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TRANSPORT DU GAZ LIQUEFIE

-Définition :STCW A-V/1 Prescription minimales obligatoires


concernant la formation et les qualifications des capitaines, des
officiers et des matelots.
I- INTRODUCTION
1- But du cours
2-Production et utilisation
3- transport maritime du gaz
II- PROPRIETES
1- propriétés physiques
2- Propriétés chimiques
3- Thermodynamiques
• 1- But:

• 2- production:
• Il existe 3 catégories de gaz liquéfie
• - le GNL (gaz naturel liquéfie)
• - le GPL (gaz de pétrole liquéfie)
- raffinage de pétrole
- fractionnement du gaz naturel
• - les Gaz chimiques (produits de synthèses)
- ammoniaque (NH3)
- VCM (C2H3Cl)
Le GNL
Le gaz naturel est un combustible fossile, il s'agit d'un
mélange d'hydrocarbures trouvé naturellement sous forme
gazeuse. C'est la deuxieme source d'énergie la plus
utilisée dans le monde après le pétrole et son usage se
développe rapidement.
Il existe plusieurs formes de gaz naturel, se
distinguant par leur origine, leur composition et le
type de réservoirs dans lesquels ils se trouvent.
Néanmoins, le gaz est toujours composé
principalement de méthane et issu de la désagrégation
d'anciens organismes vivants.
PRINCIPAUX TYPE DE GAZ
A- Gaz conventionnel non associé
• C'est la forme la plus exploitée de gaz
naturel. Son processus de formation est
similaire à celui du pétrole.
• On distingue 2 types de ce gaz:
a- le gaz thermogénique primaire, issu
directement de la pyrolyse du kérogène
b- le gaz thermogénique secondaire, formé
par la pyrolyse du pétrole.
Le gaz thermogénique comprend un taux variable
d'hydrocarbures :

- de C1 methane jusqu'à l'heptane (C7).


On peut y trouver aussi:
- du dioxyde de carbone (CO2,
- du dioxyde de soufre (SO2)
- du sulfure d'hydrogène appelé aussi « gaz acide »
(H2S),
- de l'azote (N2)
- et de petites quantités d'hélium (He).
B- Gaz associé
Il s'agit de gaz présent en solution dans le pétrole. Il est
séparé lors de l'extraction de ce dernier. Pendant
longtemps, il était considéré comme un déchet et détruit
en torchère, ce qui constitue un gaspillage de
ressources énergétiques non renouvelables et une
pollution inutile. Aujourd'hui, l'essentiel est :
- soit réinjecté dans les gisements de pétrole
(contribuant à y maintenir la pression et à maximiser
l'extraction du pétrole),
- soit valorisé. Néanmoins, la destruction en torchère est
encore d'actualité dans certaines régions.
C- Gaz de charbon
Le charbon contient naturellement du méthane et du CO2 dans
ses pores.
Historiquement, ce gaz a surtout été connu pour la menace
mortelle qu'il présente sur la sécurité des mineurs - il est alors
resté dans la mémoire collective sous le nom de grisou.
Cependant, son exploitation est en plein développement, en
particulier :
- aux États-Unis. L'exploitation porte sur des strates de charbon
riches en gaz et trop profondes pour être exploitées de façon
conventionnelle.
- La Chine s'intéresse également de plus en plus à
l'exploitation de ce type de gaz naturel.
D- Hydrates
- Les Hydrates de méthane sont des structures de
glace contenant du méthane prisonnier. Ils sont issus de
l'accumulation relativement récente de glace contenant
des déchets organiques, la dégradation est biogénique.
On trouve ces hydrates dans
- le permafrost
- et le plancher océanique.
Le volume de gaz existant sous cette forme est inconnu,
variant de plusieurs ordres de grandeur selon les
études. Aucune technologie ne permet actuellement
d'exploiter ces ressources.
Extraction et traitement
• Le gaz naturel et le pétrole brut sont souvent associés
et extraits simultanément des mêmes gisements, ou
encore des mêmes zones de production. L'exploration
(recherche de gisements) et l'extraction du gaz
naturel utilisent des techniques à peu près
identiques à celles de l'industrie du pétrole.
• Une grande partie des gisements de gaz connus
à travers le monde a d'ailleurs été trouvé au
cours de campagnes d'exploration dont l'objectif
était de trouver du pétrole.
• Lors de l'extraction, la détente à la tête de
puits provoque la condensation des
hydrocarbures C5 à C8. Les liquides
récupérés, appelés « condensats de gaz
naturel » ou « liquide de puits de gaz naturel »
correspondent à un pétrole extrêmement léger,
de très haute valeur donnant
- de l'essence et du naphta .
- le reste hydrocarbures C1 à C4, CO2, H2S et
He) est gazeux à température ambiante et
acheminé par gazoduc vers une usine de
traitement de gaz.
• Principe de fonctionnement d’une usine de
liquéfaction :
- Le gaz est d'abord épuré avec l'élimination de CO2,
H2S, H2O, et des essences naturelles contenues.
- Il est ensuite liquéfié par des échangeurs (en
aluminium) de chaleur selon plusieurs cycles de
refroidissement situés en cascade : par exemple,
dans la 1ère unité d'Arzew :
- Le premier cycle de condensation de propane à 37°C
et 13 bar suivi de 3 détentes jusqu'à 1,2 bar abaisse
la température à -37°C permettant :
- de refroidir et condenser l'éthylène du 2ème cycle à -
31°C sous 19 bar,
- refroidir le méthane du 3ème cycle à -35°C,
- de commencer le refroidissement du gaz naturel
sous 40 bar, à -35°C et de condenser divers
hydrocarbures.
Le 2ème cycle de 4 détentes d'éthylène permet
de :
- continuer le refroidissement du méthane du
3ème cycle à -96°C et d'atteindre sa
condensation sous 30 bar,
- de poursuivre le refroidissement du gaz
naturel et de le condenser à -97°C sous 38
bar.
Le 3ème cycle de 3 détentes de méthane permet
de refroidir le GNL jusqu'à -151°C sous 36 bar.
• - Le GNL est ensuite détendu jusqu'à 1,3 bar
pour atteindre -163°C. Le diazote contenu est
libéré ainsi que l'hélium.
• - Enfin le gaz est stocké dans des réservoirs
cryogéniques avant chargement dans des
méthaniers.
• Les capacités, par unité, atteignent actuellement
16 000 m3 de GNL/jour. La liquéfaction auto-
consomme en moyenne 12 % du gaz entrant.
Production
• En 2005, selon BP, le monde a produit 2743 milliards de
mètres cubes de gaz naturel, en hausse de 2,5% par rapport
à l'année précedente.
• alors que la production de pétrole n'a augmenté que de 1%.
• La Russie représente 22% de la production mondiale.
• Les chiffres de l'AIE sont de 2871 G.m3 pour le même année,
soit près de 5% plus que BP.
Pays Production Production Notes
(G.m3) (Mtep)
1 Russie 598 540 Principalement en Sibérie
Occidentale
2 Etats-Unis 525 473 Rôle croissant du gaz non
conventionnel et de l'offshore
profond
3 Canada 185 167 En déclin probable

