Vous êtes sur la page 1sur 92

I: Notion comptable d’immobilisation

1) Définition des immobilisations

D’après le PCM,
« les immobilisations sont des biens ou valeurs destinés
à servir de façon durable à l’activité de l’entreprise;
elles ne se consomment pas par le premier usage »

1
II: Classification des immobilisations
Le PCM distingue 4 groupes d’immobilisations:
_ L’immobilisation en non-valeurs;
_ Immobilisations incorporelles;
_ immobilisations corporelles;
_ immobilisations financières.

2
III: Règles d’évaluation
En comptabilité pour chaque bien, il convient de
distinguer les valeurs suivantes:

VE: valeur d’entrée


VA: valeur actuelle
VCN: valeur comptable nette
VS: valeur de sortie

3
VA: c’est une valeur d’estimation calculée à un
moment donné, en fonction du marché et de l’utilité
économique de l’élément pour l’entreprise.
à ne pas confondre avec la valeur vénale de
l’élément(prix de revente potentiel)

4
VCN: valeur retenue à l’arrêté des comptes
( valeur au bilan)
VCN
Bilan

Brut Amort .et Net


provi

5
A la date d’inventaire (clôture du bilan), la VA est
comparée à:

La VE pour des éléments non amortissables


La VNA pour les éléments amortissables

VNA(valeur nette d’amortissements)=


VE – cumul d’amortissements.

6
Pour les éléments non amortissables:
si VA > VE VCN = VE

si VA < VE VCN = VA (principe de


prudence)
la différence VE – VA est une moins value à
comptabiliser.

7
Pour les éléments amortissables

si VA > VNA VCN = VNA

si VA < VNA VCN = VA, si on juge que la VA est nettement


inférieure à la VNA

Par contre si on juge que la VA n’est pas notablement


inférieure à la VNA, cette dernière est retenue comme
valeur d’inventaire

8
La VS est égale à la VE du bien selon le principe du
coût historique

9
A) L’enregistrement des immobilisations à leur
entrée dans l’entreprise (immobilisations
corporelles et incorporelles)
à leur entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les
immobilisations sont enregistrées:

10
À leur coût d’acquisition : immobilisations acquises
à titre onéreux ;
À leur coût de production : immobilisations
produites par l’entreprise ;
À leur valeur vénale : immobilisations obtenues à
titre gratuit ;
À leur valeur d’apport pour les biens reçus à titre
d’apport ;

11
1) Le coût d’acquisition :

coût d’acquisition = prix d’achat + frais accessoires

Prix d’achat: il s’agit du prix d’achat net de toute


réduction de caractère commercial diminué de la TVA
récupérable

12
Frais accessoires à inclure obligatoirement dans le
coût d’acquisition:
* Les droits de douane pour les biens importés;
* La TVA et les taxes non récupérées par l’entreprise;
* Les frais de transport, d’installation et de montage
nécessaires à la mise en service du bien.

13
Frais accessoires non compris dans le coût
d’acquisition:
 droit de mutation,
 honoraires ou commissions ,
 frais d’actes

14
En principe, ces frais constituent des charges de
l’exercice de leur engagement (classées par nature)

Sur option, ces frais peuvent être étalés sur plusieurs


exercices, dans ce cas on procède en principe de la
manière suivante:

15
Au moment de l’engagement de ces frais on passe
l’écriture suivante:
Charges X
par
nature
Compte de X
trésorerie
ou de dettes

16
À la fin de l’exercice ,et sur une décision de gestion ces
frais seront portés en actif du bilan:

débit: 2121 frais d’acquisition des


immobilisations
crédit: 7197: transferts de charges
d’exploitation

17
Frais d’essai; ces frais sont des charges de l’exercice
(compte « entretien et réparation »)
Mais, ils peuvent être immobilisés sous décision des
dirigeants( 2128 « autres charges à répartir »).

