Vous êtes sur la page 1sur 75

CONSOLIDATION

DES
COMPTES
L’objectif de ce cours est de :

 Maîtriser les principes économiques et juridiques relatifs à la


consolidation des comptes dans les groupes,

 Mettre en pratique des méthodes de consolidation par la


présentation des retraitements,

 Établir les comptes d'un groupe de sociétés


Généralités sur la consolidation
 Références (normes marocaines et normes IFRS)
 La détermination du périmètre de consolidation

Les différentes méthodes de consolidation


 L’intégration globale
 L’intégration proportionnelle
 La mise en équivalence

Les retraitements de consolidation


 Harmonisation des comptes
 Retraitements obligatoires et optionnels
 Traitement de l’impôt différé
 Elimination des opérations intragroupe

La présentation des documents de synthèse consolidés


 Bilan, CPC et ETIC
CADRE
CONCEPTUEL
Les comptes consolidés sont le support de la communication
financière des groupes ainsi que l'outil de mesure de la
contribution de chaque entité à la performance de l'ensemble.

Consolider, c’est…

 Présenter les comptes du groupe comme une seule entité


économique ;
 Intégrer les données économiques et financières pour
permettre une meilleure analyse et prise de décision ;
 Substituer la participation détenue par la maison mère par les
éléments économiques et financiers qu’elle représente.
Qui est concerné ?
En principe :
 Toutes les sociétés commerciales (par la forme et l’objet) ;
 Les compagnies d’assurance et les banques ;
… contrôlant ou exerçant une influence sur une ou plusieurs entreprises.

Objectif des comptes consolidés ?

Présenter le patrimoine, la situation financière et le résultat des entreprises


consolidées comme s’il s’agissait d’une seule entité pour :

Donner une meilleure vision de la réalité économique sous l’angle du


patrimoine, de la situation financière et des résultats ;

 Avoir une vision plus complète du patrimoine géré par le groupe ainsi les
actifs de chaque société sont consolidés en lieu et place des titres

 Avoir la valeur des actifs corrigée à la juste valeur à la date d’entrée


Enjeux de la consolidation :
Du point de vue des partenaires : connaître les acteurs
économiques, comprendre leur place, leur influence ainsi que les
liens entre sociétés qui peuvent être incluses dans un groupe.

Du point de vue du groupe : Savoir qui contrôle (qui ne correspond


pas toujours aux participations financières dans le groupes)?
Protéger et renforcer le pouvoir? Ou au contraire limiter les droits
de vote?

La consolidation est donc :

 un outil de gestion interne ;


 un outil de communication ;
Différentes approches théories de la consolidation reflètent la diversité des
attentes des utilisateurs des comptes consolidés :

L’approche patrimoniale :
Le concept central est celui de propriété (property concept). Les comptes
consolidés décrivent le patrimoine que les actionnaires de la société mère ont
investi dans cette dernière.

L’approche financière :
 Le concept de la société mère (parent society concept) privilégie
l’information des actionnaires de la société mère
 Objectif : mettre en évidence la valeur comptable des actions et du revenu
des actionnaires de la société mère
 Les actionnaires minoritaires sont traités comme des tiers
L’approche économique :
 Le concept de l’entité économique (entity concept) privilégie l’information
interne
 Objectif : donner l’image de l’ensemble des actifs, des dettes et des
résultats du groupe sans se préoccuper du partage de leur propriété

L’approche mixte :
 Dans la pratique, les comptes consolidés réalisent un compromis entre
l’approche financière et l’approche économique
 Les actionnaires minoritaires ne sont pas considérés comme des tiers,
mais ils sont classés séparément des actionnaires majoritaires
 Les comptes consolidés mettent en évidence la fraction de la situation
nette qui appartient aux actionnaires majoritaires
Éléments de terminologie :
Notion de groupe :

Un groupe est une société mère et toutes ses filiales.

La notion de groupe est essentiellement économique ; c’est une création de la


doctrine et de la jurisprudence. On peut définir le groupe comme suit :

Un groupe est un ensemble de sociétés qui :


 Ont chacune une personnalité juridique autonome ;
 Mais sont financièrement dépendantes et soumises a une unité de
direction.

Dans les textes marocains actuels, le groupe :


 n’a pas d’existence juridique ;
 ne dispose pas de la personnalité morale.
Contrôle :
Le contrôle est le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles
d’une entreprise afin d’obtenir des avantages de ses activités.

Société mère :
Entité qui a une ou plusieurs filiales

Filiale :
Lorsqu’une société possède plus de la moitié du capital d’une autre société, la
seconde est considérée comme une filiale de la première. Une filiale ( fille ;
subsidiary) est donc une entreprise détenue majoritairement par une autre
société ( mère ; parent).
Participation :
Lorsqu’une société possède dans une société une fraction de capital comprise entre
10% et 50%, la première est considérée comme étant une participation dans la seconde.
Pour le PCGF, « constituent des participations les droits dans le capital d’autres
entreprises qui, créant un lien durable avec celles-ci, sont destinées à contribuer à
l’activité de la société détentrice ».

Coentreprise :
Entité participant à un accord contractuel par lequel deux ou plusieurs parties
conviennent d’exercer ensemble une activité économique et partageant la prise de
décision (contrôle conjoint)

Entité associé :
Entité par laquelle l’investisseur a une influence notable, et qui n’est ni une filiale ni une
participation dans une coentreprise.
Nature des liens entre la société mère et les sociétés du groupe :

Participation directe Participation Participation Participation


indirecte réciproque circulaire
ou croisée
M1 M1 M1 M1
F3
F2 F2 F2 F2

F3

Participation directe Participation Participation croisée Participation


de M1 dans F2 indirecte de M1 dans entre M1 et F2 circulaire entre M1,
F3 par l’intermédiaire F2 et F3
de F2
La consolidation des états financiers est un processus de présentation de
l’information financière et non pas une méthode de COMPTABILISATION.

