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 L'analyse financière des comptes consolidés


est difficile pour au moins deux raisons :

2
 d'une part, la technique des comptes consolidés
modifie quelque peu les méthodologies classiques
d'analyse et de diagnostic financier qui reposent
essentiellement sur celles des comptes individuels.
Les approches dites « fonctionnelles» issues d'une
démarche PCG ou « financières» orientées dans une
optique plutôt bancaire fournissent des outils
intéressants mais ne sont pas toujours adaptables
pour les comptes consolidés.

3
Pire, ces méthodes peuvent conduire à des
erreurs car elles imposent bien souvent des
retraitements qui n'ont pas lieu d'être avec
l'étude des comptes consolidés.

4
 d'autrepart, les normes IFRS qui fournissent
une information destinée en priorité aux
investisseurs ont modifié également les
indicateurs habituels d'analyse financière que
ce soit les principaux ratios financiers, les
contenus des postes à analyser ou la
communication financière.

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6
 Mener une analyse financière impose
d'utiliser une méthodologie. Il existe non pas
une méthodologie pour faire un diagnostic
mais des méthodologies possibles.

7
 Plusieurs démarches peuvent être identifiées
selon un raisonnement d'experts ou
d'analystes débutants:
 le calcul de tendances simples;
 la comparaison aux normes du secteur;
 la comparaison à d'autres informations
fournies.

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 Trois points doivent être examinés au
minimum:
 l'environnement et la stratégie;
 le modèle de croissance et les perspectives
futures;
 les états financiers.

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Méthodologie proposée pour l'analyse financière d'un
groupe coté

Environnement, , secteur, produits, marché, etc.

Analyse stratégique

-Flottant - US GAAP
- Risque Marchés Impact sur Référentiel -IFRS
- Liquidité financiers comptable

Analyse financière
Représentation par des
Trouver les symptômes
images mentales

10
1. Analyse du périmètre et de la structure du Groupe
2. Analyse des secteurs d'activités
3. Analyse des flux de trésorerie
4. Analyse de la formation des résultats et de la
performance
5. Analyse de la rentabilité
6. Analyse des éléments extra financiers
- les pratiques de gouvernance et le contrôle interne;
- la gestion des ressources humaines;
- la gestion de l'environnement et le développement
durable.

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 L'étude des comptes consolidés permet de
comprendre la stratégie globale du groupe
sur le plan fiscal, social, financier, etc., les
activités développées ainsi que de juger du
contenu des indicateurs de performance à
destination des marchés financiers.

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 Concernant les comptes consolidés de
société de taille importante, plusieurs points
méritent une attention particulière.

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 Une cotation d'une société étrangère sur le
NYSE (New York Stock Exchange) n'est
autorisée que si le groupe met en place un
système de contrôle interne au niveau des
risques sous la responsabilité des dirigeants
(loi Sarbanes-Oxley).

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 Il faut d'abord comprendre comment le groupe a
été défini, dans quel référentiel comptable les
comptes ont été enregistrés, etc. En effet,
analyser deux sociétés à partir d'indicateurs
financiers extraits de comptes consolidés bâtis
dans deux référentiels comptables différents (US
GAAP versus IFRS) n'a aucun sens, le contenu
des postes ne reposant pas toujours sur les
mêmes critères (enregistrement à la valeur de
marché versus enregistrement au coût
historique).
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 Les analystes savent pertinemment que les prix
pratiqués, même s'ils sont retraités, ne
correspondent pas à des prix de marché. En outre,
lorsqu'il s'agit d'un groupe avec à sa tête une
holding comme c'est le cas des conglomérats, une
décote est systématiquement appliquée de 10 % à
20 % en raison du manque de synergie et de
l'absence de visibilité.
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 Des mesures propres à certains pays peuvent
encourager l'implantation d'un groupe ou de
son siège social.

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 Les groupes de taille importante sont souvent
soumis aux aléas des devises. Mais ils
peuvent mettre en place une centralisation
de trésorerie pour optimiser leurs couvertures
de change au jour le jour ou bénéficier de
système de compensation du change intra-
groupe comme le netting.

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 Les principaux indicateurs financiers étudiés
par les bureaux techniques d'analyse
financière doivent être :
 comparés dans le temps (au moins 3 ans) ;
 interprétés par secteur d'activité.

