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Master : Economie des territoires

Exposé sous titre :


Le Modèle d’économie centralisée : Modèle
de Ramsey

Réalisé par : IDLHAJALI Soukaina


MOHANITO Fatima
MOUSSAID Maria

Année universitaire : 2018-2019 Le 14-11-2018


II. Introduction
• Problématique :

 Comment le taux d’épargne endogène


impact-il le comportement des agents
économiques dans le modèle de CKR ?
ce modèle arrive-t-il à expliquer les
différences entre le taux de croissance de la
production par tête entre les pays ?
Plan
I. Introduction .
II. Le comportement des ménages .
III. Le comportement des entreprises.
IV. Les conditions d’équilibre dans le
modèle.
V. L’état régulier et le sentier de croissance
équilibré .
VI. Tableau synoptique.
VII. Conclusion .
VIII. Bibliographie .
I. Introduction
• Modèle de Cass-Koopmans-Ramsey modèle issu des
contributions de Ramsey (1928), Cass (1965) et Koopmans
(1965).

• Franck P. Ramsey : mathématicien, logicien et économiste


anglais, ne a Cambridge en 1903, mort a Londres en 1930.

• David Cass : économiste américain, né en 1937 a Honolulu, mort


en 2008 a Philadelphie, professeur a l'Université de Pennsylvanie
a partir de 1974.

• Tjalling C. Koopmans : économiste néerlandais et américain, ne


en 1910 a s-Graveland, mort en 1985 a New Haven
I. Introduction
• Le modèle de Cass-Koopmans-Ramsey endogénéise le taux
d‘épargne du modèle de Solow-Swan.
• Cette endogénéisation permet une analyse positive et normative
plus fine, en particulier de l'effet de politiques économiques.
• Dans ce Modèle :
• un seul bien est utilisé pour l’investissement et la consommation
• Deux sortes d’agent privé : Les ménages et les entreprises
• Quatre marchés :
• Marché des biens
• Marché du travail
• Marché du capital
• Marché des prêts
I. Introduction
• Ces quatre marches sont supposés être en concurrence
pure et parfaite .
• c'est-a-dire qu'ils satisfont les cinq conditions suivantes :
1. atomicité du marche,
2. homogénéité des produits,
3. transparence du marche,
4. libre entrée et libre sortie,
5. libre circulation des facteurs de production.
II. LE comportement des ménages
• Utilité iter-temporelle des ménages :
• Ménage représentatif a durée de vie infinie : dont les générations
sont liées par héritage et altruisme .
• A la date t=0 son utilité inter-temporelle est :
+∞ +∞
𝑈0 ≡ න 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝐿𝑡 𝑐𝑡 . 𝑑𝑡 ≡ 𝐿0 . න 𝑒 −(𝑝−𝑛)𝑡 . 𝑈 𝑐𝑡 . 𝑑𝑡
0 0

𝐶𝑡
• Avec :ct= est la consommateur par tête
𝐿𝑡
• ρ est le taux de préférence pour le présent et ρ> 0
• U est la fonction d’utilité instantanée indiquant l’utilité de
chaque ménage a un instant donnée .
• Population , 𝐿𝑡 = 𝐿0 . 𝑒 𝑛𝑡 ou L0 > 0 et n ≥0,
II. Le comportement des ménages
• Propriétés de l’utilité de consommation :

𝑐 1−ɵ
• u 𝑐𝑡 =
1−ɵ

1. U est strictement croissante : U'(c)> 0


2. U est concave (ce qui traduit une préférence pour
lisser la consommation dans le temps) : U" (c) <0
3. U satisfait les conditions d’Inada
II. Le comportement des ménages
II. Le comportement des ménages
• La contrainte budgétaire instantanée du ménage représentatif est :

 Ḃ𝒕 = 𝒓𝒕 𝑩𝒕 +𝒘𝒕 𝑳𝒕− 𝑪𝒕
 Avec :
• 𝑩𝒕 = montant total des actifs en unités de bien. Sachant que chaque
ménage peut détenir deux types d’actifs : prêts aux autres ménages et les
titres de propriété sur le capital.

