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UNIVERSITE HASSAN PREMIER

Faculté des Sciences et


Techniques
SETTAT

Module: Toxicologie Environnementale


et Ecotoxicologie

Master
Analyse et Gestion de Qualité (AGQ)
Professeur Saloua JEMJAMI

2018-2019
I. CONCEPTS D’ÉCOTOXICOLOGIE
1. DEFINITIONS DE L’ÉCOTOXICOLOGIE
2. AUTRES DÉFINITIONS
3. SPÉCIFICITÉS DE L’ÉCOTOXICOLOGIE
4. CARACTÉRISTIQUES PROPRES À L’ÉCOTOXICOLOGIE
5. OUTILS DE L’ÉCOTOXICOLOGUE

II. POLLUANTS
1. DÉFINITION
2. PRINCIPAUX TYPES DE POLLUANTS
3. MONITORING DES POLLUANTS
4. DYNAMIQUES DES CONTAMINANTS DANS LES ORGANISMES

Plan 5.
VIVANTS

DISPERSION DES POLLUANTS


6. EFFETS BIOLOGIQUES DES CONTAMINANTS
7. CARACTÉRISATION DE L’ÉTAT DU MILIEU

III. APPROCHE BIOLOGIQUE


1. DÉFINITION DU BIOINDICATEUR
2. CRITÈRES D’UN BIOINDICATEUR
3. TYPES DE BIOINDICATEURS
4. PROPRIÉTÉS D’UN BIOMARQUEUR
5. TYPES DE BIOMARQUEURS
6. UTILISATION DES BIOMARQUEURS EN MILIEU NATUREL
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES
1. DÉFINITION
2. CLASSES ET FAMILLES DES PESTICIDES

3. INTÉRÊT DE L’UTILISATION DES PESTICIDES EN AGRICULTURE


4. PRINCIPAUX DANGERS DE L’UTILISATION DE PESTICIDES
5. DANGER ET RISQUE

V. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS


1. QUELQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES MÉTAUX LOURDS

2. CARACTÉRISTIQUES PHYSICOCHIMIQUES
3. SOURCES D’ÉMISSION
4. IMPACT DE LA CONTAMINATION SUR L’ENVIRONNEMENT

Plan 5. QUELQUES SOLUTIONS AUX PROBLÈMES DE LA POLLUTION


I. ECOTOXOCOLOGIE

1. Definitions de l’écotoxicologie

Premières définitions basées sur la


toxicologie médicale

• Terme inventé par Truhaut (1969) qui définit cette science


comme étant le prolongement de la toxicologie orienté vers
l’étude des effets écologiques et des risques associés à la Définitions basées sur l’écologie, la
présence dans l’environnement de contaminants susceptibles
d’avoir un effet néfaste sur la santé humaine
science des interactions entre les êtres
vivants et les écosystèmes
• Approche réductioniste visant à évaluer les effets des
contaminants sur les populations humaines: tests en
laboratoire á des concentrations iréalistes.
• Selon Ramade (1979), “science dont l’objet est l’étude des
modalités de contamination de l’environnement par les agents
Démarche récente (depuis 1990) intégrant les polluants naturels ou artificiels produits par l’activité humaine
aspects écologiques, écotoxicologiques et ainsi que de leurs mécanismes d’action et de leurs effets sur
l’évaluation du risque toxicologique l’ensemble des êtres vivants qui peuplent la biosphère”
• Approche holistique visant à évaluer le cheminement des
• Approches en laboratoire avec de forts niveau de contaminants dans les écosystèmes et leurs effets sur
contamination souvent irréalistes versus évaluation sur le l’ensemble des êtres vivants incluant l’homme
terrain en milieu contaminé à des niveaux ambients en
utilisant des bioindicateurs et des biomarqueurs
I. ECOTOXOCOLOGIE

1. Autres définitions

• Ecologie • Toxicologie
• Étymologiquement : Sciences de • Discipline qui étudie les substances
l’habitat toxiques, c’est-à-dire les substances qui
provoquent des altérations ou des
• La science globale des relations des perturbations des fonction des organismes
organismes avec leur monde conduisant à des effets nocifs dont le plus
extérieur environnant dans lequel est grave est la mort (Truhaut, 1974)
inclus au sens large toutes les
conditions d’existe (Haeckel, 1866)

• Ecotoxicologie • Ecosystème
• C’est un ensemble dynamique d'organismes
• Science dont l’objet est l’étude
vivants (plantes, animaux et micro-
des modalités de contamination de organismes) qui interagissent entre eux et
l’environnement par les agents avec le milieu (sol, climat, eau, lumière) dans
polluants naturels ou artificiels produits lequel ils vivent.
par l’activité humaine, des mécanismes
• Les dimensions des écosystèmes peuvent
d’action et des effets sur l’ensemble des
varier considérablement; ils peuvent être très
êtres vivants) qui peuplent la biosphère. petits, comme une mare ou un arbre mort, ou
(Ramade,1977) être gigantesques, comme la terre.
• Étude des impacts des agents polluants
sur la structure et le fonctionnement des 5
écosystèmes
I. ECOTOXOCOLOGIE

3. Spécificités de l’écotoxicologie

Ecotoxocologie…
• L’étude du devenir et du cycle des polluants dans les
écosystèmes est un point fondamental dans les études
écotoxicologiques.
• La modification induite par un polluant dans un processus
physiologique n’est significative que si la valeur sélective des
individus est modifiée.
• La précision des modalités et des mécanisme de la
contamination des divers écosystèmes et de la biosphère,
leur circulation et leurs transformation biogéochimiques.
• La précision des effets biocénotiques ainsi que les
perturbations qu’ils induisent dans les processus
écologiques fondamentaux en particulier ceux qui assurent la
productivité biologique des écosystèmes
• La prévision des conséquences futures que l’on peut attendre
de la libération d’un contaminant déterminé (prévision des
effets).
• L’évaluation de l’importance des atteintes subies par les
écosystèmes à la suite de leur contamination.
Champ interdisciplinaire

Contaminants
chimiques et physiques

Milieux naturels
Organismes

Environnement
homme
I. ECOTOXOCOLOGIE

4. Caractéristiques propres à l’écotoxicologie

Discipline sujette à des forces


et des impératifs sociaux Discipline jeune
• Nombreuses controverses
• Émergence d’enjeux
environnementaux • Valeurs des bioindicateurs et des
prioritaires biomarqueurs
• Certitudes empiriques et théoriques
rares

Ecotoxicologie
interdisciplinarité
évidente Discipline complexe
• Étude des sources, de la dispersion,
• Chimie
de l’accumulation et des effets des
• Physique polluants toxiques sur les
populations, les communautés, les
• Mathématiques écosystèmes et la biosphère
• Biologie • Évaluation des effets à tous les
niveaux depuis la cellule jusqu’aux
• écologie, etc... individus, populations et
. communautés
C’est une science pluridisciplinaire. Elle étudie au sein des
écosystèmes les interactions entre les espèces et le milieu et fait
appel à l’écologie. Elle étudie les effets des polluants sur les
organismes vivants et fait appel à la toxicologie. Enfin, elle étudie les
polluants et leur dispersion dans le milieu et fait appel à la chimie.
5. Outils de l’écotoxicologue

