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PROCÉDÉS GÉNÉRAUX DE

CONSTRUCTION D'UN BARRAGE


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PLAN:
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INTRODUCTION:

Irrigation

industrie

Contrôle des crues

Production de l’énergie électrique


I. ETUDES PREALABLES :
1. Choix du site de retenue :
Le choix du site de retenue s'effectue à partir :

Des données hydrologiques

Des données géologiques

Des données topographiques


2. Choix du site du barrage

Le choix de la position du barrage se fait essentiellement en fonction des données topographiques. On


recherche un verrou, c'est à dire un rétrécissement de vallée
3. Choix du type de barrage
Le choix du type de barrage se fait à partir des conditions locales :

Des qualités géotechniques du support

Des ressources en matériaux de construction

4. Choix définitifs :
La décision définitive est prise en prenant en compte :

Les bénéfices escomptés

Les coûts

L'impact sur l'environnement


II. DIVERSES CATEGORIES DE BARRAGES :
1. Les barrages en béton :
a - Le barrage-poids
C’est une solide structure en béton à profil triangulaire, épaissie à sa base et affinée vers le haut.
b - Le barrage-voûte :

Il est généralement en béton armé dont la forme courbe, Ce type de barrage est implanté dans une vallée
présentant une zone relativement étroite
c - Le barrage à contreforts :

Il comporte un voile d’étanchéité s’appuyant sur des piliers régulièrement espacés. Il est formé d’un mur
amont qui supporte l’eau retenue.
L’édifice est équipé d’une série de renforts ou murs triangulaires verticaux plus ou moins épais appelés
contreforts
2. Réalisation des barrages poids et barrages voutes :
a. Les travaux préliminaires :
Ils consistent :
• à réaliser les accès au site
• à ouvrir des carrières pour l'extraction des matériaux
nécessaires à la construction de l'ouvrage
• aménager des aires de stockage des matériaux
• aménager les postes de fabrication
• mettre en place les systèmes de desserte du chantier
• installer les cantonnements, bureaux etc
b. La mise hors d’eau et excavation :
• L’assèchement est réalisé au moyen de digues ou barrages provisoires appelés batardeaux,
• Ils permettent de détourner la rivière pendant la construction au moyen de conduites (plus de
10 m de diamètre), de galeries ou de canaux de dérivation.
c. Les terrassements :

Ce type d'ouvrages nécessite des fondations de très bonne qualité; ce qui exclue les
fondations autres que rocheuses. La partie superficielle du rocher est en général de moindre
qualité
On procède alors au déroctage à l'explosif de cette partie sur une profondeur variant de 1 à
10 m environ pour obtenir un assise satisfaisante. Le déroctage a lieu selon une technique
contrôlée, c'est à dire à mailles serrées et charges limitées, avec un pré-découpage
périphérique pour éviter d'endommager la roche laissée en place.
d. Les fondations :

Les travaux de fondations consistent à forer à partir du carreau d'excavation:


• les trous d'injections du voile profond
• les trous des injections de collage de l'ouvrage au rocher
• les trous de drainage.

Le voile profond est réalisé par des injections sous pression (5 à 25 bars) de coulis.
Les injections de collage se font à partir de la galerie périmétrale ,lorsque que la
construction du corps du barrage est avancée.
e. La réalisation du corps:
• La réalisation du corps du barrage fait appel à des techniques de coffrage classiques
(coffrage grimpant, auto-grimpant).

• Les levées de bétonnage sont comprises entre 1.50 et 3.00 m.


• La construction de ce type de barrages est conduite par la réalisation de plots de
béton indépendants (environ 15 m) séparés par des joints.

• Par souci d'économie et aussi pour limiter l'échauffement, les dosages des bétons
sont modulés selon la place qu'ils occupent dans le barrage.
• La granulométrie des bétons est continue et en général de l'ordre de 0/63, 0/100, 0/150)
pour des dosages moyens en liant de 225 kg/m3.

• La vibration du béton est assurée par des engins (bulldozer, mini-pelle, etc.) équipés d'une
batterie gros vibreurs hydrauliques (150 mm). Près des parois, elle est réalisée manuellement
avec des vibreurs (électriques ou pneumatiques) de Ø 100 minimum.

• Après la réalisation de chaque plots, les plots sous-jacents sont abondamment arrosés pour
éliminer toute trace de laitance. L'arrosage diminue aussi la chaleur dégagée par le béton.

• En fin de construction d'un barrage voûte, on réalise des injections de collage des plots (coulis
de ciment) entre eux afin de rendre la voûte monolithique. Cette opération s'appelle
"clavage".
 Barrages en béton compacté au rouleau (B.C.R.) :
• Le béton est répandu avec des engins de travaux publics (bulldozers, niveleuses) et serré par
des compacteurs vibrants suivant des techniques de terrassements routiers.
• L'épaisseur de couches varie de 30 à 60 cm.
3. Les barrages en remblais:
a - Le barrage en terre :

C’est une digue en remblai constituée d'un seul matériau meuble suffisamment imperméable (terre
argileuse, roche ou pierre) pour assurer à la fois l'étanchéité et la résistance.
La base doit être 4 à 7 fois plus large que sa hauteur. Sa structure est souvent complétée par des
dispositifs de drainage.
b - Le barrage en enrochements :
Il est constitué de plusieurs types des matériaux disposés de façon à assurer séparément les fonctions de
stabilité du barrage et d’étanchéité. Le découpage du corps du barrage en matériaux différents est appelé
zonage.
L'étanchéité est obtenue par une paroi en béton de ciment ou en béton bitumineux.
4. Réalisation des barrages en remblai :
a. Terrassement:

Décapage de la surface d’implantation du barrage

Canalisations
b. Fondations :
• Les caractéristiques mécaniques des matériaux meubles de la fondation (alluvions, colluvions,
éluvions) sont souvent suffisantes pour supporter un remblai d’une hauteur inférieure à une
dizaine de mètres.
• Lorsque la fondation pose un problème de stabilité, la solution consiste, soit à purger soit à
élargir sensiblement la base du remblai.

Etanchéité

Parois
Injections
moulées
c. Construction d’un barrage en remblai:
Elle est constituée de 3 éléments : de la terre ou des enrochements, de l’eau et de
l’énergie.
• Sa construction consiste à étaler des couches de matériaux successives,
préalablement humidifiées si nécessaire pour obtenir le compactage recherché.
• Celui-ci est réalisé à l’aide de rouleaux « à pieds de moutons » ou de rouleaux lisses
vibrants. La terre utilisée est prélevée le plus possible du site des travaux (jamais
plus de quelques kilomètres).
• Le mode de compactage peut varier selon la nature du matériau : une terre plus
argileuse ou plus graveleuse ne sera pas traitée de la même manière : drains et filtres
assurant la transition entre matériaux à granulométrie différente.
• Les différentes épaisseurs de terre seront ensuite montées les unes sur les autres
par couches successives.

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