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Master CCA

Semestre 1
Année universitaire :
2017/2018

Réalisé par: Encadré par:


TALBI Elmehdi Mr BENGRICH Mustapha
RABI Lawan Abani
Marie Yviette
Plan de l’éxposé
 Introduction III. L’analyse de la rentabilité
I. L’analyse de l’activité a. Les enjeux
a. L’évolution du chiffre d’affaire b. La rentabilité financière
b. L’information sectorielle c. La rentabilité économique
c. la notion des comptes pro
forma
IV. L’analyse des ratios
a. L’objectif de cette méthode
II. L’analyse de la
b. Les rations d’activité
profitabilité
a. Une analyse économique c. Les ratios de rentabilité
b. Les indicateurs de mesure de V. Etude de cas
la profitabilité
c. Identification des causes de  Conclusion
perte de profitabilité
Introduction
L’analyse financière est une technique visant à évaluer la
réalité économique et financière d’une entreprise ou d’un
groupe à partir de ses documents comptables. Elle
consiste à porter un regard à la fois extérieur et global sur
l’entreprise ou le groupe. Il s’agit d’un regard extérieur car
l’analyse est réalisée à partir de documents publiés. Il s’agit
également d’un regard global car les documents
comptables appréhendent l’entreprise ou le groupe dans
sa globalité.
L’analyse porte d’abord sur les éléments économiques :
l’évolution du chiffre d’affaires, des marges, des investissements.
Cette analyse économique évalue ensuite les conséquences
financières de ces facteurs économiques :
Comment l’entreprise finance-t-elle ses investissements ?
Sa rentabilité lui permet-elle d’autofinancer ses
investissements et son cycle d’exploitation ou doit-elle au
contraire trouver des financements externes ?
Sa profitabilité est-elle suffisante pour rembourser les
emprunts ?
POURQUOI ANALYSER LES COMPTES
CONSOLIDÉS ?
Seule l’analyse financière réalisée à partir des comptes
consolidés permet d’évaluer l’activité, la profitabilité et la
structure financière d’ensemble du groupe car :
 Seul le chiffre d’affaire consolidé mesure l’activité réelle du
groupe car il élimine le chiffre d’affaire intra groupe.
 Il y a certains bénéfices provenant d’opérations réalisées avec
d’autres entités du groupe apparaissent dans les comptes
individuels (plus-values de cession, dividendes, provisions…)
L’élimination de ces opérations dans les comptes consolidés
permet de mesurer la profitabilité d’ensemble du groupe.
 les comptes consolidés permettent d’évaluer la capacité de la
société mère à satisfaire ses actionnaires. La rentabilité pour
les actionnaires de la société mère dépend de la rentabilité
des entités inclues dans le périmètre de consolidation.
I. L’analyse de l’activité
L’analyse de l’activité consiste à expliquer
l’évolution du chiffre d’affaires sur la période
d’analyse. Elle se situe au début de la démarche
d’analyse car elle en constitue souvent le fil
conducteur et renseigne sur le contexte de
l’entreprise ou du groupe.
a. L’évolution du chiffre d’affaire

Les sources d’analyse de l’évolution globale du


chiffre d’affaires consolidé :
 L’information sectorielle : montre l’évolution du
chiffre d’affaires par secteurs d’activité et zones
géographiques.
 Le rapport de gestion : complète et commente les
données chiffrées.
a. L’évolution du chiffre d’affaire

Nous pouvons identifier quatre facteurs


expliquant l’évolution du chiffre d’affaires :
 l’effet prix,
 l’effet volume,
 l’effet de change,
 l’effet variation de périmètre.
a. L’évolution du chiffre d’affaire
 L’effet de change : calculer pour l’ensemble des ventes
réalisées dans une devise autre que la monnaie de
consolidation. les groupes ayant une forte exposition au
risque de change communiquent habituellement
données consolidées dont le chiffre d’affaires à cours de
change constant

la méthode de calcul :
Effet de change = les ventes en devises de l’année N * (
cours de change moyen de N – cours de change moyen
de N-1 )
a. L’évolution du chiffre d’affaire

 l’effet variation de périmètre :


Les variations de périmètre au cours de l’exercice
constituent une cause de variation du chiffre d’affaires
spécifique aux comptes consolidés. L’entrée ou la sortie
d’une entité contrôlée du périmètre de consolidation au
cours de l’exercice ou un changement de méthode de
consolidation font apparaître ou disparaître le chiffre
d’affaires de cette entité du chiffre d’affaires consolidé.
a. L’évolution du chiffre d’affaire

 Exemple :

Un groupe clôturant ses comptes le 31 décembre et


prenant le contrôle d’une filiale le 30 juin de l’année N. Le
chiffre d’affaires consolidé de l’année N ne contient que
les 6 derniers mois de chiffre d’affaires de la nouvelle
entité. Ce n’est qu’à partir de N+1 que le chiffre d’affaires
de la filiale est totalement intégré au chiffre d’affaires
consolidé. La variation de périmètre affecte par
conséquent le chiffre d’affaires consolidé pendant deux
exercices consécutifs.
b. L’information sectorielle

