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ENTREPRISE NATIONALE DE GRANDS TRAVAUX PETROLIERS

CENTRE DE SOUDURE ET D’ EXPERTISE - ARZEW


SEMINAIRE SUR LE

Palpeur Écho de
Signal
Émission Réception d’émission fond

Écho de
pièce avec défaut
Réflexion
défaut
au défaut

Réflexion au fond

Palpeur Écho de
Signal
d’émission fond
Émission Réception

pièce sans
défaut

Réflexion au fond

10-11 et 12 JUILLET 2005 édité et présenté par Mrs : R. BOUCHERIT et 1A. AINI
SOMMAIRE

Introduction
1- Propriétés des ultrasons 4- Conditions générales
1-1- Théorie vibratoire
4-1Vérification des appareillages.
1-2- Modes de propagation
4-2-Blocs d’étalonnage
1-3- Célérité des ondes
1-4- Transmission entre milieux 4-3-Blocs de référence
1-5- Affaiblissement des ultrasons 4-4-Réglage des paramètres d’examen
1-6- Le faisceau ultrasonore 4-5-Définition des niveaux d’examen
2- Production des ultrasons 5- Contrôle et interprétation
2-1- Fonctionnement de l’appareil 5-1-Examen du métal de base
2-2-Technologie des palpeurs 5-2-Examen de la soudure
2-3-Les différents types de palpeurs 5-3-Évaluation des indications
3- Méthodes de contrôle 5-4-Classification des défauts
3-1-Méthode par transmission 6- Procès verbal et résultats
3-2-Méthode par résonance
6-1-Données générales
3-3-Méthode par réflexion
3-3-1-Contrôle par immersion
6-2-Technique d’examen
6-3-Récapitulatif des résultats

2
INTRODUCTION

Nous avons l’habitude de reconnaître les objets qui nous entourent par le
reflet lumineux qu’ils nous renvoient. Mais cette « photographie » ne révèle
que l’aspect superficiel des choses.
Nous avons entendu parler du cheminot qui sonne les essieux des wagons en
gare et dont le retard de l’écho lui fournit le relief.
Nous savons aussi que les chauves-souris volent dans l’obscurité et arrivent
à détecter des insectes de 1 mm de diamètre. En effet, les chauves-souris
émettent par le nez 50 sifflements par seconde tout à fait inaudibles pour
l’oreille humaine et que leur ouie est sensible aux échos qui sont réfléchis
par tout obstacle placé dans la direction du vol.
Cette écholocation fournit donc une image du monde aussi précise que la
vision: c’est le principe naturel de détection par ultrasons.
L’une des toutes premières applications des ultrasons fut en 1912 , juste
après le naufrage du Titanic : la détection des icebergs .

3
P.Langevin et C.Chilowsky mirent au point le premier sondeur à
ultrasons pendant la première guerre mondiale, afin de détecter
l’approche des sous-marins ennemis.

S.Sokolov suggéra en 1929 d’employer les ultrasons pour le contrôle


des matériaux et pour le diagnostic médical.
Mais ce n’est qu’à la fin de la deuxième guerre mondiale qu’on
disposa des premiers appareils industriels, réalisés indépendamment
par D.O.Sproule d’une part et par F.A.Firestone d’autre part .
Dans l’industrie, les contrôles par ultrasons se sont développés au
cours des 20 dernières années avec la percée de l’électronique.
Les générateurs-détecteurs utilisés aujourd’hui dans le contrôle des
matériaux répondent à toutes les exigences de qualité et de sécurité.
La combinaison ultrasons-radiographie est souvent préconisée par les
spécialistes afin d’optimiser la détection des anomalies de compacité.
L’interprétation des résultats est rendue plus fiable par les méthodes
informatiques (enregistrement et comparaison des signaux) , et la
certification des opérateurs.

4
1- PROPRIETES DES
ULTRASONS
Les ultrasons sont des vibrations élastiques d’origine mécanique qui se propagent dans les milieux
matériels solides ou liquides , jamais dans les gaz ni dans le vide.
Les ultrasons sont de même nature que les sons mais de fréquence plus élevée.

20 Hz 20 kHz 100 MHz

Infrasons Sons Ultrasons Hyper sons

En C.N.D. on utilise la bande de 0,5 à 25 MHz

 Les longueurs d’onde des ultrasons sont identiques à celles des ondes hertziennes millimétriques,
cela explique certaines propriétés communes (propagation en ligne droite, phénomènes de réflexion,
réfraction, diffusion, interférence, zones d’ombre dues aux lacunes-obstacles).
 Les ultrasons génèrent aussi des densités d’énergie importantes: application industrielle
(soudage) et médicale (chauffage de tissus ).
 La pression acoustique considérable trouve elle aussi un large domaine d’application (augmenter
par cavitation le pouvoir oxydant de l’eau, dégazage des bains de fusion en métallurgie, obtention
de nouveaux alliages en rendant miscibles des métaux réputés non miscibles, augmentation de la
dureté et de la profondeur de trempe dans les traitements thermiques, etc.…).

5
1-1- THEORIE VIBRATOIRE

 Une onde est le lieu géométrique


des particules dans le même état
vibratoire.
 Tout mouvement ondulatoire
répond à l’équation suivante:

u = A sin  t
 Le temps nécessaire à une
oscillation est la période T
 Le nombre d’oscillations par u = élongation instantanée
seconde est la fréquence F . A= élongation maximale
 = pulsation
t= temps

6
La distance parcourue par l’onde pendant une période s’appelle longueur
d’onde  . C’est aussi la distance parcourue pendant une oscillation
 = C.T = C/F

Onde sinusoïdale d’amplitude A et de longueur d’onde 

7 Z
Onde plane transversale se propageant dans la direction
1-2- MODES DE PROPAGATION

 Onde longitudinale ou de  Onde transversale ou de cisaillement .


compression
 Les particules du milieu vibrent
• Les particules du milieu vibrent suivant l’axe perpendiculaire à la
suivant la direction de direction de propagation.
propagation de l’onde .

