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Gestion de l’entreprise et législation

Qu’est ce que l’entreprise?


Signification du terme
« ENTREPRISE »

• Sens large: C’est une idée

• Sens plus restreint : C’est une opération


ou une structure
Définition
L’entreprise est une entité

exemple:
Définition
Une entreprise est une structure économique et
sociale qui regroupe des moyens humains,
matériels,immatériels (service) et financiers, qui
sont combinés de manière organisée pour fournir
des biens ou des services à des clients dans un
environnement concurrentiel (le marché) ou non
concurrentiel (le monopole) avec un objectif de
rentabilité.

Une entreprise est généralement une structure


légale : forme juridique (Société).
Classification des entreprises
Selon le Secteur
Le secteur primaire:

Le secteur secondaire:

Le secteur tertiaire:
Classification des entreprises
Selon l’activité
- Entreprises agricoles
- Entreprises industrielles
- Entreprises Commerciales
- Entreprises prestataires de services
- Etablissements de crédit
- Entreprises d’assurance
Classification des entreprises
Classification juridique

Société des personnes


Société des capitaux
Classification des entreprises
Selon l’Effectif:

- artisanale moins de 10 salariés


-petite de 10 à 49 salariés
- moyenne de 50 à 499 salariés
- grande plus de 5000 salariés
Les principales formes de société

Les sociétés de personnes

Les sociétés de capitaux


Les sociétés de personnes
Fonctionnement d’une société en nom collectif

Gérances;
Les décisions;
La dissolution;
Les parts sociales ne sont cessibles qu’à
l’unanimité;
société en nom collectif (SNC)

Société entre deux ou plusieurs personnes


Nombre de partenaires et d'associés : Pas de
limitation sur le nombre de partenaires
Elle comporte au moins deux associés personne
Capital minimum et/ou maximum : Pas de montant
de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : Leur responsabilité
est solidaire et indéfinie des dettes de la société
Les apports: nature, numéraire et industrie
Pourquoi choisir la Société en Nom Collectif (SNC) ?

La Société en Nom Collectif (SNC) est basée sur


les relations personnelles entre les associés.
PME
Elle apporte aux tiers un engagement important
des associés (responsabilité solidaire et
indéfinie
une grande stabilité à la gérance
Elle se caractérise par une grande liberté
La Société en Nom Collectif (SNC) n’est pas
tenue de déposer ses comptes au greffe du
tribunal de commerce
La société en commandite simple
Les associés:
Commandités
Commanditaires
 SCS est toujours commerciale quel que soit
son objet.
 Elle comporte au moins deux associés : un
commandité et un commanditaire.
Il n’y a pas de capital social minimum.
Les apports;
L'associé commanditaire ne peut accomplir
aucun acte de gestion externe;
Les statuts doivent indiquer :

- la part dans les apports de chaque associé


commandité ou commanditaire ainsi que la
nature de leurs apports.
- la part globale des associés commandités et la
part de chaque associé commanditaire dans la
répartition des bénéfices.
- Gérance
- Les décisions modifiant les statuts :
- La société continue malgré le décès d’un
commanditaire. Mais, le décès d'un
commandité met fin à la société sauf clause
différente des statuts
Pourquoi choisir la société en commandite simple ?

Elle présente un intérêt notamment pour les


entreprises regroupant peu d’associés.
Certains d’entre eux acceptent d’assumer à titre
personnel la responsabilité de la gestion en
contrepartie d’une stabilité de leurs fonctions et
d’une plus grande part dans les bénéfices
sociaux. Les autres prennent un risque plus limité
: ils ont un droit de contrôle sur la gestion et
perçoivent des dividendes. Mais cette structure
est complexe et la dualité d'associés
contraignante.
La société en participation