𝐁𝐭
• 𝐛𝐭 = : montant total des actifs en unités de bien par personne.
𝐋𝐭

• 𝒓𝒕 = taux d'intérêt réel sur les prêts aux ménages


= taux de rendement réel des titres de propriété
• 𝒘𝒕 : le revenu salarial par personne.
II. Le comportement des ménages
• Pour avoir la contrainte budgétaire par tête on doit diviser la contrainte
budgétaire instantanée pat 𝐿𝑡 .

Ḃ𝑡 𝑟𝑡 𝐵𝑡 𝒘𝒕 𝐿𝑡 𝐶𝑡
• donc : = + −
𝐿𝑡 𝐿𝑡 𝐿𝑡 𝐿𝑡

(1) (2) (3) (4)

Ḃ𝑡 𝐵 𝐵˙𝑡 𝐿𝑡 − 𝐵𝑡 𝐿˙𝑡 Ḃ𝑡
• (1) : = ḃ et ḃ = ( 𝑡)˙= = − 𝑏𝑡 n
𝐿𝑡 𝐿𝑡 𝐿𝑡 ² 𝐿𝑡

𝑟𝑡 𝐵𝑡 𝒘𝒕 𝐿 𝑡 𝐶𝑡
• (2) : = 𝑟𝑡 ; (3) : = 𝑤𝑡 ; (4) : = 𝑐𝑡
𝐿𝑡 𝐿𝑡 𝐿𝑡

• En réarrangeant les termes on obtient :


• ḃ𝑡 = (𝑟𝑡 −𝑛 )𝑏𝑡 + 𝑤𝑡 − 𝑐𝑡
II. Le comportement des ménages
• Le problème d’optimisation des ménages :
+∞
• 𝑀𝑎𝑥𝑐𝑡>0:𝑏 𝐿0 . න 𝑒 −(𝑝−𝑛)𝑡 . 𝑈 𝑐𝑡 . 𝑑𝑡
𝑡>0
0
• sous les contraintes :
• ɏ𝑐𝑡≥0 𝑒𝑡 ɏ t≥0 : contrainte de positivité de la consommation .

• ɏ t≥0 : ḃ𝑡 = (𝑟𝑡 −𝑛 )𝑏𝑡 + 𝑤𝑡− 𝑐𝑡 : la contrainte budgétaire instantanée



• 𝑙𝑖𝑚𝑥~+∞ 𝑏𝑡 𝑒 − ‫׬‬0 𝑟𝑡 −𝑛 𝑑𝑡 ≥ 0: la contrainte de solvabilité cette
dernière impose que la valeur actualisée a la date 0 du montant total d'actifs a
long terme doit être positive ou nulle et élimine le jeu de Ponzi (la possibilité
de montage financier ou chaque emprunt serait remboursé au moyen d'un
nouvel emprunt) .

Problème difficile car inter-temporelle


II. Le comportement des ménages
• Pour résoudre ce problème on doit procéder a le Hamiltonien .
• Il s’agit d’une technique mathématique dynamique introduite dans l’économie
pendant les années 1960, principalement dans le travail des théoriciens de la
croissance néoclassique.