• Le coût d’une prestation de supervision, pour une


durée de 120 jours ouvrables, des travaux
d’acquisition d’une campagne sismique 2D
onshore, est de l’ordre de 2 Millions de DH.
II. POLLUANTS

1. Définition

• Polluant est toute substance naturelle ou


d’origine anthropique que l’homme
introduit dans un biotope donné dont elle
était absente ou encore dont il modifie ou
augmente la teneur (dans l’eau, l’air ou les
sols selon le biotope) lorsqu’elle y est • Selon Bang (1980), la pollution est
essentiellement un jugement de valeur sur
spontanément présente.
ce que chacun souhaite trouver dans
• Xénobiotique: litt. « étranger à la vie », l’environnement ; ce jugement étant ou
composé qui ne fait pas partie de la non étayé par des donnés scientifiques et
biochimie normale d’un organisme implique toujours un choix.
• Selon Moriarty (1983), le terme polluant se
rapporte aux substances présentes dans
l’environnement, en partie à cause des
activités humaines et qui ont des effets
délétères sur les organismes vivants.
• Pollution: contamination anthropique et
nocive pour les êtres vivants (directement
par toxicité ou indirectement en portant
atteinte aux activités humaines) (selon les
auteurs, uniquement d’origine humaine
11 ou
inclut aussi les contaminations naturelles)
II. POLLUANTS

2. Principaux types de polluants

Classification fonctionnelle

• Physiques: température, radioactivité... • Dégradables: matière organique sujette à


attaque bactérienne (processus oxydatif
• Chimiques générant CO2, H2O, NH3) (conséquences:
• Biologiques: excès de matière organique, eutrophisation)
microorganismes pathogènes… • Dissipatifs: température (eaux de
refroidissement), acides et bases (pouvoir
tampon de l’eau de mer)…
• Particulaires: boues de forage, argiles,
contaminants organiques…
Classification systématique (Conséquences: diminution de la
photosynthèse, modification de la nature
des fonds, gêne pour les organismes
filtrants)
• Conservatifs: non sujets à attaque
bactérienne, ni dissipatifs mais réactifs ou
toxiques vis-à-vis des organismes vivants
(métaux lourds, hydrocarbures halogénés,
éléments radioactifs)
II. POLLUANTS

2. Principaux polluants environnementaux


DANS UN ENVIRONNEMENT CHIMIQUE TRÈS DENSE, LE RISQUE TOXIQUE NUL N’EXISTE
PAS (principe de Paracelse, (1493-1541))

Polluants chimiques…

• Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), (sont


une sous-famille des hydrpcarbires aromatiques 'est-à-dire
des molécules constituées d’atomes de carbone et
d’hydrogène mais dont la structure comprend au moins
deux cycles aromatiques condensés).
• Les Polychlorobiphényle (PCB), (Les polychlorobiphényles
(PCB), aussi appelés biphényles polychlorés (BPC), ou
encore parfois improprement dits « pyralènes »
• Les dioxines (La dioxine a pour appellation chimique
tétrachloro-2, 3, 7, 8 dibenzo-para-dioxine (TCDD))
• Les pesticides
• Les métaux lourds
• Les plastifiants, sont des additifs qui améliorent la plasticité
ou la fluidité du matériau auquel ils sont ajoutés.
• Les surfactants non ioniques (détergents)
• Les dérivés halogénés
• Les médicaments ……….
II. POLLUANTS

3.Monitoring des polluants:


devenir des contaminants dans les compartiments
biotiques et abiotiques de l’écosystème
Finalité du monitoring
des polluants
• Action de recherche et/ou de contrôle
dont l’objet est de suivre dans le
temps les changements éventuels • Étudier les concentrations et la
des principales caractéristiques répartition des polluants dans
environnementales, biologiques et l’environnement
écologiques propres à une zone ou à • Évaluer les effets de ces polluants, aux
un type d’habitat déterminés concentrations détectées, sur les
populations et les écosystèmes exposés
• Fixer le niveau maximum de rejet au site
des sources d’émission des polluants
Définition du monitoring pour s’assurer que les normes de qualité
de l’environnement définies ne soient
pas dépassées
II. POLLUANTS

3.Monitoring des polluants

Approche biologique
• Détection des polluants et
quantifications dans les milieux
physiques et biologiques • Évaluation des effets des pollutions
sur les organismes vivants
• Détection et quantifications des
polluants : utilisation de techniques • Actuellement deux approches
analytiques donnant des informations complémentaires, basées sur l’étude
sur la nature des molécules et leurs des organismes vivants :
concentrations  bioindicateurs et indicateurs
biologiques
 biomarqueurs
Approche chimique

les individus, les populations et/ou les


communautés
II. POLLUANTS

3. Monitoring des polluants: Accumulation biotique


On appelle absorption le processus de
pénétration d'un produit dans l'organisme.
Trois voies d’absorptions sont à considérer: Bioactivation
• L’absorption trophique (ou alimentaire)
consiste en l’absorption de polluants liquides
ou solides. Elle se fait par voie digestive Une fois que le polluant est absorbé
par l’organisme, il va passer dans le
• L’absorption par voie tégumentaire (ou
cutanée) sang et se diriger vers les
organismes cibles - que sont le foie,
• L’absorption par voie pulmonaire (ou les reins et le cerveau – où il va être
respiratoire) à cause des polluants gazeux
transformé par voie enzymatique.
comme les aérosols ou les gaz
Parfois cette dégradation
enzymatique rend le polluant
Les organismes toxique alors qu’il ne l’était pas au
animaux et végétaux départ, c’est le phénomène de
absorbent, accumulent bioactivation.
et concentrent un grand
nombre de polluants
Modes de pénétration

Voie oculaire

Voie respiratoire
Puis atteignent tous les
organes pour agir (et s’y
Voie digestive stocker, exemple des
organochlorés)

Voie cutanée
II. POLLUANTS

3.Monitoring des polluants


Pour la faune, séquestration au niveau :
• tissus adipeux,
• dents Elimination /excrétion
• cheveu,
• ongles Ce processus consiste à rejeter le
• Cornes produit inchangé ou ses
métabolites à l'extérieur de
Pour la flore, séquestration au niveau : l'organisme.
• vacuoles Pour la faune, l'excrétion peut se
• lignine faire par voie:
• rénale (l'urine),
Séquestration • gastro-intestinale (les selles),
• pulmonaire (l'air expiré),
• cutanée (la sueur) ou
• lactée (le lait)…
Pour la flore l'excrétion peut se
faire par:
• Transpiration
II. POLLUANTS