Est une société non immatriculée:

la société en participation sert régulièrement de


cadre à des coopérations interentreprises
ponctuelles
Existence de la société:
Durée de vie de la société:
certains secteurs d’activité lui sont interdits : tel
est le cas pour certaines activités
réglementées (l’exploitation d’une pharmacie
par exemple) ou financières (banque,
assurance).
Éléments constitutifs
– la présence d’au moins deux associés ;
– la réalisation d’apports par chacun des
associés ;
– la participation de tous les associés aux pertes
et aux bénéfices
- l’existence d’une volonté des associés de
collaborer ensemble sur un pied d’égalité à
l’exploitation,
Fonctionnement de la société en participation

Les relations entre associés;


Les conditions de fonctionnement de la société
en participation entre associés dépendent
pour une large part des stipulations des
statuts
Les relations avec les tiers:
la dissolution de la société, les opérations de
partage obéissent en principe aux règles
suivantes :
– chaque associé reprend ses apports ;
– le partage des pertes et des bénéfices doit
s’effectuer conformément à ce qui a été
convenu entre les associés
Pourquoi choisir la société en participation?

Cette forme de société offre trois principaux


avantages :
– la simplicité, puisque sa constitution n’est,
en principe, soumise à aucune formalité ;
– la souplesse, car ses règles de
fonctionnement dépendent largement des
stipulations de ses statuts ;
La société à responsabilité limitée
(SARL)
Est une société commerciale:
Activités interdites: d'assurance, bureau de
tabac, entreprise de capitalisation et
d'épargne, exploitation d'un laboratoire de
biologie médicale,
Activités réglementées: pharmacie, expertise
comptable, architecte
Nombre d'associés:
Minimum : Un associé
Maximum: Une SARL ne peut comprendre plus
de 50 associés.
Capital : 1000000 MRO, VN 5000 MRO

Gérance:
Nomination
Révocation
Décès d'un associé
Pourquoi choisir la SARL ?

• La Société à Responsabilité Limitée a été


conçue pour les petites et moyennes
entreprises
• Les gérants majoritaires sont soumis vis-à-vis
de la sécurité sociale au régime des
travailleurs indépendants.
• La SARL relève de l'Impôt sur les Sociétés,
cependant il est possible d’y déroger.
Qu’est-ce qu’une société unipersonnelle à
responsabilité limitée (EURL)

soumise au même régime que celui des SARL.


Pourquoi choisir l’EURL ?

est une société et est dotée de la personnalité


morale. L’entrepreneur n’est responsable des
dettes générées par sa société qu’à
concurrence de ses apports
Sociétés de capitaux
Société Anonyme (SA)
• La société anonyme est une société constituée entre cinq
actionnaires au moins qui ne sont responsables des dettes
sociales qu’a concurrence de leurs apports.
• Le capital social doit être de 20.000.000 MRO au moins si la
société fait publiquement appel à l'épargne et de 5.000.000
MRO au moins dans le cas contraire.
• Une SA est soumise à l’impôt sur les sociétés et elle est créée
pour une durée prolongeable de 99 ans, à l’instar de tout
autre type de société. La constitution de la société est
officielle dès son inscription au Registre du commerce.
Le conseil d’administion
• La société anonyme est administrée par un
conseil d'administration composé de trois
membres au moins et de douze membres au
plus.
• Les administrateurs sont nommés par
l'assemblée générale ordinaire.
L'objet social est inscrit dans les statuts de
l'entreprise : il doit définir le plus précisément
possible les activités de l'entreprise. Il doit
donc être réalisable et cohérent.
Etapes de la création d'une SA non cotée (sans appel
public au capital)

