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Conception des assemblages de

construction métallique

05/03/09 Assemblages sous N,V 1


Conception des assemblages de construction métallique

A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


A.2 Boulons précontraints HR/HV
A.3 Soudures
A.4 Rivets

Assemblages sous N,V 2


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


Terminologie et caractéristiques : d trou
d0 tige
tête

partie lisse - A
tige
partie filetée - AS Jeu = d – d0
écrou = 1 à 3 mm

Caractéristiques de résistance :
 Diamètre d0 – Sections brute et nette A et AS
 Classe de résistance (limite élastique de l’acier constitutif)

Classe 4.6 4.8 5.6 5.8 6.6 6.8 8.8 10.9


fyb (MPa) 240 320 300 400 360 480 640 900
fub (MPa) 400 400 500 500 600 600 800 1000

Assemblages sous N,V 3


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


Fonctionnement :
 Les boulons permettent d’assembler plusieurs tôles (généralement 2 ou 3)
d’épaisseurs différentes et permettent d’assurer la transmission des efforts entre les
éléments.
 Ils peuvent être sollicités en traction et/ou en cisaillement

simple cisaillement double cisaillement traction interaction

Assemblages sous N,V 4


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


Vérifications :
 Résistance des boulons : traction et/ou cisaillement [NF EN 1993-1-8 §3.6.1]

Résistance au cisaillement
par plan de cisaillement :
 v fub A
FV,Rd  Cisaillement et traction
 M2
combinés :

FV,Ed Ft,Ed
Résistance à la traction :  1
FV,Rd 1.4  Ft,Rd
k 2 fub A s
Ft,Rd 
 M2

Assemblages sous N,V 5


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


Vérifications :
 Pression diamétrale de la tige du boulon sur la(les) tôle(s)

Résistance en pression diamétrale :

k1 b fu dt
Fb,Rd 
 M2

Rupture

Assemblages sous N,V 6


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.1 Boulons normaux


Rigidité des assemblages boulonnés :
Boulons cisaillés
 Les boulons se mettent en butée dans la
direction de l’effort. En revanche, dans la
direction perpendiculaire à l’effort, le jeu des
boulons confère à l’assemblage une certaine
liberté de déplacement D.

Liberté de déplacement D

Assemblages sous N,V 7


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.2 Boulons précontraints HR/HV


P0
Terminologie, caractéristiques et fonctionnement :
Précontrainte P0
tête

partie lisse - A
tige
partie filetée - AS
Mobilisation d’efforts de
écrou frottement sous l’effet de la
précontrainte – pas de
pression diamétrale
Caractéristiques de résistance :
 Diamètre d0 – Sections brute et nette A et AS
 Effort de précontrainte P0 permettant de mobiliser des efforts de frottement entre
les pièces assemblées – d’où l’importance d’une bonne préparation de surface
 Classe de résistance (limite élastique de l’acier constitutif)
Classe 8.8 10.9
fyb (MPa) 640 900
fub (MPa) 800 1000

Assemblages sous N,V 8


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.2 Boulons précontraints HR/HV


Rigidité des assemblages avec boulons précontraints : P0

 Contrairement aux assemblages avec boulons


normaux, un assemblage par boulons
précontraints ne possède pas de liberté de
mouvement compte tenu des efforts de
frottement générés par la précontrainte. Un tel
assemblage est donc relativement rigide.

Aucune liberté
de déplacement

frottement généré
par la précontrainte

Assemblages sous N,V 9


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.3 Soudures
Terminologie :
 Les dispositions de soudures sont nombreuses. Ici, on parlera essentiellement de la
disposition la plus couramment utilisée en construction : les cordons d’angle.

Sans chanfrein Avec chanfrein Joint d’angle


et talon

a = apothème
(gorge du cordon)
Oblique sans chanfrein Joint à clin

Assemblages sous N,V 10


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.3 Soudures
Fonctionnement – Efforts développés dans le cordon :

Plan de gorge de section : a x L


 Les efforts à transmettre d’une tôle à
une autre transitent par les cordons de
soudure entre les 2 pièces et sont
projetés sur la plus petite section des
s┴
t// cordons, le plan de gorge, où ils
développent des contraintes normales et
t┴ tangentielles.

 Composantes du vecteur contrainte dans


le cordon sur la facette constituée par le
plan de gorge :
L  Contrainte normale : s┴
 Contraintes tangentielles : t┴ et t//
a
Assemblages sous N,V 11
A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.3 Soudures
Cordons frontaux, latéraux et obliques
 Suivant la nature des contraintes développées sur le plan de gorge, on fait la
distinction entre les cordons frontaux et latéraux.

