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Géostratégie

II
I. Les organisations internationales:
1. OMC (ORGANISATION MONDIALE DU
COMMERCE):
a) Fiche signalétique:
b) Une brève histoire du GATT

Le système GATT s’est développé dans plusieurs séries (cycles) de


négociations commerciales.
1. Les premiers cycles (Genève 1947, Annecy 1949, Torquay 1950-51, Genève
1955-56) portaient essentiellement sur la réduction des droits de douane.
2. Par la suite, les négociations ont également porté sur les mesures non
tarifaires et l’élaboration de codes (Dillon Round 1961-62, Kennedy Round
1963-67, Tokyo Round 1973-79).
• Les principaux rounds dans le cadre du GATT:
Genève 1947 23 pays signataires et 45.000 concessions tarifaires

Annecy 1949 33 pays pour quelques concessions tarifaires supplémentaires

Torquay 1950-1951 44 pays pour 55.000 concessions tarifaires supplémentaires

Genève 1955-1956 Peu de progrès

Dillon Round 1961-1962 45 pays.


Premier vrai cycle de négociations initiées par la mise en œuvre du Traité
de Rome et le tarif extérieur commun de l’U.E.
4.000 concessions tarifaires.
Exclusion explicite de l’agriculture.

Kennedy Round 1963-1967 Première prise en compte de la non-réciprocité en faveur des P.E.D. (Plus
tard, Partie IV du GATT).

Tokyo Round 1973-1979 Négociations portent aussi sur les mesures non tarifaires : dumping,
subventions, marchés publics, …

Uruguay Round 1986-1994


c) Présentation générale:

Siège à
Genève
d) Les objectifs et principes de fonctionnement
d) Les objectifs et principes de fonctionnement

Libéralisation des
échanges => création du
GATT

1995 : OMC remplace le


GATT=> la libéralisation
s’étend aux biens
immatériels

Ouverture des frontières,


déréglementation

L’instauration du
Multilatéralisme (cf. Doc)
d) Les objectifs et principes de fonctionnement

1. Objectif principal du GATT et de l’OMC :


Améliorer le bien-être des populations des pays Membres en « favorisant autant
que possible l’harmonie, la liberté, l’équité et la prévisibilité des échanges ».

N. B. L’objectif principal n’a pas changé en un demi siècle.


a) 2ème alinéa du texte du GATT de 1947 :

« Reconnaissant que leurs rapports dans le domaine commercial et économique


doivent être orientés vers le relèvement des niveaux de vie, la réalisation du plein
emploi et d'un niveau élevé et toujours croissant du revenu réel et de la demande
effective, la pleine utilisation des ressources mondiales et l'accroissement de la
production et des échanges de produits, … »
b) À comparer au 2ème paragraphe de l’acte final de l’« Uruguay Round »
instituant l’O.M.C. :

« … et du commerce de marchandises et de services, tout en permettant l’utilisation


optimale des ressources mondiales, conformément à l’objectif de développement
durable, en vue à la fois de protéger et préserver l’environnement et renforcer les
moyens d’y parvenir d’une manière qui soit compatible avec leurs besoins et soucis
respectifs à différents niveaux de développement économique.
Reconnaissant en outre qu’il est nécessaire de faire des efforts positifs pour que les
pays en développement, et en particulier les moins avancés d’entre eux, s’assurent
une part de la croissance du commerce international qui corresponde aux nécessités
de leur développement économique, …»
On constate donc :

1. L’adaptation de l’accord de 1995 aux modifications de l’environnement


international.
2. Son élargissement aux services.
3. Le fait que la libéralisation du commerce international n’est qu’un moyen
pour atteindre les objectifs principaux, pas une fin en soi.
d) Les objectifs et principes de fonctionnement

Libéralisation des échanges =>


création du GATT
1995 : OMC remplace le
GATT=>la libéralisation s’étend
aux biens immatériels
Ouverture des frontières,
déréglementation

L’instauration du
Multilatéralisme
(cf. Doc)
2. Les grands principes de fonctionnement
a. La non-discrimination

« Article premier: Traitement général de la nation la plus favorisée


1. Tous avantages, faveurs, privilèges ou immunités accordés par une partie
contractante à un produit originaire ou à destination de tout autre pays
seront, immédiatement et sans condition, étendus à tout produit similaire
originaire ou à destination du territoire de toutes les autres parties
contractantes. » Art 1 §1.
b. La réciprocité des concessions