• Apport du capital
• Autorisation auprès du ministère de
l’économie
• Déclaration auprès du ministère de l’économie
• Immatriculation au Registre du Commerce
• Publicité (déclaration) dans un Journal
d’Annonce Légal (JAL)
Synthèse
Avantages
• Les actionnaires ne sont tenus d’honorer les dettes
éventuelles de la société uniquement à hauteur de leur
apport en capital inscrit dans les statuts
• La structure encadrée de SA est une garantie de sérieux, de
crédibilité et sécurité auprès des investisseurs, des clients,
des fournisseurs
• Lors de la constitution, il est seulement nécessaire de
verser immédiatement 50% du capital
• Les actionnaires peuvent entrer dans le capital ou bien
quitter la SA facilement, sans frais
• Les dirigeants d’une SA bénéficient du statut avantageux de
salariés
Inconvénients
• Le capital minimum assez important de 20
million MRO
• Une structure définie lourde pour des petites
entreprises (SNC ou SARL mieux adaptées)
• Obligation de nommer un commissaire aux
comptes
Bilan comptable
Un bilan comptable représente, à un instant
« t » donné, une photographie du patrimoine
de l’entreprise, c’est-à-dire :
• D’une part, ce qu’elle possède (des « actifs »)
• D’autre part, ce qu’elle doit (des « passifs »)
QU’EST-CE QU’UN JOURNAL COMPTABLE
?

Un journal comptable est un document


enregistrant de façon chronologique et
continue, toutes les opérations
financières effectuées par une entreprise
au cours d’un exercice comptable.
Qu'est-ce que le grand livre?

Le grand livre est un document obligatoire qui


regroupe tous les opérations de la
comptabilité d'une entreprise.
Le grand livre présente l'intégralité des
mouvements comptables, dans l'ordre
chronologique où ils ont lieu. On peut dire
qu'il s'agit d'un recueil de comptes.
Le grand livre doit recenser tous les comptes de la
comptabilité de l'entreprise.
• Pour chaque compte du grand livre, on doit
mentionner les informations suivantes :
• Numéro de compte et intitulé du compte
• Solde initial au début de l'exercice comptable et solde
final
• Opérations au débit et au crédit durant l'exercice
• Date et libellé de l’opération avec la référence du
document prouvant l'opération (facture, reçu de
paiement, etc.)
STRUCTURE DU BILAN
Les grandes rubriques du bilan
Les relations d'équilibre dans le bilan

• EMPLOIS STABLES <=> RESSOURCES STABLES


• EMPLOIS D'EXPLOITATION <=> RESSOURCES D'EXPLOITATION
• ACTIF = PASSIF
• ou Actif = Capitaux propres + Dettes
• ou encore Capitaux propres = Actif – Dettes
Les aspects juridiques.

Le bilan représente la composition du


patrimoine de l’entreprise ainsi que sa valeur
nette ou situation nette ou encore actif net.

• L’actif regroupe les droits de l’entrepreneur


individuel ou de la personne morale (société)
Les aspects économiques
• « Un actif est un élément identifiable du
patrimoine ayant une valeur économique
positive pour l’entité, c’est-à-dire un élément
générant une ressource que l’entité contrôle
du fait d’évènements passés et dont elle
attend des avantages économiques futurs. »
• Une immobilisation corporelle est un actif
physique détenu soit pour être utilisé dans la
production ou la fourniture de biens ou de
services, soit pour être loué à des tiers, et dont
l’entité attend qu’il soit utilisé au-delà de
l’exercice en cours.
• Le passif externe (ou exigible) indique les
obligations de l’entreprise pour ses dettes
envers des tiers :dettes d’emprunts auprès des
établissements financiers et banques dettes
dues aux fournisseurs, organismes sociaux,
Etat, crédits bancaires, …
• Les capitaux propres, principale ressource à
l’origine de l’entreprise, figurent au passif du
bilan
• « Un passif est un élément du patrimoine
ayant une valeur économique négative pour
l’entité, c’est à dire une obligation de l’entité à
l’égard d’un tiers dont il est probable qu’elle
provoquera une sortie de ressources au
bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au
moins équivalente attendue de celui-ci.
L’ensemble de ces éléments est dénommé
passif externe.
Actif ou les emplois
1. Actif immobilisé.
• Immobilisations incorporelles :
• frais d’établissement : engagés lors de la création
ou du développement de l’entreprise.
• frais de recherche appliquée et de
développement (frais de conception, d’essais de
nouveaux produits, de nouveaux procédés, de
nouveaux logiciels, …).
• brevets, licences, procédés, logiciels, … acquis ou
produits par l’entité.
• Immobilisations corporelles :
• o terrains : propriété du sol, du sou-sol, du sur-sol.
• o agencements et aménagements des terrains.
• o constructions : bâtiments, leurs installations, leurs
agencements.
• o installations techniques, matériel et outillage
industriels.
• o autres immobilisations corporelles (matériel de
transport, matériel de bureau et d’informatique,
mobilier, …).
2. Actif circulant

