Vous êtes sur la page 1sur 30

La théorie des organisations : Groupe 5

Thème 1

- LA DÉCISION ET LA RATIONALITÉ
Thème 2
- LA THÉORIE DU CAPITAL SOCIAL
Réalisé par : Encadré par :
EL GHANAMI EL IDRISSI Youssef Pr Mohammed MERZAQ
EL KHATTABI Mohammed
MESHALI Ahmed
Année universitaire 2018 / 2019
Partie 1
LA DÉCISION
ET
LA RATIONALITÉ
CampusFrance - La formation doctorale et la recherche en France

Sommaire

Introduction

Contexte historique

Concepts de base

Théories de la décision

Outils d’aide à la décision

Conclusion
Introduction

« Réfléchis avec lenteur, mais


exécute rapidement tes
décisions. »
Isocrate, Philosophe
La prise de décision est l’acte le plus important qu’un individu puisse
prendre, dans le temps et dans l’espace, quelle que soit la position
sociale ou hiérarchique qu’il occupe dans la société.
Au sein de l’entreprise, la prise de décision revêt une dimension
encore plus importante.
Le décideur ne doit pas compter seulement sur son expérience, il a
besoin d’un certain nombre de connaissances théoriques.

Chaque décision est le résultat d’un processus complexe.


Contexte historique

• La 2ème Guerre mondiale


La théorie de la décision est née durant la Seconde Guerre mondiale, de
l'intérêt de certains chercheurs en mathématiques et en statistiques
pour la stratégie militaire. Elle s'est ensuite étendue à l'étude et à la
modélisation des choix de l'individu dans un contexte composé de lois,
d'entreprises, d'autorités, d'adversaires et d'alliés.
• L’apparition de la RO en Angleterre en 1940
La recherche opérationnelle apparaît en Angleterre et puis aux USA à
des fins de recherches militaires : il s’agissait pour le royaume uni
d’utiliser au mieux ses moyens militaires, à l’époque, insuffisants.

L’indéniable succès de la RO à organiser les activités militaires des alliés


accréditera l’idée que la prise de décision est un phénomène qui peut
être étudié de façon scientifique.
Contexte historique

• La fin des années 40 et le début des années 50


* Des problèmes complexes de décision sont modélisables à travers
l’imposition d’un modèle de rationalité simple d’une fonction d’utilité
expriment les préférences du décideur, l’optimisation de cette fonction
apportera la solution du problème de décision.
* L’algorithme de programmation linéaire développé par Dantzig (méthode
de simplexe) a apporté les outils nécessaires de résolution de problème.

* La même période historique a vu la naissance des travaux qui critiquent


le comportement rationnel du décideur ( Herbert SIMON)
• Vers les années 60
* L’école de la décision connaîtra un autre essor avec les travaux de Cyert
et March.
Concepts de base

La décision ?
Les deux sens du mot « décision » en français :

- comme processus : c'est l'action qui consiste prendre une


décision c'est-à-dire à opérer un choix, la décision est alors
entendue comme le processus qui mène au choix (la prise de
décision);

- comme résultat : le choix au sens strict.

Finalement, prendre une décision, c'est mettre en œuvre


un processus, qui aboutira, in fine, à un choix.
Concepts de base

Typologies des décisions ?


Stratégique, Tactique, Opérationnelle

Igor Ansoff (1918 - 2002 )


était un professeur et
consultant russo-américain
en stratégie d'entreprise.
Concepts de base

Typologies des décisions ?


Programmable, Non programmable
Décisions programmables :
(répétitives et routinières)
Ce sont des décisions qui vont définir les missions
qui doivent être accomplies. Ainsi que les modes de
résolution s'il y a des obstacles.
Décisions non programmables : Herbert Simon (1916-2001)
(politiques ou non structurées) est un économiste et
Ce sont des décisions qui dépendent de facteurs sociologue américain ayant
reçu le « prix Nobel »
environnementaux et donc très difficilement d'économie en 1978.
maitrisable.
Collective, Individuelle
Anticipées/Émergentes/Occurrentes
en univers Certain/Aléatoire/Incertain

Concepts de base

Le processus de prise de décision ?