4. Dynamiques des contaminants dans les organismes vivants

Bioaccumulation
• La bioaccumulation désigne la
capacité de certains organismes à
absorber et concentrer dans tout
ou une partie de leur organisme
certaines substances chimiques
(polluants), éventuellement rares
dans l'environnement, par voie
directe ou alimentaire
Bioconcentration
Bioamplification/biomagnificatin
• La bioconcentration désigne la
tendance d’une substance à • La bioamplification désigne
s’accumuler dans un organisme l'augmentation cumulative, à mesure
vivant à un niveau supérieur à qu'on progresse dans la chaîne
celui du milieu environnant par alimentaire (chaîne trophique), des
captation directe à partir de ce concentrations d'une substance
milieu. persistante.
Exemple de bioconcentration : • La bioamplification est donc un
concentration du mercure par les processus selon lequel la
poissons. concentration d'une substance
présente dans un biotope augmente
tout au long d'une chaîne alimentaire ;
par extension, le résultat de ce
processus.
Facteur de bioconcentration: rapport de la concentration d’un polluant dans
un organisme à sa concentration dans le biotope

FC= [Contaminant]org / [Contaminant]source (eau, sol, …)

Facteur de transfert : rapport de la concentration d’un polluant à sa


concentration dans le biotope

FC= [Contaminant]org / [Contaminant] organisme niveau inférieur


II. POLLUANTS

5. Dispersion des polluants

Propriétés physico-chimiques des molécules qui


déterminent la dispersion des polluants:

• La solubilité d'un composé dans l'eau est exprimée en


mg/L à 20°C. Les composés de solubilité plus élevée sont
normalement plus facilement lixiviables dans les eaux
souterraines.
• La pression de vapeur est la pression à laquelle un liquide
et sa vapeur sont en équilibre à une température donnée.
Plus la pression de vapeur d’un liquide est élevée plus ce
liquide s’évapore rapidement.

• La rémanence désigne l'aptitude d'un polluant à demeurer


dans le milieu
• le temp de demi vie (DT50) temps nécessaire à l’élimination
de 50% du polluant
6. Effets biologiques des contaminants
Effets biochimiques
1
et moléculaires
• Réponses protectrices
 La première réponse d'un organisme à un polluants est de
déclancher un mécanisme de protection: la détoxification.
 Un autre type de réponse est de réduire la disponibilité
d'un polluant en le liant à une autre molécule pour
l'extraire ou le stocker 2 Effets cytologiques
 Curatives: mécanismes de réparation
• Effets toxiques
 Inhibition: Activités enzymatiques; • Altération du fonctionnement cellulaire
 • Altérations: ADN
 Apoptose (mort cellulaire programmée): le
processus par lequel des cellules déclenchent leur
Effets au niveau des
3 auto-destruction en réponse à un signal.
organes
 Organites
• Organe cible particulier
 I accumulée dans la thyroïde des vertébrés
→ cancer Effets au niveau des
 Cd accumulé dans les reins des mammifères 4 individus
→ altération des cellules rénales
• Importance d’analyser les organes séparément • Mesure de l’effet sur la production

Effets sur les populations


5
et les communautés
• Population
 Production; Survie; Reproduction; Développement
• Communauté
 Disparition de la proie; Disparition du consommateur;
Modification du milieu; Changement d’état d’équilibre
7. Critères d’évaluation de l´impact d´un
polluant
Quantité 1

Persistance: Temps de
2 demi-vie

Toxicité:Effets létaux
3
(LC50 et LD50)

Bioaccumulation,bioconcentration
4 et biomagnification KOW et autres
paramètres physico-chimiques

Autres – métabolites DDT et


son métabolite DDE
5
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Quantité

Concentrations généralement exprimées en:


ppm/ppb or mM
• ppm = 1 part par million = 1 gramme/106grammes=
1 mg/litre ou µg/g
• ppb = 1 part par billion = 1 gramme/109grammes=
1 mg/litre
• mM = millimole = 103moles et
• mM = micromoles = 10-6moles
•.
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Persistance: Temps de demi-vie

Temps nécessaire pour que la moitié d’une quantité


ou d’une concentration d’un polluant disparaisse du
biotope ou d’un organisme qu’il contamine.
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Toxicité..

• Toxicité aiguë dont les effets sont rapides et


généralement mortels suite à une exposition très courte à
une concentration élevée de substance toxique.
• Toxicité chronique dont les effets apparaissent après une
exposition prolongée à la substance, mais sont
imperceptibles sur une courte échelle de temps. La
substance peut exprimer sa toxicité de différentes façons.
Elle peut se bio accumuler dans les tissus de l’organisme.
Après un temps de latence suffisamment long, la
concentration accumulée dépasse le seuil de toxicité
chronique et les effets toxiques s’expriment. La
substance peut également provoquer à de faibles
concentrations de légers symptômes. Lorsque ces
symptômes se prolongent dans le temps, ils entraînent un
dysfonctionnement de l’organisme beaucoup plus
important.
• Le seuil de toxicité aiguë est toujours plus élevé que le
seuil de toxicité chronique .
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Toxicité: test à priori (LC50 et LD50)

•Effets létaux
 La CL50 est définie comme la “concentration
létale” càd la concentration d’un polluant
toxique de l’air ou des eaux provoquant 50%
de mortalité dans une population exposée à ce
polluant pendant une période de temps fixée,
généralement entre 24 et 96h.
 La DL50 est définie comme étant la dose
létale. C’est la dose provoquant la mort de 50%
des organismes exposés au bout d’une période
de temps fixée, généralement entre 24 et 96h.
Dans ce cas, le produit toxique est directement
administré via l’alimentation ou par injection.
•Effets subléthaux: malformations
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Facteurs affectant ou modifiant la toxicité

• Sexe – influence du métabolisme


• Alimentation au moment de l´exposition, environnement
• Age, état de santé, état physiologique (exemple:
Hormones en cas de grossesse)
• Conditions expérimentales durant le test de toxicité
• Espèce, exemple:

Toxicité du chlorpyrifos insecticide organophosphoré

Espèce LD50
poulets 32 mg/kg

Souris 60 mg/kg
Rats 95 à 270 mg/kg
Moutons 800 mg/kg
Lapins 1000 mg/kg
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Bioaccumulation, bioconcentration
et biomagnification (test à posteriori)

• Lowest observed effect level (LOEL):


 La LOEC (Lowest Observed Effect Concentration)
correspond à la concentration la plus petite pour
laquelle un effet significativement différent par rapport
au témoin a été observé.
 La LOEC est donc la concentration qui suit
immédiatement la NOEC dans la gamme des
concentrations testées.
• No observed effect level (NOEL)
 Dose la plus élevée sans effet décelable sur l’animal
• Concentration Efficace 50 (CE50)
 correspond à la concentration provoquant l'effet
considéré (mortalité, inhibition de croissance, etc...)
pour 50% de la population considérée pendant un laps
de temps donné.
 On parle de concentration létale (CL) lorsque l'effet
considéré est la mortalité.
II. POLLUANTS

7. Critères d’évaluation de l´impact d´un polluant

Autres – métabolites DDT et son


métabolite DDE

• DDT(dichloro-diphenyl-trichloro-éthane)
et de son métabolite, le DDE (dichloro-diphenyl–
dichloroéthane)
II. POLLUANTS

