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Les puits et les forages d’eau

1. Puits ou forage ?
Puits creusés
à la main

Exemple au Mali :
puits de 100 m de prof,
diamètre 2-3m,
Q = pls m3/h
Puits
Adapté à contexte sahélien, régions isolées, à faible pouvoir économique
Avantages
- Coût d’exhaure faible
- grand diamètre : Q exploitation important possible (forte capacité stockage)
- facilité à réhabiliter : surcreusement possible, curage facile…
- rôle fédérateur socialement

Inconvénients
- Coût de creusement élevé
- creusement long : pas adapté aux urgences
- nécessité d’aménagement en surface pour protéger des infiltrations
Forage

Avantages
- rapidité d’exécution (selon milieu et matériel)
- grande profondeur possible
- captage sélectif de nappes superposées (cas des aquifères multicouches)
- bonne étanchéité en surface, protection des nappes
- peu encombrement en surface
Inconvénients
- Coût total très important : foration, équipement
- disponibilité et accessibilité des engins
- difficulté de réhabilitation
2. Forage : identifier les besoins
Quel usage ?

- Exploitation eau souterraine pour AEP


- Exploitation eau souterraine pour autre usage
industriel (chauffage, climatisation, géothermie)
agricole (élevage, irrigation)
loisirs (piscine)
- Suivi du niveau de la nappe par des piézomètres
besoin de rabattre la nappe pour travaux
besoin de contrôler les écoulements souterrains (pollution…)

Combien d’eau faut-il extraire ?


- Débit d’exploitation nécessaire ?
- Niveau idéal de la nappe pour la gestion du suivi (rabattement ou injection) ?

Proposer des solutions techniques pour répondre aux besoins


- profondeur du forage
- équipement du forage / niveau capté ?
- essais par pompage / interprétation en terme de propriétés hydrogéologiques
- proposition d’un débit d’exploitation
3. Implantation du forage
* Identifier le milieu géologique
Etude préalable : Étude de cartes géologiques et hydrogéologiques
Inventaire des sondages existant à proximité : BSS du BRGM

- nappe alluviale ou milieu poreux


extension, épaisseur, caractéristiques hydrogéologiques de la nappe
- milieu fracturé ou fissuré
limites du système aquifère, degré de fracturation, propriétés hydro
- milieu karstifié
- aquifère multicouche
- milieux imperméables : argiles, marnes

* Prévoir les impacts potentiels d’un forage ou d’un pompage sur le milieu naturel :
immédiats ou à long terme

Aide de forages de prospection : diamètre 43mm à 100 mm


Utilisation ultérieure en piézomètres
* Choix du site d’implantation du forage

synthèse des informations géologiques et hydrogéologiques

+ localisation/besoins, accessibilité du site, propriétaire du site,

+ facilité de mise en œuvre (techniques de foration, équipement forage)

Profondeur Plate-forme Largeur accès

< 50 m ø 3 m autour du forage 3m


> 50 m ø8m " " " 3m

De ce choix, dépend la réussite du projet


4. Contexte réglementaire
Dès que le site d’implantation est choisi :
déclaration auprès de la DRIRE du département si le forage dépasse 10 m.

Quelque soit l'importance de l'ouvrage, la responsabilité pénale de la personne morale ou physique est
engagée, pour pollution des eaux, notamment sur la base de l'article 22 de la loi sur l'eau.

Les installations, ouvrages, travaux et activités relevant de la loi sur l'eau, sont définis dans une nomenclature
et soumis à l'autorisation ou à déclaration suivant les dangers qu'ils présentent et la gravité de leurs effets sur
la ressource en eau et les écosystèmes aquatiques. De même, le code minier, en son article 131, précise
que toute personne exécutant un sondage, un ouvrage souterrain, un travail de fouille, quel qu'en soit l'objet,
dont la profondeur dépasse dix mètres au-dessous de la surface du sol, doit être en mesure de justifier que
déclaration en a été faite à l'ingénieur en chef des mines.

Ainsi, le maître d'ouvrage fait une déclaration qui sera envoyée à la DRIRE avant le début des travaux.
Le décret du 29 mars 1993 fixe la composition du dossier à constituer qui sera déposé à la préfecture du lieu
d'implantation de l'ouvrage. La DRIRE procèdera par la suite à un contrôle des professionnels du forage et de
la réalisation d'ouvrages.

