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Matériau (historique)

Au commencement était le fer...

 Le fer est l'un des métaux les plus abondants de la


croûte terrestre (5% pratiquement illimité)

 On le trouve un peu partout, combiné à de


nombreux autres éléments, sous forme de minerai.

 En Europe, la fabrication du fer remonte à 1 700


avant J.C.
Matériau (historique)
élaboration du fer
Elle se fait en deux étapes:

 chauffage de couches alternées de minerai et de


bois (ou de charbon de bois) jusqu'à obtention
d’une masse de métal pâteuse.

 Martelage à chaud pour la débarrasser de ses


impuretés et obtenir ainsi du fer brut.

Remarque: On fabriqua aussi dès le début, une


petite quantité d'acier, à savoir du fer enrichi en
carbone. Un matériau qui se révéla à la fois plus
dur et plus résistant
Matériau (historique)
Puis vint la fonte...

 Au XVème siècle, les premiers "hauts fourneaux"

 Production d’un métal ferreux à l'état liquide, la


fonte,

 fabrication de toutes sortes d'objets (marmites, boulets de


canons, chenets, tuyau).
 production du fer en abondance par affinage 

 le lingot de fonte était chauffé et soumis à de l'air soufflé,


combustion du carbone contenu dans la fonte et
écoulement du fer goutte à goutte, formant une masse
pâteuse de fer brut.) :
Matériau (historique)
..Et enfin l'acier

 En 1786,
 définition exacte du trio Fer-Fonte-Acier
 le rôle du carbone dans l'élaboration et les
caractéristiques de ces trois matériaux.

 Au XIXème siècle, Inventions des fours Bessemer,


Thomas et Martin
 acier en grande quantité à partir du fer
 le métal-roi de la révolution industrielle.

 En quelques décennies, l'acier permit d'équiper


puissamment l'industrie et supplanta le fer dans la
plupart de ses applications.
Matériau (historique)
L'acier, métal pluriel

 L'acier, c'est du fer additionné de carbone, (taux de ≈


% à 2%).
 Le dosage en carbone influe sur les caractéristiques
du métal.
 On distingue 2 grandes familles d'acier :
 les aciers alliés
 les aciers non alliés. ( éléments chimiques autres
que le carbone).
exemple : 17% de chrome + 8% de Nickel (acier
inoxydable).
 il n'y a pas un acier mais des aciers.
(plus de 3 000 nuances)
LES MATIERES
PREMIERES
Du minerai de fer à l'acier
Du minerai de fer à l'acier

 le minerai de fer seul n'est pas


suffisant.
 cinq matières premières principales
 Le minerai de fer,
 La ferraille,

 Le coke métallurgique, 

 Les fondants,

 L’oxygène,
OPERATION SIDERURGIQUES

On distingue trois opérations


fondamentales :

 L’élaboration;

 La coulée;
 La mise en forme.
ELABORATION DE
L’ACIER
Il existe deux modes de fabrication
de l'acier selon que celui-ci est produit
à partir du minerai de fer ou provient
du recyclage des ferrailles :

 Filière fonte ;
 Filière électrique
ELABORATION DE L’ACIER :
Filière Fonte

Haut fourn
eau

Préparatio
n minerai Convertisse
&coke ur à
l’Oxygéné
ELABORATION DE L’ACIER
FILIERE FONTE

 la fonte (% C = 2÷4) produite est


dirigée vers un appareil appelé
convertisseur.
ELABORATION DE L’ACIER
FILIERE ELECTRIQUE
 la filière électrique:

 La filière électrique c’est l'élaboration


de l'acier sans passer par la fonte;

 La matière première est constituée par


de la ferraille;

 On fait appel aux


fours électriques
La Coulée
On distingue:

 La coulée en lingotières;
 La coulée continue.
Mise en forme
 Il s’agit, en général d’obtenir à partir de
l'acier se présentant sous forme de :
 brames,
 Lingots,
 blooms, billettes, ronds.

 des produits finis sous forme de:


 tiges, tuyaux,
 rails de chemins de fer, pièces en T,
 poutrelles, etc.

