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ISM SL

MASTER
SEMINAIRE DE FORMATION SUR
LES NORMES COMPTABLES IAS/IFRS

Présenté par:
M. Ngom
consultant–formateur en TQG
Mail: ngomanager@gmail.com
Tel: +221 77 216 0097

M.NGOM 1
Présentation du module
En ce tournant du
XXIe siècle, contrairement à ce que croit encore un
large public la comptabilité n’est pas une
technique neutre mais un « produit » social et
politique qui sert les intérêts d’un
groupe ou de groupes d’acteurs dominants.
Elle est un moyen de façonner la société.
Présentement l’influence des fameuses « normes
financières internationales » (IFRS – International
Financial Reporting Standards) sur les activités socio-
économiques n’est plus à démontrée.
M.NGOM 2
Présentation du module
Ces normes IFRS sont le fruit d’une nouvelle
conception de la comptabilité qui permettrait
d’obtenir une image beaucoup plus fidèle de la
réalité économique de l’entité.
L’étude de ces normes constitue l’objet principal de
ce module mais elle se saurait être exhaustive. La
présentation de la genèse de ces normes et une
explication de leurs applications majeures, seront
étudiées. .

M.NGOM 3
Première partie

ASPECTS JURIDIQUES:
Pourquoi les normes comptables ?
Comment naissent-elles?
C’est quoi une norme, une convention, un
règlement?

M.NGOM 4
A - La nécessité d’une régulation comptable
Les normes naissent pour une régulation comptable.
Trois justifications pour une régulation en matière
comptable
1.Un problème central : les destinataires de
l’information comptable,
L’information comptable est un bien public, elle sert :
 de règlement des litiges entre commerçants (fonction
juridique)
 de base à l’assiette de certains impôts (TVA, IS)
 de source d’informations statistiques des États
M.NGOM 5
A - La nécessité d’une régulation comptable
 Les créanciers veulent apprécier la solvabilité de
l’entreprise
 Les investisseurs veulent apprécier la qualité de leur
placement
 Pour les salariés, apprécier la pérennité de l’emploi
 Pour les dirigeants, un outil de gestion.

M.NGOM 6
A - La nécessité d’une régulation comptable

Pour rendre tous ces services, l’information comptable


doit être partagée et comprise par tous.

M.NGOM 7
A - La nécessité d’une régulation comptable
2. Un deuxième problème central : la question de
l’harmonisation

Pour que les états financiers soient compris, la


comptabilité doit être tenue dans une seule « langue ».
Les états financiers doivent être comparables dans le
temps et dans l’ espace; alors qu’il existe une pluralité
de conceptions comptables.

M.NGOM 8
A - La nécessité d’une régulation comptable
3. Un troisième problème central : la globalisation
économique
Les mouvements de l'économie mondiale et la
libéralisation des mouvements de capitaux ont eu pour
conséquences, depuis une vingtaine d'années, une forte
croissance des entreprises multinationales. Les
mouvements de capitaux sur les différentes bourses
mondiales et les besoins d'information comptable et
financière des fonds de pension ont posé la question de la
comparabilité des états financiers et de leur facilité de
lecture par les différents acteurs de la gouvernance des
entreprises et plus particulièrement les investisseurs.
M.NGOM 9
A - La nécessité d’une régulation comptable
3. Un troisième problème central : la globalisation
économique
Afin de pouvoir toucher et convaincre les bailleurs de
fonds, il devient indispensable aux entreprises de leur
permettre de comprendre leurs opérations et de leur
offrir une vision globale (et compréhensible) de leurs
informations financières. La nécessité d'une
uniformisation des langages et communications
financières s'impose alors aux entreprises ayant une
vocation internationale.