5. Caractérisation de l’état du milieu


Campagne de mesures
appropriées

• Prélèvements/ Analyses
 Sol, sédiments
 Les eaux superficielles et
souterraines
 Poussières ou air
Caractérisations physici-
chimiques
Approche cohérente
• Détection des polluants et
quantifications , avec Utilisation
de techniques analytiques à • la nature des polluants
savoir: • milieux d’expositions
 Méthodes colorimétriques identifiés
 spectrométrie d’absorption atomique (SAA)
 Chromatographie liquide haute • la voie de transfert
performance (HPLC)
 Chromatographie en phase gazeuse ( GC)
 Spectrométrie de masse (SM)
 Essai d’immuno-absorption enzymatique
(ELISA) etc…
II. APPROCHE BIOLOGIQUE

1. Définition du Bioindicateur
• Dès le début du 20ème siècle, KOLKWITZ et
MARSON (Int. Rev. Hydrobiol. 1909) :
proposition d’utiliser les communautés
Bioindicateur?
aquatiques comme indicateurs de la qualité
des eaux de rivières.
• Aujourd’hui, deux approches
complémentaires, basées sur l’étude des • En écologie: Espèces ou groupes d’espèces
organismes vivants : animale ou végétale qui par leur présence
et/ou leur abondance, sont significatifs d’une
 bioindicateurs et indicateurs ou de plusieurs propriétés de l’écosystème
biologiques dont ils font partie.
 biomarqueurs • En écotoxicologie : Organismes sentinelles
reflétant les niveaux de pollution ambiants
(biomoniteurs) et permettant de surveiller et
Approche biologique
mesurer la bioaccumulation des polluants
dans les communautés vivantes.
• Organisme employé pour quantifier
l’abondance et la biodisponibilité d’un
contaminant.
• Très utiles pour le biomonitoring de la
contamination et des effets des polluants dans
les milieux récepteurs.
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

2. Critères d’un bioindicateur

Bioindicateur…
• Espèce tolérante à la pollution qui peut bioaccumuler les
contaminants
 indicateur d’exposition et d’effet sous-létal (mollusques >
crustacés > poissons)
• Espèce très sensible à la pollution
• indicateur précoce d’alarme (insectes aquatiques, truites)
• Espèce cosmopolite et commune
• Espèce abondante et facile à récolter et reconnaître
• Espèce sessile, de grande taille, à biologie connue
• Espèce facile à transplanter et à utiliser en laboratoire
• Espèce clé au sein des réseaux trophiques
• Population représentative
• Grande longévité
• Les relations entre la concentration de contaminant
bioaccumulé et la concentration de contaminant dans le
milieu (ou nourriture) doivent être identiques pour tous les
individus de même taille ou de même âge de l’espèce
bioindicatrice.
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

3. Types de bioindicateurs

Bioindicateur (Source: Beeby. 2000. Environ. Pollut. 112: 285-298)

• Espèces monitrices: Mesurent l’impact des polluants par


altération de leur fonctions/ performance
• Espèces indicatrices: Indiquent l’intensité de la pollution par leur
présence/ absence
• Espèces sentinelles: Servent à cartographier la fraction
biodisponible dans un écosystème en retenant les contaminants
dans leurs tissus
• Sentinelles efficaces
 Résistants aux polluants, au moins pour les concentrations ambiantes
de contaminants
 Intègrent le signal de pollution dans le temps et dans l’espace
 Corrélation entre les concentrations tissulaires et ambiantes
• Utilisation des sentinelles
 Comme accumulateurs (accroissent la sensibilité analytique;
résument un signal de pollution complexe)
 Comme intégrateurs (dans le temps et l’espace)
 Comme mesure d’exposition (servent à quantifier la fraction
biodisponible du contaminant)
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

3. Types de bioindicateurs

Exemples d’organismes sentinelles..

• Lichens (mesure de la qualité de l’air)


• Moules et bivalves: Mytilus edulis (métaux); Unionidés (métaux)
• Vers marins : Capitella (métaux, organiques)
• Poissons coralliens
• Algues
• Invertébrés benthiques: mesure de la qualité de l’eau
• Gastéropodes
• Bivalves
• Crustacés
• Vers Oligochètes: Tubificidés
• Insectes aquatiques: Diptères Chironomides; Trichoptères,
Plécoptères
Exemples:Emploi relatif des bioindicateurs

Taxon: correspond à une entité d’être vivant regroupés car ils possèdent des caractère en commun.

9
virus
Bactéries coliformes:
8
bactéries eaux usées
7
champignons

6
levures
Taxon

Pollution acide
5
algues

4
macrophytes
Pollution organique

3
protozoaires
Pollution par les
2 macro-invertébrés
métaux
1 poissons

0 5 10 15 20 25 30
Fréquence (%)
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

3. Types de bioindicateurs

Exemple : l'indice biologique global normalisé


(IBGN)

• Domaines d’application :
 Évaluation de la qualité générale d’un cours
d’eau
 détection de pollutions
 Classification des cours d’eau

• Principe :
 Étude de la macrofaune benthique :
identification et quantification des espèces en
fonction de leur sensibilité aux polluants
qualité de l'eau : Bonne
insectes :

larves de Plécoptère
Perlidae,
Peltoperlidae,
Capniidae

larves
d'Ephéméroptères
Oligoneuridae,
Heptageniidae,
Autres :
Ephemeridae
Gastéropodes
larves de
Viviparidae
Trichoptère
H ydropsychidae,
Philopotamidae,
Rhyacophilidae

Mégaloptères
Corydalidae

Coléoptères
Psephenidae,
Elmidae
qualité de l'eau : Mauvaise

Autres :
Planorbidae Physidae,
Insectes :
(gastéropodes)
Chironomidae et de
Hirudidae Tubifex
larves de Simulidae
(Oligochètes)
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

4. Définition d’un Biomarqueur

Biomarqueurs..

• les biomarqueurs sont des changements moléculaires,


biochimiques, physiologiques histologiques et
morphologiques spécifiques dans des populations
d'animaux et de plantes, observés après une exposition
à un polluant.” van Gestel et van Brummelen, 1996.
• un changement observable et/ou mesurable au niveau
moléculaire, biochimique, cellulaire, physiologique ou
comportemental, qui révèle l’exposition présente ou
passée d’un individu à au moins une substance chimique
à caractère polluant. Lagadic et al., 1997.
• Approche hiérarchique d’évaluation de la toxicité du
niveau cellulaire à l’individu, à la population et à la
communauté (Hypothèse du débordement cellulaire)
• Outil à manipuler délicatement car nécessite une parfaite
connaissance des facteurs biotiques et abiotiques du
milieu ainsi que les fluctuations naturelles du
biomarqueur
Communauté Espèce absente
Débordement
Compensation
•immigration Individus ne pouvant
Population
•tolérance génétiquement survivre ou se
acquise reproduire
Débordement
Compensation Stress physiologique
Organisme •survie individuelle •individus faibles
•changements dans •reproduction inhibée
l’allocation d’énergie •vulnérabilité au stress

Débordement
Compensation Perturbations des
Niveau voies biochimiques
•changements
physiologique
comportementaux
•adaptations physiologiques
Débordement
Niveau
cellulaire/sub- Détoxication Interaction initiale
cellulaire •granules du métal à ce
•métallothionéines niveau
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

6. Propriétés d’un Biomarqueur

Biomarqueurs..