Direction de Oscillation
Oscillation des des particules Direction de
particules propagation
propagation
amplitude

λ
compression

λ
raréfaction
8
Direction de la
propagation de
l’onde
Direction du mouvement Ondes longitudinales
de la particule

Particule en position de repos

Direction de la
propagation de
l’onde

Direction du mouvement Ondes transversales


de la particule

9
 Onde de plaque ou de Lamb(e≈ )
 Onde de surface ou de Raleigh  Les vibrations des particules sont elliptiques selon 2 modes:
-symétrique
-asymétrique
 Les vibrations des particules sont
longitudinales et
transversales.

10
1-3 - CELERITE DES ONDES
 DANS LES LIQUIDES ET LES GAZ:
DANS LES SOLIDES: 2 modes de propagation: dans ces milieux, les ondes sont
longitudinal et transversal. de
pression radiales, peu sensibles à
La célérité dépend de la nature du milieu , la dispersion et à l’atténuation.
notamment:
1- de son coefficient de Poisson υ
Elles se propagent suivant les
2- de sa masse volumique ρ .
rayons d’une sphère à partir de
3- de son module d’Young E.
l’émetteur avec une célérité qui
dépend:
VL = E 1-υ
-de la masse volumique ρ
ρ (1+υ) (1-2υ)
-du coefficient de
Si l’épaisseur du solide est très faible υ=0 compressibilité adiabatique χ

vL = 1
ρχ
VT = E
2ρ (1+υ)
ou bien:

vL = E
11 
PROPRIETES ACOUSTIQUES ET CONSTANTES PHYSIQUES DES MATERIAUX

Masse Coefficient Mod. X 1010 Pa. Célérité Impédance acoust.


Matériau volumique de Young Rigidité x 103 m/s X 106 kg/m2/s
x 103 kg/m3 Poisson E G VL VT ZL ZT
Acier doux (recuit) 7,85 0,3 21 8,1 5,94 3,2 46,6 25,5
Acier allié recuit 7,86 5,95 3,3 46,8
Acier allié trempé 7,8 5,9 3,2 46
Fer doux moulé : de 6,95 3,5 2,2 25
Fer doux moulé : à 7,35 5,6 3,2 40
Acier 52100 recuit 7,83 5,99 3,3 46,9
Acier 52100 trempé 7,8 5,89 3,2 46
Acier à outils D6 recuit 7,7 6,14 3,3 47
Acier à outils D6 trempé 7,7 6,01 3,2 46
Acier inox 302 7,9 0,3 19,8 7,7 5,66 3,1 44,7 24,5
Acier inox 304 L 7,9 5,64 3,1 44,6
Acier inox 347 7,91 5,74 3,1 45,4
Acier inox 410 7,67 5,39 3 41,3
Acier inox 430 7,7 6,01 3,4 46,3
Aluminium 1100-O 2,71 0,35 7,3 2,7 6,35 3,1 17,2 8,3
Aluminium allié 2117-T4 2,8 6,25 3,1 17,5
Cuivre 110 8,9 0,37 11,2 4,1 4,7 2,3 41,8 18
Laiton 70/30 (Cu/Zn) 8,5 0,37 10,5 3,85 4,7 2,1 39,7 18
Cuivre allié 464 à 467 8,41 4,43 2,1 37,3
Cu allié 510 (P/Bronze) 8,86 3,53 2,2 31,2
Cu allié 752 (Ni/Ag 65/18) 8,75 4,62 2,3 40,4
Etain 7,3 0,34 5,6 2,1 3,38 1,7 24,7 12,2
Fonte grise 7,2 4,6 2,2
Nickel 8,8 0,34 21 8 2,96 2,6 49,5 26,7
Inconel (80Ni/14Cr/6Fe) 8,5 5,82 3 49,5
Inconel X - 750 8,3 5,94 3,1 49,3
Monel (67Ni/30Cu/3Fe) 8,83 5,35 2,7 47,2
Zinc 7,1 41,7 24 29,6
Verre à vitre 2,5 5,77 3,4 14,4 7,6
Verre pyrex 2,23 5,57 3,4 12,4
Glycérine 1,26 1,92 2,4
Huile machine SAE 20 0,87 1,74 1,5
Huile transformateur 0,92 1,38 1,27
Huile paraffine 0,9 2,2 2
Plexiglas, lucite 1,18 0,4 0,33 0,14 2,67 1,2 3,2
Nylon 1,1 0,4 0,36 0,12 2,62 1,1 2,9 1,2
Téflon 2,2 1,35 3
Caoutchouc 1,5 2,3 3,3
Polyéthylène 0,9 0,46 0,8 0,03 1,96 0,5 1,76 0,5
Polystyrène 1,06 0,4 0,53 0,12 2,34 1,1 2,47 1,2
Alcool ethylique (tpn) 0,789 1,17 0,92
Araldite 1,2 2,5 1,1 3
Porcelaine 5,45 3,4
Eau douce (tpn) 0,999 1,48 1,43
Eau de mer (tpn) 1,025 1,51 1,55
Eau glacée 0,91 3,98 2 3,62
Pétrole 0,8 1,32 1,06

La célérité des ondes de surface vaut environ 0,9 V T.


