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FISCALITE PETROLIERE

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Fiscalité internationale
Programme:

0. Introduction
1. Définitions
2. Objectifs des conventions fiscales de non double imposition
3. Réseau conventionnel Algérien
4. Méthode de lecture d’une convention de non double imposition et conditions de bénéfice de
ses dispositions
5. Formes d’intervention des entreprises étrangères en Algérie
6. Thématiques liées à la fiscalité internationale :
6.1. Dispositions de lois de finances relatives à l’investissement étranger ;
6.2. Formalités bancaires et commerciales ;
6.3. Taxe de domiciliation bancaire ;
6.4. Déclaration de transfert de fonds à l’étranger.
7. Critères d’imposition des revenus selon le droit interne et le droit conventionnel

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Fiscalité internationale
Programme-suite:

8. Mode d’imposition des revenus selon le droit interne et le droit conventionnel :


8.1. les revenus actifs (bénéfices d’entreprises) : régime de la retenue à la source,
régime du droit commun et régime de l’auto liquidation de la TVA ;
8.2. les revenus passifs (dividendes, intérêts et redevances) ;
8.3. les revenus immobiliers et les plus values de cession des actions et des parts
sociales ;
8.4. les revenus issus des activités dépendantes ;
8.5. les revenus issus des activités indépendantes.
9. Entreprises multinationales et prix de transfert :
9.1. Notion des prix de transfert ;
9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de rectification des prix pratiqués ;
9.3. Cadre légal régissant le contrôle des prix de transfert en Algérie ;
9.4. Obligation documentaire ;
9.5. Conséquences fiscales d’un rehaussement en matière de prix de transfert et mode
de règlement des litiges.

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Fiscalité internationale
Programme-suite:

10. Régimes spécifiques

10.1. Loi 05-07 et textes d’application (amedements et contradictions)


10.2. Les régimes juridiques des concessions selon la loi 05-07 et ses textes d’application
10.3. Les différents régimes fiscaux
10.4. Le régime fiscal des concessions

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1. Définitions

• La fiscalité pétrolière est un sous ensemble de la fiscalité


internationale.

• Elle est régie par les règles du droit commercial international.

• Les Conventions s’appliquent à des impôts tels que ceux applicables


sur les revenus pétroliers (gaziers), les droits d’accès, les droits
d’exploration et d’exploitation.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
Les conventions fiscales de non double imposition poursuivent principalement les objectifs
suivants:

1/ élimination de la double imposition internationale;

2/ lutte contre la fraude et l’évasion fiscales internationales;

3/ échange de renseignements et assistance au recouvrement;

4/ encouragement de l’investissement international.

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2. Objectifs des conventions fiscales de non
double imposition
1/ élimination de la double imposition internationale:

L’élimination conventionnelle des doubles impositions a pris une grande


extension parce qu’elle répond à des nécessités évidentes qui la rattachent
aux deux notions habituelles d’équité fiscale et de neutralité économique.

- équité fiscale; parce que la double imposition pourrait aller jusqu’à la


confiscation du revenu en cause, alors que la double non imposition
entraînerait l’exonération pour le contribuable plus habile.

- neutralité économique, qui n’est pas moins impérieuse, eu égard au fait


que l’existence de la double imposition entrave les échanges internationaux
et peut créer des discriminations entres entreprises et fausser, par
conséquent, les conditions de la concurrence internationale.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
Pour atteindre l’objectif d’élimination des doubles impositions, les conventions
fiscales utilisent généralement deux techniques:

A- Technique d’exemption:
L’article 23-A-1 vise le cas où un résident d’un Etat contractant (État de résidence)
perçoit un revenu ou possède une fortune dont la convention attribue l’imposition
à l’autre État contractant (État de source).

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
En ce cas l’État de résidence exonère de l’impôt ce revenu ou cette
fortune, donc la matière imposable d’origine étrangère est exonérée de
l’impôt. Cette exonération, ne signifie pas une absence totale d’imposition
de cet État.

L’exonération ou l’exemption peut prendre deux formes ; totale ou avec


progressivité.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
B- Technique d’imputation:

Selon l’article 23-B de la convention modèle d’OCDE, et pour éviter


la double imposition, l’Etat de résidence déduit de l’impôt qu’il
applique à son résident l’impôt payé par celui-ci dans l’autre Etat
contractant ( Etat de la source).

L’article 23-A-2 applique le système de l’imputation aux revenus


visés par les articles, 10, et, 11, du modèle (dividendes et intérêts).

Tous comme pour la méthode d’exonération, cette méthode peut


prendre deux formes, une imputation intégrale, et une imputation
limitée ou ordinaire.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
2/ lutte contre la fraude et l’évasion fiscales internationales:

Cette lutte prend plusieurs formes en fonctions des catégories des fraudes et
d’évasions, lesquelles peuvent aller de la simple non déclaration des revenus
réalisés, dans l’Etat A, par un contribuable résident dans l’Etat B, à des situations
de doubles non impositions des revenus lorsque, par le biais de structures
juridiques complexes, le contribuable arrive à éviter le statut d’établissement stable
et d’éviter d’être considéré comme un résident dans les Etats où il a réalisé des
revenus.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
3/ échange de renseignements et assistance au recouvrement.

L’échange de renseignements prévu par l’article 26 des conventions


poursuit principalement un but fiscal dans le cadre d’un contrôle fiscal. Les
dernière version de cet article (modèle 2014) a prévu que le secret
bancaire ne peut être invoqué comme motif de non communication des
informations par un Etat contractant.

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2. Objectifs des conventions fiscales de
non double imposition
3/ Echange de renseignements et assistance au recouvrement.

S’agissant de l’assistance au recouvrement, parmi la trentaine de


conventions signées par l’Algérie, sept (07) d’entre elles seulement ont
prévu des dispositions traitant de l’assistance au recouvrement.

Exemple: une entreprise E, résidente dans l’Etat B, ayant fait des affaires
dans l’Etat A mais, en pliant bagage, elle a laissé une dette fiscale.
L’assistance au recouvrement permettra à l’Etat A de solliciter l’Etat B pour
recouvrer ses dettes fiscales détenues auprès de l’entreprise E.

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3. Réseau conventionnel Algérien

Présentation des tableau des conventions fiscales avec distinction des


convention en vigueur et ceux non en vigueur.
Remarque: périodiquement, la DGI met à jour la liste des conventions
fiscales en vigueur sur son site web: www.mfdgi.mf.gov.dz
L’ Algérie a conclu 34 CFI dont 08 non entrées en vigueur. Europe:15(dont
03 non en vigueur), UMA: 02 (Mauritanie non en vigueur), Arabes: 12
(dont 04 non en vigueur), Afrique:01 (AS), Asie: 03 et Amérique: 01
(Canada).

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4. Méthode de lecture d’une convention de non double
imposition et conditions de bénéfice de ses dispositions

Pour pouvoir lire correctement une convention fiscale, il y a lieu de suivre les
étapes suivantes:

1. La convention s’applique-t-elle?
a) La convention est-elle en vigueur;
b) La personne concernée est-elle résidente d’un Etat ou des Etats?
c) L’impôt en cause est-il visé par la convention?
d) Le contribuable concerné est-il une «personne » au sens de la convention?
e) La résidence du contribuable est-elle située dans le champ d’application
géographique de la convention?

2. Comment la convention qualifie-t-elle le revenu?

3. Quelles règles d’imposition sont prévues par la convention?

4. Comment interpréter la convention?

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4. Méthode de lecture d’une convention de non double
imposition et conditions de bénéfice de ses dispositions
Remarque sur la structuration des conventions fiscales:
Les conventions fiscales qui sont basées sur le modèle de l’OCDE et/ou ONU comprennent des
articles répartis sous quatre volets :

1er volet ; définitions, et champs d’application : dès lors, que les deux modèles ne définissent pas
tout. Les deux catégories de définitions contiennent les personnes, les impôts, les territoires
concernés, les autorités compétentes, et- pour certains impôts- la notion du trafic international.

2ème volet ; le droit d’imposition : contient des notions qui doivent servir de critère de répartition
des impôts entre Etats contractants selon les catégories de revenus. Il s’agit des notions du
domicile fiscal, de l’établissement stable, et accessoirement de la nationalité.

3ème volet ; dispositions d’élimination de la double imposition par chaque Etat.

4ème volet ; divers articles relatifs à l’application de la convention.


Certaines conventions ont prévu des protocoles annexés à la convention et qui ont la
même valeur juridique que celles-ci.

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5. Formes d’intervention des entreprises
étrangères en Algérie

1) Filiale : Société dont plus de 50 % du capital est


détenu par une autre société appelée société mère (LFC
09:max 49%< 50 % - prise de participation)

Caractéristiques

Structure
Personnalité Obligation Patrimoine
juridique
morale d’immatriculation distinct
autonome

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5. Formes d’intervention des entreprises
étrangères en Algérie
2) Bureau de liaison : Il ne possède pas de personnalité juridique
distincte. Il n’a pas pour objet l’exercice d’une activité commerciale, il
recueil des informations et assure la publicité de la société étrangère
représentée.

Obligations et
fonctionnement

Paiement de
Agrément droit Dépôt Ouverture
(2 ans d’enregistrem d’un d’un
renouvelables) ent cautionnement compte Tenue d’une immatriculation
1.500.000 DA comptabilité CNRC ?
CEDAC

Le représentant non-résident doit être titulaire d’une carte de


commerçant étranger.
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5. Formes d’intervention des entreprises
étrangères en Algérie
3) Établissement stable : notion fiscale désignant une installation fixe
d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou
partie de son activité (Droit conventionnel).

Il comprend : siège de direction, succursale, bureau, usine atelier,


magasin de vente, mine, carrière et chantier de construction ou de
montage (durée).

