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MODALITES DE PRISE EN COMPTE DES NORMES

COMPTABLES INTERNATIONALES DANS LE


NOUVEAU REFERENTIEL COMPTABLE
AU MAROC

Mimoun LMIMOUNI
AFRITAC Centre
Douala: 26-29 Octobre 2009
FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
Centre Régional d’Assistance Technique pour l’Afrique Centrale
AFRITAC Centre - Libreville, Gabon

Séminaire régional sur la comptabilité de l’Etat :


Les bonnes pratiques et les normes internationales
Modalités de prise en charge des normes
comptables internationales dans le nouveau
référentiel comptable au Maroc

Présenté par Monsieur Mimoun Lmimouni


Expert du FMI

Douala, Hôtel SAWA, 26 au 29 octobre 2009


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PLAN DE L’EXPOSÉ

INTRODUCTION

I. MATRICE CONCEPTUELLE DE LA REFORME


COMPTABLE DE L’ETAT
II. CADRE CONCEPTUEL
III. PRÉSENTATION DES NORMES COMPTABLES
IV. PRÉSENTATION DU PLAN DE COMPTES
V. CONCLUSION
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INTRODUCTION
►La réforme comptable constitue une évolution majeure avec :
 Le passage à une comptabilité d’exercice fondée sur le principe de la constatation des
droits et obligations ;
 La prise en compte de la dimension patrimoniale.
► Le Plan Comptable de l’Etat s’inspire des normes comptables internationales du secteur public
(IPSAS)

► Les normes comptables de l’Etat intègrent les principes de la comptabilité de l’entreprise tout
en tenant compte de certaines spécificités de l’Etat (non valorisation du droit à lever l’Impôt
par exemple)

► Les comptes de l’État se fixent pour objectif de donner une image fidèle du patrimoine de l’État et
de sa situation financière dans la perspective de la «Certification des comptes de l’Etat ».

► Travaux de normalisation ont permis l’élaboration d’un recueil des nomes comptables
applicables à l’État composé :
 du cadre conceptuel ;
 de 13 normes chacune est structurée en deux parties : exposé des motifs et
dispositions normatives ;
 et d’un glossaire.
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I- MATRICE CONCEPTUELLE DE LA RÉFORME


COMPTABLE DE L’ETAT 1/3

II-1 Les objectifs de la réforme :


 Améliorer la qualité des comptes, par la mise en œuvre d’un nouveau référentiel
comptable ;
 Disposer d’une comptabilité restituant l’image fidèle du patrimoine et de la
situation financière de l’Etat ;
 Faire prendre conscience aux gestionnaires de la dimension patrimoniale de la
comptabilité ;
 Favoriser l’éclosion d’une fonction comptable partagée ;
 Refonder la gestion des finances publiques, à travers une comptabilité à 3
dimensions :
 Budgétaire,
 Générale.
• Et à terme, une comptabilité analytique destinée à analyser les coûts des
différentes actions engagées dans le cadre des futurs programmes (nouvelle
architecture budgétaire ciblée par la réforme budgétaire au Maroc).
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I- MATRICE CONCEPTUELLE DE LA RÉFORME


COMPTABLE DE L’ETAT 2/3

II-2 Les enjeux de la réforme :

 Meilleure information comptable : un bon système de pilotage repose, entre


autres, sur la qualité des informations comptables ;

 Les expériences étrangères ont montré que l’impact de la référence va au-


delà de la seule tenue des comptes, elle consiste aussi à donner aux
décideurs publics des outils de pilotage performants afin de mesurer,
suivre et évaluer leurs actions ;

 Une synergie avec le privé, mais avec des spécificités d’adaptation de


certaines normes et le développement de règles propres (cas des produits
régaliens).
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I- MATRICE CONCEPTUELLE DE LA RÉFORME


COMPTABLE DE L’ETAT 3/3

II-3 Les appuis de la réforme :

Adopter une comptabilité à 3 dimensions ;


Une plateforme informationnelle, réceptacle d’une
comptabilité à 3 dimensions ;
Un nouveau référentiel de comptabilité générale fondé
sur la comptabilité d’exercice ;
Une référence privilégiée aux normes comptables
internationales.
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II. CADRE CONCEPTUEL


►Le cadre conceptuel a pour objet de déterminer les choix directeurs, les principes fondamentaux et
les objectifs assignés à la comptabilité générale de l’État.
Choix directeurs :

 Respecter le cadre juridique et institutionnel spécifique aux opérations de l’État ;


 Appliquer la norme générale comptable et veiller à la convergence avec les normes
internationales du secteur public (IPSAS) ;
 Faciliter l’articulation de la comptabilité de l’État avec la comptabilité nationale.