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 La norme lAS 1 s'applique depuis le 1er janvier
2009.

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 Les états financiers doivent fournir des
informations sur la situation financière, la
performance financière et les flux de
trésorerie de l'entité, qui soient utiles à un
large éventail d'utilisateurs pour la prise de
décisions économiques.

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 La norme lAS 1 indique qu'un jeu complet
d'états financiers doit comprendre:
 un état de situation financière à la fin de la
période (qui correspond au bilan, statement
of financial position) ;
 un état du résultat global de la période
(statement of comprehensive income) ;

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 un état des variations de capitaux propres de
la période (changes in equity statment) ;
 un tableau de flux de trésorerie de la période
(statement of cash flow- cf. lAS 7) ;
 des notes, contenant un résumé des
principales méthodes comptables et d'autres
informations explicatives (accounting policies
and notes).
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 La version révisée d‘IAS 1 offre l'option aux
préparateurs d'états financiers de présenter
les charges, les produits, ainsi que les autres
éléments du résultat global sous deux formes
différentes:
 un état unique du résultat global;

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 deux états distincts:
• un état détaillant les composantes du
résultat (compte de résultat séparé),
• un état commençant par le résultat et
détaillant les autres éléments du résultat
global (état du résultat global).

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 Quelle que soit la forme choisie, la norme lAS
1 donne les consignes suivantes:
• présentation de postes, rubriques et sous-
totaux supplémentaires si cela est pertinent
pour comprendre la performance financière
de l'entité;
• occultation des produits et charges en tant
qu'éléments extraordinaires (y compris dans
les notes) ;
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• présentation d'une analyse des charges par
nature ou par fonction selon la pertinence (si
c'est par fonction, des informations
supplémentaires sur la nature des charges, y
compris les dotations aux amortissements et
les charges liées aux avantages du personnel
doivent être fournies).

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 Selon lAS 1 et pour une période donnée, l'état
du résultat global doit comporter au
minimum les postes suivants:
• les produits des activités ordinaires;
• les charges financières;
• la quote-part dans le résultat des entreprises
associées et des coentreprises comptabilisées
selon la méthode de la mise en équivalence ;
• la charge d'impôt sur le résultat;
31
• un montant unique représentant le total des
activités abandonnées ;
• le résultat ;
• chaque composante des autres éléments du
résultat global classée par nature (à
l'exception des montants du point ci-après) ;

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• la quote-part des autres éléments de
résultat global des entreprises associées
et des coentreprises comptabilisées
selon la méthode de la mise en
équivalence ;
• le résultat global total.

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 L'entité doit présenter dans l'état du
résultat global le résultat de la période
attribuable ainsi que le résultat global
total pour la période attribuable :
• aux intérêts minoritaires;
• aux propriétaires de la société mère.

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 Selon lAS 1, trois grandes caractéristiques de
présentation de l'état de situation financière
doivent être respectées:

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 A moins que le critère de liquidité apporte des
informations fiables et plus pertinentes, l'état
de situation financière doit présenter
séparément les actifs et les passifs selon qu'ils
sont – ou non - courants.

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 Pour une période donnée, lAS 1 indique que
l'état de la situation financière doit comporter
au minimum les postes suivants:

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 Composante séparée des états financiers
précédents, ce document doit expliquer la variation
globale des capitaux propres en distinguant:
• le résultat global total de la période (en séparant les
montants totaux attribuables aux propriétaires de la
société mère et aux intérêts minoritaires) ;
• les effets d'une application rétrospective ou d'un
retraitement rétrospectif comptabilisés pour
chaque composante des capitaux propres;

42
• les montants des transactions avec les
propriétaires agissant en cette qualité en
séparant les contributions et les distributions
aux propriétaires;
• pour chaque composante de capitaux
propres, un rapprochement entre la valeur
comptable en début et en fin de période,
indiquant séparément chaque élément de
variation.
43
 Que ce soit dans l'état des variations des
capitaux propres ou dans les notes (annexes),
le montant des dividendes comptabilisés au
titre des distributions aux propriétaires au
cours de la période ainsi que le montant
correspondant par action doivent être
indiqués.

