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IP de l’Université d’Etat De Médecine et Pharmacie

“Nicolae Testemițanu”
La Chaire d’Anatomie topographique et de chirurgie
opératoire

La thème du projet: Anatomie topographique


de la cavité abdominale et péritonéale
La cavité abdominale
 C`est la plus grande des cavité splanchniques

 Contient la majeure partie des organes digestifs et


génito-urinaires

 Sous le nom de cavité abdominale nous comprenons


cavité du corps humain délimitée:
• supérieur – le diaphragme
• inférieure – les os iliaques et le diaphragme pelvien
• antérieure et latérale – les muscles de la paroi
abdominale antérolatéral
• postérieur - la colonne vertébrale avec les muscles
psoas grand et carré lombaire
Le péritoine
 Le péritoine est une membrane séreuse continue,
lisse et transparente qui borde la cavité abdomino-
pelvienne et entoure les viscères (organes).
 Le péritoine comprend
deux feuillets en continuité
l'un avec l'autre:

o le péritoine pariétal - qui


revêt la face profonde de la
paroi abdomino-pelvienne
o le péritoine viscéral - qui
tapisse les viscères.
La cavité péritonéale
 Espace situé dans la cavité abdominale, entre le péritoine pariétal
et viscéral, ne contenant aucun organe, mais un liquide
péritonéal permettant de lubrifier les viscères.

 Ce qui permet aux viscères de se déplacer sans frottement les uns


sur les autres et de faciliter les mouvements liés à la digestion.

 Le liquide péritonéal contient des leucocytes et des anticorps qui


lui permettent de résister aux infections.

 Chez l'homme, la cavité péritonéale est complètement close

 Chez la femme, les trompes utérines, l'utérus et le vagin


constituent des voies de communication entre la cavité
péritonéale et le milieu extérieur; il s'agit d'une voie de
pénétration potentielle d'agents infectieux.
La relation des viscères avec le péritoine
peut être résumée de la façon suivante :
I. les organes intrapéritonéaux - sont presque
complètement investis par le péritoine viscéral:
l'estomac, la partie supérieure du duodénum, l'intestin
grêle, l`appendice vermiforme, le côlon transverse et
sigmoïde, la partie supraampulara du rectum, la rate

II. les organes mesoperitoneale - sont enveloppés


par le péritoine viscéral de trois parties: la partie
ascendant du duodénum, la flexure duodenojejunal, le
cæcum, le côlon ascendant et descendant, l'ampoule
rectale de l'intestin, le foie et la vésicule biliaire
III. les organes extrapéritonéaux, rétropéritonéaux
ou sous-péritonéaux - sont également situés hors
de la cavité péritonéale - à l'extérieur, en arrière ou
en dessous du péritoine pariétal - et ils ne sont que
partiellement tapissés de péritoine (généralement
sur l'une de leurs faces seulement):
-les parties descendantes et horizontales du duodénum,
-le pancréas et la partie distal du rectum,
-aussi postérieur du péritoine pariétal sont situés des
organes, qui ne font pas partie du système digestif:
-les reins
-les glandes surrénales
-les uretères
-l'aorte abdominale
Division de la cavité abdominale dans étages
Pour montrer les particularités de la localisation des processus
purulent et voie de transmission
de fluide dans la cavité
abdominale, elle est divisé en
deux étages: supérieure et
inférieure.

!!! La frontière entre les


deux est: la lame de la racine
du mésocôlon transverse qui
se joindre à la paroi
postérieure de l'abdomen.
Région supra-mésocolique
 à l'étage supérieur de la cavité abdominale se trouve: l'estomac, une
partie du duodénum, le foie, la vésicule biliaire et une grande partie
du pancréas.
Région infra-mésocolique
 à l'étage inférieure – la partie horizontale et ascendante du duodénum,
l`angle duodenojejunal, les intestins grêle et gros et le grand épiploon.
L’ESTOMAC
L’ESTOMAC
o L’estomac est un segment dilaté du tube digestif, qui
fait suite à l’œsophage.

