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L’évaluation des risques

L’évaluation des risques


La cindynique regroupe les sciences qui étudient les risques.
On l'appelle aussi « science du danger ».
Elle s'intéresse plus particulièrement aux risques industriels et plus
spécifiquement aux risques majeurs.

Dans le domaine de la cindynique, l'évaluation des risques


est l'ensemble des méthodes consistant à calculer la criticité
(pertinence et gravité) des dangers

• Éléments de méthodologie pour experts


• Connaître les risques
• Évaluer les risques
• Maîtriser les risques
• Acceptabilité du risque
L’évaluation des Risques
Professionnels (EvRP),
Pourquoi ?
• Amélioration de la SST ; à court, moyen et long terme
• Situation de l’entreprise par rapport à la réglementation
• Participation et appropriation de la démarche sécurité par
l’ensemble des acteurs ; du directeur aux opérateurs
• Remarque :
• autre résultat possible : amélioration des performances de
production
• L 230-2 code du travail :
• I. - Le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour:
• assurer la sécurité
• protéger la santé physique et mentale des travailleurs de
l'établissement, y compris les travailleurs temporaires.
Ces mesures :
• actions de prévention des risques professionnels,
• actions d'information et de formation
• organisation et de moyens adaptés.
• II. - principes généraux de prévention :

a) Éviter les risques ;


b) Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
c) Combattre les risques à la source ;
d) Adapter le travail à l'homme;
e) Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;
f) Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas
dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
g) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble
cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions
de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs
ambiants, notamment en ce qui concerne les risques liés au
harcèlement moral,
h) Prendre des mesures de protection collective en leur
donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;
i) Donner les instructions appropriées aux travailleurs.
III. - le chef d'établissement doit :

• a) Évaluer les risques pour la sécurité et la santé des


travailleurs, y compris dans le choix des procédés de
fabrication, des équipements de travail, des substances ou
préparations chimiques, dans l'aménagement ou le
réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans
la définition des postes de travail ; à la suite de cette évaluation
et en tant que de besoin, les actions de prévention ainsi que
les méthodes de travail et de production mises en oeuvre par
l'employeur doivent garantir un meilleur niveau de protection
de la sécurité et de la santé des travailleurs et être intégrées
dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les
niveaux de l'encadrement ;
III. - le chef d'établissement doit :

• b) Lorsqu'il confie des tâches à un travailleur,


prendre en considération les capacités de l'intéressé à
mettre en oeuvre les précautions nécessaires pour la
sécurité et la santé ;


c) Consulter les travailleurs ou leurs représentants
sur le projet d'introduction de nouvelles technologies
mentionnées à l'article L. 432-2, en ce qui concerne
leurs conséquences sur la sécurité et la santé des
travailleurs.
• IV. - lorsque dans un même lieu de travail les travailleurs de
plusieurs entreprises sont présents, les employeurs doivent
coopérer à la mise en oeuvre des dispositions relatives à la
sécurité, à l'hygiène et à la santé

• le chef d'établissement de l'entreprise utilisatrice et le chef


de l'entreprise extérieure définissent conjointement les
mesures prévues aux I, II et III. Le chef d'établissement de
l'entreprise utilisatrice veille au respect par l'entreprise
extérieure des mesures que celle-ci a la responsabilité
d'appliquer, compte tenu de la spécificité de
l'établissement, préalablement à l'exécution de l'opération,
durant son déroulement et à son issue.
• R 230-1 :
• L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les
résultats de l'évaluation des risques pour la sécurité et la santé des
travailleurs.
• Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés dans
chaque unité de travail de l'entreprise ou de l'établissement.
La mise à jour est effectuée au moins chaque année ainsi que lors de
toute décision d'aménagement important modifiant les conditions
d'hygiène et de sécurité ou les conditions de travail, ou lorsqu'une
information supplémentaire concernant l'évaluation d'un risque dans
une unité de travail est recueillie.

• Le document est tenu à la disposition du CHSCT ou des instances qui en


tiennent lieu, des délégués du personnel ou, à défaut, des personnes
soumises à un risque pour leur sécurité ou leur santé, ainsi que du
médecin du travail.

• Il est également tenu, sur leur demande, à la disposition de


l'inspecteur ou du contrôleur du travail ou des agents des services de
prévention des organismes de sécurité sociale et des organismes
mentionnés au 4º de l'article L. 231-2.
• il est tenu à la disposition des inspecteurs de la radioprotection
Article L. 230-3

• LOI n°91-1414 du 31 décembre 1991 article 1er)


Conformément aux instructions qui lui sont données par
l’employeur ou le chef d’établissement, il incombe à chaque
travailleur de prendre soin , en fonction de sa formation et selon
ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé ainsi que de celles
des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses
omissions au travail.
Pyramide de BIRD- maîtrise des
risques – l’EvRP, élément de la
politique SST
la pyramide de Bird
• la pyramide de Bird a été élaborée par Frank E. Bird à la suite
d’une étude menée par la compagnie d’assurance Insurance
Company of North America. L’étude a porté sur 1 753 498
accidents déclarés par 297 entreprises.
• Le principe de la pyramide de Bird exprime le fait que la
probabilité qu’un accident grave survienne augmente avec le
nombre de presque accidents et d’incidents. Par conséquent,
si une entreprise réussit à réduire le nombre d’incidents au
bas de la pyramide, le nombre d’accidents sera forcément
réduit d’autant
• Plus le nombre d’incidents est élevé, plus la probabilité
d’avoir un accident est élevée.
Plan
1. L’évaluation des risques, contextes :
A. Maîtrise des risques :
B. Politique sécurité :
C. Sources de prévention :

2. Démarche :
A. Les méthodes d’Evaluation des risques, éléments d’une démarche PDCA
B. Le document unique, outil de la démarche
C. La démarche d’évaluation des risques, gestion de projet
D. Proposition de démarche

