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Chargé de cours, dr.

Adriana APOSTOL
Scène littéraire:

3 courants majeurs pendant la seconde moitié du


XIXe siècle:

–le Parnasse (Leconte de Lisle, Gautier, Banville,etc.)

-le Naturalisme (Zola, Les Goncourt, Maupassant,


Daudet)

-le Symbolisme (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud,


Mallarmé, Moréas …)
Scène politique et socio-économique

-Le Second Empire – le règne de Napoléon III (1852-1870)


 l’ère industrielle, essor économique et commercial
 la Guerre franco-prussienne de 1870 –la chute du Second
Empire
 La Commune de Paris, gouvernement révolutionnaire – 18 mars
– 28 mai 1871; « la semaine sanglante »

-La Troisième République – 1870 – 1940


 Développement de l’économie capitaliste
 Accroissement du prolétariat urbain; agglomération des villes
 L’affaire Dreyfus (1894 – le capitaine d’origine israélite est
accusé à tort d’avoir livré aux Allemands des renseignements
militaires secrets)
Commune de Paris – Pierre Kropotkine (première parution:
mars 1881)
Les expositions universelles de 1878, 1889, 1900, de Paris:
-La France = un des pays les plus prospères du monde
(industrie, les monopoles, le commerce, les richesses des colonies)

La BELLE EPOQUE , autour des années 1900:


prospérité, téléphone, électricité, illumination des villes, les premières
automobiles, le cinématographe
le goût du plaisir, le cabaret Moulin-Rouge, la Tour Eiffel
Paris = la capitale mondiale des arts
Henri de Toulouse-Lautrec, Au Moulin Rouge,
(postimpressionniste) 1892, 1895
Au Salon de la Rue des Moulins, 1894
Essor des sciences:
Louis Pasteur: le vaccin antirabique
Pierre et Marie Curie: la radioactivité
Henri Poincaré: créateur de la typologie algébrique
le docteur Lucas: les principes de l’hérédité

La pensée philosophique:
Le positivisme - Auguste Comte, 1830-1842: la réalité objective,
l’expérience=seul critère de vérité ; la méthode expérimentale
Le scientisme – Hippolyte Taine
De l’intelligence (1870), Taine: l’esthétique déterministe; l’influence
des trois facteurs: race, milieu, moment
Courant néo-platonicien: s’oppose au positivisme
-l’existence, derrière les apparences, d’un monde idéal des essences
-Correspondances entre le monde réel, superficiel et le monde des
essences – le principe de l’analogie universelle
La poésie symboliste : saisir des correspondances entre le monde
sensible et le monde idéal (imagination et rêve)
L’intuitionnisme de Bergson : la durée intérieure, mémoire-souvenir
Réactions différentes devant le positivisme et le scientisme

-Les parnassiens: littérature officielle (impersonnalité artistique,


rigueur scientifique dans l’observation et l’expression)
-Les symbolistes (les impressionnistes dans la peinture): les
« maudits », la sensation, l’imagination, le rêve
-Relation étroite entre les arts : peinture, poésie, musique
-Dissolution des apparences, sensibiliser la nature, créer des
« tableaux d’âme »
-Le vers libre (la musique libre de Wagner)
-La SENSATION et L’IMPRESSION – équivalent spirituel
 Courant d’idéalisme poétique : toute la seconde moitié du XIXe siècle
 Mouvement littéraire: 1885-1886

- Courant: Charles Baudelaire: père du symbolisme, 1857, Les Fleurs du Mal

- Mouvement: les Décadents: Gustave Kahn, Edouard Dujardin, René Ghil,


Charles Morice, Jean Moréas, Verhaeren, Maeterlinck, Georges Rodenbach,
Stuart Merrill, etc.
 Verlaine: la littérature décadente = réaction, va à rebours
 Verlaine: 1884, Les Poètes maudits (Corbière, Rimbaud, Mallarmé)
 Le culte de Wagner, 1885, La Revue wagnérienne
 Traité du Verbe, 1885, René Ghil: la poétique symboliste : SYMBOLE,
MUSIQUE, SUGGESTION
 1886, Jean Moréas: le MANIFESTE DU SYMBOLISME (Un manifeste
littéraire. Le Symbolisme)
 « Je suis l’Empire à la fin de la Décadence » (Verlaine, « Langueur »,
Jadis et naguère, 1883)
- contre « le mode de vie bourgeois, conformiste et satisfait, contre le
positivisme, contre le scientisme » (Rey, P.L)
- Prédilection pour les subtilités du moi; mysticisme, occultisme

« Le symbolisme est né contre le Parnasse et le réalisme, eux-mêmes


dressés contre le romantisme, et d’une part, en matière de sujet,
d’autre part comme revendication de la forme » (P. Valéry, 1932)
- Vigny, Baudelaire (l’analogie universelle) – des modèles
J. Moréas: « La poésie symboliste cherche à revêtir l’Idée d’une forme
sensible »
- Le culte du vague, du mystère, de l’irréel (le bizarre, le rêve,
l’inconscient, le mystérieux, l’occulte) poétique du mystère
G. Kahn: « le poème est la célébration du mystère »
Ch. Baudelaire: « Le beau est toujours bizarre »
- L’esthétique du mal :

Ch. Baudelaire: « L’art moderne a une tendance essentiellement


démoniaque »
« Le langage est une sorcellerie évocatoire »
- Le culte de la musique, la musique verbale :

Verlaine, Art poétique: « De la musique avant toute chose »


- Le principe de la suggestion (suggérer plutôt que représenter;
s’oppose au descriptivisme parnassien – le SYMBOLE)
Parvan, G., Littérature française XIXe siècle, Ed. Pygmalion, Pitesti,
1999.
Rey, P.-L., La littérature française du XIXe siècle, Armand Colin, Paris,
1993.
Didier, S., Garcin, E., Le symbolisme, Ed. Ellipses, Paris, 200.