Cordon frontal Cordon latéral Cordon oblique


L F

F F F F
L

t┴
F t//
F L

s┴
s┴ = t┴ = F / (√2xLxa) t// = F / (SLxa)
F

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A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.3 Soudures
Vérification
L’EN 1993-1-8 propose les formules de vérification de résistance de la soudure d’angle
suivante (≈ critère de Von Mises) au §4.5.3.2 :

Résistance nominale ultime à la traction

 
s 3 t t
2 2

2
//  
fu
 w  M2

s  0.9fu /  M2
Facteur de corrélation – dépend de la nuance
d’acier des tôles assemblées

Assemblages sous N,V 13


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.3 Soudures
Rigidité des assemblages soudés
 Dans un certaine mesure, on peut dire que la soudure assure une continuité de la
matière entre 2 pièces puisqu’au moins une des section des pièces assemblées est
« reconstituée » par les cordons de soudure.
 A ce titre, les assemblages soudés constituent donc une liaison rigide sans réelle
liberté de mouvement entre les pièces assemblées.

Assemblages sous N,V 14


A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.4 Rivets
Présentation :
 L’assemblage par rivetage constitue le mode d’assemblage le plus ancien (Viaduc de
Garabit, Tour Eiffel, nombreux ouvrages d’art de la SNCF et de la RATP) .
 Les rivets nécessitent une mise en œuvre à chaud (900 °C), raison pour laquelle ils
sont actuellement moins utilisés.

pression Mise en œuvre


tête
Contre-bouterolle
Rivet posé
axe

900 °

Le rivet remplit complètement


bouterolle
le trou : d = d0
Assemblages sous N,V 15
A. Rappels succincts sur les modes de liaison

A.4 Rivets
Rigidité :
 Les rivets constituent un mode d’assemblage par disposition plein trou – c’est-à-dire
qu’il n’y a pas de jeu d’assemblage (jeu = d – d0 ≈ 0). Cette disposition confère à
l’assemblage une bonne rigidité.

 Après sa pose à chaud, le refroidissement crée un retrait de l’acier constitutif du


rivet, dont les effets dans l’axe du boulon sont assimilables à une précontrainte
longitudinale. Cet effet de précontrainte améliore les caractéristiques de l’assemblage
en comprimant les tôles assemblées l’une sur l’autre : meilleure tenue à la corrosion,
mobilisation d’efforts de frottement (voir longévité des ouvrages de la RATP à Paris).

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Conception des assemblages de construction métallique

B. Principe de conception - transmission des efforts

B.1 Attaches à boulon unique


B.2 Attaches avec plusieurs modes de liaison
B.3 Epure des efforts – excentrements
B.4 Principe de transmission des efforts dans un profil en I
B.5 Adéquation de la disposition réelle d’attache avec la modélisation

Assemblages sous N,V 17


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.1 Attaches à boulon unique


Attaches par boulon unique

 La ductilité des aciers de construction utilisés confère aux éléments de charpente


un mode de ruine ductile qui va dans le sens de la sécurité.

 Contrairement aux éléments de charpente, l’acier utilisé dans les boulons possède
moins d’allongement à rupture et confère aux boulons un mode de ruine réputé
plus fragile. Pour cette raison, et dans un souci de sécurité de la construction, on
évite d’utiliser 1 seul boulon dans les assemblages, en particulier au niveau des
assemblages principaux.

Assemblages sous N,V 18


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.2 Attaches avec plusieurs modes de liaison


Attaches avec plusieurs modes de liaison

 De façon général, il convient d’éviter d’utiliser plusieurs modes de liaison dans un


même assemblage en raison du fonctionnement différent de chacun d’eux.
 En effet, comme vu précédemment, les modes de liaison présentent des rigidités
différentes – dans un même assemblage, la totalité de l’effort à transmettre serait
supportée par un seul mode avant que l’autre ne commence à remplir son rôle.

 Une dérogation est toutefois admise pour l’utilisation simultanée de soudures et de


boulons précontraints (disposition peu courante, qu’il vaut mieux éviter
néanmoins).

Assemblages sous N,V 19


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.3 Epure des efforts - excentrements


Epure - excentrement
 De manière générale, il est souhaitable d’épurer les efforts dans les assemblages
de manière à éviter le développement d’efforts secondaires, qui peuvent être tout
à fait importants.

Assemblages sous N,V 20


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.4 Principe de transmission des efforts


Transmission des efforts dans les éléments
(s) C
M
90% de M
→ semelles
T

(t)

V 95% de V
→ âme

(s)

N N réparti
au prorata
des aires

Assemblages sous N,V 21


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.4 Principe de transmission des efforts


Transmission des efforts des éléments aux attaches
Encastrement
M Semelles
bloquées

Appui simple

Assemblages sous N,V 22


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.5 Adéquation de l’assemblage avec la modélisation


La modélisation sur ordinateur autorise une multitude de liaison à l’extrémité
d’une barre : z
 6 degrés de liberté Mz y
 2 possibilités par degré de liberté : libre ou bloqué My
Vz Vy

