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= danger mortel !

 Ils sont partout : eau, air, alimentation.


 Nos enfants sont en première ligne
 Nous allons montrer l’ampleur de ce phénomène
polluant et les méthodes utilisées par les
entreprises transnationales pour poursuivre leurs
ventes mortifères
 Substance chimique utilisée pour lutter contre des organismes considérés
comme nuisibles
 Le terme pesticide comprend
 les « phytosanitaires » ou « phytopharmaceutiques » utilisées en agriculture,
sylviculture et horticulture,
 les produits zoo-sanitaires,
 les produits de traitements conservateurs des bois,
 de nombreux pesticides à usage domestique
 Dans une acception plus large, régulateurs de croissance, ou substances qui
répondent à des problèmes
 d'hygiène publique (par exemple les cafards dans les habitations),
 de santé publique
 de santé vétérinaire,
 ou concernant les surfaces non agricoles (routes, aéroports, voies ferrées,
réseaux électriques, etc…).
 Selon l'InVS
 Les pesticides sont associés aux perturbateurs endocriniens et à l'infertilité.
 Groupe des désinfectants : Hygiène humaine, Désinfectants
et algicides (piscines, aquariums), Hygiène vétérinaire,
Surfaces en contact avec denrées alimentaires, Produits pour
potabiliser l’eau
 Groupe des produits de protection : pendant le stockage,
pour les pellicules, pour le bois, pour les
fibres/cuir/caoutchouc/polymères, matériaux de
construction, systèmes de refroidissement, anti-biofilm, pour
les fluides de travail ou de coupe
 Groupe des produits de lutte contre les espèces dites
« nuisibles » : rodenticides, avicides, molluscicides,
piscicides, insecticides, acaricides, répulsifs et appâts
 Groupe des autres produits biocides : antisalissure,
embaumement de taxidermie
 Menaces que l’on ne peut combattre, car elles
sont ubiquitaires : eau, poussière de maison, air,
alimentation
 Exposition quotidienne à 130 polluants
chimiques
 Les enfants sont les plus vulnérables : cancers,
anomalies de naissance, troubles hormonaux,
retard mental, et même autisme.
Gaz moutarde

DDT

Agent orange

6
 Syngenta : atrazine
 Bayer : folpel, gaucho
 Monsanto : glyphosate (Roundup)
 Dow Chemical : chlorpyriphos-éthyl
 Dupont
 BASF

 Une Suisse, deux Allemandes, Trois Américaines.


 Vin : symbole de l’excellence française
 Omerta sur les pesticides utilisés : 2700 t consommés
 132 établissements scolaires à proximité des vignes
 Leucémies = 2ème cause de mortalité infantile
 +20% en Gironde

 INSERM : 100 études d’impact

 2 cancers considérés en Gironde : leucémies et


tumeurs cérébrales
 Folpel? Aucune réglementation sur les concentrations
de pesticides dans l’air respiré en France
Pression phyto
fruit prairies
10% 1%
horticulture
5%

canne à
sucre
maraichage 50%
34%
5% des surfaces
25% des traitements
IFT
50

40

30

20

10

0
canne à sucre maraichage horticulture fruit prairies

IFT selon les productions à la Réunion DAAF 974

20
 Groupe 1 : cancérogène pour l’homme, Données suffisamment
solides. Ex : amiante, tabac, benzène.
 Groupe 2A : probable cancérogène, données limitées pour
l’homme, suffisantes pour l’animal. Ex : glyphosate, anabolisants.
 Groupe 2B : possiblement cancérogène, données limitées pour
l’homme, insuffisantes pour l’animal, ou données insuffisantes
pour l’homme, suffisantes pour l’animal. Ex : plomb, gaz
d’échappement.
 Groupe 3 : agent inclassable, données insuffisantes.
 Groupe 4 : probablement non cancérogène. Ex : 1 agent, le
Caprolactame C6H11NO (monomère dans la synthèse du nylon).
 Pas à prendre au pied de la lettre suivant la date de parution de
la monographie. Ex : le café, groupe 2B en 1991, non modifié,
malgré les nombreuses données contraires depuis 25 ans.
 Fongicide du groupe des dicarboximides, à large spectre. Il est
notamment efficace contre l'oïdium, le mildiou, le botrytis et le rougeot
parasitaire. Aéroporté à 80% (or aucune réglementation sur les
concentrations de pesticides dans l’air)
 Synergie avec le cuivre et le diuron
 Toxicologie :
 Faible en aigu

