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L’IMPRESSIONNISME

• Le terme
d’« impressionnisme »
vient d’un article du
critique d’art Louis Leroy,
paru dans le journal
quotidien le Charivari en
date du 25 avril 1874, et
intitulé : « L’exposition
des impressionnistes ».

Claude Monet, Impression Soleil levant


Peindre l’extérieur et la vie moderne

• Dès les années 1830, des


artistes ouvrent la porte de leur
atelier pour s’en aller peindre à
l’extérieur : Corot , Millet et
d’autres peintres, séjournent à
Barbizon, à la lisière de la forêt
de Fontainebleau, où ils
exécutent des toiles « sur le
motif » – c’est-à-dire sans
esquisse préalable, devant le
« morceau de nature » qu’ils ont
choisi.
Millet, Le printemps
Eugène Boudin, la Plage de Trouville
Édouard Manet, le Déjeuner sur l'herbe
En 1863, le jury du Salon annuel de peinture exclut ce tableau de l’exposition.
Camille Pissarro, la Moisson à Montfoucault
Thèmes et motifs

• Travaillant volontiers par


petits groupes de deux ou
trois, les impressionnistes
ont une prédilection pour
les sites au bord de l'eau,
les vues tranquilles de
villages et les petites villes
de la région parisienne –
Louveciennes, Marly,
Argenteuil, La Celle-
Saint-Cloud, Bougival.
Édouard Manet, Argenteuil
Alfred Sisley, Louveciennes, sentier de la Mi-Côte
Degas préfère l'atmosphère enfiévrée et secrète des coulisses de l'Opéra
Degas, Danseuse de ballet
La juxtaposition de masses
colorées
• Ces scènes mouvementées
et joyeuses nécessitent une
touche légère, rapide, pour
être fixées sur la toile. La
composition se réduit
souvent à un équilibre
entre de grandes masses
juxtaposées, qui ne sont
pas fondues.
• La surface du tableau, de près, apparaît chaotique, mais elle trouve
son harmonie à distance, donnant l'illusion d'une vue
instantanée, d'un motif entrevu. Le traitement se fait flou sur les
lointains ; les plans successifs s'étagent et se fondent par des passages
lumineux. Peinture : Pierre-Auguste Renoir. La Yole, 1875
Le traitement de la lumière

• Les impressionnistes
s’efforcent d’exprimer
la lumière avec le plus
de vérité possible.
• Claude Monet,
Femmes au jardin
Monet, Meules fin de l'été,effet du matin 1891
Edmund C. Tarbell, Trois sœurs – Étude de la lumière de juin, 1890
La lumière est toujours le "personnage
principal"' dans les paysages de Monet

• Monet, Le pont
japonais
sur le bassin aux
nymphéas
à Giverny
1899
Couleur pure et contrastes

• Les conditions du travail


en plein air déterminent
une technique particulière.
Il s’agit de peindre vite,
avec un matériel
aisément transportable –
et donc réduit. La palette
des couleurs employées par
les impressionnistes est
limitée, et l’application de
ces couleurs sur la toile est
relativement grossière.
Mélange optique
• Avant tout, ils obtiennent
l'intensité colorée de leurs
tableaux en jouant sur la
juxtaposition des
couleurs. Deux teintes
complémentaires placées
côte à côte se renforçant,
ils n'hésitent pas à
rapprocher un rouge d'un
vert, un jaune d'un violet,
un bleu d'un orangé.
Auguste Renoir, la Liseuse
La Chimie et les impressionnistes

Les peintres connaissent le livre publié en 1839 par le


chimiste Eugène Chevreul, qui faisait état de toutes les
transformations subies par les couleurs selon leur voisinage.
Pour éviter de salir leurs tonalités par des mélanges, ils
préfèrent juxtaposer des teintes de nuances opposées,
laissant l'œil recomposer à distance la combinaison. Ce
phénomène est alors connu sous le nom de « mélange
optique ».
L’éclosion du néo-impressionnisme
• Fervent admirateur des
impressionnistes, et de Monet
en particulier, Signac en adopte
les touches fragmentées et les
couleurs pures. Sa rencontre
avec Georges Seurat marque les
prémices d'un nouveau
mouvement pictural, le néo-
impressionnisme, dans lequel la
touche morcelée des
impressionnistes laisse place à
de minces tirets, parfois à des
points – d'où le nom de
« pointillisme » bientôt donné à
cette technique.
Georges Seurat, Un dimanche après-midi à la Grande Jatte
Seurat, Georges : La Seine à Courbevoie I
Georges Seurat, La tour Eifel
Le postimpressionnisme

La nuit étoilée , Vincent Van Gogh


Champ de blé aux corbeaux est une peinture à l'huile réalisée
par le peintre Vincent van Gogh en juillet 1890.

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