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Déversoirs

Professeur :
Mr. Mohammed LAHLOU
Déversoirs

• Les déversoirs de crue sont des ouvrages annexes aux barrages, qui
permettent la restitution des débits de crues excédentaires (non
stockés dans le réservoir) à l’aval du barrage.
• D’une importance primordiale pour la sécurité du barrage, les
déversoirs doivent être en mesure d’empêcher le débordement de
l’eau par-dessus la digue et l’apparition de phénomènes d’érosion à
l’aval de la digue dans la zone de rejet dans l’oued.
• Les déversoirs peuvent être groupés en deux principaux types : les
déversoirs de surface et les déversoirs en charge

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Déversoirs

• Déversoir de surface

• Il s’agit du type le plus communément utilisé et aussi le plus fiable.
L’évacuateur de surface débute par un seuil. Ce seuil dans un chenal
à faible pente qui amène l’eau à l’aval de la digue. L’eau emprunte
ensuite le coursier dont la pente permet de rattraper la différence de
cote entre le niveau de la retenue et celui de l’oued à l’aval.
• Le coursier aboutit soit directement dans l’oued (différence de cote
faible), soit dans un bassin d’amortissement (cas de forte pente).
• L’évacuateur de surface est placé selon les cas (Figure) :
• - déversoir latéral : latéralement à l’axe du barrage sur une rive
- déversoir frontal : parallèlement à l’axe du barrage

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Déversoirs

• Déversoir de surface

• Il s’agit du type le plus communément utilisé et aussi le plus fiable.
L’évacuateur de surface débute par un seuil. Ce seuil dans un chenal
à faible pente qui amène l’eau à l’aval de la digue. L’eau emprunte
ensuite le coursier dont la pente permet de rattraper la différence de
cote entre le niveau de la retenue et celui de l’oued à l’aval.
• Le coursier aboutit soit directement dans l’oued (différence de cote
faible), soit dans un bassin d’amortissement (cas de forte pente).
• L’évacuateur de surface est placé selon les cas (Figure) :
• - déversoir latéral : latéralement à l’axe du barrage sur une rive
- déversoir frontal : parallèlement à l’axe du barrage

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• Déversoir de surface

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Déversoirs

• Déversoir de surface

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Déversoirs

• Déversoir de surface

• Le déversoir du type latéral est adopté dans le cas ou la pente du


versant est faible. Ce type d’ouvrage repose directement sur le sol et
n’est donc soumis à des tassements sous l’effet du massif du barrage.
Si la pente du versant est forte, un déversoir latéral conduit à des
déblais important et un déversoir frontal est alors préférable. Ce type
de déversoir est également utilisé dans le cas de débit évacué très
important conduisant à une longueur du seuil très important.
Lorsque la hauteur du barrage est de 10 à 15 m, le déversoir frontal
est construit avec un massif en béton, tandis que pour des hauteurs
inférieures, l’ouvrage peut être réalisé directement sur le
couronnement du remblai, en modifiant le profil en travers de celui-
ci et en protégeant le canal contre l’érosion.

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Déversoirs

• Déversoir de surface

• Le déversoir du type latéral est adopté dans le cas ou la pente du


versant est faible. Ce type d’ouvrage repose directement sur le sol et
n’est donc soumis à des tassements sous l’effet du massif du barrage.
Si la pente du versant est forte, un déversoir latéral conduit à des
déblais important et un déversoir frontal est alors préférable. Ce type
de déversoir est également utilisé dans le cas de débit évacué très
important conduisant à une longueur du seuil très important.
Lorsque la hauteur du barrage est de 10 à 15 m, le déversoir frontal
est construit avec un massif en béton, tandis que pour des hauteurs
inférieures, l’ouvrage peut être réalisé directement sur le
couronnement du remblai, en modifiant le profil en travers de celui-
ci et en protégeant le canal contre l’érosion.