3. Outils :
A. APR : Première étape de l’EvR
B. Outils pour l’évaluation des risques

4. Eléments de choix de méthodologie :


A. Problématique
B. Méthodes et outils à disposition du préventeur
C. Utilisation de grille de criticité (niveau de risque) de type AMDEC
1-L’évaluation des risques,
contexte

A. Maîtrise des risques, vocabulaire :


• Danger
• Risque, Criticité
• Prévention / Protection
1-L’évaluation des risques, contexte

• Danger

Propriété intrinsèque d’un produit, d’un


équipement, d’un phénomène, d ’une situation, …
qui peut porter atteinte à l’intégrité des
personnes, des biens ou de l’environnement.
1-L’évaluation des risques, contexte

• risque
Grandeur à deux dimensions caractérisant un
événement non désiré , d’une part la probabilité
d’occurrence de l’événement non désiré (risques
aiguës) ou la durée d’exposition (risques chroniques),
d’autre part la gravité des dommages potentiels.
Remarques :
-il est préférable de s’intéresser à la maîtrise du risque plutôt qu’à
la probabilité de l’évènement non souhaité.
- on distinguera les risques chroniques des risques aigus
Criticité (C)- risque aigu
Définition classique de la Criticité : C = G x P

Gravité (G)

Risques non
acceptables

Risques
acceptables

Probabilité d’occurrence de
l’évènement non souhaité
Criticité (C)- risque aigu
Nous proposons : C = f(G, Ma)
Avec Ma : maîtrise du risque aigu ; une bonne maîtrise sera codée par un petit
chiffre et inversement.

Gravité (G)

Risques non
acceptables

Risques
acceptables

Baisse de la Maîtrise du risque


Criticité (C)- risque chronique

Définition classique de la criticité: C = G x D


Avec D : probabilité de dépasser le seuil de dose

Gravité (G)

Risques non
acceptables

Risques
acceptables

(D)
Criticité (C)- risque chronique
Nous proposons: C = f(G, Mc)
Avec Mc : Maîtrise du risque chronique ; une bonne maîtrise sera codée par un
petit chiffre et inversement.

Gravité (G)

Risques non
acceptables

Risques
acceptables

Baisse de la Maîtrise du risque


1-L’évaluation des risques,
contexte
• Risques acceptables et non acceptables :
• Notion subjective
• Notion socioculturelle
• Notion temporelle
1-L’évaluation des risques,
contexte
• Norme BS 8800 :
• Selon cette norme, le danger est qualifié (gravité) et le risque
quantifié (probabilité).

GxP Hautement improbable Probable


improbable
Légèrement Risque insignifiant Risque acceptable Risque modéré
préjudiciable
Préjudiciable Risque Acceptable Risque modéré Risque substantiel
Extrêmement Risque modéré Risque substantiel Risque inacceptable
préjudiciable
• Maîtrise des risques :
• Technique
• Organisationnelle
• Humaine (information, formation, suivi médical)
1-L’évaluation des risques, contexte
• Prévention – protection

Gravité

Risque non accepté

prévention

protection

Risque accepté

Baisse de la Maîtrise du risque


1-L’évaluation des risques, contexte
Prévention primaire ou prévention au sens stricte :

Ensemble des moyens et méthodes qui permettent de réduire (et si


possible de supprimer) la probabilité d’occurrence d’un évènement non
désiré au-dessous du risque acceptable.

Nous proposons : ensemble des moyens et méthodes qui permettent


d’augmenter le niveau de maîtrise sans modifier le niveau de gravité. On
limitera le nombre d’accidents ou de maladies.
1-L’évaluation des risques, contexte

Prévention secondaire ou protection

Ensemble des moyens et méthodes qui permettent de


réduire la gravité d’un évènement non désiré au-dessous
du niveau acceptable. Il s’agit donc de limiter les
conséquences des incidents et accidents et surtout, qu’ils
ne conduisent en aucun cas à la catastrophe
1-L’évaluation des risques,
contexte
Prévention tertiaire :
Ensemble des moyens et des méthodes d’intervention
permettant l’assistance aux victimes potentielles (plans
d’urgence).
1-L’évaluation des risques,
contexte
B. Politique sécurité :
• Acteurs :
• direction et encadrement,
• préventeur(s) interne(s),
• opérateurs,
• CHSCT
• préventeurs externes et organismes extérieurs
• Inspection du travail
1-L’évaluation des risques,
contexte
B. Politique sécurité :
• Contexte interne à l’entreprise
• Économique
• Sociale
• Culturelle
1-L’évaluation des risques,
contexte
B. Politique sécurité :
• Contexte externe :
• Réglementaire et normative
• Économique
• Technique
• Sociale
• Culturelle
• Géographique
1-L’évaluation des risques, contexte :
c- sources de prévention
sources de prévention

réglementation recherche
normes réglementaires
scientifique et
ou non réglementaires
technique

Mesures Mesures formation


techniques organisationnelles information, suivi
médical
1-L’évaluation des risques, contexte :
c - sources de prévention (cf.Annexe 1)

Obligations employeur

( L 230-2 et R 230-1)

• Evaluation des risques


• Globale et exhaustive
• Document unique
• Programme de prévention
1-L’évaluation des risques, contexte :
c - sources de prévention
La médecine du travail

• Fiche d’entreprise (entreprise de + de 10 salariés)


Le CHSCT
• Analyse des risques (L 236-2)
• Rapport faisant le bilan HSCT
• Programme de prévention
Autres textes
• Fiches données sécurité (R 235-53)
• Fiches de poste, fiches de sécurité…
• Surveillance médicale (R 241-50)
• Formation au poste (L 231-3-1))
• Contrôles obligatoires (CRAM, organismes de contrôle…)
• Fiches d’atelier, de process
•Documentation CRAM, INRS, ANACT, ...
2-Démarche :
A- Les méthodes d’Évaluation des risques : éléments d’une démarche
PDCA (Plan-Do-Check-Act) (la roue de DEMING)
P
P = Identifier – programmer : A D
Analyse de la situation, le problème ou question en C
cause, recherche et sélection de solutions
D = Faire -réalisation/installation
Mise en oeuvre de la solution retenue.
C = Contrôler

Evaluation des résultats par différentes mesures.