• Il faut signaler que Le Hamiltonien est utilisé dans le cas d’optimisation


dynamique en temps continu.
• On définit le hamiltonien associe au problème d'optimisation des ménages Par :

• 𝐻 𝑐𝑡 , 𝑏𝑡 , λ𝑡 , 𝑡 ≡ 𝑈(𝑐𝑡 ) + λ𝑡 (𝑟𝑡 −𝑛 )𝑏𝑡 + 𝑤𝑡− 𝑐𝑡


• On appelle :
• 𝑏𝑡 : la variable d’état
• λ𝑡 : la co-variable d'état.
• 𝑐𝑡 : la variable de contrôle
II. Le comportement des ménages
• 𝐜𝐭 𝐭 ≥𝟎 , 𝐛𝐭 𝐭 ≥𝟎 est une solution du problème d'optimisation du ménage si et
seulement s'il existe (λ𝑡 )𝑡≥0 tel que :

1. ∀ t≥ 𝟎 , ∀ 𝒄𝒕 ≥ 𝟎 , 𝝀𝒕 ≥ 𝟎 ∶ 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é

𝝏𝑯
2. ∀ t≥ 𝟎 𝝏𝒄 𝒄𝒕 , 𝒃𝒕 , 𝝀𝒕 , 𝒕 = 0 : condition du premier ordre sur la variable de
𝒕

contrôle .
𝝏𝑯
3. ∀ t≥ 𝟎 ; 𝝀˙ = (ρ-n)𝝀𝒕 - 𝝏𝒄 𝒄𝒕 , 𝒃𝒕 , 𝝀𝒕 , 𝒕 =(ρ-𝒓𝒕 ) λ𝒕 : la condition d’évolution de la
𝒕

co-variable de l’état .
4. ∀ t≥ 𝟎 ḃ𝒕 = (𝒓𝒕 −𝒏 )𝒃𝒕 + 𝒘𝒕− 𝒄𝒕 : la contrainte budgétaire instantanée

5. 𝐥𝐢𝐦 𝝀𝒕 𝒃𝒕 𝒆− 𝝆−𝒏 𝒕
=0 : la condition de transversalité
𝒕→∞

6. 𝒍𝒊𝒎𝒙~+∞ 𝒃𝒕 𝒆− ‫ 𝒕𝒓 𝟎׬‬−𝒏 𝒅𝒕 ≥ 𝟎 : la contrainte de solvabilité
II. Le comportement des ménages
+∞ 𝑐 1−ɵ
• On a 𝑈0 ≡ ‫׬‬0 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝐿𝑡 𝑐𝑡 . 𝑑𝑡 et u 𝑐𝑡 = et
1−ɵ
• on remplace u 𝒄𝒕 dans 𝑼𝟎 on obtient :
∞ 𝐶 1−𝜃 −1 −(ρ−𝑛)
• 𝑈0 =‫׬‬0 1−𝜃 е dt
• Le Hamiltonien devient :
∞ 𝑪𝟏−𝜽 −𝟏 −(𝝆−𝒏)
• 𝑯 𝒄𝒕 , 𝒃𝒕 , 𝝀𝒕 , 𝒕 ≡ ‫𝟏 𝟎׬‬−𝜽 е dt+ 𝝀𝒕 (𝒓𝒕 −𝒏 )𝒃𝒕 + 𝒘𝒕− 𝒄𝒕
• a partir de la 2eme condition on obtient :
−𝜽
−(𝝆−𝒏) 𝟏−𝜽 𝒄
 𝜹𝑯
𝜹𝑪
=0 → е - 𝝀𝒕 =0
𝟏−𝜽
𝟏−𝜽 𝒄 −𝜽
 ≡ е−(𝝆−𝒏) − 𝝀𝒕 =0
𝟏−𝜽
 ≡ е−(𝝆−𝒏) 𝒄−𝜽 = 𝝀𝒕
 ≡ −(𝝆 − 𝒏) 𝒍𝒏 е −θ 𝒍𝒏 𝒄 = 𝒍𝒏 𝝀 𝒕
𝒄ሶ 𝒕 𝝀ሶ
 ≡ −(𝝆 − 𝒏)−θ = 𝝀
𝒄
II. Le comportement des ménages
𝒄ሶ 𝟏 λ˙𝒕
 = [- 𝝀 - 𝝆+n] (1)
𝒄 𝜽 𝒕
• a partir de la 3eme condition on obtient :