• Indicateurs précoces: doivent prédire des effets


toxiques à des niveaux élevés de l’organisation
biologique.
• Spécifiques d’un contaminant ou d’une classe de
contaminants.
• Sensibilité pa rapport à la concentration d’un polluant
(Réponses concentration-dépendant(e.
• Connaissance de références ou de facteur de
variationLes facteurs endogènes (sexe, taille, état
reproducteur) et exogènes (Ca++, H+… ) pouvant
affecter la réponse du biomarqueur doivent être
connus.
• Le biomarqueur doit être relié à l’état de santé de
l’organisme.
• Facilie à mesurer
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs

• Biomarqueur de compensation = biomarqueur de


défense
 Réactions pour limiter des effets toxiques des polluants
= réaction de protection et de défense
• Biomarqueur de non-compensation = biomarqueur de
dommage
 traduit des effets négatifs irréversibles
• Indices de stress généraux :
 réponse de l'organisme à des polluants sans permettre
de déterminer leur nature
• Indices de stress spécifiques :
 réponse de l'organisme à une famille de polluants
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs

• Enzymes:
– ALAD (Acide AminoLévulinique Déhydratase): inductible
par le plomb.
– Cytochromes P450: classes d’hémato-protéines inductibles
par les contaminants organiques.
– Cholinestérases: activité inhibée par les les pesticides
organophosphorés.
– Enzymes de conjugaison: accroissement causé par les HAP,
ou les métaux traces. Ex: gluthathion-S-transférase.
– Enzymes de stress oxydatif. Ex: glutathion reductase,
malondialdehyde
• Métallothionéines (MTs): augmentation causée par les métaux
traces.
• Protéines de stress (glucose-regulated proteins, heat stress
proteins): spécificité relativement faible.
• ADN: modifications de la structure d ’ADN (formation d ’adduits).
Sources multiples.
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’exposition

• permettent de considérer la présence du polluant dans


le biotope,
• indiquent que le polluant a pénétré dans l’organisme,
• sont le résultat d’interaction entre le polluant et des
molécules biologiques
• utiles si les contaminants sont instables et difficiles à
rechercher par analyse chimique
Exemple:
• Biomarqueurs d’exposition aux métaux et métalloïdes
toxiques
• Biomarqueurs d’exposition aux insecticides
organophosphorés
• Biomarqueurs d’exposition aux organochlorés
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’exposition aux métaux et


métalloïdes toxiques

• Déshydratase de l’acide delta-aminolévulinique (ALAD) :


 Inhibition causant une élévation d’acide
aminolévulinique (pro-oxydant) et une production de
ROS via les réactions de Fenton.
 Spécifique d’une exposition au plomb
 Utilisé dès les années 1970
• Métallothionéines :
 Protéines soufrées, riches en cystéines, inductibles par
les métaux
 Détoxication des métaux et métalloïdes toxiques
 Variations d’un groupe taxonomique à l’autre
 Induction complexe car beaucoup de facteurs
(antibiotiques, molécules de l’inflammation, oncogènes,
facteurs de croissance, hormones, stress oxydatif…)
• Acétylcholinéstérase (AChE) :
 Inhibition par les métaux lourds
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’exposition aux insecticides


organophosphorés et carbamates

• L’Acétylcholinestérase (AChE) :
 Estérase de type B; enzyme du système nerveux
impliquée dans la transmission du message et la
contraction musculaire
 Mesure de l’inhibition de l’activité enzymatique
 Inhibition réversible pour les carbamates
 Inhibition irréversible pour les OPs
• Précautions :
 Inhibition ou augmentation par des métaux (Cd) selon
le taxon
 Inhibition par des hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAPs) (benzo[a]pyrène)
 Influencée par des facteurs abiotiques: salinité,
température
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’exposition aux organochlorés

• Le système à cytochrome P450 (CYP450)


 Forte induction auxpolychlorobiphényles (PCBs)

• Les glucuroyl-transférases et les glutathion-S-


transférases
 Enzymes multifonctionnelles cytosoliques impliquées
dans le transport et la biosynthèse intracellulaire
 Réalisent la conjugaison d’un métabolite d’un polluant
avec l’acide UDP-glucuronique ou avec le glutathion
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’exposition aux polluants


génotoxiques

• Les altérations de la structure de l’ADN


 Cassures simple et double brin
 Aberrations chromosomiques
 Echanges de chromatides
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’effet

• traduisent les conséquences physio-pathologiques de


l’exposition à un polluant
Exemple:
• Protéines de choc thermique (hsp)
• Enzymes et « endpoints » du stress oxydant:
Superoxyde dismutase, Catalase, Glutathion
péroxydase, péroxydation lipidique,…
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’effet

• Protéines de choc thermique (hsp) :


 Protéines chaperones (cytoplasme, mitochondrie,
noyau)
 Ubiquistes, conservées (bactéries jusqu’à l’Homme)
 Constitutives : conformation des protéines,
 Inductibles par des nombreux « stres »
 Température,
 Métaux (cadmium, plomb, cuivre, mercure,
argent),
 Pesticides (diazinon, paraquat)
 Organochlorés s :
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs d’effet

• Activité enzymatique de la superoxydes


dismutases SOD
 HAPs : inhibition au niveau biliaire et hépatique
 PCBs : inhibition au niveau musculaire
• Catalase
 HAPs : inhibition au niveau biliaire / augmentation
hépatique et musculaire
 PCBs : augmentation au niveau musculaire
• Glutathion péroxydase
 HAPs : inhibition au niveau hépatique / augmentation
musculaire
 PCBs : augmentation au niveau musculaire et hépatique
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

7. Types de Biomarqueurs

Biomarqueurs de sensibilité aux effets

• Permettent de mettre en évidence les variations


d’origine génétique de la réponse (liées au
polymorphisme génétique des individus d’une même
population ou communauté)
Exemple:
• Protéines de choc thermique (hsp)
• Enzymes et « endpoints » du stress oxydant:
Superoxyde dismutase, Catalase, Glutathion
péroxydase, péroxydation lipidique,…
Pertinence écotoxicologique 
Signal recherché
Exposition

Biomoniteur Dose
interne
Biomarqueur
d’exposition

Dose
biologiquement active
Biomarqueur
d’effet

Effet biologique précoce

Structure/fonction altérées

État de santé 
Biomarqueurs
Contaminants
Nature Type

enzymatique
HAPs • Induction des cytochromes P450
biochimique
• Adduits à l’ADN
Organochlorés • Induction de la GST et la GPx enzymatique

Métaux toxiques • Métallothionéines biochimique

Pesticides, HAPs • (-) ou (+) de la SOD enzymatique

OPs et carbamates • (-) ou (+) de la SOD enzymatique


Métaux, organochlorés,
• Lésions tissulaires histologique
pesticides, HAPs
Métaux, organochlorés,
• (-) de paramètres immunitaires biochimique
pesticides, phénols
Organochlorés • Taux de rétinol et rétinoïdes biochimique
Métaux, organochlorés,
• Protéines de stress biochimique
pesticides
• Morphologie tissulaire, anatomique
Stress chimique aspécifique
• Charge en adénylates biochimique
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