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Déversoirs

• Déversoir en charge
Ils peuvent être du type puits ou type siphon

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• Déversoir en charge

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• Déversoir en charge
• L’évacuateur en puit est un ouvrage en béton de forme circulaire. Il
évacue l’au par chute verticale dans la conduite enterrée débouchant
à l’aval de la digue dans un bassin de dissipation. Le puit peut servir
également de tour de prise d’eau. La conduite d’évacuation joue le
rôle de conduite de vidange.
• L’évacuateur en siphon est constitué d’une simple conduite qui
fonctionne par aspiration. Cette conduite peut être incorporée dans
la digue ou, de préférence, posée dans une tranchée latérale creusée
dans la berge. Des grilles installées à l’entrée de l’évacuateur
permettent d’éviter l’obstruction par les corps flottants

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• Choix du type de déversoir


• Le choix entre un déversoir de surface et un déversoir en charge
dépend :
• - de l’importance des débits à évacuer
• - de la dénivellation entre la cote des plus hautes eaux et celle du
lit de l’oued dans la zone de rejet des eaux à l’aval,
• - de la nature des terrains traversés par l’ouvrage, en particulier par
le canal ou coursier
• (rendant nécessaire ou pas le revêtement).
• Dans tout les cas, il est recommandé de concevoir l’évacuateur
de crues le plus
• simplement possible afin de circonscrire les coûts dans les limites
raisonnables.

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Déversoirs

• Choix du type de déversoir


• Il faut noter que les déversoirs en charge ont, par rapport aux
déversoirs de surface :
• - une marge de sécurité beaucoup moins grande, due aux
variations du débit en fonction de la charge nettement moins élevée
(H1/2 et H3/2).
• - Un coût de réalisation plus élevé

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• Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie


• Ce sont des ouvrages associés au déversoir qui ont pour rôle de
dissiper l’énergie cinétique de l’eau à la sortie aval du chenal, du
coursier ou de la conduite (suivant le type de déversoirs). La création
d’un ressaut hydraulique, transforme un courant torrentiel (rapide)
en un courant fluvial (lent) pouvant être restitué sans risque dans le
lit de l’oued.( La figure) illustre les différents types d’ouvrages de
dissipation d’énergie. Les dissipateurs à auge nécessitent la présence
d’un lit en matériau rocheux très compact et stable pour éviter les
affouillements. Ces diffèrent suivant la nature de l’écoulement :

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Déversoirs
• Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie
• - Dans le cas d’ouvrage de dissipation avec bec de refoulement,
l’écoulement est totalement submergé par le courant aval (Figure
a). le bec terminal est surélevé par rapport au fond du lit, afin de
protéger la structure en béton des chocs provoqués par les
matériaux accumulés par le remous. Le fonctionnement de cet
ouvrages nécessite, dans le lit aval, une hauteur d’eau d’environ 110
% de celle requise pour la formation du ressaut.
• - L’ouvrage de dissipation en saut de ski donne un écoulement
émergeant du courant aval (Figure b).
• Si des affouillements sont à craindre, il y a lieu d’augmenter la
dissipation de l’énergie avant que l’écoulement rejoint le lit aval au
moyen de blocs de béton permettant d’amortir le jet d’eau à la
sortie du bassin (Figure c et d).

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• Bassins d’amortissement ou de dissipation d’énergie

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Déversoirs
• Critères de dimensionnement
• Pour l’étude des déversoirs d’un barrage en général et d’une retenue
collinaire en particulier, il faut en premier lieu :
• - établir la crue maximale à prendre en compte
- évaluer, au plan économique, l’opportunité d’évacuer en aval du
barrage la totalité du débit de crue au moyen d’ouvrages de
déversement appropriés.
- En effet, l’hydrogramme relatif à la crue prévisible est très souvent
caractérisé, pour les bassins versants de petites dimensions, par des
valeurs du débit de pointe assez élevées (quelques dizaines de m3/s)
mais de durée réduite (généralement une ou deux heures au plus).
Le déversoir permettant d’évacuer le débit de pointe maximal est
alors de dimension très importante et donc un coût excessif.