Les comptes sont établis à l’initiative de la société mère regroupant les comptes
de toutes les sociétés faisant parties du périmètre de consolidation.

Le processus de consolidation est un processus extra - comptable qui mènera à la


présentation d’une information financière regroupée de plus d’une entité
juridique.

Les états financiers consolidés sont établis à partir des états financiers individuels
des sociétés formant le groupe.
Référentiels comptables :
L’objectifs des comptes consolidés est de donner une vision économique de l’activité, du
patrimoine et du résultat d’un ensemble d’entités contrôlées par une entreprise
consolidante. La vision économique se traduit essentiellement par la prééminence de la
réalité économique sur la forme juridique (substance over form).

Groupes cotés et non cotés


Les groupes de sociétés interviennent dans un environnement national et international de
par leur organisation, leurs marchés, leurs partenaires. Il est important que les comptes
consolidés et la communication financière du groupe soient adaptés à cet environnement.

Les groupes non cotés dont l’activité s’inscrit dans un environnement national, établissent
leurs comptes consolidés en appliquant la réglementation nationale établie à partir du
CGNC.

Les groupes cotés dont l’activité s’inscrit de fait, dans un environnement international,
doivent appliquer les normes comptables internationales IAS/IFRS (exemple : IFRS10 états
financiers consolidés, IFRS 3 Goodwill). Ces normes sont spécifiques à la consolidation et ne
peuvent être utilisées pour les comptes sociaux.
PERIMETRE
DE
CONSOLIDATION
Définition :

Le périmètre de consolidation (scope of consolidated financial


statements) d’un groupe définit les entreprises dont les comptes
doivent être inclus dans les comptes consolidés du groupe.

Cet ensemble est principalement déterminé par la mesure du lien


de dépendance, direct ou indirect, entre la société mère et ses
filiales.
Il correspond au pourcentage des droits de vote que la société mère
peut exercer dans la filiale : le pourcentage de contrôle
Les types de contrôle :

Contrôle exclusif
le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles
d’une entreprise afin de tirer avantage de ses activités.
Il résulte d’un contrôle de droit, d’un contrôle de fait ou d’un contrôle contractuel.

 Contrôle de droit
Il y a contrôle de droit quand le pourcentage de contrôle de la société dominante dans la
filiale est supérieur à 50%.

 Contrôle de fait
Le contrôle de fait est démontré quand la société dominante désigne, pendant deux
exercices consécutifs, la majorité des membres des organes de directions, d’administration
ou de surveillance.
Le contrôle de fait est présumé quand la société dominante dispose, pendant deux
exercices, d’un pourcentage de contrôle supérieur à 40% (et quand aucune autre associé ne
détient une fraction du capital supérieure à celle de la société dominante).

 Contrôle contractuel
Il y a contrôle contractuel quand une société détient une influence dominante dans une
entreprise en vertu d’un contrat ou de clauses statutaires.
Normes IFRS, IAS 27

 Pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres des organes de


direction ;

 Pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions des organes
de direction;

 Présomption de contrôle à 50 % des droits de vote.


Contrôle conjoint :

Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par
un nombre limité d’associés ou d’actionnaires.

Les politiques financières et opérationnelles sont décidées d’un commun accord entre les
associés exerçant le contrôle conjoint et aucun d’entre eux n’est susceptible d’imposer ses
décisions aux autres.

Un contrat doit définir et organiser le contrôle conjoint de l’entreprise exploitée en


commun.

Spécificité IFRS :
Les décisions essentielles requièrent l’unanimité des parties
Influence notable
L’influence notable est le pouvoir de participer aux politiques financières et
opérationnelles d’une entreprise sans en détenir le contrôle.

L’influence notable peut notamment résulter de :


 représentation dans les organes de direction ou de surveillance ;
 participation aux décisions stratégiques ;
 existence d’opérations inter entreprises significatives ;
 échange de personnel dirigeant ;
 liens de dépendance technique.

L’influence notable est présumée lorsque la société dominante dispose d’un pourcentage
de contrôle au moins égal à 20% dans une entreprise.
DISTINCTION ENTRE POURCENTAGE DE CONTRÔLE ET D’INTÉRÊT

Distinction à faire

Pourcentage de contrôle : Pourcentage d’intérêt :


Il correspond à l’ensemble des droits Il correspond à la fraction du patrimoine
de vote détenus par la société mère de la filiale revenant directement ou
directement ou indirectement dans les indirectement à la société mère.
sociétés placées sous son contrôle

Il sert à partager le patrimoine


C’est le taux de contrôle des filiales pour déterminer
qui sert à déterminer les intérêts majoritaires et
le périmètre de les intérêts minoritaires.
Consolidation et la méthode Ce % permet d’opérer la ventilation
de consolidation. des capitaux propres lors de la phase
méthodologique.

Le pourcentage de contrôle traduit le lien de dépendance


Le pourcentage d’intérêt traduit l’implication financière
Calcul du pourcentage de contrôle
Pour déterminer le pourcentage de contrôle, on additionne le pourcentage de
contrôle détenu en direct par l’entreprise consolidante et les pourcentages de
contrôle détenus par toutes les entreprises que l’entreprise consolidante contrôle
de manière exclusive.
Les pourcentages de contrôle détenus par des entreprises contrôlées
conjointement ou sous influence notable ne doivent pas être retenus (rupture de
la chaîne de contrôle).

Calcul du pourcentage d’intérêt


Pour chaque chaîne de détention, on multiplie les pourcentages d’intérêt (part du
capital détenu) de chaque société, puis on additionne les pourcentages obtenus
pour toutes les chaînes de détention.
Exemple 1 de calcul des pourcentages de contrôle et d’intérêt

M
Pourcentage de contrôle :
80% • M contrôle F1 à 80 %.
• M contrôle F2 à 60 % via F1 .
F1 • M exerce via F1 et F2 une influence notable sur F3 à hauteur de 30 %.

