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Évoluer, c’est naturel… …..

se former est essentiel

LOMBALGIE CHRONIQUE, source A.N.A.ES, source H.A.S

Développement Professionnel Continu


Les objectifs

Développement.
Professionnel .
Continu

 Connaître les recommandations du jury de la conférence de


consensus sur la lombalgie
 Connaître les recommandations de la H.A.S.
 Enrichir votre formation initiale, votre expérience professionnelle
 Etendre vos connaissances scientifiques et pratiques
 Pratiquer immédiatement
 Répondre aux demandes d’un plus grand nombre de patients
 Développer votre activité
 Rentabiliser le temps investi grâce à une formation novatrice et
pragmatique.
Sommaire
 Diagnostic médical et recommandations de traitement médical en cas de patients ayant une lombalgie
commune aigüe, subaigüe, chronique et patient chronique déconditionné
 Analyse des E.P.P initiales
 Diagnostic kinésithérapique
 Prise en charge kinésithérapique de la lombalgie aigüe (pratique intensive en binôme)
 Prise en charge kinésithérapique de la lombalgie subaigüe
 Recommandations issues de de la conférence internationale de consensus (lombalgie aigüe et subaigüe)

 Patient lombalgique chronique et patient lombalgique chronique déconditionné.( un phénomène Bio-Psycho-


Social)
 Nouvelles connaissances sur la fonction rachidienne, issues des expertises de la conférence de consensus
 Syndrome de déconditionnement
 Une évaluation globale : e bilan-diagnostic kinésithérapique, la feuille de synthèse du B.D.K (pratique en
binôme)
 Le référentiel sur la lombalgie, sa facturation
 Protocole de rééducation dynamique
 Les différents moyens de restaurer la fonction rachidienne, de dédramatiser la pathologie (pratique en binôme)
et de préparer le retour au travail.
 La prévention rachidienne dans les activités courantes et les activités professionnelles.
Situation du problème

Une formation hospitalière

les médecins
les kinésithérapeutes
Pour les ergothérapeutes

les éducateurs sportifs


Situation du problème

Pour les médecins


Le diagnostic médical est souvent différentiel
En
soulevant
Quelles circonstances d’apparition? un objet

Non
Avez-vous des problèmes urinaires?

Avez-vous des problèmes au ventre?


Non

Vous avez une


lombalgie aigüe
Lombalgie aigüe, subaigüe

Définitions des lombalgies spécifiques et non spécifiques


La lombalgie se définit comme « une douleur lombo-sacrée médiane, ou
latéralisée avec possibilité d’irradiations ne dépassant pas le genou mais avec
prédominance de la douleur dans la région lombo-sacrée ».
L’absence de radiculalgie est un élément essentiel de de cette définition.
On estime que la lombalgie non spécifique représente plus de 90% des cas de
lombalgies
pris en charge par les professionnels de santé; ces recommandations portent
sur la prise en charge des lombalgies non spécifiques.

Les lombalgies spécifiques:


Spondylarthrite, la polyarthrite….

.
Lombalgie aigüe, subaigüe

Conférence de consensus PARIS

Agence Nationale d’Accréditation et


d’Evaluation en Santé .
Avec le concours
de l’AFLAR
du GILL
De la SOFCOT
De la SFMG
De la SOFMEER
De la SFR
Référentiel médical, si douleurs inférieures à 3 mois.

En dehors du cadre des recherches, il n’y a pas lieu de demander d’examens


d’imagerie, dans les 7 premières semaines.
Les examens permettant la mise en évidence du conflit disco radiculaire, ne
doivent être prescrits que dans le bilan précédant la réalisation d’un traitement
chirurgical; cet examen peut être au mieux une I.R.M, à défaut un scanner.

Il n’y a pas de place pour la réalisation d’examens d’électrophysiologies dans la


lombalgie ou la lombosciatique.

Tant pour la lombalgie aiguë que pour la lombosciatique, il n’y a pas été identifié
dans la littérature d’arguments en faveur de l’effet bénéfique de la prescription
systématique d’un repos au lit plus ou moins prolongé. La poursuite des activités
ordinaires compatibles avec la douleur semble souhaitable.
Référentiel médical, si douleurs inférieures à 3 mois.

Dans la lombalgie aiguë comme dans la lombosciatique aiguë, les traitements


médicaux visant à contrôler la douleur sont indiqués. ce sont les antalgiques, les
anti-inflammatoires non stéroïdiens et les décontracturants musculaires.