8. Utilisation des biomarqueurs en milieu naturel

Avantages…

• évaluation de l’état de santé des bioindicateurs


• estimation des chances de reproduction
• image dynamique des variations des quantités de
polluants biodisponibles (molécules mères et produits de
dégradation)
• exposition à des composés à métabolisation rapide
• évaluation intégrée dans le temps et l’espace des
polluants biodisponibles, en termes de présence mais
aussi d’effets sur les populations animales, végétales ou
microbiennes.
III. APPROCHE BIOLOGIQUE

8. Utilisation des biomarqueurs en milieu naturel

Inconvénients…

• Interférence avec d’autres facteurs de l’environnement :


 caractéristiques physico-chimiques du milieu
 relations interindividuelles et/ou interspécifiques
 particularités génétiques des espèces
 interactions entre polluants

• Problème de choix de sites naturels de référence bien


caractérisés (physico-chimie et biologie)

• Références relatives (sites de niveaux de


contamination différents, organismes en conditions
contrôlées)
EN RÉSUMÉ: QUE DEVIENT UN PRODUIT CHIMIQUE DANS L’ENVIRONNEMENT?
Sources Polluant

1. Dispersion
Distribution, transport et Flux biogéochimiques physique
transformation

air sédiment
eau
Exposition des organismes Contamination
environnementale 2. Métabolisation
par les
organismes

Réponses des organismes organismes


Propriétés biochimiques
Propriétés physiologiques
Biotransformation- Bioaccumulations et
Toxicité léthales et sub- transfert dans la chaine trophique
léthales
Modifications des caractéristiques et de la dynamique des
populations (reproduction, immigration, recrutement,
mortalité)

Réponses des populations Modifications de la structure et du fonctionnement des


et écosystèmes communautés (espèces, diversité, changement dans les
relations proies-prédateurs)

Modifications du fonctionnement des écosystèmes


(respiration, photosynthèse, cycles et flux des nutrients)
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

1. Définition
• Le mot « pesticide » est un terme général utilisé pour
décrire une substance (ou mélange) qui détruit un
organisme nuisible ou prévient ou réduit les dommages
qu'un organisme nuisible peut causer. Les organismes
nuisibles peuvent être des insectes, des souris ou
d'autres animaux, des plantes indésirables (mauvaises
herbes), des champignons, des bactéries ou des virus.
• Les pestticides sont généralement composés d'une ou
plusieurs substances actives auxquelles sont associées Les produits phytosanitaires sont classés
des adjuvants (= additifs) qui peuvent être toxiques. selon le type de nuisibles visés dont les
• Bioagresseurs et adventices sont responsables de la principaux sont:
perte de plus de 40 % des disponibilités vivrières • Acaricides : acariens
mondiales.
• Fongicides : champignons
• Herbicides : végétaux supérieurs
• Insecticides : insectes
• Molluscicides : mollusques
• Nématicides : nématodes
• Rodonticides : rongeurs
2. Classes et familles des pesticides

CLASSE CIBLE VISEE FAMILLES


Insecticides Insectes nuisibles Organochlorés
Herbicides Mauvaises herbes Organophosphorés
Fgicides Champignons Carbamates
Acaricides Acariens Pyréthrinoïdes
Rodenticides Rongeurs Triazines
Nématicides Nématodes Phénylurées
Molluscicides Mollusques Biopesticides
Avicides Oiseaux nuisibles
II. POLLUANTS

PESTICIDES ORGANOCHLORES
• Ils contrôlent les organismes nuisibles en perturbant la
transmission des impulsions nerveuses
• Ils sont généralement persistants dans le sol, les aliments
ainsi que dans l'organisme des humains et des animaux. (Ils
ne se décomposent pas facilement.)
• Ils peuvent s'accumuler dans les tissus adipeux.
• Ils sont traditionnellement utilisés pour lutter contre les
insectes et les mites, mais de nombreux composés
organochlorés ne sont plus utilisés parce qu'ils subsistent PESTICIDES ORGANOPHOSPHORES
longtemps dans l'environnement sans se décomposer.
• Ils sont habituellement issus de l'acide
• Exemple: Lindane, Heptachlore, 2,4-DDE
(Dichlorodiphényldichloroéthylène) , 4,4-DDE, -Endosulfan, phosphorique.
-Endosulfan, 2,4-DDT (Dichlorodiphényltrichloroéthane), • La plupart des organophosphates sont des
4,4-DDT.. insecticides. Ils contrôlent les organismes
nuisibles en agissant sur le système nerveux. (Par
exemple, le pesticide perturbe la transmission des
impulsions nerveuses en déstabilisant l'enzyme
[cholinestérase] qui régule l'acétylcholine.
• Les organophosphates sont utilisés parce qu'ils
sont moins persistants (se décomposent plus
rapidement) dans le sol, les aliments ou la
nourriture pour animaux que les autres familles de
pesticides, comme les composés organochlorés.
• Exemple: Parathion-méthyl; Malathion;
Chlorpyriphos-méthyl; Diazinon
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

3. Intérêt de l’utilisation des pesticides en agriculture

Les avantages pour les agriculteurs


d’utiliser les pesticides

• Les pesticides, que les professionnels appellent


produits phytosanitaires éloignent les organismes
néfastes à leurs récoltes.
• Protection des cultures et augmentation des
Rendements
• Conservation des récoltes entreposées
• Traitements préventifs et/ou curatifs
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Les pesticides peuvent. . .

• Endommager involontairement des écosystèmes


• Affecter involontairement des organismes (comme les
« insectes bénéfiques »)
• Présenter des dangers pour la santé humaine,
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé
qu'il y a chaque année dans le monde 1 million de
graves empoisonnements par les pesticides, avec
quelque 220 000 décès.
• Persister ou s’accumuler dans l’environnement
• Entraîner la résistance et la résurgence d’animaux
nuisibles.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Impact des pesticides sur le sol:

• Empoisonnement des sols par accumulation. Le


temps de dégradation des pesticides peut
s'étendre sur plusieurs centaines d’années, variant
en fonction du climat, du sol, et du type de
pesticides.
• Appauvrissement des sols par la suppression des
multiples acteurs de sa richesse (organismes
vivants)
• Contribution à la perte des terres arables
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Impact des pesticides sur l’eau, la


pluie et le brouillard
• Les pesticides retombent avec les pluies directement sur les
plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque
dans les milieux des rivières par les eaux de pluie (ruissellement
et infiltration). Les pesticides sont ainsi à l’origine d’une pollution
diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau,
eaux souterraines et zones littorales.
• D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve
des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles et
dans 61% des eaux souterraines analysées en France.
• Entre 1995 et 1996, l’INRA de Rennes a effectué une étude sur la
teneur en pesticides dans l’eau de pluie et a démontré que
presque tous les échantillons contenaient des pesticides et
60% d’entre eux dépassaient les 0,1µg/l, Concentration
Maximale Admissible (CMA) pour l’eau de distribution.
• Le brouillard est lui aussi contaminé à des teneurs supérieures à
celles des eaux de pluie : jusqu’à 140µg/l, soit 140 fois la CMA
de l’eau potable.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Impact des pesticides sur la faune