60% Pourcentage d’intérêt de M dans :


• F1 = 80 %
F2 • F2= 48 % (80 % x 60 %)
• F3 = 14 % (80 % x 60 % x 30 %)
30%

F3
EXEMPLE 2 :

Une société A possède 30% des actions d’une société B laquelle possède 60% des actions
de la société C. il n’y a pas d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote.

A B C
30% 60%

Le pourcentage d’intérêt de A sur C est de : 30% x 60% = 18%


Le pourcentage de contrôle est nul car la société A ne disposant pas de la majorité des
droits de vote sur B et ne peut donc exercer indirectement son contrôle sur C.
Exemple 2 de calcul des pourcentages de contrôle et d’intérêt
Soient trois groupes de sociétés dont les organigrammes se présentent comme suit :
Groupe N°: 1 Groupe N°: 2 Groupe N°:3

M M M
80% 60% 25%

5% 30%
F1 F1 F1
30% 70% 60%

F2 F2 F2

Groupe N°1:
-Taux de contrôle de M dans F2: 30%
- Taux d’intérêt de M dans F2 : 80% x 30% = 24%
Groupe N°2:
-Taux de contrôle de M dans F2: 5% + 70% = 75%
- Taux d’intérêt de M dans F2 : 5% + (70% x 60%) = 47%.
Groupe N°3:
-Taux de contrôle de M dans F2: 30% + 0% = 30%.
- taux d’intérêt de M dans F2 : 30% + (25% x 60%) = 45%
Exemple 1 :

Soient trois sociétés M, A et B dont les liens de participation se présentent comme suit :

Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3

M M M
60% 60%
20% 40%
10%
A A A 35%
20% 60% 20%
B B B

Société Pourcentage d’intérêt Pourcentage de contrôle

Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3 Cas N°:1 Cas N°:2 Cas N°:3
A 60% 20% 60% 60% 20% 60%

B 10%+(60% x 20%) 40%+(20%x60%) 35%+(60%x20%) 10% + 20% 40%+0% 35%+20%


= 22% = 52% = 47% = 30% = 40% = 55%
Exemple 2 :
Soit un groupe composé des sociétés suivantes :

Société mère M
90% 80% 70%

A B C
30%
40% 60%
30% 21%
D 10%
E
F G
5% 50%
10%
H

Société Pourcentage d’intérêt pourcentage de contrôle


A 90% 90%
B 80% 80%
C 70% 70%
D 36% 40%
E 54% + 8% = 62% 60% + 10% = 70%
F 30% + 21% = 51% 30% + 30% = 60%
G 5,1% + 0,7% x 21% = 19,8% 31%
H 36% x 5% + 90% x 50% = 46,8% 50%
Exclusion du périmètre de consolidation
Il est prévu deux cas obligatoire d’exclusion du périmètre de consolidation et un cas
d’exclusion facultative.

 Exclusion obligatoire
Une entreprise dépendante doit être laissée en dehors de la consolidation quand :

Les actions ou les parts de la filiale sont détenues, dès leur acquisition,
uniquement en vue de cession ultérieure ;

Des restrictions sévères et durables remettent en cause substantiellement le


contrôle exercé par la société dominante ou les possibilités de transferts de la
trésorerie entre les filiale et les autres sociétés du groupe.

 Exclusion facultative
Une entreprise dépendante peut être laissée en dehors de la consolidation quand une
entreprise n’a pas un caractère significatif par rapport aux comptes consolidés.
Motifs ne justifiant pas l’exclusion du périmètre

Date de clôture différente de celle de l’entreprise consolidante ;


 Instabilité monétaire ;
 Activité et/ou structure de comptes différentes ;
 La structure de leurs comptes est très différente de celle des autres
entreprises consolidées.
Normes nationales Normes IFRS
Acquisition réalisée en vue Exclusion obligatoire Consolidation selon les
d’une cession ultérieure principes généraux.
Si actif non courant destiné à
être cédé, application de la
norme IFRS 5.
Restrictions sévères et Exclusion obligatoire Exclusion du périmètre de
durables consolidation uniquement si
perte de contrôle ou
d’influence sur la société
Détenue (IAS 27, IAS 28,
IAS 31)
Caractère non significatif Exclusion optionnelle Exclusion optionnelle
(référence au principe de
matérialité introduit dans IAS
1 révisée)
Coût important et délai Exclusion devenue
d’obtention des obligataire
informations
incompatibles avec ceux
de la société consolidante
CAS PARTICULIER (1) : Entité ad hoc

Définition :

Une entité ad hoc est « une entité dont l’activité est exercée pour le
compte exclusif du groupe qui exerce le contrôle et qui en a les
risques et avantages ».

Une entité ad hoc est une structure distincte, créée spécifiquement


pour gérer une opération ou un groupe d’opérations similaires,
pour le compte d’une entreprise.

L’entité ad hoc est structurée ou organisée de manière telle que son


activité n’est en fait exercée que pour le compte de cette
entreprise, par mise à disposition d’actifs ou fourniture de biens, de
service ou de capitaux.
Conditions d’entrée de l’entité ad hoc dans le périmètre de
consolidation :

Les conditions d’entrée de l’entité ad hoc dans le périmètre de


consolidation sont régies par trois critères :
 pouvoir de décision ;
 majorité des avantages économiques ;
 majorité des risques.

Au moins 2 critères doivent être remplis en normes marocaines pour


qu’une entité soit considérée comme contrôlée alors qu’un seul
critère doit être rempli en normes IFRS. Obligation de consolider les
entités ad hoc contrôlées sans détention de titres.
CAS PARTICULIER (2) : DROIT DE VOTE

EXEMPLE 1 :
Une société A possède des actions d’une société B ; 20% du capital de B est constitué
d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote.