18
Le régime des frais financiers liés à l’acquisition des
immobilisations:

Les intérêts financiers intercalaires de


préfinancement sont à inclure dans le coût
d’acquisition si la durée d’acquisition est supérieure à 1
an

19
2) Le coût de production:

Le coût de production:
• Le coût des matières consommées;
• Les charges directes de production: en particulier la
main d’œuvre et charges sociales, ainsi que les charges
opérationnelles ou de structure directement liées à la
réalisation du bien ( amortissement du matériel utilisé
par exemple);
• Les charges indirectes de production .
20
En sont exclus , en principe:
• Les charges financières.
• Les frais de recherche et de développement.
• Les charges d’administration générale.
• La quote-part des charges correspondant à la sous
activité.

21
Comptabilisation:
* à la date d’achèvement, en cours de l’exercice, de
l’immobilisation produite par l’entreprise pour elle-
même, on passe l’écriture suivante:

Débit: compte d’immobilisation concerné


Crédit: 714: immobilisations produites
par l’entreprise pour elle-même

22
Si à la clôture de l’exercice l’immobilisation n’est pas
terminée:

Débit: 239 immobilisation corporelle en


cours
Crédit: compte 714

23
L’application de la TVA à la production
d’immobilisation par l’entreprise

Sur le plan fiscal, la production d’immobilisation


par l’entreprise constitue une livraison à soi-même
passible de la TVA

24
Application (coût de production):
L’entreprise BAC a construit pour son propre usage un
matériel. Les travaux ont débuté le 1/7/N et se sont achevés le
30/6/N+1:
 Matières premières: 2373000 dhs;
 Main d’œuvre directe : 4200000 dhs ( dont 525000 dhs de
charges fixes)
 Frais de fabrication: 2625000 dhs ( dont 315000 dhs de charges
fixes).
L’activité a représenté 80% de l’activité normale en N et N+1.
les charges par nature ont été correctement comptabilisées. Le
taux de TVA est de 20%. 60% des dépenses sont engagées en
N.
TAF:
1. Calculer le coût de production au 31/12/N et au 30/6/N+1;
2. Comptabiliser les écritures nécessaires au 31/12/N et au
30/6/N+1
25
Acquisition d’une immobilisation par crédit –bail:

Le contrat de crédit –bail constitue une opération de


location assortie d’une promesse de vente du bien au
locataire à l’expiration de la période de location

26
Pour les immobilisations obtenues par crédit-bail, le
traitement comptable est le suivant:
 D’abord, ces immobilisations ne sont pas enregistrées à
l’actif du bilan
 Seulement les montant des redevances (loyers
périodiques) payées qui sont comptabilisés:
Débit: 6132: Redevances de crédit-bail (mobilier et
matériel)
Crédit: compte de trésorerie ou de dettes

27
La TVA sur les opérations de crédit-bail est
récupérable à l’exception des redevances leasing
relatives aux voitures de tourisme où la TVA n’est pas
déductible

28
À l’issue de la période de location:
 Si le locataire ne lève pas l’option d’achat, aucune
opération n’est à enregistrer en dehors du
remboursement de l’éventuel dépôt de garantie
 Si l’option est levée, c’est une acquisition
d’immobilisation pour l’entreprise; la VE de
l’immobilisation= montant versé à la société de crédit-
bail.
 L’amortissement à pratiquer par la suite sera
linéaire(matériel d’occasion)

29
Exemple:
Le 1/10/2014, la société Beta lève l’option d’achat d’un
contrat de crédit bail relatif à un matériel industriel.
Montant de l’option d’achat : 50000 dhs
Dépôt de garantie versé à la souscription: 6000 dhs
restitué au locataire
La durée résiduelle de l’utilisation du matériel est de 4
ans
TAF: enregistrer les écritures comptables au 1/10/2014 et
au 31/12/2014.
30
Acquisition d’une immobilisation
dont le prix est indexé

31
L’acquisition d’une immobilisation est parfois
accompagnée de l’octroi d’un crédit (délai de
paiement) de longue durée par le fournisseur.
Dans cette hypothèse, les annuités de paiement
peuvent faire l’objet d’une indexation.