M.NGOM 10
A - La nécessité d’une régulation comptable
Ce sont ces trois raisons qui militent en faveur d’une
harmonisation régularisation de la comptabilité.
Une harmonisation se fait de façon progréssive:
- dans un cadre national d’abord : les Conseils nationaux
de la comptabilité (CNC) et les Plans comptables
nationaux ;
- puis dans un cadre régional : directives de l’union
européenne/OHADA
- et enfin dans un cadre mondial : normes IAS / IFRS
M.NGOM 11
B - Éléments de vocabulaire

1. Norme, convention, règle, règlement, avis


Une norme est une obligation plus ou moins
contraignante imposée par la pratique comptable.
 Toutes les conventions comptables n’ont pas le statut
de normes.
 La règle a un caractère toujours obligatoire et
s’applique dans un territoire juridique bien déterminé.
Toutes les règles sont des normes mais l’inverse n’est
pas vrai .
M.NGOM 12
B - Éléments de vocabulaire
1. Norme, convention, règle, règlement, avis
Les règlements (en général du CNC) ont un caractère
impératif.
Les avis (du même CNC) sont des normes dont
l’application est plus ou moins facultative.

M.NGOM 13
B - Éléments de vocabulaire
2. Régulation comptable
La régulation comptable est un « Processus de
production, de mise en œuvre et de contrôle de
l’application des normes comptables »
La régulation a trois aspects :
 la production des normes (le normalisateur)
 l’application des normes
 la vérification que les normes sont appliquées

M.NGOM 14
B - Éléments de vocabulaire
3. Harmonisation comptable
L’harmonisation peut être définie comme un
« processus institutionnel ayant pour objet de mettre
en convergence les normes et les pratiques comptables
nationales et par conséquent de faciliter la comparaison
des états comptables produits par les différents pays »
(colasse)
L’harmonisation peut être définie comme un
« processus politique visant à réduire les différences de
pratiques comptables à travers le monde afin d’accroître
leur compatibilité et leur comparabilité.» (Hoarau)
M.NGOM 15
B - Éléments de vocabulaire
3. Harmonisation comptable
De l’harmonisation à la normalisation
 harmonisation = forme atténuée de la normalisation
 normalisation = n’autorise pas la diversité des pratiques
comptables

M.NGOM 16
C- Les formes types de régulation

Il y a trois types de régulation: la régulation par l’Etat, la


régulation professionnelle et la régulation par un
organisme indépendant.
 La régulation par l’état : ou réglementation est une
Intervention de l’ETAT aux trois stades de la
régulation (production des normes, textes les
rendant obligatoires, contrôle par le judiciaire).

M.NGOM 17
C- Les formes types de régulation

 La régulation professionnelle ou autorégulation est


exercé par l’organisation des professionnels du
métier ( ordre national des experts comptables et des
comptables agréés ONECCA)
 La régulation par un organisme indépendant est une
Conception démocratique et technocratique.

M.NGOM 18
Deuxième partie

LA REGULATION INTERNATIONALE
Les normes IFRS

M.NGOM 19
I) POURQUOI UNE HARMONISATION INTERNATIONALE ?
Il faut savoir que depuis le 1/01/05 , les
entreprises européennes présentent leurs
Constat de départ comptes consolidés selon les normes
IAS/IFRS.

La mondialisation et plus généralement la


La mondialisation globalisation des échanges ont conduit les
entreprises à présenter des comptes lisibles
au niveau international.

Une approche de l’école Son approche patrimoniale et juridique ne


convient pas aux financiers (en particulier
française les actionnaires) qui doivent retraiter les
critiquée documents annuels pour pouvoir les
exploiter.
Les normes comptables IAS/IFRS
Une montée de répondent aux attentes des actionnaires .
L’approche est économique et financière
l’actionnariat et s’appuie sur 2 principes de base : le
« fair value » et « substance over form ».
M.NGOM 20
II) 2 PENSÉES DIAMETRALEMENT OPPOSÉES…..

