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Faculté des sciences Economiques, Juridiques et Licence Techniques Bancaires et Financières

Sociales de Casablanca Année universitaire 2018-2019

MODULE ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL :

TRAITEMENT DES OPÉRATIONS À


L’INTERNATIONAL

Présenté par Yassine Madfoune


SOMMAIRE

 Objectifs du cours
 Commerce international
 Les incoterms
 Contractualisation et échange de documents

 Maîtriser le transport maritime

 Maîtriser le transport aérien

 Maîtriser le transport Terrestre intercontinental

 Maîtriser les instruments de paiements


 Les instruments de paiements usuels

 La remise documentaire

 Le crédit documentaire

 La lettre de crédit stand-by (SBLC)

Traitement des opérations à l’international


SOMMAIRE

 Maîtriser les instruments de la salle des Marchés


 Introduction à la salle des marchés
 Pricing des produits de change simples

 Pricing des produits dérivés de change

 Régime du change au Maroc


 Définition des différents régimes de change

 Présentation et évolution du régime de change marocain

 Introduction aux régimes du change flexible

 Gestion des risques


 Risque de change

 Risque de crédit

 Risque pays

Traitement des opérations à l’international


LES INCOTERMS

Définition
Les Incoterms («International Commercial Terms») déterminent les
obligations réciproques du vendeur et de l'acheteur dans le cadre d'un
contrat d'achat/vente international.
 3 lettres suivies du lieu de transfert du risque (lieu de livraison ou de
mise à disposition convenu)
 Concerne la livraison de la marchandise, la répartition des frais et des
risques liés, ainsi que la charge des formalités.

Les Incoterms concernent le transfert des risques, et non le


transfert de propriété !

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

La Chambre de Commerce Internationale L’ICC


La Chambre de Commerce Internationale (ICC : International
Chamber of Commerce) est un organisme créé en 1919 et basé à Paris
dont le but est de représenter les entreprises de tous les pays et de favoriser
les échanges commerciaux.

L’ICC codifie les Incoterms depuis 1936.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Présentation
L’incoterm figure dans le contrat de vente. L’incoterm est contractuel.
Incoterms de transport international maritime : FAS, FOB, CFR, CIF
Les autres incoterms (tous modes de transport) : EXW, FCA, CPT, CIP,
DAT, DAP, DDP

Nous utilisons la version des Incoterms 2010. Il y a 11 Incoterms.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 de transport maritime


Ces Incoterms sont valables uniquement si le point de départ et le point
d'arrivée sont des ports maritimes.
Attention, ces incoterms sont très spécifiques : ils sont adaptés au
transport de matières premières, et non au transport de container.
En effet, dans le cas du transport en container, le transfert de responsabilité
se fait souvent à un autre lieu que les ports (utiliser plutôt FCA, DAT, ou
DAP).
Nous notons quatre incoterms relatifs au transport maritime :
 FAS
 FOB
 CFR
 CIF

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 de transport maritime


 FAS : Free Alongside Ship

• Transfert de risque sur le quai du port de départ.


• L'exportateur dépose la marchandise le long du bateau.
• L'acheteur s'occupe du chargement sur le bateau et de la suite du
transport, y compris du dédouanement à l'importation.

 FOB : Free On Board


• Transfert de risque une fois la marchandise chargée sur le bateau
par le vendeur.
• L'acheteur s'occupe de la suite du transport, y compris du
dédouanement à l'importation.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 de transport maritime


 CFR : Cost and Freight

• Transfert de risque une fois la marchandise chargée dans le bateau.


C'est donc idem FOB, mais le vendeur supporte les frais de transport
jusqu'au port d'arrivée, hormis l'assurance pour le transport.

• Les frais de déchargement peuvent être inclus ou non.

 CIF : Cost, Insurance and Freight


• Idem CFR, mais le vendeur supporte en plus l'assurance pour le
transport sur le bateau.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport : 7 incoterms

 EXW : Ex Works Mis à disposition sortie usine non chargé


 FCA : Free Carrier Transfert du risque chez le premier transporteur
 CPT : Carriage Paid to Livré à un point à l’étranger, hors assurance
 CIP : Carriage and Insurance Paid to Idem mais avec assurance
 DDP : Delivered Duty Paid Livré directement chez le client, clé en main
 DAT : Delivered At Terminal Livré à un point convenu à l’étranger, déchargé
 DAP : Delivered At Place Livré à un point convenu à l’étranger, non déchargé

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COMPRENDRE LES INCOTERMS
Les incoterms 2010 pour tous modes de transport : 7 incoterms
 EXW : Ex Works
 FCA : Free Carrier
 CPT : Carriage Paid to Shipment terms : l’exportateur organise et paye le
 CIP : Carriage and Insurance Paid to transport, mais à la responsabilité de l’importateur.

 DDP : Delivered Duty Paid Delivery terms : c’est le lieu de livraison à l’étranger qui compte (défini d’un
commun accord). L’importateur n’a aucune visibilité du transport jusqu’à ce
 DAT : Delivered At Terminal point, et ne supporte aucun risque.
 DAP : Delivered At Place

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport


 Ex Works (à éviter), en sortie d’usine
• Transfert du risque au départ en sortie d'usine, non chargé, non
dédouané.
• Le vendeur doit mettre à disposition ses biens en sortie de son usine,
à une date définie à l'avance. L'acheteur supporte tous les coûts,
risques et formalités.
• Inconvénient : aucune preuve de départ de la marchandise (pas de
dédouanement export).

Utilisable uniquement si le paiement a été fait à l’avance !

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Transport international routier

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport

 FCA : Free Carrier (Franco transporteur)

• Transfert du risque et dédouanement export chez le transporteur


désigné par l'acheteur (dans un lieu quelconque du pays d'origine).
• Le vendeur supporte les formalités d'exportation et les frais liés.
• L'acheteur paye le transport jusqu'à ses locaux, effectue les formalités
à l'import et acquitte les droits et taxes liés.
• Avantage : FCA permet de prouver l'exportation réelle, contrairement
à EXW.
• Très utilisé par les PME.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport


 CPT : Carriage Paid To (port payé jusqu’à)

• Le vendeur organise le transport et supporte les frais de transport


jusqu'au point de destination à l'étranger, déchargement compris.
Le transfert de risque est établi à ce point.

• Le vendeur organise le transport, mais à la responsabilité de l'acheteur


(les frais d'assurance sont à la charge de ce dernier).