La déclaration doit parvenir au directeur régional de l'industrie, de la recherche et de l'environnement


dans des délais de :
- 15 jours avant le début des travaux pour les ouvrages < 50 mètres de profondeur
- 60 jours avant le début des travaux pour les ouvrages > 50 mètres de profondeur.
Code minier

Article 131 :
Toute personne exécutant un sondage, un ouvrage souterrain, un travail de fouille, quel qu'en soit l'objet, dont la
profondeur dépasse dix mètres au-dessous de la surface du sol, doit être en mesure de justifier que déclaration
en a été faite à l'ingénieur en chef des mines".

Article 132 :
"Les ingénieurs et techniciens du service des mines, les ingénieurs du service de conservation des gisements
d'hydrocarbures, les ingénieurs du service géologique national et les collaborateurs de ce dernier qui sont munis
d'un ordre de mission émanant du ministère chargé des mines ont accès à tous sondages, ouvrages souterrains
ou travaux de fouilles soit pendant, soit après leur exécution, et quelle que soit leur profondeur. Ils peuvent se
faire remettre tous échantillons et se faire communiquer tous les documents et renseignements d'ordre
géologique, géotechnique, hydrologique, hydrographique, topographique, chimique ou minier. Les maires dont le
territoire est concerné par les fouilles seront informés des conclusions des recherches".

Article 133 :
"Tout levé de mesures géophysiques, toute campagne de prospection géochimique ou d'études de minéraux
lourds doivent faire l'objet d'une déclaration préalable à l'ingénieur en chef des mines ; les résultats de ces levées
et campagnes lui sont communiqués".

Article 134 :
"Les documents ou renseignements recueillis (articles 132 et 133) ne peuvent, sauf autorisation de l'auteur des
travaux, être rendus publics ou communiqués à des tiers par l'administration avant l'expiration d'un délai de dix
ans à compter de la date à laquelle ils ont été obtenus".

Article 136 :
"Lorsque la validité d'un titre de recherches minières cesse, sur tout ou partie de la surface qu'il concerne, le
titulaire est tenu de céder les renseignements d'ordre géologique et géophysique portant sur cette surface au
nouveau titulaire d'un permis la concernant".
Infractions et pénalités

Les articles 140 à 143 du code minier définissent les infractions dressées par les agents de la
DRIRE dans le cadre des déclarations de forage.

Ainsi, le Procureur de la République peut demander la destruction du matériel. De plus, les peines
prévues atteignent un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

Sont visés :
- la non déclaration ;
- la non fourniture des renseignements géologiques recueillis ;
- l'obstacle à l'action des inspecteurs.
5. Techniques de foration
Foreuse :
Machine semi-automatique qui permet la progression d'un train de tiges vissées au bout
duquel figure un trépan.

Fixée au sol, la foreuse imprime au train de tige un couple de forces


complémentaires:
¤ Une force verticale qui pousse sur le train de tige et trépan
¤ Une force de rotation qui fait tourner le trépan

assure la progression du trépan qui concasse la matière du sol

Evacuation des débris (cuttings) par un fluide de forage :


air comprimé

L'air propulsé descend par le conduit central


des tiges,
se charge de sédiments produits par le travail
du trépan
et remonte par l'espace annulaire situé entre le
train de tige et la galerie de foration.
Plusieurs techniques différentes à choisir en fonction :
Choix du trépan - du milieu (couches géologiques) et de son hétérogénéité,
- du meilleur compromis entre efficacité et qualité
Battage
les sédiments sont enlevés à l'aide d'une benne preneuse,
le tubage est battu pour pénétrer dans le sol.
utilisé pour les puits en gros diamètre,

Rotary :
- Rotation + poussée d’un engin abrasif (trilame, tricône)
- Abrasion du terrain avec circulation de fluide
qui remonte les cuttings
- Fluide = boue de bentonite (eau + argile)

Pour terrains sédimentaires non consolidés : machine légère


Pour terrains durs : machine puissante
Principe du forage Rotary
Marteau Fond de Trou (MFT) :