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5. Formes d’intervention des entreprises
étrangères en Algérie
4) Succursale :

Elle exerce bien une activité commerciale, dispose


d’une clientèle propre, mais elle n’a pas d’autonomie
juridique (pas de personnalité morale –pas une
forme sociétaire selon le code de commerce).
*cas des banques.

Elle ne dispose pas d’un patrimoine distinct.

Elle est soumise à l’obligation d’immatriculation.

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5. Formes d’intervention des entreprises
étrangères en Algérie
5) Groupement:

Une société étrangère peut intervenir dans le cadre


d’un groupement.

Le groupement est soumis à immatriculation, il peut


être créé sans capital et ne donne pas lieu à
réalisation ou partage des bénéfices.

Maître de l’ouvrage  Maître de l’œuvre 


sociétés membres (groupement – chef de fil)

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
Diverses thématiques sont liées à la fiscalité internationale. Il s’agit
principalement de ce qui suit:

6.1. Dispositions de lois de finances relatives à l’investissement


étranger ;
6.2. Formalités bancaires et commerciales ;
6.3. Taxe de domiciliation bancaire ;
6.4. Déclaration de transfert de fonds à l’étranger.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
6.1. Dispositions de lois de finances relatives à
l’investissement étranger:
- Droit de préemption: avant 2014 il est donné à l’Etat ainsi qu’aux
EPE sur toute participation des actionnaires étrangers ou au
profit d’actionnaires étrangers.
Le droit de préemption s’exerce conformément aux prescription
du code de l’enregistrement.

e l’enregistrement.
Article 118 du code de l’enregistrement avant son
abrogation par la loi des finances 2011
L’administration de l’enregistrement peut exercer au profit du
trésor un droit de présomption sur les biens dont elle estime
que le prix de cession est insuffisant en offrant de verser le
montant de ce prix majoré d’un dixième (10%).
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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- Relèvement de la quote-part des sommes objet de l’obligation de
dépôt notarial.

 l’article 47 de la LF 2010 a prévu l’imposition au taux libératoire


de 20 % des PVC de titres (actions ou parts sociales) réalisées
par les personnes non résidentes en Algérie.
 à l’occasion de cette transaction, les dispositions de l’article 256
du CE sont applicables (libération entre les mains du notaire de
la moitié et non du 1/5 du montant de la cession).

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- Article 46: abrogation de l’obligation de production d’une
attestation de renonciation du droit de préemption.

L’article 46 de l’ordonnance 01-03 (abrogé par la loi 16-09


relative à la promotion de l’investissement) qui reconnaissait
à l’État le droit de préemption sur les cession faites soit par
les investisseurs étrangers, soit en leur faveur, et ce, pour
lutter contre la fraude et la spéculation et prioriser l’accès des
nationaux à l’investissement, a été abrogé.

Pour rendre ce droit efficace, la mesure prévoit la délivrance,


à la demande du notaire, de L’attestation de renonciation par
le ministère de l’industrie après délibération du CPE, dans un
délai d’un mois à partir du dépôt de la demande.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
Le défaut de réponse dans ce délai vaut renonciation sauf dans le
cas où le montant de la cession excède un seuil fixé par arrêté du
MI, définissant les secteurs concernés.

En cas d’exercice de ce droit, le prix est arrêté sur la base d’une


expertise. Le même arrêté fixera les modalités de recours à
l’expertise et le modèle de l’attestation de renonciation.

En cas de délivrance de l’attestation, l’État conserve pendant une


année, le droit de préemption tel que prévu par le code de
l’enregistrement (insuffisance du prix).
N.B: fixation des modalité d’application par voie réglementaire.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- Institution d’une consultation préalable pour cession à l’étranger
d’actions des sociétés détenant des participations dans des
sociétés de droit algérien- création de l’art 4 sexiès de l’ord 01-03-
Article 47 LFC 2009:

Les cessions à l’étranger, totales ou partielles, des titres de


sociétés détenant des participations dans des sociétés de droit
algérien ayant bénéficié d’avantages ou de facilités lors de leur
implantation, sont subordonnées à la consultation préalable du
Gouvernement algérien.

l’État ou les entreprises publiques conservent le droit de racheter


ces titres par la cession directe ou indirecte.

le prix de rachat est fixé sur la base d’une expertise.


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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- institution de l’obligation pour les sociétés étrangères
établies en Algérie, de communiquer la liste de leurs
actionnaires (Article 48 LFC 2009).

Les personnes morales de droit étranger, possédant des


actions dans des sociétés établies en Algérie, doivent
communiquer annuellement la liste de leurs actionnaires
authentifiée par les services en charge de la gestion du
registre de commerce de l’État de résidence.

N.B: il n’est pas prévu de sanction en cas de


l’inobservation de cette obligation.
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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- Annulation de l’obligation pour les soumissionnaires étrangers de
s’engager à investir en Algérie (Article 55 LFC 2009)
Les cahiers des charges des appels d’offres internationaux doivent prévoir
l’obligation, pour les soumissionnaires étrangers, d’investir dans le cadre
d’un partenariat dans le même domaine d’activité avec une entreprise de
droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux
résidents (51 %).

( modalités d’application par voie réglementaire)

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- allègement des procédures d’ouverture des lettres de crédits (CREDOC)
(Article 44).

l’article 69 de la LFC 09 a prévu que le paiement des importations


s’effectue obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire.
l’article 44 LF 2012, a prévu une dérogation pour les importations des
intrants et pièces de rechange réalisés par les entreprises productrices à
condition que:

* ces importations répondent exclusivement aux impératifs de production;


* les commandes cumulées annuellement opérées n’excèdent pas
2.000.000 DA ( antérieurement TL: 150.000 DA);
•les importations de services sont exclues de l’obligation CREDOC.
•Cette obligation ne soustrait pas les importateurs de l’obligation de
domiciliation.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
- autorisation de dédouanement à l’importation de chaînes de
production rénovées (Article 54 LF 2015)

l’article 54 de la LFC 09, a interdit toute importation de biens


usagés (d’occasion), y compris les équipements rénovés.

seuls les biens neufs sont autorisés au dédouanement pour la


mise à la consommation.

la mesure prévoit l’autorisation d’importation des chaînes de


production rénovées, avec autorisation dérogatoire du
Ministre de l’investissement (exclusion du matériel roulant)
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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
6.2. Formalités bancaires et commerciales:
A. Compte INR:

 Il concerne les entreprises étrangères ayant conclus des contrats


avec des entreprises de droit algérien;

 Il est ouvert au titre de son objet (chaque contrat);

 Il reçoit la partie dinars et n’est débité qu’aux fins de règlement en


Algérie des dépenses liées au contrat;

 Il n’est pas productif d’intérêt, il ne peut avoir de solde débiteur,


sa validité expire 6 mois après la validité des clauses de
paiements.
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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
B. Compte CEDAC:

Il reçoit les appels de fonds de l’étranger transférés par le siège et le transfert de la partie
devises (transférable)

C. Parties devises du contrat :

Directement transférable vers le compte ouvert à l’étranger.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
D. Formalités commerciales:

Toute entreprise ayant son siège à l’étranger et exerçant une activité en


Algérie par l’intermédiaire d’un établissement est soumise à inscription au
CNRC.

Les indications à porter sur le registre de commerce sont celles du siège à


l’étranger.

(Art 6 de la loi n° 04-08 du 14 Août 2004 relative aux conditions d’exercice


des activités commerciales + article 2 du Décret Exécutif n° 03-453 du
01/12/2003 relatif aux conditions d’inscription au registre de commerce).

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
6.3. Taxe de domiciliation bancaire:

-Art 2 LFC 2005 : 10 000 DA, augmenté en 2015, à 0,3% pour toute demande
d’ouverture d’un dossier de domiciliation d’une opération d’importation pour la
revente en l’état (importation d’exploitation= engagement de non revente)

-Art 63 LFC 2009 : élargissement de cette taxe aux importations de services


taxables au taux de 3%.
Cette taxe est acquittée auprès du receveur des impôts (remise attestation et
quittance)

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
La taxe de domiciliation bancaire de 3 %:
-s’applique aux domiciliations bancaires des contrats portant sur des importations
de services;
-est due à chaque transfert de fonds à l’étranger; (paiement des factures)
-est à la charge du bénéficiaires des prestations de services (partenaire algérien).

Aussi, il est précisé que:


-l’assiette de la taxe est constituée par le montant transférable;
-seules les opérations de réassurance bénéficient d’une exonération en matière de
cette cette taxe.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
6.4. Déclaration de transfert de fonds à l’étranger:

En application des dispositions de l’article 182 ter du CIDTA, la déclaration


de transfert de fonds à l’étranger concerne tous les transferts, à quelque
titre que ce soit, réalisés au profit de personnes physiques ou morales non
résidentes en Algérie. Elle doit être introduite auprès des services fiscaux
territorialement compétents par différentes personnes:

- Contractants algériens (entités ordonnatrices): les personnes morales et


physiques de droit algérien, les administrations, les institutions et les
organismes publics;
- Entreprises étrangères disposant d’un établissement stable en Algérie.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
Remarque:
- Les sommes versées par les opérateurs, en rémunération des
importations de biens soumises à la taxe de domiciliation
bancaire, sont dispensées de la souscription de la déclaration de
transfert de fonds.

- Les transferts de fonds doivent faire l’objet d’une déclaration


préalable, auprès des services fiscaux territorialement
compétents, sur un imprimé fourni par l’administration fiscale,
dont le modèle est annexé à la présente circulaire. De même
qu’une version sous format PDF remplissable sera mise en ligne
dans le site web de la DGI très prochainement.