 Irritant => hyperkératose et acanthose chez le rat

 Cancérogène suspect (UE), probable (USA) sur l’homme ; certain


sur un modèle murin (tumeur duodénale)
 Reprotoxique chez le lapin

 9 cas de cancers pédiatriques (6 par exposition aux pesticides) à


Preignac (Sauternais) sur 2585 enfants entre 1990 et 2012
 Folpel vendu par an  5 milliards de cachets d’ASA
 Fongicide systémique appartenant à la famille des
carbamates non inhibiteur des cholinestérases
 Les effets toxiques du mancozèbe à court et à long
terme chez l’animal, après administration répétée
dans l’alimentation, sont dus à son métabolite
principal, l’éthylène-thiourée (ETU) classé dans la
liste des cancérogènes du groupe 3 du CIRC.
 Herbicide non sélectif. 1974, Monsanto (Roundup).
 Cancérogène probable (CIRC : 20/03/2015)
 Autorisations :
 Pour l’UE : inscrite par la directive 2001/99/CE.

 Pour la France: autorisée dans les préparations bénéficiant d’une AMM.

 Nombreuses polémiques :
 Développement de résistances

 Dégradation rapide permettant le ré-ensemencement immédiat (cependant


demi-vie de 49 jours dans les sols, encore mal connue)
 Hydrosoluble, on le retrouve un peu partout dans l’eau, cinétique atmosphérique.

 Écotoxicologie
 Cancérogène sur les rats

 Reprotoxique sur les cotonniers, les huîtres à très fortes doses

 Toxicologie
 Source d’antibio-résistance

 Résistances des adventices : création d’OGM résistantes pour augmenter les


doses
 Triazine, herbicide (adventices), hydrophobe, années 1960,
Geigy 1958, Syngenta producteur actuel.
 INSERM 2002-2006 en Bretagne : 70% de microcéphalie en
plus à la naissance chez les femmes enceintes imprégnées.
Également cancers de la prostate et sein.
 Écotoxicité :
 En aigu : vertébrés à sang chaud

 En chronique : puissant perturbateur endocrinien pour


les anoures ; risque cancérogène avéré (AFSSA)
 Interdiction dans l’UE depuis 2003 (directive 2004/141/CE)
 Herbicide le plus répandu, deuxième après le glyphosate
 Limites :
 Seuil de détection = 0,13 µg/l (CG)