NORMES CONTINENTALES NORMES IAS/IFRS


Une comptabilité au service de la Une comptabilité au service
fiscalité :la comptabilité doit des actionnaires :c’est une
permettre de connaître le comptabilité « capitaliste »
bénéfice et le patrimoine d’un (Jacques Richard –Monde
commerçant (approche diplomatique) , elle doit être
PENSÉE patrimoniale et juridique). un outil de gestion destiné
aux actionnaires.
Tout est mis en œuvre pour
permettre de dégager des
plus values potentielles afin
de distribuer plus de
dividendes

M.NGOM 21
II) 2 PENSÉES DIAMETRALEMENT OPPOSÉES…..
NORMES CONTINENTALES NORMES IAS/IFRS
Principe du coût historique : un Substance over form
bien est inscrit à l’actif pour son (prééminence de la
coût constaté à l’achat substance sur la forme) :
concrètement , le côté
Principe de prudence : Les moins financier et économique
values potentielles d’un actif sont l’emporte sur le côté
enregistrées à l’inverse des plus juridique. Ainsi , un bien en
values potentielles .Ce principe a crédit bail sera inscrit à l’actif
EVALUATION été instauré pour tempérer du bilan (voir définition d’un
DES ACTIFS l’optimisme des entrepreneurs, actif)
toujours enclins à présenter des
comptes favorables. Fair value (juste valeur) : les
actifs sont inscrits à leur
juste valeur c'est-à-dire à la
valeur du marché . On tient
compte des +/- values
potentielles.

M.NGOM 22
III) LE CADRE COMPTABLE INTERNATIONAL

IASC : Créé en juin 1973 par Henry Benson,


l’international accounting standards comittee (IASC) a
pour mission d’uniformiser les principes comptables au
niveau international.
Leur bureau (IASB : international accounting standards
comitee board) siège à Londres , il est composé de 14
membres (dont un français). Ce bureau est chargé de
formuler et publier des normes comptables applicables
au niveau mondial : les normes IAS /IFRS(international
financial reporting standard).

M.NGOM 23
IV) PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES
NORMES
Les normes IFRS sont caractérisées en particulier
par 2 concepts fondamentaux :
• substance over form
(prééminence du fond sur la forme)

• fair value
(juste valeur)

M.NGOM 24
IV) PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES
NORMES

Ces concepts fondamentaux en IFRS sont en contradiction


avec deux principes forts :
• principe des coûts historiques
• et principe de prudence
Mais également d’une conception capitale celle de la
primauté de l’aspect juridique sur la réalité
économique

M.NGOM 25
V) LE RÉFÉRENTIEL IFRS AUJOURD’HUI

Synthèse des normes et interprétations au 1/04/ 2013


 41 normes, numérotées IAS 1 à 41, de 1973 à 2013.
 28 normes IAS (IAS 1 à 41 dont 13 normes abrogées)
 13 normes IFRS
 8 interprétations SIC
 17 interprétations IFRIC (IFRIC 1 à 20 dont 3
supprimées)

M.NGOM 26
V) LE RÉFÉRENTIEL IFRS AUJOURD’HUI

IFRS PME
Publication en juillet 2009 par l’IASB d’une norme à
l’attention des PME
L’IASB laisse à chaque pays membre le soin de
définir le critère de taille à partir duquel une
société sera concernée par cette norme
Objectif : simplifier la préparation des états
financiers en IFRS

M.NGOM 27
V) LE RÉFÉRENTIEL IFRS AUJOURD’HUI

L’application des IFRS dans le monde


 Premiers adoptants (2005)
Europe, Suisse, Turquie, Australie, Nouvelle-
Zélande, Hong Kong, République d'Afrique du
sud
 Poursuite de la dynamique (2007-2012)
Chine (convergence),Brésil, Japon
(permis),Canada, Mexique, Argentine, Russie,
Inde (permis)

M.NGOM 28
VI) LISTE DES NORMES IAS/IFRS
IAS 1 Présentation des états financiers 2003
IAS 2 Stocks 2003
IAS 3 Remplacée par IAS 27 et IAS 28
IAS 4 Remplacée par IAS 16 et IAS 38
IAS 5 Remplacée par IAS 1
IAS 6 Remplacée par IAS 15, elle-même supprimée.
IAS 7 Tableau des flux de trésorerie 1992
IAS 8 Méthodes comptables, changements d’estimation et 2003
erreurs
IAS 9 Remplacée par IAS 38
IAS 10 Evénements postérieurs à la date de clôture 2003