−λ
• λ( r-n)= - λ𝑡 → = r-n (2)
λ
• On remplace 2 dans 1 :
𝑐𝑡ሶ ሶ 1
 Donc : = [r-n- 𝜌+n]
𝑐𝑡 θ
𝑐𝑡ሶ ሶ 𝟏
 = [𝒓𝒕 - 𝝆] : le taux de croissance de la
𝑐𝑡 𝜽
consommation par tête .
 Et 𝛉 : l’élasticité de substitution inter-temporelle

• L’équation d'Euler (ou règle de Ramsey d‘épargne optimale, ou


règle de Keynes-Ramsey)
II. Le comportement des ménages
ሶ𝑐𝑡ሶ
• Il y’a croissance de la consommation par tête >0 si et
𝑐𝑡

seulement si 𝑟𝑡 >ρ . (plus le taux d’intérêt est élevé , plus


le ménage investit ) .

𝑐𝑡ሶ ሶ
• <0 : 𝑟𝑡 <ρ : plus le taux de préférence pour le
𝑐𝑡

présent est élevé, moins le ménage investit .

𝑐𝑡ሶ ሶ
• =0 si : 𝑟𝑡 = ρ
𝑐𝑡
III. Le comportement des entreprises
• Le Problème d’optimisation des entreprises :
 Le profit instantané des entreprises:
𝝅𝒕 = 𝒀𝒕 − 𝑾𝒕 𝑳𝒕 − 𝒁𝒕 𝑲𝒕
• Avec : 𝒀𝒕 = 𝑲𝒕 𝜶 𝑨𝒕 𝑳𝒕 𝟏−𝜶 (fonction néoclassique de cobb-
Douglass) .
• 𝑾𝒕 : salaire réel
• 𝑳𝒕 : travail utilisé mesuré en nombre de personnes employés
Et 𝐿𝑡 = 𝐿0 . 𝑒 𝑛𝑡

• 𝒁𝒕 : cout réel d’usage du capital


• 𝑲𝒕: stock de capital utilisé
• 𝐴𝑡 : paramètre de productivité avec 𝐴𝑡 = 𝐴0 𝑒 𝑔𝑡 ou 𝐴0 ≥
0 𝑒𝑡 𝑔 ≥ 0
III. Le comportement des entreprises
• On a : 𝑍𝑡 − δ = 𝑟𝑡
• Donc : 𝑍𝑡 = 𝑟𝑡 + δ= f’(𝑘𝑡 )
• On remplace 𝑌𝑡 et 𝑍𝑡 par leurs valeurs dans l’équation
fondamentale du profit:
• 𝝅 = 𝒌𝒕 𝜶 𝑨𝑳𝒕 𝟏−𝜶 − 𝐰𝑳𝒕 −( 𝒓𝒕 + 𝜹)𝑲𝒕
• On divise la fonction par 𝐴𝐿𝑡 pour avoir le profit instantané
d’une entreprise représentative.
𝝅 𝒌𝒕 𝜶 𝑨𝑳𝒕 𝟏−𝜶 𝐰𝑳𝒕 ( 𝒓𝒕 + 𝜹)𝑲𝒕
• ceci implique : 𝑨𝑳𝒕
=
𝑨𝑳𝒕