A = Revue de direction

Identifier les points d'amélioration de la solution en


place.
La cale = maintien du niveau de maîtrise du
risque, politique sécurité
A- Les méthodes d’EvRP : bénéfices attendus de la
démarche

• Amélioration de la SST ; à court, moyen et long terme


• Situation de l’entreprise par rapport à la réglementation
• Participation et appropriation de la démarche sécurité par
l’ensemble des acteurs ; du directeur aux opérateurs
• Remarque :
• autre résultat possible : amélioration des performances de production
2-Démarche :
C - La démarche d’EvRP : gestion de projet
1. Où en est l’entreprise en terme d’EvRP, quelle est la demande de
l’entreprise ? Implication de la direction
2. Problématique de la demande (cf remarque 1 et annexe 1)
3. Constitution d’une équipe projet et planification du projet
4. Analyse de l’existant (cf remarque 2):
• Système entreprise
• Situation de travail
5. Élaboration d’un diagnostic et recherche de solutions en équipe
lors de séances de créativité (cf remarque 3).
6. Élaboration d’un plan d’action (cf remarque 3)
7. Mise en place des solutions qui s’inscrivent dans le plan d’action
8. Suivi régulier des modifications avec réajustement si nécessaire.
Mise en place d’indicateurs
9. Validation finale si absence de modification
2-Démarche :
C-La démarche d’EvRP :

Remarque 1 : Problématique de la demande

• Augmenter le niveau de sécurité


• Moyens mis en œuvre
• Champ d’intervention
• Planification
2-Démarche :
C-La démarche d’EvRP :

Remarque 2 : analyse de l’existant

• Objective
• Reproductible
• Systémique :
• Organisation, matériel, individu, tâches, environnement,
hiérarchie
• Entreprise, postes de travail
• Utilisation d’outils d’analyse dont méthode d’évaluation des
risques
2-Démarche :
C-La démarche d’EvRP :

Remarque 3 :

• Les solutions peuvent être :


• Organisationnelles,
• Techniques,
• Humaines
• Sociales
• Culturelles

• Prendre en compte les contextes interne et externe


• Établir les priorités des solutions selon les critères :
• sécurités
• techniques
• sociaux
• économiques
• temporels
• culturels
2-Démarche :
C-La démarche d’EvRP : Bilan

A D

C
2-Démarche :
C-La démarche d’EvRP : Bilan

Elle fait appel aux outils de la démarche d’intervention en ergonomie.

• Objectifs différents, car non motivés par la même demande


• Évaluation des risques : demande réglementaire

• Similitudes :
• Adapter le travail à l’homme
• Utilisation d’outils d’analyse du travail
Fonctionnement de l ’entreprise
Caractéristiques de la population
Choix des indicateurs
Hypothèses de niveau 1 : choix des situations
à étudier

Analyse du processus technique et des tâches

verbalisations

Entretiens
Observations globales
de l ’activité

et
Formulation d ’un
pré - diagnostic Définition
Hypothèses de niveau 2 d ’un plan
d ’observation Observations systématiques
Traitement des données
Validation

Diagnostic :

-local portant sur la situation analysée


-global portant sur le fonctionnement plus général
de l ’entreprise.
Analyse de l’activité : le cœur du projet
Analyse et reformulation de la demande

DEMANDE
Fonctionnement de l ’entreprise
Caractéristiques de la population
Choix des indicateurs
Hypothèses de niveau 1 : choix des situations
à étudier

Analyse du processus technique et des tâches

verbalisations

Entretiens
Observations globales
OBSERVATION de l ’activité

et
Formulation d ’un
pré - diagnostic Définition
Hypothèses de niveau 2 d ’un plan
d ’observation Observations systématiques
Traitement des données
Validation

DIAGNOSTIC
Diagnostic :

-local portant sur la situation analysée


-global portant sur le fonctionnement plus général
de l ’entreprise.

Des observations globales au diagnostic


2-Démarche :
D- proposition de démarche : principe

Préparer la Démarche
démarche d’évaluation
des risques en
2 étapes :
APR, EvR
Ré-évaluer les Mettre en Elaborer un
risques suite œuvre les programme de
aux actions actions prévention
2-Démarche :
D- proposition de démarche : étapes

1 - Préparation de la démarche
2 - Identification des dangers et des risques
(Analyse Préléminaire des Risques) avec les
opérateurs
3 - Évaluation et hiérarchisation des risques
4 - Détermination des priorités et plan d ’action
(programme de prévention)
5 – Mise en place et suivi de la maîtrise des
risques
2-Démarche :
D- proposition de démarche : condition de mise en oeuvre

Volonté écrite de la direction


Définition du cadre de l’intervention du préventeur :
Objectif bien affirmé: prévention et amélioration
continue de la SST

Autonomie et adaptation à la situation de


l’entreprise

Participation active de l’encadrement et des salariés


2-Démarche :
D- proposition de démarche : condition de mise en œuvre (2)

Si ce cadre est accepté :


Créer le groupe de pilotage et désigner le pilote
Définir les unités de travail (cf remarque 1) et les groupes de
travail
Communiquer sur le projet
Rassembler la documentation interne disponible (cf
remarque 2)

Réaliser l’APR
Réaliser l’évaluation des risques
2-Démarche :
D- proposition de démarche : unités de travail
Remarque 1 :

Les unités de travail peuvent être définies :


 Géographiquement
 ligne de production, atelier,
 zones de stockage, zones circulations, …

 Fonctionnellement
 service maintenance, service commercial, …
 métiers du BTP
 intervenants extérieurs
2-Démarche :
D- proposition de démarche : prise en compte de la situation de
l’entreprise
La démarche d’EvR doit être fonction de la politique sécurité de
l’entreprise :

• Politique réelle d’amélioration de la SST (implication de la direction,


objectifs, moyens humains, organisationnels, économique) ?
• Une démarche d’EvR a déjà eu lieu ?
• Un Document Unique existe ?
• Quels documents sécurité existent ?
• Quelles formations, informations ?
• Quelle implication des opérateurs ?
• …
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : principe

• APR = Analyse Préléminaire des Risques.