A B
40%

Le pourcentage d’intérêt de la société consolidante A sur la société B est de 40% alors que,
du fait de l’existence des actions sans droit de vote, le pourcentage de contrôle de A sur B
est de:
40% = 50%
100% - 20%
EXEMPLE 2 :

M détient 40 % du capital de A, ses actions étant les seules à être assorties d’un droit de
vote double.

M. détient :

(2 x 40) / (2 x 40) + 60 = 57% des droits de vote

Son pourcentage de contrôle est donc de 57 %.


CALCUL DU POURCENTAGE DE CONTRÔLE NORMES NORMES IFRS
NATIONALES
Actions à dividende prioritaire (ADP) sans droits Exclure Exclure
de vote
Certificats d'investissement Exclure Exclure
Les droits de vote potentiels (1) :
• les obligations convertibles Exclure Inclure
• les actions non libérées Exclure Inclure
Actions à droits de vote double Inclure Inclure
Certificats de droits de vote Inclure Inclure
les titres faisant l’objet d’engagements ou de Inclure Inclure
portages fermes détenus pour le compte de
l’entreprise consolidante

(1) Les normes IFRS imposent la prise en compte de la substance de tous les droits de vote
potentiels détenus par l’entreprise consolidante pour le calcul du pourcentage de droits de
vote.
A condition que ces droits de vote potentiels puissent être exercés ou convertis à tout
moment par leur détenteur.
CAS PARTICULIER (3) : POUCENTAGE D’INTERET
Exemple 1 :
La société A possède 60% des actions de B, laquelle possède 70% des actions de C, laquelle
possède 10% des actions de A. Il n’a pas d’actions sans droit de vote.

A
60% 10%
B C
70%

Les pourcentages de contrôle de A sur B et C sont respectivement de 60% et 70% (et de A


sur A: 10%).

Les pourcentages d’intérêt, ils sont plus difficiles à déterminer car il faut tenir compte de la
participation de A sur elle-même.
L’organigramme ci-dessus montre que A possède : 60% x 70% x 10% = 4,2% d’elle-même.

Les actionnaires autres que C de A possède 90% des titres et les actionnaires minoritaires de
B sur C = 10% – 4,2% = 5,8%.
Le pourcentage d’intérêt du groupe sur A est de : 90% = 93,95%
90% + 5,8%
FORMULE :

Si a exprime le taux de A sur B, b le taux de participation de B sur C et c le taux de


participation de C sur A, on peut écrire que le taux d’intérêt du groupe sur A est égal à :
1- c 1 - 0,1 = 93,95%
1 – (abc) 1 – (0,6 x 0,7 x 0,1)

Intérêt de A sur B : 93,95% x 60% = 56,37%


Intérêt de A sur C : 93,95% x 60% x 70% = 39,46%
EXEMPLE 2 :
Une société A possède 80% des actions d’une société B, laquelle possède 60% des actions de
C, laquelle possède 70% des actions de D, laquelle possède 10% de B. Il n’y a pas d’actions
sans droit de vote.

A
80%
10%
B
60%
70%
C D
Les pourcentages d’intérêt de A sur B, de A sur C et de A sur D peuvent être déterminés
comme suit:
x = 80% + ( t pourcentage indirect de A sur B)
y = 60% x x
z = 70% x y
t = 10% x z = 10% x 70% x 60% x x

Ce qui donne: x = 80% x 1 = 83,5%


1 – 10% x 70% x 60%

y = 80% x60% x 1 = 50,1%


1 – 10% x 70% x 60%

z = 80% x 60% x 70% x 1 = 35,07%


1 – 10% x 70% x 60%
Organigramme des participations détenues par la sociétés A directement ou indirectement

75% 20%
10% 44%
B C
35%
10% 50%
D
15%
14%
5%
F

E G

Formulation d’hypothèses :
 Il n’y a pas d’actions prioritaires sans droit de vote ;
 Une société extérieure au groupe détient 50% du capital de G ;
 Les titres F détenus par A et D le sont depuis plus de deux ans.
APPLICATION :

Soit un groupe M constitué des huit sociétés suivantes:

M
80%
45% 25% 33 1/3%
GIE
A B C
D

60% 70%

E G

10%

F
M % de Observations Méthode de % d’intérêt
dans contrôle consolidation

M 100% Sté mère consolidante IG 100%


A 80% Contrôle exclusif IG 80%
E 60% Contrôle exclusif IG 80% x60%=48%
F 10% Pas de contrôle Hors 48%x10%=4,8%
consolidation

B 45% En principe: Influence notable MEE 45%


Sauf justification d’un contrôle
exclusif de fait. IG
G 0% Si simple influence notable de Hors 45%x70%=31,5%
M dans B consolidation
Si contrôle exclusif IG
70% 31,5%

Influence notable MEE


C 25% 25%
Contrôle conjoint IP
GIE: 33 1/3% 331/3%
D
METHODE
DE
CONSOLIDATION
Les méthodes de consolidation découlent du niveau de contrôle exercé par le
groupe sur la société : A chaque type de contrôle correspond une méthode de
consolidation.

Méthodes d’intégration

Contrôle exclusif Contrôle conjoint Influence notable


(1) (2)

Intégration globale Intégration proportionnelle Mise en équivalence

(1) Méthode préférentielle en IFRS et obligatoire en normes marocaines et françaises


(2) Méthode autorisée en IFRS uniquement
L’intégration globale
Cette méthode consiste à intégrer dans les comptes de la société consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la société consolidée mais en partageant les
capitaux propres de la filiale et son résultat entre la société mère et les autres
associés.