 CIP : Carriage and Insurance Paid to (port payé jusqu'à, assurance


comprise).
• idem CPT, mais le vendeur prend en charge l'assurance du transport.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport


 DDP : Delivered Duty Paid
• Les marchandises sont livrées au lieu de destination.
• Le vendeur supporte tous les frais de transport jusqu’au
déchargement.
• Le vendeur effectue le dédouanement à l'export et à l'import et acquitte
tous les droits et taxes.
• Cet Incoterm est à éviter car le vendeur doit accomplir les
formalités d’importation.
• A utiliser uniquement entre un groupe et ses filiales.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 pour tous modes de transport


 DAT : Delivered At Terminal
• Le vendeur organise et paye le transport et le déchargement des biens
au point de destination à l’étranger (terminal convenu). Le transfert de
risque s'effectue à ce point.
• L'acheteur effectue les formalités d'importation et acquitte les droits.
• Cet Incoterm est fréquent. Il permet au vendeur de maîtriser la
chaine logistique.
 DAP : Delivered At Place
• Marchandises (non déchargées) mises à disposition par le vendeur
dans le pays étranger au lieu convenu.
• L'acheteur supporte le déchargement et le dédouanement import.
• Cet Incoterm est fréquent. Il permet au vendeur de maîtriser la
chaine logistique.

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Transport international aérien

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 : conclusion

EXW +
Préacheminement + FAS + mise en DAT + Post-
Douane FOB CFR + Assurance acheminement

CFR CIF
EXW FCA FAS FOB ou ou DAT DAP DDP
CPT CIP

FCA + Mise en FOB + Fret CIF + Acconage DAP + Douane


quai

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COMPRENDRE LES INCOTERMS
Synthèse : Répartition des frais selon l’Incoterm retenu :

Utilisation Multimodale Maritime ou fluviale

Frais EXW FCA CPT CIP DAT DAP DDP FAS FOB CFR CIF

Emballage V V V V V V V V V V V
Chargement sur camion, A V V V V V V V V V V
wagon, empotage au départ.
Préacheminement jusqu’au A V V V V V V V V V V
port, aéroport ou
plateforme de groupage au
départ
Formalités douanières A V V V V V V V V V V
export
Opérations de chargement A A V V V V V A V V V
du transport principal

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COMPRENDRE LES INCOTERMS
Synthèse : Répartition des frais selon l’Incoterm retenu :

Frais EXW FCA CPT CIP DAT DAP DDP FAS FOB CFR CIF

Transport Principal A A V V V V V A A V V
Assurance transport A A A V V V V A A A V
Opérations de A A A A V V A A A A
déchargement du transport
Formalités douanières A A A A A A V A A A A
import, droits et taxes
Post acheminement à A A A A A V V A A A A
l’usine ou au lieu convenu
Déchargement à l’usine ou A A A A A A A A A A A
au lieu convenu

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COMPRENDRE LES INCOTERMS

Les incoterms 2010 : conclusion

 Distinction livraison en origine et livraison en destination

 Impact en termes de coût et de formalités à accomplir

 Exemples et cas pratiques :

• FCA aéroport de paris + adresse


• DAT Shangaï aéroport + adresse
• EXW usine Casablanca
• CIP Tokyo + adresse

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

 A. Le contrat de vente import-export

 Présentation et articles clés du contrat de vente


 Valeur du contrat et résolution des désaccords

 B. Les documents d’importation et d’exportation

 Les documents commerciaux (pro forma, facture, liste de colisage)


 Les documents douaniers et fiscaux

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

A. Le contrat de vente import-export

Négociation
commerciale Envoi Rédaction et
Liste de prix, PROFORMA et signature
frais, conditions, acceptation contrat de vente
incoterm

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

A. Le contrat de vente import-export


• Le contrat international de vente est régi par la convention de Vienne des
Nations unies (1980, 70 pays signataires).
• La convention définit les obligations générales du vendeur et de
l’acheteur.
 Obligations du vendeur :
• Livrer des marchandises conformes en quantité, qualité, délais et lieu
convenus.
• Transférer les risques à l’acheteur lors de la remise des biens au premier
transporteur ou au lieu désigné, et remettre tous les documents utiles.
 Obligations de l’acheteur :
• Payer le prix, Prendre livraison des biens et vérifier la conformité des
biens.
• Intenter une action en garantie contre les vices cachés dans les 2 ans de
la découverte du dommage.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

A. Le contrat de vente import-export


 Contenu du contrat :
• Désignation des parties;
• Produit vendu : qualité et quantité;
• Contrat à durée déterminée ou non;
• Prix et modalités de paiement : incoterm, mode de règlement, clause de
réserve de Propriété, clause de révision de prix (cf. cours des matières
premières);
• Modalités de livraison;
• Force majeure : cas permettant de dégager le fournisseur de sa
responsabilité;
• Garanties (vice caché);
• Droit applicable et règlement des litiges, arbitrage. Exemple : Tribunal de
Commerce de Casablanca;
• Date et signature.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

A. Le contrat de vente import-export

 Les risques liés au contrat :


• Problème de la langue : risque de malentendu
• Méconnaissance des Incoterms
• Les litiges :
o Poursuivre son interlocuteur devant les tribunaux est souvent long
et compliqué;
o L’arbitrage est efficace mais coûteux : exemple : Coface;
o Choisir une bonne assurance export !.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation

« Liasse documentaire » : Ensemble des documents nécessaires


pour le traitement d'une opération d'import-export. Elle comprend :

 Documents commerciaux : facture, liste de colisage

 Documents douaniers et fiscaux : déclaration


d’exportation, certificat d’origine.

 Documents liés au paiement : ordre de virement,


notification d’ouverture de crédit documentaire

 Documents d’assurance, certificat ou police d’assurance.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.1 Les documents commerciaux :

 Proforma (devis);

 Liste de colisage;

 Facture définitive.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.1 Les documents commerciaux :
 La facture PROFORMA (pour la forme) :
Document non-comptable.
- Annonce le montant qui sera facturé au
client, sous réserve que ce dernier accepte
les conditions de vente ou le contrat de
vente.
- Détermine les conditions d'achat.
- Permet l’obtention d’une autorisation de
douane pour l’importation.
- Faire figurer la devise et l’incoterm.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.1 Les documents commerciaux :
 La liste de colisage:
- Répertorie tous les colis constituant une
expédition.
- Permet de vérifier la conformité de l'expédition par
rapport à la commande et à la facture.
- Identifie chaque colis (marques, numéros,
poids...) et donne les totaux (nombre de
colis, cubage, poids brut...).
- Document exigé par les douanes aussi bien à
l'exportation qu'à l'importation.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.1 Les documents commerciaux :
 La facture définitive :
Souvent rédigée en anglais, hors TVA. Accompagne la marchandise.
Signée et tamponnée. Ne pas oublier :
> L’adresse de livraison
> Mention spécifique pour l’exonération de TVA : « exonération de TVA
: article 262 I du Code Général des Impôts ( CGI) »
> Numéro d’identification de TVA intracommunautaire du vendeur, et
numéro d’identification de TVA intracommunautaire du client si
livraison intracommunautaire exonérée.
> Date ou délai de paiement, montant des intérêts de retard
> Origine et la provenance des marchandise, Incoterm, coût du
transport, rappel du numéro de bon de livraison, coordonnées
bancaires.