1-4 - TRANSMISSION ENTRE MILIEUX
 Chaque milieu du dioptre est
caractérisé par son impédance
acoustique Z= .C
 = masse volumique
C = vitesse du son

 INCIDENCE NORMALE
1. INTERFACE SIMPLE
 amplitudes de pression
relatives et énergies réfléchies
et transmises:
 Pr/Pi = Z2 –Z1/Z2+Z1
 Pt/Pi = 2Z2/Z1+Z2
 Er/Ei= (Z1-Z2)2/(Z1+Z2)2
 Et/Ei=4Z1Z2/(Z1+Z2)2
• Z1 =Z2: transmission parfaite
• Z1 et Z2 très différents:
réflexion presque totale.
Z1/Z2: indice de transmission

13
2-LAME MINCE

a- lame mince à bords parallèles dans un milieu porteur:


Réflexion totale quand e = (2k + 1) λ/4
Transmission totale quand e = 2k . λ/4 avec k = 0 , 1 , 2 , 3 ,….
b- lame mince à bords parallèles entre 2 milieux différents:
Réflexion totale quand e = 2k . λ/4
Transmission totale quand e = (2k + 1) λ/4
k = 0 , 1 , 2 , 3 ,…
λ = V lame/ F

a b
Ui
Ui

Z1 Z1

e Z2 e Z2

Z1 Z3

14
 INCIDENCE OBLIQUE – LOI DE SNELL ( DESCARTES)

- Dans les liquides : - Dans les solides:

V1/V2 : indice de réfraction

15
ANGLES LIMITES

Si C2 >C1: il existe deux angles limites (critiques) pour lesquels l’onde longitudinale
puis l’onde transversale disparaissent.

Angle limite pour l’onde longitudinale Angle limite pour l’onde transversale

16
1 -5 - AFFAIBLISSEMENT DES ULTRASONS

Un mode de propagation ultrasonore dans un milieu donné pour une fréquence


donnée est caractérisé par sa vitesse de propagation et son coefficient
d’atténuation. En effet, la propagation donne lieu à des dissipations d’énergie
dues à 3 facteurs:
 L’absorption : due à la conduction thermique du milieu, alternativement
entre les phases de compression (perte) et de raréfaction (restitution), à la
friction visqueuse (frottement moléculaire) et à l’hystérésis d’élasticité dû à
la rigidité du milieu
la décroissance de l’énergie due à l’absorption suit une loi exponentielle de
la forme: U = Uo .e –kx (U: énergie à la distance x , k : coefficient
d’absorption). k est extrêmement important dans l’air et dans certains
plastiques, mais faible dans les métaux. Pour les solides : k = a.F²
a: coefficient de proportionnalité

17
•La diffusion:

l’onde est diffusée aux joints de grains (discontinuité


d’élasticité). L’énergie diffusée est inversement proportionnelle
au rapport λ /G entre la longueur d’onde λ et la taille moyenne
du grain G
L’importance de l’énergie diffusée varie avec:
- l’angle que fait le faisceau et l’axe de la structure fibreuse,
- le nombre de joints de grains rencontrés,
- le nombre d’hétérogénéités de dimensions inférieures à λ/2

18
 la divergence du faisceau:
 Le faisceau diverge à partir de l ’émetteur et la pression acoustique par
unité de surface diminue. A la réception, le palpeur ne reçoit qu’une infime
partie de l’énergie émise.

Émission Réception

19
1-6 - LE FAISCEAU ULTRASONORE
 CHAMP PROCHE (zone de Fresnel)
 Faisceau plutôt cylindrique mais la pression dans l ’axe subit des variations sinusoïdales.
L’estimation d’un défaut dans cette zone est incertaine. La longueur de cette zone est:
N = D² / 4  D : diamètre du cristal ou bien N = S /   S:aire du cristal

En pratique, le faisceau utile est pris à partir des 2/3 de la zone proche


Do d

20
Y+ : maxima d’intensité
Y m+ Y1 + Yo+
Y- : minima d’intensité

Ym - Y1-
Ym+ = 4r2 - [λ2 (2m + 1)2]
N
4λ (2m + 1)
Le champ proche,le nombre de maxima et le
nombre de minima d’intensité, le nombre Ym- = r2 – λ2 m2
des lobes secondaires du champ proche, 2mλ
augmentent avec la fréquence
21
CHAMP ELOIGNE ( zone de Fraunhofer)

Dans cette partie, le faisceau forme un cône de divergence. Le demi angle


de ce cône est:
Sin  = k  / Do = λ/a ou λ/b pour sources rectangulaires

 :P=0 et k= 1,22
1: P = p axe - 20dB et k=0,88
2: P = P axe - 6 dB et k=0,51
3: P = P axe – 3 dB et k = 0.44
Dans son axe, l’intensité ( ou pression) est maximale, et à mesure que
l’on s’écarte elle s’atténue

Champ proche Champ éloigné

22
L’intensité du faisceau dans le
champ proche

Premier

Champ éloigné

Champ proche

23
2 - PRODUCTION DES
ULTRASONS
 1- Générateurs piézoélectriques
Découverte par P. et J. Curie, la
q = pd
piézoélectricité est mise en évidence avec
p
certains cristaux anisotropes comme le - - - - - - - - - - - - - - - -
quartz.
+ Si
Dans certaines conditions, une lame de
- - O
quartz, soumise à une pression ou à une 2

traction, se polarise électriquement, et


réciproquement, elle se dilate ou se
+ +
contracte lorsqu’elle est placée dans un -
champ électrique. C’est cette dernière ++++++++ ++++++++
propriété qui est utilisée pour la
production des ultrasons. Piézoélectricité du quartz

24
Piézoélectricité –taille d’un cristal

25
 La fréquence fondamentale fo de vibration d’une lamelle de quartz d’épaisseur
e , excitée en demi-onde est égale à :
fo = 586O / 2e f en kHz et e mm
 Le champ E alternatif est obtenu en appliquant une ddp de fréquence convenable
entre les 2 faces métallisées et parallèles.