« Lorsqu'une partie contractante estime qu'un produit déterminé ne


reçoit pas d'une autre partie contractante le traitement qu'elle croit
résulter d'une concession reprise dans la liste correspondante annexée
au présent Accord, elle interviendra directement auprès de l'autre
partie contractante. Si cette dernière, tout en convenant que le
traitement revendiqué est bien celui qui était prévu, déclare que ce
traitement ne peut être accordé parce qu'une décision d'un tribunal ou
d'une autre autorité compétente a pour effet que le produit en
question ne peut être classé, d'après la législation douanière de cette
partie contractante, de façon à bénéficier du traitement prévu dans le
présent Accord, les deux parties contractantes ainsi que toutes autres
parties contractantes intéressées de façon substantielle entreprendront
au plus tôt de nouvelles négociations en vue de rechercher une
compensation équitable.* »
Art 2 §5.
c. Le traitement national

« Les produits du territoire de toute partie contractante importés sur le


territoire de toute autre partie contractante ne seront pas soumis à un
traitement moins favorable que le traitement accordé aux produits similaires
d'origine nationale en ce qui concerne toutes lois, tous règlements ou toutes
prescriptions affectant la vente, la mise en vente, l'achat, le transport, la
distribution et l'utilisation de ces produits sur le marché intérieur. Les
dispositions du présent paragraphe n'interdiront pas l'application de tarifs
différents pour les transports intérieurs, fondés exclusivement sur l'utilisation
économique des moyens de transport et non sur l'origine du produit. » Art 3
§4.
e) La structure des Accords O.M.C:
Extrait du Rapport sur le commerce mondial, OMC 2002, p.171 .
f) Le système : avantages et limites

1. Avantages
• A permis la réduction de nombreux droits : en ½ siècle, les droits
moyens sont passés de + de 40% à moins de 5%.
• Grâce à l’O.R.D., a minimisé les risques de voir les différends
commerciaux dégénérer en conflits politiques ou militaires.
• A permis l’échange et la confrontation d’idées.
2. Limites:
la concentration du commerce international : la Triade

 Inventé par l'économiste japonais Kenichi OHMAE dans son


livre paru en 1985 Triade Power: The Coming Shape of Global
Competition, le terme Triade désigne l'ensemble des trois pôles qui
dominent l'économie mondiale et la conduite de la politique
internationale: l'Amérique du Nord (États-Unis et Canada), l'Europe
(Union européenne + Norvège + Suisse) et l'Asie-Pacifique (Japon
et Corée du Sud).

 Le géographe Laurent Carroué définit la Triade comme :


"(rassemblant) les États dominants (États-Unis, Canada,
Europe occidentale, Japon) qui contrôlent l'essentiel du
pouvoir politique et économique du monde, possèdent les
capitaux et maîtrisent les technologies et l'information. 20 %
de la population dispose de 80 % du PNB, 70 % de l’industrie,
85 % de la Recherche développement, 80 % des services de
transports et du stock d’IDE.
« The GATT is a rich man’s club »
2. Limites:
Indira Ghandi

• Multiplication des unions douanières: Inflation d’accords douaniers


• Evolution lente à cause du principe du consensus dans les décisions
multilatérales: limite principale du multilatéralisme
• Difficulté de prendre en compte les spécificités des P.E.D. (jusqu’à la
conférence ministérielle de Doha)= > conflit Sud/Nord
• « Noyau dur » limitant les concessions sur certaines classes de produits :
textiles et vêtements, produits agricoles, acier, haute technologie, ….
Le nord à l’OMC:
Le sud à l’OMC:
Difficultés : concilier
la libéralisation des
échanges et le
développement du
SUD.
2006 : échec du cycle
de Doha
Fonds monétaire internationale (FMI):

 Créer suite à la Conférence des


Nations Unies tenue à Bretton
Woods en juillet 1944
 Présidé par: Christine Lagarde
(Ancien président: Dominique
Strauss Khan)
 Nombre de pays membres
: 187 pays
 Siège : Washington
Objectifs : l’article premier des Statuts du FMI énonce les objectifs
fondamentaux suivants :