Le processus de prise de décision est l’ensemble des étapes nécessaires pour
aboutir à un choix de décision ; le cheminement est aussi important que le
choix final.
La rationalité ?
Selon H. Simon, la rationalité est une situation de choix dans laquelle
l'acteur rationnel en face de plusieurs branches d'alternatives va choisir celle
qu'il croit aboutir au meilleur résultat global.
Un système d’information ?
Un système d’information regroupe l’ensemble des méthodes de traitement
des informations et des moyens matériels et humains utilisés dans une
organisation.
Tous les systèmes d’information concourent à la prise de décision :
- avant, pour préparer la décision ;
- pendant, pour simuler des options de décision possibles ;
- après, pour communiquer et contrôler.
Théories de la décision

• L’approche classique (le modèle de HARVARD) :


La théorie classique de la décision s’appuie sur la rationalité absolue du
décideur ; cette théorie est aussi appelée modèle de « l’acteur unique » ou
encore « modèle de la décision rationnelle ». Le modèle classique de la
rationalité absolue repose sur des hypothèses très fortes :
 Unicité des décideurs
 L’existence d’objectif clairement définies
 L’existence d’un système de préférence, ordonnées et stable dans le
temps.
 La connaissance parfaite de toutes les stratégies possibles et de leurs
conséquences.
 La possibilité d’évaluer toutes les stratégies possibles en fonction de
leurs préférences.
Théories de la décision

• L’approche classique (le modèle de HARVARD) :


Ce modèle suppose une information disponible et compléte, mais aussi une
liberté totale du décideur.

La décision est le résultat d’un processus et le choix de l’acteur est le meilleur


possible. Il connait toutes alternatives possibles et leurs conséquences et
poursuit les mêmes objectifs que ceux de l’entreprise.

La décision est rationnelle lorsque l’individu sélectionne l’alternative qui va le


conduire au meilleur résultat global en fonction de son système de valeur. Le
décideur est ici un homo-economicus qui arrive à maximiser la satisfaction de
ses objectifs.

Cette approche est éloignée de la réalité.


Théories de la décision

• Herbert Simon et la rationalité limitée :


Herbert Simon (1916-2001) est un économiste et sociologue
américain ayant reçu le « prix Nobel » d'économie en 1978.
Il s'est d'abord intéressé à la psychologie cognitive et la
rationalité limitée (Bounded Rationality) qui constitue le cœur
de sa pensée.

H.SIMON va s’opposer au postulat de la rationalité parfaite (absolue)


développée par les chercheurs de Harvard et il confirme que la rationalité du
décideur est limitée par trois séries de facteurs :
1- Les informations ne sont pas disponibles ou trop coûteuses à obtenir ;
2- Les capacités du décideur peuvent limiter sa compréhension de la
décision à prendre ;
3- Les motivations du décideur : la logique intrinsèque du problème à traiter
peut être occultée par le système de valeurs du décideur.

Cette approche est plus réaliste que la précédente.


Théories de la décision

• Herbert Simon et la rationalité limitée :


H.SIMON a démontré, à travers son modèle IMC, que toute décision est un
processus complexe à trois étapes :

étape 1 :Intelligence, c’est-à-dire prise de


conscience d’un problème nécessitant une prise de
décision ;

étape 2 :Modélisation, c’est-à-dire inventaire et


étude des solutions possibles ;

étape 3 : Choix de la meilleure solution compte tenu


des contraintes.
On pourrait ajouter une étape 4 correspondant à la mise en œuvre et au
contrôle de la décision venant confirmer ou infirmer le choix effectué.
Théories de la décision

• La théorie comportementale de RICHARD CYERT et JAMES


MARCH (La théorie du comportement de la firme) :
Richard Cyert (1921-1998), était un économiste américain,
statisticien et théoricien organisationnel, qui a servi comme
sixième président de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh,
Pennsylvanie, États-Unis, connu de son travail écrit en 1959,
avec James G. March, sur "La théorie comportementale de
l'entreprise"