Principes fondamentaux :

 Principe de permanence des méthodes ;


 Principe de spécialisation des exercices ;
 Principe de prudence ;
 Principe de clarté ;
 Principe d’importance significative ;
 Principe de régularité et de sincérité.
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II. CADRE CONCEPTUEL


Objectifs assignés à la comptabilité Générale de l’État :

 Introduire l’optique patrimoniale dans la comptabilité de l’État ;


 Introduire la notion de comptabilité d’exercice ;
 Retracer de manière fidèle et exhaustive les opérations de l’État ;
 Produire une information comptable et financière fiable, pertinente et rapide.

Le cadre conceptuel détermine enfin :

 les règles de la comptabilité d’entreprise et celles édictées par les normes comptables
internationales directement transposables à la comptabilité générale de l’Etat ;

 celles qui nécessitent des adaptations pour prendre en considération certaines spécificités de
l’Etat ;

 celles créées pour la comptabilisation d’opérations spécifiques pour lesquelles il n’existe


pas de règles dans les référentiels et standards précités.
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III. PRÉSENTATION DES NORMES COMPTABLES


 Norme 1 : Etats financiers
 Norme 2 : Immobilisations incorporelles
 Norme 3 : Immobilisations corporelles
 Norme 4 : Immobilisations financières
 Norme 5 : Stocks
 Norme 6 : Créances de l’actif circulant
 Norme 7 : Composantes de la trésorerie de l’Etat
 Norme 8 : Dettes financières et les coûts d’emprunts
 Norme 9 : Provisions pour risques et charges, dettes non financières et autres passifs
 Norme 10 : Produits liés à l’exercice de la souveraineté de l’État
 Norme 11 : Produits non liés à l’exercice de la souveraineté de l’État
 Norme 12 : Charges
 Norme 13 : Engagements hors-bilan
 Norme 1 : États financiers 11
Tableau de la situation nette (bilan)
ACTIF
ACTIF IMMOBILISE Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières

ACTIF CIRCULANT Stocks


Créances fiscales et non fiscales

Disponibilités
TRESORERIE Équivalents de trésorerie
TOTAL ACTIF (I)
PASSIF

DETTES FINANCIERES Dette intérieure


Dette extérieure
DETTES DU PASSIF Dette de fonctionnement
CIRCULANT Dette de transfert

PROVISIONS POUR
RISQUES ET CHARGES
Bons du Trésor à CT
TRÉSORERIE
Dépôts de fond au Trésor
TOTAL PASSIF (II)
SITUATION NETTE (III=I-II)
 Norme 1 : États financiers
1. Tableau de la situation nette
Exercice N Exercice N - 1
ACTIF
Net Net
ACTIF IMMOBILISE (I) _________ _________
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières
ACTIF CIRCULANT (hors trésorerie) (II) _________ _________
Stocks
Créances fiscales et assimilées
Créances non fiscales
Autres créances
TRESORERIE (III) _________ _________
Disponibilités
Équivalents de trésorerie et autres composantes
TOTAL ACTIF (IV=I+II+III)
PASSIF
DETTES FINANCIERES (V) _________ _________
Dette intérieure
Dette extérieure

DETTES DU PASSIF CIRCULANT (VI) _________ _________


Dettes de fonctionnement
Dettes de transfert
Autres dettes
PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES (VII) _________ _________
Provisions pour risques
Provisions pour charges
TRESORERIE (VIII) _________ _________
Bons du Trésor
Dépôts de fonds au Trésor
Autres
TOTAL PASSIF (IX=V+VI+VII+VIII)

Report à nouveau
Écarts de réévaluations et d’intégrations
Solde des opérations de l’exercice
SITUATION NETTE (X=IV-IX)
12
 Norme 1 : États financiers