 La majeure partie des groupes intervient sur


différents secteurs d’activité et zones
géographiques. Les seuls états financiers
consolidés constituent alors une information
bien insuffisante pour connaître l’activité du
groupe et évaluer sa performance. Dans un
souci de bonne information, la norme IFRS 8, (
qui a remplacé la norme IAS 14 ), exclusivement
consacrée à l’information sectorielle, impose de
fournir en annexe des informations détaillées
par secteur,
b. L’information sectorielle
L’utilité de l’infomation sectorielle :
 l’analyse de l’activité, de la profitabilité et de la
rentabilité des capitaux engagés.
 identifier les secteurs d’activité et zones
géographiques qui ont généré la croissance et la
profitabilité du groupe,
 Identifier les secteurs sur lesquels le groupe a
principalement investi,
b. L’information sectorielle

Deux ou plusieurs secteurs peuvent être


regroupés en un seul secteur si les secteurs
présentent des caractéristiques économiques
similaires et que les secteurs sont similaires en ce qui
concerne chacun des points suivants :
 – la nature des produits et services ;
 – la nature des procédés de fabrication ;
 – le type ou la catégorie de clients auxquels sont
destinés leurs produits et services ;
 – les méthodes utilisées pour distribuer leurs
produits ou fournir leurs services ;
b. L’information sectorielle
La norme IFRS 8 prévoit que le groupe doit également
fournir les données géographiques suivantes (à moins
que l’information ne soit pas disponible ou son coût
d’obtention trop élevé) :
– les revenus externes ;
– les actifs non courants. Des informations qualitatives
sont également requises :
– le mode d’organisation du groupe ;
– la nature des produits et services vendus par chaque
secteur ;
– le niveau de dépendance par rapport aux principaux
clients. Si un client représente plus de 10 % du chiffre
d’affaires total, il doit en être fait mention, sans que le
nom du client doive être révélé.
c. la notion des comptes pro forma
L’entrée ou la sortie d’une filiale de taille
significative du périmètre de consolidation a des
répercussions importantes sur la présentation
des comptes consolidés. Pour faciliter la
comparabilité des comptes, les groupes cotés
en bourse doivent dans ce cas produire des
comptes pro forma. Les états financiers pro
forma sont les comptes d’un exercice antérieur
établis en intégrant un événement survenu en
réalité au cours de l’exercice en cours.
Deux sortes d’événements peuvent conduire
à l’établissement de comptes pro forma :
c. la notion des comptes pro forma
 Un changement significatif du périmètre de consolidation. Les
comptes pro forma permettent ainsi une analyse « à
périmètre constant ».
Exemple : Si un groupe acquiert une filiale significative en N, il
doit présenter à côté des comptes de l’année N les comptes de
l’année N – 1 : à la fois ceux publiés en N – 1 et les comptes
pro forma N – 1 intégrant la filiale acquise en N comme si le
groupe détenait déjà cette filiale en N – 1.
Les normes ne définissent pas de seuil à partir duquel
l’établissement de comptes pro forma devient obligatoire.
Toutefois, les auditeurs et les autorités des marchés financiers
estiment que les comptes pro forma deviennent obligatoires à
partir du moment où la variation de périmètre entraîne une
variation de plus de 15 % d’indicateurs clés tels que le chiffre
d’affaires, le résultat, le total bilan ou les capitaux propres
consolidés.
c. la notion des comptes pro forma
 Un changement de méthode comptable. Ainsi, les
groupes publiant leurs comptes en normes IFRS pour la
première fois en l’année N doivent présenter à côté des
comptes de l’exercice N, les comptes publiés N – 1
dans les anciennes normes ainsi que les comptes pro
forma N – 1 en normes IFRS. Les comptes pro forma
portent sur la totalité des états financiers.
II- l’analyse de
la profitabilité
a- Définition

o La profitabilité des ventes fait référence au rapport entre


un résultat et le chiffre d’affaires.
Pour mesurer cette profitabilité pour les comptes
individuels, on a recourus à des indicateurs classiques à
savoir les soldes intermédiaires de gestion calculés d’un
compte de résultat présenté par nature de charges :
exploitation financière et non courantes (exceptionnel)
Le compte de résultat et le référentiel IFRS prévoient la
suppression du résultat exceptionnel et la présentation de
nouveaux indicateurs tels que le résultat opérationnel et le
résultat opérationnel courant.
a- Définition

o La profitabilité peut être définie comme l’aptitude


du groupe à dégager un certain niveau de résultat
ou de revenu pour un volume d’affaires donné elle
est appréhendée par le taux de profitabilité elle
peut être mesurée directement à partir des
comptes consolidés pour les groupes mono activité.
Au contraire pour les groupes diversifiés le compte
de résultat mesure la performance d’un portefeuille
d’activité sur lequel il est difficile de tenir une
évaluation globale. Il convient donc en 1er lieu
d’analyser la profitabilité par secteur d’activité pour
porter ensuite une appréciation sur la profitabilité
d’ensemble du groupe.
a- Définition