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Déversoirs
• Critères de dimensionnement
• Il faut donc vérifier si la morphologie du réservoir permet le
stockage du débit de crues prévu. Cette solution n’est
avantageuse que dans le seul cas où une faible surélévation du
niveau de l’eau entraîne une augmentation importante du volume
stocké
• Il aussi possible, en augmentant la revanche de manière appropriée,
d’écrêter le
• débit de pointe et dimensionner le déversoir pour un débit de crues
bien inférieur, sans qu’il ait à craindre une submersion de la digue.
• Au cas où la morphologie de la retenue ne serait pas favorable et le
débit de crue pas bien défini, la construction d’un réservoir aux
dimensions adéquates pourrait constituer une contrainte si sérieuse
que la réalisation d’un barrage dans la section considérée ne puisse
être envisagée.

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• Critères de dimensionnement
• L’étude des variations du volume d’eau stocker dans le réservoir
pour laminer des crues de différentes durées et de même fréquence
montre que le volume passe par un maximum pour une crue de
durée supérieure au temps de concentration du bassin versant. A ce
volume maximal correspond la cote des plus hautes eaux dont
dépend la hauteur de la digue.
• Le dimensionnement hydraulique et structurel des déversoirs exige
une analyse approfondie des caractéristiques et du fonctionnement
des différents ouvrages. Dans les paragraphes suivants nous
présentons les principaux critères de base pour l’étude et le calcul
hydraulique des déversoirs les plus couramment employés.

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Déversoirs
• Laminage des crues et recherche des dimensions optimales de
l’évacuateur de crues

- L’atténuation du débit de pointe de l’hydrogramme de crue par
moyens naturels ou artificiels s’appelle laminage de crue.
L’atténuation naturelle est due essentiellement aux pertes
d’énergies par frottements sur le fond et les berges. Si l’onde de crue
trouve sur son passage un réservoir muni d’un système de vidange
quelconque, un certain volume de crue servira à remplir le réservoir
jusqu’à la cote de déversement. Ensuite le débit sortant suivra la
courbe caractéristique des vannes du fond et l’hydrogramme de
sortie présentera une pointe plus faible et décalée dans le temps par
rapport à l’hydrogramme d’entrée (Figure).

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Déversoirs
• Laminage des crues et recherche des dimensions optimales de
l’évacuateur de crues

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• Laminage des crues et recherche des dimensions optimales de
l’évacuateur de crues
• L’établissement de la courbe hauteur-capacité de la retenue et
l’hydrogramme de crue maximale déterminé lors des études
hydrologiques, permettent de procéder à l’étude du laminage des
crues en suivant les étapes suivantes :
• - fixer une charge maximale admissible au-dessus du seuil du
déversoir permettant une tranché de laminage de crues suffisantes.
Généralement, celle-ci a une valeur comprise entre 0.6 à 1.50 m
environ.
• - calculer ensuite le déversoir qui permet d’évacuer sous la charge
fixée le débit maximal de crue

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• Laminage des crues et recherche des dimensions optimales de
l’évacuateur de crues
- L’évacuateur ainsi déterminé, l’étude des variations du volume d’eau
stocké (ou du niveau du plan d’eau) dans la retenue, consécutives à
des crues engendrées par des pluies de durée t0, t0 + Dt, t+2Dt,
etc..., permet de déterminer la cote maximale atteinte par les eaux
et le débit maximal de l’évacuateur sous la charge correspondante.
Cette étude peut se faire à l’aide de la construction graphique de
Blackmore basée sur l’intégration de l’équation de continuité et la
courbe donnant la variation du débit de sortie du déversoir en
fonction de la hauteur d’eau Qs = f(h) représentée par les courbes
V=f(h) et Qs=f(h). Cette intégration peut se faire numériquement
(méthode des indicateurs de stockage par exemple).