44
 Cet état financier présente les flux de trésorerie de
la période classés en activités:

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 L'objectif est de fournir une information qui
permette aux utilisateurs de ces états
financiers d'évaluer la nature et les effets
financiers des activités dans lesquelles elle est
engagée et les environnements économiques
dans lesquels elle opère.

46
 Selon IFRS 8, une composante d'une
entreprise est un secteur opérationnel si elle
respecte les trois principes suivants:
1. elle s'engage dans des activités susceptibles
de lui faire percevoir des produits et
supporter des charges (y compris avec
d'autres composantes),

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2. ses résultats opérationnels sont
régulièrement examinés par le principal
décideur opérationnel de l'entité afin de
prendre des décisions quant aux ressources
à affecter au secteur et d'évaluer ses
performances,
3. elle dispose d'informations financières
distinctes .

48
 S'il dépasse un certain seuil quantitatif, ou -
dans la négative - si l'entité estime pertinent
de le faire, chaque secteur opérationnel fait
l'objet d'une information ...

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 Les formats proposés par le référentiel IFRS
prévoient la suppression du résultat
exceptionnel et la présentation de nouveaux
indicateurs tels que le résultat opérationnel et
le résultat opérationnel courant.
 En outre, la notion de coût de l'endettement
devient un indicateur très important dans
cette approche.

53
 Le résultat opérationnel n'est pas
précisément défini dans le référentiel IFRS.

54
 C'est l'ensemble des charges et produits ne
provenant pas des activités financières, des
sociétés mises en équivalence, des activités
arrêtées ou en cours de cession et de l'impôt.

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 On distingue endettement financier brut et endettement
financier net.

57
 Cette notion est très largement utilisée par
les entreprises et les analystes financiers car
elle représente le coût du financement net de
l'entreprise pendant l'exercice. Le coût de
l'endettement financier net correspond
principalement à :

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 Ils ne sont définis officiellement par aucune
norme ou aucune doctrine comptable (IFRS,
US GAAP, etc.). Ils doivent être utilisés avec
prudence car leur mode de calcul peut varier
selon les groupes et l'origine du référentiel
comptable du groupe (anglo-saxon,
européen, asiatique, etc.).

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 Cet indicateur correspond habituellement au
résultat opérationnel avant dotations aux
amortissements, provisions et dépréciations.
Il fournit une première indication de la
performance du groupe, avant toute
incidence des choix d'investissement, de
financement, de méthode d'amortissement,
de décisions de dépréciation et de la fiscalité.

62
 Il n'est pas homogène. Selon les groupes il est
calculé avant ou après dépréciations d'actifs
circulants, produits et charges non
récurrents.

63
 Fréquemment utilisé par les groupes, cet
indicateur est très critiqué: certains ont
centré leur communication financière sur cet
indicateur pour occulter les dépréciations
importantes comptabilisées sur des filiales de
la « nouvelle économie» qu'ils avaient
surpayées.

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 Cet indicateur est très proche du résultat
d'exploitation. Cet indicateur est affecté par
le choix des méthodes et durées
d'amortissement de ces immobilisations .

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 Il est égal à l'EBITDA moins la dotation aux
amortissements des immobilisations
corporelles. L'amortissement de ces
immobilisations constitue en effet une charge
récurrente correspondant à l'utilisation de
biens indispensables à l'exploitation.

67
 Comme pour l'EBITDA, le mode de calcul de
l'EBIT n'est pas réglementé par les textes
comptables.

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70
 C'est un ratio qui vise à mesurer la rentabilité et
l'efficacité des investissements en capital nécessaires
à l'activité d'une firme. C'est l'équivalent de la
rentabilité économique.
 La rentabilité des capitaux employés peut être définie
par:

ROCE = Résultat économique après IS / Capitaux employés

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 Il est possible de calculer les capitaux
employés de deux manières:

72
 On trouve deux indicateurs possibles du
résultat économique:

73
 Comme les autres ratios, le ROCE n'est pas
normalisé et appelle un certain nombre de
remarques sur la méthode de calcul:

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77
 C'est un ratio qui permet de mesurer la
performance d'une firme ou d'une unité de
production .

78
 La base de calcul est généralement la
suivante:

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1) Il existe une relation entre les capitaux employés et
les capitaux investis:

Capitaux employés + actifs nets hors exploitation


= capitaux investis

2) On peut également calculer l'EBITDA après impôt


(en utilisant un taux d'impôt normatif).