Le compte de résultat d’un groupe se lit de la même


façon que celui d’une entreprise individuelle jusqu’au
résultat net des entreprises intégrées.
Viennent ensuite deux rubriques spécifiques aux
comptes consolidés :
– la quote-part dans les résultats des entreprises mises
en équivalence (ou associées) ;
– la part des actionnaires minoritaires dans le résultat
des entreprises intégrées globalement.
L’analyse de la profitabilité s’arrête au niveau du résultat
net des entreprises intégrées. On distingue deux types
de résultats :
Par nature
Par fonction
COMPTE DE RÉSULTAT PAR FONCTION N N–1 N–2
Chiffre d’affaires
Autres produits de l’activité
Coût des ventes
Frais de Recherche & Développement
Frais commerciaux
Frais généraux
Autres produits et charges d’exploitation
Résultat opérationnel courant (optionnel)
Autres produits et charges opérationnels
Résultat opérationnel
Produits de trésorerie et d’équivalents de trésorerie
Coût de l’endettement financier brut
Coût de l’endettement financier net
Autres produits et charges financiers
Charge d’impôt
Quote-part du résultat net des sociétés mises en
équivalence
Résultat net avant résultat des activités arrêtées ou en
cours de cession
Résultat net d’impôt des activités arrêtées ou en cours de
cession
Résultat net
 part du groupe
 intérêts minoritaires
N- N-
COMPTE DE RÉSULTAT PAR NATURE N
1 2

Chiffre d’affaires
Autres produits de l’activité
Achats consommés
Charges de personnel
Charges externes
Impôts et taxes
Dotation aux amortissements
Dotation aux provisions
Variation des stocks de produits en cours et de produits
finis
Autres produits et charges d’exploitation
Résultat opérationnel courant (optionnel)
Autres produits et charges opérationnels
Résultat opérationnel
Compte de résultat du groupe

Résultat part du groupe= Résultat de l’ensemble global- Dividendes des


minoritaires
b- Les indicateurs de mesure de la profitabilité

o Les analystes financiers avaient l’habitude d’analyser la


profitabilité des entreprises individuelles à l’aide des
soldes intermédiaires de gestion, ces indicateurs ne
sont utilisables que si le compte de résultat est
présenté par nature de charge. Les analystes ont pu
élaborer de nouveaux indicateurs apparus
dernièrement dans les rapports annuels.
 Les indicateurs classiques de mesure de la
profitabilité :
 Les indicateurs classiques de mesure de la
profitabilité :

• La marge brute : Elle représente la différence entre la


production totale vendue ou immobilisée et le coût des
matières première consommées pour les activités
industrielles et de transformation du groupe.

• La valeur ajoutée : Elle mesure le supplément de valeur créée


par l’entreprise. Elle est égale à la somme de la marge brute
et de la marge commerciale diminuée des autres achats
(loyers, frais de déplacements, honoraires, commissions,
fournitures, …).
 Les indicateurs classiques de mesure de la
profitabilité :

• L’E.B.E : mesure la performance économique d’un groupe


car il intègre l’ensemble des produits d’exploitation
encaissables et des charges d’exploitation décaissables.

• Le résultat opérationnel : Il comprend la totalité des


produits et charges provenant des opérations liées à
l’activité. Il ne prend en compte ni les produits et charges
financiers, ni les produits et charge exceptionnels. Cet
indicateur est fréquemment employé pour apprécier la
performance économique intrinsèque du groupe, il n'est
influencé ni par les incidences de
financement, ni par les opérations exceptionnels.
 Les indicateurs mesurant l’excédent financier :

• La capacité d’autofinancement (C.A.F) : Pour calculer la CAF,


il est nécessaire de réintégrer dans le résultat des entreprises
intégrées l’ensemble des produits et charges ne générant pas
directement un flux de trésorerie.
Résultat net des entreprises intégrées
+ Dotations aux amortissements et pertes de
valeur
+ Dotations aux provisions pour dépréciation des
actifs circulants, pour risques et charges, nettes de
reprise
– Plus-values de cession des immobilisations
+ Moins-values de cession des immobilisations
– Subventions d’investissement virées au compte
de résultat
Capacité d’autofinancement
 Les indicateurs mesurant l’excédent financier :
• La marge brute d’autofinancement (M.B.A) :
Capacité d’autofinancement
– Dotations aux provisions pour dépréciation
des actifs circulants et pour risques et charges
+ Reprises sur provisions pour dépréciation des
actifs circulants et pour risques et charges
Marge brute d’autofinancement