 Par une opération de laminage


Les différents types
d’acier
 L'acier est un alliage de fer contenant
moins de 2 % de carbone. Il peut être
répertorié selon cette teneur en
carbone;

 haute teneur en carbone sera employé


pour sa grande dureté,
 acier à teneur faible permettra un travail
plus facile, sera plus malléable.
Les différents types
d’acier
 Les aciers ordinaires 
ou aciers au carbone non alliés:
aciers standard improprement appelés aciers au
carbone.
 Les aciers alliés ou aciers spéciaux 

 Ils contiennent des éléments ou composants en


plus du carbone
 On distingue les aciers:
 fortement alliés;
 faiblement alliés
 Quelques caractéristiques
Désignation des fontes
et des aciers
 Fonte
 Acier ordinaire;
 Acier faiblement allié;
 Acier fortement allié.

 Les applications
ESSAIS MECANIQUES
expériences dont le but est de
caractériser les lois de comportements
des matériaux.
Parmi ces essais normalisés, les plus
classiques sont :
 L’essai de dureté ;
 L’essai de traction ;
 L’essai de résilience ;
 L’essai de fatigue ;
 L’essai de fluage.
 Fin du diaporama
Haut Fourneau
XVème siècle

Hauteur de 4 à 6m
Fours Bessemer, Thomas et Martin
XIXème siècle
Minerai de fer
 les minerais oxydés,
 Magnétite (FE3O4); Hématite FE2O3); Limonite (HFeO2) ;
L’ilménite (FeTiO3)

 les carbonates,
 Sidérite (FeCO3)

 les minerais sulfurés


 chamosite, stilpnomelane,

 les silicates
 pyrite (FeS2)
La ferraille

 récupération à partir des industries


de transformation et des industries
sidérurgiques,
 collecte de biens d’équipement et de
consommation hors d’usage.
La ferraille est surtout utilisée dans
les aciéries électriques
Le coke métallurgique

 combustible obtenu à partir de la houille

 Il remplit trois rôles principaux dans le


haut-fourneau :

 il favorise la circulation des gaz


montants (rôle perméabilisant),
 fournit la chaleur nécessaire à la
poursuite de la réaction,
 assure la réduction et la carburation du
fer.
Le coke métallurgique

 Préparé dans des cokeries

 calibre homogène,
 Léger,
 mécaniquement résistant;
 Bonne perméabilité;
 teneur en soufre faible.
Les fondants
 L’utilité des fondants est double :

 Première fonction: rendre les minéraux


de la gangue plus facilement fusibles;  

 Seconde fonction: former avec les


impuretés contenues dans le minerai des
combinaisons qui permettent de les
éliminer.
les fondants
Les fondants sont ajoutés afin de
permettre d’éliminer la gangue sous
forme de laitier fusible.
L’oxygène

 L’oxygène est principalement utilisé


pour l’élaboration de l’acier.
 Des centrales à oxygène permettent
de le produire à partir d’air liquide.
 Elles produisent en général de
l’oxygène à 40 bars et alimente
l’aciérie sous une pression de 15
bars.
L’élaboration :

 Série de processus métallurgiques dont


le dernier au moins a lieu en phase
liquide et qui est destiné à aboutir à
une nuance d’acier désirée ;
La coulée 

 passage de l’acier de l’état liquide à


l’état solide ;
La mise en forme :

 D’une manière générale, laminage


(déformation plastique à chaud ou à
froid) conduisant à des produits:
 plats (tôles)
 ou longs (profilés, barres, etc.).
Élaboration de l’acier

Electriq
ue

Fonte
Préparation

 concassage, criblage, agglomération


ou bouletage (minerais)
 couches alternées coke et minerai
Haut fourneau
 Réacteur à lit consommable à contre
courant

 extraire le fer contenu dans les minerais


(oxydes de fer: Fe2O3, FeO, Fe3O4);

 appareil de réduction où l'on met en


contact:
 les oxydes de fer
 et des agents réducteurs ;
Haut fourneau
 température des gaz supérieure à
2 000 °C; très réducteur

 les matières s’échauffent


progressivement par le gaz; oxydes,
métal primaire et gangue entrent en
fusion.

 écoulement liquide au travers du


coke ; la réduction des oxydes de fer
s'achève ;

 la fonte et le laitier se constituent.