 AFSSA : pas d’eau si > 0,4 µg/l si NRS, 0,6 si enfant, 2 si


adulte
 Dépollution : Lollium Multiflorum
 0,2µg/l de déséthyl-atrazine, retrouvé de manière
chronique (norme européenne : 0,1 µg/l = seuil de
détection ; norme OMS = 0,4 µg/l), dans l’eau de
consommation (norme dans l’eau brute = 2 µg/l).
 Mot du maire (août 2012) s’engageant à financer
des études de faisabilité d’un traitement de niveau 3
(charbon actif). A ce jour, sœur Anne…
 Bilan 2013 (ARS) = 0,061 µg/l, 1 prélèvement sur 12
au niveau de ce captage a dépassé la norme
européenne.
 Je bois mon thé et mon café à l’eau minérale…
 640600 personnes concernées par un captage régulièrement
au-dessus des normes françaises (468 sites)
 Dépassement : 70 % des cas, atrazine
 Interdite depuis 15 ans
 « l’uranium des pesticides »
 Syngenta = 20% du marché (x 2 Monsanto)
 Diminution du périmètre crânien des nouveaux-nés (Unité
d’investigation clinique des nouveaux-nés à Rennes)
 Azoospermie chez les grenouilles (Berkeley)
 Commune de Moriers en Eure-et-Loir : budget de 150 k€,
budget du raccordement à des captages sains (à 90 km) =
18000 k€ : emprunt sur 40 ans, 50% fournis par l’Etat
 Coût dépollution Atrazine en France = 260 à 360 millions d’€
 Organochloré synthétisé en 1874, reconnu insecticide en 1939,
utilisé à des fins militaires ou agricoles (paludisme, peste
bubonique, typhus exanthématique)
 1962 : Rachel Carson publie « Le Printemps Silencieux » (le
produit est accusé cancérogène et reprotoxique)
 Interdiction progressive comme polluant organique persistant
(étude sur les guanos de martinets en 2012)
 Utilisé là où paludisme et typhus sont endémiques
 Hydrophobe, demi-vie 2 à 15 ans
 Effets sur l’homme :
 En aigu : non
 En chronique : cancérogène potentiel (classe B2)
 Cancer du sein : étude de 1993 sur 14000 New-yorkaises, Agence
européenne de l’environnement en 2007
 Perturbations endocriniennes : spermatogenèse, durée de lactation,
menstruations, durée gestationnelle
 Insecticide néonicotinoïde, utilisé sur de nombreuses
cultures. Principe actif : imidaclopride. Bayer
 Surmortalité des abeilles entre 1996 et 2003 (notamment en
préventif sur le tournesol)
 Suspension en 1999 pour trt préventif du tournesol en France
 Prolongée de 3 ans en 2003 (désorientation des abeilles à 20 ng/g
de pollen, concédé par Bayer)
 Mais la mortalité des abeilles se poursuit
 Interdiction en 2006 sur les semences de maïs
 Interdiction partielle par l’UE le 15/12/2008 (directive
2008/116/CE), confirmée le 24/05/2013.
 Interdiction pour tous les néonicotinoïdes formulée par le
Parlement en mars 2016, repoussée en 2018
 Incidence en augmentation : 1/100 naissances en 2010,
1/68 en 2015 (USA). Pandémie mondiale hallucinante!
 En France :
 +33% de parents touchant l’allocation autisme en trois ans,
 +45% diagnostic dans les centres spécialisés,
 +120% enfants scolarisés avec troubles autistiques
 12 produits ont un impact négatif sur le développement
cognitif des enfants, dont plomb, mercure, PCB…
 Rôle du Chorpyrifos-éthyl
 Californie : 95 t épandus par an dans un comté, autisme x 6
 Preuves : 3 x+ chez femmes enceintes, parallélisme avec exposition
 En France : seuls les agriculteurs peuvent l’utiliser, et
consomment 749 t/an. 26 études/27 montrent un impact
négatif sur le développement cérébral des enfants exposés.
 Stéphane Le Foll s’engage à l’interdire en 2016…
 Organophosphoré, inhibiteur de
l’acétylcholine-estérase
 Neurotoxique, liens avec l’autisme

 Concentrations trouvées très élevées en Maine-et-Loire

 Retrouvés dans les cheveux de tous les enfants scolarisés en


Gironde, à proximité des vignes …
 Demi-vie dans la nature = 35 jours

 Les industriels : « c’est l’exposition qui fait le risque »


Exemple de la chlordécone aux Antilles entre 1968 et
1993
très fort taux de cancer de la prostate (x 30 en 2012)

fermeture de captages d’eau potable

contamination des aliments (patates douces, poissons)

contamination de l’écosystème antillais

sols devenus impropres à la culture vivrière

concentrations dans l’eau et les sols 100 fois


supérieure à la norme
34
10%
pesticides

90%

35
 Atrazine : qq kg/ha
Isobutiron : 100 g/ha

 DDT : 2 à 3 kg/ha
Pyréthrinoïdes : 10g/ha

 IFT
36
Contamination de l’environnement

pesticides

37
Insecticides = neurotoxiques
Herbicides (hormones
végétales) = perturbateurs
endocriniens?
Effet cocktail

 D’abord agriculteurs
 Vignes
 Arboriculture
 élevage
 Riverains
 Consommateurs
(surtout enfants)
39
Incidence sur la Santé (I)

 300 000 suicides par ingestion de pesticides


par an dans le monde
 5000 à 10 000 intoxications /an en France
 20% des agriculteurs ont eu des problèmes
cutanés, hépato-digestifs, neurologiques et
neuro-musculaires, ophtalmologiques…(MSA
1999)

40
Incidence sur la Santé (II)

>Maladie de Parkinson
reconnue comme maladie
professionnelle en 2006
>Augmentation de l’incidence
d’Alzheimer (X 2-4 chez
personnes exposées)
>troubles cognitifs
>Malformations congénitales
>Problèmes d’infertilité

41
42
43
 Faim dans le
monde
 ->pauvreté

45
 Faim dans le
monde
 >pauvreté
 >gaspillage  Le gaspillage alimentaire
est >30% au niveau
mondial

46
 Le gaspillage alimentaire est
>30% au niveau mondial
 Faim dans le  La consommation de viande est
monde importante dans les pays riches
 >pauvreté
 >gaspillage
 >alimentation
carnée 50%