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6. Thématiques liées à la fiscalité
internationale
Délai délivrance de l’attestation de transfert :

Après examen et analyse par l’administration fiscale du dossier de


demande de transfert formulée par le contribuable, une attestation lui est
remise dans un délai de sept (07) jours, à compter de la date de dépôt de
ladite demande.

Ce délai n’est pas applicable en cas de non respect des obligations fiscales
par l’opérateur étranger ou ses sous-traitants non établis en Algérie.

Dans ce cas, l’attestation ne peut être délivrée qu’après régularisation de


la situation fiscale du bénéficiaire des sommes objet de demande
transfert.

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7. Critères d’imposition des revenus selon
le droit interne et le droit conventionnel
7.1: critère d’imposition des revenus selon le droit
interne:

Pour qu’un revenu soit imposable en Algérie, le législateur algérien a


fixé des critères pour les personnes physiques et les personnes
morales:

A. Pour les PP: deux principaux critères d’imposition; le premier est le


critère du domicile fiscal du titulaire du revenu et le second est celui
de la source de revenu (pour les personnes non domiciliées en
Algérie).

NB: les personnes non domiciliées en Algérie mais y disposant


d’habitations sont imposables à l’IRG sur une base forfaitaire égale à 5
fois la valeur locative des biens dont elles disposent sauf si les
revenus de source algérienne dépasse cette base forfaitaire.
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Notion possession d’une habitation
de (propriété ou location 1 an)
Foyer
fiscal

Notion Durée de séjour en


Notion de domicile Algérie excédent 183 jours
De
fiscal.
Séjour
Principal
Le lieu où est réalisé
les principaux investissements
Centre
des Le lieu où il possède
principaux le siège des affaires
intérêts
Le lieu où il administre ses
biens ;

Le lieu où sont exercées les activités


Remarque: - les agents de l'État excerçant à l’étranger; professionnelles (salarié ou non)
- Attribution de l’imposition à l’Algérie
par une CFI.
41
Personnes imposables à raison des
revenus de source algérienne :

Les personnes ne disposant pas de leur domicile fiscal en Algérie peuvent être
imposé à raison des revenus de source algérienne
( art 93 du CID).

les revenus de propriétés sises en


Algérie ou de droit les revenus d’activités professionnelle,
relatif à ces propriétés Salariées ou non, exercées en Algérie ou
d’opérations à caractère lucratif (ex BNC)

les revenus des valeurs mobilières


et autres placements effectués Les BIC tirés d’activités en Algérie
en Algérie

les revenus d’exploitations les revenus versés


situées en Algérie par un débiteur établi en
Algérie ( pension , rente, PS, …etc. )

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Conséquences du lieu du domicile fiscal

DOMICILE FISCAL DOMICILE FISCAL


EN ALGERIE HORS ALGERIE

IMPOSITION
IMPOSITION
EN ALGERIE
EN ALGERIE
SUR UNE BASE
SUR UNE BASE
MONDIALE
TERRORIALE
LES REVENUS LES REVENUS

• DE SOURCE ALGERIENNE DE SOURCE ALGERIENNE


ET
• DE SOURCE ETRANGERE UNIQUEMENT

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7. Critères d’imposition des revenus selon
le droit interne et le droit conventionnel
B. Pour les PM: deux principaux critères permettent d’assoir
l’impôt en Algérie; le premier est lié à la forme juridique et le
second est lié au mode de réalisation des bénéfices.

B.1. la forme juridique: l’IBS est dû sur les sociétés quelque


soit leur forme qui (i) dépassent un certain seuil de chiffre
d’affaires (ii) ont opté à l’IBS en l’absence du critère de CA;

B.2. le mode de réalisation des bénéfices: l’IBS est dû sur les


bénéfices réalisés par le biais (i) d’activités industrielles ou
commerciales (ii) représentant dépendant (iii) d’activités se
traduisant par un cycle complet d’opérations commerciales.
44
7. Critères d’imposition des revenus selon le droit
interne et le droit conventionnel
7.2. critères d’imposition des revenus selon le
droit conventionnel:

Afin d’identifier le redevable de l’impôt, les


convention fiscale prévoient comme critère
principale celui de la RESIDENCE.

Le résident est définit comme étant toute


personne qui, en vertu de la législation de cet
État, est assujettie à l'impôt dans cet État, en
raison de son domicile, de sa résidence, de son
siège de direction ou de tout autre critère de
nature analogue ……
45
7. Critères d’imposition des revenus selon le droit
interne et le droit conventionnel
Principe de résidence:

- Le paragraphe 1 de l’art 4 se base sur la définition du droit interne pour


déterminer le lieu de résidence des personnes physiques et personnes
morales;

- Il peut en résulter de l’application de ce paragraphe 1 une situation de


double résidence sur la base des législations internes des pays signataires

-application du paragraphe 2 de l’article 4 pour les personnes physiques

-application du paragraphe 3 de l’article 4 pour les personnes morales

46
7. Critères d’imposition des revenus selon
le droit interne et le droit conventionnel
A. Pour les PP:

-Application
du paragraphe 2 de l’article 4 uniquement au cas de double
résidence pendant la même période

- point a du para.2 de l’art 4 foyer d’habitation permanent

- point a du para.2 de l’art 4 liens personnels et économiques plus étroits (


centre des intérêts vitaux)

- point b du para.2 de l’art 4 séjourner d’une façon habituelle

- point c du para.2 de l’art 4 nationalité

- point d du para.2 de l’art 4 accord mutuel entre les administrations


fiscales

47
7. Critères d’imposition des revenus selon
le droit interne et le droit conventionnel
B. Pour les PM: le critère est le siège de direction effective,
lequel est défini comme étant:

-le lieu où sont prises, quant au fond, les décisions clés sur le
plan de la gestion et sur le plan commercial qui sont
nécessaires pour la conduite des activités de l'entité dans sa
globalité.

- Celui, qui d’ordinaire, est le lieu où la personne ou


le groupe de personnes exerçant les fonctions les plus
élevées (par exemple un conseil d'administration) prend
officiellement ses décisions, le lieu où sont arrêtées les
mesures qui doivent être prises par l’entité dans son
ensemble.
48
7. Critères d’imposition des revenus selon
le droit interne et le droit conventionnel
Exception du critère de résidence: l’Etablissement stable.

La notion d’ES est une fiction fiscale permettant à l’Etat


source de revenu de pouvoir imposer, sous certaines
conditions, les revenus réalisés sur son territoire par les
résidents de l’autre Etat contractant.

Elle est définie par l’article 5 des conventions comme étant «


une base fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une
entreprise exerce tout ou partie de son activité. »

49
Éléments de la définition

Installation

A la disposition
par Définition de l’entreprise
l'intermédiaire d’un
de laquelle établissement
l’activité est stable
exercée

FIXE FIXE
permanence géographiquement

50
QUESTIONS?

51
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
Au titre de ce point, il est question de présenter les
modalités pratiques de partage d’imposition des
principaux types de revenus entre l’Etat de résidence du
contribuable et l’Etat source de revenu et ce, en
présence et en absence d’une convention fiscale de non
double imposition.

8.1. les revenus actifs (bénéfices d’entreprises) :


8.2. les revenus passifs (dividendes, intérêts et
redevances) ;
8.3. les revenus immobiliers et les plus values de
cession des actions et des parts sociales ;
8.4. les revenus issus des activités dépendantes ;
52
8.5. les revenus issus des activités indépendantes.
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
8.1. les revenus actifs (bénéfices
d’entreprises) :

Les revenus actifs sont les revenus réalisés par une


entreprise (PP ou PM) dans le cadre d’une activité
déployée par un résident d’un Etat (UK) dans l’autre Etat
contractant (DZ).
A. Imposition des bénéfices d’entreprises selon le droit
commun:
le droit fiscal interne distingue entre les entreprises
étrangères qui interviennent dans le cadre d’un contrat
de prestation de services et celles intervenant dans le
cadre d’un contrat de travaux.
53
Contrat de travaux Contrat de prestations

 Application des règles • Application du régime


de droits commun de la retenue à la
(TAP,TVA,IBS ou IRG) source au taux de 24 %
 Souscription de qui couvre la TAP, la
l’ensemble des TVA et l’IBS ou l’IRG
obligations incombant (Arts 150 et 156 du
aux entreprises de droit CIDTA)
Algérien
 Pas de retenue à la • Paiement de l’IRG/
source par le partenaire Salaires.
Algérien. • Possibilité d’option au
 Paiement des acomptes droit commun.
l’IBS (0,5 % à chaque
encaissement)
54
Particularité relatives aux contrats de
services
 Possibilité d’application d’un taux préférentiel pour les
redevances dans le cadre conventionnel;
 Le montant de la vente d’équipements n’est pas compris
dans l’assiette de la retenue de 24 % en cas de facturation
séparée;
 Application d’un abattement de 60 % pour les contrats de
crédit-bail international et de 80 % pour les contrats
d’utilisation de logiciels informatiques;
 Taux de change applicable est celui de la date de signature
du contrat ou de l’avenant (cours de vente de la monnaie
étrangère).
NB: application du taux le plus favorable (droit
commun/droit conventionnel)
55
Calcul et paiement de la retenue

L’assiette pour le calcul de la retenue de 24% est le montant


brut des services facturés.

Exemple
le montant total du contrat est de 100, le montant net a payer
devrait être de:.

Le prix affiché doit tenir compte de la retenue qui sera


effectuée.
 Montant Brut
 Retenue à la source
 Montant net

56
Calcul et paiement de la retenue

L’assiette pour le calcul de la retenue de 24% est le montant


brut des services facturés.

Exemple
le montant total du contrat est de 100, le montant net a payer
devrait être de 100 – 24 = 76.