L’intégration proportionnelle
Cette méthode consiste à intégrer dans les compte de la Sté consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la filiale mais uniquement pour la fraction
revenant à la société mère.
Cette fraction se substitue à la valeur des titres de participation.

La mise en équivalence
Cette méthode consiste à réévaluer la valeur des titres de participation en
substituant leur prix d’acquisition par leur valeur comptable déterminée par la
répartition de l’actif net comptable de la filiale.
Exemple Méthodes de consolidation : Les comptes de la société M ( 20 000 actions de 100 ) et de sa
filiale se présentent comme suit :

BILAN M
Immobilisations 2 700 000 Capital social 2 000 000
Titres F (450 actions à 100 ) 45 000 Réserves 500 000
Actif circulant 255 000 Résultat 100 000
Dettes 400 000
Total 3 000 000 Total 3 000 000
CPC M
Charges 7 900 000 Produits 8 000 000
Résultat 100 000
Total 8 000 000 Total 8 000 000

BILAN F
Immobilisations 200 000 Capital social (1 000 actions) 100 000
Actif circulant 110 000 Réserves 80 000
Résultat 30 000
Dettes 100 000
Total 310 000 310 000
CPC F
Charges 870 000 Produits 900 000
Résultat 30 000
Total 900 000 Total 900 000
L’intégration globale
La filiale F est sous contrôle exclusif de M, elle doit être consolidée par la méthode d’intégration globale.
Participation de M dans le capital de F : (450 / 1000) = 45%.
a) Reprise des comptes des deux sociétés:
Immobilisations 2 700 000
Titres F 45 000
Actifs circulants 255 000
Capital social M 2 000 000
Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Dettes 400 000
Immobilisations 200 000
Actifs circulants 110 000
Capital social F 100 000
Réserves F 80 000
Résultat F 30 000
Dettes 100 000

Charges 7 900 000


Résultat global 100 000
Produits 8 000 000
Charges 870 000
Résultat global 30 000
Produits 900 000
 Pour les écritures de consolidation du bilan les comptes de capitaux propres sont
Individualisés afin de pouvoir effectuer le partage entre les intérêts majoritaires
et minoritaires.

 Pour les écritures de consolidation du CPC, on utilise généralement le compte


« Résultat global » comme compte de contrepartie des charges et des produits.
Ce compte n’a pas de justification et s’analyse comme un compte réfléchi des
comptes de résultat de M et de F.
b) Détermination des capitaux propres consolidés et élimination des titres de participation:
Cette étape ne concerne que le bilan :
Les comptes de capitaux propres de la société consolidante sont transférés entièrement aux comptes des capitaux
propres consolidés puisqu’ils appartiennent totalement aux intérêts majoritaires.

Partage des capitaux propres de F sauf le résultat :


Les comptes de capitaux propres de la société consolidée doivent être partagés par le pourcentage d’intérêt.

Capital social F 100 000


Réserves F 80 000
-------------------
Capitaux propres de F 180 000

Part revenant à M : 180 000 x 45% = 81 000


Valeur des titres de participation F détenus par M - 45 000
------------------
différence contribue à l’accroissement des réserves consolidées 36 000
Intérêts minoritaires : 180 000 x 55% = 99 000

Partage du résultat de F :

Part de M : 30 000 x 45% = 13 500


Part des autres associés: 30 000 x 55% = 16 500
Ce qui conduit aux écritures suivantes :
Capital M 2 000 000
Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Capital 2 000 000
Réserves consolidées 500 000
Résultat consolidé 100 000
Capital F 100 000
Réserves F 80 000
Titres de participation F 45 000
Réserves consolidées 36 000
Intérêts minoritaires 99 000
Résultat F 30 000
Résultat consolidé 13 500
Intérêts minoritaires 16 500
A la suite de ces écritures on obtient les documents consolidés suivants:
Bilan consolidé
Immobilisations ( 2 700 000 + 200 000) 2 900 000 Capital social 2 000 000
Actifs circulants ( 25 5 000 + 110 000) 365 000 Réserves consolidées ( 500 000 + 36 000) 536 000
Résultat consolidé ( 100 000 + 13 500) 113 500
Intérêts minoritaires ( 99 000 + 16 500) 115 500
Dettes 500 000
Total 3 265 000 Total 3 265 000

C.P.C consolidé
Produits : ( 8 000 000 + 900 000) 8 900 000
- Charges ( 7 900 000 + 870 000) - 8 770 000
Résultat consolidé de l’ensemble du groupe 130 000
- Intérêts minoritaires - 16 500
Résultat net ( Part du groupe) 113 500
L’intégration proportionnelle
a) Reprise des comptes des deux sociétés :

Immobilisations 2 700 000


Titres F 45 000
Actifs circulants 255 000
Capital social M 2 000 000
Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Dettes 400 000
Immobilisations ( 200 000 x 45%) 90 000
Actifs circulants ( 110 000 x 45%) 49 500
Capital social F ( 100 000 x 45%) 45 000
Réserves F ( 80 000 x 45%) 36 000
Résultat F ( 30 000 x 45%) 13 500
Dettes ( 100 000 x 45%) 45 000

Charges 7 900 000


Résultat global 100 000
Produits 8 000 000
Charges ( 870 000 x 45%) 391 500
Résultat global ( 30 000 x 45%) 13 500
Produits ( 900 000 x 45%) 405 000
Détermination des capitaux propres consolidés et élimination des titres de participation :
Aucun partage n’est à effectuer puisque seule la fraction du patrimoine revenant à M a été intégré
Capital M 2 000 000
Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Capital 2 000 000
Réserves consolidées 500 000
Résultat consolidé 100 000
Capital F 45 000
Réserves F 36 000
Titres F 45 000
Réserves consolidées 36 000
Résultat F 13 500
Résultat consolidé 13 500

