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DROIT DES AFFAIRES

Marketing du tourisme
et de l’hôtellerie

Encadré par Mr: Dr M. BEN MOUSSA


Réalisé par: EDDAHBI LOUBNA
AZEROUAL FATIHA

2008/2009
 Introduction
 historique
 définition
 Croissance du secteur
 Relations entre prix et loi du marché
 La segmentation
 Spécifié du marché
 Rôle du marketing dans le développement du marché
 Approche conceptuel du marketing
 Les moyens d'action de la stratégie marketing : le marketing opérationnel
 Marketing mix touristique
 Les 4 p
 INFORMATION
 RELATIONS PUBLIQUES
 Publicité
 COMMECRIALISATION
 DISTRIBUTION
 Le modèle touristique marocain
 Les formes de tourisme au Maroc
 Vision 2010
 Les statistiques
 Le premier salon international du tourisme
 Conclusion
QU’EST CE QUE LE TOURISME ?

Historique

En France, on peut situer aux alentours de 1860 les premières formes du tourisme
moderne - le tourisme de montagne, etc.… avec l’accueil des marchands et des pèlerins
dans les auberges.

À partir de 1936, les congés payés du Front Populaire et la Sécurité Sociale permettent à
des associations de tourisme social de donner aux stations thermales un nouvel élan, ralenti
dans les années 50 par le développement de la médecine et des médicaments.

Par la suite, le succès combiné des premiers Jeux Olympiques d’hiver, des sports d’hiver
et de la voiture, nécessite une organisation plus fonctionnelle. Car les inconvénients de
l’explosion des infrastructures, des nouvelles stations, des voies d’accès et des
aménagements, notamment immobiliers, sont perceptibles
 • Qu’est-ce qu’un touriste ?
 Pour l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), un
touriste est soit un visiteur soit un voyageur. Les visiteurs
regroupent les touristes et les visiteurs d’un jour

 • Qu’est-ce que le tourisme ?


 Pour l’OMT, « le tourisme est un déplacement hors de
son lieu de résidence habituel pour plus de 24 heures
mais moins de 4 mois, dans un but de loisirs, un but
professionnel ou un but sanitaire.
On distingue le tourisme intérieur, qui regroupe le
tourisme interne et le tourisme récepteur,
le tourisme national regroupe le tourisme interne et le
tourisme émetteur
le tourisme international comprend le tourisme récepteur
et le tourisme émetteur.

 L’OMT propose la classification des motifs de visite suivante :


 • Loisirs, détente et vacances ;
 • Visites à des parents et amis ;
 • Affaires et motifs professionnels ;
 • Traitement médical ;
 • Religion et pèlerinages ;
 • Autres
 croissance du secteur :

Les 20.000 touristes américains et asiatiques qui font défaut à l’hôtellerie monégasque ont
été remplacés par la clientèle européenne surtout suisse, britannique et belge. Tel est le
résultat étonnant, dévoilé par les statistiques touristiques de la Principauté pour les 4
premiers mois de l’année.

La croissance du tourisme a atteint 7,4% en 2000 et la moyenne s’établit à 4,3% par an


durant la décennie 1989-1999, ce qui place ce secteur en troisième position derrière les
secteurs pétrolier et automobile pour le revenu mais en première position pour le taux de
croissance. Seuls les évènements du 11 septembre ont fait chuter cette moyenne, avec une
régression de -1,3% pour l’année 2001. En 2002, pour la première fois dans l’histoire du
secteur, le nombre d’arrivées de touristes internationaux (ATI) dépasse la barre des 700
millions avec une augmentation de +3,1% en volume Outre son élasticité, le tourisme
montre une certaine résistance aux vicissitudes internationales
L’exemple récent des attentats du onze septembre 2001 est instructif. Cet
événement dramatique, prolongé par la guerre en Afghanistan, a eu en effet
pour résultat immédiat des milliers d’annulations de vols (11 000 pour les
USA), une baisse de trafic de 50% pour l’Amérique du Nord et de 20% pour
l’Europe et une chute de 15% à 20% du chiffre d’affaires des voyages
individuels.
 Le Mexique, proche des Etats Unis, les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord
(dont l’Egypte, avec un effondrement de 18,2%), l’Asie centrale, l’Inde du Nord et
l’ensemble des pays musulmans ont eux aussi subi une chute très sensible, de 20% à
70% de leur fréquentation touristique.
 • Les chiffres eux-mêmes n’échappent pas aux règles du
marketing.
Le rapport du BIT (Bureau International du Travail), note que, durant la période 2001-
2002, l'industrie touristique a perdu environ 6,6 millions d'emplois, soit un salarié du
secteur sur douze en 2003.