La corticothérapie par voie systémique n’a pas fait la preuve de son efficacité
Il n’a pas été retrouvé d’étude attestant de l’efficacité de l’acupuncture dans la
lombalgie aiguë

L’efficacité des infiltrations épidurales est discutée dans la lombosciatique aiguë.


Il n’y a pas d’indication d’injection facettaire postérieure dans la lombosciatique
aiguë
Aucune étude n’a été identifiée dans la littérature concernant les thérapeutiques
suivantes: mésothérapie, balnéothérapie, homéopathie.
Des signes cliniques: oui!
Les examens sont négatifs (les radiographies).

« Une pathologie invisible »


Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Pour les praticiens rééducateurs

Pendant les études de masso-kinésithérapie et


d’ergothérapie,
Les étudiants ne soignent pas cette pathologie.
E.P.P. initiale

Evaluation des
Pratiques
Professionnelles

Analyse des E.P.P initiales


Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Pour les praticiens


Tensions, Contractures musculaires?

Restriction de mobilité articulaire?


Bassin? Articulaire postérieure?

Trouble statique?

Insuffisance musculaire?

Douleur discale?

Capacité musculaire insuffisante?

Ergonomie du poste de travail?


Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Pour les praticiens

Les recommandations de l’A.N.A.E.S et de la H.A.S


Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Objectif: la prévention des récidives


Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Situation du problème

1-LOMBALGIE AIGÜE COMMUNE DISCALE (L4-L5, L5-S1)


La plus fréquente
Une activité professionnelle « discopathe » (penchée en avant sur
les disques).
Des signes cliniques très importants: « un accident discal »
Des examens négatifs
L’examen « serait » la discographie
Une sous estimation de la pathologie discale qui est la charnière
du corps lors de toutes les activités.
Des facteurs aggravants (mauvaise ergonomie, mauvaise
gestuelle, mauvaise capacité musculaire.)
Des conséquences psychologiques
Des conséquences professionnelles et sociales.
Pratique:
Lombalgie aigüe due à un accident discal

Signes cliniques:
Apparition sur un effort penché en avant (sur les disques lombaires)
Attitude penchée en avant
Incapacité fonctionnelle importante

Les 4 premières semaines le traitement est avant tout médical


(traitement anti-inflammatoire et antalgique)
Port de ceinture de soutien lombaire, pendant 3 à 6 semaines (la
cicatrisation du tissu collagénique du disque).

Prise en charge:
En position assise, massage modéré (1 fois par semaine pendant 4
semaines)
Puis rééducation dynamisante progressive, orientée vers la restauration
de la fonction et la prévention des récidives

.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Le praticien peut prescrire des dispositifs médicaux.


Prescription de dispositifs médicaux

Augmente la pression abdominale et


immobilise la région lombaire et permet la
cicatrisation du tissu collagénique
partiellement déchiré.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Les exercices en flexion (la rétroversion du bassin ),


n’ont pas montré d’intérêt.

La rétroversion du bassin: aucune efficacité démontrée

En ce qui concerne les exercices en extension (méthode Mckensie), des études


complémentaires sont nécessaires.
L’efficacité de la méthode n’est pas établie dans la lombalgie chronique.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Encourager la reprise précoce.


Un disque intervertébral met de l’ordre de 3 à 6 semaines pour cicatriser.

Prévenir l’évolution vers la chronicité, dont les facteurs psychologiques et


socioprofessionnels sont retrouvés de façon fréquente.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Situation du problème

2-un D.I.M
Au niveau lombaire (articulaire postérieure)
et le bassin (sacro-iliaque).

Un point douloureux précis.


Pas de douleur en barre , ni de douleur dans la fosse iliaque
externe
Une capacité fonctionnelle conservée.
Référentiel praticien, si douleurs inférieures à 3 mois.