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.2 Les documents douaniers et fiscaux:
 La déclaration d’exportation :

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.2 Les documents douaniers et fiscaux:
 La déclaration d’exportation :

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.2 Les documents douaniers et fiscaux:
 Le certificat d’origine :

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CONTRACTUALISATION ET ÉCHANGE DE DOCUMENTS

B. Les documents d’importation et d’exportation


B.2 Les documents douaniers et fiscaux:
 Le certificat d’origine :

Certains pays importateurs exigent des preuves de l'origine des


marchandises pour appliquer les bons tarifs douaniers et les quotas.

Le certificat d'origine est une déclaration signée par la chambre de


commerce du pays d'origine et qui prouve au pays importateur l'origine
des marchandises.

Le certificat d'origine est souvent exigé dans le cadre d'un crédit


documentaire.

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MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS MOYENS DE TRANSPORT

La politique logistique de l’entreprise conduit à rechercher des solutions de transport


faisant intervenir un mode de transport, des techniques et des contraintes spécifiques.
Le choix est lié à plusieurs paramètres:
 S’agit-il d’un transport continental ou intercontinental ?
 Le matériel est-il sensible a la chaleur, au choc ?
 Le matériel est-il de forte valeur ?
 Existe-t-il des contraintes commerciales ou techniques ?
 Doit-on livrer un équipement dans un pays enclavé où l’aérien est plus onéreux mais moins
risqué et plus rapide ?
 Doit-on changer la cadence des expéditions pour passer de l’aérien au maritime ?

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MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS MOYENS DE TRANSPORT
Le tableau ci-après présente les avantages et les inconvénients pour chaque mode
de transport.

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MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS MOYENS DE TRANSPORT
Le tableau ci-après présente les avantages et les inconvénients pour chaque mode
de transport.

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MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS MOYENS DE TRANSPORT
Le tableau ci-après présente les avantages et les inconvénients pour chaque mode
de transport.

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MAÎTRISER LES DIFFÉRENTS MOYENS DE TRANSPORT
Le tableau ci-après présente les avantages et les inconvénients pour chaque mode
de transport.

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MAÎTRISER LE TRANSPORT MARITIME

Le transport par mer s’organise, soit en conventionnel, soit en conteneur complet ou


de groupage.
Le groupage permet de rassembler les petites expéditions et de les placer en
conteneur :
Le LCL ( Less Than a Container Load) s’oppose au FCL ( Full Container Load)
ou conteneur complet.
Le prix du fret maritime comprend un certain nombre de frais portuaires au départ et
à l’arrivée repris par les « Liner Terms » ou conditions de ligne.

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MAÎTRISER LE TRANSPORT MARITIME

1- Liner terms ou Conditions de ligne :

Les conditions de ligne fixent, en fonction des usages des ports


notamment, les conditions précises du fret maritime et précisent utilement les
frais inclus ou non dans le prix du transport maritime.

Ces « Liner terms » sont spécifiquement liés au contrat de transport et


ne doivent pas être confondus avec les incoterms, liés au contrat de vente.

Exemple de conditions de ligne : Bord, Long du bord, Quai,,,

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MAÎTRISER LE TRANSPORT MARITIME

2- Documents du transport maritime :


2-1 : Le connaissement maritime : Bill of Lading:
Le Bill of Lading (B/L) apporte la preuve du contrat de transport. C’est un
document qui permet en plus de transmettre la propriété de la marchandises par le
mécanisme de l’endossement, il est dit « négociable ». La forme du B/L la plus
utilisée est par conséquent la forme « à ordre ». Ce document est fondamental dans
les transactions sous crédit documentaire. Généralement, le B/L est à l’ordre de la
banque émettrice.
Type de connaissement Descriptif
Connaissement FIATA (FBL) Il est émis pour l’ensemble du transport par transitaire
Fiata Bill of Lading
Connaissement de transport Il est émis pour l’ensemble du transport pour un
combiné (CTBL) Combined transporteur responsable de toutes les opérations
Transport of Bill of Lading
Connaissement direct (TBL) Il constitue un contrat unique qui couvre la totalité des
Through Bill of Lading. transports mais chaque intervenant est responsable de
la partie logistique, qu’il prend en charge.

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MAÎTRISER LE TRANSPORT AÉRIEN

1- Tarification du fret aérien :


La plupart des marchandises expédiées par la voie aérienne font l’objet de groupage
et sont mises sous formes d’ULD(unités de changement) par les groupeurs aux
compagnies de transport. Les autres expéditions se font en exclusivité au tarif
général.

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MAÎTRISER LE TRANSPORT AÉRIEN

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MAÎTRISER LE TRANSPORT AÉRIEN

Traitement des opérations à l’international 47


MAÎTRISER LE TRANSPORT AÉRIEN

2- La lettre de transport Aérien (LTA)

C’est l’agent de fret qui émet ce document ou la compagnie aérienne pour


les expéditions exclusives. Le numéro de vol atteste l’expédition de la marchandise.
La LTA fait par ailleurs apparaître les taxes spécifiques comme les taxes d’émission
et les taxes de sécurisation du fret.

Dans le cadre de groupage, une LTA mère, Master Air Way Bill, est établie
entre la compagnie et le groupeur pour la totalité de l’envoi. Chaque expéditeur reçoit
une LTA fille, House Air Way Bill, émise par le groupeur et reprenant le numéro de la
LTA mère.
Dans la pratique, les compagnies aériennes vérifient les poids, dimensions
et l’état apparent des marchandises qui engagent leur responsabilité. Elles refusent
de fait tous les colis apparemment endommagés. Il est donc très rare d’avoir des
réserves au départ portées sur une LTA.

Traitement des opérations à l’international 48


MAÎTRISER LE TRANSPORT AÉRIEN

2- La lettre de transport Aérien (LTA)

Type de LTA Descriptif

LTA neutre Ne porte pas les coordonnées du transporteur

LTA compagnie aérienne Coordonnées du transporteur aérien qui émet le


document.

LTA de groupage Coordonnées de l’agent de fret (Commissionnaire de


transport).

Traitement des opérations à l’international 49


MAÎTRISER LE TRANSPORT TERRESTRES INTERCONTINENTAUX

Nous citerons tout d’abord le Transport fluvial dont le développement se


heurte à la lenteur caractéristique de la voie d’eau et aux infrastructures limitées à
certains grands axes.
Le transport ferroviaire compétitif sur des distances importantes a
fortement amélioré son offre avec des trains express ou rapides (spécialement en
Europe) pour offrir des prestations plus attractives mais il nécessite souvent une
rupture de charge préjudiciable pour les opérateurs.
Le transport routier offre des avantages sur les courtes et moyennes
distances et fournit une prestation en porte à porte qui justifie souvent son emploi.
Le développement du ferroutage est une alternative que de nombreux pays
s’efforcent de développer pour améliorer la sécurité des transports et préserver
l’environnement mais il a la réputation d’être encore cher.
Le choix de la solution définitive tient compte des impératifs de l’entreprise
en termes de coûts et de sécurité des délais ainsi qu’en termes de flux.