Un secteur économique très particulier


« Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez
eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux. »
 Des relations compliquées entre prix et loi du marché.

 les prix des produits touristiques reflètent le caractère


saisonnier de la consommation, une différenciation dans
l’espace ,des différences en valeur absolue d’un pays à un
autre, une faiblesse des moyens de comparaison entre produits
équivalents ,et une sensibilité aux catégories d’acheteurs.
 • Un consommateur qui va dans un produit
immatériel à l’achat.
 Le déplacement du consommateur vers le produit.
 « production / consommation » qui implique une
forte réactivité notamment en raison des évolutions
possibles entre la création du produit et sa production
/ consommation.
 La très forte implication du consommateur dans la
production.
 L'immatérialité et l'impossibilité de tester avant la
consommation.
 L'impossibilité de le standardiser complètement.
 la segmentation :
 Pour une entreprise, quel que soit le secteur concerné,
essayer de comprendre le comportement des
consommateurs est une chose, mais cela ne suffit pas ?
 En effet, comment satisfaire les chalands actuels et
potentiels s’il n’existe pas une certaine homogénéité de
clientèles?
 Une bonne segmentation est celle qui permet à l’entreprise
une certaine «Standardisation» de ses produits et services
tout en lui concédant certaines déclinaisons, adaptations et
personnalisations. Rien n’est jamais acquis définitivement,
notamment où les normes sont loin d’être aujourd’hui
accordées. La segmentation des marchés ne part pas de
l’étude des produits mais de celle des groupes de
clientèles…
 ■ Un enchaînement logique
 Les trois moments de la démarche sont étroitement
dépendants les uns des autres de façon cohérente :
 (S) : L'entreprise commence par s'informer sur les
critères de choix pertinents selon lesquels la clientèle
potentielle peut être découpée en sous-groupes – les
segments – relativement homogènes,
 (T) : Puis elle choisit la cible, le ou les segments sur
lesquels elle se concentrera pour optimiser l'efficacité
de son action marketing,
 (P) : Enfin elle se positionne sur la cible choisie, en
adaptant le produit, le prix, le mode de distribution et
la communication aux besoins, aux goûts et aux
valeurs de cette cible.
 LES SPÉCIFICITÉS DU MARCHÉ
Le secteur du tourisme est peut-être un des derniers secteurs à avoir
appliqué les techniques de marketing

Si on peut globalement considérer que les hôtels super-économiques


correspondent à une stratégie indifférenciée, au «marketing de masse»;
Les hôtels luxueux, les palaces, à une stratégie concentrée, au
«marketing individualisé»; et le secteur médian à une stratégie
différenciée, au «marketing segmenté», tout n’est cependant pas aussi
simple.