N x
Mx

Cette diversité n’est pourtant que théorique : elle n’intègre pas la faisabilité
réelle de toutes ces dispositions dans la réalisation pratique des assemblages.
Exemple : modélisation z réalité
Mz y Est-ce vraiment
réalisable ??
My réalisation
Vz Vy

N x
libre Mx
bloqué

Assemblages sous N,V 23


B. Principes de conception – Transmission des efforts

B.5 Adéquation de l’assemblage avec la modélisation


Rigidité / semi-rigidité
 Contrairement aux liaisons modélisées (parfaites), les assemblages réels suivent en
fait un comportement différent commandé par les rigidités relatives des composants
de l’attache.
Moment M
 Bien que les dispositions réelles
d’assemblage soient imparfaites, les
règlements traditionnels ne considèrent que
Rigide
les cas d’articulation parfaite et
Semi-rigide d’encastrement parfait.

 L’Eurocode 3 apporte une amélioration en


classant les assemblages en fonction de leur
rigidité (Loi Moment–Rotation) :
 Les assemblages rigides, assimilables à des
Articulé encastrements
f rotation  Les assemblages de type articulés ne
Classement des assemblages suivant leur transmettant pratiquement aucun moment
rigidité (Loi M-f)  Les assemblages semi-rigides

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Conception des assemblages de construction métallique

C. Assemblages courants d’éléments sous N,V

C.1 Poutres superposées


C.2 Assemblage d’éléments de contreventement
C.3 Assemblages de poutres aux poteaux
C.4 Assemblage poutres sur poutres
C.5 Fermes treillis – treillis articulés
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.7 Assemblages de tubes
C.8 Dispositions particulières

Assemblages sous N,V 25


C. Assemblages courants

C.1 Poutres superposées

C.1.1 Dispositions habituelles


C.1.2 Les pannes de toiture
C.1.3 Les lisses de bardage

Assemblages sous N,V 26


C.1 Poutres superposées

C.1.1 Dispositions habituelles


Procédé d’assemblage le plus simple aussi bien en fabrication qu’au montage

Poutre supérieure continue.. .. ou avec joint

4 boulons
Poutre
principale
porteuse

 Fabrication = débit + perçage


 Montage = 4 boulons
 Généralement utilisé en planchers industriels ou de bâtiments
 Offre une grande hauteur pour le passage des canalisations – ce qui peut être un
inconvénient quand on cherche à limiter la hauteur entre étage (Immeuble de
bureaux)
Assemblages sous N,V 27
C.1 Poutres superposées

C.1.1 Dispositions habituelles


En terme de modélisation, l’assemblage s’apparente à un appui simple ou à
une articulation, présentant un certain degré de liberté en rotations

Disposition réelle Modélisation

Poutre continue

Poutre iso Poutre iso

Assemblages sous N,V 28


C.1 Poutres superposées

C.1.1 Dispositions habituelles


Assemblage soumis généralement aux efforts suivants :

V Ng Vg Vd N
d
N

T Tg Td

 1 effort vertical prédominant, transmis par contact direct entre les 2 poutres
 2 efforts horizontaux éventuels, repris en cisaillement par les boulons

Si V seul, les boulons sont mis par construction

Assemblages sous N,V 29


C.1 Poutres superposées

C.1.1 Dispositions habituelles


Dans le cas d’efforts verticaux importants …
 Mise en place de raidisseurs d’âme
pour diffuser l’effort (à la fois dans
l’âme de la poutre portée, et dans
l’âme de la poutre porteuse) et
apporter un maintien au voilement
V fort à l’âme de la poutre porteuse.

Poutre portée
V fort
Diffusion dans l’âme
de la poutre portée
grâce aux raidisseurs

Diffusion dans l’âme


de la poutre porteuse Raidisseurs
par la soudure

Poutre porteuse
Assemblages sous N,V 30
C.1 Poutres superposées

C.1.2 Le cas des pannes en toiture

pannes

Assemblages sous N,V 31


C.1 Poutres superposées

C.1.2 Le cas des pannes en toiture


Boulons ou échantignolles
Petits profils

panne UPN
échantignolle
panne IPE

boulons

Dans le cas où le support et/ou le profil de panne


présente(nt) un encombrement insuffisant, on peut
avoir recours à une échantignolle (plat plié).