- Rotation + percussion + soufflage


- Taillant avec boutons de carbure de tungstène ou diamant
- Marteau pneumatique animé par de l'air comprimé à très haute pression 27 bars/cm²
- Fluide : Air comprimé (compresseur) remonte les cuttings

Pour terrains durs et terrains homogènes

Avantages :
- technique rapide,
- permet de vérifier les arrivées d'eau dans le forage au fur à mesure de l'avancement
Principe du forage MFT
Fluides de forage
Composition (densité, T…) et débit du fluide variable en fonction
du milieu et des conditions de foration

technique fluide rôle fluide


Rotary Boue - Remontée cuttings
(eau, bentonite, polycol) - Colmatage / stabilisation parois (cakes)
- Lubrification, refroidissement tiges et outil
MFT Air comprimé lubrifié - Fonctionnement marteau
+ mousse - Remontée cuttings (soufflage)

Paramètres de la foration
- Avancement outil
- Evacuation cuttings
- Stabilisation paramètres : vitesse, consommation…
Forages de gros diamètres
Forages carottés
6. Equipement
Réalisation technique - précautions
Forage = vecteur de pollution potentiel

Réalisation et exploitation avec plusieurs précautions :

- Cas des aquifères multicouches : nécessité d’aveuglement de la nappe


supérieure, tubage et du ciment au niveau de la première nappe afin d'éviter un
éventuel transfert de pollution entre les deux nappes.

- Etanchéifier le puits selon plusieurs dispositifs :


* une tête de puits au-dessus du niveau des plus hautes eaux,
* tubages résistants à l'écrasement et bien reliés entre eux limitent également les
risques d'érosion,
* crépine adaptée au milieu permet de capter le meilleur débit disponible.
Equipement =
1. Tubages
interface entre le terrain et la station de pompage.
2. Crépines
3. Massif filtrant
4. Cimentation

Foration : Ø = 600 mm cimentation de l'extrados (de 0 à 3 m)


(de 0 à 3 m) Ø = 500 mm - tubage acier plein (de 0 à 3 m)
Foration : Ø = 445 mm Ø = 320 mm - tubage acier plein (de 0 à 10 m)
(de 3 à 10 m)

cimentation de l'extrados (de 0 à 60 m)

Toarcien (de 28 à 47 m)

Ø = 203 x 225 mm - tubage PVC plein (de 0 à 70 m)

Foration : Ø = 311 mm
(de 10 à 118 m) gravillonnage 2 x 4 (de 60 à 118 m)

Ø = 203 x 225 mm - tubage PVC crépiné (de 70 à 97 m)

crépine inox 304 à fil enroulé 10/10 (de 97 à 115 m) de Ø 8"

tube inox 304 plein avec fond (de 115 à 118 m)


1. Tubages
- Mise en place dès la foration terminée

- Fonction :
* canaliser l'eau depuis la ressource jusqu'en surface
* tenir mécaniquement les terrains traversés
* participer à l'individualisation de l'eau captée
* permettre la fixation du matériel de tête d'ouvrage (pompe immergée,
raccordement au réseau de surface).
- Matériaux :
* PVC, avec filetage
sensibilité aux chocs, à la température et aux chlorures
* Acier inoxydable : sensibilité aux rayures, chlorures, sulfures, hydrogène et tensions
réservé à des cas extrêmes (tubages profonds par exemple)
* Inox : cher mais qualité…
- Choix du matériau :

* Adaptabilité aux formations traversées (sable, calcaire etc )


* Neutralité et inertie du matériau sur son environnement - Dégradation
du métal (eau rouillée)
* Oxydation entraînant le colmatage (bactéries ferrugineuses)
* Résistance à la traction (pour les forages profonds)
* Fiabilité et longévité garantissant la pérennité de l'ouvrage

- Diamètre du tubage lié à :

* la profondeur finale
* la qualité des terrains traversés
* débit de production espéré

- Contrôle après mise en place du tubage

par inspection vidéo : permet de visualiser la mise en place suivant les spécifications,
l'état général du tubage et l'étanchéité apparente des raccords soudés ou filetés
2. Crépine
Principale interface avec la ressource =
élément principal de l'équipement d'un ouvrage d'exploitation

- Fonction : tube ajouré laissant le passage à l'eau tout en maintenant la formation

- Caractéristiques :
· nature du matériau qui la constitue,
· forme des ouvertures,
· taille et densité des ouvertures,
· coefficient d'ouverture.

