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P an

 Introduction
 Politique et procédures comptables a effet fiscal
 Gestion des investissements
 Politique de rémunération
 Conclusion
Amelioration de l’image

Payer moins d’impots Gestion fiscale


La sécurité fiscale s’appuie essentiellement sur une comptabilité régulière et
sincère ne générant aucun risque de rejet pouvant priver le contribuable de
son ultime moyen de défense. Notons dans ce cadre que le CGI a prévu
certaines sanctions qui pèsent sur les contribuables dans le cas de défaut de
tenue de comptabilité ou dans le cas d’une comptabilité qui manque de
régularité et de sincérité (145 du CGI)
Les Conditions
 La validité
de fond des  L’exhaustivité
enregistrements  L’exactitude
comptables  L’enregistrement
La
régularité
Les conditions NB :
 Un journal général
de forme de la  Un grand livre Règles
tenue de la  Une balance prudentielles de
sauvegarde des
comptabilité  Un livre
comptabilités
d’inventaire
 informatisées
(art 145 du CGI)
La séparation du
patrimoine de
l’entreprise et celui
des dirigeants
La
sincérité
L’exhaustivité et la NB :
réalité des le défaut de présentation d'une
enregistrements comptabilité tenue
comptables conformément aux dispositions
de l’article 145 est considéré
comme irrégularité grave lors du
contrôle fiscal (art 213).
Optimisation en Optimisation en Optimisation en
matière d’IS matière de TVA matière d’IR
Exemple :
Les frais engagés par une société en cours de
Subvention d’investissement :
démarrage se présentent comme suit :
• art du mat Salaires : 10000
• différé l’impôt Impôt et taxes : 1000
• récupération du MT payé d’impôt par l’art
Autres du matériel
charges externe : 6000
Total : 17000
Puisque l’activité de la Sté n’a pas encore démarré, il
Frais préliminaires : n’est donc pas significatif pour elle de dégager une
Ce sont des charges en gagées à l’occasion de sa constitution,
perte de 17000 augmentation
dhs qui ne correspond de son k
pas réellement
etc ; à un déficit d’exploitation, donc elle peut les activer.

Charges à répartir sur plusieurs exercices :


Frais d’acquisition (droit de mutation, frais d’acte, honoraires..) ces peuvent être
amortis à 100 % dès la première année de leur engagement si les bénéfices le
permettent, sinon, ils sont à étaler sur une durée de 5 ans au maximum.
Amortissement
linéaire ou
constant

Amortissement
dégressif

Amortissements
exceptionnels
 Gestion fiscale des opérations d'exploitation de l'entreprise (TVA)

Dans le cadre des opérations d’exploitation d’une


entreprise, le dirigeant se trouve amené à faire un
certain nombre de choix en matière de TVA, dont
notamment :

l'option ou non pour l’assujettissement à


la TVA

le choix ou le réexamen du régime


d’imposition en matière de TVA (débit ou
encaissement)
1. Les bénéficiaires de l’option 2- Les modalités pratiques de l’option

Certaines personnes physiques ou


morales limitativement énumérées et
dont les opérations ne sont pas La portée de
normalement soumises à la TVA l’option
peuvent avoir intérêt à opter pour
leur assujettissement à la TVA, pour
leur permettre de récupérer la TVA Les ventes à
Toute, ou une
ayant grevé leurs frais d’exploitation partie de
un ou à
plusieurs
et les biens d’investissement. l’activité
clients
3 . L’intérêt de l’option pour l’imposition à la TVA :
 Cas des exportateurs :
Les commerçants exportateurs sont soumis à la TVA au taux nul à
partir du moment, où ils optent pour l’assujettissement au titre de
leur chiffre d’affaires à l’export. Cet assujettissement à la TVA au
taux nul offre aux contribuables deux possibilités, en l’occurrence
: la récupération des taxes payées an amont, par voie de demande
de remboursement et l’achat en suspension de taxes auprès des
fournisseurs assujettis.

NB : L’exonération avec droit à déduction (art. 92)

Achats avec Vente sans


TVA TVA
 Cas des petits fabricants, petits prestataires et les commerçants ayant un CA
inférieur à 500.000 de DH :

Il existe à ce niveau, deux avantages :


 La déduction grevant les
approvisionnements

 Le transfert du droit à déduction


aux clients

(Récupération
Achats avec Vente avec de la TVA entre
TVA TTC au client les mains du
client)
:

Le régime des encaissements : Le régime des débits

L’encaissement est constitué par toutes Les entreprises qui effectuent des
les sommes perçues à quelque titre que opérations dont l’exigibilité est
ce soit (prix de la marchandise, avances, constituée par l’encaissement
acomptes, arrhes…) dans la mesure où peuvent être autorisées à acquitter
les avances et acomptes constituent des la taxe d’après leurs débits.
paiements partiels, ils entraînent
l’exigibilité de la taxe.
L’option pour les débits a pour conséquence d’avancer la date du paiement de la TVA, ce qui peut
paraître défavorable pour l’entreprise. Mais à côté de cet inconvénient, l’option pour les débits
présente d’autres avantages notamment :

 si le délai fournisseur est supérieur au délai client, la


déduction de la TVA sur fournisseur serait permise
alors qu'on ne la pas encore payé au fournisseur, alors
que celle à verser aux services des impôts pourrait être
retardée au maximum...

 les données à reporter dans ses déclarations de TVA


correspondent parfaitement aux factures émises et
reçues durant la période
 La décision d’investissement peut
s’analyser comme le choix de l’affectation
de ressources à un projet industriel,
commercial ou financier en vue d’en retirer
un supplément de profit.