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Déversoirs
• Calculs hydrauliques
• b) Chenal d’écoulement
• Le chenal d’écoulement se situe à l’aval immédiat du déversoir, il doit
posséder une pente suffisamment faible (J0 < Jc) pour assurer un
écoulement fluvial. La forme rectangulaire est généralement la plus
adaptée pour le chenal. L’écoulement dans ce chenal n’est généralement
pas uniforme, car le chenal est trop court. Il s’établit un ressaut, juste à
l’aval du déversoir, qui conduit à un écoulement fluvial. Le passage en
écoulement torrentiel au niveau du coursier est assuré par le
rétrécissement formé généralement au niveau du changement de pente.
Pour vérifier que l’écoulement est bien fluvial à l’aval du déversoir, la
condition suivante doit être satisfaite :
• h0 > hc
• avec, h0 : profondeur normale en écoulement uniforme;
• hc: profondeur critique

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Déversoirs
• Calculs hydrauliques
• b) Chenal d’écoulement
• La vérification de cette condition s’opère non seulement pour le
débit maximal, mais aussi pour les débits intermédiaires. Cette
condition vérifiée, la hauteur de la lame d’eau au point aval qui fixe
l’écoulement peut être déterminée. A partir de ce point, le calcul de
la courbe de remous (type M2) sera poursuivi de l’aval vers
l’amont en appliquant une des méthodes couramment employées
pour ce genre de problème (méthode à pas constant ou à pas
variables selon que le chenal est prismatique ou non, par exemple).
La hauteur amont de cette courbe conditionne la position et le type
(noyé ou non noyé) du ressaut hydraulique éventuel se formant à
l’aval du déversoir.

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Déversoirs
• Calculs hydrauliques
• c) Coursier
• Le coursier fait suite au chenal d’écoulement et permet de conduire
l’eau au talweg. Pour assurer de bonnes conditions à l’écoulement, il
est conseillé de le construire en béton avec une section
rectangulaire dans les barrages collinaires. Les courants qui
aboutissent au pied d’un coursier (ainsi que ceux qui s’écoulent dans
une conduite d’évacuation) ont une vitesse élevée. Mais ils doivent
rejoindre le cours d’eau à une vitesse très inférieure, l’énergie en
excès doit être dissipée.
• C’est sur ce critère que se basent les bassins d’amortissement à
ressaut hydraulique, tandis que les bassins à auge se bornent à
déplacer le courant plus en aval et à une distance assurant la
sécurité de la digue contre des phénomènes d’érosion.

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• Calculs hydrauliques
• d) Bassin d’amortissement
• Dans les bassins à ressaut hydraulique, l’énergie dissipée peut être
exprimée en fonction du nombre de Froude au niveau de la section
initiale du ressaut (Fr1). Le meilleur intervalle du nombre de Froude
qui assure une dissipation d’énergie élevée et la régularité des
courants aval est celui compris entre 4.5 et 9 (ressaut stable). Pour
des faibles valeurs de Fr1, le ressaut est dit fort. Il est appelé faible
ou oscillant pour des grandes valeurs de Fr1 (Figure). Ces valeurs
entraînent la formation des ondulations dans le courant aval ou à
des tourbillons instables voire à une dissipation d’énergie quasiment
nulle.

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Déversoirs
• Calculs hydrauliques
• d) Bassin d’amortissement

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Déversoirs
• Calculs hydrauliques
• d) Bassin d’amortissement
• Une fois que l’efficacité du ressaut est établie, il est opportun que le
ressaut commence au pied du coursier ou du canal d’évacuation de
façon à limiter la longueur du bassin. Pour atteindre ce résultat, il est
nécessaire que le fond du bassin et le fond du lit du cours d’eau en
aval de celui-ci se trouvent à des hauteurs différentes. Ceci peut être
obtenu en approfondissant le bassin (à ressaut hydraulique) ou en
surélevant la crête du seuil terminal (avec contre-digue).

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Déversoirs
• Conclusions
• Pour conclure cette partie sur les évacuateurs de crues, notons qu’il n’y a
pas de solution type. Pour un même projet, différentes solutions
doivent être étudiées et comparées entre elles sur les plans techniques,
sécurité de l’ouvrage, économique et facilité de mise en œuvre.
• Il faut également rappeler les principaux facteurs qui peuvent influencer sur
le coût de l’évacuateur de crues :
• - la résistance des sols à l’érosion qui conditionne la nécessité ou non du
revêtement
• - les caractéristiques des déblais du chenal qui permettent leur
utilisation pour la construction de la digue. Cet élément conditionne en
grande partie le coût de l’évacuateur parce qu’il permet la meilleure
utilisation des produits des excavations
• - la simplicité de la conception
• - et enfin la topographie du site.

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