Crépine PVC Trous oblongs Nervures repoussées

Crépines perforées : coefficient d'ouverture limité de 10 à 20 %


trous oblongues, nervures repoussées, ou fentes rectangulaires pour le PVC.

Crépines à fente continue, enroulement hélicoïdal : coefficient d'ouverture jusqu'à 50 %.


Ce type de crépine n'existe pas en PVC

Crépine enroulée
-Choix des caractéristiques géométriques lié à :

* la nature de l'aquifère (pas de crépine pour des terrains consolidés)


* aux caractéristiques hydrauliques définies lors du suivi de forage
(analyse granulométrique, diagraphie...)
* l'épaisseur de la formation à capter,
* au niveau de rabattement maximal.

-Critères de choix :

* permettre la production de fluide sans particule fine,


* rester inerte vis à vis du fluide à capter,
* résister à la pression d'écrasement exercée par la formation aquifère en
cours d'exploitation,
* ne pas risquer un vieillissement prématuré,
* induire des pertes de charges minimales.
Equipement =
1. Tubages
interface entre le terrain et la station de pompage.
2. Crépines
3. Massif filtrant
4. Cimentation

Foration : Ø = 600 mm cimentation de l'extrados (de 0 à 3 m)


(de 0 à 3 m) Ø = 500 mm - tubage acier plein (de 0 à 3 m)
Foration : Ø = 445 mm Ø = 320 mm - tubage acier plein (de 0 à 10 m)
(de 3 à 10 m)

cimentation de l'extrados (de 0 à 60 m)

Toarcien (de 28 à 47 m)

Ø = 203 x 225 mm - tubage PVC plein (de 0 à 70 m)

Foration : Ø = 311 mm
(de 10 à 118 m) gravillonnage 2 x 4 (de 60 à 118 m)

Ø = 203 x 225 mm - tubage PVC crépiné (de 70 à 97 m)

crépine inox 304 à fil enroulé 10/10 (de 97 à 115 m) de Ø 8"

tube inox 304 plein avec fond (de 115 à 118 m)


Cas de nappes superposées
3. Massif filtrant

massif de gravier de granulométrie élevée


entre la crépine et l'aquifère

la cote supérieure du massif de gravier doit recouvrir


en partie le tube plein pour disposer d'une réserve
de gravier et jouer pleinement son rôle de filtre.

-Fonction :
limiter les pertes de charge au niveau du forage + assurer une filtration efficace.
- permet l’augmentation de la taille des ouvertures des crépines
- augmente la porosité autour du forage = réduit la vitesse de l'eau à l'entrée de la
crépine = augmenter le débit de production + longévité de l'ensemble.
- filtre les éléments fins
Choix et Dimensionnement :

- matériau propre sans élément fin, de forme arrondie (limite les pertes de charge), calibré
le plus souvent : gravier siliceux
- granulométrie définie à partir de la courbe granulométrique propre de l'aquifère
- diamètre le plus fin possible, en étant toutefois plus gros que les ouvertures des crépines

- calcul volume de gravier = volume foré – volume tube… et la réalité est toujours supérieure

Choix des ouvertures des crépines et du gravier


en fonction de la granulométrie de l’aquifère

Taille des grains de Taille des grains du Taille des orifices de la


l’aquifère massif filtrant crépine

0.1 à 0.6 mm 0.7 à 1.2 mm 0.50 mm


0.2 à 0.8 mm 0.1 à 0.5 mm 0.75 mm
0.3 à 1.2 mm 1.5 à 2.0 mm 1.00 mm
0.4 à 2.0 mm 1.7 à 2.5 mm 1.50 mm
0.5 à 3.0 mm 3.0 à 4.0 mm 2.00 mm
4. Cimentation
Indispensable pour protéger l’aquifère des pollutions extérieures

-Fonction :
· ancrer les tubages dans le terrain,
· rendre l'espace annulaire étanche et empêcher la pollution par les ciment
eaux de surface,
· protéger le tubage de l'action corrosive de certains fluides ou terrain.
Argile ou matériau
imperméable