• Objectifs :
• Réaliser un état des lieux exhaustif de la situation de l’unité de
travail,

• Impliquer le personnel dans la démarche sécurité de l’entreprise,

• Détecter la nécessité de mise en œuvre de mesure de prévention


d’urgence (en cas de risques imminents).

• Prévoir, dans une démarche de gestion de projet, les priorités en


termes d’EvR
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : acteurs

• L’APR peut être réalisée par des opérateurs formés.

• Dans tous les cas le résultat de l’APR doit être validée :


• par les opérateurs concernés,
• par le responsable sécurité.

• En aucun cas, le préventeur ne la fera seul.


3-Outils :
A-Outils pour l’APR : démarche

1) Analyse du process et des tâches par unité de travail

2) identification des dangers et risques

3) Observation de la maîtrise des risques


3-Outils :
A-Outils pour l’APR : Analyse du process et des tâches par unité de
travail
 Représentation du process par schémas - blocs précisant :
• la fonction du bloc
• identification des postes de travail
• les entrées, les sorties
•Environnement des postes de travail (situation, accès, bruit…)
Identification des matériels et produits :
• équipements de travail;
• produits
Identification des personnes :
•personnels affectés;
• postes de travail et tâches des opérateurs;
•équipements individuels portés

Remarque : prendre en compte la perception des opérateurs de


leurs situations de travail
3-Outils :
A- Outils pour l’APR : identification des dangers et des risques

 A partir de la connaissance du process

A partir du retour d’expériences


 Connaissance des opérateurs (perception des risques)
 Accidents, incidents, dysfonctionnements, …
 Maladies, arrêts de travail, …
 Turnover, absentéisme, …
En identifiant les situations dangereuses manifestes liées :
 au manque de formation : opérateurs, nouveaux arrivés…
 à l’organisation : directives, planification, procédures …
 aux FPA (familles des personnes accidentées): coactivité,
tâches secondaires…
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : méhodes

• Plusieurs stratégies d’APR peuvent être mises en œuvre.


Nous vous en proposons trois, il est possible d’en
imaginer d’autres.

• La stratégie choisie doit être établie en tenant compte


des contraintes de l’entreprise (taille, métiers, diversité
des risques…).
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : méthodes

• Exemple 1 :
entrée de l’APR = activité c’est à dire la situation
à risque (situation d’exposition au danger
susceptible d’entraîner des effets)

Activité Sources Mesures de Effets résiduels Risques Aigus (A) Mesures de L’évaluation des
(situations De prévention possibles et ou Chroniques prévention à risques est
à risque) danger existantes sièges des (C) mettre en elle
lésions place prioritaire ?
sans délais

scier
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : méthodes

• Exemple 2 :
entrée de l’APR = sources de danger

Sources Activité Mesures de Effets résiduels Risques Aigus (A) Mesures de L’évaluation des
de (situations prévention possibles et ou Chroniques (C) prévention à risques est elle
danger à risque) existantes sièges des mettre en prioritaire ?
lésions place
Sans délais

scie
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : méthodes

Exemple 3 :
entrée = type de risque

Types de Sources Situations Mesures de Effets Risques Mesures de L’évaluation des


risque de danger à risque prévention résiduels Aigus (A) prévention risques est
(activités) existantes possibles et ou à mettre en elle
sièges des Chroniques place prioritaire
lésions (C) Sans délais ?

Risque
coupure
3-Outils :
A-Outils pour l’APR : méthodes

Quels critères pour déterminer si l’évaluation des risques (Evr) est prioritaire :

• Si risque imminent (immédiat) : pas de nécessité d’Evr ; action de prévention


immédiate.

• Si risque maîtrisé, pas de nécessité de passer par l’Evr ; l’APR suffit pour conclure
« risque acceptable ».

• Si maîtrise du risque incertaine ou difficile à estimer , Evr nécessaire.

Remarque : Dans tous les cas il sera nécessaire de mettre en œuvre un suivi de la
maîtrise du risque dans le temps.
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques -


notion de criticité (1)

• Classiquement :
Criticité (C) =
combinaison de gravité
et de probabilité
d’occurrence du
dommage
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques –notion de Criticité (2)


• C=(P,G) (risque aigu) ;
• C : Criticité
• G : Gravité
• P : Probabilité d’occurrence de l’événement non souhaité
(Dépend de la maîtrise du risque).

• Ex : Risque bio, P = f(dose ; voie d’entrée ; maîtrise du risque)


3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques –Notion de Criticité (3)


• C=(D, G) (risque chronique) ;
• C : Criticité
• G : Gravité
• D : probabilité de dépasser le seuil de dose. (Dépend de la durée et
/ ou fréquence d’exposition, de la dose d’exposition ainsi que de la maîtrise
du risque).

• Ex : Risque Chimique avec effets cumulables


= f (dose, fréquence, voie d’entrée, maîtrise du risque)
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
1- hiérarchiser les risques – notion de criticité (4)

Il faut :
• Définir la gravité :
• Utilisation d’échelle (cf suite)
• Distinguer aigu du chronique

• Définir la probabilité d’occurrence de l’événement


non souhaité :
• En estimant la maîtrise du risque
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques – échelles de gravité

• quatre niveaux (1-2-3-4) ;

• On distinguera le risque accidentel du risque chronique

• Remarque : prise en compte des incidents possible et intéressant


3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques – échelle de gravité pour le Risque


accidentel :

• 1- Accident sans soins


• 2- Accident avec soins, sans incapacité
• 3- Accident avec incapacité partielle
• 4- Accident mortel ou incapacité totale
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques – échelle de Gravité pour une


exposition chronique :
• 1- atteinte de courte durée, sans réduction de la capacité de
travail
• 2- atteinte chronique, sans réduction de la capacité de travail
• 3- atteinte invalidante, avec réduction de la capacité de travail
• 4-atteinte mortelle ou invalidante avec impossibilité de
travailler
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques – échelles de Gravité

Qualificatifs de la gravité en terme d’effets/conséquences:

• 1- bénins/modérés
• 2- sérieux/significatives
• 3- graves/importantes
• 4- très graves/très importantes
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

1- hiérarchiser les risques – échelle de probabilité


d’occurrence du dommage :

• Comment l’établir ?