◦ promouvoir une croissance économique durable,


accroître les niveaux de vie et réduire la pauvreté.
◦ faciliter l’expansion et la croissance équilibrées du
commerce mondial.
◦ promouvoir la stabilité des changes.
◦ aider à établir un système multilatéral de paiements.
◦ mettre ses ressources (moyennant des garanties
adéquates) à la disposition des pays confrontés à des
difficultés financières.
Entre 1944 et 1973 (changes fixes) De 1973 à nos jours

 Initialement le FMI a pour objectif  1973 Accords de Paris (changes


d’assurer la stabilité du système flottants)
monétaire international  1976 Accords de la Jamaïque

 Le rôle initial principal du FMI, garantir la


stabilité des taux de change dans une  Depuis 1976, le rôle du FMI consiste
marge de 1 %, a disparu. en premier lieu à soutenir les pays
connaissant des difficultés financières.
Lorsqu’un pays est confronté à une
crise financière, le FMI lui octroie des
prêts afin de garantir sa solvabilité et
d’empêcher l’éclatement d’une crise
financière semblable à celle qui frappa
les États-Unis en 1929.

FMI: entre hier et aujourd’hui


Instruments d’intervention du FMI:
 Les PAS (programmes d’ajustements
structurels):

un programme de réformes économiques que le Fonds monétaire


international (FMI) ou la Banque mondiale mettent en place pour
permettre aux pays touchés par de grandes difficultés économiques
de sortir de leur crise économique.
Les principales interventions du FMI:
CRITIQUES DU FMI:

 La pression pour libéraliser les économies à tout prix (Thérapie de choc)


- Libéralisation des marchés financiers et secteurs bancaires locaux
- Ouverture commerciale
- Privatisation

 Les conséquences sociales sont généralement douloureuses pour les


populations

 L’incapacité du FMI à prévenir les pays contre les crises (


intervention souvent curative et non préventive)
 L’intervention en dernier ressort alimente le risque des aléas de moralité
CRITIQUES DU FMI:
• Prise de décision dans le FMI:
(1$= 1 voix)

• Les 10 premiers pays, qui représentent plus de 50 % du PIB mondial, ont la majorité des droits de
vote alors que le FMI compte 185 pays membres
• 46 pays africain n’étant représentés que par deux des 24 administrateurs du fonds.
• USA disposent de 17,14% des droits de vote. Pour modifier la charte du FMI, il faut 85% des voix
Droit de véto (minorité de blocage)
• dans La Grande Désillusion, l'économiste américain Joseph Stiglitz écrivait que le FMI et une
institution au service de son principal actionnaire: les Etats-Unis.
Tentative de réforme:(recherche)
 Joseph Eugene Stiglitz (la grande désillusion)

 L’économiste franco-russe jacques Sapir

 Recommandations de Michel Camdessus (ancien


directeur du FMI)

 Commission Meltzer
La banque mondiale:
Présentation:

 (regroupe 3 institutions internationales :


la Banque internationale pour la
reconstruction et le développement (BIRD) et
l’Association internationale de développement
(AID, ou IDA)) et la société financière
internationale.
 Institution de Breton woods, créer initialement
pour assurer la reconstruction de l’Europe et
le Japon
 Présidée par: Robert Bruce Zoellick
BANQUE MONDIALE

Objectif:

 Son action est aujourd'hui principalement orientée vers les pays en


voie de développement (PVD), et en particulier les pays les moins
avancés (PMA), sur des axes comme l'éducation, l'agriculture,
l'industrie, la santé,...
 Elle accorde des prêts à des taux préférentiels à ses pays membres
en difficulté
 la Banque mondiale qui mesure l'Indicateur de développement
humain (IDH)
BANQUE MONDIALE/

CRITIQUES:

 Entre 1993 et 1999,onze pays ont reçu 70% des nouveaux


engagements financiers de la BIRD. Or, la plupart d’entre eux
(Argentine, Brésil, Corée, Mexique…) avaient déjà accès aux
marchés financiers.