Le compte de résultat en normes IAS/IFRS ne distinguant plus le résultat


courant et exceptionnel, les plus ou moins-values de cession n’apparaissent
plus de façon distincte. Ces deux indicateurs mesurent un excédent de
trésorerie qui n’est que potentiel car ils ne tiennent pas compte des
décalages de paiement du cycle d’exploitation (notamment, le crédit client
et le crédit fournisseur).
 Les nouveaux indicateurs de mesure de la profitabilité :

Ebitda (Earnings before interest, taxes, depreciation and


amortization) :
C’est un indicateur développé aux États-Unis .il n’est pas
normalisé d’après aucune doctrine, cela veut dire
essentiellement que le contenu peut différer d’un groupe à
un autre. Comme son nom l’indique, il met en évidence le
profit généré par l’activité indépendamment des conditions
de son financement (les charges financières), des
contraintes fiscales (impôts et taxes), et du renouvellement
de l’outil d’exploitation (amortissements).

o L’EBITDA est calculé avec les données issues


d’un compte de résultat
Il peut être calculé à partir de deux méthodes :
 Les nouveaux indicateurs de mesure de la
profitabilité :
 Les nouveaux indicateurs de mesure de la
profitabilité :

o L’EBITDA permet de mesurer le niveau de rentabilité du


processus d’exploitation d’une entreprise. Son objectif est
d’identifier la création de richesse produite par une entreprise
dans le but de la comparer avec les autres entreprises du même
secteur d’activité, quelle que soit leur implantation.
o L’EBITDA est également un calcul intermédiaire de l’EBIT
o Lorsque l’EBITDA est positif, l’entreprise gagne de l’argent.
Cela ne signifie pas pour autant qu’elle est bénéficiaire
globalement puisque l’EBITDA ne prend pas en compte la
politique d’investissement, de financement et l’impact des
impôts et taxes.
o Lorsque l’EBITDA est négatif, il donne un mauvais signal aux
investissements. Cela signifie que l’entreprise n’est pas
profitable au niveau opérationnel.
 Les nouveaux indicateurs de mesure de la
profitabilité :

• Ebit : Il est égal à l’Ebitda diminué de la dotation aux


amortissements des immobilisations corporelles, qui
constitue une charge récurrente correspondante à
l’utilisation de biens indispensables à l’exploitation, Cet
indicateur est évidemment affecté par le choix des
méthodes et durées d’amortissement de ces
immobilisations.

• Cash flows operational: Donnée financière se calculent en


retraitant de l'EBTIDA, les provisions, en retirant les frais
financiers nets et l'impôt sur les sociétés. Il permet d’évaluer
les liquidités dégagées par l'activité ordinaire de l'entreprise.
Il peut ainsi être utilisé pour connaître la capacité
d'endettement et donc d'investissement du groupe.
 Les nouveaux indicateurs de mesure de la
profitabilité :

• Cash flows libres: Il mesure l’excédent de trésorerie


généré par le groupe diminuée des :
• Frais financiers,
• Les impôts,
• De la variation du BFR,
• Et du financement des investissements de
renouvellements.
c. Identification des causes de perte
de profitabilité
 Lorsque les indicateurs de profitabilité (par exemple,
résultat opérationnel / chiffre d’affaires) se dégradent, il
convient d’en expliquer les raisons. Une analyse
synthétique des causes de perte de profitabilité nous
conduit à identifier deux grandes catégories : l’effet ciseau
et l’effet point mort.
1. L’effet ciseau :
L’effet ciseau correspond à une évolution défavorable du prix
de vente par rapport au coût unitaire d’une charge
d’exploitation, le plus souvent le coût d’achat des matières
premières ou des marchandises. Ce « pincement » du taux
de marge peut correspondre à des situations diverses :
 une baisse du prix de vente ;

 Une hausse du coût d’achat des matières


premières ou des marchandises que l’entreprise ne
parvient pas à répercuter dans le prix de vente ;

 un effet de change défavorable à l’achat


ou à la vente ;

 une évolution défavorable du « mix produit ».


L’entreprise vend davantage de produits à faible
marge ;
 pour une entreprise de service, l’effet ciseau peut
résulter d’une hausse salariale plus forte que celle
du prix des ventes ;

 Pour une entreprise de transport, l’effet ciseau peut


résulter d’une hausse du prix du carburant qu’elle ne
parvient pas à répercuter dans le prix de vente.
2 . L’effet point mort :