 C’est un pari sur l’avenir, traduisant à la


fois un risque mais aussi une
certaine confiance qui entraîne des dépenses
actuelles certaines et des gains futurs
incertains ou aléatoires
 Toute décision d’investissement doit être précédée de plusieurs
étapes :

le choix la rentabilité
technique globale

moyen de
financement

la rentabilité
économique
Le cout d’usage de
capital

La fiscalité influence la
décision La mesure des
opportunités
d investissement à d’investissements
travers

Effet sur le taux


de rentabilité
l’entreprise est propriétaire de l’immobilisation,
celle-ci figurera à son bilan.

pratiquer des amortissements comptables qui


viennent en déduction du résultat comptable.

Les frais d’entretien seront également déductibles.


La technique du leasing a l’avantage de la souplesse, mais constitue un moyen de financement
onéreux malgré la déduction fiscale. Sur le plan fiscal, l’entreprise qui recourt à ce mode de
financement bénéficie des avantages suivants :

 la déduction en totalité de la redevance facturée par la


société de crédit-bail.
 d’une économie d’impôt en raison du fait que la redevance
annuelle est dans la majorité des cas, supérieure au montant
de la dotation aux amortissements
 lorsqu’il s’agit d’un crédit-bail immobilier, la loi a prévu le
paiement d’un droit d’enregistrement fixe de 300 DHS. Ceci
donne lieu à une économie d’impôt de l’ordre de 2,5% de la
valeur du bien objet du leasing.
Dans le cadre d’un investissement, ou
d’une extension d’activité, l’entreprise
peut, dans certains cas, choisir une
solution exclusive entre :
 Investir en matériel
? ?
 Embaucher du personnel.
Dans la majorité des cas, la solution
adoptée sera mixte, souvent pour
réaliser des «économies » de personnel ou
de matériel (reconversion
des capacités existantes)
1) Structure de revenus salariaux et assimilés

Revenus
exonérés

Charges
déductibles
Frais
Salaire professionnels
brut Salaire brut Abattements
imposable éventuels

Salaire net
imposable
2) Revenus exemptés
Sont exonérés de l'impôt :
1. les indemnités destinées à couvrir des frais engagés dans l'exercice
de la fonction ou de l'emploi, dans la mesure où elles sont
justifiées, qu'elles soient remboursées sur états ou attribuées
forfaitairement.
2. les allocations familiales et d'assistance à la famille

3. les majorations de retraite ou de pension pour charges de famille ;

4. les pensions d'invalidité servies aux militaires et à leurs ayants


cause
5. les rentes viagères et allocations temporaires accordées aux
victimes d'accidents du travail
6. les indemnités journalières de maladie, d'accident et de maternité et les
allocations décès servies en application de la législation et de la
réglementation relative à la sécurité sociale

7. dans la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en


matière de licenciement
a. l’indemnité de licenciement
b. l’indemnité de départ volontaire
c. et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées en cas de licenciement

8. les pensions alimentaires

9. les retraites complémentaires souscrites parallèlement aux régimes visés à l'article59-II-


A ci-dessus et dont les cotisations n’ont pas été déduites pour la détermination du revenu net
imposable
10. les prestations servies au terme d’un contrat d’assurance sur la vie ou d’un contrat de
capitalisation dont la durée est au moins égale à huit (8) ans

11. la part patronale des cotisations de retraite et de sécurité sociale

12. la part patronale des primes d'assurances- groupe couvrant les risques de maladie,
maternité, invalidité et décès

13. le montant des bons représentatifs des frais de nourriture ou d'alimentation, délivrés par
les employeurs à leurs salariés afin de leur permettre de régler tout ou partie des prix des
repas ou des produits alimentaires et ce, dans la limite de 30 dirhams par salarié et par
jour de travail. Toutefois, le montant de ces frais ne peut en aucun cas être supérieur à
20% du salaire brut imposable du salarié.
14.l’abondement supporté par la société employeuse dans le cadre de l'attribution d'options de
souscription ou d'achat d'actions par ladite société à ses salariés décidée par l'assemblée
générale extraordinaire.
Toutefois, l’exonération est subordonnée à des conditions :

15.les salaires versés par la Banque Islamique de


développement à son personnel ;