 Efficacité limitée des interventions: taux d’échec s’élève à 73%


pour l’Afrique
Les firmes multinationales:
Définition: La CNUCED propose une définition assez large des firmes
multinationales. Il suffit qu’une entreprise détiennent au mois une filiale située à
l’étranger pour appartenir à cette catégorie. En 2004 70.000 entreprises possédant
690.000 filiales (soit 9.8 filiales par firme en moyenne).
3 critères caractérisent une firme multinationale:
 Des actionnaires de nationalité différente
 Des dirigeants de nationalité différente
 Une stratégie conçue à l’échelle mondiale
Les étapes de la multinationalisation:

 L’exportation facilitée après la seconde guerre mondiale par


l’ouverture des frontières et la création de zones de libre-échange
et l’extension de la division internationale du travail.
 L’implantation commerciale à l’étranger: constitution d’un réseau
de distribution sous forme de filiales de distribution,
franchise…etc.
 La multinationalisation: dans premier temps, l’entreprise implante
des unités de production à l’étranger par création, rachat ou
association (joint-venture, partenariat…etc.); dans un deuxième
temps, sa stratégie de production et de commercialisation est
planétaire.
Les raisons:
 Contrôle des matières premières
 Recherche de débouché à l’étranger pour faire face à la saturation
du marché intérieur ou contourner des barrières protectionnistes.
 Recherche de coût de production faible: délocalisation vers les pays
à bas salaires, fiscalité attractive.
 Recherche des économies d’échelle
A. Une nouvelle configuration
1. Un poids croissant:
A. Une nouvelle configuration
1. Un poids croissant:

Le poids des firmes multinationales dans l’économie mondiale, 1982-2004

PIB Commerce Emploi Recettes liées aux brevets


(en %) (en %) (en millions) (en Milliards de DOLLARS)
1982 5.4 32.5 19.6 9
2004 9.1 33.3 57.4 98
Source: CNUCED.

35
30
25 PIB %
20
15 Commerce
10 %
5
0
1982 2004
Les multinationales: un poids croissant:

Cf. Doc: Evolution de certains indicateurs de l’IDE et de la production internationale


B. Des stratégies multiples:
 Constat de base: La mondialisation a renforcé la compétition entre les
entreprises Selon CNUCED, l’espérance de se maintenir parmi les
trente premières du classement mondial ne dépasse pas 50% entre 1990 et
2002.
CNUCED, Rapport sur
l’investissement dans le monde 2007
B. Des stratégies multiples:
Concurrence acharnée

Accroître la dimension
• Réalisation de l’économie d’échelle
• Accroître le pouvoir de négociation
avec les fournisseurs comme avec les
clients
• Dégagement des ressources en
faveur de la R&D

1. La nécessité d’une stratégie


de croissance

Croissance interne: Croissance externe:


• Augmentation des effectifs • Fusion-acquisition (Arcelor et Mittal).
• Augmentation des actifs • Joint-venture (Marjane et auchamps).
• … etc. • partenariat
• Intégration horizontale
• intégration verticale
• DIPP (sous-traitance, Co-
traitance…etc) Cf. Doc
2. Les délocalisations:

 Définitions: Une délocalisation revient à cesser d’effectuer tout ou partie de sa


production sur le territoire national pour la transférer dans un autre pays.

 Les raisons:
 Réduction des coûts de production
 Etre plus proche des consommateurs potentiels
 Echapper à des taux d’imposition exorbitants ( firme mercenaire)
 Contourner une législation environnementale de plus en plus exigeante, surtout
dans les pays du Nord.
Mais surtout
 la diminution des barrières
douanières (rôle de l’OMC
et du GATT).
 Un impact pour l’instant limité des
délocalisations mais des perspectives
inquiétantes:

- depuis 10 ans les délocalisations accélèrent très


fortement les destructions d’emplois dans l’industrie.
COMMENT?
- Les importations en provenance du Sud s’accélèrent.
- La part de marché des pays développés sur les marchés
émergents est de plus en plus faible: le jeu à somme
positive fonctionne mal….
Les délocalisations accentuent-elles la
désindustrialisation ?