4 Algérie 88 79 Plus de 50% de la


production africaine
5 Royaume- 88 79 Déclin rapide
Uni
6 Iran 87 78 Réserves sous-exploitées

7 Norvège 85 76 Troll, Ormen Lange

8 Indonésie 76 68 Exportations en déclin

9 Arabie 70 62 Réserves sous-exploitées


Saoudite
Utilisation
• Le gaz naturel est l'un des moyens énergétiques les
moins polluants. En effet, lorsque sa combustion est
complète, il n'émet que de l'eau et du dioxyde de
carbone :

CH4 + 2O2 --> CO2 + 2H2O

• Comme tous les combustibles fossiles, après


combustion, il rejette du gaz carbonique
- mais seulement 55 kg par gigajoule de chaleur produite,
- contre 75 pour le pétrole brut
- et 100 environ pour le charbon
L'avantage du gaz naturel
• l'extraction et le traitement du gaz naturel
consomment beaucoup moins d'énergie.
• ne produit pratiquement pas d'oxydes
d'azote (NOx) d'oxydes de soufre (SOx) et
des poussières, etc .
• intérêt écologique et économique pour les
installation: (centrale électrique chaufferie,
cimenterie ou autre)
• Le gaz naturel est aussi la matière première d'une bonne
partie de l'industrie chimique et pétrochimique dont la
production :
• d'hydrogène, de méthanol et d'ammoniac, trois produits de
base, qui à leur tour servent dans diverses industries :
• engrais,
• résines,
• plastiques,
• solvants.
• Raffinage du pétrole
Présentation de la chimie du méthane dans l'industrie pétrochimique
TRANSPORTDU GAZ LIQUEFIE