Le prix affiché doit tenir compte de la retenue qui sera


effectuée.
 Montant Brut
 Retenue à la source
 Montant net

57
Cas de facturation en net: application de 2 méthodes:

1-application de 24% sur une base =


2-application au MN du taux équivalent suivant:

58
Cas de facturation en net: application de 2 méthodes:

1-application de 24% sur une base = MNx100/100-24

2-application au MN du taux équivalent suivant:


24 x100/100-24 = 31,57

59
Paiement de la retenue

Les retenues sont acquittées au moment où les


prestation sont payées aux entreprises étrangères;
Les droits doivent être acquittés, dans les vingt (20)
premiers jours qui suivent le mois ou le trimestre au
titre duquel ont été opérées les retenues.
En pratique les retenues à la source dues sont
payées par voie de G50 dans les vingt (20) premiers
jours du mois suivant.

60
Obligation du partenaire Algérien :
 Effectuer la retenue à chaque versement;

 Reverser la retenue au plus tard le 20 du mois qui suit la retenue auprès


de la recette de rattachement;

 Délivrer à l’entreprise étrangère un reçu extrait d’un carnet à souches;

 Mentionner à l’appui de la déclaration annuelle le montant des


versements et des retenues par bénéficiaire avec tous les
renseignements;

 Le partenaire Algérien est solidaire avec son contractant étranger pour le


paiement des droits dus;
 Interdiction de prise en charge des impositions dues par le partenaire
étranger – art 31 de LFC 2009).

61
Obligation de l’entreprise étrangère

 Déclaration d’existence (30j)


 Désignation de représentant accrédité
 dépôt de copie du contrat (30j) et avenant (10j)
 Tenue d’un livre coté et paraphé (sommes versées aux
tiers)
 Dépôt des déclarations mensuelles (droits aux comptant)
 Dépôt de la déclaration annuelle (30 avril N+1)

62
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
B. Imposition des bénéfices d’entreprises selon le droit
conventionnel:
Dans ce cadre, le régime fiscal varie en fonction d’existence ou
d’établissement stable en Algérie.
EXAMEN DE LA DEFINITION DE L’ES DE LA CONVENTION
ALGERO-ITALIENNE
B.1. En cas d’existence d’établissement stable en Algérie, il est fait
application du régime général d’imposition (TAP, TVA et IBS ou
IRG selon le cas).

Pour les obligations fiscales et déclaratives, ce sont les mêmes que


celles applicables aux entreprises locale, sauf en matière de
détermination des acomptes (0,5 % des encaissements).

63
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
B.1. En cas d’absence d’établissement stable en Algérie, il n’y a
pas d’imposition en matière d’impôts directs (IBS et TAP), mais la
TVA reste due (article 7 CTCA) et est reversée par le cocontractant
local selon le mécanisme d’auto-liquidation prévu à l’article 83 du
CTCA.

Lorsque la livraison des biens ou la prestation de services est


effectuée par un assujetti établi hors d’Algérie, la taxe est auto-
liquidée et acquittée par l’acquéreur ou le bénéficiaire de la
prestation de services.

64
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
Régime fiscal des prestations de services réalisées par des entreprises
étrangères n’ayant pas d’installation permanente en Algérie-
Récapitulatif-

Absence de
CF Existence de CF

- Application de la Existence d’ES Absence d’ES


retenue à la source - imposition en Algérie - imposition à l’étranger
de 24% (TAP, TVA, selon le droit commun (pays de résidence).
IBS) (pays de source de - Pas de retenue à la
revenu) source, mais imposition
à la TVA (auto
liquidation)

65
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
8.2. les revenus passifs (dividendes,
intérêts et redevances):
Absence de CF Présence de CF

- Dividendes: RAS de 15 %; - Dividendes: 0, 5, 10 ou 15 %


- Intérêts: RAS de 24 %; - Intérêts: 0, 7 ou 10 %
- Redevances: RAS de 24 % avec - Redevances: 0, 10, 12 ou 15 %
application d’abattements
Les taux préférentiels varient selon les
prescriptions des conventions fiscales

Remarque: - traitement fiscal des revenus réputés distribués.


- La taux le plus favorable droit commun/convention
66
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
8.3. les revenus immobiliers et les plus values de cession
des actions et des parts sociales:
Absence de CF Présence de CF

- Revenus immobiliers: - Revenus immobiliers:


Les revenus locatifs: PP (0, 7 ou 15 %) Généralement même traitement
PM: intègre assiette IRG ou IBS; fiscal que le droit commun
les PVC (i) Civile: pas d’imposition - Plus values de cessions
(LF 2017: 5 %), (ii) Prof: intègre mobilières: le principe c’est
assiette IRG ou IBS (abb existants) l’imposition dans le pays de
- Plus values de cessions résidence, mais certaines
mobilières: PP: 15 % (exo en cas conventions ont dérogées (Egypte)
de réinvestissement)
- PM: 20 %
67
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel

8.4. les revenus issus des activités


dépendantes:
Absence de Présence de CF
CF

Application de la Pour que les revenus salariaux puissent être imposés en


retenue à la source de Algérie (pays d’exercice de l’emploi), il faut que l’une
l’IRG selon le barème des trois conditions suivantes soit satisfaite:
progressif prévu à -l’employé est présent en Algérie pour une durée
l’article 104 du supérieure à 183 jours ;
CIDTA -la rémunération est payée par un employeur ou pour
le compte d'un employeur qui est résident d’Algérie;
-la charge des rémunérations est supportée par un ES
ou une BF que l'employeur a en Algérie.

68
8. Mode d’imposition des revenus selon le
droit interne et le droit conventionnel
8.5. les revenus issus des activités
indépendantes:
Il s’agit ici des revenus réalisés dans le cadre de professions
libérales, ou autres ayant le caractère indépendant, d’ordre
scientifique, littéraire, artistique ainsi que les activités
indépendantes de médecins, avocats, comptables…etc
Absence de CF Présence de CF

Imposition dans le cadre de Pour que les revenus des personnes indépendantes puissent être
l’IRG/Bénéfices imposés en Algérie (pays d’exercice des services), il faut que
professionnels avec l’une des deux conditions suivantes soit satisfaite:
application de l’IRG selon le -Existence d’une base fixe pour l’exercice des activités;
barème progressif prévu à -Séjour pendent une ou des périodes dépassant 183 jours au
l’article 104 du CIDTA cours d’une quelconque durée de 12 mois.

69
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert

Pour ce dernier point, il est présenté une thématique qui occupe la «


scène fiscale internationale » ces dernières années. Il s’agit de la
problématique des prix de transfert qu’une entreprise multinationale
pourra rencontrer avec les administrations fiscales des pays où elle
opère. Le plan de cette partie est décliné comme suit:

9.1. Notion des prix de transfert ;


9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de rectification des
prix pratiqués ;
9.3. Cadre légal régissant le contrôle des prix de transfert en Algérie ;
9.4. Obligation documentaire ;
9.5. Conséquences fiscales d’un rehaussement en matière de prix de
transfert et mode de règlement des litiges.
70
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.1. Notion des prix de transfert:
Les prix de transfert sont les prix auxquels une entreprise
transfère des biens corporels, des actifs incorporels, ou rend
des services à des entreprises associées implantées dans des
juridictions fiscales différentes (définition OCDE).

• Deux entreprises sont associées si:


– l’une participe directement ou indirectement à la direction, au
contrôle ou au capital de l’autre, ou si
– les mêmes personnes participent directement ou
indirectement à la direction, au contrôle ou au capital des deux
entreprises.

71
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.1. Notion des prix de transfert (définition CIDTA):

les prix pratiqués par une entreprise à l’occasion d’un transfert des
biens corporels, des actifs incorporels, ou rend des services à
une ou plusieurs entreprises apparentées situées au niveau
national ou à l’étranger.

Il s’agit finalement d’une opération d’import-export au sein d’un


même groupe, ce qui exclut toute transaction à l’international
avec des sociétés indépendantes.

72
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
Exemple 1 : au sein d’un groupe, une filiale A établie en
Grande Bretagne vend des ordinateurs à une autre filiale
B établie en Algérie qui les commercialisent, le prix de
vente des ordinateurs est un prix de transfert.

vente ordinaire
Filiale B
Grande
Bretagne Filiale A
Algérie

73
I. NOTION DES PRIX DE TRANSFERT

Exemple 2 : une société mère A en Grande Bretagne


facture des frais intragroupes à ses filiales B et C, situées
à l’étranger, le service facturé relève des prix de transfert

Frais intragroupes Frais


intragroupes
Société
mère A
Grande
Filiale Bretagne Filiale
B C
Algérie Brésil

74
I. NOTION DES PRIX DE TRANSFERT

Exemple 3 : une entreprise A fabrique en Grande Bretagne des


ordinateurs qu’elle vend à une filiale B en Algérie qui les
commercialise contre une commission. La commission versée peut
relever de la problématique des prix transfert.

production
commercialisation

Entreprise Entreprise B
A Algérie
Grande
Bretagne

75
I. NOTION DES PRIX DE TRANSFERT

Exemple 4 : une transaction des entreprises liées exploitées


en Algérie constitue un prix de transfert.

Régime privilégié

Entrepri
Entrepri
se A
se B
Algérie
Algérie

76
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de rectification des
prix pratiqués :

Article 9 du modèle de convention fiscale de l’OCDE ENTREPRISES ASSOCIÉES


1. Lorsque
a) une entreprise d’un État contractant participe directement ou indirectement à la
direction, au contrôle ou au capital d’une entreprise de l’autre État contractant, ou que

b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au


contrôle ou au capital d’une entreprise d’un État contractant et d’une entreprise de l’autre État
contractant, et que, dans l’un et l’autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations
commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui
diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes,
les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par l’une des entreprises
mais n’ont pu l’être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les
bénéfices de cette entreprise et imposés en
conséquence.