 La segmentation essentiellement effectuée au secteur médian et les


classifications qui en découlent n’ont pas toujours, pour un nombre
d’étoiles équivalent, le même impact ni une image identiques pour les
acheteurs. On parlera communément d’un 2 étoile +, d’un 2 étoiles –,
d’un 3 étoiles –, d’un 3 étoiles +, d’un 4 étoiles -, etc. Peut-on parler ici
d’hyper-segmentation ou tout simplement de services plus ou moins
bien adaptés selon la catégorie de clientèle visée ou encore de
difficultés d’adaptation à une zone de chalandise? Comment cibler
correctement son offre si les demandeurs ne s’y retrouvent pas toujours
eux-mêmes?
 De nouveaux produits du tourisme commencent à apparaître qui n’excluent
pas pour autant la clientèle masculine, ni les familles. Plus de 51 % de la
population de l’Union européenne est aujourd’hui féminine et les études
mettent en avant les faits suivants : les femmes sont diplômées, autonomes,
travaillent, dépensent, ont moins d’enfants… et elles recherchent des offres et
des structures capables de prendre en charge leurs enfants, la logistique
ménagère… qui leur proposent de plus des équipements santé-beauté, et des
vacances «sûres».
 Le problème d’une segmentation de marché est encore plus vif
lorsqu’il s’agit de certains acteurs du tourisme comme les agences de
voyages ou les tour-opérateurs. Certains professionnels préconisent de
ne pas segmenter les consommateurs car ils peuvent se comporter
différemment d’un voyage à l’autre. Les niches de consommation
auraient disparu au profit des niches de produits, les professionnels du
tourisme devant tout faire pour accompagner leurs clients dans leur
accomplissement personnel.
 A condition de bien expliquer la différence de prestations d’un produit
à l’autre, notamment pour les promotions.
 ROLE DU MARKETING DANS LE
DEVELOPPEMENT DES ENTREPRISES
TOURISTIQUES MAROCAINES
Le marketing est à la fois un système de pensée et un système d'action. Les
fondements idéologiques de sa démarche et son état d'esprit sont une
condition déterminante de la performance économique et sociale des choix
effectués par l'entreprise.
un ensemble de techniques et de méthodes va se développer sur
la base de ces prémisses, le plus connu est le marketing
opérationnel. Celui-ci correspond à la dimension "action" de
la démarche marketing ; c'est le bras commercial de
l'entreprise sans lequel le meilleur plan stratégique ne peut
réussir. Il s'appuie sur des programmes de produit, de prix, de
vente, de communication et de distribution dont l'objectif est
de faire connaître et de valoriser les qualités distinctives des
biens et services offerts auprès des segments retenus.
 les entreprises marocaines devront adopter un esprit
marketing tourné vers la satisfaction des besoins des
clients.
 le marketing, ce chaine essentiellement entre
consommation et production, peut devenir un catalyseur
de développement des nations africaines et plus
particulièrement du Maroc. Dans ce cadre, on constate
l'importance du marketing qui a toujours été une des
préoccupations majeures des gouvernements, des
responsables et des entreprises marocains.
 Nous allons donc tenter de répondre à la question principale suivante :
"Comment les responsables des entreprises marocaines conçoivent-ils la
planification stratégique de marketing?".
 La réponse à cette question nécessite l'étude et l'analyse des deux
aspects suivants :

 La conception et la démarche de la stratégie marketing des


entreprises marocaines : en effet, la planification marketing n'est
que la mise en œuvre concrète de la stratégie marketing. Cette
dernière est élaborée en se référant aux composantes du
marketing-mix ;

 Le processus de la planification marketing des entreprises


marocaines : il s'agit, à ce niveau, de comprendre les procédures
de son élaboration et les conditions de sa mise en œuvre.
 Les entreprises marocaines sont incitées, plus que
jamais, à élaborer des plans stratégiques "glissants" de
marketing pour être à l'écoute de leurs clients devenus
très exigeants. Pour cela, il faut réunir un certain
nombre de conditions :
 Une structure et un département marketing : la
priorité du management stratégique est la recherche
d'un effort organisationnel intégré pour assurer et
maintenir un avantage concurrentiel durable.
Le domaine d'investigation et le secteur d'activité ayant fait
l’objet d’une recherche

 Pour répondre à nos questionnements, Les études ont montré que les
villes de Marrakech et de Fès (tourisme culturel et historique), la ville
d'Agadir (tourisme balnéaire), la ville de Rabat (tourisme d'affaires), les
villes d'Er-Rachidia, d'Arfoud et de Ouarzazate (tourisme de santé ou
du désert appelé bivouac, avec un degré moindre pour le tourisme de
montagne et le tourisme culturel) et enfin la ville de Béni Mellal qui se
spécialise surtout en tourisme de passage.
 Selon l'ancien code des investissements touristiques (1984), le
décret de classement existant et les expériences internationales,
peuvent être considérées comme entreprises touristiques ou à
vocation touristique, les entreprises suivantes :
 Les sociétés propriétaires et exploitantes d'unités
d'hébergement
 Les sociétés de gestion d'unités d'hébergement ;
 Les entreprises de restauration ;
 Les agences de voyage ;
 Les sociétés de location de véhicules ;
 Les sociétés de transports touristiques ;
 Les sociétés d'animation et autres activités de loisirs ;
 Les unités pratiquant la thalassothérapie et le thermalisme.
 Les autorités marocaines voulaient faire du tourisme une grappe
stratégique et une industrie effective en raison de son potentiel
culturel, social et économique énorme. Dans ce cadre, la
Fédération du Tourisme de la CGEM a proposé au gouvernement
l'adoption d'une stratégie de développement touristique visant, à
l'horizon 2010, la constitution d'un parc hôtelier de 230 000 lits
(115 000 chambres) et l'accueil de 10 millions de touristes
internationaux.
 Cette stratégie s'articule autour des quatre axes majeurs suivants
:

 Rétablir la compétitivité du "Produit Maroc"


 Rétablir la rentabilité de l'investissement touristique au Maroc
 Orienter l'épargne vers le secteur du tourisme
 Instituer une Haute Autorité du tourisme
 Le secteur du tourisme peut avoir des effets
d'entraînement sur les autres secteurs d'activité et
employer, ainsi, une partie considérable de la
population active en chômage ;

 Le diagnostic stratégique de l'activité touristique au


Maroc a révélé que les atouts naturels du Royaume
sont énormes
mix marketing touristique
 Produit
 Prix
 Promotion
 commercialisation
produit
 La première étape de marketing touristique est de
déterminer le produit touristique et les objectifs de son
développement en fonction des finalités et de
l’environnement de l’organisation qui le met en œuvre.
Classification du produit
 La première étape de marketing touristique est de déterminer
le produit touristique et les objectifs de son développement en
fonction des finalités et de l’environnement de l’organisation
qui le met en œuvre.
 A- Classification du produit
Il se présente autour de sept grands types :
 - patrimoine naturel ;
 - patrimoine énergétique ;
 - patrimoine humain
 - les aspects institutionnels, politiques, juridiques et administratifs ;
 - les aspects sociaux
 les biens et les services, transports et équipements ;
 Les activités économiques et financières.
Différents produits touristiques
 les produits régionaux :
 On peut compter entre six cents et sept cents moussems (fêtes)
qui sont célébrés chaque année. Certains moussems gardent leur
caractère purement religieux (moulay Driss Zarhoun), et d’autres
sont davantage réputés pour leur souk comme espace
transactionnel, de même chaque région aime célébrer ses atouts
locaux à la fin d’une récolte précise, la fête des roses à Kelaa
M’gouna, fête des amandiers à Tafraout, fête des datte à Erfoud et
Le moussem d’Imilchil à Errachidia. On peut considérer les fêtes
ou les moussems comme étant l’occasion d’échange économique
et social entre les régions avoisinantes (ravitaillement, ou
signature des actes de mariage, de vente, de divorce...etc.).
 le produit balnéaire :
 Considéré comme tourisme classique, le tourisme
Balnéaire continue de drainer un tourisme de masse de
type national et international dans les villes côtières
comme Agadir capital du tourisme, Essaouira perle des
côtes atlantiques, El jadida, Tanger, Saidia,...etc.
Seulement ce tourisme doit être géré intelligemment
tout en assurant à une clientèle potentielle et
habituelle : la sécurité, la qualité des prestations,
l’animation et la tranquillité absolue. Le tourisme
balnéaire n’étant pas seulement une destination pour
les baigneurs, mais aussi pour les sportifs (ski
nautique,...etc.)
 le produit de cure (thermal) :
 Ce type que nous jugeons d’une importance capitale, il
draine un grand nombre de touristes nationaux et
internationaux particulièrement dans les régions ayant
ce caractère telles que la station thermale de Sidi
Hrazem de Moulay Akoub et celle de Merzouga dans la
province de Tafilalet.
 Le produit d’affaire :
 Cette forme favorisée par l’organisation de congrès de
séminaire, colloques et de réunion d’affaire est surtout
concentré dans les grandes villes qui regroupent les
administrations centrales et les grandes usines de
fabrication, de transformation,...etc. ; aussi que celles
dotées des moyens adéquats pour l’organisation des
rencontres internationales (salle de conférences,
salons de congrès, ...etc.). Nous citons à titre d’exemple
ici comme ville pouvant accueillir ce genre de
tourisme ; la ville de Casablanca capitale économique
du Royaume qui abrite au courant de l’année un grand
nombre de rencontres, de séminaires et de colloques
nationaux et internationaux.
B- concept de positionnement