𝑨𝑳𝒕

𝑨𝑳𝒕

• 𝜋 = 𝑘𝑡 𝛼 − 𝑤𝑡 𝐴𝑡 −1
− ( 𝑟𝑡 + δ)𝑘𝑡
III. Le comportement des entreprises
• En utilisant ces conditions et le théorème d'Euler applique a
la fonction F homogène de degré un, on obtient que le profit
instantanée est nul quels que soient 𝑲𝒕 et 𝑳𝒕 et :
𝛼
𝜋 = 𝑘𝑡 − 𝑤𝑡 𝐴𝑡 −1 − ( 𝑟𝑡 + δ)𝑘𝑡 = 0
𝛼 −1
𝑘𝑡 − 𝑤𝑡 𝐴𝑡 = ( 𝑟𝑡 + δ)𝑘𝑡
𝑤𝑡 𝐴𝑡 −1 = 𝑘𝑡 𝛼 − ( 𝑟𝑡 + δ)𝑘𝑡
𝑤𝑡 = A(𝑘𝑡 𝛼 − ( 𝑟𝑡 + δ)𝑘𝑡 )
𝑤𝑡 =𝐴(𝑓(𝑘𝑡 ) − f′(𝑘𝑡 )𝑘𝑡 )
• Donc chaque facteur de production est rémunéré par sa
productivité marginale.
IV. Les conditions d’équilibre dans le modèle.
• A l’équilibre sur le marché des prets 𝐵𝑡 =𝐾𝑡
• ሶ 𝑏ሶ
Et L’égalité entre l’investissement et l’épargne s’écrit comme : 𝑘 =
𝐾𝑡
𝜕𝑘𝑡 𝜕 𝐾ሶ 𝑡 (𝐴𝑡 𝐿𝑡 )−𝐾𝑡 (𝐴𝑡 𝐿ሶ 𝑡 ) 𝐾ሶ 𝑡
𝐴𝑡 𝐿𝑡

𝑘= = = = − (𝑛 + 𝑔)𝑘𝑡
𝜕𝑡 𝜕𝑡 (𝐴𝑡 𝐿𝑡 )2 𝐴𝑡 𝐿𝑡
𝑌𝑡 − 𝐶𝑡 − 𝛿𝐾𝑡

𝑘= − (𝑛 + 𝑔)𝑘𝑡
𝐴𝑡 𝐿𝑡
𝐶𝑡
= 𝑦𝑡 − − 𝛿𝑘𝑡 − (𝑛 + 𝑔)𝑘𝑡
𝐴𝑡 𝐿𝑡
𝐶𝑡
• On définit : 𝐴 = 𝛾𝑡 la consommation par unité de travail efficace
𝑡 𝐿𝑡

Alors 𝑘ሶ = 𝑦𝑡 − 𝛾𝑡 − 𝛿𝑘𝑡 − (𝑛 + 𝑔)𝑘𝑡


𝒌ሶ = f(𝒌𝒕 ) −𝜸𝒕 − (𝒏 + 𝒈 + 𝜹)𝒌𝒕

• Cette équation différentielle s'interprète comme la variation du stock de capital =


épargne - dilution –dépréciation (par unité de travail efficace) et implique
l'équilibre sur le marche des biens.
IV. Les conditions d’équilibre dans le modèle.
• On considère dorénavant une élasticité de substitution inter-
1
temporelle constante, égale a
𝜃
𝐶𝑡
• En utilisant 𝑟𝑡 = f’(𝑘𝑡 )-δ et = 𝛾𝑡 , on peut alors réécrire
𝐴 𝑡 𝐿𝑡
l’équation d’Euler comme :
𝛾ሶ 𝑡 1
= [f’(𝑘𝑡 )-δ − 𝜌 − 𝜃𝑔]
𝛾𝑡 𝜃
• Ceci implique :

𝟏
→ 𝜸ሶ 𝒕 = [ f’(𝒌𝒕 ) - 𝜹 − ρ − 𝜽𝒈] 𝜸𝒕
𝜽
• Cette équation détermine l'évolution de la consommation par
tête efficace.
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré

• L’ état régulier ≡situation dans laquelle 𝑘0 est tel que, a l’ équilibre, toutes les
quantités sont non nulles et croissent a taux constants.
• L’ équation différentielle en 𝛾ሶ 𝑡 implique que 𝑘𝑡 est constant a l’état régulier

• L’ équation différentielle en 𝑘ሶ 𝑡 implique que 𝛾𝑡 est constant a l’état régulier