LE COMPTE DE RESULTAT

PRODUITS

PRODUITS DE FONCTIONNEMENT

PRODUITS DE TRANSFERT

PRODUITS FINANCIERS

TOTAL PRODUITS
CHARGES

CHARGES DE FONCTIONNEMENT

CHARGES DE TRANSFERT

CHARGES FINANCIERES

TOTAL CHARGES

Solde de l’exercice = produits - charges


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 Norme 1 : États financiers
2. Compte de résultat
PRODUITS Exercice N Exercice N - 1
PRODUITS DE FONCTIONNEMENT (I) ________________ ________________
Produits fiscaux
Impôts directs
Droits de douane
Impôts indirects
Enregistrement
Autres produits fiscaux
Produits non fiscaux
Produits des monopoles
Produits des domaines
Profits sur cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles
Autres produits
Reprise sur provisions et dépréciations
PRODUITS DE TRANSFERT (II) ________________ ________________
Fonds de concours, dons et legs
PRODUITS FINANCIERS (III)
Produits des participations
Autres produits financiers
Reprises sur provisions et dépréciations financières
TOTAL PRODUITS (IV=I+II+III)
CHARGES
CHARGES DE FONCTIONNEMENT (V) ________________ ________________

Personnel
Biens et services
Subventions pour charges de service public
Autres charges de fonctionnement
Dotations aux amortissements, aux provisions et pour dépréciations
CHARGES DE TRANSFERT (VI) ________________ ________________
Ménages
Entreprises privées
Collectivités locales et leurs groupements
Établissements et entreprises publics
Autres
CHARGES FINANCIERES (VII) ________________ ________________

Intérêts et commissions dette intérieure


Intérêts et commissions dette extérieure
Autres
TOTAL CHARGES (VIII=V+VI+VII)
SOLDE DES OPERATIONS DE L’EXERCICE (IX=IV-VIII) 14
 Norme 1 : États financiers
LE TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

FLUX DE TRESORERIE Encaissements


LIES A L’ACTIVITE
Décaissements

Flux de trésorerie liés à l’activité (I)

FLUX DE TRESORERIE Acquisitions


LIES AUX OPERATIONS d’immobilisations
D’INVESTISSEMENT Cessions
d’immobilisations

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement (II)

FLUX DE TRESORERIE Encaissements


LIES AUX OPERATIONS
DE FINANCEMENT Décaissements

Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (III)


Variations de trésorerie (IV=I+II+III=VI-V)

Trésorerie en début de période (V)

Trésorerie en fin de période (VI)


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 Norme 1 : États financiers 3. Tableau des flux de trésorerie.
Tableau de flux de trésorerie Exercice N Exercice N - 1
ENCAISSEMENTS ________________ ________________
Impôts directs et taxes assimilées
Droits de douane
FLUX DE TRESORERIE LIES

Impôts indirects
Enregistrement
Fonds de concours, dons et legs
A L’ACTIVITE

Recettes des monopoles


Revenus des domaines
Intérêts et dividendes
Autres recettes ________________ ________________
DECAISSEMENTS
Dépenses de Personnel
Achats de biens et services
Subventions pour charges de service public
Autres dépenses de fonctionnement
Dépenses de transfert
Autres dépenses

flux de trésorerie liés à l’activité (I)

Acquisitions d’immobilisations ________________ ________________


FLUX DE TRES ORERI

D’INVESTISSEMENT
AUX OPERATIO NS

Immobilisations corporelles et incorporelles


Immobilisations financières
E LIES

Cessions d’immobilisations ________________ ________________


Immobilisations corporelles et incorporelles
Immobilisations financières

flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement (II)

ENCAISSEMENTS ________________ ________________


FLUX DE TRESORERIE LIES

Dette extérieure
DE FINANCEMENT
AUX OPERATIONS

Dette intérieure
Variation positive des dépôts au Trésor

DECAISSEMENTS ________________ ________________


Dette extérieure
Dette intérieure
Variation négative des dépôts au Trésor

flux de trésorerie liés aux opérations de financement (III)


Variations de trésorerie (IV=I+II+III=VI-V)

Trésorerie en début de période (V) 16


Trésorerie en fin de période (VI)
 Norme 1 : États financiers 17

4. Notes aux états financiers :

 Faisant partie intégrante des états financiers, elles fournissent toutes


informations utiles à la compréhension et à l’interprétation des données
présentées dans les autres états financiers.