 La densité de charge q à sa surface est proportionnelle à la pression appliquée.

cristal
isolant

alimentation

métallisation ~
boîtier

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PROPRIETES DES PRINCIPAUX MATERIAUX PIEZO-ELECTRIQUES

Module Cte de pression Température Célérité Masse Impédance


Propriétés De curie Du son Spécifique Acoustique
d g
(10-12 m/V) (10-3 Vm/N) C° m/s  Z
Matériau transmission reception (kg/m3) (106kg/m2s)

Quartz 2 50 575 2.65


Sulfate 5750 15.2
de lithium 16 175 11.2
Tourmaline 75 5450 2.05
Z 2 33 3.10
Titanate 870 7180 22
De baryum 140 15 120 4460 5.4
24

PZT 260 25 7.5 30


Niobate 300 4000
De lithium 21 90 4.64
Niobate de 1210 7300 34
potassium 127 38 4.50 32
Métaniobate 400 7100
De plomb 80 37 16
550 2800 27
5.80
2- Générateurs à électrostriction

 Certains corps diélectriques subissent des déformations mécaniques lorsqu’ils sont


soumis à un champ électrique, ce phénomène constitue l’électrostriction et ces corps sont
dits ferroélectriques.
3- Générateurs à magnétostriction

 Les dimensions d’un barreau ferromagnétique placé dans un champ magnétique alternatif
varient à la fréquence du champ.
 Ce phénomène, découvert par Joule, permet d’induire des vibrations mécaniques dans le
barreau. Pour que le rendement de l’ensemble soit optimal, la fréquence d’excitation et la
fréquence de résonance mécanique du barreau doivent être les mêmes.

28
 Pour un barreau de longueur l , de masse Volumique  et de module
d’élasticité E , la fréquence de vibration est:
f = k E
2l 
Avec l multiple de la demie longueur d’onde ,
k longueur du barreau en demie longueur d’onde .
 Le barreau placé entre deux enroulements, l’un parcouru par un courant
continu, l’autre, par un courant alternatif, est inséré dans un oscillateur .

27
2-1 - FONCTIONNEMENT D’UN APPAREIL A ULTRASONS
 En échographie, l’émission doit se faire par impulsions pour que la réception
puisse être effectuée entre deux impulsions. Un générateur envoie ces
impulsions (100V/impulsion) avec une fréquence de répétition µ grâce à une
horloge .

 A la réception , le signal provoqué par l’écho est très faible (0,01V). Pour
être visualisé sur l’écran d’un tube cathodique , il faut l’amplifier (gain de
100 dB, + bonne linéarité).

 Dans la visualisation pour la représentation de type A , l’horloge commande


une base de temps qui fournit aux plaques de déflection horizontales du tube
une tension proportionnelle au temps de parcours de l’onde. Le spot s’éteint
et se rallume à la fréquence µ.

 Quant aux plaques de déflection verticale, elles sont connectées au signal de


sortie de l’amplificateur.
30
RÉCEPTION
Amplificateur

ÉMISSION
Générateur
d’impulsions

Transmetteur
synchronisation Balayage
d’impulsion

Vers chaque Alimentation


circuit

31
32
Appareil de contrôle
de solutions de
continuité

Appareil de mesure
d’épaisseur et de
Corrosion

33
CABLES ET ADAPTATEURS

GAINE
ISOLANTE

CONDUCTEUR
ANNULAIRE

ISOLANT

CONDUCTEUR
CENTRALE

34
2-2 - TECHNOLOGIE DES
PALPEURS

 Un palpeur est constitué principalement de


quatre éléments:
 -La pastille piézoélectrique
 -L’amortisseur
 -Les connections électriques
 -Le boitier
L’amortisseur permet d’obtenir un signal
bref , son impédance acoustique étant égale à
celle de la pastille, la vibration est très
rapidement amortie (pas de réflexion sur la
face arrière).
 Système d’adaptation d’impédance et de
compensation de capacité entre la pastille et
le câble coaxial de transmission.
 Le boîtier permet une manipulation aisée et
des montages spécifiques, il protége la
pastille, assure l’étanchéité et la résistance à
l’usure. 35 32 28
2-3 - LES DIFFERENTS
TYPES DE PALPEURS
 - AVARIES DES PALPEURS
 Abrasion de la coiffe de
protection
 Coupure du câble coaxial
 Décollement de l’amortisseur
 Présence de bulles d’air entre la
pastille et la membrane de
protection
 Fente de la pastille et/ou Perte
de sensibilité du cristal.
 Absorption d’huile par le liège
de séparation (S/E)

36
- CHOIX DU PALPEUR
Il est guidé par son utilisation ultérieure .
Considérations essentielles:
 -Type de palpeur et de son élément actif
Selon les modalités du contrôle, nous prenons un des palpeurs décrits déjà (palpeur droit,
palpeur d’angle,…)
Pour l’élément actif, considérons:
 -Le domaine de température ( point de curie )
 -Le fonctionnement en émission ou en réception quantifié par les coefficients d et g
 -Sa permittivité relative et son impédance acoustique
 -Taux d’amortissement
De lui dépend le pouvoir de résolution
 -Choix de la fréquence
F est subordonnée au contrôle à effectuer:
-Épaisseur faible : F élevée
La largeur de l’impulsion d’excitation augmente si F diminue, le quartz possède des échos
plus brefs que le titanate de baryum ou le zirconate de plomb
Défauts très fins : F élevée
La dimension minimale décelable est égale approximativement à la demie longueur d’onde.
F élevée implique divergence faible, donc positionnement de défauts aisés.
Matériaux à gros grains: F faible
Phénomène de diffraction si Ø grain =  / 2 37
3- METHODES DE CONTRÔLE

3-1- Méthode par transmission


• Contrôle des décohésions dans des plaques de faible épaisseur.
• La présence de défaut est indiquée par la diminution du signal transmis.
• Le positionnement du défaut dans la pièce est impossible.

38
3-2- Méthode par résonance
• On applique un balayage de fréquence au palpeur
• On obtient la résonance de la pièce lorsque son épaisseur devient égale à la demie
longueur d’onde ou à un de ses multiples (apparition d’un pic de tension de
polarisation)
• On l’applique dans les mesures d’épaisseurs et des coefficients d’élasticité des
matériaux.
e = n. λ/2 avec λ = V/F et n nombre entier
Si l’on prend n=1 cas général e = V/2F

n=1 n=2 n=3

e = λ/2 e=λ e = 3/2 λ


39
3-3- Méthode par réflexion
o Visualisation type A (A.Scan.)
• Visualisation du signal sur l’écran d’un tube cathodique : la base de temps fournit
aux plaques de déflexion horizontale une tension proportionnelle au temps, ainsi la
déviation horizontale (abscisse) du spot est proportionnelle au temps de parcours de
l’onde ultrasonore, la déviation verticale (ordonnée) du spot représentant son
amplitude.