Assemblages sous N,V 32


C.1 Poutres superposées

C.1.2 Le cas des pannes


Les liens de pannes, ou liernes
Les pannes sont généralement équipées de liernes qui constituent un appui supplémentaire
dans le sens de la petite inertie.

liernes

Assemblages sous N,V 33


C.1 Poutres superposées

C.1.2 Le cas des pannes


Ces liernes travaillent essentiellement en traction et peuvent être :
- soit des ronds pleins filetés en extrémité et fixés au travers de l’âme de la panne,
- soit des cornières simples boulonnées sur les ailes inférieures des profils de pannes.
panne

panne Lierne - Rond plein


taraudé
panne

panne

Lierne – cornière
boulonnée

Assemblages sous N,V 34


C.1 Poutres superposées

C.1.3 Le cas des lisses de bardage

lisses de bardage

Assemblages sous N,V 35


C.1 Poutres superposées

C.1.3 Le cas des lisses de bardage


Assemblages par boulons

Lisse IPE
boulons

INT EXT
Lisse UPN

Bardage
Poteau de portique

Assemblages sous N,V 36


C.1 Poutres superposées

C.1.3 Le cas des lisses de bardage


Liens de lisses (idem pannes)
Liens de lisses

Liens de lisses

Assemblages sous N,V 37


C. Assemblages courants

C.2 Attaches d’éléments de contreventement


C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
C.2.2 Contreventements verticaux
C.2.3 Remarques particulières sur les attaches de cornières

Assemblages sous N,V 38


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux


En tant que Poutre Au Vent de toiture ou de plancher
 Membrures = traverses de portiques ou poutre principale de plancher
 Montants = pannes ou solives
 Diagonales = éléments de contreventement

Plancher
Toiture (vue en plan)

Assemblages sous N,V 39


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux


Diagonales de contreventement
 Généralement faites d’1 ou 2 cornières légères, travaillant essentiellement en traction :
 Treillis articulé → les cornières ne reprennent qu’un effort normal
 Les cornières comprimées sont inactives car elles flambent

Treillis bi-articulés

Diagonales :
Cornières dos à dos Cornière seule

Assemblages sous N,V 40


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux


Diagonales de contreventement
 Les diagonales sont attachées à chaque extrémité sur une des ailes, par des boulons
travaillant au cisaillement (jeu d’assemblage → articulation)

 Il convient de noter le moment


parasite résultant de l’excentrement
inhérent aux attaches de cornières
seules.
d
 Les goussets pincés entre les M=Fxd
barres permettent une attache
F
simple entre les treillis et les
membrures - sans excentrement F/2 F/2
parasite.

F F
Assemblages sous N,V 41
C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux


Dispositions habituelles
Gousset de
liaison

panne - montant de PAV

diagonale
Toiture

Assemblages sous N,V 42


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.2 Contreventements verticaux


En tant que palée de stabilité
 Le principe d’attache est à peu de chose
près le même que pour les treillis
horizontaux.
 Les types de palées sont toutefois
plus nombreuses, afin de s’adapter
aux contraintes d’encombrement
des façades.

 Suivant la forme de la palée, les


diagonales travaillent en traction
seule ou en traction/compression.

Assemblages sous N,V 43


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.2 Contreventements verticaux


Dispositions habituelles
 Pour les diagonales qui travaillent essentiellement en traction, on peut adopter une
cornière ou une double cornière selon l’importance des efforts à reprendre.

 Lorsque les diagonales peuvent être comprimées, on choisit des profils qui
présentent de meilleurs caractéristiques vis-à-vis des risques de flambement
(section bi symétrique, inertie accrue, ...) : double cornière, UPN, IPE, HEA,..

Assemblages sous N,V 44


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.2 Contreventements verticaux


Dispositions habituelles pour les palées en croix :

montant

poteau
diagonale
T

Assemblages sous N,V 45


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.2 Contreventements verticaux


Dispositions habituelles pour les palées en K :

Assemblages sous N,V 46


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.3 Vérification des attaches de cornières


Vérification des boulons
 La vérification des boulons ne présente en pratique pas de difficulté particulière dans
ce genre d’attache, où les boulons sont essentiellement sollicités en cisaillement
compte tenu de l’effort de traction apporté par la diagonale.
 Selon que l’assemblage concerne une cornière seule ou 2 cornières dos à dos sur le
gousset, les boulons sont respectivement sollicités en simple ou double cisaillement.

Cornière seule Cornières dos à dos


+ gousset + gousset

simple cisaillement double cisaillement

Assemblages sous N,V 47


C.2 Attaches d’éléments de contreventement

C.2.3 Vérification des attaches de cornières


Vérification des cornières seules
 Cette disposition engendre des flexion dans la cornière du fait de l’excentricité du
plan d’attache par rapport à la fibre neutre de celle-ci. L’évaluation précise des
contraintes correspondantes n’est pas aisée et dépend des caractéristiques des
attaches.
 L’Eurocode présente une approche consistant à se dispenser de la prise en compte
des moments d’excentrement en fondant la résistance sur une fraction de la section
nette, fonction du nombre et de l’entraxe des boulons attachant la cornière.