Les pesticides ne détruisent pas uniquement que les


nuisibles
• Effet significatif sur les populations d’abeilles
• Effet significatif sur les populations d’insectes et d’oiseaux
• Contribution à l’extinction de certaines espèces
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Conséquences des pesticides sur la


santé
• Certains types de cancers:
 depuis une vingtaine d’années des dizaines d’études
épidémiologiques menées aux USA et ailleurs montrent que
les utilisateurs de pesticides sont plus souvent atteints
par certains cancers (estomac, prostate, vessie, cerveau,
lèvres, LNH, leucémies, …) que la population générale.
 A ce jour en Europe 92 substances actives pesticides sont
classées cancérigènes possibles ou probable soit par
l’UE ou l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats
Unis (USEPA) comme : 2,4-D, Aminotriazole, Bifenthrine,
Carbaryl, Carbendazime, Cyproconazole, Dichlorvos,
Dicofol, Diuron, Etofenprox….
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Conséquences des pesticides sur la


santé
• Perturbation du développement neurologique et
comportemental
 De faibles quantités de pesticides peuvent altérer les
fonctions et le développement du système nerveux, chez
le fœtus, l’enfant et l’adulte.
 De nombreux pesticides utilisés présentent un risque
potentiel d’affecter le développement cérébral des fœtus
humains, révèle une étude publiée dans Environnemental
Health
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Conséquences des pesticides sur la


santé

• Problèmes d’infertilité ou de développement.


 Une étude américaine de 2001 montre que la mort du
fœtus due à une anomalie congénitale est plus
fréquente chez les mères qui vivent pendant leur
grossesse dans une aire de 9 miles* carrés autour d’un
endroit où l’on a pulvérisé des pesticides.
 Pourtant de nombreuses matières actives utilisées en
jardinage ou agriculture sont classés toxiques de la
reproduction probables ou possibles selon différentes
agences sanitaires en Europe et aux USA :
Carbendazime, Fénarimol, Mancozèbe, Manèbe,
Métribuzine, Myclobutanil, Prométryne, Propinèbe …
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Conséquences des pesticides sur la


santé

• Perturbation du métabolisme : diabète…


 Les utilisateurs professionnels de pesticides qui ont
employé des pesticides chlorés pendant plus de 100
jours durant leur vie ont un risque accru de diabète.
 7 produits en particulier augmente les risques de
diabète: aldrine, chlordane, heptachlor, dichlorvos,
trichlorfon, alachlore et cynazine
 Les personnes ayant utilisées plus de 10 fois le pesticide
Trichlerfon ont 2,5 fois plus de risque de devenir
diabétique.
Source : Montgomery MP, Kamel F, Saldana TM, Alavanja MCR, Sandler
DP.Incident diabetes and pesticide exposure among licensed pesticide
applicators: Agricultural Health Study 1993 – 2003, Amer J Epidemiol,
2008;167:1235-46.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Effets sur les populations, les communautés


et les écosystèmes

• Des effets multiples ± connus et prévisibles :

 Perturbation de l’état de santé des organismes,


 Altération de la diversité génétique des populations,
 Modification de l’abondance de certaines espèces,
 Diminution de la diversité/ augmentation de la
dominance,
 Remplacement des espèces pollusensibles par des
espèces pollutolérantes,
 Altérations de processus écologiques et des services
des écosystèmes aquatiques (dégradation matières
organiques, autoépuration, ….).
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

4. Principaux dangers de l’utilisation de pesticides

Mauvaise utilisation accentue les effets


néfastes des pesticides….

• Ignorance des agriculteurs

• Méconnaissance ou non respect de la réglementation

• Utilisation trop intensive

• Non respect des doses à appliquer

• Non respect des délais avant récolte

• Manipulation incorrecte

• Conditionnement, étiquetage, stockage incorrects

• Importation et utilisation de produits périmés ou interdits


IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

5. Danger et risque

Risque = Danger x Exposition

Exposition (ex.
Danger (ex. Risque concentration
toxicité aiguë)
dans l’eau)

• Le risque pourrait être défini comme la prise en compte d'une


exposition à un danger, c'est-à-dire que l'action est un facteur
pouvant mener à l'accident. En effectuant l'action, on transforme
potentiellement une situation dangereuse en accident.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

5. Danger et risque

Evaluation des risques

• Prospective (a priori) : avant que les substances


soient mises sur le marché.

• Rétrospective (a posteriori) : une fois qu'elles ont


été commercialisées et utilisées.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

5. Danger et risque

Evaluation des risques


Exposition
• Dépend du devenir des substances dans l’environnement,
du milieu considéré, du climat, etc…
• Valeurs d’exposition des écosystèmes aux substances
estimées à l’aide de modèles ou mesurées dans
l’environnement
• Predicted Environmental Concentration (PEC) =
Concentration prévisible dans l’environnement
• Measured Environmental Concentration (MEC) =
Concentration mesurée dans l’environnement

Danger
• Caractéristique intrinsèque des substances
• Evaluation = Tests de toxicité

• Predicted No Effect Concentration (PNEC): Concentration


prévisible sans effet
Evaluation des risques

Danger Risque Exposition

PNEC: Concentration prévisible sans effet PEC ou MEC: Concentration


prévisible/mesurée dans
l’environnement

Quotient de risque = PEC/PNEC ou MEC/PNEC

QR < 1 : aucun effet néfaste n'est prévu et l'écosystème est considéré


comme protégé.
QR = 1 : des effets néfastes pourraient survenir.
QR > 1 : des effets néfastes surviendront probablement.
IV. POLLUTION PAR LES PESTICIDES

Que peut-on utiliser au lieu des


pesticides?

• des insectes utiles, comme les parasites et les prédateurs


(lutte biologique)

• des bactéries, virus et champignons (agents pathogènes)

• des variétés de plantes qui résistent aux insectes ou aux


maladies (incluant des plantes transgéniques)

• des hormones synthétisées perturbant le processus


normal de la croissance

• des pratiques agricoles comme la rotation des cultures et


les cultures mixtes

• des produits chimiques qui modifient le comportement, et


des produits issus du domaine de l'écologie chimique
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

1. Quelques généralités sur les métaux lourds

• Les métaux lourds


 Éléments métalliques naturels de MV > 5g / cm3
 toxiques pour l’environnement et la santé,
 présents dans le sol, l’eau et l’air.
 toxicité renforcée par bioaccumulation et
biomagnification
• Éléments non essentiels
 = Cd, Pb, Hg, As…
 Pas de fonction biologique connue
 Toxiques à très faibles concentrations
• Éléments essentiels
 Fe, Zn, Ni, Cu, Mg, Mn, Mo, …
 Indispensables pour le fonctionnement des cellules
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

2. Caractéristiques physicochimiques

• Les métaux lourds : éléments en traces


métalliques (ETM)
• Le plomb, le mercure et le cadmium:
 Grande affinité pour le soufre sous forme
réduite
 Conductivité électrique élevée
 Se transportent, changent de forme chimique,
 ne se dégradent pas
 Bioaccumulation dans l’environnement
 Forte toxicité pour les organismes vivants
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