• Statistiques disponibles (mais analyse a posteriori)

• Estimation de l’efficacité des mesures de prévention, de


protection et de la maîtrise du procédé (nécessite l’expertise
du préventeur)
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
2- ce qui se fait classiquement - grilles AMDEC (Analyses des
Modes de Défaillances et de leurs Criticité) pour les
risques aigus :
Forte Gravité
Modéré
Incident Mineure Grave Irréversible
Négligeable ou faible
1 2 3 4
Improbable 1 1 2 3 4
Probabilité

Rare 2 2 4 6 8

Occasionnel 3 3 6 9 12

Elevée 4 4 8 12 16
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
2- ce qui se fait classiquement - grilles AMDEC pour les
risques aigus :

Actions immédiates
Gravité
Actions à terme
Niveau à maintenir Incident Mineure Grave Irréversible

1 2 3 4
Improbable 1 C C C B
Probabilité

Rare 2 C C B A

Occasionnel 3 C B A A

Elevée 4 B A A A
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
2- ce qui se fait classiquement - grilles AMDEC pour les
risques chroniques :

Forte
Gravité
Modéré Négligeable Mineure Grave Irréversible
Négligeable ou faible 1 2 3 4

Exceptionnel 1 1 2 3 4
Durée

Occasionnel 2 2 4 6 8
Régulier mais
3 3 6 9 12
discontinue
Continue 4 4 8 12 16
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
2- ce qui se fait classiquement - grilles AMDEC pour les
risques chroniques :

Actions immédiates
Gravité
Actions à terme Négligeable Mineure Grave Irréversible
Niveaux à maintenir
1 2 3 4

Exceptionnel 1 SO C C B
Durée

Occasionnel 2 C C B A
Régulier mais
3 C B A A
discontinue
Continue 4 B A A A

So: sous criticité


3-Outils :
B- outils pour l’EvR
3- Ce que nous proposons - QUELLE MAITRISE DU RISQUE?
• La maîtrise du risque est un indicateur de la probabilité d’apparition
d’un accident ou d’une maladie
• Fonction de la maîtrise du procédé
• Fonction de l’efficacité des mesures de protection et de prévention
(MPP) Mesures Humaines et
organisationnelles =
Mesures informatives,
Techniques formatives, suivi
médical

Maîtrise du Maîtrise des


procédé mesures THO

Maîtrise du
risque
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

Définitions des mesures THO (1)


• Mesures Techniques (T)
• Source (S)
• Protection collective=protecteur, ventilation localisée…
• Flux (F)
• Protection collective=écran, ventilation générale, surveillance, détection…
• Opérateur (O)
• EPI (Equipements de Protection Individuelle)
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

Définitions des mesures THO (2)

• Mesures Humaines (H)


• Formation (F)
• Formation professionnelle, qualification, aptitude,
• Formation au poste, à la sécurité…
• Information (I)
• Affichage, fiches de postes, panneaux, étiquetage…
• Communication, réunion…
• Surveillance de l’opérateur (S)
• Suivi médical, fiches d’exposition…
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

Définitions des mesures THO (3)

• Mesures organisationnelles (O)


• Organisation du travail (T)
• Rotations de poste, pauses…
• Contrôles (C)
• Contrôles des équipements, des atmosphères, vérifications périodiques,
maintenance préventive…
• Intervention en cas d’accident (A)
• Moyens de secours, alerte, exercices…
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
3- Ce que nous proposons - par QUI ?

Par des techniciens ou ingénieurs HSE (Hygiéne et Sécurité


Environnement), capables :

• d’analyser les situations de travail


• de porter un jugement sur le degré de maîtrise du risque.

• Outils : diagrammes, tableaux, check-lists pour formaliser cette partie


de l’évaluation.
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
3- Ce que nous proposons – Comment ?

Probabilité improbable peu probable peu fréquent fréquent


d’occurrence de
l’évènement non
souhaité
Maîtrise du risque au bien assez bien moyennement non
poste de
travail

Estimation de la probabilité d’occurrence de l’évènement non souhaité par corrélation avec la maîtrise
du risque
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
4- codage -

EFFET CODES MAITRISE


(gravité) (probabilité)

Modéré 1 1 Bien maîtrisé

Significatif 2 10 Assez bien maîtrisé

Important 3 100 Moyen. maîtrisé

Très important 4 1000 Mal/non maîtrisé

Échelle de gravité: cf. partie B.1 – échelle de maîtrise : cf.suite


3-Outils :
B- outils pour l’EvR
4- Codage de la maîtrise du risque

Mesures Humaines et
organisationnelles =
Mesures informatives et
Techniques formatives, suivi
médical

Maîtrise du Maîtrise des


procédé mesures THO

Maîtrise du
risque
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
4- Codage – maîtrise des procédés :

• L’estimation de la maîtrise du procédé peut, selon les cas se faire :


• via la sûreté de fonctionnement
• via l’analyse du travail
• via divers documents (fiches postes, fiches techniques…).

Niveau de sûr Moyennement Peu sûr


maîtrise des sûr
procédés
code 1 10 100
• L’appréciation finale est de la responsabilité de l’évaluateur.
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
4- Codage – maîtrise du risque
• Maîtrise du risque = combinaison de la maîtrise des mesures THO et de la
maîtrise des procédés
Risque maîtrisé = 1 Risque assez bien maîtrisé = 10
Maîtrise du procédé
Risque moyen. maîtrisé = 100 Risque non maîtrisé = 1000
100 (peu sûr) 100 1000 1000
10 (moyen. sûr) 10 100 1000
1 (sûr) 1 10 100
Maîtrise des mesures 1 10 100
THO

• L’appréciation finale est de la responsabilité de l’évaluateur.