81
 C'est un ratio qui mesure la rentabilité de la
totalité des actifs.

82
 C'est ce ratio qui est utilisé dans la chaine dite
de DuPont. On peut trouver aussi l'expression
suivante:

83
 C'est un ratio qui mesure la rentabilité d'un
investissement et qui permet de comparer la
rentabilité de différents investissements.
 Ainsi, pour un investissement donné:

84
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 C'est le ratio qui mesure la rentabilité des
capitaux propres. C'est la rentabilité
financière .

86
 On la mesure généralement de la façon
suivante:

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 Au niveau d'un groupe, deux cas peuvent être
distingués:

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89
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 Le flux de trésorerie opérationnel mesure
l'excédent de trésorerie réellement généré
par l'exploitation, avant tout choix de
financement et d'investissement.

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 Cet indicateur est très proche du flux de
trésorerie opérationnel qui figure dans le
tableau de flux de trésorerie.

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 Le FCF représente la trésorerie potentielle
disponible, abstraction faite des décalages de
trésorerie (créances et dettes), pour assurer le
paiement des apporteurs en capitaux (banques
et actionnaires). Il s'agit d'une notion après
financement des investissements, hors coût de
la dette financière et après impôt. Par
investissement, on entend la variation du BFR et
les investissements bruts en immobilisations.

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 Ce document retrace les flux de trésorerie
générés et employés par le groupe au cours
de chaque exercice et il explique ainsi la
variation de trésorerie constatée au bilan.

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 Le tableau de flux présente la trésorerie
cumulée de toutes les entités intégrées. Mais
plusieurs situations font obstacle à la mise en
commun des positions de trésorerie des
différentes entités consolidées:
 des filiales peuvent être localisées dans des
pays dont la devise n'est pas convertible;

98
 il se peut que le groupe choisisse de ne pas
mettre en commun les positions de trésorerie
des différentes filiales pour éviter que la
défaillance d'une entité ne se propage au reste
du groupe;
 pour les entités contrôlées conjointement
consolidées par intégration proportionnelle, le
groupe ne peut pas disposer de la quote-part de
trésorerie qu'il intègre pourtant à son bilan ;

99
 desgroupes choisissent de ne pas imposer la
centralisation de trésorerie des filiales aux
minoritaires (même s'ils en ont le droit en
exerçant un contrôle exclusif).

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101
 Les activités opérationnelles sont
généralement définies comme étant celles
qui génèrent des revenus pour le groupe et
n'appartiennent pas aux activités
investissement et financement.

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 L’excédent de trésorerie permet de
rembourser les emprunts, de payer des
dividendes et d'autofinancer - en partie -les
investissements. La capacité à générer
durablement un excédent de trésorerie
d'exploitation constitue également un
élément essentiel pour déterminer la valeur
de l'entreprise.

103
 L’évolution de ce flux repose sur trois
variables essentielles de la gestion financière:
 la croissance de l'activité;
 l'évolution de la profitabilité ;
 la gestion du besoin en fonds de roulement
(BFR).

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Il représente les flux relatifs:
 aux variations de périmètre: acquisitions et cessions
de titres d'entités intégrées ou mises en équivalence.
Ces flux apparaissent dans une rubrique spécifique
aux comptes consolidés, qui est « incidence des
variations de périmètre»;
 aux dépenses en recherche et développement de
l'exercice, lorsque ces dépenses ont été
immobilisées au bilan;
 à la variation de l'encours de certains placements de
trésorerie (placements d'une durée supérieure à trois
mois à l'origine).
106
 La norme lAS 7 incite les groupes à fournir
des informations complémentaires utiles
pour l'analyse. Elle préconise notamment de
distinguer les investissements ne constituant
qu'un simple renouvellement de l'outil
existant des autres catégories
d'investissement (capacité, diversification,
etc.). Deux types d'évaluation peuvent être
menés.
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 Il permet de définir les caractéristiques de
l'investissement sur la période d'analyse:
 les dépenses d'investissement sont-elles
régulières ou cycliques?
 les dépenses d'investissement sont-elles le
reflet de la stratégie du groupe: croissance,
diversification, etc.?