• La baisse de l’emploi industriel dans les pays industrialisés est difficile à


interpréter
Autres facteurs pour expliquer la
désindustrialisation:
 Faible croissance économique
 consommation plus tournée vers les services
 La volonté de faire jouer les gains de productivité
(progrès technique)

Témoignage: La contribution de la concurrence du


Sud à la désindustrialisation en France est jusqu’ici
limitée: 10% en moyenne sur les trente dernières
années.
Mondialisation à l’envers:

• De nouveaux acteurs
• Pays émergents: Inde, Brésil,
NPIA, Chine

• Exp:
Le rachat de Jaguar et Land
Rover par l’l’ indien Tata
Motors est extrêmement
symbolique : une
entreprise de l’ancienne colonie
rachète
l’un des puissants industriels de
l’ancienne
métropole coloniale.
III. Les Etats
 L’Etat : Entité gouvernant ’un pays, dont la structure est
juridique, qui est délimité par des frontières territoriales et
constitué d’institutions lui assurant un pouvoir suprême (la
souveraineté). Une erreur fréquente à éviter est de ne pas
confondre la notion du pays avec celle de l’Etat. Le pays n’est
autre qu’une désignation géographique.

 La souveraineté définie, généralement, comme la capacité


d'exercer le pouvoir dans un champ géographique donné et dans
un domaine de compétences précis, se traduit juridiquement par
une forme étatique qui en est l'incarnation la plus aboutie.
LES ETATS: DÉSORMAIS, ACTEUR ACTIF OU PASSIF
DE LA MONDIALISATION

Problématiques:

 La souveraineté des Etats est-elle remise en


cause par le processus de la mondialisation?
 En politique intérieure, le pouvoir des Etats
est-il limité par des intérêts internationaux?
 Les Etats participent-ils au processus de la
mondialisation?
 Quel (s) rôle(s) attribuer désormais aux
Etats?
A. La souveraineté des Etats remise en cause par la
mondialisation:
• par les organisations internationales:

- Les enjeux de négociations de tarifs douaniers à l’OMC: Pays du tiers


monde dénoncent souvent les conclusions ses différents cycles de
négociation. (exp: un nombre croissant d’Etats critiques les PAS qu’on leur
applique).

• Par les FMN:

- Des politiques de délocalisation qui s’accordent mal avec les


politiques économiques et sociales des Etats.
« Il n’y a pas de raison de donner la première place aux intérêts de notre
pays » Le directeur de Colgate-palmolive en 1989

- A cause aussi du poids croissant des FMN


La souveraineté des Etats remise en cause par la
mondialisation:

 par le dessaisissement de ces fonctions


souveraines:

• stabilité économique: réduction du rôle des


instruments traditionnels de l‘Etat (politique
budgétaire ,monétaire, de change)

 par le triomphe du paradigme ultralibérale qui


consacre le retrait de l’Etat vu son inefficacité et
inefficience
La souveraineté des Etats remise en cause par la
mondialisation:

 Du fait de l’émergence de problèmes globaux,


composantes de la mondialisation:

• Maladies planétaires et pollution;


• Terrorisme;
• piraterie informatique;
• Trafic;
• Crise économique systémique…etc.

L’ampleur de ces risques, leur dimension géographique et


leur complexité à l’échelle planétaire, laissent les Etats
désarmés et incapables de réagir efficacement.
B. L’Etat: acteur actif de la mondialisation:

 Le contrôle au frontières des importations


est toujours présent
 Le recours toujours au protectionnismes
Le rôle de l’Etat est incontournable mais c’est la nature du
rôle qui a changé pour le mieux d’Etat
 L’Etat s’approprie de nouvelles fonctions et maintient d’autres:

• l’Etat véhicule l’identité nationale


• Financer les biens collectifs Fonctions maintenues
• Redistribution des richesses

• Renforce la compétitivité de son territoire


• (infrastructures, capital humain, stock de
• connaissances…etc.) Fonctions Nouvelles
• La négociation avec les FMN et O.I
LA MONDIALISATION EN
DEBAT : Davos ou Porto Alegre
L’altermondialisme : une autre mondialisation

 L’altermondialisme n’est pas un mouvement nouveau. En


effet, on peut concevoir même le communisme comme un
altermondialisme.