Massif filtrant
5. Pompe Pompe immergée ou pompe de surface
Le NP détermine le type de station de pompage alloué au forage.
- Si le NP <=7m, une station de type pompe de surface sera préconisée
- Si le NP >7m, alors une station de type pompe immergée sera obligatoire

Pompe localisée toujours au-dessus des crépines


Sinon :
- vitesses élevées dans crépines - usure
- éléments fins pompés
- évite dénoyage crépine car risque d’oxydation de Fe et Mn et
développement bactérien si oxygénation.
6. Diminuer les pertes de charges

Origine
- frottement du liquide contre les parois plus ou moins lisses de la tuyauterie,
- changements de diamètres, aux courbes,
- aux accessoires tels que : tés, vannes coudes...

Les pertes de charge dans une conduite sont donc :


¤ Proportionnelles à sa longueur,
¤ Indépendantes de la pression intérieure,
¤ En relation avec la nature et l'état de la paroi de la canalisation,
¤ Fonction de la vitesse d'écoulement (approximativement proportionnelle
au carré de cette vitesse),
¤ Inversement proportionnelles au diamètre de la conduite.

On cherchera toujours à diminuer les pertes de charges


7. Développement d’ouvrage
- Fonction :
- élimine les particules fines + cake de boue =
améliore la perméabilité de la formation aquifère située autour de la crépine,
- stabilise cette formation,
- augmente le débit d’exploitation.

Cette opération s'effectue le plus souvent lorsque la colonne de captage est en place avant la
mise en production du forage.

-Types de développement :

. le développement à l'air lift


stimulation du forage alternativement par injection
d'air filtré créant un phénomène, de flux et
de reflux dans le réservoir

. le développement par pompage alterné, et surpompage,

. les développements par fracturation hydraulique,

. le développement par adjonction de produit chimique:


le plus fréquent étant l'acide chlorhydrique utilisé dans les terrains carbonatés. Il est utilisé des
polyphosphates pour des réservoirs à tendance argileuse... Cette méthode nécessite le
traitement des effluents avant rejet des eaux d'exhaure dans l'environnement.
Développement air-lift
8. Suivi du forage et rapport

Toutes les informations concernant la réalisation du forage doivent être notées


afin de réaliser le rapport de forage
Informations sur le forage :
- nom site, coordonnées GPS,
- date travaux, horaire démarrage – arrêts – reprise
- nom entreprise forage, nom du foreur
- compteur horaire des machines
- technique utilisée
- avancement par tige ou par mètre, ajout de tige
- tous les incidents majeurs et mineurs
- débit et niveau dynamique estimés lors du développement
- plan de tubage, longueur des tubes pleins et crépinés, diamètre, position du
massif filtrant, du bouchon d’argile et du ciment.

Informations géologiques :
- nature et position des terrains traversés
- signes d’eau
- débit estimé après chaque venue d’eau

Informations du foreur :
- consommation des matériaux (boue, ciment, tube), du carburant et lubrifiants
- problèmes mécaniques rencontrés
- travaux de maintenance des machines
9. Diagraphies en forage

Mesure en continu, en fonction de la profondeur, d'un paramètre physique.

Descente de sondes dans un forage à l'extrémité d'un câble pour mesure de :

- la vitesse des ondes;


- le diamètre du forage;
- la radioactivité naturelle;
- la température;
- la résistivité électrique ;
- la densité;
- la porosité.
La géométrie des forages
Mesure du diamètre (diamétreur : 3 bras – 4 bras / acoustique)
Mesure de l’inclinaison (trajectométrie magnétométrique)
Mesure de la déviation (trajectométrie : magnétométrique / gyroscopique)

L’état des Tubages

Localisation des joints de tubage (sonique : CCL)


Vérification de l’état des crépines (caméras radiale / axiale)
Contrôle de cimentation (sonique : CBL, nucléaire : gamma-gamma)
Imagerie de paroi (imagerie optique)