Patient ressent une vertèbre coincée

Les mobilisations rachidiennes non forcées, ont un intérêt à court terme dans
la lombalgie aiguë. Aucune parmi les différentes techniques manuelles n’a fait
la preuve de sa supériorité. Dans la lombosciatique aiguë, il n’y a pas
d’indication pour les manipulations.
Pratique
 Palpation
 Tests de mobilité
Mobilisation vertébrale non forcée.
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin

Historique:
une position longtemps maintenue;
un faux mouvement…

Signes cliniques:
Une incapacité fonctionnelle très modérée
Un point douloureux précis
Pas d’irradiation dans le membre inférieur

À la palpation:
Un point douloureux au niveau d’une articulation articulaire, au niveau sacro-
iliaque; une épineuse déviée, une apophyse transverse plus profonde.
Une E.I.P.I plus haute lors du T.F.D…

Après la palpation, il faut réaliser les test de mobilité

Le diagnostic kinésithérapique se dirige vers une restriction de mobilité


articulaire. .
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin

RACHIS LOMBAIRE

Palpation:
- E.I.P.S
- Base du sacrum
- Epineuses postérieures
- Les apophyses transverses
- Les muscles (extenseurs du
rachis, les fosses iliaques).

Tests de mobilité bassin (T.F.D)


et
colonne vertébrale (test en flexion
et en extension).

.
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin

Analyse des mobilités vertébrales:


Loi ll de FRYETTE
En flexion ou en extension (lorsque les
facettes articulaires sont engagées),
l’inclinaison latérale ne peut se
produire que si elle est précédée par
une rotation du même côté.
Cette loi peut s’énoncer de la façon
suivante:
« quand il y a engagement des
facettes articulaires, l’inclinaison
latérale est précédée par une rotation
des corps vertébraux dans la
concavité formée.
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin

Palpation et tests de mobilité

Rotation droite:
épineuse postérieure déviée à gauche
La transverse droite de L4 est plus haute
et la transverse gauche plus profonde

En décubitus ventral
-Lors de la flexion (à l’inspiration), la
vertèbre à tendance au réalignement
-lors de l’extension (position de sphinx),
la déviance de l’épineuse s’aggrave.

L4 en F.R.S droite

Diagnostic fonctionnel:
la vertèbre L4 est en F.R.S droite

Il s’agit d’une antériorité gauche de L4


-Le patient est en décubitus latéral droit (couché sur le côté de la rotation vertébrale), le
membre inférieur droit dans le prolongement du corps, le membre inférieur gauche fléchi, le
pied gauche reposant sue le creux poplité de la jambe opposée; les bras sont croisés sur la
poitrine.
-Le praticien, face au patient, à l’aide de sa main gauche palpe l’interligne L4-L5 et, de
l’autre main, amène le membre inférieur droit en extension sur le bassin, majorant jusqu’à
ce que le mouvement soit perçu au niveau de L5 (L5-S1 est ainsi verrouillé en extension
par le bas)
-Dans un deuxième temps et sans modifier le positionnement précédent du levier inférieur,
le praticien renverse en arrière le buste du patient, lui imprimant ainsi un mouvement
d’extension et de rotation gauche, de haut en bas, jusqu’à ce qu’il soit perçu au niveau de
L4
-A cet instant de la manœuvre:
L4 est verrouillé à la base du levier supérieur, avec un positionnement en extension,
rotation gauche et inclinaison latérale gauche.
L5 est verrouillé au sommet d’un levier inférieur, en flexion, la position fléchie du membre
inférieur gauche exerçant une facilitation sur la rotation droite et inclinaison droite
-On demande au patient une inspiration et une expiration profonde. Pendant la phase
d’expiration, le praticien mobilise en rotation gauche le levier supérieur; on réalise une
légère extension du levier inférieur avec la main droite du praticien sur le bassin.
Pratique:
Lombalgie aigüe due à une restriction de mobilité articulaire, au niveau
de la colonne lombaire ou du bassin

Dysfonction iliaque droit en postériorité

Position du sujet:
En DL gauche, hanches fléchies à 45°, genoux fléchis à 90°
pour assurer la stabilité du patient.
Position du praticien:
Debout à hauteur du thorax du patient.
Mise en place des paramètres:
Le praticien amène à l’aide du bras gauche du sujet, le rachis
en rotation et extension jusqu’à la zone L5-S1 de façon à
verrouiller le rachis dans son ensemble (verrouillage
facettaire).
Puis la praticien amène le membre inférieur gauche du sujet
en extension jusqu’à fermeture L5-S1 (verrouillage S1 côté
gauche).
L’autre membre inférieur est amené en flexion, pied dans le
creux poplité.
Mise en œuvre
Tout en maintenant cette position, enrouler celui-ci de façon à Le praticien fixe le rachis dans son ensemble avec
ce que le bassin se retrouve entre les cuisses du praticien. sa main droite.
Le praticien fixe le rachis du patient par une prise en main Puis il , c’est-à-dire vers le sol. dans le même temps
céphalique en avant du sillon delto-pectoral. une poussée avec son bras gauche par un
La main caudale empaume l’E.I.P.S et la partie postérieure de mouvement d’extension du coude, aidé du poids du
corps, dans la direction de son avant-bras, c’est-à-
l’iliaque droit, le coude est légèrement fléchi, l’avant-bras est
dire vers le sol.
perpendiculaire au bassin.
La lombalgie aigüe commune