Limiter les effets négatifs du


Objectif libéralisme sauvage

bloquer la mondialisation
libérale

Une autre mondialisation


L’altermondialisme : une autre mondialisation

 Le mouvement altermondialiste résulte


de la convergence et de la multiplicité de
mouvements. Il regroupe des personnes
d'horizons très divers. Pour cette raison,
cette mouvance est appelée parfois « le
mouvement des mouvements »
Formes

Syndicats
ONG

 Le terme « organisation non


gouvernementale » n'est pas clairement
identifié dans le droit international.
Formulé pour la première fois en 1945 par le Conseil
économique et social de l’ONU, le terme d’ONG visait
initialement à distinguer les organisations
gouvernementales des organisations non
gouvernementales, devant être associées aux
discussions sur quelques questions internationales.

 « Une organisation non gouvernementale


ou ONG
est une organisation d'intérêt public qui ne
relève ni de l’Etat ni d'une institution
internationale »
Altermondialistes

Communistes/ Objecteurs de
marxistes croissance

Antilibéraux Ecologistes

souverainistes /
nationalistes
Mondialisation Altermondialisme

Logique libérale effrénée démocratie

Logique profit justice économique

« D’autres mondes sont possibles » sauvegarde de


Négligence de
l’environnement l'environnement

Homme = Marchandise droits humains

mondialisation maîtrisée
et solidaire
Objectifs de l’Altermondialisme :

 Un développement durable : produire le nécessaire et le


bien répartir

 Démocratisation :
*Entre les Etats
*Entre les régions
*Entre les personnes
II- La mondialisation « diabolisée »
1- Une cible : le « libéralisme » économique
2- Les firmes transnationales et la triade :
les principaux ennemies?
II- La mondialisation « diabolisée »
1- Une cible : le « libéralisme » économique

Capitalisme # libéralisme

Capitalisme

Fonctions régaliennes
propriété privée droit des contrats
de l’Etat

Pour les marxistes et les socialistes

« le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage »


Libéralisme

Intérêt personnel Ethique Droits de l’Homme

Chaque pays a son modèle de Capitalisme/libéralisme  Plusieurs régimes

Les altermondialistes critiquent le « libéralisme »

Les altermondialistes critiquent les institutions internationales


Critique de l'OMC
 libre-échange : défavorable à certains pays du sud
 la Politique agricole commune : subventions des exportations agricoles
concurrence déloyale
 Les négociations en huis clos
 la domination des pays industrialisés dans le commerce mondial  Imposition
des décisions
 la gouvernance de l'OMC : ministres du Commerce des pays adhérents 
Négligence du social et de l’environnemental
 Les accords concernant la propriété intellectuelle

 La participation des ONG


aux réunions de l’OMC
FMI

Problème sociaux Problèmes économiques Problèmes Politiques

PAS Crises/Transitions Pouvoir


II- La mondialisation « diabolisée »
1- Une cible : le « libéralisme » économique
2- Les firmes transnationales et la triade : les principaux ennemies?

FMN ou FTN?

FMN

Pression sur
Profit Exploitation MO Environnement
l’Etat
Toutefois, il ne faut pas oublier

FMN

↗PA (PD et ↗conditions de Destruction/créa


PED) travail tion
III- Quelle mondialisation?
1- Les deux fléaux : la pauvreté et les
sectarismes
2- deux objectifs prioritaires : la
démocratisation et le développement
Richesse Augmentation des écarts

PD Riches

Ecart Ecart

PED Pauvres
Discrimination de la femme

+ analphabétisme - salaires Violence + pauvreté


La mondialisation est-elle responsable?

D’autres causes

Redistribution
Traditions locales Histoires
inefficace

Part de responsabilité?
III- Quelle mondialisation?
1- Les deux fléaux : la pauvreté et les sectarismes
2- Deux objectifs prioritaires : la démocratisation et le développement
Les enjeux de la mondialisation
Mondialisation et développement
durable:
Créer de la richesse en "consommant" moins
d’environnement et en contribuant au progrès social

La convergence des
3 composantes :
c’est le
Équité Efficacité
développement sociale économique
durable

Respect de
l'environnement

82
5 finalités
3 piliers
 La lutte contre le changement climatique
 La préservation de la biodiversité, des milieux Développement
et des ressources Durable
Équité sociale
 La cohésion sociale et la solidarité entre les Développement économique responsable
territoires et les générations Préservation de l’environnement

 L’épanouissement de tous les êtres humains


 Une dynamique de développement suivant des
modes de production et de consommation
responsables