 Elles présentent notamment :

 les règles et méthodes d’évaluation comptable,


 le détail des montants figurant dans les autres états financiers,
 le tableau de passage de la comptabilité générale à la comptabilité
budgétaire,
 les engagements hors-bilan qui doivent être mentionnés en raison :

 de leur importance significative,


 de leur impact éventuel sur la situation financière de l’État.
 Norme 2 : Immobilisations incorporelles 18

Définition :  Actifs, non monétaires, identifiables et sans substance physique détenue durablement par
l’État.
Deux catégories principales :
 les avantages économiques futurs (redevances) résultant du pouvoir particulier de l’État d’autoriser ou
de restreindre l’occupation ou l’exploitation de son domaine public,

 les éléments représentatifs de dépenses ayant concouru à une amélioration identifiable et durable des
capacités des services de l’État à assurer leurs missions (logiciels, portails…).

Évaluation initiale :
immobilisations issues des redevances Montant actualisé des flux de
pour occupation du domaine public trésorerie futurs attendus

immobilisations acquises à titre onéreux Coût d’acquisition

immobilisations générées en interne Coût de production


immobilisations acquises à titre gratuit Valeur de marché
Évaluation postérieure :
Valeur d’entrée diminuée du cumul des amortissements et des pertes de valeur pour dépréciation.
 Norme 3 : Immobilisations corporelles 19

Définition :  Actifs physiques identifiables ayant une valeur économique positive pour l’État et
dont l’utilisation s’étend sur plus d’un exercice.

Évaluation initiale :
immobilisations acquises à titre Coût d’acquisition
onéreux

immobilisations produites en interne Coût de production

immobilisations acquises à titre gratuit Valeur de marché

Évaluation postérieure :
Durée d’utilisation Comptabilisation des immobilisations à leur coût d’entrée
déterminable : diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur
pour dépréciation

Durée d’utilisation
Coût de remplacement déprécié = infrastructures routières
non déterminable :
 Norme 4 : Immobilisations financières 20

Définition :  Prêts et avances,


 Participations,
 Dotations en capital,
 Droits d’adhésion aux organismes internationaux.

Évaluation :
Évaluation Évaluation Rattachement
initiale postérieure à l’exercice

Valeur Valeur Exercice au cours duquel


Prêts et avances les versements sont
nominale intervenus
actuelle

Coût Valeur bilans sociaux Exercice d’acquisition


Participations d’acquisition ou consolidés des participations

Valeur Valeur bilan après date de versement


Dotations en capital
bilan ajustement éventuel de la dotation

Valeur Coût de la Exercice de versement


Droits d’adhésion nominale souscription de la souscription
 Norme 5 : Stocks 21

Définition :  Il s’agit de biens acquis et détenus pour la consommation ou éventuellement la


revente.
Évaluation initiale :

Biens acquis à titre onéreux Coût d’acquisition

Biens produits en interne Coût de production

Biens acquis à titre gratuit Valeur de marché

Évaluation postérieure :
Cas général Évaluation au plus faible coût de la valeur
nette comptable et de la valeur nette de
réalisation

Biens destinés à être cédés Évaluation au plus faible coût de la valeur


gratuitement ou à un prix nette comptable et du coût de remplacement
symbolique courant

Valorisation (détermination du coût des stocks) : 2 méthodes

 Méthode du « premier entré, premier sorti »


 Méthode du coût moyen pondéré
 Norme 6 : Créances de l’actif circulant 22

Définition :  Il s’agit de sommes dues à l’Etat par des tiers et qui, en raison de leur destination ou
de leur nature, n’ont pas vocation à être immobilisées
 Elles sont composées principalement :
 des créances sur les clients (ventes de biens ou de services) ;
 des créances sur les redevables (impôts, droits et taxes que l’Etat recouvre
pour son compte ou pour le compte des CL, ainsi que des amendes et
Évaluation : condamnations pécuniaires).