Traitement des opérations à l’international 50


MAÎTRISER LE TRANSPORT TERRESTRES INTERCONTINENTAUX

1- Transport ferroviaire :

La lettre de voiture CIM est émise pour chaque envoi et le timbre de la gare
expéditrice atteste de la prise en charge de la marchandise par la compagnie de chemin de
fer.

Services offerts Tarification


 Opérations de douane  La convention CIM ne prévoit pas de
 Contre-remboursement tarification. Chaque pays applique des
 Services à délais garantis et trains rapides. tarifs et des prestations qui lui sont
 Transports combinés rail-route et propres. L’étude des coûts doit donc se
transports combinés-conteneurs faire sur mesure en testant
éventuellement plusieurs itinéraires.

Traitement des opérations à l’international 51


MAÎTRISER LE TRANSPORT TERRESTRES INTERCONTINENTAUX

2- Transport routier :
La lettre de voiture internationale CMR est émise pour chaque expédition et signée par le
transporteur.
Services offerts Tarification
 La pression concurrentielle est amenée  Absence de la tarification de référence,
à offrir des services logistiques plus chaque prestataire définit ses propres
complets qui dépassent le simple cadre tarifs en appliquant toutefois deux
du transport : règles: rapport poids volume de 1t pour
 Entreposage, 3m3
 Plates-formes logistiques,
 Dédouanement,

La convention CIM ne règle pas les problèmes liés au chargement et au déchargement des
marchandises, modalités qui doivent être négociées et vérifiées dans le contrat de transport.

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LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :
 SWIFT (Society for Worldwide Interbanks Financial
Telecommunication)

 Réseau international de communication électronique sécurisée


entre Institutions financières

 Plus de 7.800 institutions financières de 204 pays utilisent ce


système

 11 millions de messages échangés quotidiennement

 66 % du trafic réalisé en Europe

Traitement des opérations à l’international 53


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :
C’est l’instrument de règlement le plus utilisé. Le débiteur (l’acheteur
importateur) donne l’ordre à son banquier de payer son créancier ( l’exportateur)
par virement.

Il s’agit d’un moyen peu coûteux, très rapide grâce au système


Swift, sûr et rendant l’impayé impossible si le virement est effectué avant
toute expédition. Dans le cas contraire, le virement SWIFT ne constitue pas
une garantie de paiement pour le vendeur. Le bénéficiaire du virement disposera
toujours d’un acquit Swift qui prouve la réalisation du transfert. Les conditions de
vente de l’exportateur pourraient indiquer : payable par virement Swift à 30 jours
date de facture ou date de document de transport. Le virement sans le recours à
une assurance-crédit ou une garantie bancaire ne garantit pas le paiement à
échéance.

Traitement des opérations à l’international 54


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :

Traitement des opérations à l’international 55


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :
 Le BIC et l’IBAN :
 IBAN: International Bank Account Number = Identifiant international de compte
bancaire.
 IBAN: Est composé du RIB, complété d’un préfixe comportant 2 éléments :
- un code alphabétique de 2 lettres (norme ISO) permettant d’identifier le pays
où est tenu votre compte (MA pour tous les comptes tenus au Maroc et FR pour les
comptes tenus en France).
- 2 chiffres représentant la clé numérique qui permet de contrôler
l’ensemble de l’IBAN suivant un mode de calcul universellement adopté.

EXEMPLE/ L’IBAN d’un compte bancaire Marocain a une longueur fixe de 27


caractères alphanumériques (4 pour le préfixe + 23 pour le RIB). Pour faciliter la
saisie, il est présenté par bloc de 4 caractères.
Ex : MA76 9100 0016 6000 0009 0130 601

Traitement des opérations à l’international 56


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :
 Le BIC et l’IBAN :

 BIC : Bank Identifier Code ou identifiant international de banque. Également


connu sous la dénomination « Adresse SWIFT », cet identifiant est
mondialement utilisé pour le routage des opérations.

Il peut être représenté sur votre relevé d’identité bancaire, indifféremment selon l’une
ou l’autre de ses 2 versions :

 Identification de la banque uniquement en 8 caractères (siège social


de la banque) : Exemple : le BIC d’Attijariwafa Bank BCMAMAMC
 Identification de la banque et du guichet de domiciliation en 11 caractères (à
privilégier si présent sur RIB).
Exemple : CEPAFRPP596

Traitement des opérations à l’international 57


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


1- Le virement SWIFT :

Avantages Inconvénients
 Très rapide et sûr sur le plan  Émission à l’initiative de l’acheteur
technique;
 Temps plus ou moins long selon le
 Peu onéreux circuit bancaire utilisé.

 Pas de risque d’impayé si le  Risque de change si le virement est


virement est fait avant expédition libellé en devises.

Traitement des opérations à l’international 58


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


2- Le Chèque :
 Le chèque est un ordre écrit et inconditionnel de paiement à vue, en
faveur d’un bénéficiaire. Actuellement, ce moyen de paiement peut
être utilisé tant à l’importation qu’à l’exportation, libellé en MAD ou en
devises étrangères.
 Il est important de savoir qu’un chèque tiré sur une banque étrangère
ne sera pas soumis à la législation marocaine mais à celle du pays en
question, cependant dans la plupart des pays il n’existe pas de
véritable législation en vigueur, les règles en matière de recouvrement
à l’international sont disparates, par conséquent il est quasiment
impossible de savoir avec certitude à quel moment précis un chèque
sera considéré comme réellement payé (si celui-ci est présenté en «
sauf bonne fin. »)

Traitement des opérations à l’international 59


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


2- Le Chèque :
 Le chèque se caractérise par de nombreux inconvénients.

Avantages Inconvénients
 Facilité d’utilisation.  Emission à l’initiative de l’acheteur.
 Temps d’encaissement parfois très long.
 Commissions faibles sur les  Frais d’encaissement variables selon le circuit bancaire.
chèques de montant élevé.  Coût élevé pour les chèques de faibles montants.
 Risque de change si le chèque est libellé en Devises.
 Risque de Stop-Payment : c’est la révocation de l’ordre de paiement.

Traitement des opérations à l’international 60


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


3- Les effets de commerce :
 1- Les lettres de change :
Il s’agit d’un écrit par lequel l’exportateur (le Tireur) donne l’ordre à son client
étranger (le tiré) de payer un certain montant (le nominal) à vue ou à échéance. Un
certain nombre de mentions doivent obligatoirement apparaître : la dénomination de
lettre de change, le mandat de payer une somme déterminée, le nom du tiré,
l’échéance, le lieu de paiement, la date et le lieu de création de l’effet, le nom du
bénéficiaire et la signature du tireur. Par ce moyen de paiement, le vendeur accorde à
son client un délai de paiement plus ou moins long.
Cependant, ce mode de paiement n’est plus beaucoup répandu.
 Pour se prémunir d’un impayé, une lettre de change doit être acceptée par le tiré, mais
surtout peut être avalisée par la Banque du tiré.