James March (1928-2018), est un économiste, un sociologue et


un universitaire américain. Fondateur de la théorie des
organisations, il a révolutionné de nombreux domaines de
l’économie, de la psychologie, de la sociologie, des sciences de
l’éducation et de la philosophie politique.
Théories de la décision

• La théorie comportementale de RICHARD CYERT et JAMES


MARCH (La théorie du comportement de la firme) :
Selon eux, la théorie du comportement de la firme peut être résumée en 4
concepts fondamentaux :
1- Les traitements séquentiel des problèmes :
Une entreprise étant composée de coalitions de membres ayant des buts
différents, il est nécessaire de mettre au point des procédures de résolution des
conflits (rationalité locale : chaque coalition résout ses propres problèmes, et
les traite par séquences).
Il faut donc résoudre ces confits pour prendre les décisions.
2- L’élimination de l’incertitude :
La décision à prendre est celle qui limite l’incertitude, celle qui rend
l’environnement prédictible.
Théories de la décision

3- La recherche de la problématique :
Il est indispensable de rechercher les vraies causes des problèmes posés
dans l'entreprise sans utiliser de masques (indulgence pour les " amis " et
dénigrement des " ennemis ").
Il faut voir les réalités en face.

4- L’apprentissage organisationnel :

Les entreprises changent leurs comportements et la perception qu'elles ont des


choses avec le temps, et ce qui est vrai aujourd'hui ne sera peut-être pas vrai
demain (vision systémique).
L’expérience acquise par les résultats des décisions antérieures permet aux
décideurs d’évoluer.
Outils d’aide à la décision

Contextes décisionnels Outils ou méthodes


Avenir certain :
Le décideur connaît de façon précise les événements Flux de trésorerie
économiques futurs, et il est capable de prévoir les Coût marginal
conséquences de ses choix. Mais cette hypothèse rarement Programmation linéaire
vérifiée, se limite concrètement aux problèmes d'exploitation Graphes …
à court terme.

Avenir probabilisable (Aléatoire) : Probabilités, statistiques


Le décideur a connaissance des diverses éventualités liées à la Arbres de décision
décision et peut leur associer une probabilité.
Avenir incertain :
Le décideur a une connaissance, exhaustive ou non, des
Théorie des jeux
diverses éventualités, mais il n'a pas suffisamment
d'informations pour leur associer une probabilité.
Conclusion

Les différentes approches ont focalisé sur le processus qui


aboutit à la prise de décision.

Dans ce sens H. Simon a parlé de la


rationalité limitée qui vient remplacer la
rationalité illimitée de l’approche classique.

Les travaux de Simon vont être appuyés plus


tard, avec l'avènement de March et Cyert, qui
ont donné un caractère opératoire à ses idées.
Partie 2
LA THÉORIE
DU
CAPITAL SOCIAL
CampusFrance - La formation doctorale et la recherche en France

Sommaire

Introduction

Qu’est-ce qu’un réseau


au sens sociologique ?
Le capital dans l'histoire
de la pensée économique

La théorie du capital social

Conclusion
Introduction

Réseau social et capital social sont des notions


étroitement liées. La notion de capital social fait
ainsi référence aux modalités d’accès et
d’utilisation des ressources contenues dans les
réseaux sociaux.

Trois auteurs pionniers se distinguent : Pierre Bourdieu, James


Coleman et Robert Putnam.

Avant de parler de la théorie du capital social , on doit savoir :

Qu’est-ce qu’un réseau au sens sociologique ?

La notion du capital dans l'histoire de la pensée économique.


Qu’est-ce qu’un réseau au sens sociologique ?

Le terme de réseaux sociaux est devenu extrêmement banal depuis


quelques années : il en est venu à désigner un type particulier de sites
internet qui permettent aux individus de se constituer un réseau de
connaissances, d’amis

Mais pour le sociologue, un réseau social désigne les différentes


relations que les individus entretiennent entre eux et la façon dont
elles se structurent. Ces différentes relations peuvent permettre de
comprendre les comportements des individus.
Le capital dans l'histoire de la pensée économique

• L’école classique :
il y a trois sources de richesses, le travail, le capital foncier (terre agricole
ou à bâtir, gisements miniers et d'hydrocarbures, réserves hydrauliques et
autres ressources naturelles) et le capital technique qui englobe les biens,
les produits pouvant être utilisés pour la production d'autres biens. Ce sont
typiquement les machines fabriquées par l'homme.