Évaluation initiale Montant dû à l’État par divers débiteurs

Évaluation à l’inventaire  Valeur actuelle (flux de trésorerie attendus)


 Si dévalorisation ou risque de non-paiement,
constatation d’une dépréciation calculée :
 Soit par créance (significative)
 Soit par estimation statistique par catégorie de
créance
Modalités d’apurement des créances de l’actif circulant
Recouvrement des créances Mouvement de trésorerie

Dégrèvement et annulation remettant en cause le


bien fondé de la créance Diminution de produits

Décisions ne remettant pas en cause le bien fondé Charges de


des créances (ANV, remises gracieuses) fonctionnement
Norme 7 : Composantes de la trésorerie de l’État 23

Définition :  La trésorerie de l’État est composée d’éléments d’actif et de passif :

Trésorerie - Actif Trésorerie - Passif

 Disponibilités  Bons du trésor à court terme


 Autres composantes de la  Dépôts de fonds au Trésor
trésorerie
 Autres composantes
 Équivalents de trésorerie

Évaluation :

Évaluation initiale Montant nominal

Évaluation postérieure Contre-valeur en monnaie nationale des


disponibilités en devises (comptables à
l’étranger), base : taux de change des derniers
approvisionnements
Norme 8 : Dettes financières et coûts d’emprunts 24

Définition :  Dettes financières constituées de dettes contractées auprès de tiers :


 Marché monétaire et financier national + emprunts nationaux = dette intérieure
 Bailleurs de fonds étrangers = dette extérieure
Les coûts d’emprunts sont constitués des intérêts et autres coûts supportés par l’Etat lors de leur
souscription
Comptabilisation :
Les dettes financières sont comptabilisées au titre de l’exercice au cours duquel les emprunts
correspondants sont émis ou contractés.
Évaluation :
 Dette intérieure : valeur nominale
Évaluation initiale  Dette extérieure : converties en monnaie nationale au cours du
jour correspondant à la date de réalisation

Évaluation postérieure  Dette extérieure : convertie au cours de change en vigueur à la


date de clôture de l’exercice

• Gains latents : écart de conversion passif (pas de compta)


• Pertes latentes : écart de conversion actif
Constatation d’une provision pour risque de change sur la base du
montant des remboursements prévus au titre du seul exercice qui
suit.

Écarts enregistrés dans un compte transitoire

Au début de l’exercice suivant : comptes extournés et


rétablissement des valeurs nettes comptables
Norme 9 : Provisions pour risques et charges, dettes non financières et autres passifs 25

Définition :  Les provisions pour risques et charges sont constatées, à la clôture de l’exercice, dès
lors qu’il existe :
• une obligation juridique ou reconnue par l’État vis-à-vis de tiers ;
• une obligation de nature à donner lieu à une sortie certaine ou probable de
ressources, sans contrepartie attendue pour l’État ;
• Une évaluation fiable du montant de l’obligation.
 Les dettes non financières correspondent à des passifs certains dont l’échéance et le
montant sont fixés de façon précise (fonctionnement et transfert).

Évaluation : Évaluation initiale Évaluation postérieure

Provisions pour risques et Meilleure estimation de la Ajustement de


charge sortie de ressources l’estimation à la clôture de
l’exercice
Dettes libellées en DH :
Dettes non financières et
autres passifs  Valeur nominale
Dettes libellées en devises :
 Conversion au taux de Conversion au taux de
change en vigueur à la change en vigueur à la
date de réalisation de clôture de l’exercice
l’opération
Norme 10 : Produits liés à l’exercice de la souveraineté de l’État 26

Définition : Il s’agit de produits requis par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie
directe équivalente pour les tiers.

Comptabilisation :
Principe : Ces produits sont rattachés à l’exercice au cours duquel ils sont acquis à l’État,
sous réserve qu’ils puissent être mesurés de manière fiable.

Application :

 soit à la date du dépôt de la déclaration de l’impôt, du bordereau-avis de versement ou


de tout autre document en tenant lieu (cas de l’Impôt sur les sociétés, de l’impôt sur le
revenu retenu à la source, de la taxe sur la valeur ajoutée, des taxes intérieures à la
consommation et des droits de douanes) ;

 soit à l’émission du titre de recette (cas de l’impôt sur le revenu non retenu à la source,
des rôles de régularisation, des extraits de jugements pour les amendes).
 Norme 11 : Produits non liés à l’exercice de la souveraineté de l’État 27

Définition : Il s’agit des produits générés par l’activité ordinaire de l’État classés en :
 Produits de fonctionnement
 Produits de transfert
 Produits financiers
Comptabilisation :
 Les produits sont rattachés à l’exercice au cours duquel ils sont acquis à l’État, à
condition qu’ils puissent être mesurés de manière fiable.
Biens : Livraison
Produits de
fonctionnement Services : Réalisation