Traitement des opérations à l’international 61


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


3- Les effets de commerce :
 1- Les lettres de change :

Avantages Inconvénients
 L’effet est émis à l’initiative du  Emission à l’initiative de l’acheteur.
vendeur (lé créancier).  Temps d’encaissement parfois très long.
 Il matérialise une créance qui  Frais d’encaissement variables selon le circuit bancaire.
peut, dans certains cas, être  Coût élevé pour les chèques de faibles montants.
mobilisée ( escomptée) auprès  Risque de change si le chèque est libellé en Devises.
d’une banque.  Risque de Stop-Payment : c’est la révocation de l’ordre de
paiement.

Traitement des opérations à l’international 62


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


3- Les effets de commerce :
 2- Le Billet à ordre :
 Le billet à ordre est un écrit par lequel un client (Importateur), le “ souscripteur
” (aussi appelé le tireur), s’engage à payer une somme à une échéance déterminée
à son fournisseur (exportateur), le bénéficiaire. A la différence de la lettre de change,
ce n’est pas le créancier qui prend l’initiative d’émettre l’effet de commerce mais le
débiteur (ou le tiré).
 Le billet à ordre présente à la fois les caractéristiques d’une lettre de change
(l’engagement ferme de régler une somme à une échéance donnée) et d’un chèque
(c’est le débiteur qui émet le billet et le remet au créditeur). Cependant, contrairement au
chèque, le billet à ordre permet l’approvisionnement du compte du débiteur jusqu’à la
date d’échéance alors que le chèque impose la provision à la date d’émission.

Traitement des opérations à l’international 63


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

I. LES INSTRUMENTS DE PAIEMENTS USUELS


3- Les effets de commerce :
 2 - Le Billet à ordre :

 Ils doivent reprendre des mentions spécifiques: nom et adresse du tiré (acheteur)
devise, montant coordonnées bancaires ( nom, adresse, n° de compte) nom du
bénéficiaire ( fournisseur), date et signature. Cet effet n’a pas besoin d’être
accepté puisqu’il est déjà émis par le tiré, mais peut comporter l’aval de la Banque
du Tiré

Traitement des opérations à l’international 64


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

 Dans le cadre de son activité import/export, le client souhaite disposer d'un


moyen de paiement efficace pour ses transactions à l'international.
 Les documents prouvant l'expédition d'une marchandise ne sont délivrés que
contre paiement du montant dû ou contre acceptation d'une traite à usance.
 La banque n’agit qu’en tant que mandataire de son client.
 Ces encaissements sont confiés aux banques dans le cadre des Règles et
usances uniformes de la CCI relatives aux encaissements (RUU 522) publiées
pour la 1ère fois en 1956 et modifiées en 1967, 1978, et Janvier 1996 pour la
brochure actuelle.

Traitement des opérations à l’international 65


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Documents dans la remise documentaire


Les documents adressés via le circuit bancaire, dans le cadre d’une
remise documentaire, doivent permettre à l’importateur de prendre
livraison de la marchandise importée. Ce sont essentiellement :
 Documents commerciaux :
 Facture
 Liste de colisage
 Certificat d’origine
 Documents de transport :
 Connaissement Maritime (BL)
 Lettre de transport aérien (LTA)
 Lettre de voiture CMR

Traitement des opérations à l’international 66


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Formalisation de la remise documentaire


 L’exportateur ne peut faire une confiance aveugle à l’importateur en
lui adressant directement les documents pour le dédouanement
 Si défaut de paiement, changement d’avis ou autres aléas , personne
ne doit pouvoir prendre les marchandises
 La solution consiste à donner mandat à son banquier de remettre les
documents à l’acheteur:
• soit contre paiement.
• soit contre un engagement de paiement sous forme de
l’acceptation d’une lettre de change (traite).

Traitement des opérations à l’international 67


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Schéma de la remise documentaire

Traitement des opérations à l’international 68


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Utilisation d’une remise Documentaire


 La banque remettante (celle de l’exportateur) envoie les
documents à son correspondant (banque présentatrice) en lui
transmettant les instructions de l’exportateur concernant la remise de
ces documents.
 Ces instructions peuvent être soit :
 Documents contre paiement D/P
 Documents contre acceptation D/A
 La banque présentatrice ne doit pas déroger aux instructions
reçues, elle n’a pas à vérifier la conformité des documents reçus.
Pour tout problème, elle doit demander des instructions à la banque
remettante.

Traitement des opérations à l’international 69


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Débouclement de la remise documentaire


 Remise acceptée
 Documents remis à l’importateur (acheteur ou tiré) contre paiement si
les instructions précisaient D/P (pas de possibilité de paiement partiel).
 Documents remis à l’importateur contre acceptation d’une traite si les
instructions précisaient D/A.
 Traite ensuite adressée par la banque présentatrice à la banque
remettante qui la remettra à l’exportateur (bénéficiaire ou tireur). Dans
beaucoup de dossiers, la banque remettante conserve l’effet et
prévient la banque présentatrice qu’il a été accepté. Dans le cas où
l’exportateur la demande en retour, il pourra :
• soit la garder jusqu’à l’échéance,
• soit l’escompter auprès de la banque remettante ou de toute autre
banque.
 Frais à la charge de l’acheteur (le tiré).

Traitement des opérations à l’international 70


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Débouclement de la remise documentaire


 Remise refusée

 Documents retournés par la banque présentatrice à la banque


remettante qui les rend au bénéficiaire.

 Tiré ne se présente pas

 Après plusieurs rappels de la banque présentatrice restés sans


réponse, au bout de 2 mois, la banque présentatrice retourne les
documents à la banque remettante qui les rend au bénéficiaire.

Traitement des opérations à l’international 71


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Risques de la remise documentaire


 Pour le client exportateur

L’exportateur est assuré que l’importateur ne pourra pas


récupérer les documents (et donc la marchandise) sans la payer ou
souscrire un engagement de paiement, néanmoins quand les
documents lui sont retournés, il doit alors assumer le risque de :
- soit devoir faire revenir la marchandise avec tous les frais que cela
implique;
- soit devoir trouver un autre acheteur, tout en s’assurant de
l’entreposage (ou le stockage) de la marchandise ainsi que de
l’assurance de celle-ci.

Traitement des opérations à l’international 72


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Risques de la remise documentaire


 Pour le client exportateur
 Attention: par conséquent, la remise documentaire s’apprête plus
spécifiquement aux marchandises facilement revendables (pas de
fabrication sur mesure, etc…) et non périssables (risque de
prolongation du délai nécessaire avant de pouvoir retrouver autre
acheteur…).
 Également, la remise documentaire est plus sécurisante, pour
l’exportateur, avec un transport maritime qu’avec les autres modes de
transport, car la marchandise ne peut être théoriquement retirée par
l’importateur sans le connaissement maritime : cela suppose donc
qu’il ait payé la remise documentaire (D/P) ou accepté l’effet (D/A)

Traitement des opérations à l’international 73


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Sous quelles conditions l’utiliser :

 Relation de confiance entre acheteur et vendeur

 Volonté de payer et solvabilité de l’acheteur

 Situation politique, économique et juridique stable dans le Pays


de l’importateur.