Situation:
• LOGE SOUS PHRENIQUE
GAUCHE „
• Etage SUS MESOCOLIQUE
• Topographie THORACO-
ABDOMINALE
L’ESTOMAC
Forme:
• Variable
• Grosse tubérosité
• Corps
• Antre
• Pylore
• Petite courbure
• Grande courbure

Constitution:
• Séreuse
• Musculeuse
• Sous muqueuse
• Muqueuse
L’ESTOMAC
Extrémités: Dimensions:
• PYLORE (L1) • Variables
• „CARDIA (TH11) • 20/25 cm hauteur
• 10/12 cm large
• 1/1,5 litre capacite
L’ESTOMAC
Rapports péritonéaux:
• Entouré du péritoine
viscéral,
• Qui forme le petit
épiploon (PE),

• Et le grand épiploon
(GE).
L’ESTOMAC
Rapports face ANTERIEURE Rapports face Postérieure

 Les 2/3 SUP correspondent à la  Face POST Grosse


paroi thoracique: tubérosité répond au
• Lobe gauche du foie diaphragme.
• Diaphragme
• Paroi thoracique antérieure  Face POST de la partie
basse de l’estomac répond
 Le 1/3 INF correspond correspond au mésocolon transverse et
à la paroi abdominale: à ses vaisseaux
• Lobe gauche du foie
• Paroi abdominale (grands droits)
L’ESTOMAC
Rapports de la Grande Courbure

Elle répond de Haut en Bas:


• Lgt phréno-gastrique
• Rate et son pédicule
• Lgt gastro-colique

Rapports Petite Courbure


• Elle est reliée au foie par le Petit
épiploon
• Dans le petit épiploon, les
branches de la coronaire
stomachique et les filets du X.
L’ESTOMAC
Vascularisation artérielle

Les artères gastriques sont toutes issues du tronc coeliaque.

Elles se regroupent en:


• cercle artériel de la petite courbure (issu de la coronaire
stomachique et de la pylorique)
• cercle artériel de la grande courbure (issu des artères gastro-
épiploïques droite et gauche)

La vascularisation gastrique est renforcée par les vaisseaux courts


issus de l’artère polaire supérieure de la rate (branche de l’artère
splénique).
L’ESTOMAC
Vascularisation artérielle
L’ESTOMAC
Vascularisation veineuse et lymphatique
o La veine principale de l’estomac est la veine coronaire
stomachique.

o Sa terminaison est différente puisqu’elle est tributaire du système


porte (elle se jette directement dans le flanc gauche de la veine
porte).

o La veine coronaire stomachique participe largement au système


anastomotique porto-cave.

o Les lymphatiques se regroupent autour des trois axes vasculaires:


coronaire stomachique, splénique et hépatique.
L’ESTOMAC
Innervation

Innervation parasympathique:
-Pneumogastrique droit (X)
-Pneumogastrique gauche (X)

Sympathique: les ganglions semi-lunaires


Le duodénum
Le duodénum, portion initiale de l'intestin grêle se
différencie de ce dernier par sa situation profonde et sa
fixité, son calibre plus important, ses connexions avec le
pancréas et les voies
biliaires.

Sa plus grande partie


est située dans l'étage
sus-mésocolique.
Le duodénum
On distingue topographiquement 4 portions:

1) la partie supérieur fait suite au pylore au niveau du flanc latéral


droit de la première vertèbre lombaire. Très court, il est légèrement
ascendant et à droite. Sa portion initiale post-pylorique est mobile;
elle présente un élargissement juste après le pylore: le bulbe
duodénal

2) la partie descendante fait, avec la portion précédente un angle de


moins de 90° (genu supérius). Il descend verticalement le long du
rachis à hauteur des 4 premières vertèbres lombaires. C'est à son
niveau que s'abouchent les conduits pancréatiques et hépatique
(canal ou conduit cholédoque)
Le duodénum
3) la partie horizontale ou inférieure fait avec la portion
précédente un angle de 90° (genu inferius). Il s'allonge
transversalement au devant du relief vertébral et des gros
vaisseaux qui forme une sorte de billot qui explique les
possibilités d'écrasement de ce troisième duodénum dans un
traumatisme abdominal

4) la partie ascendante est vertical en cranial de L4 à L2 sur le


flanc gauche du rachis, puis se poursuit par un angle très aigu
avec le jéjunum (angle duodéno-jéjunal), qui est attaché au pilier
gauche du diaphragme par le muscle suspenseur du duodénum.

La longueur moyenne du duodénum est de 30 cm.


Son calibre est irrégulier.
Le pancréas
 Le pancréas est une glande mixte, exocrine et endocrine,
produisant le suc pancréatique qu'elle déverse dans le
duodénum, participant à la digestion et régissant par sa
sécrétion endocrine (Insuline et Glucagon) le métabolisme des
sucres (Diabète).
 Il s'allonge
transversalement au
devant du rachis
selon une direction
oblique en cranial
(en haut) et en
latéral gauche.
Le pancréas
On lui distingue quatre portions:

 La tête de forme grossièrement quadrilatère, encastrée dans le


cadre duodénal, comme un pneu dans une jante, présente 4
bords: le bord cranial (supérieur ), le bord droit, le bord caudal,
le bord gauche.

 Le col ou isthme portion légèrement rétrécie, échancrée, surtout


au dépend du bord caudal, situé immédiatement en avant des
vaisseaux mésentériques supérieurs.