• Le transport du gaz traité (gaz pauvre, presque


exclusivement du méthane) est par nature beaucoup
plus difficile que pour le pétrole. Cela explique que,
pendant longtemps, les gisements de gaz
n'intéressaient les compagnies que s'ils étaient
relativement proches des lieux de consommation.
• Sachant que la rentabilité des gisements gaziers s'est
considérablement améliorée depuis plusieurs années,
plusieurs gisements qui étaient vus comme « sub-
commerciaux » sont maintenant profitables.
• Pour transporter le gaz naturel des gisements
vers les lieux de consommation, les gazoducs
sont le moyen le plus courant. Mais une part
croissante du gaz consommé est transportée
sous forme liquide, à -162°C et à pression
atmosphérique, dans des méthaniers du lieu de
production vers les lieux de consommation .
• Sous cette forme liquide, le gaz naturel offre, à
volume égal avec le fioul domestique, un
pouvoir calorifique qui correspond à plus de la
moitié du pouvoir calorifique de celui-ci
• La technologie du GNL n’est pas nouvelle. La
première usine de GNL a été construite en Virginie-
Occidentale en 1912 et est entrée en production en
1917.
• En janvier 1959, le premier navire méthanier du
monde, le Methane Pioneer, a livré une cargaison de
GNL au Royaume-Uni en provenance de Lake
Charles, en Louisiane.
• Mais l’aire de l’industrie du GNL a commence fin des
années 50 après la 2ieme guerre mondiale l’age d’or
de la métallurgie)
- Ce n’est qu’aux milieux des annees 60 qu’on a introduit des
bateaux pour transporter les GPL.
(Fully refrigerated LPG)
« tjours a la pression atmosphérique»
- Fin des années 60 mise en service des bateaux pour
transporter:
- l’ethylene C2H4
- GNL CH4
• Notion sur les matériaux
a- transport du butane (0°c ….-20°c)
Aciers fins aux carbones « XC18… », ayant de
bonnes propriétés mécaniques (Trait. Thermiq.)
b- transport du propane (-50°c….-80°c)
Aciers allies « 22 MD4… » (T.T et R.N)
c- transport de l’éthylène et du GNL < -110°c)
Aciers spéciaux « aciers inoxydables »
- aciers aux nickel chrome
- alliage d’aluminium
• Avantage
- Condensing ratio : r = 1dm ³ liq./ 1m ³gaz
- En moyenne r = 0, 6
- le produit transporté ayant une densité de 0,41 à 0,47
• Les navires méthaniers
Il n'y a plus que trois techniques sur le marché :
- les navires à sphères largement construits au Japon
et un peu en Corée,
- les navires à membrane issus des brevets de GAZ
TRANSPORT en membrane Invar et des brevets
TECHNIGAZ en membrane gaufrée en acier
inoxydable 18-10.
- Enfin GAZ TRANSPORT & TECHNIGAZ ont tiré des
avantages de leurs deux techniques pour en
proposer une troisième : le CS1 qui sera développé
sur le dernier navire de 75 000 m3 que GAZ DE
FRANCE vient de commander aux Chantiers de
l'Atlantique.
- Ce navire sera à propulsion électrique et génération
par turbines à gaz.
• En février 2005, on dénombrait dans le monde entier 22
terminaux d’exportation (liquéfaction) de GNL, 46 terminaux
d’importation (regazéification) et plus de 150 méthaniers en
service.
• Depuis les débuts de l’industrie en 1959, on ne signale aucun
accident mortel, perte de cargaison, accident majeur ni
problème de sécurité dans les installations portuaires ou en
mer.
Nota:
- cette solution qui permet de « condenser » l'énergie gazeuse
sous un volume réduit exige des investissements très
lourds, tant pour la liquéfaction que pour le transport.
• À titre indicatif, le coût d'une usine de liquéfaction, de taille
minimale de l'ordre de 45 Gthermies/an (3,5 millions de
tonnes de gaz naturel liquéfié) est de l'ordre de 400 à
500 millions USD et si l'on veut doubler cette capacité, il
faut ajouter 85 % de plus à ce coût.
• Les navires de transports, qui ont des réservoirs
cryogéniques, coûtent également très cher : en 2006, plus
de 200 millions d'euros pour une capacité de
100 000 tonnes, soit le prix d'un pétrolier de quelques
300 000 tonnes.
Proprietes
• Point critique
• Toute courbe de vaporisation-liquéfaction est
limitée par le point critique PC. Au-delà de la
température critique (T°c), l’état liquide n’existe
plus quelle que soit la pression exercée sur le
liquide : on a une phase gazeuse permanente.
• Le point critique du méthane est caractérisé par
une pression de 45,96 bar et une température
de -82,7°C. Pour liquéfier le gaz naturel, dont le
point critique est proche de celui du méthane, il
faut fournir une température inférieure à cette
température.
Chaleur spécifique / chaleur
latente de changement d’état