 le positionnement peut être défini comme : « les


efforts de personnalisation du pays dans l’esprit des
voyageurs potentiels. C’est la mise en coïncidence de
l’image que se fait le voyageur d’un pays et des réalités
uniques et originales de ce pays qui correspondent à
cette image »
 On constate de cela la détermination de:
 La situation concurrentielle
 L’mage touristique
 Vie et mort du produit touristique
Phase de vie

Mise en point Phase de lancement Phase de développement Phase de maturité Phase de déclin
Le prix

 D’une manière générale le prix des produits touristiques reflètent


le caractère saisonnier de la consommation , une différentiation
dans l’espace, une faiblesse des moyens de comparaisons entre
produits équivalents, et une sensibilité aux catégories
d’acheteurs.
 Quatre éléments jouent un rôle dans la constitution de
la loi de composition du prix dans l’univers de l’activité
de tourisme:
 La cotation de la chaîne de fonction ;
 La conjonction de la saisonnalité et de la volonté de
rentabiliser l’investissement ;
 La non neutralité du choix d’une devise de facturation ;
 Des pratiques spécifiques nationales .
Promotion touristique
 Promotion touristique
 Cette clientèle vise soit à susciter une clientèle
nouvelle, soit à conserver une clientèle.
 L’action promotionnelle s’adresse surtout directement
au public en s’efforçant de sélectionner des cibles
identifiés comme clientèle potentielle.
 Son objectif est de faire connaître l’image favorable
d’un produit touristique et créer le désir de voyage.
Promotion touristique

Information directe Les relations publiques publicité


 La commercialisation:
 La commercialisation a pour fin de faciliter et de
provoquer
 l’acte d ’achat définitif. Elle passe le plus souvent par les
professionnels.
 Canaux de distribution
 Le canal de réservation: c’est le canal le plus simple.
L’acte peut être proposé directement au client, que se
soit par l’hôtelier ou le responsable de l’hébergement, ou
par le transporteur.
 Le passage par l’agence de voyage: Le canal principal
de la distribution touristique est celui des agents de
voyage, même cela ne concerne, selon les pays, qu’une
part très variable de la population, parfois plus modeste
qu’on pense. C’est un moyen très répondu aux USA et en
Europe et qu’est très sollicité par le tourisme dans la
mesure où il facilite le voyage.
Autres canaux

 la vente par correspondance


 La vente par Internet
 Organismes officiels de tourisme et offices locaux de
tourisme
 Les réseaux de vente de transporteurs
 Les services de réservation et de transaction hôtelières.
conclusion
Vision 2010 au Maroc
Les Objectifs de la vision :
 10 000 000 : Entrées aux frontières en 2010.

 7 000 000 : Touristes internationaux hébergés en hôtels classés.

 80 000 : Chambres construites sur la période 2000-2010 portant la


capacité à 115 000 chambres (230 000 lits).
 5 : Nouvelles stations balnéaires pour une offre balnéaire de 160 000
lits contre 30 000 en 2000.

 30 : Investissements sur la période 2000-2010 dans le seul secteur


hôtelier, en milliards Dh .

 480 : Recettes en devises générées par le tourisme sur la période 2000-


2010, en milliards Dh.
 600 000 : Emplois nouveaux crées, soit 1 200 000 emplois au total et
6 000 000 de marocains bénéficiant directement ou indirectement des
retombées du secteur.

 8,5% : Taux de croissance annuel moyen du PIB sur la période 2000-2010.

 20% : Contribution du tourisme au PIB national en 2010.


ENGAGEMENT SUR LA STRATEGIE:

 Les parties décident que la réalisation de la vision 2010 exige le


déclenchement simultané de plusieurs dynamiques:

 Une dynamique commerciale pour rétablir la compétitivité de la


destination et du produit Maroc.