Méthode par écho à un seul palpeur 40


Contrôle par palpeur double

41
o Visualisation de type B (B.Scan)
 L’impulsion de la base de temps est appliquée aux plaques de déflexion
verticale; l’ordonnée est proportionnelle à la profondeur du réflecteur (si l’écho
d’entrée dans la pièce est pris comme origine) ; l’abscisse est proportionnelle à
la coordonnée y du palpeur.
 On obtient une image en coupe de la partie sondée si le faisceau est normal au
plan de sondage( ainsi, l’ordonnée est proportionnelle à la côte Z) .

Echographie de type B
42
o Visualisation type C (C.Scan)
 Image projetée des défauts sur un plan parallèle à la surface de
sondage. L’image est similaire au cliché en radiographie.
C’est la représentation la plus utilisée dans le domaine industriel
.

Echographie de type C
43
o Visualisation type D (D.Scan)
 Image projetée des défauts dans un plan orthogonal à la surface de sondage.Vue latérale
permettant d’évaluer la longueur et la hauteur des indications.

o Visualisations multiples (P.Scan)


 Elle permet de visualiser en même temps sur l’écran:
 -une image B.Scan
 -une image C.Scan
 -une image D.Scan,
l’écran étant divisé en plusieurs parties.

o Visualisation type T (T.Scan)


 C’est une visualisation de type C dans laquelle on code les fluctuations du temps de parcours du signal au lieu des fluctuations d’amplitude de l’écho.Cette
visualisation permet de bien apprécier la profondeur des défauts.

o Représentation échodynamique
 C’est la représentation en perspective des signaux de type A dans un même repère .
 Il permet au contrôleur de confirmer la présence du défaut et de voir la forme d’onde de l’écho engendré par ce dernier.

44
3-3-1- CONTRÔLE PAR IMMERSION

1. Principaux avantages: Palpeur droit


simple
 Déplacement du palpeur à grande vitesse
 Focalisation de l’énergie ultrasonore
 Reproductibilité du contrôle
Types de mises en œuvre:
Pièce à
2. contrôler
 Immersion totale
 Immersion locale Palpeur droit
 Méthode par jets focalisé

3. Hauteur d’eau:
h > Ce . e Pièce à
contrôler
Cm

45
Focalisation: Elle est obtenue avec une céramique ayant la forme d’une
calotte sphérique ou en adjoignant à une céramique plane
une lentille, on encore avec différentes céramiques
excitées à des temps différents.
Indice de la
lentille/eau Traducteurs
Lentilles
n  Veau / Vlentille
Eau

F  R /1  n
R
h
Focale optique Rayon de
courbure

Point focal Point focal dans la pièce à contrôler


dans l’eau
P / F  h  Ve / V m Vitesse dans
le matériau
profondeur de focalisation
dans le matériau
Vitesse dans
focale dans l’eau Hauteur d’eau
46 l’eau
CONTRÔLE PAR IMMERSION

Angle-beam pulse-echo inspection


of pipe or tube

Angle-beam pulse-echo inspection


of sheet or plate.

Through-transmission inspection

47
CONTRÔLE PAR IMMERSION

Straight-beam pulse-echo inspection.

Through-transmission inspection using


squirter-type search units.

Angle-beam pulse-echo inspection of pipe or


tubing using a bubbler-type unit.
48
CUVE A ULTRASONS POUR CONTRÔLE EN
IMMERSION

49
4 – CONDITIONS GENERALES

A. Informations requises avant Renseignements requis avant


examen: examen:
 Points convenus pendant la
•Procédure écrite, si requis,
négociation du contrat:
 Méthode de définition du niveau de •Métal de base (moulé-forgé-laminé.)
référence, •Stade d’examen
 Méthode d’évaluation des indications,
 Critères d’acceptation, •Existence ou non d’un TTAS,
 Niveau d’examen, •Etat de surface,dimensions,
 Stade d’examen,
•Procédé de soudage,
 Qualification du personnel,
 Exigences pour la recherche des défauts •Critères d’acceptation,
transversaux, pour l’examen tandem, •Etendue des controles,
 Nécessité ou non d’une procédure,
résultats d’examen. •Niveau d’examen,
•Méthodes d’action en cas de réparation.

50
B.Niveaux d’examens
 Niveau 1: niveau économique conférant une
probabilité modérée de détection
 Niveau 2: niveau moyen mais détection élevée
 Niveau 3 : niveau élevé d’examen assurant le taux de
détection le plus élevé
 Niveau 4: non défini et doit faire l’objet d’un mode
opératoire écrit
C.Conditions à remplir par le personnel,
l’appareillage, et les traducteurs.
 Le personnel
 Il doit être certifié niveau 1 , 2 ou 3 COFREND ou
équivalent (NF EN 473) , pour l’interprétation :
minimum N2

51
 Appareil à ultrasons
Écran à graduations horizontales et verticales
permanentes
 Fonctionne en mono ou double-traducteur
 Permet l’utilisation de traducteurs de fréquences 2 à 5
MHz
 Base de temps à gamme étendue de parcours
 Commandes retard ou calage horizontal signal départ
 Puissance réglable
 Amplification suffisante
 Commande de seuil
 Traducteurs
Fréquence de 2 à 5 MHz
E n OT, l’axe du faisceau est perpendiculaire à la zone de liaison(MF). Dans le
contrôle par bond, l’angle d’incidence sur la face opposée est compris entre
35° et 70° (en dehors il y a conversion de mode).
50
CLASSIFICATION DES PIECES
SELON LEUR FORME

53
4-1-- VERIFICATION DES APPAREILLAGES

o Etat physique et aspect extérieur o Caractéristiques spécifiques


o Stabilité de fonctionnement aux traducteurs d’angle
o Linéarité verticale  point d’incidence (point
 d’émergence)
seuil résiduel
 angle de réfraction
 linéarité de l’amplificateur
 directivité du faisceau
 amplificateur calibré o Réserve d’amplification
o Linéarité horizontale (base de temps) • NB: l’appareillage de contrôle
o Pouvoir de résolution manuel comprend au moins:
o Zone de silence ( zone morte)  1 générateur d’impulsions
o Domaine d’utilisation des traducteurs  1 traducteur
émetteur-récepteur séparés  1 amplificateur
 1 cable de liaison
 1 dispositif de visualisation.