-Il s’agit le plus souvent d’un accident discal


-La période de consolidation du disque est de l’ordre de 3 à 6 semaines
Le port d’une ceinture de soutient de l’ordre de 4 semaines est une bonne
indication pour la cicatrisation du disque (si le patient a une activité
professionnelle « discopathique », l’indication est recommandée).
-l’arrêt de l’activité contraignante sur les disques de l’ordre de 4 semaines est
recommandé.

L’objectif: la prévention des récidives

-4 séances de soins antalgiques, à raison de 1 séance par semaine; il faut


dédramatiser, expliquer, convaincre.
-11 séances de rééducation pour prévenir les récidives.
-Un courrier au prescripteur (à titre d’information et donner les résultats).
Lombalgie aigüe

Le trouble postural
vertébral
Les déformations de la
colonne vertébrale
Pas validé
2 ème partie

La lombalgie chronique

Un phénomène
BIO-PSYCHOSOCOIAL
Méthode dynamique
Programme de Reconditionnement fonctionnel du rachis et des
Membres inférieurs
LOMBALGIE CHRONIQUE

Prise en charge rééducative selon les


experts de la conférence de consensus
sur la lombalgie:
programme de Reconditionnement
Fonctionnel du Rachis
Bilan et protocole par la méthode
dynamique.

Recommandation de l’A.N.A.E.S
Recommandations de la H.A.S
RECOMMANDATIONS DE L’A.N.A.E.S

Principes généraux
Accepter la réalité de la douleur
Informer et dédramatiser
Inciter le patient à se prendre en charge de façon active
Enseigner et contrôler les activités gestuelles
Redonner confiance dans les gestes quotidiens
Promouvoir et organiser la reprise progressive des activités quotidiennes,
professionnelles et loisirs
-Donner les moyens de la restauration de la capacité musculaire globale.
-Identifier les effets iatrogènes du traitement (trouble psychologique)
-Prendre en compte le contexte psychosocial (la profession exercée)
Intégrer la prise en charge dans une approche pluridisciplinaire médecin
référent, kinésithérapeute, médecin spécialiste, médecin du travail.
RECOMMANDATIONS DE L’A.N.A.E.S

Les lombalgies chroniques sont une indication de choix pour les


traitements de musculation intensive et de réadaptation à l’effort, au
cours desquels les patients doivent poursuivre les exercices dans les
limites de la douleur; ce traitement doit s’accompagner de conseils
ergonomiques et d’hygiène de vie.
La nécessité de prévenir la chronicité incite à utiliser précocement les
moyens d’efficacité reconnue au stade chronique (troisième mois de
persistance des douleurs). La prise en charge doit se réaliser en
ambulatoire
Dans les cas compliqués par l’ancienneté des troubles ou une
désinsertion professionnelle, la prise en charge doit s’intégrer à une
prise en charge plus générale(médicale, psychologique et sociale)
impliquant l’action d’une équipe pluriprofessionnelle.
Prise en charge dans la lombalgie commune :
Modalités de prescription

La prescription doit respecter la stratégie thérapeutique habituellement


recommandée dans la prise en charge rééducative des lombalgies
communes.
Ses objectifs sont :
lutte contre la douleur ;
Récupération des amplitudes articulaires lombaires ;
Récupération de la force musculaire des muscles du tronc et du segment
lombo-pelvien et les membres inférieurs.
Récupération fonctionnelle (flexibilité et coordination).
L’éducation thérapeutique (E.T.P)
Proprioception au service des activités professionnelles et dans le cadre
des activités courantes.
Conseil d’ergonomie
Le but final est la reprise des activités dans les meilleures conditions
possible et la prévention des rechutes ou du passage à la chronicité
invalidante.
Prévention et éducation à la santé

Recommandations professionnelles:
. Rassurer le patient
. Proposer au patient des exercices d’entretien à effectuer au domicile, en
planifiant avec lui des exercices d’éducation posturale et des exercices
d’habitudes protectrices de sa colonne lombaire.
. Parallèlement le praticien doit encourager le patient à reprendre ses
activités professionnelles le plus tôt possible.