• Marx et le concept de capital :


Le capital est avant tout un type de relation sociale, étant donné que les
capitalistes ne peuvent posséder et accumuler du capital que grâce au
rapport social qu'ils entretiennent avec les travailleurs. Marx part de
l'analyse de l'école classique pour qui le capital est constitué par l'ensemble
des moyens de production avancés par les capitalistes durant le cycle de
production.
La théorie du capital social

La notion de capital social fait référence à la possibilité de mobiliser à


travers réseaux sociaux des ressources en tout genre, plus le capital social
d'une personne ou d'une organisation est grand, plus elle est privilégiée
dans les dynamiques sociales.
• Chez Bourdieu
Pierre Bourdieu (1930-2002), né le 1ᵉʳ août 1930 à Denguin et
mort le 23 janvier 2002 à Paris, est un sociologue français. Il est
considéré comme l'un des sociologues les plus importants de la
seconde moitié du XXᵉ siècle.
Bourdieu semble avoir été l’un des premiers à utiliser le terme de capital
social qu’il définit comme « l’ensemble des ressources réelles et
potentielles liées à la possession d’un réseau durable de relations plus
ou moins institutionnalisées de connaissance et de reconnaissance
mutuelles - soit, en d’autres termes, l’appartenance à un groupe ».
La théorie du capital social

Bourdieu définit également trois autres types de capitaux :

1- Le capital culturel :
C’est un concept proche de celui de capital humain, qu’il soit incorporé (culture, langage,
connaissance des codes sociaux) ou institutionnalisé (diplômes, titres).

2- Le capital économique :
Il est lié aux ressources patrimoniales ou au revenu.

3- Le capital symbolique :
Il désigne toute forme de capital (culturel, social, ou économique) ayant une reconnaissance
particulière au sein de la société.
Selon lui, le volume de capital social détenu par un individu varie en
fonction du nombre de personnes appartenant à son réseau personnel et
du volume de capital culturel, économique et symbolique qu’elles
détiennent.
La théorie du capital social

• Chez Coleman :
James Coleman (1926-1995) est un sociologue américain.
Coleman a été formé à l'école de Lazarsfeld. Il est depuis les
années 1980 l'individualiste méthodologique le plus connu aux
États-Unis. Il est aussi un tenant de l'analyse des réseaux sociaux.

Il a été à l’origine de la révélation académique du concept de capital social.


Selon cet auteur, le capital social se définit par sa fonction : « Ce n’est pas
une entité unique, mais une variété d’entités différentes qui ont deux
caractéristiques en commun : elles constituent toutes un aspect de la
structure sociale, et elles facilitent certaines actions d’individus qui sont
au sein de la structure. Comme d’autres formes de capital, le capital
social est productif, rendant possible la réalisation de certains buts qui
ne pourraient être réalisés en son absence ».
La théorie du capital social

• Chez Putnam :
Robert David Putnam, né le 9 janvier 1941 à Rochester, État de
New York, est un politologue américain, professeur à l'université
Harvard. Il s'est rendu célèbre par ses écrits sur l'engagement
civique, la société civile et le capital social.

Il a contribué à populariser le concept de capital social. Il le définit comme


une notion relative aux caractéristiques de l’organisation sociale telles
que les réseaux, les normes et la confiance, qui facilitent la
coordination et la coopération pour un bénéfice mutuel. Là où Bourdieu
et Coleman posent le capital social comme une ressource permettant aux
individus d’atteindre leurs objectifs personnels, Putnam conçoit le capital
social comme une grandeur caractéristique de l’ état d’une société
Conclusion

Le concept de capital social est une


construction sociale qui met en valeur les
potentialités d’obtention de ressources à
partir des relations humaines. Les
entreprises, en tant qu’ensembles d’êtres
humains, sont nécessairement concernées
par plusieurs types de capitaux sociaux, les
uns individuels, les autres collectifs.