• Stocks et en-cours : «Un stock est un actif


détenu pour être vendu dans le cours normal
de l’activité ou en cours de production pour
une telle vente ou destiné à être consommé
dans le processus de production ou de
prestation de services,sous forme de matières
premières ou de fournitures.».
On distingue plusieurs stocks:

 matières premières : objets et substances plus ou moins élaborés


destinés à entrer dans la composition de produits traités ou
fabriqués.
 matières consommables et fournitures : objets et substances
consommés au premier usage et qui concourent au traitement, à la
fabrication ou à l’exploitation sans entrer dans la composition des
produits traités ou fabriqués.
 produits en cours de production de biens ou de services.
 produits : produits finis, produits intermédiaires, produits
résiduels, sous produits.
 marchandises : que l’entreprise achète pour les revendre en l’état.
 emballages : emballages perdus ou livrés avec leur contenu sans
consigne ou reprise, emballages récupérables conservés
provisoirement par des tiers et que l’entreprise
• Avances et acomptes versés sur commandes
d’Autres Biens et Services : paiements effectués
par l’entreprise auprès des fournisseurs d’autres
biens et services.
• Créances clients et comptes rattachés : créances
liées à la vente de biens ou de services et effets de
commerce à recevoir.
• Autres débiteurs et autres créances diverses :
créances sur cessions de valeurs mobilières de
placement ou d’immobilisations, créance fiscale.
• Disponibilités : dépôts de fonds sur des comptes
en banques, banque postale, espèces en caisse.
2. Passif.
1. Capitaux propres
• Capital : apports effectués à la société par les actionnaires ou
associés, apport réalisé par l’entrepreneur individuel au début ou
en cours d’activité.
• Réserves : bénéfices affectés durablement à l’entreprise.
• Report à nouveau : reliquat de résultat d’exercice en + ou en -.
• Subventions d’investissement : aides de l’Etat ou des collectivités
territoriales dont bénéficie l’entreprise en vue d’acquérir des
équipements.
• Résultat de l’exercice (Bénéfice en + ou Perte en -).
• Provisions réglementées
• Provisions pour risques et charges
Dettes
• Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit :
prêts obtenus par l’entité et remboursables à terme,
crédits bancaires et Concours Bancaires Courants.
• Emprunts et dettes financières diverses.
• Dépôts et cautionnements reçus : fonds versés par des
tiers à l’entreprise.
• Avances et acomptes reçus sur commandes :
encaissements de fonds par l’entreprise en provenance de
clients.
• Dettes fournisseurs et comptes rattachés : dettes auprès
de tiers à l’occasion d’achats de biens de services et effets
de commerce à payer.
Bilan 31/12/2017
Actif Montant Passif Montant
Actif immobilisé Capitaux propres
terrain apports
construction
aménagements
matériel de
transport
matériel de bureau
Sous-total Sous total
Actif circulant Dettes
Stock de emprunt
marchandises fournisseur
disponibilités
Sous-total Sous-total
Exemple:
Supposons qu’une entreprise soit constituée à la
date du 1er janvier de l’année N par un apport en
capital (en numéraire) entièrement libéré de 10
millions, versé sur le compte bancaire ouvert en
faveur de la nouvelle entreprise. Pour elle, la
ressource est un capital de 10 millions et
l’utilisation un montant de 10 millions sur le
compte en banque. Après la création de la
société, son bilan se présente comme suit et nous
constatons déjà que le disponible est un emploi
(et non une ressource comme certains pourraient
le penser).
• Tableau 2.1 – Bilan au 1er janvier N