De nos céréales

47
• Faim dans le monde

>pauvreté
>gaspillage
>alimentation carnée
>agro-carburants

1 plein = 250kg maïs 48


• Faim dans le monde

>pauvreté
>gaspillage
>alimentation carnée
>agro-carburants
>marché unique et
TAFTA

49
 Faim dans le monde
 Problèmes sanitaires
 Intensification du commerce et des échanges
internationaux

Sharka (variole
du prunier)

50
 Faim dans le monde
 Problèmes sanitaires
 Intensification du commerce et des échanges
internationaux
 Utilisation de variétés sensibles aux maladies

51
 Faim dans le monde
 Problèmes sanitaires
 Intensification du commerce et des échanges
internationaux
 Utilisation de variétés sensibles aux maladies
 Diminution de la biodiversité et des équilibres
écologiques

52
 Faim dans le monde
 Problèmes sanitaires
 Aspect économique
 Chiffre d’affaires de l’industrie phyrosanitaire > 2
milliards en France, 54 milliards de $ dans le monde
 Pour l’agriculteur :
 Économie sur les produits
 Prix de vente plus élevé et plus stable
 Moins d’endettement
 Pour la société :
 Économie sur la santé publique
 Sur la dépollution
 Sur les contrôles

53
 Les pesticides sont nuisibles pour :
 la santé
 l’environnement
 l’agriculture
 Des alternatives existent :
 Divers modèles d’agriculture durable
 Agro-écologie
 Sans risque pour :
 L’approvisionnement de la planète
 La santé des cultures
 L’économie
54
 Supprimer les pesticides dans le jardin et à la maison
 Soutenir l’agriculture durable
 acheter bio, local et de saison,
 accepter les défauts…
 Maîtriser sa consommation
 manger moins de viande,
 éviter le gaspillage,
 Agir
 adhérer à des ONG qui agissent localement (Green
Peace),
 Solliciter des produits bio à son supermarché, sa cantine
 Voter
55
 Depuis 2008 et le Grenelle de l’environnement,
la Réunion est dans une démarche de réduction
de l’utilisation des pesticides.
 « On doit connaître la dangerosité de ces
produits. »
 « L’utilisateur est exposé et nous devons trouver
un moyen de le protéger. »
>nouvelles substances actives
>nouveaux modes de
traitement
>génie génétique, OGM

58
 Sélection Concurrencer les adventices
variétale Résister aux insectes et aux
 Lutte maladies
biologique Jouer sur la précocité
Abri pour auxiliaires
Bandes enherbées, haies…

59
 Sélection
variétale
 Lutte
biologique
 Mélanges
variétaux

Dès 1898 mélanges de variétés contre


maladies (Browning et Frey, 1969)
60
Principes de systèmes de culture
 Sélection intégrés ou biologiques
variétale
•Utiliser des variétés tolérantes aux
 Lutte maladies
biologique •Décaler la date de semis
•Introduire des légumineuses fixatrices
 Mélanges d’azote
variétaux •Limiter l’azote et diminuer la densité de
peuplement pour éviter le développement
 Itinéraires des maladies
techniques •Diversifier la rotation pour maîtriser les
adventices
•Introduire des méthodes de lutte non
chimiques
•Interdire les pesticides de synthèse et les
engrais chimiques

61
 Sélection variétale
 Lutte biologique
 Mélanges variétaux
 Itinéraires techniques
 Agro écologie
de la parcelle… … au paysage

62
 Contexte européen
 Objectifs visés en France
 Réduction de 50% des pesticides en 2025 (Grenelle de
l’environnement)
 Atteindre 20% d’agriculture biologique en 2020 (DCE)
 Très fortes réductions obtenues par :
 Le Danemark
 La Norvège
 La Suède
 L’Autriche
 La Suisse
 % agriculture bio :
 France: 4% (Réunion : à peine 1%)
 Autriche: 14%
 Suisse: 11% 63
 Moyens à mettre en œuvre
 Recherche
 Formation