L’analyse point mort repose sur le constat qu’il existe deux catégories de
charges :

 les charges variables


 les charges fixes

 La distinction entre charges fixes et variables est toutefois


une notion relative qui n’est valable que par rapport à un
horizon de temps donné. Cet horizon dépend de la rapidité
avec laquelle l’entreprise réussit à adapter ses charges fixes à
son activité. Dans le long terme, toutes les charges
deviennent variables car l’entreprise va avoir le temps
d’adapter ses charges fixes à l’évolution de son activité.
Exemple :
Ventes 10000
Charges variables 6000
Marge sur charges 4000 40
variables
Charges fixes 3000
Résultat 1000
 La répartition entre charges fixes et variables au compte de
résultat conduit à calculer une marge sur charges variables qui
est de 40 % des ventes. L’hypothèse est que ce taux de marge
demeure constant quel que soit le niveau des ventes. Cette
hypothèse ne se retrouve toutefois pas toujours dans la
réalité, les taux de remise sur ventes ou achats, coût des
heures supplémentaires… variant souvent en fonction du
niveau d’activité.
 Cette présentation du compte de résultat nous indique que
l’entreprise doit générer un chiffre d’affaires minimum pour
que la marge sur charges variables absorbe la totalité des
charges fixes. Le point mort (ou seuil de rentabilité) est le
chiffre d’affaires auquel le résultat est nul car la marge sur
charges variables est égale aux charges fixes. Il se définit par
l’une des deux formules suivantes :
charges fixes
𝐶𝐴 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑚𝑜𝑟𝑡 = 𝐶𝐴 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 ∗
marge sur charges variable

Ou
𝐶𝐴 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑚𝑜𝑟𝑡
charges fixes
= 𝐶𝐴 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 ∗
taux de marge sur charges variable
 Le point mort est de : 7 500 (3 000 / 40 %). À ce
niveau d’activité, les charges variables se montent à
4 500 (7 500 × 60 %) et la marge sur charges variables
à 3 000.
Marge sur charges
Variables (MSCV)

Charges Bénéfices

Coûts fixes
Bénéfices

Pertes

Point mort

 Cette figure nous montre que l’entreprise fait des pertes


lorsque son chiffre d’affaires se situe en dessous du
point mort et qu’elle fait des bénéfices au-delà.
II. L’analyse de la rentabilité
Les enjeux
 Pour comparer des groupes diversifiés ou intégrant des
portefeuilles d’activités différents, la rentabilité est le seul
indicateur financier homogène. Elle constitue un outil de
comparaison des performances des différentes activités d’un
groupe.
 La rentabilité se présente sous forme d’un rapport entre un
revenu et le capital engagé pour générer ce revenu. Les
analystes distinguent généralement deux rentabilités:
– la rentabilité économique qui mesure la rentabilité des
capitaux investis par le groupe dans ses métiers.
– la rentabilité financière qui mesure la rentabilité des capitaux
propres dont dispose le groupe. Cette rentabilité dépend
directement de la rentabilité économique.
a. La rentabilité économique
1. Mesure de la rentabilité économique
1.1 Mesurer la rentabilité de l’actif total
la rentabilité économique des capitaux engagés est un ratio de
mesure de l’efficacité économiques des activités opérationnelles.
Elles se pose comme suite:
Résultat net d’exploitation/Capitaux engagés = Rentabilité économique

Résultat consolidé/ actif total = rentabilité de l’actif total


Ce ratio intègre alors à la fois la rentabilité des capitaux
d’exploitation (immobilisations et BFR) ainsi que des titres de
participation non consolidés et excédents de trésorerie éventuels.
L’existence d’excédents de trésorerie importants est favorable
pour assurer la pérennité de l’entreprise. Toutefois cet excédent a
une incidence défavorable sur la rentabilité de l’actif car la
rémunération des placements de trésorerie est habituellement
inférieure à celle des capitaux d’exploitation.
1.2 Mesurer la rentabilité des capitaux d’exploitation
 ce ratio est limité aux capitaux directement investis dans
l’exploitation. Les actifs « productifs » sont ceux nécessaires
à l’activité du groupe.

Actifs productifs
Inclus Exclus
•Immobilisations corporelles •Titres mises en équivalence
•Immobilisations incorporelles •Participations non
•Besoin en fond de roulement consolidées
•Placements de trésorerie

 En analyse financière, cet indicateur est utilisé pour évaluer la


rentabilité d’exploitation d’ensemble du groupe.
 Ce ratio est également souvent utilisé pour évaluer la performance
d’un centre de profit ou d’une filiale au sein d’un groupe. Il intègre
en effet l’ensemble des leviers d’action dont dispose un directeur
de filiale :
o profitabilité des ventes,
o utilisation optimale de l’outil de production,
o gestion du BFR
La politique financière étant habituellement définie par la direction du
groupe, un directeur de filiale n’a pas le contrôle des frais financiers
qui sont justement exclus de ce ratio.