32
Enregistrement comptable:
Le coût d’acquisition est déterminé conformément aux
règles générales.
Les différences de règlement liées à la variation de
l’index doivent être analysées comme des charges ou
des produits financiers rattachables, pour leur part
respective, aux différents exercices de paiement du
prix.

33
Exemple:
Une société a acquis un immeuble dont le prix est fixé
à 8000000 dhs payable en 5 annuités annuelles
indexées sur le taux d’inflation annuel.

34
Lors de l’acquisition:
VE = coût d’acquisition
À la clôture de chaque exercice:
Pertes potentielles différences d’indexation-actif
enregistrées aux comptes « Ecart de conversion-Actif »
Constater une provision pour risques (1518: autres
provisions pour risques)

35
Gains potentiels différences d’indexation-passif,
enregistrées dans les comptes « Ecart de conversion-
Passif ».
À l’échéance:
Les écarts de conversion étant annulés au début de
chaque exercice,
 le règlement laissera apparaître donc un gain ou une
perte à caractère financier à comptabiliser.

36
Application:
La société Beta a acquis le 1/1/2012, un matériel
industriel d’une valeur de 1000000 dhs (HT). Le
règlement doit être effectué selon les modalités
suivantes: (TVA 20%)
250000 Ht à la livraison du bien le 1/1/2012.
Le solde en trois versements égaux , les 31 décembre
2012,2013 et 2014. ces montants font l’objet d’une
indexation calculée sur le taux d’inflation officiel de
chaque année. Celui enregistré fin 2012 est de 2.5%; 2013
(3%); 2014(3.25%). Taux d’amortissement linéaire 10%.

37
Acquisition d’une immobilisation libellée en
devises
Application:
Le 1/11/2014, l’entreprise alpha a importé une machine
outil facturée par un fabricant belge au prix de 350000
euros HT; cette acquisition est payable dans 90 jours.
Cours de la devise:
Le 1/11/2014: 1 euro = 9.5 dhs
31/12/2014: 1 euro = 8 dhs
Le 1/2/2015 : 1 euro = 11 dhs.

38
Acquisition d’une immobilisation
bénéficiant d’une subvention
d’investissement
Les subventions d’investissement sont des aides
financières dont bénéficie l’entreprise en vue
d’acquérir ou de créer des valeurs immobilisées ou de
financer des activités à long terme.
Les subventions d’investissement sont imposables sur
plusieurs exercices.

39
Les subventions doivent être réintégrées dans les
produits de l’exercice à concurrence de l’amortissement
des biens qu’elles ont permis de financer.
Pour permettre aux bilans de donner une image fidèle
des actifs immobilisés, le fisc autorise l’amortissement
des biens financés par subventions, mais il exige que
soient comptabilisés en produits des montants
identiques à ces amortissments.

40
Comptabilisation:
La notification de la subvention:
Débit: 34511: Subventions d’investissement à recevoir.
Crédit: 1311 : Subventions d’investissement reçues

41
Réception du montant de la subvention:
Débit : 5141: Banque
Crédit: 34511: Subventions d’investissement à recevoir
Reprise de la subvention à l’inventaire:
Débit: 1319: subventions d’investissement inscrites au
CPC
Crédit: 7577: Reprises sur subvention d’investissement
de l’exercice

42
Exemple
L’entreprise Gamma reçoit de l’Etat en date du
15/4/2013 une attribution de 1000000 dhs pour
subventionner l’acquisition d’un matériel anti
pollution.
Le virement est reçu le 1/6/2013.
L’acquisition est le 1/7/2013au prix de 1000000 dhs HT
payé par chèque bancaire.
Taux d’amortissement linéaire 10%.

43
Si la subvention finance une partie du coût
d’acquisition, le montant de la reprise de la subvention
est égal à:
 Dotation d’amortissement annuelle x C
Avec C = subvention reçue/coût de l’immobilisation

44
Exemple :
La société Beta a obtenu une subvention
d’investissement de 150000 dhs pour financer un
matériel de 500000 dhs qui sera amorti de 62500 dh le
31/12/N.

