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Etude de la stabilité

• Cette étude intéresse la stabilité des talus amont et aval sur la fondation.

• Toutes les méthodes permettant de calculer la stabilité se basent sur des


hypothèses de la forme de la surface de rupture au contact de laquelle il
peut y avoir glissement .

• Les méthodes de calcul en rupture circulaire, FELLENIUS, BISHOP


conviennent dans les cas courants .
La méthode de Fellenius :
C’est la plus simple pour l’analyse de stabilité des talus. Fellenius suppose que le volume
de glissement est délimité par la surface de glissement et la topographie du talus est
subdivisée en n tranches. Chaque tranche est considérée comme un solide indéformable,
en équilibre sur la ligne de glissement.
Résultat
• Le calcul s’opère alors par itérations successives, la première valeur
est donnée par Fellenius puis le résultat est introduit dans le calcul
par Bishop ce qui donne une nouvelle valeur plus fine. La méthode de
Bishop étant plus rigoureuse que Fellenius nécessite plus de calcul (3
à 4 itérations).

• Les coefficients de sécurité obtenus sont en général un peu plus


élevés. Le plus souvent pour éviter d’alourdir exagérément la masse
de calcul, on détermine le cercle critique par la méthode de Fellenius
et on vérifie que la valeur du facteur de sécurité calculé par la
méthode de Bishop est supérieure à la valeur du coefficient de
sécurité calculé par la méthode de Fellenius. Si ce n’est pas le cas, il
faut reprendre la recherche du cercle critique par la méthode de
Bishop.
• Le coefficient de sécurité calculé est fonction de la géométrie, des
caractéristiques géotechniques (c', Φ') et des pressions interstitielles
régnant dans l'ouvrage dans les diverses phases de son histoire:

- En cours de construction et en fin de construction (stabilité du talus à


pente la plus forte).
- En fonctionnement normal à retenue pleine lorsque le régime hydraulique
permanent est établi (stabilité du talus aval).
- Au cours des phases transitoires de fonctionnement, en particulier lorsque
le niveau de l'eau s'abaisse rapidement lors des vidanges rapides (stabilité
du talus amont).
-Les valeurs minimales du coefficient de sécurité généralement admises sont
de 1.5 pour le talus aval en régime permanent, et de 1.2 à 1.4 pour le talus
amont en vidange rapide.
La protection de la digue
• La digue est soumise à l’érosion due au ruissellement et au vent. Il est
donc nécessaire de la protéger, comme doit l’être le parement amont
contre le batillage de l’eau.

• Le choix du type de protection doit tenir compte des matériaux


disponibles localement. Les protections en enrochement se sont
avérées dans la pratique les plus sûres .

• Les filtres sont en général constitués de couches successives de


matériaux perméables et de granulométries de plus en plus fins.

• Les drains sont constitués soit de graviers perméables, soit d’éléments


de tuyaux en béton poreux ou en PVC perforé également entourés
d’une couche de graviers.