77
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de
rectification des prix pratiqués-Suite:

• Approche de l’entité distincte selon laquelle les entreprises


associées sont traitées comme des entités distinctes et non comme
des sous-ensembles indissociables d’une seule entreprise unifiée.

• Application transaction par transaction afin de se rapprocher le


plus possible de la juste valeur du marché.

78
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de
rectification des prix pratiqués-suite :

La notion de comparabilité trouve sa source juridique dans le


texte de l’article 9 de la Convention modèle OCDE:
La comparaison d’une transaction contrôlée (entre entreprises
apparentées) avec une transaction indépendante est à la base du
principe de pleine concurrence:
 Comparaison des conditions des transactions afin de
légitimer un ajustement
 Comparaison des profits générés par les transactions afin
de quantifier l’ajustement

79
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.2. Principe de pleine concurrence et les risques de
rectification des prix pratiqués-Suite :

Que signifie “comparable”?


Les caractéristiques économiques des situations prises en compte
doivent être suffisamment comparables:
• Soit il n’y a pas de différences entre les situations comparées
pouvant notablement influer sur l'élément examiné du point de
vue méthodologique (par exemple le prix ou la marge
bénéficiaire)
• Soit des correctifs suffisamment fiables peuvent être utilisés
pour éliminer l'incidence de telles différences.
“Comparable” ne signifie pas “identique", mais la
comparaison doit être raisonnable
80
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert
9.3. Cadre légal régissant le contrôle des prix de transfert en
Algérie:
Ce point est divisé en trois parties comme suit:

A/le cadre légal ( art 141 bis du CIDTA)

B/ contrôle des prix de transfert


(art 20ter CPF)

C/ charges non admises en déduction du bénéfice imposable : art


141 quater CIDTA

81
A/ LE CADRE LEGAL (ART 141 BIS DU CIDTA)

lorsqu’une entreprise exploitée en Algérie ou hors d’Algérie participe


directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d’une
entreprise exploitée en Algérie ou hors d’Algérie ou que les mêmes
personnes participent, directement ou indirectement, à la direction, au
contrôle ou au capital d’une entreprise exploitée en Algérie ou d’une
entreprise exploitée hors d’Algérie et que, dans les deux cas, les deux
entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées
par des conditions qui diffèrent de celles qui seraient convenues
entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui auraient été
réalisés par l’entreprise exploitée en Algérie, mais n’ont pu l’être du fait
de ces conditions différentes, sont inclus dans les bénéfices imposables
de cette entreprise.

82
OPÉRATIONS POUVANT DISSIMULER UN TRANSFERT
INDIRECT DE BÉNÉFICES (141 bis du CIDTA)

• La majoration ou la diminution des prix d’achat ou de


vente,
• Le versement de redevances excessives ou sans
contrepartie,
• L’octroi de prêts sans intérêts ou à un taux réduit,
• La renonciation aux intérêts stipulés par les contrats de
prêt,
• L’attribution d’un avantage hors de proportion avec le
service obtenu,
•de tous autres moyens.

83
EXTENSION AUX OPÉRATIONS ENTRE ENTREPRISES
EXPLOITÉES EN ALGÉRIE. ( 141 bis du CIDTA)

les entreprises liées exploitées en Algérie doivent faire l’objet


également de contrôle des prix de transfert.

en plus du contrôle des flux entre entreprises exploitées en Algérie,


l’administration fiscale s’intéresse aux opérations effectuées entre
entreprises liées, dont certaines bénéficient des régimes privilégiés
prévus par la législation fiscale ou par les différents dispositifs
d’incitation et d’encouragement.

84
B/ CONTRÔLE DES PRIX DE TRANSFERT :
(ART 20 Ter CPF)
L’administration peut demander à l’entreprise vérifiée, la présentation
d’une documentation permettant de justifier la politique des prix de
transfert pratiquée.
Ces informations sont d’ordre juridiques, économiques, fiscales,
comptables ou méthodologiques pouvant l’éclairer sur :
• La nature des relations qu’entretient cette entreprise avec celles situées
hors d’Algérie,
• La méthode de détermination des prix de transfert relatifs aux opérations
industrielles, commerciales ou financières,
• Les contreparties reçues pour avoir pratiquer les prix en cause,
• Les activités exercées par les entreprises situées hors d’Algérie liées à
l’entreprise vérifiée par des opérations industrielles, commerciales ou
financières ainsi que le traitement fiscal réservé à ces opérations.

85
LA DEMANDE

La demande doit indiquer explicitement les points sur lesquels il est


jugé nécessaire d’obtenir des informations et documents,
notamment :

• L’identification de l’entreprise étrangère visée,


• Le produit objet de la transaction ou l’activité
concernée,
• Le pays ou le territoire concerné par la vérification,

86
DEFAUT DE REPONSE

Le défaut de réponse à la demande faite conformément aux


dispositions de l’article 20 Ter du CPF entraine la détermination des
produits imposables par l’administration sur la base d’éléments
dont elle dispose et par la mise en œuvre de critères de
comparaison.

87
C/ CHARGES NON ADMISES EN DÉDUCTION DU BÉNÉFICE
IMPOSABLE : ART 141 Quater CIDTA

• La déduction des charges est conditionnée par l’obligation, de


justifier les dépenses engagées se rapportant à des
rémunérations d’opérations, payées ou dues par une personne
physique ou morale domiciliée ou établie en Algérie à des
personnes physiques ou morales qui sont domiciliées ou
établies dans un Etat étranger, avec lesquels l’Algérie n’a pas
conclu de conventions fiscales.

• la condition de lien de dépendance n’est pas exigée pour


mettre en œuvre les dispositions de l’article 141bis.

88
C/ CHARGES NON ADMISES EN DÉDUCTION DU BÉNÉFICE
IMPOSABLE : ART 141 quater CIDTA

Opérations concernées:
• intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances,
dépôts de cautionnement, les redevances de cession ou
concession de licences d’exploitation, de brevet d’inventions, de
marque de fabriques, précédés ou formules de fabrication et
autres droits analogues ou les rémunérations de services
• tout versement effectué sur un compte tenu dans un organisme
financier établi dans des Etats ou territoires situés hors
d’Algérie.

89
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert

9.4. Obligation documentaire:

1. Cadre légal;
2. Cadre réglementaire régissant la documentation;
3. Sanction pour défaut de production de la documentation;
4. Garanties accordées aux contribuables.

90
CADRE LEGAL DE L’OBLIGATION DOCUMENTAIRE :
(Art. 169 bis du CPF)

Obligation faite aux entreprises faisant parties de


groupes de sociétés au sens de l’article 160 du code
des procédures fiscales, de présenter, une
documentation permettant de justifier la politique des
prix de transfert appliquée dans le cadre des opérations
de toute nature réalisées avec des sociétés liées au
sens de l’article 141 du CIDTA.

91
CADRE LEGAL DE L’OBLIGATION DOCUMENTAIRE :
ENTREPRISES CONCERNÉES :

(Art. 169 bis du CPF)


Les personnes morales ou groupements de personnes morales
de droit ou de fait exerçant dans le domaine des activités des
hydrocarbures ainsi que leurs filiales telles que prévues par la loi
n° 86-14 du 19 Août 1986, modifiée et complétée et celle n° 05-
07 du 28 avril 2005, modifiée et complétée, relatives aux
hydrocarbures.

Les sociétés de capitaux ainsi que les sociétés de personnes


ayant opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux telles
que visées par l’article 136 du code des impôts directs et taxes
assimilées dont le chiffre d’affaires, à la clôture de l’exercice, est
supérieur ou égal à cent millions de dinars (100.000.000 DA.).

92
CADRE LEGAL DE L’OBLIGATION DOCUMENTAIRE :
ENTREPRISES CONCERNÉES :
(Art. 169 bis du CPF)
Les groupements de sociétés de droit ou de fait, lorsque
le chiffre d’affaires annuel de l’une des sociétés
membres est supérieur ou égal à cent millions de dinars
(100.000.000 DA);

Les sociétés implantées en Algérie membres de


groupes étrangers ainsi que celles n’ayant pas
d’installation professionnelle en Algérie telles que visées
par l’article 156-1 du code des impôts directs et taxes
assimilées.

93
2. CADRE REGLEMENTAIRE REGISSANT LA
DOCUMENTATION:

La documentation est définie par Arrêté ministériel


n° 22 du 12 avril 2012, relatif à la documentation
justifiant les prix de transfert appliqués par les
sociétés apparentées.

94
DÉFINITION DE LA DOCUMENTATION
DE BASE RELATIVE AUX
INFORMATIONS GÉNÉRALES
CONCERNANT LE GROUPE DE
SOCIETES

95
A- DESCRIPTION GÉNÉRALE DE L’ACTIVITÉ EXERCÉE PAR
LE GROUPE INCLUANT LES CHANGEMENTS INTERVENUS
AU COURS DE L’EXERCICE:

Description succincte de l’historique et de l’activité exercée par


le groupe (secteur d’activité : industrie automobile, industrie
pharmaceutique,….)