45
Si la subvention a financé une immobilisation non
amortissable, la reprise se fait sur la durée
d’inaliénabilité de l’immobilisation.

46
Acquisition des
immobilisations et TVA

47
Règles générales:
La tva afférente aux biens et services acquis, par
une entreprise est déductible (récupérable) dans la
mesure où ceux-ci sont destinés à la réalisation
d’opérations situées dans le champ d’application de
la tva
 Ainsi, lorsque une entreprise est assujettie
partiellement à la tva
La déduction s’effectue en tenant compte de prorata
de déduction 48
Détermination du prorata (P):

CA TTC sur opérations soumises à la TVA+ CA sur


opérations exonérées avec droit à déduction + TVA fictive
sur opérations exonérées avec droit à déduction
P=
Total numérateur + CA exonéré sur opérations n’ouvrant
pas droit à déduction + CA sur opérations situées hors
champ d’application de la TVA

49
Exemple:
Matières premières achetées au cours du mois M,
200000 dhs HT, TVA 20%;
P = 80%
Réponse:
TVA facturée par le fournisseur = 200000 × 0,2 =
40000 dhs
TVA récupérable = 40000 × 0,8 = 32000 dhs

50
Achats de matières
premières 208000
Etat, TVA récupérable 32000

Banque 240000

51
Exemple :
Une entreprise acquiert au cours de l’année N un local
grevé d’un montant de TVA de 150000 dhs.
Coût d’acquisition = 750000 dhs HT
TVA 20%
P (N-1) = 60%

52
Bâtiments
(750000+60000) 810000
Etat, TVA récupérable
(150000 × 0,6) 90000

Banque 900000

53
Prorata provisoire et prorata
définitif:
Par hypothèse, le prorata peut seulement être connu
après la clôture de l’exercice
En cours d’année, l’entreprise utilise donc un prorata
provisoire = prorata définitif de l’année précédente ou
un prorata prévisionnel

54
Ultérieurement, lorsque le prorata définitif est
connu

 Régularisation de la TVA sur


immobilisation déjà constatée en tenant compte du
prorata provisoire

Régularisation à opérer lorsque la variation entre le


prorata provisoire et le prorata définitif est supérieure à
5 points

55
Régularisations à opérer

Calculer la variation de prorata:

Δ° = prorata provisoire – prorata définitif


(N) (N+1)

56
Deux cas à considérer:
1er cas: Δ° positive:
P provisoire – P définitif > 5 points

Reversement de la TVA

Charge exceptionnelle

57
2 ème cas : Δ° négative
P provisoire – P définitif < 5 points

Déduction complémentaire

Produit exceptionnelle

58
TVA sur facture × Δ° de
prorata
TVA à régulariser =
5

Cette régularisation doit se poursuivre durant


les 5 années qui suivent l’année d’acquisition

59
Enregistrement comptable:
En cas de reversement de la TVA:

6582 Rappels d’impôts 4456 Etat, TVA due

X X

60
En cas de déduction complémentaire:

7582 Dégrèvements d’impôts 3455 Etat, TVA récupérable

X X

61
Exemple:
Le 15/12/2003, l’entreprise X achète une machine d’une
valeur de 100000 dhs HT
TVA 20%
Prorata 2002 : 60%
Prorata 2003 : 63%
Prorata 2004 : 70%
Prorata 2005 : 54%

62
I. Les frais de recherche
et de Développement:

63
Il s’agit seulement de dépenses engagées par
l’entreprise pour son propre compte;
En effet, les opérations de recherche et développement
engagées pour le compte d’un client font partie du coût
de la prestation facturée et sont donc inscrites dans les
charges de l’exercice.