16. les bourses d'études

17. les prix littéraires et artistiques dont le montant ne


dépasse pas annuellement cent mille (100 000)
dirhams ;

18. le montant de l’abondement versé dans le cadre d’un plan d’épargne entreprise par
l’employeur à son salarié, dans la limite de 10% du montant annuel du revenu salarial
imposable.
Toutefois, cette exonération est subordonnée à des conditions
19. l’indemnité de stage mensuelle brute plafonnée à six mille (6.000) dirhams versés au
stagiaire, lauréat de l’enseignement supérieur de la formation professionnelle, recruté par
les entreprises du secteur privé, pour une période de vingt-quatre (24) mois.
Lorsque le montant de l’indemnité versée est supérieur au plafond visé ci-dessus, l’entreprise et
le stagiaire perdent le bénéfice de l’exonération.
L’exonération précitée est accordée dans les conditions suivantes :

a. les stagiaires doivent être inscrits183à l’Agence


Nationale de Promotion de l’Emploi et des
Compétences (ANAPEC) régie par la loi n° 51-
99précitée ;
b. le même stagiaire ne peut bénéficier deux fois de cette
exonération

b. l’employeur doit s’engager à procéder au recrutement


définitif d’au moins 60% desdits stagiaires184.
20.le salaire mensuel brut plafonné à dix mille (10.000) dirhams, pour une durée de vingt
quatre (24) mois à compter de la date de recrutement du salarié, versé par une entreprise,
association ou coopérative créée durant la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre
la limite de dix (10) salariés.
L’exonération visée ci-dessus est accordée au salarié dans les conditions suivantes

- le salarié doit être recruté dans le cadre d’un contrat de travail à durée indéterminée ;
- le recrutement doit être effectué dans les deux premières années à compter de la date du début
d’exploitation de l’entreprise, de l’association ou de la coopérative ;

21. les rémunérations et indemnités brutes, occasionnelles ou non, versées par une entreprise
à des étudiants inscrits dans le cycle de doctorat et dont le montant mensuel ne dépasse
pas six mille (6 000) dirhams, pour une période de vingt-quatre (24) mois à compter de la
date de conclusion du contrat de recherches
3) Exemple illustratif
Monsieur Abo Imrane est un salarié marié, il a trois enfants âgés respectivement de 12, 15, et
18 ans.
Le bulletin de paie de Monsieur Abo Imrane de mars 2019 fait ressortir ce qui suit :
 Traitement de base : 8000
 Indemnité de fonction : 2000
 Indemnité de déplacement justifié : 1000
 Prime de rendement : 1500
 Allocation familiale : 600
 Cotisations sociales : 882.94
Calcul d’IR avant l’application de l’optimisation :
Salaire brut = 8000+2000+1000+1500+600 = 13100 dh
Salaire brut imposable = Salaire brut – Eléments exonérés

Eléments exonérés
 Indemnité de déplacement justifié
 Allocation familiale
1000+600 = 1600 dh

Salaire brut imposable = 13100 – 1600 = 11500 dh


Salaire net imposable = Salaire brut imposable –
Déductions
Déductions
Frais professionnels = 20% (SBI – avantage en argent et en nature)
= 11500*0.2 = 2300 dh < 2500 dh
Charges sociales = 882.94 dh
Salaire net imposable = 11500 – 2300 – 882.94 = 8317.06 dh

IR calculé = (8317.06 * 34%) - 1433.33 = 1395 dh

IR à payer = IR calculé – Déductions sur impôts


= 1395 – (30*4) = 1275 dh
Calcul d’IR après l’application de l’optimisation :
 Traitement de base : 8000
 Indemnité de fonction : 1400
 Indemnité de déplacement justifié : 1000
 Prime de rendement : 500
 Allocation familiale : 600
 Indemnité d’alimentation : 700
 Indemnité de caisse : 400
 Indemnité de transport : 500
 Cotisations sociales : 882.94
Salaire brut = 8000+1400+1000+500+600+700+400+500 = 13100 dh
Salaire brut imposable = Salaire brut – Eléments exonérés
Eléments exonérés
 Indemnité de déplacement justifié
 Allocation familiale
 Indemnité d’alimentation
 Indemnité de caisse
 Indemnité de transport
1000+600+700+400+500 = 3200 dh
Salaire brut imposable = 13100 – 3200 = 9900 dh
Salaire net imposable = Salaire brut imposable – Déductions

Déductions
Frais professionnels = 20% (SBI – avantage en argent et en nature)
= 9900*0.2 = 1980 dh < 2500 dh
Charges sociales = 882.94 dh
Salaire net imposable = 9900 – 1980 – 882.94 = 7037.06 dh
IR calculé = (7037.06 * 34%) - 1433.33 = 960 dh

IR à payer = IR calculé – Déductions sur impôts


= 960 – (30*4) = 840 dh

Synthèse : une différence de 1275 – 840 = 435 dh


gagnée par le salarié

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