Résistance en traction :
.Anet A net fu
Nu,Rd 
 M2
 Dans le même esprit, EDF adopte empiriquement 60% de la section brute comme
section résistante (pour tenir compte de la dégression résultant de l’effet combiné
du trou des boulons et du moment parasite).
Assemblages sous N,V 48
C. Assemblages courants

C.3 Assemblages de poutre aux poteaux

C.3.1 Dispositions générales


C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
C.3.3 Attache par double cornière boulonnée
C.3.4 Autres dispositions assimilables à une articulation
C.3.5 Remarque particulière

Assemblages sous N,V 49


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.1 Dispositions générales


 Modélisation :

N poutre

V
poteau

 Assemblage très couramment utilisé dans toute sorte d’ouvrage

 L’attache est habituellement soumise à un effort tranchant prédominant accompagné


d’un effort normal éventuel

 La souplesse en rotation est obtenue grâce à l’utilisation des boulons travaillant au


cisaillement et/ou à la déformabilité des cornières travaillant en extension

Assemblages sous N,V 50


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


1ère Disposition courante : éclisse soudée sur le poteau

Poteau en I
ou H Poutre boulonnée à
l’éclisse

Éclisses (plats)
soudées au poteau

Assemblages sous N,V 51


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


1ère Disposition courante : éclisse soudée sur le poteau

Poutre boulonnée à
l’éclisse
Poteau
caisson

Éclisses (plats) soudées


sur une paroi du poteau

Assemblages sous N,V 52


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Efforts à attacher sous l’effet des charges sur la poutre
 Un effort tranchant V prédominant
 Un effort normal N éventuel

V N

Assemblages sous N,V 53


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Fonctionnement de l’assemblage : Est-ce une articulation ? Et où se situe t’elle ?
 Position de  Soudure sur poteau  Boulons en cisaillement : leur jeu
l’articulation dans nominal confère à l’assemblage un
= rigidité importante
le modèle certain degré de liberté en rotation
informatique : en
réalité, le poteau
présente une
rigidité q faible
flexionnelle
importante
 Hypothèses de la RdM :
petits déplacements,
petites rotations

→ Cette disposition d’assemblage peut donc être


considérée comme une articulation au droit des
boulons côté poutre
Assemblages sous N,V 54
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Vérification du poteau
 Du fait de l’excentricité de l’articulation, un faible moment fléchissant est
introduit dans le poteau

Mp
Efforts dans le poteau :
Np
 Np = -V
 Mp = Vxd

Assemblages sous N,V 55


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Vérification des soudures
 Efforts à transmettre
D  Efforts dans un cordon :
Effort horizontal TH = N/2
Effort vertical TV = V/2
poteau A A Moment M = V/2 x D

N (s) et (t┴) (t//)

V
TH

M
TV tmoy
2 cordons
(gorge = a)
due à M due à TH due à TV
Coupe A-A

Assemblages sous N,V 56


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Vérification du plat d’éclisse
 Efforts à transmettre
D  Efforts maxi dans la section A-A :
A Effort normal Ne = N
Section A-A Effort tranchant Ve = V
Moment Me = V x D

D’où les contraintes :


s = N/S + 6V.D / th²
N
h t = V/S
poteau
V  Pression diamétrale des boulons
sur le plat :
Pression diamétrale = V/dt x 1/n
t (Généralement, on prend un gousset d’épaisseur
A au mois égale à l’épaisseur d’âme de la
poutre)

Assemblages sous N,V 57


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Vérification des boulons
 Efforts à transmettre
 Efforts sollicitant chaque boulon :
Effort traction Nb = 0
Effort tranchant vertical TV = V/n
Effort tranchant horizontal TH = N/n

Avec : n = nb de boulons
N Ttotal = √(TV² + TH²)

Côté
poteau Les boulons travaillent en simple cisaillement
V
Côté
poutre

Assemblages sous N,V 58


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau


Vérification de la poutre
 Efforts à transmettre
 Cisaillement sur section nette : t = V / Snet

 Pression diamétrale des boulons sur


l’âme de la poutre :
Pression diamétrale = V/dt x 1/n

V
Côté
poutre

Snet

Assemblages sous N,V 59


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.3 Attache par double cornières boulonnées


2ème Disposition courante : 2 cornières boulonnées (pas de soudage)

poteau

Poutre boulonnée
aux cornières

Éclisses (double cornière)


boulonnée au poteau

Assemblages sous N,V 60


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.3 Attache par double cornières boulonnées


Représentation schématique
B Coupe B-B

A A

Elévation poutre
poteau

B Éclisses (double cornière)


boulonnées au poteau

Coupe A-A

Assemblages sous N,V 61


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.3 Attache par double cornières boulonnées


Fonctionnement – Particularité des cornières en extension

 Position de l’articulation identique à


d
l’assemblage avec un gousset soudé
 L’attache présente cependant plus de
souplesse au global, compte tenu de la
N (faible ou nul) déformabilité des cornières qui
travaillent en extension.
V F/2
F

Mp
F/2 Déformabilité des
Np cornières en extension

 Par conséquent, cette disposition


d’attache est moins adaptée à
transmettre un effort normal.
Assemblages sous N,V 62
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.3 Attache par double cornières boulonnées