 Le corps irrégulier et allongé.

 La queue effilée, se rapproche du hile de la rate.


Le pancréas
Les canaux pancréatiques:

A. Le canal pancréatique principal (canal de Wirsung): parcourt toute


la glande selon son grand axe. Il se jette au niveau du deuxième
duodénum dans une petite cavité où débouche également le canal
cholédoque: l'ampoule hépato-pancréatique (de Vater), en formant
la papille duodénale majeure ou grande caroncule. La terminaison
du canal pancréatique principal est également entourée de fibres
musculaires qui jouent un rôle de sphincter.

B. Le canal pancréatique accessoire (anciennement, canal de


Santorini) plus court. Ne draine qu'une partie de la tête. Débouche
également dans le deuxième duodénum par un orifice situé au
dessus du précédent en formant la papille duodénale mineure ou
petite caroncule.
VAISSEAUX ET NERFS
Artères : Placés à la frontière entre le système du tronc coeliaque et
celui de la mésentérique supérieure, le duodénum et le pancréas
vont avoir une vascularisation de type mixte.

A. Duodénum et tête du pancréas


La vascularisation s'établit à partir d'arcades pancréatico-
duodénales tendues entre l'artère gastroduodénale, branche
terminale de l'artère hépatique commune, et l'artère mésentérique
supérieure à son origine. On distingue 2 arcades pancréatico-
duodénales, l'une ventrale, l'autre dorsale.

B. Corps et queue du pancréas


La vascularisation dépend de l'artère splénique mais aussi de
l'artère pancréatique inférieure, collatérale de l'artère mésentérique
inférieure et de l'artère pancréatique transverse, collatérale de
l'artère pancréatique dorsale.
Veines
• Elles se drainent vers le système de la veine porte.

• La veine porte est un gros vaisseau qui amène au foie le


sang veineux de tube digestif et de la rate.

• Origine : En arrière de le tête du pancréas, à hauteur de


L2.

• Elle est formée par la convergence de la veine


mésentérique supérieure et du tronc spléno- mésaraïque.

• Ce dernier représente un tronc court né de la réunion de la


veine splénique et de la veine mésentérique inférieure.
Lymphatiques
Ils se drainent vers le confluent rétro-pancréatique qui dépend des
nœuds lymphatiques latéro-aortiques.

Nerfs
L'innervation a une double origine: les nerfs proviennent du
plexus cœliaque. Le nerf vague (X) apparaît comme le nerf
sécréteur du pancréas.
Le foie
 Le foie est une volumineuse glande annexée au tube digestif qui
assure la sécrétion de la bile et un très grand nombre de
fonctions biochimiques indispensables à la vie.

 Le foie est situé dans l'étage sus-mésocolique.

 Il occupe l'hypochondre droit , une grande partie de la région


épigastrique et il déborde sous l'hypochondre gauche.

 Le foie est presque entièrement situé sous les côtes, il reçoit par
la veine porte du sang veineux vennant du tube digestif.

 Ce sang est épuré dans le foie et retourne au système cave


inférieur par les veines sus-hépatiques.
Le foie
Le foie
Structure
 Le foie se compose de 2 lobes principaux, soit le lobe droit, le
plus grand des deux, et le lobe gauche, plus petit. Chaque lobe
est divisé en segments.
 Les lobes droit et gauche sont séparés par une bande de tissu
appelée ligament falciforme, ou ligament large, qui aide à
maintenir le foie fixé au diaphragme.
 Une couche de tissu conjonctif,
appelée capsule de Glisson ou
simplement capsule, recouvre le
foie.
Vaisseaux sanguins
Contrairement à la plupart des autres organes, le foie est
approvisionné en sang par 2 sources principales soit:

 la veine porte – elle transporte le sang de l’appareil digestif au


foie. Environ 75 % de l’apport sanguin au foie provient de la
veine porte.

 l’artère hépatique – elle fournit au foie un sang riche en oxygène


qui provient du cœur

 la plus grande partie du sang est expulsée du foie par 3 veines


hépatiques, soit la veine droite, la veine gauche et la veine
centrale, qui se trouvent dans cet organe.
La vésicule biliaire
o La vésicule biliaire, le foie et l'intestin grêle sont reliés par une
série de tubes minces appelés canaux. L'une des fonctions des
cellules du foie (hépatocytes) est de fabriquer la bile (liquide jaune
verdâtre qui aide à digérer les graisses).

o La bile circule à travers une


série de canaux dans le foie
jusqu’à l’intestin grêle ou la
vésicule biliaire afin d’être
emmagasinée.
Canaux biliaires
 La bile provenant du foie s’accumule dans les canaux
hépatiques.