• Donc a l’état régulier :
• 𝑘𝑡 et 𝛾𝑡 sont constatant .
𝐾 𝐶𝑡
• 𝑘𝑡 ≡ 𝑡 =𝐴𝑡 𝑘𝑡 et 𝑐𝑡 = =𝐴𝑡 𝛾𝑡 croissent au taux g,
𝐿𝑡 𝐿𝑡
𝑌
• 𝑦𝑡 = 𝑡 =𝐴𝑡 f(𝑘𝑡 ) croit au taux g
𝐿𝑡
𝑌𝑡 −𝐶𝑡 𝛾𝑡
• Le taux d’épargne =1- est constant
𝑌𝑡 𝑓(𝑘𝑡)
• Comme dans le modèle de Solow Swan.
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• En remplaçant 𝑘ሶ 𝑡 par 0 dans l’éq𝑢ation différentielle en
𝑘ሶ 𝑡 = f( 𝑘𝑡 )-𝛾𝑡 -(n+g+δ)𝑘𝑡
on obtient:
𝜸𝒕 = f( 𝒌𝒕 ) -(n+g+δ)𝒌𝒕
qui correspond a une courbe en cloche dans le plan (𝑘𝑡 , 𝛾𝑡 ).
• En remplaçant 𝛾ሶ 𝑡 par 0 dans l′equation différentielle en
1
𝛾ሶ 𝑡 = [f’(𝑘𝑡 )-δ-𝜌-𝜃g]𝛾𝑡
𝜃
on obtient:
f’(𝒌𝒕 )= δ+ρ+θg
Qui correspond a une droite verticale dans le plan (𝑘𝑡 , 𝛾𝑡 ).
• Le point d'intersection de cette courbe et cette droite
correspond a la valeur de (𝑘𝑡 , 𝛾𝑡 ) a l‘Etat régulier, notée (
𝑘 ∗ ,𝛾 ∗ ).
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• La valeur 𝑘𝑜𝑟 de 𝑘𝑡 maximisant la courbe en cloche est
t

définie par
f′(𝑘𝑜𝑟 ) = n + g + δ
(règle d'or d'accumulation du capital du modèle de
Solow-Swan).

• On a 𝑘 ∗ < 𝑘𝑜𝑟 car les ménages sont suffisamment


impatients pour que (ρ-n)>(1-θ )g : lorsque 𝑘𝑡 >𝑘 ∗ , une
baisse de l‘épargne augmente la composante de court
terme de l'utilité inter temporelle plus qu'elle réduit sa
composante de long terme.
• L‘équation f’( 𝒌𝒕 )= δ+ρ+θg est appelée (règle d'or
modifiée).
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• En dérivant f’( 𝒌∗ )= δ+ρ+θg et 𝛾 ∗ = f(𝑘 ∗ )-(n+g+δ)𝑘 ∗∗ par
rapport a r, q, g, d ou n, et en utilisant f(𝑘 ∗ ) > n +g + δ , on
obtient que
• 𝑘 ∗ est strictement décroissant en ρ , θ , g, δ , et constant
en n.
• 𝛾 ∗ est strictement décroissant en ρ , θ , g, δ, n.

Ces décroissances sont illustrées par le graphique


précèdent :
• une hausse de n déplace la courbe en cloche vers le bas,
• une hausse de ρ ou θ déplace la droite verticale vers la
gauche,
• une hausse de g ou δ fait les deux a la fois.
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
A l’état régulier, le modèle de Cass-Koopmans-Ramsey rend
donc compte des cinq premiers "faits stylisés" identifiés par
Kaldor (1961) :
𝑦ሶ 𝑡
1. la production par tête croît : = 𝑔> 0
𝑦𝑡
𝑘ሶ 𝑡
2. le stock de capital par tête croît : = 𝑔> 0
𝑘𝑡
3. le taux de rendement du capital est constant : 𝑟𝑡 = f’(𝑘 ∗ 𝑡 )_δ
𝐾𝑡 𝑘∗
4. le ratio capital / production est constant : =
𝑌𝑡 f’(𝑘 ∗ 𝑡)
5. Les parts de rémunération du travail et du capital dans la
production sont constantes:

𝒘𝒕 𝑳𝒕 f(𝒌∗ 𝒕)−𝒌∗𝒕f’(𝒌∗𝒕 ) 𝒛𝒕 𝑲𝒕 𝒌∗ 𝒕 f’(𝒌∗ 𝒕 )


= et =
𝒀𝒕 f’(𝒌 𝒕 )
∗ 𝒀𝒕 f’(𝒌∗𝒕 )
V. L’état régulier et le sentier de croissance
équilibré
• A l’état régulier, le modèle de Solow-Swan rend compte
des 1er, 2ème et 4ème faits stylisés de Kaldor (1961),
mais pas des 3ème et 5ème (car il ne considère pas les
prix 𝑤𝑡 , 𝑧𝑡 et 𝑟𝑡 ).
• A l’état régulier, ni le modèle de Solow-Swan ni celui de
Cass-Koopmans-Ramsey ne rendent aisément compte
du 6ème fait stylisé de Kaldor (1961) :
6. le taux de croissance de la production par tête varie
entre les pays,
𝑦ሶ 𝑡
car ils impliquent que le taux de croissance est égal
𝑦𝑡
au taux de progrès technique g qui ne varie sans doute
pas de manière permanente entre les pays (du fait de la
possibilité de diffusion des connaissances).
V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• Le sentier de croissance équilibré :
• Diagramme des phases : forme générale des trajectoires

V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• On définit le sentier-selle par le long pour lequel (𝑘𝑡 , 𝛾𝑡 ) vers (𝑘 ∗ , 𝛾 ∗ ) .

• pour un 𝑘0 > 0 trois cas sont possible pour 𝛾0

• cas 1 : 𝛾0 est tel que (𝑘0 , 𝛾0 ) est sur le sentier-selle :

• dans ce cas (𝑘𝑡 , 𝛾𝑡 ) converge vers (𝑘 ∗ , 𝛾 ∗ ) .

• Cas 2 : 𝛾0 est tel que (𝑘0 , 𝛾0 ) au-dessous du sentier-selle (point 1)

• cas 3 : 𝛾0 est tel que (𝑘0 , 𝛾0 ) au-dessus du sentier-selle (point 2)


V. L’état régulier et le sentier de croissance équilibré
• Diagramme des phases pour un 𝑘0 > 0 donnée :
VI. Tableau synoptique
Intitulé de Noms des auteurs Pays et L’objectif de Les/le modèles utilises Les résultats
l’Article période l’article
d’analyse

"The Ahmed NIZAM Entre Cet article vise y=f(k)=𝒌𝜶 𝒉𝜷 ሶ 𝒔𝒉 𝒚 −


𝒉=
à montrer ሶ 𝒔𝒌 𝒚 − 𝒏 + 𝒈 + 𝜹 𝒌 (𝒏 + 𝒎 + 𝒈 +
Effect Of ROHANIN 1993- 𝒌=
l’effet positif de
Foreign Ahmed 2012 l’introduction
Workers NURARINA de travailleurs ሶ 𝒔𝒉 𝒚 − 𝒏 + 𝒈 + 𝜹 𝒉
𝒉=
BAZILAH AZIZ
En étrangers dans
On
Malaisie une économie.
Capital 𝒉𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 = 𝒉𝒍𝒘 + 𝒉𝒇𝒘
Accumul
ation in
𝑳𝒕 = 𝑳𝟎 𝒆𝒏𝒍𝒘 +𝒎𝒇𝒘
Ramsey-
Cass-
ሶ 𝒔𝒉 𝒚 − (𝒏 + 𝒎 + 𝒈 +
𝒉=
Koopman
s Model