Résultat opérationnel / Actifs « productifs » nets =


Rentabilité des capitaux d’exploitation
 Lorsque le groupe renouvelle régulièrement à chaque
exercice une partie de ses immobilisations, la valeur
nette de ces immobilisations constitue une base de
calcul fiable. Lorsque le groupe réalise ses
investissements « en dent de scie », la valeur nette des
immobilisations et ce ratio évolueront également en
dents de scie. Il est alors préférable d’utiliser la valeur
brute des immobilisations que l’on compare au résultat
opérationnel avant amortissement. Cette approche est
rarement appliquer au niveau des comptes consolidés,
mais est souvent utilisée au niveau des comptes
individuels des entités du groupe.
 1.3 Le cas particulier des groupes à BFR
négatif
 Comment mesurer les capitaux investis et leur
rentabilité lorsque le cycle d’exploitation, au lieu de
constituer un besoin de financement, procure une
ressource ? Le BFR négatif doit-il venir intégralement
en déduction des capitaux investis ou au contraire ne
pas être pris en compte ?
 Ces questions se posent aux groupes qui ont
généralement une activité générant un BFR négatif.
 dans ce cas particulier le calcul de la rentabilité
économique doit prendre en compte le choix de
structure financière du groupe.
 Exemple :

Immobilisations 10 Capitaux permanents 9 000


000
Trésorerie excédentaire 4 BFR négatif 5
000 000

• Ce groupe a un BFR négatif de 5 000 qu’elle a choisi, par prudence


d’affecter à 80 % en placement de trésorerie. Elle finance donc ses
immobilisations à hauteur de 1 000 par son BFR.
• Son taux de placement est de 5 %.
• Le résultat opérationnel est de 1 700.
L’entreprise a financer son investissement à hauteur de 9 000, les 1
000 restants étant financés par le cycle d’exploitation lui-même. Il
serait erroné de considérer que les capitaux investis ne sont que de
5 000 (10 000 – 5 000) car l’entreprise a dû trouver un financement
de 9 000.
 Les produits financiers se montent à 200 (4 000 × 5 %). Ils
sont à ajoutés au résultat opérationnel, puisqu’ils proviennent
également du cycle d’exploitation. Avec ces hypothèses, la
rentabilité économique (Re/Cp) devient : (1 700+200) ÷ (10
000 – 1 000) = 21 %

2 .Explication de la rentabilité
économique
La rentabilité économique étant la résultante de
plusieurs facteurs, il est utile de la décomposer afin de
mieux analyser son évolution.
Résultat opérationnel = Résultat opérationnel chiffre d’affaire
immobilisations + BFR chiffre d’affaire immobilisations + BFR

Rentabilité économique profitabilité des ventes rotation des actifs

 Ainsi, une dégradation peut provenir :


– d’une baisse de la profitabilité ;
– d’une dégradation de la rotation des actifs due à une période
de sous activité, à un investissement surdimensionné, à une
dégradation de la gestion du BFR.
b. La rentabilité financière

1. Mesure de la rentabilité financière


1.1 La rentabilité financière globale
La rentabilité financière d’une société isolée est
mesurée par le rapport entre le résultat net et les
capitaux propres. Au niveau d’un groupe, le résultat
net comprend celui du groupe mais aussi celui des
minoritaires. L’approche généralement retenue
consiste a comparer le résultat net part du groupe
aux capitaux propres du groupe hors intérêts
minoritaires.
L’un des avantages absolu des groupes repose sur les possibilités de
transfert des bénéfices des minoritaires vers les majoritaires et de
multiplication des effets de levier par endettement et apport des
minoritaires. Dans le cadre d’un groupe, la rentabilité des capitaux
propres majoritaires est plus élevée que celle des capitaux
minoritaires; De ce fait, la rentabilité des capitaux propres du
groupe sera plus flatteuse en posant:

Résultat part du groupe/ capitaux


propres du groupe
 1.2 La rentabilité financière pour le
groupe et les minoritaires
Le groupe est les actionnaires de la société mère
financé par deux
catégories les actionnaires minoritaires d’entités
d’actionnaires intégrées globalement.

La rentabilité financière pour les


Les comptes consolidés actionnaires du groupe
permettent de calculer
distinctement La rentabilité financière les
actionnaires minoritaires des entités
intégrées.
 Résultat net, part du groupe/ Capitaux propres
part du groupe = Rentabilité financière, part
du groupe.