 Deux canaux hépatiques partent du foie et se rejoignent pour


former le canal hépatique commun.

 Le canal cystique part de la vésicule biliaire et rejoint le canal


hépatique commun pour former le canal cholédoque.

 Le canal cholédoque évacue la bile dans le duodénum (première


partie de l’intestin grêle).
Canaux biliaires
•S’il y a de la nourriture dans l’intestin grêle, la bile est
évacuée du foie par le canal hépatique commun puis le canal
cholédoque directement dans le duodénum pour aider à la
digestion.

•Si l’intestin grêle est vide, la bile s’accumule dans le canal


cholédoque jusqu’à ce qu’elle remonte dans le canal cystique
vers la vésicule biliaire, où elle sera entreposée jusqu’à ce
que le corps en ait besoin.
Une grande importance pratique ont
 les organes de l'étage supérieur de la cavité
abdominale:
-bourse épiploïque (omentale),
-pré-gastriques
-hépatiques, à qui distinguent espaces
sous-diafragmatique et sous-hépatique
 dans l'étage inférieur, une grande signification ont:
-les canaux latéraux droit et gauche;
-les sinus mésentériques droit et gauche;
-une série de dépressions.
La bourse omentale
Les limites:
 en arrière par le péritoine pariétal postérieur
 en avant par le péritoine de la face postérieure du petit omentum
en continuité avec celui de la face postérieure de l’estomac et le
ligament gastro-colique
 en bas par le côlon transverse avec son méso
 en haut par le lobe caudé du foie
et une partie du diaphragme
 à gauche par le ligament
pancréatico-splénique en
arrière et le ligament gastro-
splénique en avant qui
bordent le récessus splénique
Le foramen épiploïque
Ou hiatus de Winslow,
cette fente allongée de haut en bas est ouverte sur la
grande cavité péritonéale à droite et représente la seule
communication de la bourse omentale avec l’extérieur.

Les limites: antérieure - le ligament hépato-duodenale


postérieur - le péritoine pariétal
supérieur - le lobe caudé du foie
inférieure - la partie supérieure du duodénum
latérale - ligament qui se prolonge à partir du
bord postérieur du foie dans le rein droit
Le foramen épiploïque
Composition de la bourse omentale

Cette bourse est composé de quatre parties :


•le récessus supérieur
•le vestibule
•la bourse omentale
proprement dite
•le récessus inférieur
Composition de la bourse omentale
● Le foramen bursae omentalis, délimité par les faux des
artères gastrique gauche et hépatique commune, il divise la
bursa omentalis en deux: à droite le vestibule et à gauche la
bourse omentale proprement dite.
Le vestibule
Il s’étend du hiatus de Winslow à droite au foramen bursae
omentalis à gauche. Il émet un récessus omental supérieur
localisé en arrière du lobe caudé du foie et du diaphragme.
La bourse omentale proprement dite La bourse épiploïque

La poche rétrogastrique
Elle s’étend du foramen bursae omentalis au hile de la rate. Elle
présente un récessus omental inférieur entre les deux lames du
grand omentum.
L`importance de la bourse omentale
 Ici peut s`accumuler le contenu gastrique dans le cas
d`ulcères perforant de l`estomac, situé sur sa paroi arrière;
 Peut évoluer les purulents à la suite de processus
inflammatoires dans le
pancréas ou après les
complications
postperforante
d'ulcères gastriques et
duodénaux.
Le traitement chirurgical
des processus purulents de la bourse omentale:
Les voies d'accès opérateurs:

o par ligament hépato-gastrique

o par ligament gastro-colique - le plus souvent utilisé

o par mésocôlon transverse

o l'accès lombaire gauche pour drainer le pancréas - moins


utilisé
La bourse pré-gastriques
 Situé antérieure de l'estomac, représente un espace relativement isolé

 Les limites: supérieur - le diaphragme et le lobe gauche du foie


postérieure - paroi antérieure de l'estomac et le petit épiploon
antérieure - paroi antérieure de l'abdomen

 Dans le droit la bourse pré-gastriques est limitée par la bourse


hépatiques par les ligaments falciforme et ronds du foie

 Entre la face supérieure du lobe gauche du foie et la face inférieure


du diaphragme, est situé l'espace sous-diafragmatic gauche

 !!! Les processus purulents de cet espace diffuse vers le côlon


transverse ou à gauche vers la rate
La bourse hépatiques
 Situé autour du lobe droit du foie

 Les limites: supérieur – le diaphragme


postérieure - une partie du ligament coronaire
à gauche – le ligament falciforme
inférieure – le foie

 Une partie de la bourse hépatiques située entre la face postérieure


du lobe droit du foie, diaphragme et ligament coronaire représente
l'espace sous-diafragmatic droit

 Dans la plupart des cas, il communique directement avec le canal


latéral droit d'étage inférieur de la cavité abdominale
 !!! L`exsudat de la fosse iliaque droite peut diffuser dans l'espace
sous-diafragmatic droit formant ici une collection de pus
encapsulé, appelé abcès sous-diafragmatic
Le petit épiploon
Le petit épiploon
 Le petit épiploon est un repli péritonéal, c’est à dire une
zone de réflexion reliant le péritoine pariétal au péritoine
viscéral.