Actif Passif

Disponibilité 10 000 000 Capital 10 000 000

total 10 000 000 total 10 000 000


Le 2 janvier N, l’entreprise acquiert une machine
(une laveuse industrielle) pour un million d’euros
qu’elle paie immédiatement par son compte en
banque (disponible). Cette opération ne génère
pas de ressource nouvelle pour l’entreprise et le
passif n’est donc pas affecté. Par contre, une
partie des avoirs monétaires (compte en banque)
que détient l’entreprise est utilisée pour acquérir
la machine, qui est bien une immobilisation
corporelle.
Le bilan devient :
Bilan au 2 janvier N
ACTIF PASSIF
immo 1000 000 Capital 10 000 000
Disponibilité 9000 000
total 10 000 000 total 10 000 000
• Le 3 janvier N,
L’entreprise achète une deuxième machine (une
étiqueteuse) pour une valeur d’un million d’euros et
obtient de son fournisseur un délai de paiement d’un
mois, ce qui lui évite provisoirement d’utiliser une
partie de ses disponibilités. Cette opération se traduit
par une ressource supplémentaire, la dette vis-àvis de
son fournisseur pour un montant d’un million, affectée
à l’acquisition de l’étiqueteuse d’une valeur d’un
million. Après cette nouvelle opération, le bilan prend
la forme suivante :
Bilan au 3 janvier N

ACTIF PASSIF
Immo corporelles 20 000 000 Capital 10 000 000
Disponibilité 9000 000 Dettes F 1000 000

11 000 000 11 000 000


Exemple:
Le bilan de Sté X comporte au 31/12/N les éléments suivants
Banque 20 000
Caisse 1 000
Construction 6 000
Emprunt 130 000
Fournisseur 2 000
Terrain 30 000
Stock de marchandises 50 000
Matériel de transport 20 000
Matériel de bureau 5 000
Aménagements 60 000
1°) Indiquer la place de chaque apport au bilan
(actif ou passif).
2°) Compléter le bilan de l’entreprise lors de la
création . Calculer la valeur nette de
l’entreprise à sa création. Quel est le montant
du capital ?
Monsieur LAVAL créé une entreprise le 2 janvier N et
pour cela, il apporte les éléments suivants :
- du matériel de transport (véhicule de livraison) 80 000 €
- du matériel de bureau (ordinateur et imprimante) 30 000 €
- un stock de marchandises 50 000 €
- des fonds déposés à la banque 20 000 €
- des espèces déposées en caisse 3 000 €
- un emprunt bancaire 83 000 €
1°) Indiquer la place de chaque apport au bilan
(actif ou passif).
2°) Compléter le bilan de l’entreprise lors de la
création le 2 janvier N. Calculer la valeur nette
de l’entreprise à sa création. Quel est le
montant du capital ?
• Le 31 décembre N, les comptes de l’entreprise MONTEIL se présentent
ainsi :
• - Matériel industriel 118 200 €
• - Banque (solde débiteur) 92 800 €
• - Dettes fiscales et sociales 14 720 €
• - Caisse 10 550 €
• - Créances clients 115 762 €
• - Dettes fournisseurs 54 000 €
• - Capital 160 000 €
• - Stock de matières premières 14 850 €
• - Mobilier de bureau et d’informatique 9 372 €
• - Stock de produits finis 118 000 €
• - Emprunt bancaire 127 000 €