64
• On distingue trois catégories de travaux de recherche
et développement:
o La recherche fondamentale, purement théorique , elle
regroupe les travaux de recherche scientifique n’ayant
pas de finalité économique déterminée au moment
des travaux.
o Recherche appliquée qui est orientée vers la résolution
de problèmes concrets.
o Le développement qui a pour mission de rendre
opérationnels les résultats des recherches précédentes

65
Comptabilisation des frais de R et D
Nature des frais de R et D Traitement comptable
Comptabilisation obligatoire en
Frais de recherche charges de l’exercice au cours duquel
fondamentale elles sont engagées.
Comptabilisation en charges de
l’exercice, mais possibilité d’inscrire
ces frais en immobilisations
incorporelles si les conditions
Frais de recherche appliquée suivantes sont réalisées:
et frais de développement Les projets concernés doivent être
nettement individualisés;
Chaque projet doit avoir à la date
d’établissement des comptes annuels
de sérieuses chances de réussite
technique et de rentabilité
commerciale;
Leur coût doit être distinctement
établi

66
Si l’entreprise décide, au vu des conditions préalables,
de porter des frais de recherche appliquée à l’actif du
bilan:
Débit: 2210 « immobilisation en R et D »: somme des
coûts supportés;
Crédit: 7142 « immobilisations incorporelles
produites »
Durée d’amortissement maximale: 5 ans

67
En cas d’échec des projets de R et D, les dépenses
correspondantes sont immédiatement amorties:
Débit: 65912 « dotations aux amortissements
exceptionnels des immobilisations incorporelles »
Crédit: 2821 « amortissement des immobilisations
incorporelles »
Puis solder le compte 2821 en le débitant et le compte
2210 en le créditant

68
En cas de prise de brevet consécutive à des recherches
liées à la réalisation de projets:
Valeur du brevet crée = valeur au plus égale à la
fraction non amortie des frais correspondants
inscrits au compte 2210 « immobilisation en R et D »

69
Exemple:
• Une société a dépensé l’année N, au titre de la
recherche appliquée une somme de 1755000 dhs, et
pour laquelle les conditions d’immobilisation sont
vérifiées à la date de clôture de l’année N.
• Supposons qu’en N+1 la société a déposé un brevet
consécutif à cette recherche appliquée avec une valeur
estimée à 675000 dhs et une durée de vie de 3 ans

70
2210 Immobilisations en 1755000
R et D
Immobilisation
7142 s incorporelles 1755000
produites

6192 D A des 351000


immobilisations
incorporelles
Amortissement
2821 s des 351000
Immobilisation
s incorporelles
(1755000× 20%)

71
2220 Brevets….. 675000

Immobilisation
2210 s en R et D 675000

65912 D A exceptionnels 729000


des immobilisations
incorpor.
2821 amortissement 729000
des
Immobilisation
s incorporelles

2821 Amortissement des 1080000


immobilisations
incorpor.
Immobilisation
2210 s en R et D 1080000

72
6192 D A des 225000
immobilisations
incorporelles
Amortissement
2822 des brevets 225000
( 675000/ 3 ans)

73
I. Les amortissements
dérogatoires

74
Définition:
Les amortissements dérogatoires sont définis
comme des amortissements ou fractions
d’amortissements ne correspondant pas à l’objet
normal d’un amortissement pour dépréciation et
comptabilisés en application de textes particuliers
Ce sont des amortissements purement fiscaux
destinés à favoriser les investissements.

75
Ce sont des amortissements fiscalement
déductibles, mais ne correspondant pas à l’objet
normal d’un amortissement pour dépréciation. Ils ne
sont donc pas économiquement justifiés.

76
Le montant des amortissements dérogatoires représente
donc la différence entre:
La charge fiscalement déductible
Et le montant correspondant à la dépréciation économique
du bien

Amortissement dérogatoire = Amortissement fiscalement


déductible – Amortissement pour dépréciation

77
Présentation d’un Plan d’amortissement:

Amortissements Amortissements Amortissements


fiscalement admis économiquement Dérogatoires
justifiés
Date Base taux Annuités Base taux Annuité Dotations Reprises
(1) s (2) (1)-(2) (2)-(1)

78
619 Dotation d’exploitation aux
amortissements 28 ..Amortissement du ……..

x x

6594 dotations non courantes aux 1351 Amortissements dérogatoires


provisions réglementées

x x

79
619 Dotation d’exploitation aux
amortissements 28 ..Amortissement du ……..

x x

En cas de reprise :
7594 R.N.C sur provisions réglementées
pour amorts dérogatoires
1351 Amortissements dérogatoires

x x (…..)