3-Outils :
B- outils pour l’EvR

4- Codage – classe de Maîtrise des risques ou de probabilité


d’occurrence de l’évènement non souhaité

• Quatre classes de Moyens de Prévention et Protection ou de


maîtrise du risque:
• niveau 1 et 2 : mesures bien/assez bien maîtrisées (peuvent
éventuellement être améliorées)
• niveau 3 : mesures moyennement maîtrisées (doivent être
améliorées)
• niveau 4 : mesures mal ou non maîtrisées (absentes, mal
appliquées…)
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
4- codage – récapitulatif des codes utilisés :

EFFET CODES MAITRISE


(échelle de (échelle de
gravité) probabilité)

Modéré 1 1 Bien maîtrisé

Significatif 2 10 Assez bien maîtrisé

Important 3 100 Moyen. maîtrisé

Très important 4 1000 Mal/non maîtrisé


3-Outils :
B- outils pour l’EvR
3- codage – Niveau de risque
• Criticité = grandeur à 2 dimensions

GRAVITE NIVEAUX DE RISQUES

4 4 40 400 4000

3 3 30 300 3000

2 2 20 200 2000

1 1 10 100 1000

MAITRISE
1 10 100 1000
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

4- codage- le codage permet de qualifier le risque


• Ne pas qualifier un risque par un seul de terme car réducteur
• risque à effet (……….) bien maîtrisé
• risque à effet (……….) assez bien maîtrisé
• risque à effet (………) moyennement maîtrisé
• risque à effet (……….) mal/non maîtrisé

• Avec quatre possibilités pour gravité/effet : (…………) =


modéré, significatif, important, très important.
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
5- hiérarchiser les risques – détermination des priorités
d’action.

• Concepts de risque acceptable/ risque inacceptable

• Exemple de définition :
• norme BS 8800 « guide des systèmes de management de la santé
sécurité au travail »
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
5- hiérarchiser les risques – acceptabilité d’un risque (1)
• BS 8800 en fonction de la nature des actions à
entreprendre :

• risque acceptable =
• « aucun contrôle supplémentaire n’est nécessaire. Une solution
plus rentable ou des améliorations n’imposant aucune surcharge
financière peuvent être envisagées ; un suivi est nécessaire afin de
s’assurer que les contrôles sont maintenus. »
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

5- hiérarchiser les risques – acceptabilité d’un risque (2)

• risque inacceptable =
• « le travail ne doit pas débuter ou continuer jusqu’à ce que le
risque ait été réduit. S’il n’est pas possible de réduire le risque,
même au prix de moyens illimités, le travail doit rester interdit. »
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

5- hiérarchiser les risques – acceptabilité d’un risque (3)

• risque médian (et non moyen) =


• « des efforts doivent être faits pour réduire les risques mais les
coûts de la prévention doivent être calculés avec attention et
limités. Les mesures de réduction des risques doivent être mises
en œuvre sur une période définie. »
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
5- hiérarchiser les risques - hiérarchiser les actions
Gravité des
effets ou PRIORITES D’ACTION
conséquences

4 B A A A

3 B B A A

2 C C B B

1 C C C B
Probabilité
Maîtrise 1 10 100 1000

• A = action immédiate (risque inacceptable), B = action à programmer (risque médian), C =


action éventuelle (risque acceptable)
• A l’évaluateur de juger
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
6- Plan d’action - La démarche :
• Notion de gestion de projet
• Les priorités sont discutées avec les représentant du personnel en vue de
l ’élaboration du plan de prévention par le chef d’entreprise.

• Dans l’ordre de priorité, lister pour chaque risque retenu :


• les mesures de préventions possibles
• appliquer les principes généraux de prévention
• impliquer toutes les compétences internes
• opérateurs
• responsables, médecins du travail, …
3-Outils :
B- outils pour l’EvR
6 - Plan d’action (2) - Construction du plan :

• Construire le plan de prévention


• Objectifs des mesures c’est à dire résultats recherchés
• Choix des mesures - critères de faisabilité et de sécurité
• Pilote de l’action
• Moyens affectés
• Délais

• Informer les personnels


• des résultats de l ’évaluation
• des mesures prises
Activité

Sources
De
danger

Mesures de
prévention
existantes

Effets résiduels possibles et


3-Outils :

sièges des lésions

Risques Aigus (A)


7- formalisation du D.U :
B- outils pour l’EvR

ou Chroniques (C)

Mesures de prévention à mettre en place


sans délais

L’évaluation des risques est elle


prioritaire ?

Gravité

Maîtrise du risque

Criticité

Acceptabilité du risque

Priorité d’action

Mesures correctives ou curratives

Pilote de mide en œuvre de la solution

Moyens

délais

Fait le

Périodicité des contrôle de la maîtrise


du risque
3-Outils :
B- outils pour l’EvR

8- intérêts et limites de la démarche :


• Outil de la prévention
• Participative
• systémique
• débouche sur un plan de prévention
• Document unique = document de travail au centre de la méthode
• non mathématique ; codage simple
• basée sur la maîtrise du risque et sur le risque résiduel sans pour autant négliger
la source primaire de danger
• Permet de distinguer les risques aigus et chroniques
• Met en avant le niveau d’expertise des préventeurs
• Nécessite un niveau d’expertise important (technicien ou ingénieur HSE)
• Non utilisable pour les risques de type « charge mentale »
• Nécessite du temps et de l’investissement
4 -Eléments de choix de méthodologie :

A. Problématique (1):

 Pour une même unité de travail, diversité des résultats car :


 Diversité des critères, démarches et méthodes d’évaluation
des risques
 Diversité des compétences des chargés de mises en œuvre
de l’évaluation des risques

 Méthodes d’experts et méthodes de vulgarisation


4 -Concepts et éléments de choix de
méthodologie :
A. Problématique (2):

• Critères non pertinents


• fréquence d’exposition à un danger ( différent de fréquence
de survenue d’un événement non désiré)
• Nombre de salariés exposés

• Distinguer Risque aigu de risque chronique


• Critères pertinents :
• Probabilité d’occurrence de l’évènement non souhaité
corrélée à la maîtrise du risque
• Probabilité de dépassement de seuil approchée par
métrologie d’ambiance (mesure des doses reçues)
4 - Concepts et éléments de choix de
méthodologie :
A. Problématique (3):

• Les compétences du préventeur et de son équipe de


travail sont indispensables pour la mise en œuvre d’une
démarche raisonnée et pertinente.