• TRAVAIL A FAIRE :
• 1°) Préciser la place de chaque compte dans le bilan (actif ou passif).
• 2°) Compléter le bilan de l’entreprise à la fin de l'exercice N. Quel est le
montant du résultat de l’exercice de cette entreprise ?
Le compte de résultat est un état de synthèse
comme le bilan qui décrit en terme de
produits et de charges les composantes du
résultat final .Le C.P.C constitue en quelque
sorte le film de l’activité de l’entreprise
pendant une période donnée
• les comptes de produits sont en 3 types
• - Produits d’exploitation : ventes de marchandises
; ventes de biens et services ;subventions
d’exploitation reçues ; autres produits
d’exploitation
• - Produits financiers : produit des titres ; gain de
change ; escomptes obtenus ; intérêts reçus ;
autres produits financiers
• - Produits non courants : produits de cession des
immobilisation ; Dons reçus ; autres produits non
courants
• Les charges sont de 3 catégories :
• - Charges d’exploitation : Achats revendus de
marchandises ; achats consommés de matières et
fournitures ; location et charges locatives ; prime
d’assurance ; entretien et réparation ; impôts et
taxes ; charges de personnel ; achat non stockés (
eau, gaz, électricité ) ; transport et déplacement,
frais postaux ; autres charges d’exploitation
• - Charges financières : intérêts des emprunts ;
pertes de change ; escomptes accordés ; autres
charges financières
• - Charges non courantes : Subventions accordées
par l’entreprise ; dons accordés : pénalités et
infractions ; autres charges non courantes
• Le compte de produits et charges constate les charges
et les produits de l’exercice classés en fonction de leur
destination dans l’entreprise
• Les produits génèrent des ressources de financement
pour l’entreprise
• Les charges entraînent des emplois. Les produits sont
donc au crédit des comptes correspondants alors que
les charges sont au débit des comptes intéressés.
• Nous pouvons parler pour les produits de ressources
internes ou d’enrichissement et pour les charges
d’emploi définitif ou d’appauvrissement
Par contre les produits constatent :
• Toutes les opérations qui entraînent un encaissement
présent ou futur, relatif à des ventes de biens et de
services acquis ou produits par l’entreprise dans le
cadre de la réalisation de son activité
• Toutes les opérations hors objet social ( financières ou
non courantes) qui procurent un enrichissement de
l’entreprise
Ils fonctionnent de la manière suivante :
· Les charges à débiter
· Les produits à créditer
Exemple
• entreprise dotée de deux machines, mais il
faut les installer et les faire fonctionner. Leur
installation va entraîner, en janvier de l’année
N, des coûts de personnel pour 50.000 tandis
que des charges d’électricité (20.000) sont
réclamées par l’alimentation des machines.
Par contre, le CA de l’entreprise est de
2.070.000. Le compte de résultat se présente
comme suit au 31 janvier N :
Compte de résultats de janvier N

Charges Produits

Frais de personnel 50 000 CA 2 070 000


Électricité 20 000
Bénéfice 2 000 000

2070000 2070000
La balance est une aide principale pour contrôler la
comptabilité et par conséquent le bilan et
le compte de résultat.

Un solde est dit «débiteur» si le total des débits est


supérieur au total des crédits, et «créditeur» dans
le cas inverse.
Un équilibre indispensable