• Si on chauffe une substance en lui


apportant une certaine quantité de
chaleur, sa température va s’élever. Plus
la quantité de chaleur nécessaire pour
monter en température est importante,
plus la « chaleur spécifique » de la
substance considérée est grande.
• chaleur spécifique
• C’est la quantité de chaleur qu’il faut
apporter à 1 gramme de substance pour
élever sa température de 1°C,
• chaleur latent
• C’est l’énergie nécessaire pour le
changement d’état
Densité d’un gaz ( d vap )

• La densité des gaz est mesurée par rapport à l’air. Elle indique si le
gaz libéré va se trouver en partie haute ou en partie basse:
• d < 1 : gaz léger en partie haute
• d # 1 : gaz diffusé dans toute l’ambiance,
• d > 1 : gaz lourd en partie basse. Ceci est particulièrement vrai pour
les vapeurs d’hydrocarbures qui« coulent » littéralement à la surface
du sol.
• La densité d’un gaz augmente fortement avec la température, si
bien qu’un gaz plus lourd que l’air peut s’élever s’il est chaud et
inversement.
• Ces écarts de densité des écarts de température créent
des courants de convection qui est un processus de propagation de
la chaleur propre aux fluides qui s’ajoute au rayonnement.
Densité d’un liquide ( d liq )
• La densité d’un liquide est mesurée par rapport
à l’eau. Elle indique si le liquide perdu va se
trouver plutôt en surface ou au fond. Il faudra en
plus tenir compte de sa solubilité :
• d < 1 : liquide plus léger que l’eau , ce retrouve
en surface d’un cours d’eau.
• d > 1 : liquide plus lourd que l’eau, on le
retrouvera donc au fond d’un cours d’eau.
• Cette propriété permettra également de confiner
un épandage sous une pellicule d’eau.
• Point éclair (Pt éclair) :
- Température à laquelle un liquide
inflammable émet suffisamment de vapeurs
pour qu’à l’approche d’une flamme pilote, il y
ait un flash.
• Point d’inflammation (T inflam.)
- Température à partir de laquelle un liquide
inflammable émet des vapeurs en quantité
suffisante pour que la combustion une fois
amorcée puisse continuer d’elle-même.
Cette température est légèrement supérieure
au point éclair ( 1 à 5°C au dessus suivant le
produit.
Pression de vapeur saturante (P
vap )
• Les vapeurs émises par une phase liquide exercent
dans une enceinte fermée une pression déterminée et
constante pour chaque température.
• La pression de vapeur saturante croit énormément
avec la température.
• L’évaporation de la phase liquide cesse dès que la PVS
est atteinte. La vapeur est alors dite saturante, la phase
liquide ne peut s’évaporer davantage.
• Les applications des courbes de pression de vapeur
sont fondamentales en sécurité, tant en ce qui
concerne le risque d’explosion que la toxicologie.
Qlques proprietes importantes des gaz
liquefies (PV>2,8 a 37,8°c)
Gaz liq. Vap. Press. Pt. Ecl. Lim. Inf. d/air d/eau
37,8°c
Methane Gaz -175 5,3/14% 0,55 0,47

Propane 12,9 -105 2,1/9,5 1,55 0,58,

Butane 3,6 -60 1,8/8,5 2,09 0,60

Ammoniaq. 14,7 -57 16/25 0,59 0,68

VCM 5,7 -78 4/33 2,15 0,96

Butadiene 4 -60 2/12,6 1,88 0,65

Ethyl-oxid 2,7 -18 3/100, 1,52 0,89


Propriétés

• Dans des conditions normales (0°C et 760 mm de Hg), 1 m3


de gaz naturel a un pouvoir calorifique supérieur (PCS) de 8
à 10 thermies suivant son origine (soit 33 à 42 MJ).

• Pour le transport du gaz naturel sous forme liquide à la


pression atmosphérique (GNL), il faut maintenir dans les
cuves une température de -162°C.
• PCS = pouvoir calorifique supérieur
C'est la quantité de chaleur exprimée en
kWh ou MJ, qui serait dégagée par la
combustion complète de un (1) mètre cube
normal de gaz. L'eau formée pendant la
combustion étant ramenée à l'état liquide et
les autres produits étant à l'état gazeux.
• PCI = pouvoir calorifique inférieur
Il se calcule en déduisant par convention, du
PCS la chaleur de condensation
(2 511 kJ/kg) de l'eau formée au cours de la
combustion et éventuellement de l'eau
contenue dans le combustible.
Navire-citerne de GNL