96
B- DESCRIPTION DE LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
ET LA NATURE DES RELATIONS AU SEIN DU GROUPE
(ORGANIGRAMME, LIENS CAPITALISTIQUES DIRECTS ET
INDIRECTS, DROIT DE VOTE, PACTE D’ACTIONNAIRES,
COURANTS D’AFFAIRES….).
la structure organisationnelle du groupe devant renseigner sur le
mode d’organisation entre les différentes entreprises qui
composent le groupe ainsi que la répartition des tâches
(production, distribution, marketing...etc).
une description des structures juridiques et opérationnelles du
groupe d’entreprises apparentées (incluant un organigramme,
une liste des membres du groupe et une description de la
participation de la société mère dans les filiales) comportant une
identification des principales entreprises du groupe engagées
dans des transactions contrôlées.
97
C- DESCRIPTION GÉNÉRALE DES FONCTIONS EXERCÉES,
DES RISQUES ENCOURUS ET DES ACTIFS ENGAGÉS PAR
CHACUNE DES SOCIÉTÉS LIÉES:
Il s’agit de l’identification des fonctions et risques tels que :

les fonctions tels que, la fabrication, l’assemblage, la gestion des


stocks, la commercialisation, la publicité, la gestion du personnel
…etc;
les risques encourus tels que le risque de variation des coûts,
des prix ou des stocks, la recherche développement, variation
des taux de change et des taux d’intérêts … etc;
des actifs incorporels engagés par les entités.

98
D- DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA POLITIQUE DE
PRIX DE TRANSFERT DU GROUPE:

Identification de la méthode utilisée pour fixer les prix


de transfert ainsi que les facteurs qui ont influé sur la
politique de fixation des prix de l'ensemble du groupe
multinational.

Il pourra être également utile de disposer, dans la


mesure du possible, de documents faisant apparaître
les procédures de négociation pour la détermination
ou la révision des prix des transactions avec des
entreprises étrangères apparentées.

99
DEFINITION DE LA DOCUMENTAION
SPECIFIQUE A LA SOCIETE

100
A- DESCRIPTION DE LA SOCIÉTÉ:
Il s’agit d’avoir une description succincte de :

l’entreprise, de la nature et des conditions de ses


transactions, de ses conditions économiques, des
modalités de circulation du produit ou du service entre les
entreprises associées;

des changements intervenus au cours de l’exercice et de


la modification des conditions commerciales ou de la
renégociation d'accords en vigueur (conditions
économiques).

101
B- DESCRIPTION DES OPÉRATIONS RÉALISÉES AVEC
D’AUTRES SOCIÉTÉS APPARENTÉES INCLUANT LA NATURE
DES FLUX ET LES MONTANTS.

Il s’agit d’une description globale des transactions de


l’entreprise algérienne avec des entreprises étrangères
apparentées, à titre d’exemple, le montant des ventes de
marchandises en stock, les prestations de services, la
location d'actifs corporels, l'utilisation et le transfert de
biens incorporels et les intérêts de prêts, etc…

Ces éléments peuvent être présentés par flux globaux et/


ou par type de transaction.

102
C- COPIES DES RAPPORTS ANNUELS DU
COMMISSAIRES AUX COMPTES ET DES ÉTATS
FINANCIERS POUR L’EXERCICE VISÉ PAR LA
DOCUMENTATION:

Les documents et registres comptables qui


fournissent des renseignements comptables et
financiers sur l’entreprise.

103
D- LISTE DES PRINCIPAUX ACTIFS INCORPORELS
DÉTENUS (BREVETS, MARQUES, NOMS COMMERCIAUX,
SAVOIR-FAIRE…) EN RELATION AVEC LA SOCIÉTÉ:

Identification des incorporels tels que les droits d'utilisation


d'actifs industriels, les droits d’auteur sur les œuvres littéraires,
artistiques ou scientifiques (y compris les logiciels), ainsi que
des droits de propriété intellectuelle, listes de clients, de
réseaux de distribution, de désignations et symboles ou
images.

104
E- COPIES DE TOUS LES CONTRATS ENTRE LES SOCIÉTÉS
CONCERNÉES:

Des entreprises liées concluent des contrats et des accords de


types beaucoup plus divers que des entreprises indépendantes.
Des entreprises associées peuvent passer et passent souvent
des accords de nature spécifique que l’on ne rencontre que très
rarement ou jamais entre entreprises indépendantes.

De plus, les contrats conclus au sein d’un groupe multinational


peuvent facilement être révisés, suspendus, étendus ou clos en
fonction de la stratégie globale du groupe,

il y’a lieu de rechercher la réalité qui se cache derrière l’accord


contractuel.

105
F- INFORMATIONS FINANCIÈRES, FRAIS GÉNÉRAUX
ET ADMINISTRATIFS, COUTS DE RECHERCHE ET DE
DÉVELOPPEMENT.

Il pourra s'agir d'informations sur les coûts de


fabrication, les coûts de recherche-développement
et/ou les frais généraux et administratifs,...etc.

106
G- PRESENTATION DE LA METHODE DE
DETERMINATION DES PRIX DE
TRANSFERT APPLIQUEE :

L’entreprise doit présenter d’une manière générale


les documents permettant d’avoir des informations
sur la base de la fixation des prix de transfert, des
facteurs pris en compte et de la méthode retenue au
regard du principe de pleine concurrence.

107
H- PRESENTATION DE LA METHODE DE DETERMINATION DES PRIX
DE TRANSFERT APPLIQUEE :
Remarque:
Il est précisé que la documentation exigée a un caractère général et ne doit
pas comporter des justificatifs détaillés que l’administration peut exiger
dans le cadre de la vérification (il serait excessif d’exiger des documents
sur toutes les transactions transfrontières entre entreprises apparentées
ainsi que le mode de calcul de chacun des prix de transfert).

Cependant, la documentation produite doit être suffisamment précise pour


permettre à l’administration d’une part, d’apprécier si la politique des prix de
transfert mise en œuvre par l’entreprise est conforme au principe de pleine
concurrence et d’autre part, permettre une analyse de comparabilité
(analyse du marche, analyse fonctionnelle, situation économique, les
clauses contractuelles).

108
3. SANCTION POUR DEFAUT DE
PRODUCTION DE LA
DOCUMENTATION
(art 192 du CIDTA)

109
APPLICATION D’UNE AMENDE DE 500.000 DA POUR LE
DÉFAUT DE PRODUCTION OU LA PRODUCTION
INCOMPLÈTE DE LA DOCUMENTATION.

Si un contrôle est engagé, il est procédé, en plus de


l’amende, à l’application d’une majoration de 25% du
montant des bénéfices indirectement transférés,
dégagé suite au contrôle des prix de transfert de
cette entreprise.

110
4. GARANTIES CONTRE TOUT ABUS :

111
4. GARANTIES CONTRE TOUT ABUS :

L’attention des services est attirée sur le fait qu’il ne faut


pas exiger des contribuables qu'ils produisent des
documents qui ne sont pas en leur possession ou sous
leur contrôle ou qui ne peuvent pas être légalement
obtenus ou qui ne peuvent pas en fait être obtenus par
les contribuables parce qu'ils présentent un caractère
confidentiel pour le concurrent du contribuable ou parce
qu'ils n'ont pas été rendu publics et ne peuvent pas être
obtenus par le biais d'une demande normale de
renseignements ou la consultation d'informations du
marché.

112
OBLIGATION DE RESPECT DU SECRET
PROFESSIONNEL :

En application de la législation régissant le secret


professionnel, il est rappelé aux services qu’aucune
divulgation au public de secrets commerciaux,
professionnels et scientifiques ou d'autres données
confidentielles ne doit être faite lors de l’exploitation
de la documentation.

113
9. Entreprises multinationales
et prix de transfert

9.5. Conséquences fiscales d’un rehaussement en


matière de prix de transfert et mode de règlement
des litiges:

114
LES CONSEQUENCES FISCALES D’UN REHAUSSEMENT
EN MATIERE DE PRIX DE TRANSFERT

1. AJUSTEMENT PRIMAIRE EN MATIÈRE DE L’IMPÔT


SUR LE BÉNÉFICE DES SOCIÉTÉS (IBS);

2. Ajustement secondaire en matière de l’impôt sur les


distributions.

115
6.1. Ajustement primaire en matière de l’Impôt sur les
bénéfices des Sociétés (IBS);
Les rehaussements opérés pour une entreprise ayant
pratiqués des prix non conformes aux prix de pleine
concurrence subissent une première imposition en
matière d’IBS selon le taux correspondant à l’activité
objet de contrôle.

Bien entendu, cette imposition vient en sus de la pénalité


prévue à cet effet par la législation fiscale en vigueur.

116
VI. LES CONSEQUENCES FISCALES D’UN
REHAUSSEMENT EN MATIERE DE PRIX DE TRANSFERT

6.2. Ajustement secondaire en matière de la retenue à la


source
Le résultat net d’IBS provenant du rehaussement opérés pour
une entreprise ayant pratiqués des prix non conformes aux
prix de pleine concurrence subissent une deuxième imposition
en matière de l’impôt sur les distributions.

Étant donné que les sociétés apparentées sont généralement


non résidentes en Algérie, la retenue à opérer est de 15 % et
ce, en sus de la pénalité.

117
MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

1. En droit interne;

2. En droit international.

118
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

119
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

7.1 Règlement des litiges en droit interne:

• réclamation contentieuse;

• recours juridictionnel.

120
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

7.2 Règlement des litiges en droit international: rôle des conventions


fiscales de non doubles impositions.

Le contrôle, par les administration fiscales, des transactions opérées par


des entreprises liées peut déboucher à un rehaussements des bases
imposables.

En effet, les bases d’imposition sur lesquelles le rehaussement a été opéré


ont été déjà déclarées auprès de l’administration fiscale d’un autre pays
(pays de résidence de la société mère par exemple).

Cette situation engendre une double imposition économique que les pays
taxateurs (pays de résidence de la société mère et celui de résidence de la
filiale) s’entende sur son mode d’élimination en cas de présence d’un
moyen juridique le permettant (les conventions fiscales de non doubles
impositions).

121
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

La procédure amiable, prévue par l’article 25 des convention


fiscales de non doubles impositions, est un moyen permettant
la résolution des différends concernant les doubles
impositions.