• La balance doit être équilibrée, c'est-à-dire que le total


des débits doit être égal au total des crédits (ou le total
des soldes débiteurs doit égaler le total des soldes
créditeurs). Cet équilibre sert à vérifier que les
opérations ont été correctement enregistrées (en
respectant le principe de la partie double).
• Cependant, une balance équilibrée ne forme qu'une
indication : les erreurs peuvent se compenser et la
balance ne permet pas de détecter les erreurs
d'imputation de compte (utilisation d'un compte
inapproprié).
Balance comptable
balance comptable est un état d'une période,
établi à partir de la liste de l'ensemble des
comptes du grand-livre de l'entreprise (qu'ils
soient de bilan ou de gestion) et comprenant
l'ensemble des totaux (ou masses) en débit et
crédit de ces comptes et par différence
l'ensemble des soldes débiteurs et créditeurs.
Les étapes de création d’entreprise
1- Trouver une idée de création d'entreprise
Un projet de création d’entreprise nécessite d’avoir une idée, une envie
particulière de créer quelque chose. Il existe plusieurs moyens pour
trouver une idée :
• via votre boulot : c’est surement le secteur que vous connaissez le mieux
et qui s’avère être rassurant pour vous. Attention cependant à connaître
l’évolution de votre métier, ainsi que du secteur dans lequel vous êtes.
• en s'intéressant aux nouvelles tendances : c’est souvent en cherchant les
nouvelles tendances, que l’on peut dénicher la bonne idée, l’activité qui
n’a pas encore été exploitée.
C’est souvent dans le lancement des nouveaux produits, des nouveaux
modes de consommation, des tendances écologiques, alimentaires,
qu’une nouvelle tendance peut émerger.
Cependant il n'est pas forcément nécessaire de trouver une idée nouvelle
pour créer une entreprise. La reprise d'une idée est parfois aussi un bon
moyen pour créer son entreprise.
Qu'est-ce qui vous motive ?
• Après avoir recenser les secteurs que vous connaissiez ainsi que les
nouvelles tendances, il faut essayer de conjuguer cela tout en
répondant à plusieurs problématiques. Ces questions auxquelles il
va falloir répondre sont plus subjectives et personnelles. Il s’agit de
savoir :
• Qu’aimez-vous faire ? Lors de la création d’une entreprise, il y a
tellement d’énergie et de temps à consacrer, qu’il est préférable
que ce soit dans un domaine que vous affectez particulièrement.
• Quelles sont vos compétences ? Que savez-vous faire ? Il est en
effet important de savoir où est-ce que vous pourriez mettre à
profit vos compétences lors de la création d’une entreprise.
De plus la création d’une entreprise ne se mesure pas seulement
à ces éléments. Il faut aussi prendre en compte les
contraintes personnelles de chaque entrepreneur, ses
motivations, la cohérence avec sa vie personnelle.
• Il s’agit aussi de répondre à une question, qui parait simple
dans un premier temps mais qui est réellement plus
compliquée : “Pourquoi est-ce que je veux créer une
entreprise ?” Cette question permet de mesurer réellement
votre motivation et votre implication dans votre projet.
Cela permet notamment d’écarter les projets pas mûrs et
d’éviter de se lancer dans une folle aventure sans en avoir
mesurer les conséquences au préalable.
• Il est aussi nécessaire de connaître toutes les contraintes de
la création d’une entreprise, comme le fait de ne pas se
verser de revenu, parfois pendant un certain moment, de
devoir aussi parfois mélanger vie privée et vie professionnelle,
• Il s’agit aussi de répondre à une question, qui
parait simple dans un premier temps mais qui
est réellement plus compliquée : “Pourquoi
est-ce que je veux créer une entreprise ?”
Cette question permet de mesurer réellement
votre motivation et votre implication dans
votre projet
2- Tester l’ idée de création
Une fois l’idée trouvée, il reste encore à la challenger. imaginez les
questions qu’il pourrait vous poser pour savoir si votre idée
d’entreprise est rentable et exploitable à long terme :
• En quoi votre idée est-elle nouvelle et différente de ce qui existe
déjà ?
• Votre idée répond-elle à un vrai besoin ou problème ?
• Vos futurs clients ont-ils conscience de ce besoin ou de ce problème
?