Ces différentes dispositions doivent redonner confiance au patient dans ses


possibilités de retour à la normalité et lui permettre de prendre en charge sa
propre rééducation.
PRISE EN CHARGE GLOBALE
Recommandations issues de la conférence de consensus

Dans le programme de Reconditionnement


fonctionnel du rachis , la prise en charge est
globale: phénomène BIO-PSYCHO-SOCIAL

- La douleur
- Les déficiences physiques
- l’éducation aux gestes et postures
- La psychologie
- les troubles socioprofessionnels
CONFERENCE DE CONSENSUS (source A.N.A.E.S)
Recommandations :
Les lombalgies chroniques sont une indication de choix pour les
traitements de musculation intensive et de réadaptation à l’effort,
au cours desquels les patients doivent poursuivre les exercices
dans la limite de la douleur. Ces traitements doivent pouvoir être
mené en ambulatoire, éventuellement lors des séances de groupe.
Ils doivent s’accompagner de conseils d’ergonomie et d’hygiène
de vie.
La nécessité de prévenir la chronicité incite à utiliser
précocement les moyens d’efficacité reconnue au stade
chronique (au troisième mois de persistance des douleurs).
APPROCHE INTERDISCIPLINAIRE

La prise en charge globale permet de comprendre avec d’autres


praticiens ce que soit même on n’a pas vu.

Une information auprès des médecins prescripteurs doit être réalisée;


également une information auprès des centres spécialisés (centre anti
douleur …)
Donner des informations aux médecins du travail.
Lors des visites de contrôle des caisse d’assurance maladie, un
courrier doit être adressé aux médecins.
Correspondre régulièrement avec les centres de rééducation
spécialisés dans ce domaine.
Rencontrer les chirurgiens et orienter le patient dans le cadre
ambulatoire quand son état de santé le permet.
EFFICIENCE

La prise en charge ci-dessous va permettre aux praticiens


d’orienter la prise en charge, avec une finalité qui est un
maximum d’efficacité; cette prise en charge va permettre de
diminuer les coûts socio économiques importants engendrés
par les malades chroniques

Quand on soigne mieux, on dépense moins


Le bilan et le programme de reconditionnement fonctionnel du rachis,
s’inspire des méthodes de rééducation dynamique américaine (institut
P.R.I.D.E à DALLAS de Tom MAYER).
Ces programmes de rééducation ne tente pas de supprimer isolément un
symptôme (douleur, limitation fonctionnelle), mais prend en compte la
globalité de la personne
Le programme de rééducation dynamique va à l’encontre des idées
communément admises en matière de traitement des lombalgies
chroniques.
Ce qui implique de la part du kinésithérapeute plusieurs démarches:
-La nécessité d’une recherche permanente.
--la mise en place d’une formation à cette nouvelle méthode et d’une
information auprès des médecins
c’est un programme de rééducation dont il importe non pas seulement
d’évaluer le coût brut, mais le coût relatif en faisant intervenir les
économies réalisées par rapport aux résultats
BASES DE LA METHODE

1- Les notions d’anatomophysiologie:


Les disques, les articulaires postérieures, les
systèmes musculaires et ligamentaires
2- l’apport de la médecine du sport:
ces approches nous permettent de mieux
comprendre les mécanismes et les effets du tronc et
l’intérêt de les préserver.
3- le syndrome de déconditionnement.
4- La douleur.
1-NOTIONS D’ANATOMOPHYSIOLOGIE