Bilan consolidé
Immobilisations ( 2 700 000 + 90 000) 2 790 000 Capital 2 000 000
Actifs circulants ( 255 000 + 49 500) 304 500 Réserves consolidées ( 500 000 + 36 000) 536 000
Résultat consolidé ( 100 000 + 13 500) 113 500
Dettes ( 400 000 + 45 000) 445 000
Total 3 094 500 Total 3 094 500

CPC consolidé
Produits ( 8 000 000 + 405 000) 8 405 000
- Charges ( 7 900 000 + 391 500) - 8 291 500
Résultat net de l’ensemble consolidé 113 500
Intérêts minoritaires 0
Résultat net du groupe 113 500
La mise en équivalence
Cette méthode ne reprend pas les éléments du bilan et du CPC de la filiale mais revalorise les titres de participation
figurant sur le bilan de la société mère.
Dans le CPC, il convient de mentionner la quote-part positive ou négative de la société consolidante dans le résultat de la
filiale mise en équivalence.
a) Reprise des seuls comptes de la société mère :
Immobilisations 2 700 000
Titres F 45 000
Actifs circulants 255 000
Capital M 2 000 000
Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Dettes 400 000

Charges 7 800 000


Résultat global 100 000
Produits 8 000 000

b) Détermination des capitaux propres consolidés et mise en équivalence :

Capital M 2 000 000


Réserves M 500 000
Résultat M 100 000
Capital 2 000 000
Réserves consolidées 500 000
Résultat consolidé 100 000
Titres mis en équivalence 45% ( 100 000 + 80 000 + 30 000) 94 500
Titres de participation 45 000
Réserves consolidées 36 000
Résultat consolidé 13 500
Ecritures de consolidation du CPC:
Les comptes des produits et charges de la filiale ne sont pas repris dans les comptes consolidés. Cependant la part
de la société mère dans le résultat de la filiale mise en équivalence doit être mentionnée au crédit du CPC
consolidé. Pour cela, il convient d’enregistrer cette part au crédit du compte: Quote-part dans les résultat des
sociétés mises en équivalence par l’écriture suivante:
Résultat global 13 500
Quote-part dans les résultats des sociétés mises en équivalence 13 500
On obtient alors les comptes consolidés suivants:
Bilan consolidé au 31/12/N
Actif Montants Passif Montants
Immobilisations 2 700 000 Capital social 2 000 000
Titres mis en équivalence 94 500 Réserves consolidées (500 000 + 36 000) 536 000
Actifs circulants 255 000 Résultat consolidé (100 000 + 13 500) 113 500

Part du groupe 2 649 500


Dettes 400 000
Total 3 049 500 Total 3 049 500

CPC consolidé
Produits 8 000 000
(-) Charges - 7 900 000
Résultat nets des sociétés intégrées 100 000
Quote-part dans les résultats des sociétés mises en équivalence
13 500
Résultat net de l’ensemble consolidé
(-) Intérêts minoritaires 113 500
Résultat net (part du groupe) 0
113 500
LES RETRAITEMENTS
DE
PRECONSOLIDATION
Homogénéisation des comptes des entités du groupe

Problématique : comment additionner des entités du groupe si elles n’ont pas la même
manière de comptabiliser certains postes ?

Les comptes individuels des entités du groupe n’applique pas systématiquement les mêmes
méthodes que le groupe, car ils sont établis selon des règles conformes à un environnement
économique, financier, juridique et fiscal différent de celui des comptes consolidés.

AVANT d’additionner les comptes des entités du groupe et de la société mère, il faut retraiter
leurs comptes individuels en respectant les méthodes décrites dans le manuel de
consolidation. Il faut alors homogénéiser les comptes des entités du groupe et de la société
mère.

Exemple :
Dans le manuel de consolidation, la société mère a choisi politiquement d’enregistrer les
contrats à long terme selon la méthode à l’avancement. Toutes les entités du groupe et la
société mère doivent alors comptabiliser les contrats à long terme selon cette méthode.
Les principes de consolidation

L’objectifs des comptes consolidés est de donner une vision


économique de l’activité, ils sont établis en respectant les
principes suivant :
Prédominance de la substance sur l’apparence ;
Rattachements des charges et des produits ;
Élimination de l’incidence des écritures passées pour la seule
application des législations fiscales.
Principaux Retraitements d’homogénéisation

Il faut homogénéiser les entités du groupe y compris ceux de la société mère avant
de pouvoir additionner l’ensemble.

Rubrique PCG Première méthode PCG Deuxième méthode PCG


Méthode unique obligatoire
IAS / IFRS
Frais de développement Inscription en charges Inscription à l’actif
Brevet et actifs crées Inscription en charges Inscription à l’actif
Contrat à long terme Méthode à l’achèvement Méthode à l’avancement
Immob en non valeurs Inscription à l’actif Inscription en charges
Ecart de conversion Les pertes et gains de changes Charges ou produits latents
potentiels en écarts de
conversion et seule la perte de
change est provisionnée
Crédit bail Inscription en charges Immobilisation financée par un
emprunt
Le CGNC n’a pas fourni un plan comptable pour les comptes consolidés. Les intitulés et les
numéros des comptes sont donc laissés à l’initiative des entreprises.
Un livre de procédure comptable de consolidation doit être établi.

Les comptes de bilan et les comptes CPC font l’objet d’écritures séparées, l’équilibre de
l’écriture de reprise des comptes de CPC étant assurée par un compte «Résultat global» qui
fonctionne de manière réfléchie par rapport au compte «Résultat société X» repris en
même temps que les comptes de bilan.

Les comptes des capitaux propres des différentes sociétés doivent rester individualisés en
vue de préparer leur partage entre capitaux propres consolidés et les intérêts minoritaires.
Les autres comptes sont fusionnés.