• Sont-ils prêts à payer pour le résoudre ?
• Et enfin peut-être la question la plus importante de toutes :
comment pourriez-vous tester votre idée avant même de créer
votre entreprise ?
3- L’importance de la réalisation l’étude de marché
• Faire une étude de marché est plus que nécessaire avant de se lancer
dans la création d’une entreprise. L’étude de marché permet de répondre
à certaines questions telles que :
• Quelle Où se positionne votre future activité en fonction des tendances
actuelles du marché ?
• s sont les contraintes attachées au marché ?
• Y a-t-il des concurrents ? Si oui, quels sont-ils ? Quel est leur
positionnement actuel, ou encore leur perspective d’avenir ?
• Quel est le profil de vos futurs clients / consommateurs ?
• Quel est l’environnement de votre secteur ? Il s’agit de connaître la
législation attachée à votre future activité.
• Au delà de ces questions, dont la liste est exhaustive, il faut aussi
pouvoir en tirer des conclusions et être capable de fixer des chiffres et
des stratégies, qui seront par la suite intégrer dans votre business plan.
4- L'IMPORTANCE DU BUSINESS PLAN
Avant la rédaction de votre business plan, il est nécessaire de se poser
les bonnes questions. Le business plan est un document
important, lors de sa rédaction, il vous forcera à vous poser les
bonnes questions :
• Qui sont vos clients et comment allez-vous leur faire connaître
votre produit/vos services ?
• Quels volumes de clients devez-vous avoir atteint à la fin de votre
première année ? A la fin de la deuxième année ? De la cinquième ?
• Quelles sont les ressource dont vous aurez besoin pour démarrer la
création de votre entreprise ?
• Quels sont les éventuels obstacles que vous pourriez rencontrer ?
Comment les surmonter ? Quel est votre plan ?
• Le business plan doit ainsi être parfaitement adapté à votre
entreprise, à sa structure, à son contenu et à vos attentes pour le
développement de votre entreprise.
• Le créateur doit ainsi envisager dans un premier temps les coûts
de sa future activité et ainsi faire un plan prévisionnel des
financements de son activité. Puis après avoir chiffré tout cela, il
faudra s’attacher à la recherche de financements.
• Comment prévoir le financement de son activité ?
• Grâce à l’étude de marché, vous avez pu examiner la faisabilité
et la viabilité de votre activité.
Vous devez ainsi monter un plan prévisionnel financier. Cela va
consister dans un premier temps à prévoir l’ensemble des
dépenses et des gains de votre activité.
• A côté de l’étude de marché que vous aurez réalisé, le plan
prévisionnel financier va mettre en avant la viabilité financière
de votre projet ainsi que sa rentabilité économique.
• Cette étude financière va mettre en avant les besoins de
financement de votre activité. Il s’agit ici de faire ressortir les
financement dont vous aurez besoin.
Le business plan doit ainsi être parfaitement
adapté à votre entreprise, à sa structure, à son
contenu et à vos attentes pour le développement
de votre entreprise
• N’oubliez pas que votre business plan est la
vitrine de votre entreprise pour les
investisseurs. Pour être crédible auprès des
investisseurs le contenu de votre business plan
doit être parfaitement soigné, argumenté et
illustré.
• Il reflète la crédibilité, la pérennité et la
rentabilité de votre projet. Il est ainsi conseillé
de s’entourer de professionnels du métier pour
rédiger le business plan parfait.
5. LE CHOIX DE LA FORME SOCIALE DE SON
ENTREPRISE
• Il est souvent compliqué de choisir parmi
toutes les formes juridiques existantes.
Le choix d’une structure juridique va engendrer
un certain nombre de conséquences en terme
de régime social, fiscalité, rémunération ou
encore responsabilité
• 6. LA RÉDACTION DES STATUTS :
ÉTAPE CRUCIALE POUR LA CRÉATION DE VOTRE
ENTREPRISE
• L’étape de la rédaction des statuts est une étape
cruciale lors de la création de votre entreprise.
Les statuts sont le squelette de votre entreprise,
car l’ensemble des règles la concernant y sont
posées : la détermination des pouvoirs, son objet
social, les apports, le montant du capital social, le
siège social, sa dénomination sociale ...
7- COMMENCER LES DÉMARCHES POUR CRÉER
VOTRE ENTREPRISE