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Cours de Réseaux et Télécoms

avancés

Capitaine Farell FOLLY


Ingénieur polytechnicien
10 6

Histoire
 ’60 : Réseaux téléphoniques analogiques.
– BER ≈ 10-e6
– Correction d’erreurs
– Modems, X25
 ’80 : Réseaux téléphoniques numériques
– BER ≈ 10-e8
– PDH
– Modems, ISDN (1982), FR (1987), ATM (1989)
 ’90 : Réseaux data
– BER ≈ 10-e12
– SDH
– ATM
Normes et Standards

Nom Acronym Remarque


International Standards ISO OSI model
Organisation
International ITU-T Formerly CCITT
Telecommunications Union - Technical standards for
Telecommunication telecommunication
American National Standards ANSI
Institute
Electronic Industries EIA e.g. RS232
Association
Institute of Electrical and IEEE e.g. IEEE 802.3
Electronic Engineers Focus on LAN
European Telecommunications ETSI
Standards Institute
Internet Engineering Task IEFT Focus on IP
Force
Exemples de standards UIT-T

Series Subject
Series G Transmission systems
Series I ISDN
Series Q Switching and signalling
Series V Data communication over the telephone network
Series X Data networks and open system communication
Organisation d’un réseau téléphonique

Structure générale
 un système local.
 système de niveau supérieur.

Types de signaux échangés dans un réseau

 signaux d'information;
 signaux de signalisation (dans la bande >< hors
bande);
 signaux de test et de supervision.
Organisation d’un réseau téléphonique

Plan de routage

T1
A2 30 120 T3
30

120
120 A3

30
A1
30 T2
Organisation d’un réseau téléphonique

Plan de bouclage

10 T2 120
vers
30 T1
vers 90
10
A1

20
10

30
vers 20
A3 120
100 vers
T3
Organisation d’un réseau téléphonique

Plan de circuits

T1 120
A2 30 T3
20

90
100 30

10
20
T2 A3

10
10
A1
Organisation de la communication
 Réalisation d’une communication à travers un réseau
– sans connexion préétablie (E : connectionless) => datagrammes
– avec une connexion préalablement établie => circuit (virtuel)

 Le routage d'une communication


– la recherche d'un chemin
– Statique
 déterministe
 semi-déterministe:
– Dynamique : p.e RIP, OSPF
– aléatoire, par diffusion d'appel  : p.e Ad hoc networks
Détermination de la charge des
réseaux de télécommunications
Problèmes de blocage
 Un central téléphonique local joue donc le rôle de
concentrateur

PABX p

 Le nombre de circuits permettant p < le nombre total


d’abonnés N
Problèmes de files d’attente

 Dans des centraux plus modernes, les appels


bloqués peuvent être mis en attente

In out

 Un des problèmes à résoudre est le calcul du


dimensionnement de ces batteries de mémoires et
du délai moyen passé dans un tel commutateur
Probabilité de blocage d’un central
téléphonique

1. Trafic d'un abonné - Intensité moyenne de trafic

 Le trafic de la ligne d'abonné peut être décrit par deux variables, qui sont
bien entendu aléatoires:

 le nombre d'appels pendant une certaine période, noté  (par exemple quatre heures),
 la durée d'une communication, notée ;

 Ces deux variables aléatoires peuvent être modélisées par des lois de
probabilité:

 Un processus de Poisson, pour l'instant du début d'une communication;


 la loi exponentielle pour la durée d'une communication.

 On peut déterminer la moyenne de ces deux variables:

 m: le nombre moyen d'appels par unité de temps (en général par heure);
 m: la durée moyenne d'une communication.
Probabilité de blocage d’un central
téléphonique

 Exemple
– λm= 1 (par heure),
– τm= 9 min
Probabilité de blocage d’un central
téléphonique

 l'intensité moyenne de trafic d'un abonné,


 exprimée à l'aide d'une unité sans
dimension, le "ERLANG".
 pour un abonné: E=  
m
Erlang
m (min)

60
 Dans l'exemple ci-dessus E= 9/60 = 0,15
Erlang
 L'intensité moyenne de trafic d'un abonné
n'est donc jamais supérieure à 1 Erlang
Probabilité de blocage d’un central
téléphonique

1. Intensité de trafic d’un groupe d’abonnés


 On considère  n lignes d'abonnés et p (p<n) organes

 le trafic maximum réalisable sera de p Erlang

 Pour déterminer cette valeur de p, il faut tenir compte de l'évolution du trafic au


cours de la journée.
λ 14
12

10

0
7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
T (1/2 Hr)
Probabilité de blocage d’un central
téléphonique

1. Intensité de trafic d’un groupe d’abonnés


 Pour l’heure la plus chargée (généralement de 10.00 à 11.00 heure), on obtient la
valeur maximale de l’intensité, A, en Erlang.
 Le trafic offert par les abonnés, A= E1 + E2 + ... + En
1
 la durée moyenne d’une communication T  n  j 1..n  mj
A
 le nombre moyen d’appels par unité de temps (par heure)   60. T (T en min)
14
λ
12

10

0
7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
T (1/2 Hr)
Probabilité de blocage du central

 La condition p= partie entière(A + 1) , qui


assure un fonctionnement sans blocage,
n'est pas suffisante
 on peut calculer la probabilité (en fonction de
p et de A) de blocage
 En pratique cette probabilité < 1%
Probabilité de blocage du central
 Solution : Modèle d’Erlang
 hypothèses:
1. La probabilité P(1,dt) d'avoir 1 appel et un seul sur un intervalle de temps dt très
court est proportionnelle à dt quand dt tend vers 0 ; la constante de proportionnalité
est égale à

a. P(1,dt) = dt + O(dt2) avec O(dt2) = 0 si dt ---> 0


b. : le nombre moyen d'appels offert au central par unité de temps;