54
 Choix du milieur de couplage

 Il doit avoir de bonnes propriétés de o Couplants utilisés:


mouillage.
 Ses caractéristiques doivent rester  Pâtes de contact
constantes de l’étalonnage à la fin de  Huiles
l’examen.  Graisses
 Il doit être compatible avec la position  Colles additionnées d’eau
de travail et la température de la  Gel thixotropique
pièce  Eau additionnée ou non d’agent
 On doit utiliser le même couplant mouillant
pour l’étalonnage et l’examen.  etc.…
 Après examen, il doit être éliminé.
 Couplants courants: l’eau
additionnée ou non d’un agent
mouillant, la pâte de contact.

55
4-2 – BLOCS D’ETALLONAGE TYPE A et B

L’utilisation de ces blocs


permet:

 De contrôler
l’appareillage et les
palpeurs, afin de définir
leur caractéristiques
propres.
 De s’assurer de la
constance des réglages
effectués, ou de les
reproduire.

56
Bloc type 2 suivant ISO 7963

57
4-3- BLOCS DE REFERENCE

L’entaille est de 2x2 mm(si requise)


Le Ø est celui consigné dans les documents contractuels
Le bloc n° 6 est inspiré du bloc n° 5

58
DIMENSIONS DES BLOCS DE REFERENCE

59
4 – 4 -REGLAGE DES PARAMETRES D’EXAMEN

 Détermination de l’axe des soudures:


 A l’aide de repères permanents disposés de part et d’autre des bords à
assembler.
 Volume à contrôler :
 C’est la zone incluant le métal fondu et le métal de base thermiquement affecté
(ZAT ou 10 mm de part et d’autre du joint), si nécessaire araser la surépaisseur
pour un balayage complet ou bien utiliser d’autres méthodes CND.
 Préparation des surfaces d’examen:
 Elles doivent être assez larges pour couvrir le volume à contrôler, lisses,
exemptes d’impuretés susceptibles de perturber le couplage du traducteur
( rouille calamine libre, projections, entailles, rainures ) ou de gêner le
déplacement du palpeur. Sur les 2 faces de la pièce, la rugosité est inférieure ou
égale à 6,3 microns pour les surfaces usinées et 12,5 microns pour les surfaces
grenaillées.

60
VOLUME A CONTROLER

61
• Réglages pour l’examen du métal de base
• Les défauts dans le métal de base conduisent à un changement de trajet , ce
qui entraîne des échos parasites et un phénomène de pénombre qui gênent
la détection des anomalies dans les zones sous-jacentes de la soudure.

 Les échos d’amplitude >= 50% de la CAD sont susceptibles de gêner le


contrôle de la soudure au moyen des ondes transversales. Ces anomalies
peuvent être confondues avec des échos de défauts du type fissure sous
cordon ou manque de fusion.
 Réglages de la base de temps
 Sensibilité d’examen (puissance-amplification )
 Permet de visualiser une dé doublure ou un affaiblissement anormal des
ondes par le matériau.
 Elle est définie par la CAD.(après correction de l’atténuation), établie avec
les OL sur le bloc de référence utilisé pour le contrôle de la soudure, elle
doit permettre la détection des anomalies type dé doublure et apprécier
l’absorption du matériau.

62
•Réglages pour l’examen de la soudure
• Réglage de la base de temps:
• Elle est réglée en fonction de la longueur de parcours maximale de l’axe du
faisceau dans la pièce.
• Dans le cas d’un examen au bond, elle est > = 1,25 fois le bond.
• Sensibilité d’examen:
• La comparaison des affaiblissements dans la pièce et dans le bloc de
référence est effectuée pour chacun des angles de réfraction utilisés et au
travers de la soudure (même trajet):si les différences sont supérieures à ± 2
dB, et inférieures à 12 dB, elles sont compensées.
• Vérification du rapport signal-bruit:
• Pendant l’examen, le niveau de bruit doit demeurer au moins 12 dB au-
dessous du niveau d’évaluation.

63
DETERMINATION DE LA CORRECTION TRANSFERT
 Fréquemment, le bloc de référence n’étant pas réalisé avec le matériau de la pièce soudée
(propriétés acoustiques, états de surfaces, épaisseurs différentes), une correction de transfert est
pratiquée pour chacune des valeurs d’angle utilisées, suivant 2 directions orthogonales sur le
métal de base de part et d’autre de la soudure et au travers de la soudure.

64 62
CORRECTION DE TRANSFERT – EPAISSEURS EGALES
 HD1 et HD2 ajustés à 80% d’amplitude.
 La valeur de correction de transfert VT correspond directement à la différence de gain entre
HD1 et HD2 afin que tous deux atteignent 80% d’amplitude
VT= gain HD2– gain HD1
Faire une moyenne sur 3 mesures.