La procédure amiable a une obligation de moyen et non pas


une obligation de résultat.

Cette procédure n’oblige pas les autorités compétentes à


parvenir à un accord et à résoudre le différends. Elles sont
seulement tenues de s’efforcer de parvenir à un accord.

122
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES

L’élimination de la DI:
-l’ajustement corrélatif;
-L’arbitrage (non existant en Algérie);
-Les accords préalables sur les prix (non existantes en Algérie).

• l’ajustement corrélatif est un ajustement de l’impôt dû par


l’entreprise associée établie dans un autre pays, effectué par
l’administration fiscale de ce pays pour tenir compte d’un
ajustement primaire effectué par l’administration fiscale du premier
pays, afin d’obtenir une réparation cohérente des bénéfices entre
les deux pays.

• il n’est pas obligatoire au cas où le rehaussement est non fondé.

123
VII. MODE DE REGLEMENT DES LITIGES
L’ajustement corrélatif: Article 9 du modèle des conventions.

«Lorsqu’un État contractant inclut dans les bénéfices d’une


entreprise de cet État — et impose en conséquence — des
bénéfices sur lesquels une entreprise de l’autre État contractant a
été imposée dans cet autre État, et que les bénéfices ainsi inclus
sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l’entreprise du
premier État si les conditions convenues entre les deux entreprises
avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises
indépendantes, l’autre État procède à un ajustement approprié du
montant de l’impôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour
déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres
dispositions de la présente Convention et, si c’est nécessaire, les
autorités compétentes des États contractants se consultent.»

124
QUESTIONS?

125
10. Régime spécifique

10.1. Loi 05-07 et textes d’application (amedements et


contradictions)

La fiscalité pétrolière est gouvernée par les dispositions:

•Loi n°05-07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures.


•Ordonnance n° 06-10 du 29 juillet 2006 modifiant et
complétant la loi n°05-07 du 28 avril 2005 relative aux
hydrocarbures.
•Loi n° 13-01 du 20 février 2013 modifiant et complétant la loi
n° 05-07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures.
•Loi n° 14-10 du 30 décembre 2014 portant loi de finances
pour 2015.
126
10. Régime spécifique

10.1. Loi 05-07 et textes d’application (amedements et


contradictions)

Malgré les efforts législatifs de l’Etat on a assisté à l’apparition de


plusieurs dispositions pathologiques et exorbitantes qui ralentissent le
développement du secteur:

- Prérogatives exorbitantes du droit commun dans le domaine immobilier;

- La concession est octroyée exclusivement à SONATRACH ou à une


filiales dans laquelle elle détient plus de 51% du capital;

- Clause de refus de toute procédure d’hypothèque des gisements aux fins


de bénéficier des financements bancaires.

127
10. Régime spécifique

10.2. Les régimes juridiques des concessions selon la loi


05-07 et ses textes d’application

1. Concessions d’exploration

Art. 19. — Pour les besoins de la recherche et de l'exploitation, le domaine


minier national relatif aux hydrocarbures est partagé en quatre (4) zones
appelées zones A, B, C, D.

Les tailles maxima des périmètres de chaque zone sont adaptées


régulièrement par l'agence nationale pour la valorisation des ressources en
hydrocarbures (ALNAFT) au fur et à mesure du développement du domaine
minier après approbation du ministre chargé des hydrocarbures.

128
10. Régime spécifique

10.2. Les régimes juridiques des concessions selon la loi


05-07 et ses textes d’application
1. Concessions d’exploration et d’exploitation

Les activités de l’agence ALNAFT sont régies par les articles 13 et 14 de la loi
05-07.

L’obtention d’un droit d’exploration et d’exploitation est soumis à cette loi en


plus des autres régimes de droit commun (régimes des expatrié et régime
douanier d’admission temporaire).

L’autorisation d’exploration est accordée par ALNAFT pour une durée


maximale de 2 ans.

La recherche et l’exploitation prennent la forme d’une convention.

129
10. Régime spécifique

10.2. Les régimes juridiques des concessions selon la loi


05-07 et ses textes d’application
2. Concessions de transport

Art. 7. — Le contractant ou le titulaire d'une concession de transport par


canalisation peut bénéficier, pour la poursuite de ses objectifs et la
réalisation des ouvrages nécessaires à ses activités, des droits et
avantages suivants dans les conditions et formes prévues par la
législation en vigueur :

• de l'occupation des terrains et des droits annexes,


• des servitudes d'accès et de passage et d'aqueduc.

L'entreprise nationale SONATRACH-SPA peut, exclusivement, acquérir


des terrains par cession ou expropriation, conformément à la législation
en vigueur.
130
10. Régime spécifique

10.2. Les régimes juridiques des concessions selon la loi


05-07 et ses textes d’application
1. REDEVANCE PETROLIERE

L’assiette de la redevance est constituée de toutes les quantités extraites de


chaque périmètre d’exploitation.

Celle-ci est établie sur la base des quantités décomptées après les opérations de
traitement au champ, au point de mesure.

La localisation du point de mesure est définie dans le périmètre d’exploitation.

Les quantités consommées pour les besoins de la production ainsi que les
quantités perdues avant le point de mesure ou réinjectées dans les gisements
d’un même contrat sont exclues de l’assiette de la redevance..

131
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux

1. REDEVANCE PETROLIERE

L’assiette de la redevance est constituée de toutes les quantités extraites de


chaque périmètre d’exploitation.

Celle-ci est établie sur la base des quantités décomptées après les opérations de
traitement au champ, au point de mesure.

La localisation du point de mesure est définie dans le périmètre d’exploitation.

Les quantités consommées pour les besoins de la production ainsi que les
quantités perdues avant le point de mesure ou réinjectées dans les gisements
d’un même contrat sont exclues de l’assiette de la redevance..

132
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


1. REDEVANCE PETROLIERE
A. Champ d’application et assiette
La loi n° 05-07 fixe, en son article 90, les conditions de détermination des prix de
base selon la nature des hydrocarbures :

- pour le pétrole, les GPL, le butane et le propane produits en Algérie, il s’agit des
moyennes mensuelles des prix FOB publiés par une revue spécialisée
incontestable ou, à défaut, des prix notifiés par Alnaft ;
- pour le condensat, il s’agit des moyennes mensuelles des prix FOB publiés dans
une revue spécialisée incontestable ou, à défaut, des prix notifiés par Alnaft ;
- pour les hydrocarbures liquides et produits pétroliers destinés au marché
national, il s’agit des prix en vigueur durant l’année considérée ;
- pour le gaz (vente de gaz à l’exportation), il s’agit des prix figurant au contrat si
ceux-ci sont égaux ou supérieurs aux prix de référence, ou, dans le cas contraire,
des prix de référence ;
- pour le gaz (vente de gaz sur le marché national), il s’agit des prix en vigueur
pendant l’année civile considérée.
133
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


1. REDEVANCE PETROLIERE
B. Modalités de paiement
La redevance est mensuelle et réglée spontanément, par l’opérateur, au nom et
pour le compte de la personne physique ou morale signataire du contrat de
recherche et/ou d’exploitation.

La redevance doit être payée avant le 10 de chaque mois auprès d’Alnaft et le


retard de paiement entraîne une majoration de la redevance due de 1 ‰ par jour
de retard. Le législateur n’a pas fixé de montant maximal pour cette pénalité de
retard.

134
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


1. REDEVANCE PETROLIERE
C. Taux de la redevance
Le taux effectif d’imposition à la redevance est l’objet d’une négociation entre les
parties au contrat, qui le fixent dans le contrat, mais la loi prévoit des taux légaux
minimaux pour chaque tranche de production.

La redevance est perçue aux taux minimaux suivants :

135
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


1. REDEVANCE PETROLIERE

D. Exemple chiffré
Soit une production journalière de 45 000 bbls, d’un gisement situé dans la zone
A.
Le prix de base du baril (PV), calculé conformément à l’article 90 de la loi n° 05-
07, est de 60 US$ et le taux de change (Tch) est 1US$ = 75 DA.

136
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


1. REDEVANCE PETROLIERE

E. Exemple chiffré - Solution


La redevance due, dans le cas d’espèce, est de :

-1re tranche de production (P1) = (20 000*60*75)*5,5% = 4 950 000,00 DA


-2e tranche de production (P2) = (25 000*60*75)*10,5% = 11 812 500,00 DA
- redevance mensuelle due (Rm) = 4 950 000 ,00 DA + 11 812 500,00 DA
= 16 762 500,00 DA

La redevance est une charge déductible de la base d’imposition à l’impôt


complémentaire sur le résultat (ICR).

137
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

A. Champ d’application et assiette


L’assiette de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP) est constituée par la valeur de la
production annuelle de chaque périmètre d’exploitation retenue pour le calcul de
la redevance.
Il est fait ensuite déduction des charges légalement déductibles.

En premier lieu, il est fait déduction du tarif de transport par canalisation entre le
point de mesure et, selon le cas, le port de chargement et point frontière
algérienne d’exportation, ou le point de vente en Algérie.

138
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

B. Les charges déductibles


Il s’agit de :

- la redevance ;
- les provisions pour abandon et/ou restauration ;
- les frais de formation aux activités, régies par la présente loi, des ressources
humaines nationales ;
- le coût d’achat du gaz, pour la récupération assistée ;
- les tranches annuelles d’investissement de recherche ainsi que celles relatives
au développement (« taux d’amortissement ») corrigées par le coefficient d’« up
lift » correspondant à la nature de l’investissement. en Algérie.

139
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

B. Les charges déductibles


Les taux d’amortissement des investissements ainsi que les coefficients d’«uplift »
applicables aux annuités de ces amortissements sont les suivants :

Pour le cas particulier du gaz vendu sous forme liquéfiée et du GPL vendu sous
forme de butane et de propane et le gaz transformé en produits pétroliers ou tous
autres produits, le taux d’amortissement est de 10 % et le taux d’uplift de 20 %.