 Redevances sur les pesticides

 Incitations pour agriculture plus


respectueuse de la santé et de
l’environnement
 Liste des pathologies énumérées longue
 Notre département n’est pas à l’abri.
 Les pesticides y sont utilisés de manière
intensive et parfois clandestine.
 Des problèmes de santé directement liés à l’usage
des pesticides, Romain (nom d’emprunt) en a fait
les frais. Agriculteur depuis son plus jeune âge
dans la production de fleurs, il a reçu un diagnostic
définitif à l’âge de 27 ans. "J’ai fait des analyses et
j’ai reçu un diagnostic très brutal : la stérilité. Le
diagnostic est définitif et irréversible. Je suis allé
voir un spécialiste qui m’a indiqué que vu ma
profession d’agriculteur, pour lui c’était sans
surprise".
 "Ces observations ont été notées dans mon dossier
(…), c’était clairement une évidence pour le corps
médical" continue Romain.
 « Il faut savoir que l’on a 40% de chances de plus
d’avoir un cancer lorsque l’on est agriculteur ou
fleuriste.
 Aujourd’hui, on a des produits translaminaires qui
passent au travers des cellules. »
Mêmes constations alarmantes au niveau national pour l’Anses
 L’utilisation de ces produits est
réglementée.
 « Mais on n’est jamais à l’abri du contact
direct », prévient le président de la
Chambre d’Agriculture.
 « À la Réunion on devrait passer outre la volonté des
industriels », déclare le président de la Chambre d’Agriculture.
 Un discours contredit par la réalité du terrain.
 Xavier Hennebelle se voit contraint d’importer toutes ses
semences
 L’Agence Régionale de Santé (ARS) botte en touche, disant que
cela relève de la médecine du travail.
L’envers du décor
Glyphosate

 Exposition orale, cutanée, ou respiratoire.


 Les produits phytosanitaires peuvent sensibiliser
l’organisme avec le temps, en développant des
propriétés mutagènes.
 La toxicité peut se révéler
 à court terme
 sur le long terme avec des conséquences telles que le
cancer, des effets sur la reproduction, le développement et
les fonctions neuronales.
 L’impact sur l’environnement est non négligeable.
 En ce qui concerne la Réunion, pour cultiver la canne
pas moins de quinze produits sont régulièrement
utilisés dans les champs.
 Suite à de fortes pluies, les produits peuvent ruisseler
 Mais ils peuvent aussi pénétrer dans les nappes
phréatiques
 L’Office de l’Eau publie régulièrement l’état de ces
nappes phréatiques
 Pour les nappes de surface
 "un quart des détections porte sur le paramètre
métolachlore, herbicide non autorisé en France depuis 2003.
 L’atrazine déséthyl et le 2-hydroxy-atrazine, deux
métabolites de l’atrazine interdit d’utilisation depuis 2003,
font également partie des 5 micropolluants les plus détectés
en 2015" peut-on lire dans le rapport.
 Le 2,4-D est une matière active utilisée pour la canne à
sucre selon la Chambre d’Agriculture.
 Gilbert Sam-Yin-Yang, Directeur de l’Office
de l’Eau : « il y a une tendance à
l’augmentation de substances interdites de
commercialisation. »
 Pourtant, le gouvernement préconise
de "mettre en oeuvre des actions visant à
ce que les pesticides distribués et utilisés
dans les départements d’Outre-Mer soient
des produits autorisés."
 Lorsque les seuils dépassent les préconisations
de sécurité pour la consommation de l’eau, une
pratique consiste à mélanger l’eau trop polluée
avec un risque de seuil de polluants dépassé et
à forte teneur en pesticides à une eau « plus
acceptable ». « Il y a eu une autorisation
concernant un forage à Saint-Pierre il y a
quelques années, suite à une alerte. Il s’agissait
d’un principe de précaution », confirme Gilbert
Sam-Yin-Yang.
 Les sols et l’air peuvent également être pollués par
ces particules.
 En ce qui concerne la qualité de l’air, Dr Chatrapatty
Bhugwant, Ingénieur d’études sur les polluants
réglementés à l’Observatoire Réunionnais de l’air
(ORA) nous indique que « pour l’instant, nous ne
réalisons pas de surveillance de pesticides dans l’air. »
 Pourtant, un « Plan Régional Santé
Environnement 2011-2015 »" de l’ARS (Agence
Régionale de Santé), la Préfecture et la Région
Réunion avait pour mission de « renforcer la politique
environnementale vis-à-vis de polluants émergents »…
 L’ARS assure ne pas être compétente
 « Lors de la conférence environnementale des 25 et
26 avril dernier, la ministre des affaires sociales et de
la santé a annoncé la réalisation d’une étude de
grande envergure sur l’exposition de la population
générale aux produits phytopharmaceutiques à
proximité de zones agricoles. »
 Cette étude à grande échelle permettra l’élaboration
de recommandations sanitaires pour la population
 Ile Kauai, Hawaï
 4 récoltes par an, labo OGM à
grande échelle = 6000 ha
 X 10 malformations néonatales
(laparoschisis) 
 Loi d’interdiction passée dans le
comté puis invalidée par la cour
suprême d’Hawaï.
 La chimie a dépassé la démocratie :
« Est-ce que les citoyens ont le
droit de réglementer le secteur de
l’agrochimie? La réponse est non. »
 Deux sciences disponibles à l’agriculture :
 Réductionniste, seule financée : science de la semence
sur-sélectionnée
 Écologie, à peine considérée, celle de l’approche
systémique
 Si bénéfice à moyen et long terme avec cette
dernière, c'est autant de perdu pour les vendeurs
de poudre miracle de la première.
 Pendant ce temps …
 Et les vendeurs de poudre miracle s'agitent sur les
forums
Puis l’ange vint!