Vérification des boulons côté poteau
Les boulons les + sollicités sont
soumis aux efforts suivants :
Traction : Nmax = M1dmax / Sdi²
V V Cisaillement : Vtotal = √(VH²+VV²)
• VV = V / n
• VH,max = M2dmax / Sdi²

(nb. total de boulons = n)


a1 a2

Moment M1 induit par Nmax Moment M2 induit par


butée
V/2 sur les boulons : di V/2 sur les boulons :
V/2 V/2
M1 = V/2 x a1 M2 = V/2 x a2/2
Ni dmax dmax Vi
D’où : D’où :
Nmax = M1dmax / Sdi² di
VH,max = M2dmax / Sdi²
butée VH,max

Assemblages sous N,V 63


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation


Assemblage par tasseaux Le plat est soumis à :
D • un cisaillement = V/2
• un moment = V/2 x D/2

N (faible ou nul)
tasseau
V

V
Les boulons travaillent : V/2
Les cordons de soudure reprennent :
• en traction : Nb = N / n
• V en cordon latéral : t┴ = V / SaL) V/2
• en cisaillement : Vb = V / n
• N en cordon frontal : s┴ = t// = N / √2.S(aL)
(nb. total de boulons = n)

Rmq : Le tasseau ne doit pas être d’épaisseur trop importante > articulation
Assemblages sous N,V 64
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation


Assemblage par tasseaux (variante)

Plat soudé à la poutre


poteau

Poutre

Tasseau soudé au poteau

Assemblages sous N,V 65


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation


Assemblage par tasseaux et éclisses en cornières
D
Trous oblongs pour ne
pas mettre en charge Éclisse en 2L
l’éclisse. Celle-ci a
principalement un rôle
de maintien latéral ici.

V N (faible ou nul)

Tasseau en L
Attention longueur
d’appui rigide
(risque de plier la
cornière)

Assemblages sous N,V 66


C.3 Assemblages des poutres aux poteaux

C.3.5 Remarque particulière


Assemblage de poutres de grande hauteur
 La question se pose de l’obtention d’une capacité de rotation suffisante pour
considérer véritablement l’assemblage comme une articulation.

 Cela nécessite une vérification du


d déplacement horizontal d des boulons
extrêmes, compte tenu de la rotation q
de calcul de la poutre au niveau de
Assemblage de l’appui. Si d > jeu nominal des
grande hauteur boulons, les boulons sont mis en butée
H et l’hypothèse de l’articulation doit être
remise en cause.
d = H/2 x tan(q)
q

Assemblages sous N,V 67


C. Assemblages courants

C.4 Assemblages poutres sur poutre

C.4.1 Dispositions générales


C.4.2 Attache sans grugeage
C.4.3 Attache avec grugeage(s)
C.4.4 Remarque particulière

Assemblages sous N,V 68


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.1 Dispositions générales


 Modélisation :

N poutre portée

V
poutre porteuse

 Assemblage également utilisé très couramment dans toute sorte d’ouvrage

 L’attache est habituellement soumise à un effort tranchant prédominant accompagné


d’un effort normal éventuel

 La souplesse en rotation est obtenue grâce :


 à l’utilisation des boulons travaillant au cisaillement,
 à la déformabilité des cornières travaillant en extension,
 À la rigidité en torsion quasi nulle de la poutre porteuse dans certaines configurations.

Assemblages sous N,V 69


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.2 Attache sans grugeage


Dispositions courantes

Eclisse en 2L
boulonnée

Poutre
porteuse
Poutre portée
Poutre portée
Poutre porteuse

Eclisse soudée ou
boulonnée sur la Eclisse soudée
poutre porteuse

Assemblages sous N,V 70


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.2 Attache sans grugeage


Fonctionnement de l’assemblage – Position de l’articulation
Contrairement aux assemblages poutre – poteau, on considère habituellement
l’articulation au niveau de la poutre porteuse pour les raisons suivantes :

(Position de l’articulation Soudure = rigidité importante


dans le modèle) La
poutre porteuse a une
rigidité en torsion quasi-
Boulons en cisaillement : leur jeu
nulle
nominal confère à l’assemblage
un certain degré de liberté en
rotation. Mais une fois le jeu
d’assemblage consommé, les
boulons se mettent en butée
Poutre portée
Poutre porteuse

Assemblages sous N,V 71


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.2 Attache sans grugeage


Démarche de justification
La démarche de justification est tout à fait similaire à celle présentée pour les
assemblages poutre - poteau, à la différence que l’articulation est considérée au
droit de l’âme de la poutre (et plus au droit des boulons côté poteau) .
D
 Efforts dans les cordons : TH
TH = N → s┴ = t┴ = N / (2√2xaxL)
TV = V → t// = V / (2xaxL)
TV

V  Efforts dans les boulons :


N
M = V x D → TH = Mxdmax / Sdi²
TV = V
TH,i
Poutre portée → Ttotal = √(TH²+ TV²)
Poutre porteuse
di
V

D
Assemblages sous N,V 72
C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.3 Attache avec grugeage(s)


Possibilité de recourir à un grugeage…
… soit pour un problème d’encombrement, soit pour une exigence d’arase supérieure
identique. Cette disposition impose les vérifications complémentaires suivantes :

A  Résistance en cisaillement de la
section grugée (A-A).