 Évacuation périodique par le trou


de coulée
Haut fourneau
 Le laitier
 débouché dans le
secteur du bâtiment et
des travaux publics
comme revêtement
routier
 La fonte (% C = 2÷4) :
 moulage direct,
 Deuxième fusion pour
des caractéristiques
particulières
 Acier par affinage.
ELABORATION DE L’ACIER
FILIERE FONTE
ELABORATION DE
L’ACIER
FILIERE FONTE
ELABORATION DE L’ACIER
FILIERE FONTE
 Principe :
 On insuffle de l'air dans le convertisseur
 L'oxygène de l'air permet :

 la combustion (1600°C) des impuretés contenues dans


le métal brut,
 l'élimination d'une partie du carbone par oxydation.
 La transformation de la fonte en acier est ainsi opérée.

 L'acier (% C < 1,8) est obtenu:


 en décarburant la fonte,
 en éliminant le plus possible le soufre et le phosphore
 en modifiant la teneur des autres éléments (Si, Mn).
Four électrique
Four électrique

 Le four électrique permet d'effectuer un


affinage très poussé.
 Le chauffage est assuré par un arc
électrique jaillissant entre des électrodes de
carbone et les matières placées dans le four.
 Après fusion, on effectue l'affinage par
l'intermédiaire de plusieurs laitiers.
 On procède lors de la phase finale aux
adjonctions nécessaires à l'obtention du
type d'acier désiré
La coulée en
lingotières
La coulée en lingotières

 Les lingotières sont en fonte


et peuvent avoir des formes
et sections variables),
 Le poids du lingot varie, en
général, de 6 à 8 tonnes.
 L'extraction des lingots
solidifiés est facilitée par:
 l'inclinaison donnée aux parois,
 La lubrification des parois
intérieures (goudron et
d'aluminium en poudre).
La coulée continue
 l'acier est coulé dans une
lingotière spéciale appelée
Coulée Continue.

 solidification de l'acier
sous forme d'une longue
bande ininterrompue

 Découpage au chalumeaux
de façon à donner des
brames.

parallélépipède
d'acier:
- (10x1.5x0.2) m3
Laminage

 Modification des lingots


par des opérations
successives de laminage.
laminage

 Rouleaux de laminoirs
rainurés pour formes
particulières:

 rails de chemins de fer;


 Poutrelles;
 etc.
laminage

 Train de laminoirs

 laminoir dégrossisseur.
 laminoirs de finissage
qui réduisent à une
section correcte.
laminage
Aciers ordinaires
Pourcentage Charge de
Nuance de carbone rupture en hbar Emplois
(C) (P) état recuit

extra tôles pour carrosserie, feuillards, quincaillerie,


C < 0,15 33< P <42
doux pièces de forge
charpente métallique, profilés, construction
doux 0,15 <C 0,20 37< P <46
mécanique courante, boulons, fils ordinaires
pièces de machines pour applications
demi
0,20 <C< 0,30 48< P <55 mécaniques, pièces ou bâtis moulés, pièces
doux
forgées
demi petit outillage, éléments de machines agricoles,
0,30 <C< 0,40 55< P < 65
dur organes de transmission
pièces d'outillage, d'armement, glissières, rails
dur 0,40 <C< 0,60 65< P < 75 et bandages, ressorts, coutellerie, pièces
moulées et traitées

extra
0,60 < C 75 < P outils d'usinage et découpe, câbles, ressorts
dur
Composants d’addition
 Ils possèdent des caractéristiques
spécifiques selon le ou les
composant(s) qui sont ajoutés :
 Nickel;
 Chrome;

 Manganèse;

 Étain;

 Autres.
Acier fortement allié

 Un des éléments représente plus de


5%
Acier faiblement allié

 Aucun éléments ou composants ne


dépasse 5%
Les aciers alliés
 Les aciers au nickel (2 à 40%) :
 Trempe et résistance à la corrosion
 Les aciers au chrome (1 à 25%) :
 résistance à la rupture à 4% de chrome, l'alliage peut
être utilisé comme aciers à outils ou à roulements.
 Si l'acier contient entre 10% et 20% de chrome, il
devient inoxydable aux agents corrosifs et aux oxydants
industriels.
 Les aciers au manganèse : bonne résistance à
l'usure
 Les aciers à l'étain "fer blanc"  : grande
résistance à la corrosion, non-toxicité et
apparence plaisante
 Autres aciers
 Aciers au silicium pour les ressorts; aciers au
tungstène fabrication des aimants
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS

Fontes À Graphite Lamellaire

EN-GJL-300

Préfixe

Symbole
Valeur de la
résistance
minimale à la
rupture
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS

Fontes À Graphite
Sphéroïdal

EN-GJS-300-
22 Pourcentage
de
Préfixe l’allongement
après la
rupture
Symbole Valeur de la
résistance
minimale à la
rupture
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS

Fontes Malléables

EN-GJM-350-
4 Pourcentage
de
Préfixe l’allongement
après la
rupture
Symbole Valeur de la GJMW : à cœur
résistance
minimale à la blanc
rupture GJMB : à coeur
noir
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS

Aciers d’usage courant

S 235 E 295

Symbole Valeur Valeur


pour minimale Symbole minimale
aciers de la limite pour de la limite
d’usage élastique aciers de élastique
général en MPa constructi en MPa
on ;
GE 295
pour un
acier
moulé
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS

Aciers non alliés

Teneur en manganèse <1%

C 40

Symbole acier
non allié Pourcentage de la teneur
La désignation moyenne en carbone
est précédée de multipliée par 100, soit
la lettre G pour 0,4% de carbone
un acier moulé
Aciers faiblement alliés
DESIGNATIO
Teneur en manganèse <1%
N DES Teneur de chaque élément
FONTES ET d’alliage <5%
DES ACIERS 25 Cr Mo 10 -
20
Une suite de nombres rangés
dans le même ordre que les
Pourcentage de éléments d’alliages, et
la teneur indiquant le % de la teneur
moyenne en moyenne de chaque élément.
carbone Les teneurs sont multipliées
multipliée par par un coefficient variable en
100, soit 0,25% fonction des éléments
Un ou plusieurs groupes
d’alliage
de lettre qui sont les
symboles des éléments
d’addition rangés dans
l’ordre des teneurs
décroissantes, ici,
Chrome (Cr) et
Molybdène (Mo)
Coefficient multiplicateur

Elément d’alliage
Coef.
Cr, Co, Mn, Ni, Si, W 4

Al, Be, Cu, Mo, Pb,Ta, Ti, V, Zr


10
Ce, N ,P, S
100
DESIGNATION DES
FONTES ET DES ACIERS
Aciers fortement alliés
Teneur d’au moins un élément
d’alliage ≥5%

X 5 Cr Ni 18
- 10
Symbole
acier
fortement Pourcentage
allié 0,05% réel de la
de teneur ; 18%
carbon Eléments Cr et 10% Ni
e d’addition
LES APPLICATIONS
 Dans la construction (1er utilisateur):
ouvrages d’art, béton armé…
 Dans l'automobile (2éme utilisateur):
55% à 70% du poids d'un véhicule
 Industrie alimentaire (emballages,
ustensiles de cuisine...):
Fer blanc, inox.
 Autres secteurs d'utilisation:
Le secteur de l'informatique et de la
téléphonie. le domaine de l'aérospatiale, les
satellites
ESSAIS MECANIQUES
Suivant principalement la forme du
pénétrateur, on définit:

 dureté Brinell;
 dureté Vickers ;

 dureté Rockwell .

 Comparaison entre les méthodes


ESSAIS MECANIQUES L’essai de
dureté Brinell

 bille en acier ou en
carbure de tungstène,
maintenue pendant un
temps bien défini et avec
une force bien
déterminée.

la dureté Brinell:
HB
ESSAIS MECANIQUES

L’essai de dureté Vickers

 La mesure de dureté
Vickers se fait avec
une pointe pyramidale
normalisée en diamant
de base carrée et
d'angle au sommet
entre face égal à 136°.

 HV : dureté Vickers


ESSAIS MECANIQUES: L’essai de dureté

Rockwell

 On mesure une
pénétration rémanente
du pénétrateur sur
lequel on applique une
faible charge.
 cône en diamant;
 bille en acier trempé
L’essai de dureté Rockwell se déroule ainsi
polie
en trois phases :
HRB , HRC
ESSAIS
MECANIQUES
L’essai de dureté
Rockwell
 La valeur de dureté est
alors donnée par la formule
suivante :
 Échelle B, E et F

 Échelle C

 La valeur de r étant l'enfoncement


rémanent obtenu en appliquant
puis en relâchant la force F1.
 Une unité de dureté Rockwell
correspondant à une pénétration
de 0,002 mm.
ESSAIS MECANIQUES
Comparaison entre les méthodes
Type Utilisation
Préparation de la pièce Commentaire
d'essai principale

La surface de la pièce ne nécessite


La méthode ayant la mise en œuvre la plus facile
Brinell pas une préparation extrêmement En atelier
des trois méthodes.
soignée (tournage ou meulage)

L'essai est simple et rapide


Convient bien pour des duretés plus élevées
Bonne préparation de surface (au
(supérieures à 400 Brinell). Elle est plutôt utilisée
papier de verre OO par exemple).
Rockwell En atelier pour les petites pièces (il est nécessaire que la
La présence de rayures donne des
pièce soit parfaitement stable)
valeurs sous estimées.
La dureté Rockwell présente l'inconvénient
d'avoir une dispersion relativement importante.