Règle générale :
 Les retraitements d’opérations de l’exercice affectent le résultat
 Les retraitements d’opérations des exercices antérieurs affectent les réserves
 Les conséquences fiscales de ces retraitements conduisent à constater une fiscalité
différée
Exemple : Retraitement des amortissements:
La société F est consolidée par intégration globale au sein du groupe M. Cette
société a acquis au début de l’exercice N-1 une immobilisation pour une valeur de
200 000 (HT). Elle décide de l’amortir selon le système dégressif sur 5 ans
(coefficient 2), alors que les normes du groupe imposent un amortissement
linéaire sur la même durée.

Retraitement: Tableau d’amortissement pour comparer les deux formules

Années Comptes individuels Comptes Corrections des


consolidés résultats
Valeur nette Amortissements Amortissements (1) - (2)
(1) (2)
N-1 200 000 80 000 40 000 + 40 000
N 120 000 48 000 40 000 + 8 000
N+1 72000 28 800 40 000 - 11 200
N+2 43 200 21 600 40 000 -18 400
N+3 21 600 21 600 40 000 - 18 400
Totaux 200 000 200 000 0
a) Ecriture de retraitement du bilan au 31/12/N :
La réduction du montant de la dotation aux amortissements conduit :
- A majorer le résultat de l’exercice N-1, donc les réserves qui apparaissent dans le bilan de N pour
un montant après impôt de : 40 000 x (1 – 30%) = 28 000
- A majorer le résultat de l’exercice N pour un montant de : 8 000 x ( 1 – 30%) = 5 600
- A faire apparaître une imposition différée passive de: 48 000 x 30% = 14 400

Amortissements des immobilisations 48 000


Réserves F 28 000
Résultat F 5 600
Impôts différés 14 400

b) Ecriture de retraitement du CPC :


Ce retraitement ne concerne que la dotation aux amortissements de l’exercice ainsi que la
charge d’impôt afférent à cet exercice.

Impôt sur les bénéfices (8 000 x 30%) 2 400


Résultat global (8 000 x (1 – 30%)) 5 600
Dotations aux amortissements 8 000
LE TRAITEMENT DES FILIALES ÉTRANGÈRES

Les comptes individuels des sociétés étrangères consolidées doivent être convertis
dans la monnaie de la société mère. Deux méthodes de conversion sont utilisées :
 La méthode du cours historiques ;
 La méthode du cours de clôture.

Pour la mise en œuvre de ces méthodes, il faut faire la distinction entre les
éléments monétaires et non monétaires.
 Les éléments monétaires confèrent le droit (ou l’obligation) de recevoir (ou
verser) de l’argent ; ce sont les disponibilités, les créances et les dettes.
 A l’inverse, les éléments non monétaires ne confèrent pas ce droit (ou cette
obligation).
Exemples : capitaux propres, immobilisations corporelles et incorporelles,
titres, goodwill, avances et acomptes reçus ou versés, stocks, charges et
produits constatés d’avance (IAS 21).
Méthode du cours historique :

Les éléments non monétaires sont convertis au cours historiques c’est-à-dire au


cours qui était en vigueur à l’époque de l’acquisition de l’élément, de son
évaluation à la juste valeur ou à la réalisation de l’opération. Le même cours
s’applique à la valeur brute et aux amortissements.

Les éléments monétaires sont convertis au cours de clôture ;

Les charges et les produits (à l’exception des dotations aux amortissements)sont


convertis au cours en vigueur des dates de transactions ( en pratique, le cours
moyen de période).

Les dépréciations des éléments non monétaires ainsi que leur dotations et leurs
reprises, sont converties en appliquant le cours historiques

Un écart de conversion (exchange difference) résulte de la conversion des


différents éléments à des taux différents. L’écart de conversion est un poste du
compte de résultat consolidé.
Méthode du cours de clôture :
Tous les éléments d’actif et de passif sont convertis au cours en vigueur à la
clôture de l’exercice.

Les produits et charges sont convertis au cours en vigueur à la date de


transaction (en pratique, le cours moyen de la période).

Les capitaux propres sont convertis au cours historique.

La conversion de certains éléments à un cours différent du cours de clôture,


dégage un écart de conversion. Les écarts de conversion sont une
composante distincte des capitaux propres ; ils sont partagés entre les
capitaux propres revenant à la société mère et les intérêts minoritaires.
Méthode du cours historique Méthode du cours de clôture
Capitaux propres Cours historique Cours historique
Éléments monétaires Cours de clôture Cours de clôture
Autres postes du bilan Cours historique Cours de clôture
Amortissements Cours historique Cours moyen de la période
Dépréciation des éléments Cours historique Cours moyen de la période
non monétaires
Charges et produits Cours moyen de la période Cours moyen de la période
Affectation de l’écart de Résultat (a) Capitaux propres (b)
conversion

(a) l’écart de conversion figure dans un poste de charges ou de produits du compte


de résultat consolidé
(b) l’écart de conversion est partagé entre les Capitaux propres de la société mère
et les intérêt minoritaires
ELIMINATION DES COMPTES RECIPROQUES ET DES RESULTATS
INTERNES

Après avoir été retraités, les comptes des sociétés intégrées sont cumulés poste à
poste dans les comptes consolidés. Mais pour refléter l’image fidèle du groupe, il
faut éliminer les opérations intra-groupe.

