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La Datation absolue

 I) Introduction
- La définition de la Radiochronologie

- Notions chimiques Utilisé dans la datation absolue

 II) Les Principes de la Datation Absolue

 III) Des exemples sur La datation Absolue

 IV) Conclusion
La Radiochronologie :
également appelée datation radiométrique, est une méthode de la
géochronologie permettant de donner une datation absolue à un événement
géologique par le biais de l'étude d'isotopes radioactifs enfermés dans
l'échantillon étudié. Diverses méthodes de datation, utilisant différents couples
de radioéléments (14C/14N, 238U/206Pb,87Rb/87Sr…), peuvent être appliquées
dans des champs divers.
la découverte de la
Radioactivité est faite par
Henri Becquerel en 1896 qui
mettra fin aux querelles entre
physiciens et géologues.
• En 1953, Clair Patterson
procède à l'analyse de la composition
isotopique des météorites.

• 1955, il montre que la Terre et les


météorites se sont formées en même
temps, il y a 4,55 GA, à partir d’un
même matériau.
• C'est donc l'âge de formation du système
solaire.
L’atome est constituer par un noyaux entouré par des électrons.

Le noyau d'un atome est constitué de nucléons (les protons chargés


positivement et les neutrons qui sont électriquement neutres).

Mais lorsque le nombre de nucléons devient trop important ou lorsque


la proportion neutron/proton est dés équilibrée, l'interaction électrique
répulsive protons-protons finit cependant par l'emporter sur
l'interaction forte.
Les noyaux sont alors instables et se désintègrent spontanément:
c'est le phénomène de radioactivité.
• Il ya plus de 1000 sortes de noyaux répertoriés pour environ une
centaine d’éléments chimiques.
• Seuls 360 noyaux environ sont stables.
Il existe différentes formes de radioactivité :
• Radioactivité : désintégration en un noyau fils plus stable
avec émission d'un noyau d'hélium (particule ).

• Radioactivité : désintégration en un noyau fils plus stable


avec émission d'un électron (particule ).

• Radioactivité : désintégration en un noyau fils plus stable avec


émission d'un positron (particule ).

• Les isotopes sont des atomes des mêmes types possèdent le même
nombre de proton (Z) mais pas le même nombre de neutron (A).
• Un noyau radioactif est souvent caractérisé par sa demi-vie notée
t 1/2.
qui est la durée au bout de laquelle la population initiale N0 est divisée
par deux.
• Pour dater un échantillon, il faut commencer par choisir l'isotope
radioactif à utiliser selon l'âge à déterminer.
• Cet isotope ne doit pas être lui même radiogénique.
L'échantillon à dater doit répondre à certains critères :
• Il faut que les isotopes mesurés soient restés « piégés » dans
l'échantillon.
On dit alors que le système est « fermé ».
• Le choix du radiochronomètre soit fonction de la période de temps
que l'on cherche à explorer.
• Le choix du radiochronomètre corresponde à la nature de
l'échantillon.
• Ensuite, il faut procéder à des analyses. On peut mesurer
directement la population d'isotopes radioactifs présent dans
l'échantillon en utilisant un spectrographe de masse.
• puis, il faut procéder à des calculs en exploitant les lois de la
• physique :
Spectrographe de masse
• 1. La datation avec le carbone 14C :
le 14C se désintègre spontanément en 14N.

Il y a un équilibre entre sa production et sa désintégration, donc son


taux dans l'atmosphère est constant.

Le 14C est donc absorbé par les êtres vivants tout comme le 12C.

Lorsque l'être vivant meurt, son 14C n'est plus renouvelé, le système
est donc clos.

Le 14C qu'il contient au moment de sa mort se désintègre en 14N


(volatile, donc qui quitte le système) et la quantité de 14C dans
l'échantillon diminue.
• 2. La datation avec le couple Potassium-Argon (K-Ar) :

Cette méthode est utilisée pour dater les roches volcaniques (cendres,
coulées de lave...) dont les minéraux sont riches en K.

Une lave en fusion contient du 40K. Il se désintègre en 40Ar (et en


40Ca dans 90% des cas).

Quand la cristallisation est achevée, le 40Ar issu de la désintégration


du 40K ne peut plus s'échapper dans l'atmosphère.

Le système est alors clos, le chronomètre isotopique est mis à zéro et


peut commencer car le 40Ar s'accumule dans la roche.
• 3. La datation avec le couple Rubidium Strontium (Rb-Sr):
Cette méthode est utilisée pour dater des roches métamorphiques et
magmatiques riches en micas et en feldspaths.

Lors de la cristallisation d'une roche, certains minéraux (Orthose, Mica


noir) emprisonnent du 87Rb (à la place de K) et d'autres (Plagioclases)
du 87Sr et du 86Sr non radiogénique (à la place de Ca).

Le 87Rb se désintègre en 87Sr.

Cette méthode de datation est plus complexe que les précédentes car
les quantités initiales d'atomes père et fils sont inconnues.

Pour cela, il faut faire des mesures dans plusieurs échantillons


(plusieurs roches issues d'un même magma, ou plusieurs minéraux
d'une même roche). Il faut comparer ces mesures à un isotope
réfèrent : ici le 86Sr non radiogénique.
• La chronologie absolue permet :

• de donner l'âge des roches et des fossiles.

• de mesurer les durées des phénomènes géologiques.

• de situer dans le temps l'échelle relative des temps géologiques.

• L'âge calculé correspond à l'âge réel dans la mesure où il n'y a eu ni


départ ni arrivée isotopique depuis la fermeture.

• Le choix du radio chronomètre pour dater une roche ou un fossile


dépend de son âge présumé et de la nature de la roche.