M.NGOM 29
VI) LISTE DES NORMES IAS/IFRS
IAS 11 Contrats de construction 1993
IAS 12 Impôts sur le résultat 2000
IAS 13 Remplacée par IAS 1
IAS 14 Information sectorielle 1981
IAS 15 Supprimée en 2003
IAS 16 Immobilisations corporeles 2003
IAS 17 Contrats de location 2003
IAS 18 Produits des activités ordinaires 1993
IAS 19 Avantages du personnel 2002
IAS 20 Comptabilisationdes subventions publiques et 1982
informations à fournir sur l’aide publique

M.NGOM 30
VI) LISTE DES NORMES IAS/IFRS
IAS 21 Effets des variations du cours des monnaies 2003
étrangères
IAS 22 Remplacée par IFRS 3
IAS 23 Coûts d’emprunts 1993
IAS 24 Informations relatives aux parties liées 2003
IAS 25 Remplacée par IAS 40
IAS 26 Comptabilité et rapports financiers des régimes de 1986
retraite
IAS 27 Etats financiers consolidés et individuels 2003
IAS 28 Participations dans les entreprises associées 2003
IAS 29 Information financière dans les économies 1989
hyperinflationnistes
IAS 30 Informations à fournir dans les états financiers des 1990
banques et des institutions financières assimilées

M.NGOM 31
VI) LISTE DES NORMES IAS/IFRS
IAS 31 Participations dans des co-entreprises 2003
IAS 32 Instruments financiers : présentation informations à 2003
fournir
IAS 33 Résultat par action 2003
IAS 34 Information financière intermédiaire 1998
IAS 35 Remplacée par IFRS 5
IAS 36 Dépréciation d’actifs 2004
IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels 1998
IAS 38 Immobilisations incorporelles 2004
IAS 39 Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation 2003
IAS 40 Immeuble de placement 2003
IAS 41 Agriculture 2000

M.NGOM 32
VI) LISTE DES NORMES IAS/IFRS
IFRS 1 Première adoption des normes internationales 2003
d’information financière
IFRS 2 Paiement basé sur des actions 2004

IFRS 3 Regroupements d’entreprises 2004

IFRS 4 Contrats d’assurance 2004

IFRS 5 Actifs immobilisés détenus dans un but de transaction 2004


et activités abandonnées

M.NGOM 33
Troisième partie

PRINCIPALES CONSEQUENCES COMPTABLES


DES NOUVELLES NORMES

M.NGOM 34
I) DE NOUVELLES DÉFINITIONS…..

Il paraît important de souligner les nouvelles règles


applicables en matière de :

1) Définition d’un actif

2) Coût d’acquisition

3) Ventilation en composants

4) Valeur à l’inventaire

M.NGOM 35
1) DÉFINITION D’UN ACTIF

Pour qualifier un élément d’actif, trois critères doivent être


remplis conjointement :
 un caractère identifiable s’il revêt une substance
physique ou monétaire ;
 un élément contrôlable selon des critères juridiques et
économiques ;
 un élément porteur d’avantages économiques futurs
résultant d’un potentiel de production ou de trésorerie.

M.NGOM 36
1) DÉFINITION D’UN ACTIF

La comptabilisation d’un actif invite à apprécier si l’actif


constitue un élément à part entière ou s’il doit être
comptabilisé en différents composants de l’actif.
Selon la substance et la temporalité de l’utilisation de
l’actif, on distingue les immobilisations, les stocks, les
créances et les disponibilités.
Les biens de faible valeur (< 100.000) peuvent être
considérés comme entièrement consommés dans l'exercice
de leur mise en service et par conséquent, ne pas être
comptabilisés en immobilisation.

M.NGOM 37
Avant le A partir du 01/01/2005
01/01/2005

Des pièces de Inscrites Comptabilisées en immobilisation si


rechange et pièces habituellement en l’entreprise compte les utiliser sur plus
de sécurité d’une charge puis d’une période ou parce qu’elle ne
immobilisation stockées concerne qu’une immobilisation.