140
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

C. Modalités de paiement
La TRP est payée mensuellement, sous forme d’acomptes, avant le 25 du mois
qui suit celui au titre duquel la taxe est due.

Le retard de paiement de la TRP est sanctionné par une pénalité de retard de 1


‰ par jour de retard. Le législateur n’a pas fixé un maximum pour cette pénalité
de retard.

Le solde de liquidation est constitué par la différence entre la TRP réellement due
et la somme des acomptes déjà réglés. Ce solde doit être liquidé auprès du
Trésor public au plus tard le dernier jour du délai fixé pour le dépôt de la
déclaration annuelle des résultats de l’exercice considéré.

141
10. Régime spécifique
10.3. Rappel des différents régimes fiscaux
2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

D. Taux de la taxe sur le revenu pétrolier


Le taux de la TRP est fonction de la valeur cumulée de la production (PV) depuis
la mise en exploitation.

Ainsi, pour une année donnée, si :

Les seuils de la PV en dinars algériens figurant dans le tableau ci-dessus seront


actualisés par application du taux de change moyen à la vente du dollar des
États- Unis en dinars algériens, du mois précédant chaque paiement, publié par la
Banque d’Algérie, divisé par 70 et multiplié par le montant de chaque seuil.

142
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

E. Exemple chiffré
Si PV = 250, calculez le PV et le TRP.

143
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


2. LA TAXE SUR LE REVENU PETROLIER(TRP)

E. Exemple chiffré - Solution


Si PV = 250
Taux TRP = (40 / 385 – 70)* (250 – 70) + 30
= (40 / 315) * (180 + 30) = 55,92 %

Par ailleurs, la PV est exprimée en milliards de dinars.

Dans le cas d’espèce, la PV est égale à 250 000 000 000,00 DA.

La TRP est une charge déductible de l’assiette de l’impôt complémentaire


sur le résultat (ICR).

144
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


3. L’IMPOT COMPLEMENTAIRE SUR LE RESULTAT
A. Champ d’application et assiette
L’impôt complémentaire sur le résultat (ICR) est dû par chaque personne
participant au contrat de recherche et / ou d’exploitation.

L’assiette de l’ICR est constituée par le revenu annuel tiré de l’exploitation d’un
périmètre donné, déduction faite :

- des sommes payées au titre de la TRP ;


- des sommes payées au titre de la redevance ;
- des annuités d’amortissements des biens et équipements, dont le taux
d’amortissement est fixé par la loi (voir tableau en annexe de la loi n° 05-07
annexée au présent guide) ;
- des charges d’exploitation légalement déductibles en application de la législation
fiscale de droit commun (Code des impôts directs).

145
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


3. L’IMPOT COMPLEMENTAIRE SUR LE RESULTAT

B. Taux de l’ICR

Le taux de l’ICR est de 30 %.


Les bénéfices réinvestis sont passibles de l’ICR au taux réduit de 15 %.

C. Consolidation des activités amont et aval


Les parties à un contrat de recherche et / ou d’exploitation peuvent consolider
leurs activités relevant de la loi n° 05-07, d’une part, comme ils peuvent
consolider leurs activités relevant de ladite loi avec les activités relevant de la loi
sur l’électricité et la distribution de gaz par canalisation, d’autre part.

146
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


3. L’IMPOT COMPLEMENTAIRE SUR LE RESULTAT

D. Etude de cas:
Le revenu annuel tiré de l’exploitation d’un périmètre A zone 2 est d’un montant
de 2 500 000 US$.

- des sommes payées au titre de la TRP est de 25 000 000 DA ;


- des sommes payées au titre de la redevance est d’un montant de 16 000 000
DA;
- des annuités d’amortissements des biens et équipements sont d’un montant de
23 000 000 DA ;
-des charges d’exploitation légalement déductibles est d’un montant de
55 000 000 DA.

Calculez l’impôt complémentaire sur le résultat

147
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


3. L’IMPOT COMPLEMENTAIRE SUR LE RESULTAT

D. Etude de cas – Solution


Le revenu annuel tiré de l’exploitation d’un périmètre A zone 2 est d’un montant
de 2 500 000 US$x 115 DA/1US$) = 275 000 000 DA.

Après déduction des charges noua allons aboutir à un revenu net de 156 000 000
DA (qui représente l’assiette imposable).

Le taux d’ICR de 30 % la société doit rajouter à sa liasse fiscale annuel un


montant de 46 800 000 DA.

148
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


4. LA TAXE SUPERFICIAIRE
A. Champ d’application et assiette
La taxe superficiaire est une taxe annuelle assise sur la superficie du
périmètre6 que Alnaft a accordé à l’opérateur soumis à cette taxe.

B. Tarifs de la taxe superficiaire


La taxe est calculée sur la base de tarifs unitaires en dinars algériens. Le
tarif unitaire tient compte de la zone de situation du périmètre et de la
phase dans laquelle se trouve l’opérateur et éventuellement de la durée
de cette phase.

Les tarifs de la taxe superficiaire sont repris dans le tableau ci-après :

149
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


4. LA TAXE SUPERFICIAIRE

La taxe superficiaire est une charge, non déductible. Le montant de cette


taxe est actualisé annuellement.
La formule d’actualisation est lasuivante :
(Taux de change US$ du mois précédent / 80) * (Tarif *Superficie du
périmètre).

150
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


5. LA TAXE DE TORCHAGE ET D’UTILISATION DE L’EAU

A. Taxe de torchage
Le torchage est, en principe, interdit. Toutefois, Alnaft peut accorder des
autorisations exceptionnelles pour des périodes qui ne sauraient
dépasser quatre-vingt- dix (90) jours. Dans ces conditions, l’opérateur,
bénéficiaire de l’autorisation, doit s’acquitter d’une taxe de huit mille (8
000,00 DA) par millier de normaux mètres cubes (nm3).
Le paiement de cette taxe ne libère pas l’opérateur des obligations mises
à sa charge par l’article 109 de la loi n° 05-07 relatif à la mise en
conformité des installations et des opérations à la législation fixant les
normes et standards techniques de sécurité industrielle, de prévention et
de gestion des risques majeurs et de prévention de l’environnement.

Cette taxe n’est pas une charge déductible.


151
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


5. LA TAXE DE TORCHAGE ET D’UTILISATION DE L’EAU

Cette taxe est actualisée le 1er janvier de chaque année, selon la formule
suivante :

(Taux de change US$, du mois précédent / 80) * (Montant de la taxe).

152
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


5. LA TAXE DE TORCHAGE ET D’UTILISATION DE L’EAU

B. Taxe de l’utilisation de l’eau


L’utilisation d’eau prélevée du domaine public pour les besoins de la
récupération assistée est soumise au paiement d’une redevance de
quatre-vingt (80,00) DA le m3.
Cette taxe n’est pas une charge déductible.

Cette taxe est actualisée le 1er janvier de chaque année, selon la formule
suivante :
(Taux de change US$, du mois précédent / 80) * (Montant de la taxe).

153
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


6. LA CESSION D’INTERET

La cession d’intérêts dans un contrat de recherche et/ou d’exploitation est


passible d’une taxe de 1 % assise sur la valeur de la transaction. Elle est
à la charge de la partie cédante.

Cette taxe est non déductible.

154
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


7. L’IMPÔT FONCIER SUR LES BIENS AUTRES QUE LES BIENS
D’EXPLOITATION

Les biens autres que ceux destinés à l’exploitation sont passibles de


l’impôt foncier, dans le cadre des dispositions du droit commun.

Cette taxe annuelle est due sur les propriétés bâties.

La base d’imposition est constituée de la valeur locative de la propriété.

La valeur locative est déterminée de la façon suivante :

155
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


7. L’IMPÔT FONCIER SUR LES BIENS AUTRES QUE LES BIENS
D’EXPLOITATION
A. Immeubles à usage d’habitation

B. Immeubles commerciaux et industriels

156
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


7. L’IMPÔT FONCIER SUR LES BIENS AUTRES QUE LES BIENS
D’EXPLOITATION

L’impôt est calculé après abattement, de la base d’imposition, de 2 % par


an, avec un maximum de 40 % pour les habitations et 50 % pour les
locaux commerciaux.

157
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


8. LES EXONERATIONS

La nouvelle législation a reconduit dans leur totalité les exonérations


prévues antérieurement en faveur des activités d’exploration et
d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

Les activités de recherche et / ou d’exploitation sont ainsi exonérées d’un


certain nombre de droits et taxes, notamment les droits de douane et la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Dans ce cadre, les équipements de même que les services affectés


directement à ces activités sont exonérés de la TVA (à l’importation et sur
les opérations réalisées localement) et des droits de douane sur les
équipements importés.
.
158
10. Régime spécifique

10.3. Rappel des différents régimes fiscaux


8. LES EXONERATIONS
•Quant aux équipements et biens nécessaires à l’exécution du contrat
importés par les contractants des compagnies pétrolières, ceux-ci
peuvent bénéficier du régime de l’admission temporaire, ce qui permet de
les importer en suspension de droits et taxes.
•Les biens bénéficiant d’un tel régime doivent être réexportés en fin de
contrat ou faire l’objet d’une déclaration de « mise à la consommation »
avec paiement, dans ce cas, des droits et taxes.
•Les sous-traitants des sociétés pétrolières bénéficient des mêmes
avantages en ce qui concerne les équipements, travaux et services
incorporables, sous réserve que la société pétrolière leur délivre une
attestation d’exonération.
•Il s’agit exclusivement des fournisseurs et sous-traitants directs des
sociétés pétrolières.

159