Produits de transfert Acte d’attribution

Acquisition par l’État, prorata temporis, des produits issus


Produits financiers des opérations de placements, des prêts et avances, des
participations…
 Norme 12 : Charges 28

Elles sont définies comme étant une diminution d’actif ou une augmentation de
Définition : passif non compensée par l’entrée d’une nouvelle valeur à l’actif ou d’une
diminution du passif. Elles comprennent :
 les charges de fonctionnement
 les charges de transfert

Comptabilisation :  les charges financières

 Les charges sont comptabilisées à la date d’exécution des opérations correspondantes et


dont les montants ont fait l’objet d’une estimation fiable.
 Biens : Livraison (notion de service fait)
Charges de  Services : Réalisation (notion de service fait)
fonctionnement  Subventions : décision d’attribution
Charges de transfert Décision d’attribution
 Intérêts et commissions exigibles : rattachement à
l’exercice au cours duquel ils sont constatés ;
 Intérêts courus et non échus : rattachement à l’exercice,
prorata temporis ;
charges financières  Pertes de change liées aux dettes financières libellées en
monnaies étrangères : rattachement à l’exercice au cours
duquel elles sont constatées ;
 Moins-values sur cessions d’équivalents de trésorerie :
rattachement à l’exercice au cours duquel elles ont été
constatées.
 Norme 13 : Engagements hors bilan à mentionner dans les notes aux EF 29

Définition : Il s’agit d’engagements :


 Pris dans le cadre d’accords bien définis ;
 Découlant de la mise en jeu de la responsabilité de l’État ou d’obligations
reconnues ;
 Pris dans le cadre des retraites.
Ces engagements sont assortis d’informations susceptibles d’avoir une importance significative et un
impact éventuel sur la sincérité des états financiers.

Modalités d’inscription des engagements :


Deux modes :

 Inscription du montant de l’engagement découlant d’un acte juridique ou estimé de manière


objective ;
 Description littéraire de l’engagement, lorsque l’évaluation chiffrée des risques n’est pas
possible à la date d’arrêté des comptes
Critères :

 Obligation certaine et sortie de ressources incertaine ou improbable = Engagement hors-bilan ;


 Obligation certaine et sortie de ressources certaine ou probable = Passif du bilan.
30

IV. PRÉSENTATION DU PLAN DE COMPTES


Le Plan Comptable comprend les classes de comptes ci-après :
 Classe 1 : Situation nette et comptes de financement permanent
Classe 2 : Comptes d'actif immobilisé
Classe 3 : Comptes d'actif circulant (hors trésorerie) et comptes
de liaisons internes
Classe 4 : Comptes de passif circulant (hors trésorerie)
Classe 5 : Comptes financiers
lasse 6 : Comptes de charges
Classe 7 : Comptes de produits
Classe 8 : Engagements hors-bilan
Classe 9 : Comptabilité analytique budgétaire, lois de règlement
et comptes d'ordre
31

V- CONCLUSION 1/2

 Cinq fortes convictions à partager :

1. Le plan comptable de l’Etat est un vrai enjeu de modernisation


de l’Etat et pas un simple objet technique (utilité pour le
parlement et pour les gestionnaires, comparabilité et intégration
des bonnes pratiques) ;

2. La réforme comptable de l’Etat :


 est un processus d’amélioration continu, qui s’inscrit
nécessairement dans le temps (complexité, nombre
d’acteurs, S.I), ce qui exige un véritable plan de conduite du
changement ;
 ne trouvera sa pleine efficacité que si elle est renforcée
par l’implication et l’adhésion de l’ensemble des acteurs
dans un véritable esprit partenarial ;
est fortement tributaire d’un bon système d’information ;
 doit nécessairement évoluer de la simple vérification des
comptes à une logique de certification des comptes .
32

V- CONCLUSION 2/2

 Pour compléter ce dispositif pour en faire un véritable


outil de pilotage, il est recommandé de :

 Consacrer la politique de gestion axée sur les


résultats, à travers des programmes et des actions bien
définis de manière à mesurer aisément la performance
des actions des différentes administrations publiques.

 D’où la nécessité de doter l’Etat d’une nouvelle


« constitution financière » instituant la budgétisation
par « programmes ».