La nature des Terrains


Mesure de radioactivité naturelle (nucléaire : gamma ray)
Mesure de la densité (nucléaire : gamma gamma)
Mesure de la porosité (nucléaire : neutron neutron)
Mesure de la résistivité (électrique : laterolog / induction / pte & gde normale)
Mesure de la susceptibilité magnétique (magnétisme : SSM)
Mesure des paramètres mécaniques (Vs, Vp …) (acoustique : FWS)
Diagraphie nucléaire (gamma ray)
L’organisation des terrains
Etude de l’état de fracturation (imagerie : optique / ultrasonique)
Etat d’altération (imagerie : optique / ultrasonique)
Mesure du pendage des couches
(imagerie : optique / ultrasonique)

Les caractéristiques des fluides de


remplissage
Mesure de la T – Cond (MTF)
Mesure de la pression (MTF)
Mesure des débits (débitmètre)
Prélèvements (préleveur)

Les cavités traversées par les forages


Dimensionnement
(télémétrie : laser / sonar)
Représentation 3D (télémétrie :
laser / sonar)

Diagraphie du fluide
Gamma ray : en bleu
Résistivité : en rouge

Gamma Ray :
sonde mesurant la radioactivité naturelle existant dans les
roches = teneur en argile du terrain sur la verticale –
donne une idée sur l'imperméabilité des terrains
traversés.

Résistivité :
On descend dans le forage non tubé et rempli d'eau une
sonde mesurant la résistivité* apparente des différentes
couches traversées =
la résistivité cale la teneur en argile du terrain sur la
verticale - imperméabilité des terrains traversés.
10. Maintenance - Réhabilitation

Pendant son exploitation, le forage sera maintenu dans des conditions optimales de
fonctionnement:

1) des contrôles périodiques de son équipement permettent de déceler des fuites et


d'obtenir après réparation une meilleure productivité;

2) des opérations d'entretien, tels que le brossage, le curage, le pistonnage ou le


décolmatage par injection d'acide ou de polysphosphates sont indispensables au bon
fonctionnement de l'ouvrage;

3) lors des opérations de réhabilitation, telles que le remplacement des crépines ou des
tubages, il faut veiller à ne pas contaminer la ressource en eau.
Cause de détérioration
Détérioration d’un forage est inévitable : facteurs physiques, chimiques et biologiques
Impact de ces facteurs dépend de :

qualité construction, mode d’exploitation, caractéristiques de l’aquifère


Facteurs externes Facteurs internes

Aquifère Problèmes Fréquence des


problèmes / entretien
Alluvions - Colmatage argiles, sables 2 à 8 ans
- précipitation Fe, Mn
- incrustations
- Colmatage biologique
Grès -Colmatage fissures 6 à 10 ans
- corrosion
- Arrivée de sable
Calcaire - Colmatage par argiles 6 à 12 ans
- précipitation carbonates
Basalte - Colmatage argiles 6 à 12 ans
Roche méta - Colmatage argiles 12 à 15 ans
- minéralisation fissures
1. Corrosion électrochimique et bactérienne

Processus chimique qui tend à détruire un matériau plongé dans un milieu avec
lequel il est en déséquilibre

En forage :
Métaux particulièrement vulnérables : transfert des cations métalliques vers eau
Mais bétons armés et mortier peuvent être aussi corrodés

Seuls les plastiques, revêtements bitumeux et acier inoxydable sont non corrodables
2. Colmatage

* Colmatage mécanique Réduction de la perméabilité du milieu,


réduction des performances du forage
- Arrivée de sable dans la colonne de captage
mauvais calibrage crépines, massif filtrant
exploitation inadaptée du forage (développement insuffisant, Q exp trop fort
usure crépine ou tubes

- Colmatage massif filtrant


colmatage externe du massif par éléments plus gros que pores du gravier
colmatage interne

Précipitation de sels qui obstruent les crépines


* Colmatage chimique Cause majeure :
rabattement top fort provoque des incrustations calcaires et
des dépôts de fer

* Colmatage biologique
Développement de films bactériens qui obstruent les ouvertures crépines, ou
les pores du massif filtrant.
Ce développement bactérien est favorisé par les changements du milieu naturels
(climatiques) ou anthropiques (pollution organique, élévation NP, dénoyage crépines...)
Plus fréquent en milieu alluvial et nappes superficielles
3. Erosion

Usure des crépines si vitesse de l’eau trop forte


Du au : - dimensionnement insuffisant de ouverture des crépines
- longueur insuffisante colonne captage
- mauvais positionnement pompe