 Résistance au cisaillement de bloc :


N

Poutre portée
Poutre porteuse

Assemblages sous N,V 73


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.3 Attache avec grugeage(s)


Possibilité de recourir à 2 grugeages…
… soit parce que les 2 profils sont identiques, soit parce que la poutre portée est
plus haute que la poutre porteuse. Cette disposition impose également les
vérifications complémentaires suivantes :
A  Résistance en cisaillement de la
section grugée (A-A). Ce critère
peut être assez critique dans ce cas.

 Résistance au cisaillement de bloc :


N

Poutre porteuse
Poutre portée

A
Assemblages sous N,V 74
C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.4 Remarques particulières


Poutre porteuse de 2 poutres symétriques
… La poutre porteuse est relativement bien maintenue en torsion par les poutres
portées placées de part et d’autre (poutres et chargements quasi identiques de
chaque côté). Par conséquent, l’articulation peut être considérée au droit des
boulons d’éclisse côtés poutres (2 articulations).

N N

V V

Poutre portée gauche Poutre portée droite


Poutre porteuse

Assemblages sous N,V 75


C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.4 Remarques particulières


Assemblages de petits profils
Les profils de faibles hauteurs (IPE,HEA,HEB,UPN 80 à 120) posent un problème
d’encombrement de la file verticale de boulons au niveau de l’assemblage. Aussi
peut-on avoir recours à 1 file horizontale de boulons.
A Poutre portée
Vérifications spécifiques :
Poutre  Résistance en cisaillement et à la
porteuse flexion de la section grugée (A-A)
sous les efforts :
V
Effort tranchant = V
f Moment = V x f

A
 Résistance en cisaillement des boulons côté
 Résistance en double cisaillement des poutre porteuse sous l’effet de l’effort
boulons côté poutre portée sous l’effet du tranchant vertical V et du moment M’ :
moment M : TV + V/2 butée
M’ = V/2 x d TV
M = V x (a+b/2) TH
→ TV = V / 2
→ TV = M / b h
→ TH = M’ / (h/2)
V TV – V/2 d
a b V/2
Assemblages sous N,V 76
C.4 Assemblages poutre sur poutre

C.4.4 Remarques particulières


Assemblages de poutres biaises par doubles cornières
Une attention toute particulière doit être apportée aux poutre obliques dont
l’assemblage présente un fort excentrement dans le cas des faibles angles
(problème d’encombrement des boulons côté poutre).
Coupe A-A
A
Pb d’encombrement-accessibilité

Poutre portée
biaise

Poutre
porteuse

Excentrement
Angle aigu important

A
Assemblages sous N,V 77
C. Assemblages courants

C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.1 Les tirants et les câbles


C.6.2 Disposition d’attache
C.6.3 Démarche de calcul

Assemblages sous N,V 78


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.1 Les tirants et les câbles


Technologie et terminologie
 Tirants / barres tendues = rond plein, taraudé aux extrémités

 Câble = c’est un assemblage de torons, qui sont eux-mêmes constitués d’un


assemblage de fils métalliques
toron

4 type de câbles multi-torons

Assemblages sous N,V 79


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.1 Les tirants et les câbles


 Les tirants et les câbles travaillent essentiellement en traction. L’effort à attacher est
diriger suivant la direction tangente à l’élément au point d’appui.
T
T T

tirant câble
T

 En bâtiment, ces éléments sont principalement utilisés dans les systèmes de


contreventement (ex : diagonales de palée de stabilité) et dans les ouvrages
architecturaux (ex : nuage de la grande arche de la Défense).

Assemblages sous N,V 80


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.2 Dispositions d’attache


 Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset

Chape d’extrémité

T T câble ou tirant

T
T

Gousset
Axe d’articulation

Assemblages sous N,V 81


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.2 Dispositions d’attache


 Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset

câble

chape

Axe d’articulation

Assemblages sous N,V 82


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.2 Dispositions d’attache


 Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset

Assemblages sous N,V 83


C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.3 Démarche de calcul


Schéma statique de l’axe
Assemblage réel Schéma statique
proposé par l’EC3-1-8

Moment
T/2 T/2
développé
Chape Chapes
b
T/2 T/2 M

Axe
d’articulation x
Gousset
Gousset
a c c a M = T x (b+4c+2a) / 8
T

T
Assemblages sous N,V 84
C.6 Attaches de tirants et câbles

C.6.3 Démarche de calcul


Vérifications
L’axe d’articulation est donc soumis aux efforts suivants :
T/2 T/2 • cisaillement = T/2
Chapes • moment de flexion = M = T x (b+4c+2a) / 8
b