• La méthode d’évaluation des risques reste un outil pour la


hiérarchisation des risques et pour la planification des
mesures curatives ou préventives = Le préventeur est
responsable de ses choix
4 - Concepts et éléments de choix de
méthodologie :
A. Problématique (4):
• Chaque entreprise est particulière (variabilité des
contextes et des objectifs) :

• Prendre en compte le niveau de sécurité de l’entreprise


• Prendre en compte les objectifs sécurité de l’entreprise
• Analyser l’engagement de la direction
4 - Concepts et éléments de choix de
méthodologie :
A. Problématique (5):
• L’objectif du préventeur : améliorer le niveau de maîtrise
des risques

• Le préventeur doit s’adapter aux méthodes de l’entreprise


afin de valoriser l’existant (donner confiance) en gardant
comme objectif l’amélioration de la maîtrise des risque

• Il est possible d’utiliser une méthode utilisant des critères


non pertinents à partir du moment où l’on a conscience
des limites de celle-ci

• Le préventeur doit garder en tête les notions de


responsabilité et s’en protéger
4 - Concepts et éléments de choix
de méthodologie :
B. Méthodes et Outils à disposition du préventeur :

• Méthodes et Outils d’analyse d’activité


• Méthodes et Outils de métrologie
• Méthodes et outils d’analyse des risques
• Données scientifiques et techniques
• Veille réglementaire et normative
4 - Concepts et éléments de choix
de méthodologie :
C. Utilisation de grille de criticité (niveau de
risque) de type AMDEC (1)
• Il ne s’agit pas de mathématiques
• Méthode d’experts :
• Identification des dangers
• Détermination de la criticité à partir de :
• L’analyse de travail,
• La maîtrise des risques
• La collecte des statistiques,
• Données scientifiques et technique,
• Le retours d’expérience
• En distinguant l’aiguë du chronique,
4- Concepts et éléments de choix
de méthodologie :
C. Utilisation de grille de criticité (niveau de
risque) de type AMDEC (2)
• Hiérarchisation des risques ou des priorités d’action:
• Selon la criticité
• Selon l’avis d’experts,
• Selon la maîtrise des risques,
• Selon la notion de risque acceptable et de risque inacceptable
Conclusion
• Le préventeur est responsable de sa hiérarchisation des
risques.
• Sa démarche devra être adaptée au contexte.
• Il existe des outils mais pas de recette. Le préventeur doit
savoir adapter la méthode d’EvR en tenant compte des
contraintes de l’entreprise.
• Parmi les objectifs doivent figurer :
• l’amélioration de la santé sécurité au travail,
• l’appropriation de la sécurité par les opérateurs.
Conclusion
Démarche générale (L 230-2):
 Identifier les dangers et les risques
 Si possible supprimer les dangers
 Evaluer les risques qui ne peuvent être supprimés
 Réduire les risques à un niveau acceptable
 Si des risques subsistent mettre en place les protections collectives
 Compléter si nécessaire par la protection individuelle
 Dans tous les cas assurer la formation et l’information nécessaire
Conclusion
Démarche de réduction des risques (L 230-2):
 Utiliser au mieux l’évolution des techniques et donc remplacer ce
qui est dangereux par ce qui l ’est moins.
 Organiser la prévention en y intégrant dans un ensemble
cohérent la technique, la tâche, l ’environnement, l ’organisation,
les relations sociales (6M: milieu, méthode, matière,moyens, main
d ’œuvre, management).
 Adapter le travail à l ’homme en particulier en matière de
conception des tâches, du poste de travail, de l ’organisation du
travail.
Annexes 1 : éléments juridiques

• L’OBLIGATION DE TRANSCRIRE L’EVALUATION DES RISQUES


DANS UN DOCUMENT UNIQUE
• Le décret du 5 novembre 2001 a rendu effective l’obligation
d’évaluation des risques prévue par l’article L.230-2 du Code du
travail (les dispositions de cet article sont issues de la loi du 31
décembre 1991 qui a transposé en droit français l'article 6 de la
directive communautaire 89/391/CEE du 12 juin 1989 sur la mise
en œuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration de la
sécurité et de la santé des travailleurs). L’évaluation des risques
doit désormais être formalisée dans un document unique afin de
satisfaire des exigences de cohérence, de commodité et de
traçabilité aux termes de la circulaire n° 6 DRT du 18 avril 2002.
Annexes 1 : éléments juridiques

• La réalisation du document unique incombe à


l’employeur. Il est titulaire des pouvoirs de direction,
disciplinaire et réglementaire. Aux termes de l’article
L. 230-2 il doit prendre les mesures nécessaires pour
assurer la sécurité et protéger la santé de ces
salariés. Il peut, à ce titre, faire appel à des
compétences internes à l’entreprise notamment le
service d’hygiène et de sécurité ou à des
compétences extérieures.
Annexes 1 : éléments juridiques