Diagnostic

-Utilisation caméra vidéo – eau claire


- diagraphies
- analyse qualité eau
- vérification paramètres du forage : profondeur, NP, position crépines etc…
- vérification aménagements de surface
- pompage d’essai : calcul des pertes de charge et paramètres hydrogéologiques
Interventions techniques
* Développement air lift
* Curage et surforage
descente d’une « curette » dans le forage pour nettoyer le tube
surforation si nécessaire et re-équipement (nouveau tubage dans l’existant)
diminution du diamètre du forage, augmentation pertes de charge

* Décolmatage par traitements chimiques


Injection d’une solution agressive + agitation par air-lift ou pistonnage

Acide Polyphosphates Chlore développement

Dépôts Précipitation Colmatage par Colmatage par


carbonates et composés de Fe matière éléments fins
sulfates et Mn bactérienne

Le plus efficace : traitements mixtes


Attention choix du traitement selon les matériaux de l’équipement

Après traitement, long pompage pour éliminer toute trace de produit


* Réhabilitation des aménagements de surface

* Favoriser la maintenance préventive

Abandon du forage
Quand la réhabilitation n’est pas faisable techniquement ou économiquement

Il faut boucher le forage de manière imperméable (le remplir de mortier ou béton)


A faire aussi pour les forages négatifs ayant pénétré l’aquifère
Essais par pompage

ESSAI DE PUITS

L’essai de puits par paliers de débit de courtes durées sert à évaluer


les caractéristiques du complexe aquifère/ouvrage de captage.

Calcul des pertes de charge, débit d’exploitation

ESSAI DE NAPPE

L’essai de nappe (pompage de longue durée à débit constant) permet de


calculer les caractéristiques hydrodynamiques (T et S) du système aquifère.
Zone d’alimentation

Zone d’appel
Zone d’influence
ligne de partage
des eaux
puits de
pompage
surface au sol

cône de
rabattement

mur de
l’aquifère
surface
piézométrique
Cas d’une nappe libre
ND
débit d’exhaure Niveau dynamique
Q
(m /s ou m3/h le plus souvent utilisé)
3 (variable)
Niveau
statique NS
épaisseur mouillée (m)
s
Mur de
l’aquifère
h Formation
aquifère
K r
Formation
imperméable

R
NS : niveau statique : niveau de la nappe au repos observé dans
l’ouvrage (profondeur de la surface piézométrique de la nappe par
rapport au sol). Unité = m
ND : niveau dynamique : niveau de la nappe observé dans l’ouvrage
après un temps de pompage donné. Unité = m
T = K . h : transmissivité (m2/s)
Cas d’une nappe captive

Q
Niveau piézométrique
de la nappe captive

Formation
Toit de
imperméable
l’aquifère
K e Formation aquifère

Mur de Formation
l’aquifère imperméable

e : épaisseur (puissance) de la formation aquifère. Unité = m

T = K . e : transmissivité. Unité = m2/s


Débit spécifique (Ds): débit que le forage peut vous donner en régime
permanent: Ce débit s'obtient d'après un essai de pompage.
Niveau statique (Ns): niveau de l'eau au repos
Niveau dynamique (Nd): niveau de l'eau en cours de pompage, directement lié au
débit spécifique.
Pertes de charges (Pc) : pertes de charges induites dans la tuyauterie de la
pompe jusqu'à' l'utilisation finale.
Nous allons prendre comme exemple le forage suivant :
Profondeur 80 m Débit du forage 3500 l/h Niveau dynamique estime : 65 m Altitude 15m entre le forage
et l'installation pression d'utilisation 3,5 bars Usage domestique : alimentation et arrosage.
L'installation se fera en trois parties:
L'installation dans le forage
Le regard, les tranchées
Le Local technique

Détermination de la pompe :
A l'aide des courbes de performances constructeur (grundfos) nous allons déterminer notre pompe selon
la formule suivante (unité en m):
nd +pc+de+pu=hmt ou
d= niveau dynamique...........................40
Pc= pertes de charge............................10
de= dénivellation....................................10
pu= pression utile.....................................35 (équivalent de 3 bars 5)
hmt=hauteur manométrique....95 m

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