Les goussets et les chapes, quant à eux, sont


principalement soumis à une pression diamétrale :
d
• gousset : s = F / (bxd)
Gousset
• chapes : s = F / (2xaxd)
a c c a

Assemblages sous N,V 85


C. Assemblages courants

C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


C.7.2 Ossatures spatiales

Assemblages sous N,V 86


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Types de sollicitation et d’attache
 Les tubes sont très souvent utilisés
comme des éléments de bielle,
sollicités par des efforts normaux
exclusivement (traction-compression)
T C

tube
T C

 Dans de tels cas, les tubes sont


généralement attachés comme les
tirants par un ensemble « chape + axe
+ gousset ». De nombreuses variantes
sont toutefois possibles.

Assemblages sous N,V 87


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Tubes aplatis aux extrémités
 Mode d’attache généralement dévolu aux tubes de petites dimensions, sollicités
par des efforts modérés.

N N

Assemblages sous N,V 88


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Tubes aplatis aux extrémités
 Mode de fabrication

Assemblages sous N,V 89


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Tubes aplatis aux extrémités
 Différents types d’aplatissement

Assemblages sous N,V 90


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Assemblage à fourche
Vérifications recommandées [CIDECT] :

fourche  De la soudure :
t // = N / (4xLxa)
t

 De la fourche :
tube Afourche x fy plaque ≥ N

N N  Du tube au droit de la soudure :


d1
4L x t1 x fy1/√3 + 4t x t1 x fy1 ≥ N
cisaillement traction
t1
Soudure gorge = a L

t1 L

Assemblages sous N,V 91


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Assemblage avec plat
Vérifications recommandées [CIDECT] :
 De la soudure :
plat t // = N / (4xLxa)
t
 De la fourche :
tube N / Afourche ≥ fy plaque

N N  Du tube au droit de la soudure :


d1
4L x t1 x fy1/√3 + 2t x t1 x fy1 ≥ N
cisaillement traction
t1
Soudure gorge = a L

t1 L

Assemblages sous N,V 92


C.7 Attaches de tubes

C.7.1 Dispositions courantes


Assemblage avec tronçon en T
Vérifications à effectuer :
Platine d’about  De la soudure tube-platine :
gousset
s┴ = t ┴ = N / (√2 x pxd1xa)
t  De la soudure gousset-platine :
s┴ = t ┴ = N / (√2 x 2xLxa)
 Du gousset :
tube
N / Agousset ≥ fy,gousset
N N  Du tube au droit de l’impact du
d1 gousset :
L N / [2 x t1 x (t+2e+2a)] ≥ fy,tube
t1
Soudure gorge = a e
N/2
t+2e+2a

Assemblages sous N,V 93


C.7 Attaches de tubes

C.7.2 Ossatures spatiales


Le système Mero
Le système Mero constitue un des systèmes les plus connus pour la réalisation d’ossatures
spatiales.
Les pièces nodales (nœud Mero)
sont des sphères d’acier pleines
et forgées, avec jusqu’à 18 trous
filetés.

Les extrémités coniques des


barres sont munies de boulons
qui se vissent dans les trous
filetés.

Assemblages sous N,V 94


C. Assemblages courants

C.8 Dispositions particulières

C.8.1 Trous oblongs


C.8.2 Dispositifs anti-dessèrement
C.8.3 Dispositions plein trou

Assemblages sous N,V 95


C.8 Dispositions particulières

C.8.1 Trous oblongs


Disposition
Schéma à faire

Utilisation
Au droit d’un joint de dilatation entre blocs de bâtiment pour permettre l’indépendance
structurelle d’un bloc par rapport à l’autre dans une direction horizontale.
En pied d’un arc ou d’un portique métallique pour s’assujettir de la poussée horizontale
souvent significative sur les fondations et inhérentes au fonctionnement de ce type
d’ossature (les pieds d’arcs ou de portiques sont alors reliés par un tirant dans lequel les
efforts de poussée s’auto-équilibrent.

Assemblages sous N,V 96


C.8 Dispositions particulières

C.8.2 Dispositifs anti-desserrement des boulons


Usage, utilité
Dans les bâtiments soumis à des vibrations dues à des sollicitations cycliques ou
dynamiques :
- Effet du vent
- Ponts roulants
- …/…
Dispositifs
- Système « écrou + contre-écrou »
- Système « écrou + écrou PAL »
- Boulons HR

Assemblages sous N,V 97


C.8 Dispositions particulières

C.8.3 Disposition plein trou


Qu’est ce que c’est ?
Disposition plein trou = assemblages boulonnés avec jeu réduit (jeu = d – d0)

Utilité
Minimiser la part de déformation associée au jeux d’assemblages des assemblages par
boulons normaux
Ex : poutre treillis de grande portée, …

Assemblages sous N,V 98