• L’employeur doit élaborer un document unique


comportant un inventaire des risques identifiés dans
chaque unité de travail de l’entreprise ou de
l’établissement. Le décret donne peu de précisions
sur ce qui est attendu de l’employeur et sur les
modalités techniques de l’évaluation. Ainsi, la notion
d’unité de travail doit être interprétée de façon
extensive pour couvrir des situations diverses
d’organisation du travail (poste de travail,
regroupements de postes de travail, activité…).
Annexes 1 : éléments juridiques

• L’article L. 230-2 précise utilement que le chef d'établissement


doit évaluer les risques pour la santé et la sécurité des
travailleurs dans le choix des procédés de fabrication, des
équipements de travail, des substances et préparations
chimiques, l'aménagement des lieux de travail et la définition
des postes de travail. Cette évaluation a donc un champ
d’application assez large.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Ce document doit être mis à jour à trois occasions :


• - annuellement
• - à l’occasion de toute décision d’aménagement important
modifiant les conditions d’hygiène, de sécurité ou de travail
• - lorsqu’une nouvelle information concernant l’évaluation
des risques est recueillie (par exemple en raison de
l’évolution des connaissances scientifiques ou de la
survenance d’accidents du travail ou de maladies
professionnelles).
• L’obligation ne doit pas être conçue de façon
statique mais dynamique et permanente.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Dans de nombreuses hypothèses, le chef


d’entreprise dispose de sources d’informations
préexistantes. Cependant, ces documents ou leur
regroupement ne constituent pas en soi le
document unique :
• - la fiche d’entreprise élaborée par le médecin du travail.
• - l’analyse des risques professionnels auxquels peuvent être
exposés les salariés de l’établissement effectuée par le
CHSCT
• - les fiches de données de sécurité transmises à l’entreprise
par les fabricants, vendeurs de produits chimiques.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Le décret prévoit que le document unique doit être tenu à leur


disposition des acteurs de la prévention dans l’entreprise :
• - les membres du CHSCT ou les instances qui en tiennent lieu : les
entreprises qui disposent d’un CHSCT sont en principe les
entreprises de plus de cinquante salariés,
• - les délégués du personnel : les délégués du personnel sont en
principe présents dans les entreprises de plus de onze salariés,
• - à défaut les personnes soumises à un risque pour leur sécurité
ou leur santé,
• - le médecin du travail.
• Pour le CHSCT, par exemple, le non respect de cette obligation
par l’employeur serait constitutif du délit d’entrave prévu par
l’article L.263-2-2 du Code du travail.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Le document unique doit également être tenu à disposition


des acteurs de la prévention externes à l’entreprise, sur leur
demande. Sont concernés :
• - l’inspecteur ou le contrôleur du travail,
• - les agents des services de prévention des organismes de
sécurité sociale,
• - les organismes de prévention.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Le décret du 5 novembre 2001 envisage la sanction


de deux comportements :
• - le fait de ne pas transcrire l’évaluation des risques,
• - le fait de ne pas mettre à jour les résultats de l’évaluation
des risques.
• L’inspecteur du travail peut dresser procès-verbal lorsqu’il
constate l’un de ces comportements. Ce procès-verbal est
ensuite transmis au Parquet qui décide des poursuites.
L’inspecteur du travail peut se contenter d’adresser des
observations à l’entreprise ou lui adresser une mise en
demeure avant de dresser procès-verbal.
Annexes 1 : éléments juridiques

• Jusqu’à présent, l’inspection du travail a peu relevé ce type


d’infraction. Par contre, le document unique est demandé par
l’inspecteur du travail lorsqu’il est informé de la survenance d’un
accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Le
document unique peut alors prendre une importance
particulière, dans le cadre des actions pour faute inexcusable de
l’employeur (action en responsabilité civile) ou des actions en
responsabilité pénale. Les juges pourraient reprocher à
l’employeur de ne pas avoir réalisé le document unique
d’évaluation des risques, d’avoir mal évalué les risques ou encore
de ne pas avoir mis en place des actions de prévention
permettant d’éviter le risque qui s’est matérialisé.
Annexes 2 : éléments de méthode pour l’utilisation de grille AMDEC classique

• Dans nombreuses entreprises, l’évaluation des risques se fait en


déterminant la fréquence ou la durée d’exposition. Il ne s’agit pas à
proprement parler d ‘évaluation des risques, mais simplement
d’une approche (très discutable). Malgré tout vous pouvez
considérer qu’il s’agit d’une première étape (suffisante dans
certain cas), au même titre que l’APR. Nous parlerons d’étape de
détermination la POTENTIALITE ou potentiel DE RISQUE (PR)
• Objet :
• hiérarchiser les situations potentiellement dangereuses
• établir des priorités d’action (l’action étant ici l’évaluation)
• Échelle de gravité : cf échelles proposées pour la criticité
• Échelle pour la durée ou fréquence d’exposition (F) = critère
indicatif.
• Le niveau de risque ne dépend pas directement de la
fréquence => étape très discutable
Annexes 2 : éléments de méthode pour l’utilisation de grille AMDEC classique

• Exemple d’échelle de fréquence (note INRS ND-2207 - évaluation du


risque chimique)
• niveau 1 = occasionnel : 1 à 2 jours par trimestre (ou son équivalent
semaine)
• niveau 2 = intermittent : 1 à 2 jours par mois (ou son équivalent
semaine)
• niveau 3 = fréquent : 1 à 2 jours par semaine
• niveau 4 = permanent : 3 à 5 jours par semaine
Annexes 2 : éléments de méthode pour l’utilisation de grille AMDEC classique

• Classes de Potentialité de Risque/ hiérarchisation


des priorités dévaluation :
• faible (1, 2 et 10)
• moyen (3, 20, 100 et 1000)
• élevé (4, 30, 200 et 2000)
• très élevé (40, 300 et 3000)
• critique (400 et 4000)
• Pas de règles pour effectuer ces regroupements,
laissé à l’appréciation des utilisateurs.
Annexes 2 : éléments de méthode pour l’utilisation de grille AMDEC classique

• Hiérarchiser les risques en fonction :

• de la gravité pour le risque accidentel

• de la fréquence pour le risque chronique.