 Il est donc constitué de 2 feuillets, séparés de tissu


cellulograisseux engainant des pédicules vasculo-
nerveux.

 Ce repli péritonéal est un épiploon. Par définition il relie


donc 2 organes, à la différence des mésos (qui fixent un
segment mobile) et des ligaments (étendus entre deux
segments fixes).
 Il se présente sous la forme d’une cloison péritonéale
trapézoïde tendue entre le hile hépatique d’une part, et
du tube digestif d’autre part (estomac, œsophage et
duodénum).

 Il contient sur son bord libre le pédicule hépatique


Le petit épiploon (PE) se divise en 2 étages distincts :
 Le ligament hépato-gastrique (LHG) qui contient le
pédicule gastrique gauche +/- une Artère hépatique g
accessoire.
 Le ligament hépato-duodénal (LHD) qui contient le
pédicule hépatique.

Reconstructions coronales
obliques illustrant la disposition
des LHG et LHD
1: Voie biliaire principale
2: Tronc porte
3: Artère hépatique moyenne
 Son insertion digestive se fait au niveau du bord
droit de l’œsophage abdominal, de la petite
courbure gastrique, et au bord supérieur du
duodénum
Vue antérieure de la cavité
péritonéale à l’étage sus-
mésocolique d’après
Sobotta
1-Ligament hépato-duodénal
2- Ligament hépato-gastrique
3-Face inférieure du foie
4-Logament falciforme
5-Petite courbure gastrique 6-
Duodénum
 Son insertion hépatique se fait à la face inférieure du
foie (sillon transverse du hile hépatique), puis au niveau
du sillon veineux d’Arantius jusqu’à la face postérieure
du foie où ses 2 feuillets divergent pour se poursuivre
par les 2 feuillets inférieurs du ligament coronaire.

Vue antérieure de la cavité


péritonéale à l’étage sus-
mésocolique d’après
Sobotta
1-Ligament hépato-duodénal
2- Ligament hépato-gastrique
3-Face inférieure du foie
4-Logament falciforme
5-Petite courbure gastrique
6-Duodénum
LIGAMENT HEPATO-GASTRIQUE
Le ligament hépato-gastrique est facile à repérer en TDM (Tomodensitométrie):
 Il est en continuité avec la
scissure du ligament veineux
d’Arantius au sein duquel il
constitue une invagination
péritonéale.
 Il est de densité graisseuse.
 Il contient l’artère gastrique
gauche.
 Il est limité par le lobe Coupes axiales schématiques et
gauche en avant, le pilier du TDM passant au dessus de la
diaphragme en arrière, la petite bifurcation portale:
courbure à gauche et le lobe 1- Lobe gauche 2- Lobe caudé
gauche à droite. 3- Estomac 4- pilier diaphragmatique
droit 5- Sillon veineux d’Arantius
LIGAMENT HEPATO-DUODÉNAL
Le ligament HD n’est pas visible en lui-même, on le
repère uniquement grâce aux structures canalaires du
pédicule hépatique (tronc porte en arrière, artère hépatique
moyenne en avant et à gauche et voie biliaire principale en
avant et à droite)

Coupes axiales schématiques et


TDM:
1- Tronc porte 2- Voie biliaire
extra-hépatique 3- Artère hépatique
moyenne Le foramen omental de
Winslow se trouve entre la VCI et
le tronc porte.
• Le ligament HD contient également des structures
lymphatiques. Un ganglion de la lame rétroportale est
normal si son diamètre antéro-postérieur est inférieur ou
égal à 13mm.

• Le bord libre du ligament hépato-duodénal représente la


limite antérieure du foramen omental de Winslow. Ce
dernier est important à connaître, car son élargissement est
une des clés du diagnostic des hernies internes du foramen
omental.

• Des petits ganglions lymphatiques de la chaîne gastrique


gauche peuvent être mis en évidence. A l’état
physiologique, leur diamètre ne doit pas excéder 6 mm.
PATHOLOGIE DU PETIT EPIPLOON
Pour retenir et comprendre la pathologie du PE, il faut
prendre en compte plusieurs choses :

I. Ses rapports anatomiques avec l’estomac, le pancréas


et le foie.