 Une dynamique industrielle et financière pour améliorer la


rentabilité de l'investissement touristique au Maroc et orienter l'épargne
nationale et internationale vers le secteur du tourisme
Une dynamique institutionnelle visant la restructuration :
- par l’État, de ses organes d’intervention,
- par le secteur privé, de ses associations professionnelles,
pour doter le secteur du Tourisme de structures qui autoriseront une
planification concertée de la nouvelle politique touristique
 DYNAMIQUE COMMERCIALE:

RETABLIR LA COMPETITIVITE DE LA DESTINATION


Conscientes de la nécessité de déclencher puis d’entretenir tout au long de
la décennie une puissante et durable dynamique commerciale qui permettra de
soutenir un rythme annuel de croissance des arrivées de touristes internationaux
de 15% environ pour atteindre en 2010 l’objectif de 10 millions de touristes.

 STRATEGIE PRODUIT:

POSITIONNEMENT OFFENSIF SUR LE SEGMENT BALNEAIRE


La réalisation de l'objectif 2010 passe nécessairement par un
positionnement offensif du Maroc sur le segment balnéaire afin que celui-ci
représente près de 70% de l'offre en 2010, soit une capacité additionnelle de
65.000 chambres environ.
 Les parties conviennent ainsi de lancer rapidement 4 à 5 nouvelles stations avec
l'objectif de disposer d'une offre balnéaire permanente au sud, renforcée de Mai
à Septembre par une offre méditerranéenne de qualité.
Les différents sites devant recevoir ces stations sont identifiés (Saîdia, Khmis
Sahel, Haouzia, Essaouira, Taghazout, Guelmim).

 STRATEGIE PRIX:

AMELIORATION DU RAPPORT QUALITE/PRIX DE LA


DESTINATION MAROC

Les parties conviennent de la nécessité de pratiquer une politique de tarification


globale adaptée au positionnement et au produit de la destination Maroc, qui
permettrait d'atteindre simultanément les objectifs de fréquentation et de
rentabilité nécessairement liés à la réalisation de la vision 2010.
Dans la pratiques ou en est le MAROC
réellement ?
A- Réalisations et buts atteints depuis 2005

Les efforts élaborés par les différents intervenants dans le


secteur du tourisme couronnent déjà la stratégie suivie jusqu’à
présent. Ainsi les études fournies par l’observatoire du
tourisme indiquent que le fait d’accueillir 10 millions de
touristes dont 7 millions de touristes internationaux hébergés
en hôtels classés, représente un objectif réalisable.
 la signature de l’accord entre le gouvernement et les
professionnels du secteur, en vue d’apporter une nouvelle
augmentation de l’investissement national dans la promotion
touristique avec une dotation de l’État de 300 millions, plus le
renforcement du budget de l’Office National Marocain du Tourisme
( O.N.M.T) qui a franchi cette année 350 millions de DHs.

 la mise en œuvre d’une nouvelle réforme de la Taxe de Promotion


Touristique ainsi sa contribution a passé de 55 millions de DHs en
2005 à 160 millions de DHs en 2008.

 la mise en place du premier programme de développement régional


(PDR), cadre autour duquel se développe le partenariat entre l’Etat
et les Conseils Régionaux du Tourisme (CRT).
 la création d’un Observatoire du Tourisme qui constitue
un terreau d’informations et d’études propices au
développement de partenariats entre le public et le privé.

 La réalisation en cours de 4 stations balnéaires sur les 6


programmées dans le cadre du plan d’Azur a savoir
Mogador (près d'Essaouira), Mazagan (près d'El Jadida),
Lixus (près de Larache) et Saïdia (près d'Oujda),
Taghazout (près d'Agadir), Plage Blanche (près de
Guelmim).
 Avec la volonté de former 72 000 jeunes dont 18 000 par apprentissage à
l’horizon de 2010, de grands programmes de coopération en matière de
formation professionnelle se sont engagés entre le Maroc et divers
partenaires internationaux : l’Union Européenne (projet Meda 2FP), et le
Canada (projet APC/ACDI).

