
- Charges de personnel : (13000h-12000h) x 10$ = 10000$
- Dotations aux amortissements : (100000-100000) x 0,1= 0$
- Charges financières : (130000-150000) x 0,08 = - 1600$
- Impôts et taxes : ( 28252-24000) x 0,15 = 637,5$
- Total : 15 287,5 $
-

- SPG = 21 312,5 $ - 15 287,5 $ = 6 025 $


2. Les contreparties de surplus:
Eléments Apports de surplus Répartition du surplus
à l’entreprise
Ventes marchandises 16 500 $
(38$-35$) x 5500p Désavantages clients
Production vendue 3 187,5 $
(32$-30,5$) x 2125u Désavantages clients
Coût des Mdises vendues 8 250 $ En faveur des
(11,5$-10$) x 5500p fournisseurs

Coût des MP consommées 850 $ En faveur des


(2,6$-2,5$) x 8500 kg fournisseurs
Charges de personnel - 13 000 $ En faveur du
(11$-10$) x 13000h personnel
DAA :(0,1-0,1) x 100000$
Charges financières
(0,08-0,08) x 130000$
Impôts et taxes
(0,15-0,15) x 28250$
Résultat net 3 612,5 $ En faveur des
24012,5$-20400$ propriétaires
TOTAL 19 687,5 $ 25 712,5 $
La différence : 25 712,5 $ - 19 687,5 $ = 6 025 $ = SPG.
3.Le tableau de répartition du surplus:
Surplus Total Surplus réparti
Eléments % Montant Eléments % Montant

Apports clients 64.17 16 500 $ Part en faveur 32.10 8 250 $


marchandises des fournisseurs
marchandises
Apports clients 12.40 3 187,5 $ Part en faveur 3.30 850 $
produits des fournisseurs
fabriqués MP
S.P.G. 23.43 6 025 $ Part en faveur 50.55 13 000 $
des salariés
Part en faveur 14.05 3 612,5 $
des propriétaires

S.P.T. 100 25 712,5 $ Total 100 25 712,5 $


III. Les avantages de la méthode
SPG:
D’après ce qui précède, sans pour autant
oublier les limites et difficultés d’application
développées ultérieurement, cette approche
doit :

 Faciliter
le dialogue entre l’entreprise et ses
différents partenaires.
Améliorer les rendements à partir d’un
indicateur de performance considéré
comme significatif. Ainsi, comme déjà
vérifié, une économie au niveau des
quantités achetées ou bien une
amélioration au niveau des quantités
vendues doivent être interprétées en
faveur de l’entreprise. De même qu’un
choix de prix moins élevé auprès des
fournisseurs ou bien plus élevé auprès
des clients.
Mesurer la part de la richesse
récupérée par l’entreprise, du fait de
l’augmentation de la productivité
ainsi que celle reçue par les
partenaires de l’entreprise suite à la
variation des prix.
 Profiterd’une étude comparative entre un
compte de surplus prévisionnel et un autre réel
et essayer de calculer les écarts entre les
différents postes composant ce surplus. Une
analyse poussée de ces écarts doit permettre la
compréhension des causes des déviations
constatées.
Constituer un outil performant à
l’usage de l’Etat afin de réorienter
les surplus réalisés et de
redistribuer les richesses entre les
différents partenaires sociaux.
IV. Leslimites et les difficultés
d’application la méthode SPG:

Les difficultés techniques


d’application de ce concept ne sont
pas négligeables :

La méthode doit favoriser des


séquences d’application plus courtes
car elle se base sur des comptes de
résultat annuels.
En effet, les prix des différents facteurs
de production changent
perpétuellement.

 Le calcul du SPG et, par la suite, sa


répartition ne constituent toujours
pas un indicateur de gestion de
performance satisfaisant, dans le
sens d’une augmentation des quantités
produites et vendues et d’une baisse de
la consommation des facteurs de
production.
 Certainement,les calculs seront plus
compliqués avec l’augmentation du
nombre des produits composant la
gamme produite et vendue.

 Une séparation des charges entre fixes


et variables semble utile car certaines
charges telles que les salaires ne sont
pas fonction du volume de la
production.
 La répartition du surplus est
calculée en fonction de la variation
des prix des facteurs de production
et de ceux de vente des produits.
Cette évolution des prix est en fait
reliée au marché sur lequel opère
l’entreprise et ne constitue toujours
pas un effet direct de sa gestion.

.
Un calcul précis suppose la
possession d’informations précises
au niveau des différents
départements de l’entreprise, ce qui
n’est pas toujours évident.
 Des études comparatives sur un même
produit ou service peuvent être
erronées si ce produit ou service a subi
des changements ou des modifications
d’une année à l’autre. De même, l’étude
de surplus sur un produit nouveau peut
poser un problème avec l’absence des
références de départ pour les études
différentielles.
V. Conclusion:
Il existe trois points positifs ressortent de
l’analyse de cette méthode:

 Une meilleure compréhension des


finalités de l’entreprise;
 Une appréhension compléte et
interpédante de l’environnement de
l’entreprise;
 Un nouvel éclairage des rapports de
force et des pouvoirs de négociation de
l’entreprise avec ses différents
partenaires extérieurs et internes;
Mais il faut relativiser ces
avantages. La mise en place et l’obtention
de données fiables est difficile, longue et
coûteuse pour l’entreprise, en particulier
pour les postes secondaires du compte du
résultat qui doivent être retraités en
facteurs de production.
Ceci est d’autant plus vrai que l’entreprise
est diversifiée.
VI.Bibliographie:
- ALAZARD C. & SEPARI S. « Contrôle de
Gestion » 6°Edition
-