II. Sa richesse en vaisseaux, lymphatiques et nerfs.

III. Il s’agit d’une voie de relai entre le rétropéritoine et


le péritoine.
Le grand épiploon
Le grand épiploon
 Le grand épiploon est le plus grand repli
du péritoine, une membrane à double feuillet
abdominale (un feuillet couvrant la paroi interne de la
cavité abdominale, l'autre la surface des
organes abdominaux).

 Il s'étend plus précisément de l'estomac au côlon


transverse et forme un tablier.

 Rapports: en haut - avec la bourse omentale et l’estomac;


en arrière - avec le côlon et les anses grêles;
en avant - avec la paroi abdominale antérieure.
Fontions de grad omentul (GO)
 Rôle de soutien et de protection

 Rôle dans la sécrétion du liquide péritonéal

 Rôle dans les échanges d'eau et de cristalloïdes par voie


sanguine; de colloïdes et de particules par voie lymphatique

 Excrétion et sécrétion concernent les fractions protéiques du


plasma (en particulier fibrine et mucine ) ainsi que les
éléments cellulaires

 Capacité d'accroissement volumique (surtout si inflammation)


Fontions de grad omentul (GO)
 Capacité de régénération

 Mobilité sous l'action des mouvements du diaphragme, de la paroi


abdominale , de l'intestin ou des modifications de la pression intra-
péritonéale

 Capacité d'adhérence rapide et précise ,véritable chimiotaxie qui


permet au GO de se retourner vers le haut pour boucher un ulcère
perforé ou une cholécystite aiguë perforée

 Rôle de défense par sécrétion d'enzymes protéolytiques - une


fonction de défense cellulaire macrophagique et granulomateuse
favorisée par l'asservissement d'une vascularisation adaptative

 Fonction de défense humorale par synthèse des anticorps


Récessus péritonéal
 Récessus péritonéal ou fosse péritonéal est une poche de
péritone délimitée par un pli péritonéal, comme par exemple le
récessus inférieur de la bourse omentale entre les feuillets du
grand omentum ou encore les fosses supravésicale(fossette
inguinale moyenne) entre les plis ombilicaux.

 !!! Propagation de liquides pathologiques


L'importance cliniques des récessus péritonéal est liée à la
propagation des liquides pathologiques tels que du pus; un
produit de l'inflammation de liquides susceptibles de faire
irruption dans la cavité péritonéal lorsqu'un organe est malade ou
traumatisé.
La topographie des nerfs vagues
Portion abdominale
Les deux nerfs vagues rejoignent
l'abdomen par l'orifice œsophagien
du diaphragme.

 La portion abdominale du nerf


vague gauche (ou tronc vagal
antérieur), poursuit et termine son
trajet sur la face antérieure de la
portion abdominale de l’œsophage.

 La portion abdominale du nerf


vague droit (ou tronc vagal
postérieur), chemine sur la face
postérieure de l’œsophage et
termine son trajet sur la face
postérieure de l'estomac.
La topographie des nerfs vagues
Branches abdominales
Dans son trajet abdominal, le nerf vague
donne des branches différentes entre le
gauche et le droit.
 Le nerf vague gauche donne des
branches gastriques sur la face antérieure
de l'estomac ainsi que des
branches hépatiques et dont un rameau
pylorique.

 Le nerf vague droit donne des branches


gastriques sur la face postérieure de
l'estomac, des branches pour les ganglions
semilunaires ainsi que pour les
plexus solaire, mésentérique
supérieur et mésentérique inférieur.
LA CHIRURGIE
GASTRECTOMIE TOTALE
Cette intervention consiste à réaliser l'ablation de l'estomac en
totalité et à relier l'oesophage avec l'intestin grêle sur une anse en Y.
o On a recours à la gastrectomie totale pour traiter un cancer qui
s’est propagé dans tout l’estomac ou une tumeur qui se trouve
dans la partie centrale ou supérieure de l’estomac.

o Cette chirurgie permet d’enlever:


-tout l’estomac
-la partie inférieure de l’œsophage
-la première partie du duodénumune
-une partie ou la totalité d` organe voisin où la tumeur gastrique s’est
propagée, comme le pancréas, la rate ou le foie, les ganglions
lymphatiques qui entourent l’estomac, près de la région de la tumeur
GASTRECTOMI
E TOTALE
On reconstruit ensuite le tube
digestif :

 La partie restante du duodénum


est séparée du jéjunum alors
qu’elle est encore fixée au canal
biliaire.
• Le jéjunum est rattaché à
l’extrémité restante de
l’œsophage.
• La partie restante du duodénum
est fixée en dessous de l’endroit
où l’œsophage et le jéjunum sont
rattachés (dérivation avec anse
de Roux en Y).
LA CHIRURGIE
GASTRECTOMIE PARTIELLE DISTALE
On a recours à la gastrectomie partielle distale si la tumeur est
située dans la partie inférieure (distale) de l’estomac.

