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Université Hassan 1er

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion - SETTAT

La consolidation:
Normes IFRS : 10 , 11 et 12
PRÉPARER PAR :
MOUNIR SOUHAIL
LAMRI ABDERAHMANE
DEMANDER PAR :
MME.BAGHAR
PLAN

IFRS 10 IFRS 11 IFRS 12


-Objectif -Notion du partenariat -Vue d’ensemble

-Champ d’application -Classement des partenariats -Objectif

-Principe du contrôle -Etat financiers des parties à un -Principes généraux


partenariat
-Principe du pouvoir -Champ d’application

-Principe du rendement -Principales caractéristiques

-Principaux changements -Principales exigences


INTRODUCTION GENERALE

 IFRS 10, IFRS 11 et IFRS 12 sont trois normes internationales d’information financière
promulguées par le Conseil des normes comptables internationales, qui fournissent des
directives comptables relatives à la consolidation et aux coentreprises. Les normes ont
été publiées en 2011 et sont entrées en vigueur en 2013. IFRS 10 porte sur les états
financiers consolidés, IFRS 11 sur les coentreprises et IFRS 12 sur les informations à fournir
sur les intérêts détenus dans d'autres entités. Les normes ont été élaborées en partie
pour répondre à la crise financière de 2008.
IFRS 10

Objectif

L’objectif de cette norme et d’établir des principes de la présentation et la


préparation des états financiers consolidés d’une entité qui en contrôle une
ou plusieurs autres.
Champ d’application

*Toute entité qui est une société mère est dans l’obligation de présenter des
états finanicers consolidés.
*Une société mère est hors champ d’application si elle répond au conditions
Suivantes:
 Une entité partiellement ou entièrement détenue par une autre entité et
tous ces propriétaires y compris ceux qui ne sont pas habilités à voter ne
s’y oppose pas à ce que la société mère ne présente pas des états
financiers consolidés
 Ces instruments de dettes ou de capitaux propres ne sont pas négocies
sur un marché organisé
Présentation

 La norme IFRS 10, publiée en mai 2011, présente une


définition unique du contrôle et remplace la norme IAS 27
pour la partie relative aux états financiers consolidés et
l’interprétation SIC 12 sur les entités ad hoc.
 Elle est susceptible de modifier le périmètre de consolidation
(quelles entités doivent être consolidées ?) mais reprend en
l’état les dispositions relatives aux techniques de
consolidation.
Définition du principe du contrôle

IFRS 10 donne une définition unique du contrôle applicable tant aux


entités traditionnelles (filiales contrôlées par un lien en capital) qu’aux
entités structurées (entités ad hoc).
Contrôle

Un investisseur contrôle une entité si trois conditions sont remplies


«cumulativement » :

 L’investisseur détient le pouvoir sur l’entité


 Il est exposé ou a des droits sur les rendements variables de l’entité en
raison de son implication dans l’entité
 Il a la capacité d’utiliser son pouvoir sur l’entité pour influer sur le montant
de ces rendements (lien entre pouvoir et rendements variables)
Contrôle

Pour contrôler, l’investisseur doit avoir un droit effectif à prendre des décisions
sur les activités pertinentes. Il existe par ailleurs :
 Des droits protectifs visant à protéger une catégorie d’investisseurs (droit
de véto, d’agrément, de révocation,..)
 Un droit effectif non protectif (par exemple, pouvoir de diriger tout en
étant soumis au pouvoir de révocation par ou plusieurs autres investisseurs)
est de nature à empêcher le contrôle.
Principe du pouvoir

Pour détenir le pouvoir, l’investisseur doit agir en tant que principal, pour son
propre compte et non en tant qu’agent, pour le compte d’un tiers.
Le dirigeant qui reçoit une rémunération supérieure à la moyenne du
marché est censé être principal. Celui pouvant être révoqué à tout moment
sans motif ne peut être considéré comme principal.
Le principe du rendement

Les rendements varient avec les activités de l’entité, peuvent être positifs ou
négatifs, peu importe la nature juridique de ces rendements. Ils ne se limitent
pas au rendement provenant de la détention des titres (dividendes,
changements de valeur de l’actif) mais incluent également les revenus au
titre de prestations de services (honoraires de gestion,..).
Rendement

L’exposition à des rendements variables n’est pas conditionnée au


franchissement d’un seuil. Ainsi, le gérant qui ne détient que 20% du capital
d’un fonds peut être censé exercer le pouvoir à condition qu’il agisse en tant
principal.
Principaux changements
IAS 27 ET IFRS 10
IFRS 11
La notion du partenariat

Cette norme prescrit la comptabilisation par les entités qui contrôlent


conjointement un partenariat. Le contrôle conjoint implique le partage
contractuellement convenu du contrôle, et les entreprises sous contrôle
conjoint sont classées soit comme une coentreprise (représente une quote
part des actifs nets, comptabilisée selon la méthode de la mise en
équivalence), soit comme une entreprise commune (représente des droits sur
les actifs et des obligations au titre des passifs, comptabilisés en
conséquence)
Suite

IFRS 11 pose comme principe fondamental qu'une partie à un partenariat


doit déterminer le type de partenariat auquel elle participe en évaluant ses
droits et obligations, et qu’elle doit comptabiliser ces droits et obligations
selon le type de partenariat dont il s'agit.
Partenariat

Un partenariat est une entreprise sur laquelle deux parties ou plus exercent un
contrôle conjoint et qui possède les caractéristiques suivantes:
 les parties sont liées par un accord contractuel;
 l’accord contractuel confère à deux parties ou plus le contrôle conjoint
de l’entreprise.
Partenariat

Un partenariat est soit une entreprise commune, soit une coentreprise.