 l’événement phare de l’année 2005 demeure sans conteste, l’accord aérien


global (Open Sky) qui ouvre le ciel marocain aux compagnies aériennes
européennes. Un ciel libre, sans limitation de nationalité ni de capacité pour
les compagnies marocaines et européennes). Ainsi, la destination Maroc
bénéficiera d’une offre enrichie en nombre et en qualité.
B- Diagnostique du secteur touristique marocain:

1. Forces du tourisme Marocain:


 Taux de croissance de 20%
 Le tourisme marocain a comme avantage primordial son indépendance
des aléas climatiques et saisonniers.
 Une proximité de l'Europe, la première force exportatrice de touristes
pour le Maroc.
 Un mixage entre une culture orientale et une modernité occidentale.
 Le contact Humain des Marocain qui est l'un des atouts forts du secteur
touristique marocain. Les touristes ne trouvent aucun problème pour
s'insérer et s'adapter au sein de la société marocaine, et ce grâce à
l'hospitalité des gens, et du fait que la plupart des marocains maîtrisent
parfaitement la langue française et se débrouillent pas mal dans les
autres langues, ce qui rend la communication plus facile et plus fluide.
 Produits traditionnels et artisanaux d'une diversité splendide.
 Un art culinaire attractif : les différentes régions marocaines présentent des
plats spécifiques et des traditions culinaires inégalées sur le plan mondiale.
 Le Maroc dispose plus de 3.000.000 d'ambassadeurs à l'étranger (Marocains
résidents à l'étranger).
 Une diversité des prestations proposées par le Maroc : Balnéaire,
Écotourisme, Culturel, Affaires ...
 Une sécurité et une stabilité politique.
 Diversité attrayante du pays, point de vue historique, culturel, ethniques et
même naturel.
2- Faiblesses du tourisme Marocain:

 Tourisme concentré en Europe qui néglige en quelques sortes les


autres pays ou régions. le marché britannique est caractérisé par un
taux de retour faible. Mais le handicap majeur au développement du
marché britannique est relatif au taux élevé des taxes et des charges
aéroportuaires hôtelières qui pénalisent les Tours opérateurs.

 Une Communication très faible : les publicités les promotions


insuffisantes. le Maroc se vend bien en France, mieux en Angleterre
et en Espagne, sa commercialisation reste médiocre en Italie, en
Allemagne et en Scandinavie.

 la rareté du personnel hautement qualifié, sois par manque de


formations sinon de nombreux cadres de valeur émigrent en Europe
ou vers les pays du Golfe arabe, attirés par de meilleurs salaires.
 Un secteur en évolution mais qui nécessite encore du professionnalisme.

 Une infrastructure obsolète. Les touristes souffrent d’un manque horrible des
pancartes routières, des cabinets téléphoniques dans les autoroutes, des WC, guides,
des bureaux de change ou des bureaux de l'orientation du touriste.

 le Maroc souffre aussi des problème dans son réseau routier en particulier, et dans le
secteur du transport en général : Train souvent en retard, non climatisé (2eme
classe), Vol interne presque inexistant, infrastructure routière très médiocre.

 Un service qui atteint à peine le minimum requis.

 Programmes de vacances pas très développées ou qui ne correspondent pas a la


demande moderne des consommateurs.
D’après cette analyse modeste du secteur touristique
au Maroc on peut dire qu’il a encor du chemin a parcourir,
c’est vrai, pour ne pas être pessimiste, qu'il y a eu, grâce à
la vision 2010 des changements majeurs, Mais il reste
beaucoup de points à améliorer afin de réaliser des chiffres
vraiment emblématiques et peut être annonciateurs de
nouveaux records permettant d’asseoir la Vision 2020.
 Selon le département du Tourisme, la quasi-totalité des destinations
touristiques du Royaume bénéficie de cette hausse. A part Ouarzazate qui a
enregistré une baisse de 5 %, les autres villes affichent toutes une évolution
positive de leurs nuitées.

 C'est le cas de Casablanca (+9 %), Fès (+7 %), Marrakech (+6 %), Rabat (+6
%) et Agadir (+2 %).
 Depuis le début de l'année, Marrakech, Casablanca et Agadir s'accaparent
plus de 75 % la hausse des nuitées nationales.