65
CORRECTION DE TRANSFERT EPAISSEURS
DIFFERENTES

 Ajuster HD1 au niveau de la CAD


 La valeur de la correction de transfert est la différence de gain à appliquer pour amener HD1 sur la CAD de
référence
VT=gainHD2-gainHD1

66
4 – 5 - DEFINITION DES NIVEAUX

2. Niveau d’évaluation
 Avant l’application des niveaux • C’est une fraction du niveau
d’acceptation des anomalies, on de référence, les indications
doit déterminer 3 niveaux: dépassant ce seuil sont notés et
 Niveau de référence peuvent faire l’objet d’une
identification.
 Niveau d’évaluation 3. Niveau d’enregistrement
 Niveau d’enregistrement • Ce niveau établit
1. Niveau de référence conventionnellement une
C’est la sensibilité avec laquelle distinction entre indication
significative et non
l’examen est effectué, il
significative pour celles qui
correspond à la réflectivité des excèdent ce seuil, il peut être
trous des blocs de référence. confondu avec l e niveau
d’évaluation.
67
PRINCIPE DE TRACE D’UNE COURBE
AMPLITUDE-DISTANCE (CAD )

 Après choix du bloc de référence,


visualiser les échos avec un gain de
référence constant Go.
 La CAD est le lieu des sommets
d’amplitude Hr.
 Si un maximum est observé,
ajustez-le à 80%, sinon Hr du trou
situé à la profondeur la plus faible
est réglée à 80%.
 La CAD est contenue entre 20 et 80
% de la hauteur d’écran; à 20 %,
majorer le gain de  dB. pour
atteindre 80% (courbe fractionnée).

68
TRACE D’UNE COURBE AMPLITUDE-DISTANCE

69
5- CONTRÔLE ET
NTERPRETATION
5-1- EXAMEN DU METAL DE BASE
Ce contrôle permet de déterminer
l’épaisseur réelle (traçage épure) et déceler un éventuel dédoublage,
ainsi qu’un affaiblissement anormal. Les anomalies sont relevées dans
le rapport d’examen.
 La largeur des zones explorées en OL correspond à la position la plus
éloignée du point d’émergence en OT par rapport à l’axe de la soudure,
elle dépend de l’angle réfracté et de la technique d’examen (en trajet
simple « demi-bond » ou en trajet à une ou à plusieurs réflexions «
un ou plusieurs bonds »).
 Pour l’examen d’acier moulé, faire la radiographie des deux zones
adjacentes à la soudure.
 Pour l’acier forgé, choisir des directions de contrôle de façon à se
trouver perpendiculairement au fibrage du matériau dans les zones
adjacentes à la soudure. 70
5-2- EXAMEN DE LA SOUDURE

Le nombre de traducteurs et les valeurs des angles à utiliser dépendent:


 Du niveau d’examen requis
 De la préparation adoptée (forme de chanfrein)

 De la forme géométrique de l’assemblage et de l’épaisseur


 De la largeur des zones de balayage disponibles
 De l’orientation préférentielle des défauts présumés
Les conditions minimales relatives aux accès et au nombre de balayages
sont fonction du niveau d’examen.
 Détection des défauts longitudinaux
 Mouvement transversal
 Mouvement latéral
 Mouvement en zigzag (pas <=1/2 largeur du cristal
 Mouvement pivotant
 Méthode tandem ( à 2 palpeurs l’un émetteur, l’autre récepteur ).
71
MOUVEMENTS DU PALPEUR- DETECTION
DES DEFAUTS LONGITUDINAUX

72
 Détection des défauts transversaux :
 Le faisceau OT est dirigé // à l’axe longitudinal de la soudure
 Le palpeur d’angle est déplacé sur la surface de la soudure (arasée ou adoucie) dans
les 2 sens par rapport à l’axe
 Le palpeur d’angle est déplacé aussi le long du cordon dans les 2 sens de part et
d’autre de la soudure sous un angle de 20° par rapport à l’axe de la soudure, ou en
trajet simple sur les deux faces.
 Si les 2 faces sont accessibles, l’examen est fait en trajet simple, le cas échéant, le
trajet peut comporter une ou plusieurs réflexions.
 Pour les soudures d’angle, les piquages et les défauts // aux peaux on utilise les OL
+ OT.
 Pour les soudures épaisses, il peut s’avérer nécessaire d’utiliser la technique
tandem.

73
SENS DE BALAYAGES SUR ASSEMBLAGES
BOUT A BOUT

74
SENS DE BALAYAGES SUR SOUDURES
D’ASSEMBLAGE EN T

75
SENS DE BALAYAGES SUR ASSEMBLAGE PAR
PIQUAGE PENETRE

Composant 2 = Tubulure

76
SENS DE BALAYAGES SUR ASSEMBLAGE EN L

77
SENS DE BALAYAGES SUR ASSEMBLAGE PAR
PIQUAGE POSE

78
SENS DE BALAYAGES SUR ASSEMBLAGE
CRUCIFORME

79
SENS DE BALAYAGES SUR DES NŒUDS
TUBULAIRES

80
TYPES DE JOINTS CONTROLES EN OL + OT

81
5-3- EVALUATION DES INDICATIONS
 Pour chaque indication égale ou dépassant le seuil de notation, on doit effectuer:
 La détermination du pouvoir réfléchissant maximum,
 La localisation,
 L’évaluation de la longueur,
 La classification en indication volumique ou non volumique,
 L’appréciation de la hauteur ( si requis ) .
A. Évaluation du pouvoir réfléchissant maximum :
 Retenir l’amplitude maximale obtenue lors des différents balayages.
B. Localisation de l’indication : connaître:
 La position de l’axe longitudinal de la soudure
 La valeur réelle de l’angle réfracté du palpeur
 La valeur exacte du point d’émergence
 La forme théorique exacte du chanfrein.
Cette localisation comporte dans l’ordre:
 La recherche de la position du palpeur pour laquelle Hd est max. Si Hd dépasse la hauteur
d’écran diminuer momentanément la valeur du gain.
 La mesure de yo (point d’émergence – axe de la soudure)
• La mesure de ps (point d’émergence-centre du défaut suivant l’axe du faisceau)
• L’établissement du graphique à partir de ces informations. 82
Positionnement par la réglette