 Résultat net, part des minoritaires /Capitaux


propres part minoritaires = Rentabilité
financière, part des minoritaires de sociétés
intégrées.

la rentabilité des minoritaires étant inférieure à celle


des actionnaires du groupe, résulte alors souvent de
la stratégie du groupe qui parvient à associer des
minoritaires à ses activités les moins rentables afin de
préserver sa propre rentabilité financière.
1.3 La rentabilité financière des entités
mises en équivalence
Les comptes consolidés permettent également
de mesurer globalement la rentabilité financière
des entités mises en équivalence. Par exemple, les
titres mis en équivalence représentent la quote-
part détenue dans les capitaux propres réévalués
des entités associées. Le compte de résultat
intègre quant à lui la quote-part du résultat net
de ces entités revenant au groupe.
Quote-part de résultat des entités mises en
équivalence/ Titres mis en équivalence =
Rentabilité financière des entités associées
 Exemple:
Données: le bilan de M est le suivant
Actifs Passifs Résultat
Immobilisations Capital 100 Produits 100
financières: Résultat 10 - Charges 90
Titre F3 100
Dettes 30 Résultat 10
Actifs circulant 40

M, exerce une influence notable sur EQUI à hauteur de 25%

EQUI
M
25% Capital 400
Résultat 120

M, appliquant la mise en équivalence de F3, va réévaluer ses


titres F3 en consolidation.
 Solution : comptes consolidés de M :

Actifs Passifs Résultats


Titres mises en Capital 100 Produits 100
équivalence:
Titre EQUI 120 Résultat groupe 40 - Charges 90

Actifs circulants 40 CP part groupe 140 Résultat des Sté ME 30

Dettes 30 = Résultat 40

Détail des calculs


 Titres mis en équivalence EQUI : 520 x 25%= 130
 Quote-part dans le résultat des titres mis en équivalence EQUI :
120 x 25% = 30
 Rentabilité financière des entités associées = 40/120 =
33%
 L’effet de levier financier

Augmentation de la part de dette


Effet de levier financière par rapport aux capitaux
propres

L’augmentation de la rentabilité
financière

financement des investissements par


Les raisons de emprunts, augmentation des dividendes,
l’effet de levier rachat d’une partie de ses actions en bourse
lorsque l’entreprise est cotée.
Exemple
Bilan
Actifs Passifs
Immobilisations Capitaux propres
+ +
BFR E Dettes financières

Re = Résultat d’exploitation ÷ Actif économique


Rf = Résultat net ÷ Capitaux propres
i = Taux d’emprunt
Pour avoir un effet favorable sur la rentabilité financière, l’effet de
levier est soumis à une condition essentielle : la rentabilité
économique (Re) doit être supérieure au coût de la dette (i) :
Re > i : Effet de levier favorable
 Application
Une entreprise a un actif de 100 et une rentabilité économique
avant impôt de 12 %. Si elle se finance intégralement par capitaux
propres, sa rentabilité financière est égale à la rentabilité
économique après incidence de l’impôt, soit avec un taux d’impôt
de 30 % : 12 % × (1 – 30 %) = 8,4 %. Si elle se finance à 40 % par
emprunt au taux de 7 %, sa rentabilité financière passe au-dessus de
la rentabilité économique après impôt :
 Résultat d’exploitation = 12
 Frais financiers (40 × 7 %) = 2,8
 Résultat imposable = 9,2
 Impôt sur les sociétés (30 %) = 2,76
 Résultat après impôt = 6,44
 RN / CP (6,44/ 60) = 10,7%
Dans notre exemple, l’effet de levier a procuré une amélioration de la
rentabilité financière de (10,7 % – 8,4 %) = 2,3 %.
 La formule de l’effet de levier se décompose de la façon
suivante :
RN/CP = [Re + DF ÷ CP (Re – i
)](1-t)
RN = Résultat net
CP = Capitaux propres
RE = Taux de rentabilité des capitaux investis
DF = Dette financière totale, LMT et CT
I =Taux d’emprunt
t =Taux d’impôt sur les sociétés

Cette formule nous indique que l’effet de levier comporte


deux composantes :
– une composante « qualitative », qui est la différence entre
la rentabilité économique et le coût de la dette ;
– une composante « quantitative », qui est le rapport entre
les dettes financières et les capitaux propres.
 En faisant jouer l’effet de levier, le groupe a pour objectif de
satisfaire les actionnaires. En effet, les investisseurs financiers
(sociétés de capital risque) exigent habituellement une
rentabilité financière prévisionnelle de l’ordre de 20 à 25 %
pour une prise de participation. Les activités procurant une
telle rentabilité économique étant rares, il est indispensable
de faire jouer l’effet de levier pour répondre à l’exigence de
ces investisseurs. L’effet de levier n’est pas non plus sans
risques. Lorsque Re < (i+DF), on a pour conséquence
diminution du résultat et fait passer Rf < Re( 1-t). On parle
alors d’effet massue: Re < i
 Par conséquent, l’entreprise doit respecter la limite
d’emprunt afin de permettre au groupe la capacité à
rembourser ces emprunts à LMT grâce à sa profitabilité.
VI. l’analyse par
les ratios
a. L’objectif de cette analyse :
 L’analyse des états financiers par les ratios consiste à utiliser des
rapports significatifs pour évaluer une entreprise.
 L’intérêt de la méthode est de réduire la multitude des chiffres
contenus dans les états financiers à un nombre limité de
rapports. Il s’agit donc d’un processus comptable dans la mesure
où un ratio convertit des données brutes en une information.
 Le rapport entre les deux grandeurs utilisées pour former le
ratio doit être significatif. Un lien de cause à effet doit réunir le
dénominateur et le numérateur. Le rapprochement des termes
doit permettre de mieux comprendre l’entreprise.
 Chaque analyste choisit ses ratios, sa façon de calculer les
grandeurs financières de base. Il existe une grande variété de
ratios utilisés.
 Nous pouvons distinguer :