A- LE DISQUE INTERVERTEBRAL:
1- Anatomie:
Sa partie annulaire est constituée de lamelles superposées en anneaux
concentriques; l’orientation des fibres qu’elles contiennent est oblique, en
opposition d’une lamelle à l’autre; d’autres fibres relient les lamelles les unes aux
autres
Plus on pénètre dans l’anneau, plus la matière qui le constitue devient
gélatineuse, contenant des fibres de plus en plus lâches associées à des
protéoglycanes. Cette partie du nucléus contient 90% d’eau
Le disque est avasculaire et non innervé, sauf en son tiers périphérique.
Le disque repose sur la plaque cartilagineuse, véritable cartilage vertébral. Ce
cartilage couvre le plateau vertébral; il est perforé par de s pertuis.
Hydratation discale
NUTRITION DU DISQUE:
Comme le disque est quasiment avasculaire seules les propriétés
tixotropiques des gels qu’il contient, assurent sa nutrition.
La tixotropie est la transformation en solution des gels visqueux lorsqu’on
les agite.
Rappelons que le disque s’expanse la nuit en position couchée et s’aplatit
le jour en charge, en raison de l’extravasation des solutions qu’il contient.
Lors de la prise en charge, les mouvements du tronc et les cycles de
compression-étirement exercent cet effet tixotropique.
Dès lors, les alternances de pression et de décompression échangent
entre les plaques cartilagineuses et le disque, les nutriments nécessaires
et les déchets.
Le nerf sinu-vertébral décrit pour la Innervation du disque
première fois par LUSCHKA en 1850 est un
nerf à composante orthosympathique
participant à l’innervation sensitive du
rachis.
Les structures qu’il innerve:
Le ligament longitudinal dorsal, face
ventrale de la dure-mère, le disque
intervertébral.
Les caractéristiques des douleurs de
certaines lombalgies discales ont
suggérées que le nerf sinu-vertébral soit
impliqué dans la transmission des douleurs
lombaires.
En effet les structures innervées possèdent
des terminaisons libres qui sont des
nocicepteurs dont la stimulation est
douloureuse et les douleurs des lombalgies
chroniques sont décrites comme étant en
barre.
La protrusion discale, engendre la douleur chronique lombaire
Densification osseuse
des plateaux vertébraux

Ostéophytose antérieure
« bec de perroquet »

DISCOPATHIE LOMBAIRE
2-physiologie:
L’orientation fibrillaire des lamelles, confère
une solidité très grande de l’annulus à la
torsion.
La base du disque est extrêmement
résistante à la translation sur la plaque
cartilagineuse.
Le nucléus répartit les contraintes axiales
dans l’anneau et maintien le disque en
pression; tendu tel un pneu de voiture, sa
carcasse radiale conserve toutes ses
propriétés de résistance.
Le disque résiste donc bien à la translation
et à la torsion pourvu que l’hydratation de
son centre soit correcte.
En résumé
 Le disque est fragilisé par:
- Le défaut d’hydratation (effet pneu)
- La privation de mouvement, diminuant l’effet tixotropique.
- Le défaut d’oxygénation par son caractère avasculaire.

- Malgré sa résistance, en cas de lumbago discal, la


réparation des fibres de l’annulus est lente.
Réhydratation discale
LE FLUAGE

Table d’inversion, banc de traction vertébrale…


B- les facettes articulaires:
1- anatomie:
Ce sont de véritables articulations , parfois munies d’un ménisque central.

2- physiologie:
La lordose enchasse les articulations postérieures et augmente la stabilité
rachidienne passive; pratique du maintien des courbures naturelles.
La flexion lombaire ouvre les articulations postérieures et transfère les charges sur
le disque; la stabilité devient d’ordre musculo-ligamentaire.
Leurs capsules articulaires, au même titre que les structures ligamentaires
avoisinantes, sont richement innervées sur le plan sensitif et proprioceptif. Toutes
contraintes à leur niveau, influencent par voie réflexe la musculature rachidienne
postérieure qui règle leurs états de tension.
Comme les disques, les défauts de mouvements et les excès de contraintes altèrent
leur trophicité.
C- les systèmes musculaires et
ligamentaires:
Ils sont indissociables car ils interviennent
étroitement dans la stabilité et la mobilité du
tronc.

Deux notions sont essentielles:


La notion de chaîne fonctionnelle
Et l’image de la grue de chantier
LA CHAINE FONCTIONNELLE
Lorsqu’on se penche en avant, genoux tendus,approchant les mains du
sol, il se produit 2
mouvements dans la course d’amplitude, dont on distingue 3 temps.
Lors de premier tiers de la course: un mouvement pur de flexion
rachidienne se produit, limité en fin de course par l’ensemble
ligamentaire postérieure qui littéralement suspend le rachis, telle la flèche
d’une grue.

Dans un troisième temps de la course, une bascule pure du pelvis termine


le mouvement, contrôlée initialement par les grands fessiers puis par les
ischio-jambiers dont l’élasticité limite l’amplitude.

