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DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE Dr.Boudahdir.

DES INTOXICATIONS Maitre assistant en Anesthesie


Reanimation

MÉDICAMENTEUSES UMC, CHU de Blida


INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Affirmer le diagnostic
Évaluer la gravité
Prise en charge
Conclusion
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Motif de consultation et d’hospitalisation très fréquent
Nécessite:
 Un diagnostic précoce,
Evaluation précise de la gravite
 Prise en charge surtout symptomatique
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Affirmer le diagnostic:
Le diagnostic d'une intoxication est fondé sur
 Anamnèse
 Symptômes
Les examens complémentaires
 Enquête toxicologique

Orienté par le toxique et la dose ingérée


INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Interrogatoire
Etape essentielle.
minutieux de la personne intoxiquée, de l 'entourage ou des témoins.
Questions :

Quoi, Combien, Quand et Comment


Tentative de suicide: très fréquente
Accidentelle: surtout chez l’enfant
Erreurs thérapeutiques ou surdosages médicamenteux
Criminelle
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Symptomatologie très variée.
les symptômes:
liés directement aux effets du toxique
 Complications non spécifiques (coma post-anoxique, syndrome d'inhalation trachéo
bronchique).
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Les toxidromes ou syndromes toxiques : ensemble de symptômes qui résultent de
l’action toxicodynamique des toxiques.
Signes cliniques, biologiques et/ou électrocardiographiques qui orientent le clinicien
vers une classe particulière de toxiques.
Tableau clinique caractéristique mais non spécifique d’une intoxication.
Absent en cas d’intoxication polymédicamenteuse.
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Syndrome opioïde:
effet agoniste sur les récepteurs cérébraux μ et κ.
Bradypnée, perte de contrôle volontaire de la respiration, apnée
Sédation – coma
Myosis séré bilatéral
Nausées, vomissements, iléus, prurit
Bradycardie et hypotension parfois
Antidote: naloxone.
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Syndrome myorelaxation: Benzodiazepines, barbituriques
Action centrale sélective sur les récepteurs GABA neuro-inhibiteurs. Max d’effet: 2 à
4 heures.
Confusion, trouble de vigilance, coma calme
Hypotonie, hypo réflexie
Dépression respiratoire

Exemples: Bromazepam ( Lexomil ) , Phenobarbital


Antidote : Flumazénil
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Syndrome anticholinergique:
Blocage des récepteurs muscariniques cholinergiques ,ex: antidépresseurs.
Max: 1 à 4 heures après l’ingestion.
Encéphalopathie anticholinergique:
Neuropsychique: confusion, hallucination, délire, mydriase bilatérale
symétrique, agitation.
Neuro-végétatifs: sècheresse des muqueuses, rétention d’urine, constipation
Cardio-vasculaires: troubles de rythme ( antidépresseurs tricyclique:
amitriptyline )
INTOXICATIONS
5 DONNÉES FONDAMENTALES
Toute intox potentielle = intox réelle
Quantité max possiblement absorbée à considérer comme
réellement prise
Rapidité d ’intervention
Elimination du toxique si possible
Surveillance hospitalière 24h si intoxication potentiellement grave
ou produit inconnu
INTOXICATIONS MÉDICAMENTEUSES
Prise en charge :
Symptomatique.
Evacuateur.
Epurateur
spécifique
INTOXICATION GRAVE
CONDUITE THÉRAPEUTIQUE

Traitement symptomatique: maintien des fonctions vitales


• Liberté des voies aériennes.
• Oxygénothérapie, ventilation artificielle si nécessaire.
• Expansion volumique.
• Traitement anticonvulsivant.
• Surveillance clinique, monitorage
CENTRE ANTI-POISON
Appel:
Points d’impact du toxique: orientation clinique et biologique.
Délai de l’apparition des symptômes.
Gravité potentielle : Hospitalisation.
Recommandation: prélèvement ( enquete toxicologique) : sang, urine, liquide
gastrique.
Orientation thérapeutique.
TRAITEMENT ÉVACUATEUR
Modifié la gravité potentielle, pas la gravité présente., agit sur la composante
toxico-
Sirop d’ipéca, Apomorphine: abandonnés.
Lavage gastrique: efficacité non démontré.
Moins d’une heure, substances non charbo-absobables: Alcools, lithium, sel de fer,
métaux: Plomb, mercure.
Respecter les contre-indications: Risque d’inhalation bronchique
TRAITEMENT ÉVACUATEUR
Charbon activé: inhibe l’absorption intestinale, élimination du complexe toxique-
charbon par les selles.
Plus efficace par rapport le lavage gastrique.
Posologie : 1 g/kg maximum: 50g, dilué dans 5 fois son volume d’eau,
lentement pour limiter l'apparition de vomissements.
Dose unique dans la majorité des cas.
Administration répétée recommandée dans les intoxications par
carbamazépine, dapsone, phénobarbital, quinine et théophylline :
1 g/kg en initial puis 0,5 g à 1 g/kg toutes les 4 à 6 h pdt 24 à 48 h.
TRAITEMENT ÉPURATEUR
Accentuation de l’élimination
Méthodes de diurèse " forcée " : augmenter l'élimination urinaire des toxiques,

Diurèse osmotique: augmentant le volume des urines par augmentation du


débit de filtration glomérulaire.

Diurèse alcaline: soit en manipulant le pH urinaire (alcalinisation) et


augmenter l’élimination de la fraction ionisée non réabsorbable de certains
toxiques.
Hémodialyse: rarement
ANTIDOTE
les antidotes sont des substances capables de contrecarrer l’effet des substances toxiques
(OMS)

l’antidote est un médicament dont l’action spécifique a pu être établie chez l’animal et
chez l’homme, capable, soit de modifier la cinétique du toxique, soit d’en diminuer les
effets au niveau de récepteurs ou de cibles spécifiques, et dont l’utilisation améliore le
pronostic vital ou fonctionnel de l’intoxication
ANTIDOTE
CONCLUSION
Fréquence: enfant, suicide.
Gravité.
Qualité de prise en charge.
Décontamination digestive: Charbon activé.
Antidote.