92
Les chiffres de l’agriculture
réunionnaise

(Toutes ces données proviennent du site


de la Chambre de l’Agriculture
réunionnaise)
Les chiffres clés
 SAU = 43313 ha, 7623 exploitations
 7534 salariés + saisonniers
 21707 emplois directs
 Surface Agricole Utilisée (SAU) :
 57% canne à sucre (24400 ha)
 10% végétaux
 28% animaux
 5% jachère, jardins, …
 Plus de 400 millions d’€ de production
 132,7 millions d’€ pour la canne (110 millions d’€ de subventions)
 147,5 millions d’€ pour fleurs-légumes-fruits (8 millions d’€ de
subventions)
 115,8 millions d’€ pour animaux
 4 millions d’€ pour les services
 88,2/286,9 millions d’€ exportés viennent de l’industrie cannière (sucre,
rhum, fruits)
Productions végétales
 Sucre : 208700 t
 Fruits :
 1800 t exportés
 15500 t importés
 40800 t produits
 Rapport Production/Consommation = 74,9%
 Légumes :
 20 t exportés
 21800 t importés
 54500 t produits
 Rapport P/C = 71,4%
 Vin : 300 quintaux
 Tous végétaux confondus, rapport P/C = 72,8%
Productions animales
 Filière bovine viande
 1800 t produite, 4267 t importée
 Rapport P/C = 29,7%
 Filière bovine lait
 20 millions de litres produits, 140 millions de litres importés
 Rapport P/C = 12,5%
 Filière porcine
 11170 t produite, 12149 t importée
 Rapport P/C = 47,9%
 Aviculture
 8700 t produite, 110 millions d’œufs, 19969 t importée
 Rapport P/C = 30,3%
 Cuniculture
 400t de produite, 400 t importée
 Rapport P/C = 50%
 Filière caprine
 500t produite, 1203 t importée
 Rapport P/C = 29,4%
 Filière ovine
 5 t produite, 1203 t importée
 Rapport P/C = 0,4%
 Cervidés
 12 t produite, 160 t importée
 Rapport P/C = 7,5%
 Toutes viandes confondues, rapport P/C = 36,5%
Importations alimentaires réunionnaises
25000

20000

15000

10000
Viandes
5000 Poissons
Riz
0
Importations viande bovine (en t)
Viande bovine
4,500
4,000
3,500
3,000
2,500
2,000
1,500
1,000
500
0
2,008 2,009 2,010 2,011 2,012 2,013 2,014 2,015
Viande bovine
Importation viande porcine (en t)
14,000

13,500

13,000

12,500

12,000

11,500

11,000

10,500
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de viande ovine (en t)
1,400

1,200

1,000

800

600

400

200

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation viande volailles (en t)
25,000

20,000

15,000

10,000

5,000

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation viande caprine (en t)
1,400

1,200

1,000

800

600

400

200

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de poissons (en t)
7,400
7,200
7,000
6,800
6,600
6,400
6,200
6,000
5,800
5,600
5,400
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de fruits (en t)
16,000

15,500

15,000

14,500

14,000

13,500

13,000

12,500
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de légumes (en t)
16,000
15,500
15,000
14,500
14,000
13,500
13,000
12,500
12,000
11,500
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de farines (en t)
16,000

14,000

12,000

10,000

8,000

6,000

4,000

2,000

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de riz (en t)
60,000

50,000

40,000

30,000

20,000

10,000

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de sucre (en t)
2,000
1,800
1,600
1,400
1,200
1,000
800
600
400
200
0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Importation de jus de fruits (en t)

9,000
8,000
7,000
6,000
5,000
4,000
3,000
2,000
1,000
0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015