Deux types d’opérations à éliminer

Opérations internes Opérations internes


n’ayant aucune influence sur ayant un impact sur
les résultats consolidés les résultats consolidés
Elimination des comptes internes :
Les retraitement des comptes n'affectant ni les capitaux propres ni le résultat
consolidé consistent à être soldés l'un par l'autre. Les comptes concernés sont :
• Les créances et dettes
• Les achats et ventes (sauf profits / stocks) prestations reçues et fournies
• Les engagements reçus et donnes

Elimination des opérations Pourcentage d’intégration


réciproques
Entre deux entreprises Pourcentage d’élimination 100%
intégrées globalement
Entre entreprise intégrée Pourcentage d’élimination : pourcentage d’intégration de
proportionnellement et l’entreprise contrôlée conjointement
une entreprise intégrée
globalement
Entre deux entreprises Pourcentage d’élimination : pourcentage d’intégration le plus
intégrées faible
proportionnellement
Entre une entreprise mise Pourcentage d’élimination : ne pas éliminer
en équivalence et une
entreprise consolidé
Elimination des résultats internes :

Les résultats internes à éliminer sont principalement les suivants :


• Les marges internes sur stocks et sur contrats ;
• Les résultats sur cession internes ;
• Les distributions internes de dividendes ;
• Les dépréciations des titres de participation.

Pour pouvoir mener à terme les travaux de consolidation, il est essentiel lors de
cette étape de bien identifier la société dont les capitaux propres (réserves ou
résultat) sont modifiés. Il est d’usage d’indiquer son nom dans les écritures
comptables.
Quels pourcentage d’intégration faut-il appliquer?
Le pourcentage d’intégration est toujours le plus faible, puisqu’il faut conserver les
opérations avec l’extérieur.
Faut-il retraiter les sociétés mises en équivalence?
Les résultats en interne ont une influence sur le résultat. Il faut dont également
retraiter les opérations concernant les entités mises en équivalence.
Opérations affectant le résultat consolidé : élimination des résultats internes
élimination des opérations Pourcentage d’intégration
Les marges internes sur stocks et sur contrat
à long terme et les résultats sur cessions
internes :

•Entre deux entreprises intégrées 100%


globalement

•Entre entreprise intégrée Le pourcentage d’intégration le plus faible


proportionnellement et une entreprise c’est-à-dire l’entreprise intégrée
intégrée globalement proportionnellement

•Entre deux entreprises intégrées Le pourcentage d’intégration le plus faible


proportionnellement entre les deux entreprises intégrées
proportionnellement

•Entre une entreprise mise en équivalence et Le pourcentage d’intégration le plus faible


une entreprise consolidé c’est-à-dire l’entreprise mise en équivalence

Dividende, dépréciation des titres de 100%


participation.
ECART D’EVALUATION, ÉCART D’ACQUISITION ET GOODWILL

Il est très rare qu’une société fasse l’acquisition d’une autre société en payant cette
dernière pour le montant exact de ces capitaux propres comptables. Le seul cas de
figure possible est celui d’une prise de contrôle à la création de l’entité : on
acquiert alors le capital pour la valeur nominale des actions émises.

Il y a donc un écart entre le prix d’acquisition, payé en trésorerie ou en titres, et la


part des capitaux propres de la sociétés acquises qui revient à la société mère : le
plus souvent cet écart est positif.

A quoi correspond cet écart? Pourquoi accepter de payer les actions d’une
entreprise pour un prix supérieur à ses capitaux propres?
Il est égal à la différence entre le prix d’acquisition des titres par la société mère et
le montant des capitaux propres lui revenant de la prise de participation.

Une partie de cette écart peut être expliquée par une sous évaluation de certaines
immobilisations : il s’agit d’un écart d’évaluation

L’écart résiduel est appelé l’écart d’acquisition. Il correspond à une prime payée
par l’acquéreur en contrepartie des avantages que lui procure la prise de contrôle
de l’entreprise: Elimination d’un concurrent, assurance d’un approvisionnement
ou d’un débouché.
Il est constaté en immobilisation incorporelle au bilan consolidé et amorti sur une
durée fixée par le groupe.
LE PARTAGE DES CAPITAUX PROPRES

LE PARTAGE DES CAPITAUX PROPRES EN INTEGRATION GLOBALE ET PROPORTIONNELLE

Au terme des traitements de consolidation (homogénéité, élimination des opérations


réciproques, écart d’évaluation et d’acquisition), il est possible de procéder au partage des
capitaux propres des filiales. En intégration globale, ceux-ci sont répartis entre le groupe et les
actionnaires minoritaires de la filiale (appelés intérêts minoritaires).

Les capitaux propres à la date d’acquisition, sont éliminés en contrepartie des titres, dont le
coût d’acquisition correspond à la quote-part de la mère dans les capitaux propres.
La variation de ces capitaux propres postérieurement à la date d’acquisition est répartie,
suivant sa nature, entre les réserves et le résultat du groupe.

En intégration proportionnelle, le principale différence avec la démarche présentée pour


l’intégration globale est l’absence d’intérêt minoritaires, l’actif et les capitaux propres n’étant
repris qu’à hauteur du pourcentage d’intérêt.

En normes IFRS, les principes sont les mêmes.


LE PARTAGE DES CAPITAUX PROPRES EN MISE EN EQUIVALENCE

La mise en équivalence s’apparent à davantage à une réévaluation des titres de


participation accompagnés d’un reclassement dans un catégorie dédiée « titres mis en
équivalence ».
L’écart d’acquisition est identifié de la même manière qu’en intégration, à hauteur de la
participation détenue seulement. L’écart d’évaluation est maintenu dans le poste titres lui-
même, le détail des actifs et des dettes n’étant pas repris en mise en équivalence.
CONSOLIDATION DIRECTE OU PAR PALIERS

 La consolidation s’effectue en principe selon la méthode de la


consolidation par paliers, remontée de sous ensemble dans un ensemble
plus grand
 La méthode de la consolidation directe peut également être utilisée (elle
doit conduire à une présentation identique) constatation des données de
chaque entité consolidée
 Le choix dépend de l’organisation des groupes

Conso groupe
Conso groupe

Holding 1 Holding 2 Holding 1 Holding 2

Filiale 1 Filiale 2 Filiale 3 Filiale 4 Filiale 5 Filiale 1 Filiale 2 Filiale 3 Filiale 4 Filiale 5

Par palier Directe