Biens acquis pour Inscrites en Toujours Inscrit en immobilisation bien


des raisons de immobilisation que ne produisant pas directement des
sécurité ou liés à avantages économiques futurs. Elles sont
l’environnement cependant nécessaires pour que
l’entreprise puisse obtenir des
avantages économiques futurs
Crédit bail et Comptabilisés en Linéarisation des loyers sur la durée du
contrat de location 612 et en 613 contrat (Exclus actuellement des
comptes individuels) en attente d’une
décision
Création site En immobilisations Site actif (qui a une retombée
Internet économique mesurable) en
immobilisations
Site passif : en charge
Formation du En charges En charges, car les retombées
personnel économiques ne sont pas mesurables

M.NGOM 38
1) DÉFINITION D’UN ACTIF

Les conséquences comptables des nouvelles normes


dans le traitement des immobilisations touchent
principalement à 3 aspects :
Le coût d’acquisition
La décomposition en composants
La dépréciation des immobilisations

M.NGOM 39
2) LE COÛT D’ACQUISITION

Depuis le 1er janvier 2005 le coût d’acquisition d’une


immobilisation est constitué de :
- son prix d’achat (y compris les droits de douane et taxes
non récupérables, après déduction des remises, rabais
commerciaux et escomptes de règlement),
- de tous les coûts directement attribuables engagés pour
mettre l’actif en place et en état de fonctionner selon
l’utilisation prévue par la direction.

M.NGOM 40
Exemples de coûts directement attribuables
-les coûts de préparation du site et les frais de démolition nécessaires à la mise
en place de l’immobilisation
- les frais de livraison et de manutention initiaux
- les frais de transport, d’installation, de montage nécessaires à la mise en état
d’utilisation des biens
- les coûts liés aux essais de bon fonctionnement.
Avant 2005, ces frais étaient généralement passés en charges (ou en charges à
répartir) : désormais, il faudra impérativement les passer en immobilisation.

Exemples de coûts à exclure :


- les coûts d’ouverture d’une nouvelle installation (voirie temporaire)
- les coûts d’introduction d’un nouveau produit (incluant coûts de
publicité et de promotion)
- les coûts administratifs et autres frais généraux
- le coût de formation du personnel

M.NGOM 41
3) LA VENTILATION PAR COMPOSANTS
Les nouvelles règles stipulent qu'il est approprié de ventiler les
immobilisations corporelles en composants et de les comptabiliser
chacun séparément lorsque les différents composants :

- procurent des avantages à l’entreprise selon un rythme différent


- ont des durées de vie différentes
- font l’objet de remplacement à intervalles réguliers. (sièges sur
bateaux croisières)

ATTENTION!!!!

La décomposition en plusieurs composants distincts ne modifie donc en


rien le coût global de l'immobilisation.
Mais le renouvellement d'un composant pour un montant différent de
celui d'origine modifie la valeur globale de l'immobilisation.

M.NGOM 42
Les composants sont classés en deux catégories :

La première catégorie regroupe les composants


liés aux dépenses de remplacement (composants
faisant l’objet de remplacement à intervalles réguliers
durant la durée de vie de l’immobilisation entière
Pour cette catégorie, la comptabilisation comme
composant distinct est une obligation dès
l’exercice 2005.

La seconde catégorie regroupe les dépenses qui


font l'objet de programmes pluriannuels de
grosses réparations ou de grandes révisions.
Dans ce cas , 2 possibilités s’offrent aux entreprises :
provisions ou composants.
M.NGOM 43
4) LA VALEUR À L’INVENTAIRE

La valeur brute d’un actif est sa valeur d’entrée


VALEUR BRUTE
dans le patrimoine ou, sa valeur de réévaluation.
La valeur résiduelle est le montant, net des coûts
de sortie attendus, qu’une entreprise obtiendrait de
VALEUR
la cession de l’actif sur le marché à la fin de son
RESIDUELLE
utilisation. Elle doit être déterminée lors de
l'entrée à l'actif.
La base amortissable d'un actif est sa valeur
BASE AMORTISSABLE
brute sous déduction de sa valeur résiduelle.
VALEUR NETTE VALEUR BRUTE -CUMUL AMORTISSEMENTS-
COMPTABLE DEPRECIATIONS EVENTUELLES

M.NGOM 44
5) LA DEPRECIATION

En cas d’indice de perte de valeur, un test de


dépréciation est effectué : si la valeur actuelle de
l’immobilisation est inférieure à sa valeur nette
comptable, celle-ci est ramenée la valeur actuelle
par une dépréciation (6816 à 29xx).