 En terme de marché émetteur, c'est le marché britannique qui, avec une


croissance de 20 %, participe le plus à la progression du volume des nuitées
(31 % des nuitées supplémentaires).

 A fin octobre dernier, le taux d'occupation moyen des chambres s'est


stabilisé à 50 %. Les taux les plus élevés sont enregistrés au niveau de
Marrakech (68 %), Agadir (67 %) et Casablanca (55 %).
Evolution des nuitées réalisées dans les établissements
d’hébergement classés : +6% en octobre 2007
Au cours du mois d'octobre, le nombre de nuitées enregistrées dans les
établissements d'hébergement touristiques classés affiche une hausse de
+6%.
 Cette performance est à mettre principalement à l'actif des résidents
(+52% par rapport à octobre 2006, soit +62 500 nuitées). A part
Ouarzazate qui enregistre une baisse de -13% et Marrakech qui affiche
une stabilisation de ses nuitées, les autres destinations ont toutes réalisé
des hausses: A deux chiffres pour Casablanca (+21%), Fès (+21%),
Rabat (+29%), Tanger (+24%) et Meknès (+26%), et à un chiffre pour
Agadir (+5%).
 L'analyse par marché met en relief le rôle important joué par les
résidents dans la croissance des nuitées affichées en ce mois d'octobre
(+6%).
 En effet, plus de 75% des nuitées additionnelles sont générées par les
résidents. En terme de marché émetteur étranger, ce sont les
britanniques qui contribuent le plus à cette croissance (20% des nuitées
additionnelles).
 Le taux d'occupation des chambres s'inscrit en hausse de +2 points
(47% en octobre 2007 contre 45% une année auparavant). Les
progressions les plus élevées sont observées au niveau de Rabat (+13
points) et Tanger (+10 points).

 Augmentation du nombre de passagers internationaux de +19% au


cours des dix premiers mois de l'année 2007 par rapport à la même
période de l'année 2006

 Depuis le début de l’année 2007, le nombre de passagers internationaux


ayant transité par les aéroports internationaux du Royaume a atteint 8,4
millions personnes, contre 7,1 millions à la même période de l'année
dernière soit une croissance de +19%. Presque la moitié (48%) des
passagers sont passés par le Hub de Mohamed V. Les aéroports des
deux principaux pôles touristiques du Royaume, en l'occurrence
Marrakech Ménara et Agadir Al Massira, drainent des parts respectives
de 28% et 11%.
Ces trois aéroports affichent des bonnes performances : +18% pour
Mohammed V, +20% pour Marrakech Ménara et +7% pour Agadir Al
Massira.
Les recettes voyages à fin octobre 2007 ont progressé de +13%
pour atteindre 49,5 milliard Dhs
Au terme des dix premiers mois de 2007, les recettes voyages ont
atteint 49,5 milliards de dirhams, soit une progression de +13% par
rapport à la même période de l’année dernière (+5,6 milliards de
dirhams). Concernant le seul mois d’octobre, ces recettes se sont
améliorées de +50% par rapport à octobre 2006, soit une hausse en
valeur de près de 1,5 milliard de dirhams.
Le premier salon international de tourisme à
Marrakech
 Moroccan Travel Market a accueilli des exposants nationaux et
internationaux parmi les plus grands professionnels du secteur :
institutionnels, hôteliers, agences de voyages, compagnies aériennes,
investisseurs, organismes bancaires, tours operateurs, offices du tourismes et
divers intervenants spécialisés… Les visiteurs sont venus d'horizons divers
notamment de l'univers du voyage en Europe, Afrique du Sud, Asie et
Amérique.

 Une couverture médiatique d'envergure a réuni tous les médias spécialisés


dans le tourisme dans le monde

 Organisé par International Fairs & Events, Moroccan Travel Market a pour
vocation de doter la ville ocre et le Maroc de son premier salon
professionnel du tourisme. Cet évènement exceptionnel, le premier du genre
en Afrique, permettra de pallier l'absence d'une rencontre correspondant à
la sortie des brochures et campagnes d'été et mettant en contact direct tous
les professionnels marocains avec leurs confrères internationaux.
MERCI POUR
VOTRE
AIMABLE ATTENTION