VI. Tableau synoptique (suite)
Intitulé de Pays et période L’objectif de Les modèles Les résultats
l’Article d’analyse l’article utilises
"Growth and Entre 1995 et 2005 C’est de montrer La fonction de Le motif d’épargne de
que le motif de production cobb- précaution peut
precautionary En 18 expliquer la
l’épargne de douglass
saving in the pays(Australie-l corrélation positive
précaution, entre la croissance et
Ramsey-Cass- ’Autriche - la
pourrait être 𝒚𝒕 =F(𝑲𝒕 , 𝑳𝒕 ,𝒁𝒕 ,𝑻𝒕 )
les taux d’épargne.
Koopmans Belgique- le Canada-
une raison sous- L’article introduit
economy" la Finlande- la =𝑲𝜶𝒕 (𝑻𝑻 . 𝑳𝒕 )𝜷
jacente à la d’une manière simple
Royaume Uni- (𝑻𝑻 . 𝒁𝒕 )𝟏−𝜶−𝜷
relation pour résoudre un
Allemagne-Italie- modèle d’équilibre
détecter entre la D’où
Japon-la Corée- général quand il y’a
croissance et deux agents et il y’a
Payé bas- Norvège- l’épargne .
un processus de
Portugal-Espagne- K=capital transfert stochastique
Suisse –Suède-USA ) entre les groupes.
T= croissance ou de la
technologie qui se
développé à un taux g

𝑳𝒕 = le travail (productif)

𝒁𝒕 = le travail(
imporductif)
VI. Tableau synoptique (suite)
Intitulé de Nom de Date Pays et L’objectif de l’article La méthode et Les résultats
l’Article l’auteur de période Les modèles utilises
publica d’analyse
tion
"Intégratio Sana Le 26 112 pays L’explication de la relation les estimations • L’ouverture
n financière AZZABI émergents entre le Développement sont effectuées à financière
mars et en financier et croissance partir de données semble impacter
internation
2012 développem économique . de panel relatives favorablement
ale,
ent entre Le modèle de base: mais d’une
développe 1975 et 2007 le rôle du système manière non
ment financier dans le processus
𝐷𝐹𝑖𝑡=𝛽0+𝛼 significative la
financier et de croissance. 𝐷𝐹𝑖𝑡−1+𝛽1 taille (absolue
croissance 𝑂𝐹𝑖𝑡−1+𝛽2 𝑋𝑖𝑡−1 ou relative) des
intermédiaires
dans les + 𝜇𝑖+𝜆𝑡+𝜀𝑖𝑡
Avec : DF : le dégrée financiers
pays
de développement bancaires et non
émergents bancaires.
financier
et en OF : dégréé • L’intégration
développe d’ouverture financier financière
X est un jeu de
ment" internationale
variables explicatives
μi représente l’effet réduirait, d’après
spécifique au pays, λt les résultats des
l’effet spécifique au estimations,
temps et ε est un l’activité des
terme d’erreur353. intermédiaires
financiers
bancaires et non
bancaires.
VII. Conclusion
• la croissance est uniquement due au progrès technique,

• l'effet de l'accumulation du capital sur la croissance disparait a


cause de la décroissance de la productivité marginale du capital,

• il y a convergence conditionnelle des niveaux de production par


tête (en logarithme) entre les pays.

• A long terme, les cinq premiers faits stylises de Kaldor (1961) sont
obtenus.

• Limite du modèle : Le taux de progrès technique g est exogène.


VIII.Bibliographies
• Barro, R. J., & Sala-i-Martin, X. (1990). Economic growth and
convergence across the United States (No. w3419). National
Bureau of Economic Research.
• "The Ramsey-Cass-Koopmans Model" JEM004
Macroeconomics,IES, Fall 2010 ,Lecture Notes ,Eva Hromád
ková .
• " The basic representative agent model:
Ramsey« Groth, Lecture notes in macroeconomics,
(mimeo) 2016 .