80
Principe comptable

Les dotations aux amortissements dérogatoires d’un


bien faisant l’objet d’un amortissement fiscal
s’enregistrent en deux écritures:

81
 L’amortissement économique correspondant à la
dépréciation normale du bien (amortissement pour
dépréciation) est comptabilisé comme un
amortissement pour dépréciation

Sa valeur est portée à l’actif du bilan et


vient en diminution de la valeur
d’origine du bien

82
L’amortissement dérogatoire
correspond au surplus de dépréciation du
bien. Il est comptabilisé comme une
provision réglementée ( ressource
stable)

Sa valeur est portée au passif du bilan et s’inscrit dans


les capitaux propres assimilés
( 135: « provisions réglementées »). Il n’affecte pas
la valeur du bien

83
Enregistrement comptable
Le régime comptable des amortissements
dérogatoires est le suivant:
Lors de leur constatation:
Enregistrement d’un amortissement dérogatoire:
 Débit: 6594 « dotations non courantes aux provisions
réglementées »
 Crédit: 1351 « amortissements dérogatoires »

84
Lors de leur reprise:
Lorsque l’annuité d’amortissement fiscalement
autorisée devient inférieure à l’amortissement pour
dépréciation

Reprise d’amortissement

85
Au terme de l’amortissement du bien, l’amortissement
dérogatoire est égal à zéro
Deux situations sont donc possibles:

Il y’a dotation si : amortissement fiscalement déductible >


Amortissement pour dépréciation

Il y’a reprise si : Amortissement fiscalement déductible <


Amortissement pour dépréciation

86
Enregistrement comptable de la reprise:
Débit: 1351 « Amortissements dérogatoires »
Crédit: 7594 « Reprise non courante sur provisions
réglementées pour amortissements dérogatoires »

87
Exemple:
Le 1/4/N, la société BETA a acquis un matériel
industriel. Sa durée économique d’amortissement est
de 4 ans. Sur le plan fiscal, il bénéficie de
l’amortissement exceptionnel sur 12 mois.
Valeur du matériel 1200000 dhs HT TVA 20%;
Il fait l’objet d’un amortissement linéaire.

88
Tableau d’amortissement:
Année Amortisseme Amortissemen Amortissement
s nt t Dérogatoire
Fiscal Économique
N (1) (2)225000 675000
900000
N+1 300000
300000
N+2 300000 - 300000
_
N+3 300000 - 300000
_
N+4 75000 - 75000
_
(1)1200000 × 9/12 = 900000
(2)225000 = 1200000 × 25% x 9/12

89
31/12/N
6193 Dotations d’exploitation aux amortissements 225000
6594 Dotations N.C aux provisions réglementées 675000

28332 Amortissements du matériel et outillage 225000


1351 Amortissements dérogatoires 675000

31/12/N+1
Dotations d’exploitation aux 300000
amortissements
Amortissements du matériel et 300000
outillage
31/12/N+2
Dotations d’exploitation aux 300000
amortissements
Amortissements du matériel et outillage 300000

90
31/12/N+2
1351 Amortissements dérogatoires 300000

7594 R.N.C sur provisions réglementées 300000


pour amorts dérogatoires
31/12/N+3
Dotations d’exploitation aux 300000
amortissements
Amortissements du matériel et outillage 300000


Amortissements dérogatoires 300000

R.N.C sur provisions réglementées


pour amorts dérogatoires 300000

91
31/12/N+4
Dotations d’exploitation aux 75000
amortissements

Amortissements du matériel et outillage 75000

Amortissements dérogatoires 75000

R.N.C sur provisions réglementées


pour amorts dérogatoires 75000

92

Vous aimerez peut-être aussi