 Une entreprise commune est un partenariat dans lequel les parties qui
exercent un contrôle conjoint sur l'entreprise ont des droits sur les actifs et des
obligations au titre des passifs de l'entreprise. Ces parties sont appelées
« coparticipants ».
 Une coentreprise est un partenariat dans lequel les parties qui exercent un
contrôle conjoint sur l'entreprise ont des droits sur l'actif net de celle-ci. Ces
parties sont appelées « coentrepreneurs ».
Classement des partenariats

Le classement d'un partenariat en tant qu'entreprise commune ou que


coentreprise est fonction des droits et des obligations des parties au
partenariat. Pour déterminer le type de partenariat auquel elle est partie,
l'entité tient compte de la structure et de la forme de l'entreprise, des
stipulations convenues entre les parties dans l'accord contractuel et, le cas
échéant, des autres faits et circonstances.
États financiers des parties à un partenariat

 Un coparticipant comptabilise les actifs, les passifs, les produits et les


charges relatifs à sa participation dans une entreprise commune en
conformité avec les IFRS pertinentes.
 Un coentrepreneur comptabilise ses intérêts dans une coentreprise à titre
de participation selon la méthode de la mise en équivalence,
conformément à IAS 28, Participations dans des entreprises associées et
des coentreprises, sauf si l'entité est exemptée de l'application de la
méthode de la mise en équivalence selon les dispositions de cette norme.
IFRS 12

Vue d’ensemble
 IFRS 12 est une nouvelle norme exhaustive sur les obligations d’information
pour toutes les formes d’intérêts dans d’autres entités, y compris dans des
filiales, des partenariats, des entreprises associées et des entités structurées
non consolidées.
Objectif
Principes généraux

 Pour satisfaire à l’objectif énoncé, l’entité doit fournir des informations sur :
-Les hypothèses et jugements importants sur lesquelles elle s’est basée pour
déterminer la nature de ses intérêts dans une autre entité ou entreprise.
- Ses intérêts dans :
* Des filiales
* Des partenariats et des entreprises associées
* Des entités structurées qui ne sont pas contrôlées par l’entité
Principes généraux

 Si les informations exigées par la présente norme et les autres IFRS ne


permettent pas d’atteindre l’objectif énoncé, l’entité doit fournir les infos
complémentaires nécessaires pour atteindre cet objectif.
 L’entité doit s’interroger sur le niveau de détail nécessaire pour remplir
l’objectif en matière d’information à fournir et sur l’importance à accorder
à chacune des obligations énoncées dans la présente norme.
Champ d’application

 Cette norme doit être appliquée par toute entité qui détient des intérêts
dans l’une ou l’autre des catégories d’entités suivantes:
-Filiales
-Partenariats ( activités conjointes ou coentreprises )
-Entreprises associées
-Entités structurées non consolidées
Principales caractéristiques

 IFRS 12 s’applique aux entités qui détiennent des intérêts dans des filiales,
des partenariats, des entreprises associées et des entités structurées non
consolidées.
 IFRS 12 établit des objectifs en matière d’informations à fournir et établit les
obligations d’information minimales aux fins du respect de ces objectifs.
 Les entités pourront toutefois intégrer dans leurs états financiers l’une ou
l’autre des obligations d’information énoncées dans IFRS 12 avant
d’adopter officiellement IFRS 12…
Principales exigences

 Elle vise à intégrer toutes les obligations d’information sur les intérêts détenus dans d’autres
entités, qui se trouvent actuellement dans plusieurs normes; elle contient également de
nouvelles exigences liées à divers aspects.
 Elle exige qu’une entité fournisse des informations sur les hypothèses et jugements importants sur
lesquels elle s’est basée pour déterminer si elle possède le contrôle total ou conjoint d’une autre
entité ou si elle exerce une influence notable sur celle-ci.
 Elle exige qu’une société mère fournisse des informations sur : la composition du groupe; les
participations ne donnant pas le contrôle;…, et de régler les passifs des filiales; la nature et
l’évolution des risques associés aux intérêts détenus par l’entité dans des entités structurées
consolidées.
Principales exigences

 Elle exige qu’une entité présente une quantité considérable d’informations pour aider les
utilisateurs à comprendre la nature et l’étendue de ses intérêts dans des entités structurées non
consolidées ainsi que les risques associés à ces intérêts.
 Elle exige des informations détaillées pour certains aspects (par exemple, à l’égard de chaque
partenariat important) et précise que les informations concernant les filiales, les coentreprises, les
activités contrôlées conjointement, les entreprises associées et les entités structurées non
consolidées doivent être présentées séparément.
 Elle exige qu’une entité fournisse des informations sur la nature, l’étendue et les incidences
financières de ses intérêts dans des partenariats et des entreprises associées.
Conclusion

 En conclusion, le passage aux normes IFRS n'est pas seulement un


changement de référentiel comptable, c'est aussi l'adoption d'un système
totalement différent de mesure de la performance et de communication
avec les marchés.
 La plupart des entreprises gagneront en transparence du fait, par
exemple, de la présentation des informations par segments et de la
reconnaissance des produits dérivés à leur juste valeur dans le bilan. Plus
généralement, c'est une information homogène, plus détaillée et de
meilleure qualité que devront fournir les entreprises. D'autre part,
l'application de ces normes induira plus de transparence en termes de
rating puisqu'elles permettront une bien meilleure comparabilité (base
harmonisée).
Merci pour votre attention