Traitement des opérations à l’international 74


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

II. LA REMISE DOCUMENTAIRE

Conclusion
 La remise documentaire est très utilisée Environ 2 fois plus que le
crédit documentaire
 Moins onéreuse que le crédit documentaire car ne comportant aucun
engagement de paiement ni de vérification des documents de la part
de la banque
 Inconvénient pour l’exportateur mais dans la majorité des cas, il
connaît suffisamment son importateur pour lui faire une certaine
confiance.

Traitement des opérations à l’international 75


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

Présentation macro économique :


 Pourquoi travaille-t-on par crédit documentaire ?

 On ne se connaît pas d’où un manque de confiance entre


acheteur et vendeur

 Utilisation par obligation (contrôle des changes) ou par tradition


dans certaines zones géographiques

 Pays à risque

 Le fournisseur peut avoir besoin de financement pour acheter la


matière première.

Traitement des opérations à l’international 76


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

A/ Principes généraux et Définition :


 Le crédit documentaire est l’engagement d‘une banque (la
banque émettrice… voire de 2 banques : la banque émettrice & la
banque confirmante), de payer le bénéficiaire, si les documents
présentés sont conformes.
 La banque émettrice agit d’ordre et pour compte de l’importateur –
le donneur d’ordre – mais si le crédit documentaire n’est pas
confirmé, c’est elle et elle seule qui décide de la conformité des
documents présentés et de leur paiement.

 Tous les crédits documentaires sont soumis aux Règles et Usances


Uniformes de la CCI. Cette codification commune permet une certaine
homogénéité de traitement et l’utilisation de termes identiques
(donneur d’ordre,
 banque émettrice, etc…)
Traitement des opérations à l’international 77
LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

A/ Principes généraux et Définition :


 Les principaux intervenants:
- Le donneur d’ordre = « applicant, accountee »: il s’agit de l’importateur
(l’acheteur), c’est lui qui donne ses instructions d’ouverture du Crédoc.
- La banque émettrice = « issuing bank »: il s’agit de la banque de
l’acheteur, généralement située dans le pays de celui-ci.
- La banque notificatrice = « advising bank »: c’est la banque
correspondante de la banque émettrice qui peut être ou non la banque du
vendeur et qui avise officiellement ce dernier de l’ouverture du crédit en sa
faveur.
- La banque confirmatrice = « confirming bank »: généralement la banque
notificatrice mais il peut s’agir d’une banque tierce située dans le pays du
vendeur voire dans un pays tiers. Elle ajoute son engagement à celui de la
banque émettrice couvrant ainsi le risque banque émettrice et pays émetteur.
- Le bénéficiaire = « beneficiary »: il s’agit du vendeur.

Traitement des opérations à l’international 78


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

Reconstitution du circuit crédit documentaire :

Traitement des opérations à l’international 79


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

Différents types :
 Crédit documentaire irrévocable

• ne peut être annulé qu’avec l’accord de toutes les parties, c’est


donc une sécurité pour tous !

 Crédit documentaire irrévocable et confirmé

• Une tierce banque, généralement la banque notificatrice, apporte


sa garantie de paiement au bénéficiaire, dans les mêmes
conditions que la banque émettrice.
• Couvre les risques de non paiement, de non transfert et le risque
pays

Traitement des opérations à l’international 80


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


ZOOM sur la CONFIRMATION :

RISQUE PAYS :

• Risque politique (guerre civile, émeutes, …);

• Risque de non transfert (si pas suffisamment de devises dans les caisses de
la Banque Centrale du Pays);

• Risque souverain (de contrepartie: risque disparition d’une banque dans le


circuit de paiement et d’engagement).

Traitement des opérations à l’international 81


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


ZOOM sur la CONFIRMATION :

RISQUE PAYS :

Afin d’éliminer ce risque PAYS, le vendeur peut exiger que le crédit en sa faveur
soit confirmé:

 La banque notificatrice généralement - ou bien toute autre banque


d’envergure satisfaisante située hors du pays émetteur et dans un pays à
risque politico-économique nul ou presque – devient alors la banque
confirmatrice: elle donne son engagement irrévocable de payer les
documents de l’exportateur si ceux-ci sont strictement conformes. Tout risque
de non transfert, qu’il soit d’origine catastrophique, économique ou politique
est alors écarté.
 De simple instrument de paiement, le Credoc devient alors un véritable outil
de GARANTIE couvrant le risque d’insolvabilité de l’acheteur et le risque
pays.

Traitement des opérations à l’international 82


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Date :

Dates importantes en matière de Crédit Documentaire

 Date d’émission
 Date de validité
 Date limite d’expédition des marchandises
 Date limite de remise des documents

Traitement des opérations à l’international 83


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation :

 Paiement A vue

 Paiement A usance (à terme)

 Par acceptation

 Paiement Différé

 Négociation : à vue, ou à usance

Traitement des opérations à l’international 84


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement à vue :
Le crédit documentaire réalisable par Paiement à vue est le mode le
plus simple et le plus sécurisant pour le bénéficiaire : le fournisseur étranger
demande un paiement comptant à l’importateur marocain.
En réalité, paiement à vue = paiement sous quelques jours (le temps
que s’opèrent les opérations suivantes) :

 Le bénéficiaire (fournisseur étranger) remet les documents demandés par


l’importateur à la banque réalisatrice (généralement la banque
notificatrice).
 La banque réalisatrice va vérifier les documents conformément à ceux
demandés par l’importateur.

Traitement des opérations à l’international 85


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement à vue (suite) :

Documents conformes :

 La banque réalisatrice a confirmé le crédit : elle paie immédiatement

 La banque réalisatrice n’a pas confirmé :


 Soit elle paie si la banque émettrice lui a donné des instructions de
remboursement et si elle a confiance dans ladite banque émettrice;

 Soit elle adresse les documents à la banque émettrice pour paiement et ne


créditera le bénéficiaire qu’à réception des fonds

Traitement des opérations à l’international 86


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement par acceptation :
 Un crédit documentaire réalisable par acceptation permet au donneur d’ordre du
crédit documentaire de bénéficier d’un crédit fournisseur. Les documents du Crédoc
incluent une lettre de change à échéance, tirée par le bénéficiaire sur la banque qui
doit payer les documents : banque émettrice ou banque confirmante;
 Une banque réalisatrice qui n’a pas confirmé le crédit joint la lettre de change aux
documents à adresser à la banque émettrice, en lui demandant de l’accepter et de la
lui renvoyer, après avoir jugé les documents conformes ou obtenu la levée des
irrégularités;
 Le bénéficiaire peut demander à la banque confirmante qui a accepté la lettre de
change de la conserver jusqu’à son échéance, ou de la lui restituer de manière à la
faire escompter.
 Le processus de retour d’une lettre de change acceptée par la banque émettrice à
celle du bénéficiaire peut être lent et avoir pour conséquence de retarder la prise à
l’escompte de l’effet.
Avantage : l’engagement de payer est irrévocable dès acceptation de la traite

Traitement des opérations à l’international 87


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement différé :

L’Exportateur accorde là encore à l’importateur un paiement différé

Constat :
 Le circuit d’acceptation d’un effet est long et coûteux du fait de la multiplicité
des manipulations sans compter les risques de perte ou de vol.