2. Caractéristiques physicochimiques

Plomb Cadmium Mercure

Masse atomique 270 112 200


Masse
11,35 8,6 13,6
volumique(g/cm3)
Temp. de fusion (°C) 327 320,9 - 38
Temp. d’ébullition
1.740 765 357
(°C)
Densité ( à 20°C) 11.35 8.65 13.55
Minerai d’origine Galène Scories du zinc Cinabre
Lourd, mou et
Forme Mou Liquide
brillant
Couleur Gris terne Blanc argenté Argentée
Odeur Inodore Inodore Inodore
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

2. Caractéristiques physicochimiques

• Sources naturelles
• Les gisements :réserves dans les roches et les
sédiments océaniques
• diffusés avec érosion

• Sources anthropiques
• Émission et utilisation dans les activité industrielles
• Rejets liquides :
 activité métallurgique
 rejets liés au sort des produits
• Retombées atmosphériques:
 concernent tous les métaux
 représentent des masses très importantes
3. Sources d’émission

Sources anthropiques

• Combustion de fuel et de • Mines, fonderies.


charbon • Activités de transformation
• Incinération des ordures et d’utilisation du Cadmium

Atmosphère • Boues de stations


d’épuration
• Phosphates naturels

Irrigation • Fumiers et lisiers

Eau Sol
Infiltrations
Cycle biologique

Air
Poissons
Homme

Activités Eaux
industrielles
Hôpitaux etc. Oiseaux

Sol Céréales Bétails

Fongicides

83
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

3. Impact de la contamination sur l’environnement

• L’environnement peut devenir une source de danger


par le biais de phénomènes naturels et d’activités
industrielle et énergétique.
• Les vecteurs entre l’environnement et l’homme sont
l’air, l’eau, le sol et le transfert à travers la chaîne
alimentaire.
Pollution de l’air
• Sources principales : production d’énergie, industrie,
transports, agriculture, chauffage bâtiments.
• Cette pollution peut être :
– régionale: des polluants pouvant être transportés
et transformés très loin des zones d’émission par
vents,
– locale marquée par l’augmentation des émissions
de trafic routier et par les activités émettrices.
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

4. Impact de la contamination sur l’environnement

Pollution de l’eau
• Origines principales: activité domestique, industrielle
et agricole
• Peut concerner les eaux superficielles et les eaux
souterraines.
• L'eau constitue un élément idéale à la pollution, elle
favorise de nombreuses réactions chimiques.
• L'eau véhicule les métaux lourds, et les insère dans
les chaînes alimentaires
• Les métaux provoquent des effets qui peuvent être :
– Immédiat: effet toxique brutal; mort rapide de
différents organismes.
– Différé: accumulation au cours du temps
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

4. Impact de la contamination sur l’environnement

Transfert dans le sol


• sources principales : sites pollués, anciens sites
industriels, gaz d’échappement des véhicules,
fumées industrielles, phytosanitaires et des matières
organiques fertilisantes.
• Deux cas peuvent se présenter :
– charge critique du sol est dépassée: pénétration
jusqu'à la nappe phréatique et les fleuves
– Accumulation dans le sol: retard dans le transfert
Processus de transfert
• Dans le sol l’eau se charge en éléments traces et se
déplace soit vers les plantes soit vers les nappes
phréatiques.
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

4. Impact de la contamination sur l’environnement

Comportements des métaux dans le système sol-plante


• Le transfert des polluants du sol vers les plantes est
fonction du:
– Type de sol
– Niveau de contamination dans le sol
• Principaux paramètres qui influencent la mobilité et la
biodisponibilité des métaux lourds dans les sols:
– La spéciation
– La mobilité chimique
– La biodisponibilité
– La phytodisponibilité
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

4. Impact de la contamination sur l’environnement

• Facteurs liés au sol


 le pH
 la phase minérale et la matière organique
 la teneur en argile
 la température et l'humidité
 le potentiel redox

• Facteurs liés à la plante :


 Variété
 Âge
 Organe
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

Teneurs naturelles des végétaux cultivés en


éléments traces (en PPM)

As Cd Cr Hg Zn
0_1.5 0_1 0_3 0_0.5 10_50

Chou Épinard Fétuque Pulpe de Son de blé


betterave
Luzerne Salade Poireau Épinard oignon

Oignon Céleri Pomme de Chou Raifort


terre
_ Branche _ pommé Pissenlit

_ Endive _ _ _
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

Effet des métaux aux différents niveaux du


système

Dans le sol :
• Changement et perturbation des relations entre les éléments du sol
Pour les micro-organismes :
• Rôle dans les mécanismes biogéochimiques
• Caractérisation de la réactivité chimique des bactéries: La capacité
d’adsorption des cations métalliques en milieu statique; Le
transport des métaux en présence de bactéries
• Impacts des métaux sur les lombriciens : Utilisés comme
bioindicateurs de pollution aux ETM
• Impacts des Lombriciens sur les métaux : Activités sur la
dynamique des ETM dans le sol
Pour les plantes :
• Les transferts sol/plante via l’absorption racinaires
• Les transferts air / plante via le dépôt particulaire sur les parties
aériennes
• Les métaux peuvent être classés en trois catégories en relation
avec les plantes :
 les éléments indispensables à la vie : macroéléments (N, P, K,
Ca, Mg,) et oligo- éléments (Cu, Fe, Mn, Zn, Br, Cl)
 les éléments indésirables : Cd, Hg et Pb
 les éléments indifférents :titane, sélénium, cobalt, iode, nickel
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

5. Quelques Solutions aux problèmes de la pollution

Au niveau de l’air
• Interdire l’utilisation du plomb dans l'essence
• Réduire les émissions polluantes des différentes industries

Au niveau du sol, en plus des solutions évoquées pour l’atmosphère,


plusieurs techniques de dépollution des sols ont permis d’obtenir des
résultats satisfaisants :
• Creuser des puits ou des tranchées pour pomper des produits
organiques
• Injecter de l’air au niveau d’une nappe phréatique pour faire
remonter à la surface les polluants dissous.
• utiliser des procédés pour piéger des polluants ou les détruire
avec des traitements chimiques.
• Utiliser la technique de phytoremédiation qui aboutit à deux
méthodes de dépollution :
 La phytostabilisation : le recours à des plantes vasculaires pour
réduire la mobilité et la diffusion des polluants contenus dans le
sol
 La phytoextraction : l’utilisation des plantes pour l’extraction
des polluants ; récolte des plantes après saturation
IV. POLLUTION PAR LES MÉTAUX LOURDS

5. Quelques Solutions aux problèmes de la pollution

Au niveau de l’eau
• Les métaux lourds en solution dans l’eau peuvent
être neutralisés en faisant varier le pH de l’eau pour
obtenir une décantation de ces polluants.
• trois niveaux de traitements sont définis :
– Les traitements primaires : procédés physico-
chimiques : élimination d’une forte proportion de
matières minérales ou organiques en suspension
– Les traitements secondaires : aération et brassage:
élimination des matières polluantes solubles
– Les traitements tertiaires : coagulation floculation :
désinfection par le chlore ou l’ozone
Merci de votre attention