Positionnement par le calque

À partir de Di À Partir de Dp
83
GRAPHIQUE ET SYSTEME DE COORDONNEES

84
C. Évaluation de la longueur d’une indication
 La longueur lx conventionnelle est la distance entre les 2 positions extrêmes
de l’axe du palpeur pour lesquelles Hd max. chute de moitié (-6 dB.)
Toutefois, 2 cas mettent cette règle en défaut:

o 1er cas: Hd présente 2 maxima séparés par une zone de réflexion moindre ou
la variation d’amplitude est > à 6 dB.
 l1 et l2 = longueurs apparentes
 L = longueur réelle > l1 + l2
o 2ème cas: Hd présente une variation non monotone
 l : longueur apparente < L :longueur réelle
La longueur à utiliser pour appliquer les critères est la longueur cumulée
résultant des investigations effectuées à l’aide des différents traducteurs et
accès requis.
Si l’on souhaite améliorer la précision des mesures, on pourra tenir compte de
la divergence du traducteur ou utiliser un traducteur à faisceau étroit (focalisé
par exemple).

85
METHODE D’EVALUATION DE
LA LONGUEUR D’UNE INDICATION

1er cas 2ème cas 86


5-4- CLASSIFICATION DES DEFAUTS
 Elle intervient après les phases de  La procédure cascade est
détection et de localisation, par la
interrompue dés que l’un de ces
procédure dite « cascade »
critères est satisfait,sinon on passe à
 Toute indication ponctuelle dont le
pouvoir réfléchissant est >= CAD, l’étape suivante
fait l’objet d’une classification; si Hd 1. Pouvoir réfléchissant
< CAD le défaut est « volumique »
 Une indication est ponctuelle si:  Hd >= S2 ou S3 et Hd max- Hdi >=S4
o P<= 40 mm , L = 5 mm  Alors: défaut non volumique
o 40 mm<P<=100, L=10 mm 2. Réflectivité directionnelle
o P > 100 mm , L=10% P • Hd >= S3 et déséquilibre:
 Classification « cascade »: • Hd max. – Hd i >= 9 dB. F=4 MHz
 Pouvoir réfléchissant (2 incidences OT) ou
 Réflectivité directionnelle • Hd max. – Hd i >= 15 dB. (incidence
 Allure de l’écho OT + incidence OL) dans ce cas,
 Comportement dynamique de maintenir la longueur d’onde
l’écho constante entre OT et OL, ex.:2 et 4
MHz dans l’ordre.
87
SYNOPTIQUE DE LA PROCEDURE « CASCADE »
Tableau 1

Tableau 2

88
détails de la procédure

Pour les génératrices des trous de Ø 3 mm exploiter les valeurs du tableau 1

89
REFLECTIVITE DIRECTIONNELLE
RECHERCHE POS.Hd max.

90
CRITERE ALLURE DE L’ECHO

91
COMPORTEMENT DYNAMIQUE DE L’ECHO

 On appelle écho dynamique transversal , la courbe enveloppe de


l’ensemble des échos d’un réflecteur résultant du déplacement
transversal du traducteur. Le comportement des échos au sein de cette
enveloppe est lui aussi analysé.On a classé 4 types de comportement:
CLOCHE , PLATEAU , VAROUL , VARIAL.
 Du fait de l’amplitude, le type PLATEAU conclut dés les premières
étapes à le classer « non volumique »
 Le type CLOCHE: indication volumique isolée
 Le type VAROUL: indications volumiques multiples
 Si on est en présence du type VARIAL pour au moins 2 incidences, le
défaut est « non volumique »
 Si 1 incidence donne le type VARIAL, on fait appel soit à une incidence
supplémentaire, soit à un examen complémentaire tel: balayage sur le
toit du défaut, analyse des courbes amplitude déplacement et/ou temps
de déplacement autres que transversaux, utilisation de traducteurs
92
spéciaux (focalisés) , technique d’imagerie, autres CND,…
CLASSES D’ECHODYNAMIQUE

93
ECHODYNAMIQUE TYPE VARIAL ECHODYNAMIQUE TYPE VAROUL

94
CLASSIFICATION « volumique », « non volumique »,
METHODE CLASSIQUE

95
6 - PROCES VERBAL ET
RESULTATS
6-1- DONNEES GENERALES
a) Désignation de l’objet examiné:
 Matériau et type
 Dimensions
 Emplacement de la soudure dans l’ouvrage
 Schémas des joints
 Référence au procédé de soudage et TT
 Stade de fabrication
b) Exigences contractuelles (spécifications…)
c) Date et lieu d’examen
d) Organisme de contrôle et certification de l’opérateur
e) État de surface
f) Température de l’objet
96
6-2- TECHNIQUE D’EXAMEN
a) Niveau d’examen ou référence à un mode opératoire écrit
b) Marque, type et N° d’identification de l’appareil à ultrasons
c) Marque ,type , fréquence, angle de réfraction réel et N°
d’identification des traducteurs utilisés
d) Emplacement des zones de balayage
e) Étendue de l’examen
f) Identification des emplacements des traducteurs
g) Résultat de l’examen du métal de base
h) Étalonnage de la base de temps
i) Méthode et valeurs utilisées pour l’étalonnage de la sensibilité
d’examen
j) Niveaux d’enregistrement, d’évaluation et de référence
k) Identification des blocs de référence utilisés

l) Points de référence et détails du système de coordonnées utilisées


m) Écarts par rapport aux accords passés entre les parties contractantes

97
6-3- RECAPITULATIF DES RESULTATS

98
BIBLIOGRAPHIE

 L’échographie / Jean Perdijon / 1981


 Nondestructive inspection and quality control
ASM eighth edition volume 11 - 1976
 Physique dans les domaines scientifiques et
industriels / Alan Cromer / 1983
 Documentation INSA/CAST/ 1983
 Documentation SGS-QUALITEST
 Recommandation IS.US. 319.21
 Recueil de normes francaises 1990

99