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 Le groupe privilégie-t-il un développement
interne (investissements en matériel et
outillage) ou une croissance externe
(dépenses d'investissement apparaissant en
incidence des variations de périmètre) ?
 il peut se comparer aux immobilisations
brutes en début d'année pour mesurer leur
degré de renouvellement sur la période,

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 II permet également l'analyse des flux de cession
d'immobilisations ou d'entités:
 quelle est l'importance des cessions
comparativement aux flux d'investissements?
 peut-on les relier à la stratégie du groupe:
stratégie de recentrage, volonté de
désendettement?
 sont-ils réguliers (cas du transporteur routier
faisant tourner son parc de véhicules) ou
exceptionnels?

110
 La comparaison des flux de trésorerie
opérationnels et d'investissement permet
d'évaluer la rentabilité des investissements dans
la durée. En effet, un investissement n'est
rentable que s'il génère sur sa durée de vie un
excédent de trésorerie supérieur à la dépense
initiale. Si le groupe est dans une phase de
croissance de l'investissement, le flux de
trésorerie opérationnel doit nécessairement
augmenter sur les exercices futurs.

111
 Le groupe est alors dans une dynamique
positive, la croissance du flux de trésorerie
opérationnel assurera le remboursement des
emprunts, le paiement de dividendes et
l'autofinancement d'une partie des nouveaux
investissements.

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 Les activités de financement retracent les flux
relatifs:
 aux transactions entre le groupe et les
actionnaires de la société mère: apports de
capital en numéraire, paiement de dividendes,
rachat d'actions;
 aux transactions entre les entités intégrées
globalement et leurs actionnaires minoritaires,
 aux souscriptions et aux remboursements
d'emprunts de long terme (pour leur part en
capital uniquement).

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 Endettement net = (Emprunts à long, moyen et court
termes) - (Disponibilités +placements de trésorerie)

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 Cet indicateur qui constitue un complément au
tableau de flux, est privilégié par les analystes et
responsables financiers des groupes empruntant
directement sur les marchés financiers. La variation
de l'endettement financier net se détermine à partir
des flux relatifs aux emprunts et aux placements sur la
période d'analyse. Elle facilite une analyse globale de
l'évolution de l'endettement d'un groupe. Lorsque la
position financière nette est excédentaire, elle est
désignée sous le terme d'« excédent financier net ».

115
 Le flux de trésorerie du financement est tout
d'abord la conséquence des flux
opérationnels et d'investissement. Si l'activité
ne parvient pas à « autofinancer » l'ensemble
des investissements, le groupe doit trouver
des ressources externes.

116
 Ce flux résulte également des choix et des
contraintes de financement. Il détaille les flux
entre le groupe et les deux catégories
d'apporteurs de fonds, les actionnaires et les
prêteurs (banques ou marchés financiers) et
permet donc de répondre aux questions
suivantes:

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 le flux de trésorerie opérationnel est-il suffisant
pour assurer le remboursement des emprunts à
long et moyen terme?
En effet, les entités intégrées les plus endettées
ne sont pas toujours celles générant la marge
brute d'autofinancement la plus élevée. Le
tableau de flux consolidé ne permet donc pas
toujours d'évaluer la capacité de
remboursement d'une entité intégrée;

118
 dans quelle mesure le groupe a-t-il
autofinancé ses investissements (utilisation
du flux de trésorerie opérationnel) ?
Le groupe a-t-il fait appel aux actionnaires de
la société mère pour un apport en capital? A-
t-il au contraire utilisé une partie du flux de
trésorerie opérationnel pour racheter une
partie de ses actions en bourse?

119
 legroupe a-t-il versé des dividendes? Si oui,
pour quel pourcentage du résultat consolidé?
On peut le mesurer par le ratio:

Dividendes versés par la société mère


-----------------------------------------------------
Résultat consolidé, part du groupe N-l

120
 le groupe a-t-il fait appel aux actionnaires
minoritaires pour financer les entités
intégrées globalement? Leur a-t-il versé un
dividende?
 dans quelle proportion a-t-il eu recours aux
emprunts à long et moyen terme pour
financer les nouveaux investissements?