 Le modèle de développement « durable » se démarque des modèles économiques


classiques par la volonté d’adapter nos modes de vie aux capacités de notre
planète…(pilier environnemental)
…Tout en répondant aux besoins des êtres humains… (pilier social)
… Et en se situant dans des dynamiques de développement économique (pilier
économique)
Chronologie: le développement durable:
 1951:premier rapport sur l’état de l’environnement: Union internationale pour la
conservation de la nature (UICN).
 1960: Conférence de Rome. L’objet de la réunion est de dénoncer le danger d’une
croissance trop rapide.
 1972: Conférence de Stockholm: sommet des Nations Unies pour l’homme et son
environnement. Un modèle de développement économique favorisant la justice sociale
et préservation de la nature est élaboré. Le concept d’éco-développement apparaît
 1984-1985: Très grave famine en Ethiopie.
 1986: Grave accident nucléaire à Tchernobyl, dans une Ukraine alors intégrée à l’URSS.
 1987: Le fameux rapport G.H. Brundtland (ancienne premier ministre de Norvège).
Apparaît la première définition du « développement durable ».
 1992: Conférence de Rio de Janeiro ou Sommet de la terre.
 1997: Protocole de Kyoto
 2000: Le sommet du Millénaire: Assemblée des Nation Unies à New York ( 147 Etats
représentés). Réduire de moitié, d’ici 2015, le nombre de personnes dont le revenu est
inférieur à un dollar par jour.
 2005: L’ONU lance la décennie des Nations Unis pour l’éducation.
 2007: L’anciens vice-président américain, Al Gore reçoit le prix Nobel de la paix pour sa
contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.
 2009: sommet de copenhague
Pourquoi le développement durable:
Surface biologiquement productive de terre et
d’eau nécessaire pour produire les ressources dont
un individu a besoin, et pour absorber les déchets
générés.
Le coût social de la mondialisation:
Triade
 Selon le rapport PNUD, 1 % des plus riches mondiaux
disposent d'un revenu cumulé égal à celui des 57 % les plus
pauvres.
 Les victimes de la faim +/- 9 millions de morts chaque
année, soit près de 25 000 par jour selon les chiffres du
PAM (programme alimentaire mondial)

80.00%
70.00%
60.00%
50.00%
40.00%
30.00%
20.00%
10.00%
0.00%
Triade Bric Reste du monde
Des besoins inassouvis… besoin de promouvoir de plus
en plus la croissance économique

> 670 millions qui vivent encore avec


1 US $ par jour

> 600 millions de sans


l'eau potable

• 1,9 milliards de personnes vivent


sans les services sanitaires de base

- 800 millions sans


l'électricité ou accès à
énergie propre

• haut taux de mortalité maternelle et


infantile

(PNUD, 2007)
 Depuis 1990: Pauvreté accrue de 45%
à 46% en Afrique.
 Insertion faible du sud dans le
commerce mondial.
 Exploitation des enfants et non
respect de la législation de travail.
PNUD, 2008) Coefficient de Gini pour mesurer les inégalités de revenu
Le coût pour l’environnement
Le dumping environnemental
 Depuis une trentaine d’années, les pays
développés ont mis en place des législations
environnementales contraignantes vis à vis des
entreprises. L’efficacité de telles mesures peut
être amoindrie par la mondialisation
économique. Si une entreprise souhaite polluer
à loisir, il lui suffit de délocaliser son activité
dans les pays ayant des normes
environnementales moins contraignantes. Ce
risque découle à la fois de la libéralisation des
flux commerciaux, mais aussi de celle des flux
de capitaux.

 Ex. la délocalisation des productions de solvants


- production hautement nuisible à la qualité de
l’air – dans les maquiladoras (villes à la frontière
américaine) mexicaines
L'agriculture intensive

L'agriculture intensive est un


système de production agricole
caractérisé par l'usage important
d'intrants, et cherchant à
maximiser la production par
rapport aux facteurs de
production.