 Les ratios de
liquidité ;

 Les ratios de
structure ;

 Les ratios de
gestion ;

 Les ratios de
rentabilité.
b. Les ratios de gestion :
Ces ratios rapprochent certains couts du chiffre d’affaire réalisé ou de la
production constatée.
L’objectif de l’entreprise étant de maximiser la rentabilité des capitaux
investis, il faut assurer la formation des marges et des flux.
Dans cette perspective, nous mettons en rapport les principales charges et
le chiffre d’affaire (ou la production) :
 Consommations externes/chiffre d’affaires
 Charges de personnel/chiffre d’affaires
 Intérêts/chiffre d’affaire, etc.
Cette analyse permet de suivre en termes relatifs le poids des charges
essentielles.
b. Les ratios de gestion :

De même il est intéressant de calculer le taux de variation


du chiffre d’affaire, des soldes de gestion des charges
significatives.
A ce titre, le taux de variation de la valeur ajoutée est un
précieux indicateur de croissance, il se calcule de la façon
suivante :
VA de l’année N – VA de l’année N-1/VA de l’année N-1
Pour mesurer les besoins générer par le cycle d’exploitation
et donc les décalages existant entre les résultats et les flux
de trésorerie, nous procédons par le calcul des durées
d’écoulement. Les numérateurs de ces ratios d’écoulement
sont présentés en valeur brute :
 Durée d’écoulement du stock de
marchandise = stock moyen de
marchandises/ (achats de marchandises+/-
variation des stocks de marchandises)

 Durée d’écoulement du stock de matières


premières = stock moyen de matières/
(achats de matières premières +/- variation
du stock de matières)

 Durée d’écoulement du stock de de


produits finis = stock moyen de produits
finis/ couts de production de la production
vendue
 Durée d’écoulement des créances
commerciales = (créances cédées non
échues)/ CA TTC

 Durées d’écoulement des dettes


commerciales = (dettes commerciales
moyennes – avances et acomptes versés)/
(achats TTC + autres charges externes TTC)
c. Les ratios de rentabilité
L’objectif de la finance est de concevoir une utilisation des
ressources limitées de l’entreprise permettant un
enrichissement maximum. L’allocation avisée des
ressources est un équilibre proposé entre rentabilité
escomptée et risque encouru.
La valeur d’une entreprise est fonction d’une rentabilité
constatée. Le flux de trésorerie est l’objectif ultime, la
concrétisation des espoirs comme la justification du
risque.
A ce titre, nous donnons une place essentielle aux ratios
de rentabilité. Deux acceptations de la rentabilité doivent
être développées : la rentabilité économique et la
rentabilité financière.
Pour la rentabilité économique, nous avons :
Résultat brut d’exploitation/immobilisation brutes +
besoins en fonds de roulement d’exploitation.
Il s’agit d’une approche en capitaux engagés.
Pour la rentabilité financière, nous avons :

Résultat net comptable/capitaux propres

 La rentabilité financière dépend de la rentabilité économique. De


même que les résultats nets dépendent du résultat économique,
nous pouvons affirmer que l’apport de l’actionnariat dépend de
l’ampleur des projets.
 La valeur d’une entreprise est fonction de sa rentabilité
économique, c’est-à-dire de sa capacité à développer des projets
pour lesquels les gains associés sont supérieurs aux couts initiaux.
VI. Etude de cas : EDF
Les états financiers du groupe EDF en 2004
Les états financiers du groupe EDF en 2004
Les états financiers du groupe EDF en 2004
Analyse d’activité : l’information sectorielle
Analyse d’activité : l’information sectorielle
Comptes pro forma
Commentaire :
Analyse d’activité : l’information sectorielle
Analyse de la profitabilité du groupe
Chiffre d’affaire par activité
Analyse de la profitabilité du groupe
Analyse de la profitabilité du groupe
Analyse de la rentabilité du groupe
Analyse de la rentabilité du groupe
conclusion
 L'analyse par ratios sur la base des comptes annuels publies
permet de dégager un diagnostic global de L’état de sante
financier de I ‘entreprise, axé sur sa liquidité, sa solvabilité, sa
rentabilité et sa valeur ajoutée.
 En définitive, quelque imparfait qu'elle puisse être, I
‘information chiffrée reste bien souvent la seule disponible
pour baser un diagnostic. La méthode des ratios permet d'en
extraire rapidement les tendances principales, même si
prudence et sens critique s'imposent de toute évidence dans
son interprétation.