Cette chirurgie permet d’enlever :

• la partie inférieure de l’estomac (la tumeur ainsi qu’une marge


de tissu sain tout autour)
• une partie du duodénum
• les ganglions lymphatiques dans la région qui entoure l’estomac
GASTRECTOMIE
PARTIELLE DISTALE

En général, on reconstruit ensuite le


tube digestif en rattachant une partie
de l’intestin grêle à la partie
supérieure restante de l’estomac. On
déplace le canal biliaire qu’on fait
entrer dans la partie restante du
duodénum, en dessous de l’endroit où
l’estomac et le jéjunum sont rattachés
(dérivation avec anse de Roux en Y).
LA CHIRURGIE
GASTRECTOMIE PARTIELLE PROXIMALE

On a recours à la gastrectomie proximale si la tumeur est située


dans la partie supérieure (proximale) de l’estomac et dans la
région où l’estomac se joint à l’œsophage (jonction œsophago-
gastrique).

Cette chirurgie permet d’enlever :

• la partie supérieure de l’estomac (la tumeur ainsi qu’une


marge de tissu sain tout autour)
• la partie inférieure de l’œsophage, en partie ou en totalité
• les ganglions lymphatiques dans la région qui entoure
l’estomac
GASTRECTOMIE
PARTIELLE PROXIMALE

On reconstruit ensuite le tube


digestif en remontant la partie
restante de l’estomac jusqu’à
la partie restante de
l’œsophage (transposition
gastrique).
LA CHIRURGIE
SLEEVE GASTRECTOMIE
L'intervention de la Sleeve gastrectomie ou "gastroplastie verticale
calibrée avec résection gastrique" consiste à retirer une grande
partie de l'estomac, pour former un tube.

Les aliments vont d'abord être ralentis pendant leur passage dans le
tube, puis être évacués très rapidement dans l'intestin grêle.
La Sleeve agit par plusieurs mécanismes
qui s'associent :
• Une restriction (comme la
gastroplastie)
• Une diminution du taux de ghrêline,
qui est l'hormone de la faim, ce qui
entraîne un désintérêt pour la nourriture
Comment rétablir le circuit digestif après
ablation de l'estomac ?
Après gastrectomie partielle, le rétablissement de la
continuité peut se faire de deux façons:

 anastomose gastroduodénale (Péan ou Billroth I), qui


maintient le duodénum en circuit;

 anastomose gastrojéjunale (Billroth II) sur toute la


tranche gastrique (Polya) ou sur la moitié inférieure
(Finsterer).
Quels est le traitement chirurgical de
l'ulcère de l'estomac ?
C'est, dans la majorité des cas la gastrectomie.
Exceptionnellement, la localisation (sous-cardiale) ou les
conditions d'urgence (hémorragie, perforation...)
ou de terrain conduisent
à un geste plus limité.

Les indications de la
chirurgie pour
ulcère gastrique sont
devenues rares, en
dehors des
complications.
LA CHIRURGIE
HEPATECTOMIE
L’hépatectomie est une opération chirurgicale qui consistant à enlever
une partie + ou- importante du foie. Il est possible de retirer 80% du
volume total du foie. Cette intervention est possible car le foie est le
seul organe capable de repousser ou de se régénérer.

!!! Il existe 2 types hépatectomies:


 Hépatectomies anatomiques appelée réglées: ce sont des
interventions consistant à enlever une partie anatomique du foie c'est-
à-dire composée d’un ou plusieurs segments.

 Les hépatectomies non-anatomiques, appelées hépatectomies


atypiques ou tumorectomie qui consistent à enlever du foie, sans
prendre pour repère la division anatomique en segments. Il s’agit
d’ablation d’un morceau de foie ne correspondant pas à une
subdivision anatomique des segments.
HEPATECTOMIE
L’incision est soit :
 Une sous costale droite, c’est-à-dire une
incision qui suit le rebord des côtes
droites,
 Une incision médiane c’est-à-dire une
incision verticale.
LA CHIRURGIE
Cholécystectomie
En quoi consiste une cholécystectomie?
Elle consiste à enlever la totalité de la vésicule biliaire.

Pourquoi enlever la vésicule biliaire?