121
 Lorsque les entités du groupe empruntent
selon la logique d'adossement, le ratio ci-
dessous indique le pourcentage des
investissements corporels financé par
emprunt long et moyen terme:

Emprunts à LMT souscrits au cours de la période


---------------------------------------------------------------
Investissements corporels

122
123
 La norme lAS 7 indique que la trésorerie se
compose:
 de la trésorerie « classique» Le fonds en caisse et
dépôts à vue (lAS 7, § 6) ;
 de l'élargissement aux découverts bancaires,
remboursables à vue (lAS 7, § 8) ;
 de l'extension à d'autres postes de l'actif qui
correspondent à la prise en considération de la
gestion de trésorerie (notion d'équivalents de
trésorerie, lAS 7, § 6).

124
 Pour un groupe dont les entreprises ont une
trésorerie nette:
 emprunteuse: la trésorerie ne correspond
plus qu'aux disponibilités et devient une
simple variable d'ajustement sans
signification économique;

125
 excédentaire: la trésorerie ne comprend pas
toujours la totalité des placements.
Fréquemment, les entreprises ayant des
excédents de trésorerie importants en
placent une partie à plus de trois mois et
parfois même pour un montant limité, en
actions.

126
127
128
 D'où:
Fonds de roulement liquidité
= Actifs courants - Dettes à court terme
= Capitaux propres + Passifs non courants
- Actifs non courants

129
 Comme pour les comptes individuels,
l'analyse liquidité repose sur le fonds de
roulement (working capital) liquidité ou
patrimonial qui constitue l'indicateur clé pour
évaluer la solvabilité de l'entreprise, c'est-à-
dire sa capacité à assurer le paiement de ses
dettes

130
 Les comptes consolidés sont une agrégation des
comptes d'entreprises qui peuvent avoir des
activités diverses. Il convient d'évaluer la
pertinence de chaque ratio et de son évolution
dans le contexte propre à chaque groupe. Outre
les difficultés classiques (activité saisonnière ... ),
dans les comptes consolidés, une forte variation
de périmètre en cours d'exercice peut également
fausser les éléments constitutifs du BFR (stocks,
créances, fournisseurs) .

131
Il s'agit de présenter succinctement les principes clés de
l'analyse des comptes telle qu'ils sont proposés dans les pays
anglo-saxons.

132
 En fonction de l'objectif de l'analyste,
l'analyse financière s'appuie sur plusieurs
documents
 qui relèvent des obligations légales de
publications des comptes.

133
 Aux États-Unis) les firmes publiques sont dans
l'obligation de publier régulièrement (généralement
trimestriellement et annuellement) des états
financiers pour présenter les indicateurs de
performance de la firme. Elles doivent respecter un
certain formalisme dans leur présentation obligatoire
(modèle 10-Q pour l'information trimestrielle et 10-K
pour l'annuelle) et envoyer un rapport annuel à leurs
actionnaires. Bien que ce formalisme ne soit pas
obligatoire dans le cas des firmes privées, cette
information périodique des informations financières
est également d'usage.
134
 Selon les principes américains (US GAAP) et
européens (IFRS), cette information doit être
intelligible et vérifiée. C'est pourquoi, chacun
de ces cadres normalisateurs fournit des
règles et un cadre communs à toutes les
firmes concernées. L'avantage de cette
normalisation de publication est ensuite de
faciliter la comparaison des principaux
résultats des firmes.
135
136
 Quatre documents doivent être établis dans
le référentiel américain: the balance sheet (le
bilan), the income statement (compte de
résultat) the statement of cash-flows (le
tableau des flux de trésorerie) et the
statement of stockholders equity (le tableau
des fonds propres) .

137
 Le premier document résume les actifs
(assets) les dettes (liabilities) et les actions
des propriétaires (owner’s equity ou
stockholder’s equity) d'une entité à un
moment donné.

138
 Le second document résume les revenus et
les dépenses d'une firme sur une période,
généralement l'année. C'est l'équivalent du
compte de résultat, bien qu'il existe une
différence de fond au niveau de la
construction (par destination).