En Asie la production agricole


augmentée entre 1990-2006 de
62% contre la production
mondiale, augmentée seulement
de 27% (FA0, 2008)
Des actions nationales régionales et locales en
faveur du développement durable:

L’Etat au cœur du développement durable:

 politique économique à lutter contre, les


formes de la mauvaise croissance c'est-à-
dire:
- croissance pauvre en création d'emplois ,
- qui creuse les inégalités,
- croissance sans progrès, et sans démocratie,
 L‘Etat doit être à l'origine de législation
environnementale protectrice; en tant que maître
des externalités.
 Imputer les coûts des pollutions non pas sur la
collectivité mais sur les agents pollueurs.(Le
pollueur payeur).
Exemple:
• Clean air act aux États-Unis en 1995
• La charte de l'environnement en France
• Le Grenelle de l'environnement
L'avènement d'un nouvel ordre économique écologique mondial
reste entravé par les difficultés du dialogue nord sud

 S'entendre sur les objectifs de respect de


l'environnement et sur les moyens de les
financer est l'œuvre des grandes conférences
mondiales à la suite du rapport de
Brundtland (87):
 Montréal (89),
 Rio (92) ,
 Kyoto (97),
 Johannesburg (20002)
 Copenhague
L’enjeu de la sécurité
alimentaire dans le monde
Constat de départ: une situation
paradoxale.
 La mondialisation a permis une
augmentation importante de la
production mondiale:
- Production agricole et pêche
- Echanges agroalimentaires

Absence de sécurité alimentaire dans la


majorité des pays
Sécurité alimentaire:

 La sécurité alimentaire implique que


chacun ait la capacité de se procurer la
nourriture (alimentation qualitativement
et quantitativement suffisante) lui est
nécessaire, sans aucun risque pour la
santé et en conformité avec ces habitudes
alimentaires.
L'insécurité alimentaire dans le
monde.
 Entre 2007 et 2008, le
nombre de personnes
sous-alimentées est resté
quasiment constant en Asie
(une augmentation de 0,1
pour cent), alors qu’il a
augmenté de 8 pour cent
en Afrique.
 En effet chaque jour dans
le monde la faim et les
maladies qui lui sont liées
tuent 24 000 personnes
La sous-alimentation dans le monde:

l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)


Estimations et projections

 Le nombre de personnes
sous-alimentées dans le
monde en développement
devrait tomber à quelque
580 millions en 2015, ce qui
constitue un progrès, mais
reste encore très loin de
l'objectif adopté au SMA, à
savoir de réduire la
population sous-alimentée de
moitié pour la ramener à
quelque 400 millions de
personnes.

FAO
Les causes de l’insécurité alimentaire:
 Les inégalités sociales et la pauvreté explique l'ampleur
de l’insécurité alimentaire (nombre des personnes très pauvres qui
vivent avec moins d'un dollar par jour en 2004, représente près d'un africain sur
deux).

 Crises alimentaires dues aux risques climatiques (


sécheresse, inondation…etc.)

 Conflits armés civils ou internationaux (RDC, Irak …etc.)


l’enjeu géopolitique : les produits agricoles une
arme stratégique

 Dépendance des PED vis-à-vis du nord concernant


la production agro-alimentaire (Les PED n' assurent que 30 % du
commerce international de produits agro-alimentaires).

 Le recours au protectionnisme (En Corée du Sud et


au Japon dés taxes à l'importation continuent de protéger les rizicultures
nationales).
 Une agriculture au Nord massivement
subventionnée (en estime à un total de 350 milliards de dollars
le montant des subventions que les pays riches distribuent à leur
agriculteurs).
 En 2003 les aides accordées à 10 000 producteurs de coton aux
États-Unis ont ruiné les 10 millions d'agriculteurs sahéliens qui tirent
de cette culture l'essentiel de leurs revenus.
l'aide alimentaire: arme géopolitique
 La géographie de l'aide alimentaire correspond d'abord
aux préoccupations politiques des pays donateurs.

 l'Afrique subsaharienne qui reçoit la moitié du total , l'Asie


du Nord Est et le Moyen-Orient.
Les OGM une solution à l'insécurité alimentaire

 En modifiant la composition génétique, les scientifiques


peuvent augmenter la résistance des plantes et diminuer
la consommation d'herbicides et de pesticides toxiques

 Les effets secondaires de ces technologies sur


l'environnement et la santé humaine sont encore
inconnues
 Problème de bio éthique: la révolution génétique se
réalise principalement dans les laboratoires de grandes
sociétés privées et à des fins commerciales

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