C'est un essai assez polyvalent qui convient aux


État de surface très soigné (on
matériaux tendres ou très durs.
obtient de petites empreintes, la En
Vickers Il est utilisé généralement pour des pièces de
présence d'irrégularité gène la laboratoire
petites dimensions. La lecture des longueurs de
lecture).
diagonale est généralement lente.
ESSAIS MECANIQUES: Essai de
traction
 le plus utilisé pour caractériser les propriétés
mécaniques des matériaux ductiles; il
permet de tracer une courbe de traction
ESSAIS MECANIQUES: Essai de
traction
contrainte vraie Contrainte
nominale
σ = F/S’ σ = F/S
S : section initiale
S’ : section vraie
Essai de traction

 contrainte maximale avant rupture:


σrs

 limite apparente d'élasticité:


σe

 Le Module de Young :

 Coefficient de Poisson:
ESSAIS MECANIQUES: Essai de
traction
 Matériau fragile:

Limite de
rupture en
traction

Limite de
rupture en
compression
ESSAIS MECANIQUES: Essai
résilience
 En mécanique, la résilience est l'énergie
nécessaire pour produire la rupture d'un
échantillon entaillé section droite de l'entaille
(appelé éprouvette).

 L'essai de résilience se fait sur une machine du


nom de Mouton de Charpy :

 Elle se mesure par la différence d'énergie


potentielle entre le départ du pendule et la fin
de l'essai:
Eprouvette
Mouton de Charpy
ESSAIS MECANIQUES
Essai résilience
 L'énergie absorbée est obtenue en comparant la
différence d'énergie potentielle entre le départ
du pendule et la fin de l'essai. L'énergie obtenue
(en négligeant les frottements) est égale à :

 m : masse du mouton pendule


 g : accélération de la pesanteur (environ 9.81 m.s-2)
 h : hauteur du mouton pendule à sa position de départ
 h' : hauteur du mouton pendule à sa position d'arrivée
ESSAIS MECANIQUES: Essai de
fatigue
 Déroulement de l’essai
 L’éprouvette d’essai est soumise:

 à une charge moyenne donnée (qui peut être


égale à zéro)
 et à une charge alternée donnée
 et on note le nombre de cycles nécessaires pour
provoquer la défaillance (rupture par fatigue).
 Généralement, on effectue plusieurs essais avec
des charges variables différentes sur des
éprouvettes identiques.
Essai de fatigue

 Les résultats des essais de fatigue


sont souvent présentés sous la forme
d’un diagramme σ‑N (ou de Wöhler)
qui représente:
 le nombre de cycles nécessaires pour
amener la défaillance de l’éprouvette
ESSAIS MECANIQUES
Essai de fatigue
Contraintes cycliques & Diagramme d’endurance (de Wöhler)
ESSAIS MECANIQUES
Essai de fluage
 Déformation lente d’un matériau qui se
produit sous l’effet d’une contrainte
constante à température constante.

 Métaux: fluage haute température.


 Matières plastiques: fluage à température
ambiante appelé « fluage à froid » ou «
déformation sous charge ».
ESSAIS
MECANIQUES
Essai de fluage
 le matériau est soumis à
une charge constante de
traction ou de compression
sur une durée prolongée et
à température constante.

 La déformation est
enregistrée selon une
périodicité donnée

 La rupture, si elle
intervient, termine l’essai et
l’instant de la rupture est
enregistré.
ESSAIS MECANIQUES
Essai de fluage
 première étape, ou fluage
primaire, commence à vitesse
rapide et ralentit avec le temps ;
la vitesse de fluage diminue
avec le temps, ce qui
correspond à une augmentation
de la résistance du matériau, ou
encore à une consolidation ;
 deuxième étape (fluage
secondaire) s’effectue à vitesse
relativement constante.
 troisième étape (fluage tertiaire)
présente une accélération et
s’achève avec la défaillance du
matériau à l’instant de rupture.