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Plan

 Introduction
 Notions basiques
 Définition de la prévention interne
 Les méthodes de la prévention interne
 La mission du CAC en cas de difficulté
La prévention interne

RÉALISÉ PAR: SLASLI RANIA


Introduction

Lorsqu’une entreprise fait face à des difficultés économiques sérieuses, des procédures
judiciaires, appelées procédure collectives, sont disponibles pour essayer de la sortir de ce
mauvais pas.

Des procédures préventives permettent une intervention avant la cessation des paiements : la
conciliation, la sauvegarde ou le mandat ad hoc.

Elles ne peuvent être ouvertes que par le débiteur, et lui permettent de bénéficier de
l’assistance nécessaire pour négocier avec ses créanciers, apurer ses dettes et donc relancer
son entreprise.
Notions basiques

 Une entreprise est en difficulté lorsqu'elle n'est plus à même d'honorer de


manière continue ses relations contractuelles avec ses différents partenaires
(fournisseurs, créanciers institutionnels, personnel, banques, pouvoirs publics,
...).

 Cette situation est la résultante de la défaillance de la rentabilité et/ou de la


liquidité de l'entreprise.
1) Qu’est ce que la prévention interne?

La prévention interne constitue une technique, et non une procédure, très en vue pour traiter en
amont les difficultés d’une entreprise, dans la plus grande discrétion.

 C’est sur le principe selon lequel plus on s’attaque rapidement aux difficultés plus on a de
chances de les vaincre que la procédure d’alerte repose. Puisque, pour diverses raisons, le chef
d’entreprise n’est pas toujours en mesure d’évaluer adéquatement les difficultés naissantes, le
législateur a souhaité impliquer certains partenaires de l’entreprise dans le processus de
prévention.

 Les partenaires invités à réagir aux difficultés sont choisis en fonction de leur connaissance
particulière de la situation de l’entreprise. Il s’agit des commissaires aux comptes et des associés.
 La prévention des difficultés d'une entreprise se heurte à un obstacle de nature psychologique.
En effet, le chef d'entreprise doit faire part des ses difficultés à un tiers, ce qui n'est pas chose
aisée.

 D'ailleurs, la prévention a un domaine d'application qui ne dépend pas uniquement de la


situation financière de l'entreprise. Elle concerne les entreprises qui sont encore saines puisque
toute entreprise rentable est potentiellement une entreprise en difficulté. Un délicat équilibre est
à trouver entre cet objectif de prévention et le respect de la liberté du commerce et de l'industrie
qui empêche d'imposer des contraintes trop lourdes.
Les mesures de prévention doivent, pour assurer leur efficacité respecter deux impératifs:

 Le premier impératif est la rapidité. car la situation financière d'une entreprise qui présente des
signes révélateurs de difficulté risque de se dégrader très vite. La loi doit instaurer des mécanismes
susceptibles d'être mises en œuvre par toute personne y ayant intérêt.

 Le second impératif est la discrétion. La révélation d'une difficulté temporaire ou mineure risque de
porter atteinte au crédit de l'entreprise et d'entraîner sa cessation de payement que l'on voulait éviter.
Les mesures de prévention se doivent donc d'être confidentielles, surtout au début.
Section I: Les méthodes de la prévention interne

 Certaines entreprises disposent d’instruments leur permettant de suivre l’activité et d’attirer


l’attention des dirigeants lorsque les indices de difficulté apparaissent.

Les tableaux de bord :


 Ce sont des instruments essentiels de l’information préventive. Ils permettent de suivre
directement l’activité de l’entreprise. Le tableau de bord permet à l’entreprise de connaître son
évaluation par rapport à ses objectifs et éclairer la performance de ses différentes fonctions :
 le tableau de bord de la direction financière comporte des indicateurs sur l’évaluation de l’endettement, des fonds
propres, de la solvabilité, de la rentabilité, de la structure financière et du coût du capital ;

 – le tableau de bord de la direction commerciale comporte des indicateurs sur les activités commerciales menées
par l’entreprise dont notamment son chiffre d’affaires par produit, par zone géographique, sa position par rapport à
ses concurrents et l’évolution de ses prix ;

 – le tableau de bord des ressources humaines permet d’informer sur l’évolution de l’effectif, la mobilité du
personnel, le taux d’absentéisme, la gestion des carrières, les programmes de formation, les actions sociales, les
moyens de motivation et le besoin en personnel ;

 – le tableau de bord de direction de production comporte des indicateurs techniques tels que la capacité de
production, le taux d’utilisation des équipements et leur âge, la politique d’investissement et l’évolution de la
maintenance.
 2- L’analyse financière:

 Elle consiste dans le calcul de plusieurs ratios significatifs, le suivi de leur évolution en fonction du
niveau d’activité. Elle permet donc de déceler les premiers signes de difficulté.

 3- Les budgets

 C’est une technique beaucoup plus dynamique que les précédentes dans le sens ou elle est projetée
vers le futur (qui est notre préoccupation essentielle).
 Anticiper le chiffre d’affaires, les marges et les dépenses de l’entreprise dans le futur puis vérifier leur
réalisation, mesurer et analyser les écarts (par le biais du contrôle budgétaire) est très utile pour le
suivi de l’activité de l’entreprise.
 Les difficultés décelées à temps, les dirigeants peuvent alors
engager les actions correctives avec de plus grandes chances de
réussite.

 Pour les entreprises dépourvues de tels outils, la détection des


difficultés risque d’être tardive: le rôle du commissaire aux comptes
est plus important.
-La mission du CAC

 Le commissaire aux comptes, s’il en existe, ou tout associé dans la société informe le chef de
l’entreprise des faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation et ce, dans un délai
de 8 jours de la découverte des faits et par lettre recommandée avec accusé de réception,
l’invitant à redresser la situation.

 Faute d’exécution par le chef d’entreprise dans un délai de 15 jours de la réception ou s’il n’arrive
pas personnellement ou après délibération du conseil d’administration ou du conseil de
surveillance, selon le cas, un résultat positif, il est tenu de faire délibérer la prochaine assemblée
générale pour statuer, sur rapport du commissaire aux comptes, à ce sujet
 S’il a été constaté que malgré les décisions prises par cette assemblée ou faute d’une délibération
de l'assemblée générale, la continuité de l’exploitation demeure compromise, le président du
tribunal en est informé par le commissaire aux comptes ou par le chef d’entreprise. Lorsqu’il
résulte de tout acte, document ou procédure, qu’une société commerciale, ou une entreprise
individuelle commerciale ou artisanale, connaît des difficultés de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation, pour que soit envisagées les mesures propres à redresser la situation.

 Le président du tribunal convoque le chef de l’entreprise pour essayer retrouver une solution
pour maintenir la continuité de l’exploitation de l’entreprise. Le président du tribunal peut,
nonobstant toute disposition législative contraire, obtenir communication, par le commissaire
aux comptes, les administrations, les organismes publics ou le représentant du personnel ou par
toute autre personne, des renseignements de nature à lui donner une exacte information sur la
situation économique et financière du débiteur
Conclusion

 En définitive, le règlement des difficultés de l’entreprise obéit à une procédure


spéciale.

 En effet, dans l’optique de prévenir lesdites difficultés, le législateur a prévu des


mécanismes d’alerte tant au niveau interne qu’externe qu’interne. Ces
mécanismes permettent d’anticiper les difficultés, le cas échéant, le dirigeant de
l’entreprise pourra entamer une procédure de règlement amiable sauf s’il ne
trouve en état de cessation de paiements.

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