La formation de calculs (petits cailloux) dans la vésicule biliaire est
fréquente et appelée «lithiase vésiculaire». Pour empêcher les
calculs de causer des effets indésirables, il faut enlever la «fabrique
des calculs»: la vésicule biliaire.
Cholécystectomie
!!! Il existe deux techniques possibles:
• l’opération dite par voie ouverte (laparotomie): le
chirurgien effectue une ouverture du ventre, il visualise
ainsi directement les organes et les évalue au toucher.
Cette technique est réservée aux situations plus difficiles
(par exemple, lors d’une inflammation importante).

• l’opération par voie laparoscopique: après installation


de gaz carbonique dans l’abdomen, permettant de créer
de l’espace, une caméra et des instruments chirurgicaux
sont introduits par le biais de petites incisions (1 cm
environ).
LA CHIRURGIE
Splénectomie
Le but de cette intervention est d'enlever la rate souvent pour des
problèmes hématologiques ou parfois pour des traumatismes. Le
risque de cette intervention est le saignement.

L'intervention
Elle est réalisée sous coelioscopie (avec des petits trous) ou alors si
la rate est trop grosse de façon classique avec une cicatrice. Elle
dure en général deux heures. Le chirurgien doit ligaturer puis
sectionner les vaisseaux qui vascularisent la rate (artère et veine
splénique). Il ne doit pas abîmer le pancréas et le colon qui sont
très proches.
Splénectomie
!!! Ne pas oublier les vaccinations
En raison de la splénectomie qui rend le patient plus sensible a
certaines infections, il faut le vacciner contre l'hémophilus et le
pneumocoque. Les vaccins sont appelés Vaccins antihémophilus et
pneumo 23 (ACT – HIB ou HIBEST). Toujours en raison de
l'absence de rate, des antibiotiques seront prescrits pendant un an.
La chirurgie du pancréas
La chirurgie consiste à retirer la partie du pancréas sur laquelle la
tumeur s'est développée. On parle:
• de duodénopancréatectomie céphalique (DPC) ou opération
de Whipple pour une intervention sur la tête du pancréas ou
• de splénopancréatectomie gauche pour une opération sur la
queue du pancréas.

Une partie de l'intestin, de l'estomac, la vésicule biliaire et la rate


peuvent également être enlevées pendant l'intervention pour éviter
que des cellules cancéreuses se développent sur ces organes.

!!! Quel que soit le type d’opération envisagée, le chirurgien retire


toujours les ganglions lymphatiques qui drainent la zone du pancréas
opérée. Cette ablation permet de déterminer un stade plus précis de
la maladie.
La chirurgie du pancréas
L`incision:

o une incision abdominale classique (laparotomie)

o une incision minime de quelques centimètres permettant


d’introduire des instruments chirurgicaux miniaturisés
(cœlioscopie) peuvent être pratiquées. La cœlioscopie, si
elle est techniquement réalisable, a l’intérêt de limiter
l’ampleur de l’intervention.
Bibliographie:
1. « Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des Régions du corps
Humain» de Philippe Frédéric Blandin, Paris, 1834
2. UE 5 – Anatomie du tube digestif et de ses glandes annexes; Chapitre3:
Anatomie de l`Abdomen; Professeur Jean-Guy PASSAGIA; Année
universitaire 2010-2011
3. L`anatomie du peritone et de l`espace extra-peritoneal; E. Carpentier, M.
Besson, M.A. Gomez, B. Scotto et D. Alison
4. « Mise en evidence de la bourse omentale » par HOURNA
NGARKODOU Eurydice; Universite de Nantes; 2001-2002
5. Anatomie et Pathologie du petit epiploon; J.Vanheeghe, N. Ragu, B.
Gallix; Service d’Imagerie médicale, hôpital St Eloi, CHU Montpellier
6. Anatomie médicale: aspects fondamentaux et applications cliniques; Keith
Lean Moore, Arthur F. Dalley; 2001
7. Faces connues et cachées du grand omentum (GO ) en imagerie
scanographique; D.Régent , V. Croisé-Laurent , J. Gendre , H. Ropion-
Michaux , A. Fairise , C. Proust CHU Nancy-Brabois Service de
radiologie Adultes 54511 Vandoeuvre les Nancy Cedex
Webographie:
1. http://www.peritoine.net/
2. http://www.cosmovisions.com/abdomen.htm
3. http://medecine.savoir.fr/anatomie-bourse-omentale/
4. http://
sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/39408-grand-omentum-definiti
on
5. http://
www.snfge.org/content/ulcere-de-lestomac-et-ulcere-du-duodenum#qa117
6. http://
www.hopital-dcss.org/soins-services-hopital/informations-medicales/item/4
0-chirurgie-foie.html
7. http://
saint-pierre.medipole-partenaires.fr/wp-content/uploads/2015/04/spe-visc-f
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8. http://
www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/documents/ablation_vesicule_biliaire_
06_13_0.pdf
9. https://