2. La probabilité d'avoir plus d'un appel dans l'intervalle de temps très court dt est quasi
nulle :
a. P(2,dt) + P(3,dt) + ...... P(n,dt) + ...... = O(dt2)
 avec O(dt2) = 0 si dt ---> 0
b. P(0,dt) = 1 - dt + O(dt2)
 avec O(dt2) = 0 si dt ---> 0

3. La probabilité d'arrivée d'un appel à un instant donné est indépendante de cet instant
et est indépendante du passé (processus markovien).
dP(p, t)
dt

Probabilité de blocage du central


 Solution : Modèle d’Erlang
 Il est à noter que cette dernière hypothèse n'est pas vérifiée en
pratique, surtout en cas de saturation du réseau:

 Avec de telles hypothèses, le nombre d'appels qui arrivent dans


un central pendant un intervalle de temps [0, t] suit une loi de
Poisson de moyenne 

 La probabilité d'avoir p appels dans un intervalle de temps [0, t]


peut alors être calculée de la manière suivante :
 P(p,t + dt) = P(p,t).P(0,dt) + P(p-1,t).P(1,dt) + O(dt2)

 P(p,t + dt) = P(p,t).(1 - dt) + P(p-1,t).dt + O(dt2)


dP(p, t)
 Si dt --> 0 : = [P(p-1,t ) - P(p,t)]
dt
Probabilité de blocage du central

 Solution : Modèle d’Erlang


 Pour p = 0 , cette équation n'est pas valable, mais on voit
facilement que:
 dP(0, t) = -P(0,t), en effet: P(0, t  dt )  P(0, t ).P(0, dt )  P(0, t ).1  .dt 
dt

 La solution générale de cette équation est: P(0,t) = C.e-t =


e-t
 C = 1 car P(0,0) = 1 selon les hypothèses du modèle
d'Erlang.
 Pour P(1,t), on trouve l'équation différentielle:
dP(1, t)
 = [P(0,t) - P(1,t)] = e-t - P(1,t)
dt
 dont la solution est: P(1,t) = t.e-t, car :
 dP(1, t)
  .e   .t  2 .t.e   .t
dt
Probabilité de blocage d’un central

 Pour P(2,t), on a l'équation différentielle:

dP(2, t)   .t
= [P(1,t) - P(2,t)] =  .t.e  .P (2, t )
2

dt
( .t ) 2  .t
 dont la solution est P(2,t) = e
2

 On obtient finalement, la loi de Poisson pour p appels:

( .t ) p  .t
P(p,t)= e
p!
Probabilité de blocage d’un central

 Autres interprétations de la solution de


Markov

1. si l'on prend t = T, λT représente le traffic offert


par les abonnés du central, noté A (en Erlang)
précédemment.
2. La probabilité d'avoir p appels dans le même
intervalle de temps, si le trafic offert est A, s'écrit
p
donc: A
P( p, A)  e A
p!
Quelques rappels de propriétés de la
distribution de la loi de Poisson

 
 P ( i, A )  1
i 0

 L’espérance mathématique de la distribution

 
Ai  A A ( i 1)  A
E i    i. .e  A.  .e A
i 0
i! i 0
( i  1)!
Quelques rappels de propriétés de la
distribution de la loi de Poisson

 Si l'on représente P(p, A) en fonction de A,


on constate que le graphe qui y correspond
présente un maximum pour p=A .
Poissonwet, L oi de Poisson: A=3
0.25

0.2

0.15
P( p ,3 )

0.1

0.05

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
p
Problème de blocage du central

 Si le central comprend p organes, il y a blocage dès


qu'un (p+1)e abonné entame un appel
– LCC: Lost Calls Cleared (modèle Erlang B): l'appelant
raccroche tout de suite et attend quelques minutes avant de
recommencer l'appel (c'est le modèle utilisé en Europe);
– LCH: : Lost Calls Held( Extended Erlang B): l'appelant
raccroche et recommence tout de suite son appel (c'est le
modèle utilisé aux Etats-Unis);
– LCD: Lost Calls Delayed (Erlang C): le central de
raccordement est dans ce cas équipé d'une mémoire
tampon qui met les appels bloqués en file d'attente.
Probabilité de blocage du central

– LCC / Erlang B (Europe), la probabilité de


blocage PB est donnée par la formule qu'Erlang a
établie en 1917:
Ap
P( p, A ) p!
PB  
p
A2 Ap
 P(i, A) 1 A 
2
 ... 
p!
i 0
Probabilité de blocage du central
Erlang B (LCC)
1

0.9

0.8
p=1

0.7

0.6

0.5
Pb

0.4
p=5

0.3

0.2
p=10
0.1

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
Probabilité de blocage du central

 LCH / Extended Erlang B (USA)


A p 1
  ......
( p  1)!
PB   P(i, A) 
i  p 1 A2 Ap
1 A   ...   ...
2 p!

p
PB  1   P(i, A)
i 0
Probabilité de blocage du central
Extended Erlang B (LCH)
1

0.9
p=1
0.8

0.7

0.6

0.5
p=5
Pb

0.4

0.3

0.2
p=10
0.1

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
Probabilité de blocage

 Pour déterminer p, on calcule ou on estime A


(pendant l'heure la plus chargée), et l'on se
fixe a priori une probabilité de blocage
suffisamment faible, par exemple 0,01. On
cherche alors dans ce tableau la valeur de p
telle que PB soit tout juste inférieure à cette
probabilité.

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