 L’engagement de la banque reste le même, qu’il soit donné sous forme


d’acceptation d’une traite ou par une autre modalité (Swift, fax…)

Traitement des opérations à l’international 88


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement différé :

La remise des documents à la banque réalisatrice, leur vérification et leur envoi


à la banque émettrice se déroulent comme pour le paiement à vue et
l’acceptation.
 La banque réalisatrice a confirmé le crédit : c’est elle qui confirme au
bénéficiaire son engagement de payer à l’échéance déterminée.
 La banque réalisatrice n’a pas confirmé le crédit : c’est la banque émettrice
qui confirmera son engagement à réception des documents et après sa
vérification et son accord sur la conformité des documents.

Inconvénient : il n’y a pas de support papier pour mobiliser la créance et le


paiement ne sera réalisé qu’à son échéance

Traitement des opérations à l’international 89


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement par négociation

 La négociation consiste, pour la banque qui accepte de négocier, à


escompter les documents et régler le fournisseur étranger (l’exportateur,
le bénéficiaire) sous déduction d’intérêts. Elle devient ainsi propriétaire de
la créance et sera remboursée par la banque émettrice. Une lettre de change
peut être créée, mais ce n’est pas obligatoire.
 La lettre de change est tirée :
- Sur la banque négociatrice si le crédit documentaire est confirmé;
- Sur la banque émettrice si le crédit documentaire n’est pas confirmé

Traitement des opérations à l’international 90


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Modes de réalisation - Paiement par négociation

 La banque désignée comme négociatrice peut négocier :

- Un crédit documentaire non confirmé avec recours;


- Un crédit documentaire confirmé sans recours

La banque désignée comme négociatrice n’a aucune obligation de négocier,


même si elle a confirmé le crédit

Le crédit documentaire peut être émis « réalisable auprès de toute banque » ce


qui offre au bénéficiaire la possibilité de présenter les documents à la banque de
son choix

NB : le bénéficiaire n’a aucune obligation de demander la négociation

Traitement des opérations à l’international 91


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Les documents :

Documents principaux :

 Facture commerciale (preuve de la créance);


 Document d’expédition ( preuve d’envoi des marchandises)

Traitement des opérations à l’international 92


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Les documents :
Documents d’expédition :
- Document de transport multimodal
- Connaissement maritime
- Lettre de transport aérien
- Lettre de voiture routière internationale
- Duplicata de lettre de voiture ferroviaire
- Attestation de transitaire

Autres documents :
- Note de colisage, note de poids
- Certificat d’origine
- Certificat/Police d’assurance ( uniquement pour les ventes CIP ou CIF)
- Autres certificats ( inspection, phytosanitaire, normes CE, etc.…)

Traitement des opérations à l’international 93


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Les risques côté importateur :

• Non exécution du contrat par le vendeur

• Non conformité des marchandises

• Escroquerie

• Non respect des délais de livraison

• Impossibilité de retirer les marchandises et/ou de dédouaner

Traitement des opérations à l’international 94


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire

Que recherche le vendeur ?

 UNE SECURITE : Assurance d’être payé selon les conditions contractuelles;

 UNE GARANTIE : Couverture du risque commercial, éventuellement des


risques Banque émettrice et Pays;

 GESTION : Affinée de la trésorerie et plus grande facilité de mobilisation des


créances (Escompte avec ou sans recours).

Traitement des opérations à l’international 95


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


Les risques côté Exportateur :

 RISQUES TECHNIQUES :
• Impossibilité d’effectuer l’expédition
• Impossibilité d’obtenir certains documents
• Impossibilité de respecter les conditions du crédit

Irrégularités sur les documents


• Risque de prise de la marchandise par l’importateur sans Paiement

 RISQUES FINANCIERS
• Risque Pays / Banque Emettrice non couvert (crédit notifié)
• Risque Pays / Banque Emettrice /Acheteur non couvert en totalité
(crédoc ne couvrant pas la totalité du contrat)

Traitement des opérations à l’international 96


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


B/ RUU 600: Règles de la Chambre de Commerce Internationale

 Le crédit documentaire présente l’avantage d’être soumis à une codification


internationale très précise et régulièrement mise à jour : les Règles et
Usances Uniformes (R.U.U. 600 de la Chambre de Commerce
Internationale), ce qui en fait pour le client un moyen de paiement sécurisant.

 Principales règles utilisées


 RUU 600 (pour les documents papier) et eRUU (pour les documents
électroniques) des crédits documentaires.

 Éditées en 1933, réactualisées tous les 10 ans environ pour tenir


compte des évolutions technologiques (logistique et Internet…).

 Une édition actualisée a été publiée et mise en vigueur le 01/07/07.

Traitement des opérations à l’international 97


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

III. Crédit documentaire


B/ RUU 600: Règles de la Chambre de Commerce Internationale

RUU 600 (39 articles) depuis le 01/07/07

 C’est grâce à elles que toutes les banques internationales travaillent de la


même façon;
 Leur accord pour respecter ces règles est matérialisé par la mention «soumis
à la Publication n°… de la CCI»
 Par contre, elles ne priment pas la Réglementation nationale, c’est la raison
pour laquelle elles paraissent parfois trop généralistes

Traitement des opérations à l’international 98


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

IV. LA LETTRE DE CREDIT STAND-BY (SBLC)


 La Lettre de Crédit Stand-by est une garantie bancaire « à première demande » qui vise à
sécuriser l’exécution d’un contrat. Elle consiste en l’engagement irrévocable de la banque
d’indemniser le bénéficiaire en cas de défaillance de paiement du débiteur.

 En cas d’impayés à l’échéance, le paiement du montant que la lettre de Crédit Stand-by


représente est immédiatement exigible, sous conditions de présentation des documents exigés
dans cette dernière (copie de la facture, copie des documents de transport,…).

Traitement des opérations à l’international 99


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

IV. LA LETTRE DE CREDIT STAND-BY (SBLC)


 Avantages commerciaux

 Approche sécurisée des relations commerciales à l’international.

 Alternative aux crédits documentaires pour des relations commerciales connues et


récurrentes.