M.NGOM 45
5) LA DEPRECIATION

Changements comptables :
Dans ses anciennes versions, jusqu’en 2005, le PC prévoyait, si
la valeur actuelle d’un bien devenait inférieure (de façon
significative) à la valeur nette comptable, la possibilité d’une
dépréciation qui s’enregistrait en:
• provision si la dépréciation était jugée non définitive,
• ou en amortissement exceptionnel si elle était estimée
définitive.
Désormais, la recherche d’une éventuelle dépréciation sera
beaucoup plus systématique, prendra en compte la notion de
valeur d’usage, et sera comptabilisée en dépréciation, le
terme de provision étant abandonné pour les immobilisations.

M.NGOM 46
5) LA DEPRECIATION

A. LES AMORTISSEMENTS
Ancienne définition (PCG 1999) : l’amortissement
consistait à répartir le coût d’un bien sur sa durée
probable d’utilisation selon un plan d’amortissement.
Nouvelle définition (PCG 2005) : l’amortissement est
la consommation des avantages économiques
attendus d’un actif.
Cette nouvelle définition, beaucoup plus
économique, a des conséquences sur :
la durée d’amortissement
le mode d’amortissement
la base d’amortissement

M.NGOM 47
5) LA DEPRECIATION

B. LA DUREE D’AMORTISSEMENT
En raison de la connexion de la comptabilité avec la
fiscalité, jusque là les entités utilisaient en pratique
des durées d’usage professionnel, en accord avec
l’administration fiscale, ce qui permettait une
déduction fiscale égale à la dotation comptable.
Désormais, l’application des nouvelles règles devrait
se traduire par l’amortissement sur les durées réelles
d’utilisation, en général plus longues que les durées
d’usage.

M.NGOM 48
5) LA DEPRECIATION

C. LA METHODE D’AMORTISSEMENT
• Situation antérieure au 1/1/2005 : la plupart des
entités utilisaient le mode dégressif pour
l’amortissement comptable des biens qui le
permettaient.
• Désormais, l’amortissement comptable doit
correspondre à l’utilisation réelle du bien, le mode
d’amortissement devrait donc être le mode
linéaire, à défaut d’un mode plus approprié.
• Cela signifie la nécessité de pratiquer un
amortissement dérogatoire en complément pour
bénéficier de la déductibilité fiscale du dégressif,
plus important en début d’utilisation du bien.

M.NGOM 49
5) LA DEPRECIATION

D. LA BASE AMORTISSABLE
La base d’amortissement est le coût d’acquisition du
bien. Désormais, il sera obligatoire de tenir compte
d’une valeur résiduelle si elle est significative, et
l’amortissement sera calculé sur le coût d’acquisition
diminué de cette valeur résiduelle, ce qui réduit
d’autant le montant des dotations d’amortissement.
Or l’administration fiscale ne tient pas compte de la
valeur résiduelle, ce qui signifierait un
amortissement comptable inférieur au minimum
fiscal et des AID perdus fiscalement.
L’entité devra donc pratiquer en complément un
amortissement dérogatoire (solution admise
désormais par l’administration fiscale).
M.NGOM 50
CONCLUSION
La mise en place des nouvelles règles comptables
nécessite sans doute une définition du cadre qui
comporte des aspects critiquables bien que
louables à plusieurs niveaux
Enfin, n’est-ce pas une occasion de prendre un peu
de distance avec l’application automatique des
règles IAS/IFRS, et de réfléchir sur leur avenir?

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