139
 Enfin, les deux derniers tableaux ont pris une
importance croissante au cours de ces
dernières années. Selon les analyses
proposées, plusieurs démarches sont
possibles. Elles tournent toutes autour de la
mesure de la performance (via the income
statement en particulier), de l'analyse de la
structure financière, de la rentabilité et du
risque.
140
141
142
 L'identité comptable est donnée par la relation
suivante:

Assets = Liabilities + Owner's (Stockholders')


Equity

 A partir de cette identité comptable, la


présentation du bilan type peut être la
suivante:
143
144
 Mais on peut également trouver cette version, continentale
(UK), plus proche du bilan que l'on connaît:

145
 Dans ce document, les immobilisations sont
mentionnées pour leur valeur historique (a).
 Les amortissements et dépréciations
apparaissent ensuite (b).

146
 Cette rubrique représente l'ensemble des
biens définis comme des ressources
possédées ou louées par la firme et qui ont
une valeur économique future qui peut être
mesurée et exprimée en unité monétaire.
Dans le cas contraire (par exemple l'image de
la firme, la valeur de la clientèle, des marques
ou de son management), ils ne peuvent pas
apparaître dans le bilan.
147
 Les principaux postes peuvent être traduits de la façon suivante.

148
 Mais il existe d'autres rubriques dont les suivantes:

149
 Plusieurs autres versions de ce document sont possibles. Par exemple:

150
 Les liabilities regroupent l'ensemble des
dettes. Généralement, on adjoint le
qualificatif « payable» dans l'intitulé. On y
trouve également les produits constatés
d'avance et les soldes créditeurs des comptes
de dettes (liabilities accounts).

151
152
 La notion de BFR apparaît sous la forme :

Net working capital (NWC) =


current assets – current liabilities.

153
 Contingent Liabilities: ce sont les garanties données
ou paiements probables, enregistrés car considérées
comme des dettes potentielles, dont les montants
peuvent être estimés. Cela correspond aux provisions
pour risques et charges;
 Current vs. Long-term Liabilities: la possibilité de
décomposer certaines dettes entre les montants dus à
moins d'un an et plus d'un an (dettes financières par
exemple) doit être reprise au passif.

154
 Comme vu supra, les capitaux propres sont
des ressources présentées avec les dettes. Il
s'agit de la valeur comptable des capitaux
propres (book value of equity). Ainsi, l'autre
forme de l'identité comptable du bilan est-
elle donnée par la relation:
Owner's (Stockholder’s) Equity =
Assets - Liabilities

155
 On compare cette valeur comptable à la
valeur de marché des fonds propres ( Owner's
Equity vs. Company's Market Value) .
 Les différents postes du owner's
(Stockholder’s) equity sont les suivants.

156
157
 Ces comptes sont créditeurs, mais la rubrique
reprend également des comptes de capitaux
propres débiteurs Contra owner's equity
accounts. Par exemple, le poste Drawing
account représente les avances versées par
les actionnaires, et le poste Treasury Stock
représente les actions propres.

158
 Dans les états consolidés anglo-saxons
figurent des postes particuliers tels les
intérêts minoritaires, etc.

159
 Comme le compte de résultat de l'exercice,
the income statement est important car il
montre via les produits, charges, gains et
pertes, la profitabilité d'une firme sur
l'intervalle indiqué en en-tête.

160
 Dans sa forme
simple, on a
généralement:

161
 Le format de l'income statement varie en
fonction de la complexité de son activité.
Généralement, il fait la distinction entre
l'activité principale (exploitation), dite
opérationnelle et l'ensemble de l'activité.
Ainsi retrouve-t-on généralement les
rubriques suivantes:

162
163
164
 Il existe également des présentations du
income statement selon la contribution de
chaque produit ou activité au résultat
général. Cela fait alors apparaître la
distinction charges fixes/charges variables .

165
166
 En revanche, cette version n'est réservée qu'à
une communication interne destinée aux
membres de la direction à des fins de gestion
ou de pilotage des activités. Cela fait partie
de ce qui est appelé managerial accounting,
par opposition au financial accounting.

167
 De la même façon que le bilan anglo-saxon
reprend certains postes particuliers, le
compte de résultat reprend ces mêmes
caractéristiques.

168
169
 Le tableau de flux de trésorerie est présenté
suivant une démarche de calcul indirect et
séparant l'activité des opérations de
financement et d'investissement.

170
171
172
 Dans ce cas, les postes relatifs aux comptes
de groupe apparaissent.

173
 Les principaux ratios issus de ces états sont
présentés dans les tableaux suivants:

174
175
176