 Avantages financiers

 Une garantie pour le paiement effectif des créances.

 Un engagement limité dans le temps.

 Avantages administratifs

 Simplicité de mise en place et de gestion.

 Une garantie adaptée pour un courant d’affaires ou des opérations ponctuelles avec des
partenaires connus et récurrents.

Traitement des opérations à l’international 100


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

IV. LA LETTRE DE CREDIT STAND-BY (SBLC)

Traitement des opérations à l’international 101


LES MOYENS DE PAIEMENT À L’INTERNATIONAL

IV. LA LETTRE DE CREDIT STAND-BY (SBLC)

 Frais d’émission d’une lettre de crédit stand – by :

Dossier : 50 dhs.

Commission : 2% l’an, min 100 dhs.

Courrier : tarif en vigueur

Traitement des opérations à l’international 102


MAÎTRISER LES INSTRUMENTS DE LA SALLE DES MARCHÉS

Définition du change à terme :

 Le change à terme est un accord entre deux parties portant sur l’achat ou la vente d’un montant déterminé
de devises, à un cours fixé immédiatement, mais le règlement et la livraison ont lieu à une date d’échéance
future précise.

 Le change à terme est un engagement ferme et définitif qui porte sur la quantité de devises, le cours de change
et la date d’échéance.

 Le taux de change à terme (à n mois) de la monnaie A par rapport à la monnaie B, noté A/B à n mois ou FA/B à
n mois, exprime le nombre d'unités de B échangées contre une unité de A pour le terme en question.

 Exemple : le taux de change du USD par rapport au MAD pour un terme de 3 mois s'établit à : USD/MAD à 3
mois : 9,4215.

 Cette cotation proposée par une banque signifie qu’elle est d'accord aujourd'hui pour échanger dans 3 mois 1
unité de USD contre des MAD à 9,4215 MAD, quel que soit le cours au comptant du USD/MAD dans 3 mois.

Traitement des opérations à l’international 103


MAÎTRISER LES INSTRUMENTS DE LA SALLE DES MARCHÉS

NOTIONS DE REPORT ET DE DEPORT A TERME :

 Le cours à terme est généralement différent du cours au comptant. Il lui est supérieur (report) ou inférieur (déport)
et rarement égal (au pair). La différence s’explique par le mécanisme de formation des cours à terme où les taux
d’intérêt jouent un rôle fondamental.

 Les notions de report et de déport à terme sont habituellement définies pour la devise étrangère.

 Si on considère une devise A et une monnaie B, la devise A est en report ou en prime (premium) par rapport à B,
pour le terme considéré, si le cours à terme (𝐹 𝐴Τ𝐵) permet d'échanger davantage de B que le cours au comptant
(𝑆 𝐴Τ𝐵).

 𝐹 𝐴Τ𝐵 > S𝐴Τ𝐵 ⟹ 𝐹 𝐴Τ𝐵 à n mois = S 𝐴Τ𝐵 + points de report

 Exemple : EUR/USD au comptant = 1,3020 et l’EUR/USD à un mois terme = 1,3027

 L’EUR est en report à 1 mois par rapport au USD. Le report est de 7 points du USD par unité d’EUR.

Traitement des opérations à l’international 104


MAÎTRISER LES INSTRUMENTS DE LA SALLE DES MARCHÉS

NOTIONS DE REPORT ET DE DEPORT A TERME :

 De la même manière :

 La devise A est en déport ou en escompte (discount) par rapport à B, pour le terme considéré, si le cours à terme
(𝐹 𝐴Τ𝐵) permet d'échanger davantage de B que le cours au comptant (𝑆 𝐴Τ𝐵).

 𝐹 𝐴Τ𝐵 < S𝐴Τ𝐵 ⟹ 𝐹 𝐴Τ𝐵 à n mois = S 𝐴Τ𝐵 - points de report

 Exemple : EUR/USD au comptant = 1,3020 et l’EUR/USD à un mois terme = 1,3008

 L’EUR est en report à 1 mois par rapport au USD. Le déport est de 12 points du USD par unité d’EUR.

Traitement des opérations à l’international 105


MAÎTRISER LES INSTRUMENTS DE LA SALLE DES MARCHÉS

Pricing du change à terme

 Schéma de l’opération de change à terme :

 Exemple : Opération de change à terme portant sur 1 000 000 USD sur 1 an

 Pour le calculer, la banque a besoin de ces informations :

 Taux de change Spot USD/MAD

 Taux d’intérêt sur les emprunts en MAD échéance 1 an (Marché interbancaire marocain)

 Taux d’intérêt sur les emprunts en USD échéance 1 an (Marché interbancaire étranger)

 Exemple : Taux de change Spot USD/MAD : 9,1805 ; Taux d’intérêt MAD = 5 % et le Taux d’intérêt emprunt
USD = 8%

Traitement des opérations à l’international 106


MAÎTRISER LES INSTRUMENTS DE LA SALLE DES MARCHÉS

Pricing du change à terme

 Montage financier : Schéma d’une opération de change à terme :

1. La banque emprunte 8 500 463 Millions MAD au taux d’intérêt MAD de 5% par an

2. La banque les convertit sur le marché des changes au comptant avec un cours spot de 9,1805 pour avoir
925 926 USD.

3. La banque prêt ce montant 925 926 USD sur le marchés de trésorerie devise au taux d’intérêt USD = 8% par an

 A l’échéance un an plus tard :

1. La banque récupère son prêt (925 926 USD) + les intérêts (8%) = 925 926 x (1+8%) = 1 000 000 USD soit le
montant dont le client a besoin.

2. La banque doit rembourser son emprunt de 8 500 463 MAD à 5% soit : 8 500 463 *(1+5%) = 8 925 486,11

3. Donc pour que l’opération soit rentable pour la banque l’entreprise doit payer 8 925 486 MAD pour avoir à terme
1 000 000 USD soit un cours de change à terme de : 8 925 486/1 000 000 = 8,9254
Traitement des opérations à l’international 107
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Pricing du change à terme


 Formule à retenir :

1+𝑟𝐵
 Cours Forward A/B = Spot x pour un placement sur une période de 1 an avec
1+𝑟𝐴

 𝑟𝐵 taux d′ intérêt annuel de la devise de base

 𝑟𝐴 taux d′ intérêt annuel de la devise de cotation

𝑛
(1+𝑟𝐵 ×12×100)
 Cours 𝐹𝑜𝑟𝑤𝑎𝑟𝑑 𝐴/𝐵 𝑛 = Spot x 𝑛 pour un placement sur une période de n mois ;
(1+𝑟𝐴 ×12×100)

𝑡
(1+𝑟𝐵 × )
360×100
 Cours 𝐹𝑜𝑟𝑤𝑎𝑟𝑑 𝐴/𝐵 𝑛 = Spot x 𝑡 pour un placement sur une période de t jours.
(1+𝑟𝐴 ×360×100)

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