Lors du deuxième tiers de la course, les deux mouvements sont intriqués.


Pratique:
- Etirements des chaînes musculaires postérieures et antérieures.
En résumé
Sur le plan des amplitudes comme sur le plan moteur, les
mouvements du rachis sont donc indissociables de ceux du
pelvis.
L’amplitude globale du mouvement du tronc est partagée
entre les mouvements du bassin autour des hanches et les
mouvements du rachis lombaires proprement dit; la
répartition harmonieuse entre ces deux mouvements
dépend de l’extensibilité musculo tendineuse du tronc et
des membres inférieurs et de la qualité de leur contrôle
moteur.
LA GRUE DE CHANTIER:
l’image de la grue de chantier souligne les points suivants:
Le système ligamentaire postérieur est capable de suspendre le rachis lombaire fléchi
en fin de course.
Il est puissant, constitué du manchon capsulo-ligamentaire para vertébral postérieur
et du fascia thoracolombaire qui engaine le système musculaire postérieur et le relie
aux muscles antérieurs du tronc.[5]
Ce fascia thoracolombaire constitue une solide nappe ligamentaire et aponévrotique
postérieure, parcourue dans ses feuillets par les faisceaux musculaires para
vertébraux.

Ss mises en tension latérales par les muscles antérieurs du tronc (transverse et petit
oblique) et ses mises en tension longitudinales par les muscles postérieurs, stabilisent
fortement le rachis dans des positions favorables.
Les muscles spinaux: sont extenseurs du rachis.
Les psoas iliaques: contrôlent la lordose lombaire non seulement vers la flexion, mais
aussi lors de l’extension
Le grand dorsal: est extenseur du rachis
Les muscles obliques: sont fléchisseurs du tronc, en contraction unilatérale
et rotateurs en contraction croisée.
Le transverse abdominal:

Qui s’insère sur les apophyses transverses de L4 et de L5;


Il s’attache sur le fascia thoracolombaire;
Sa contraction met en le fascia en tension et amplifie la stabilité
aponévrotique postérieure.
La contraction synergique du diaphragme(pilier sur L1, L2,L3) et du
transverse, augmente la pression abdominale et sont antifléchisseur du
rachis sur le bassin lors des efforts de soulèvement de charges du sol vers
un entablement.
La contraction synergique du diaphragme(pilier sur L1, L2,L3) et
du transverse, augmentent la pression abdominale et sont anti
fléchisseurs du rachis sur le bassin lors des efforts de
soulèvement de charges du sol vers un entablement.
En conclusion
Les fonctions d’extension, d’inclinaison et de rotation du tronc sont
étroitement dépendantes au sein du même complexe musculo-
ligamentaire sûrement le plus complexe et le plus puissant du corps
humain.
Le fascia thoraco-lombaire et les autres structures ligamentaires
postérieures:
- suspendent le rachis en flexion complète
- stabilisent le rachis en extension
- amplifient la valeur musculaire spinale
La musculature spinale postérieure est :
- silencieuse en flexion complète du tronc
- peu active en position érigée
- très active en extension, inclinaison, rotation, flexion chargée du
tronc.
On conçoit donc toute l’importance de préserver
un tel système et de surveiller son
reconditionnement, après toute perturbation
lésionnelle ou chirurgicale.

8h25
2-L’apport de la médecine du sport:

La recherche de l’amélioration des performances dans le sport de haut niveau,


comme le souci de récupération après un accident dans ce domaine, ont
poussé les physiologistes à mieux explorer:
A- La cicatrisation des parties molles et sa plasticité sous
l’influence du mouvement au niveau des tissus ayant du
collagène ( par exemple les ligaments).

B- Les conséquences neurologiques dans les atteintes des


tissus mous.

C- L’adaptation musculaires aux efforts.


A- les structures collagéniques ligamentaires:
Les lésions ligamentaires , suite à un traumatisme sportif,
cicatrisent à partir du tissu conjonctif et forme un tissu
cicatriciel.
Spontanément, le tissu cicatriciel est dénué de propriétés
intéressantes s’il n’est pas convenablement traité en
rééducation fonctionnelle.
Ce tissu cicatriciel est assimilable à une colle de réparation
qui est:
-Peu élastique,
- peu résistant,
- ne transmettant pas d’informations sensitives,
- rétractile,
I.N.R.S
I.N.R.S
Classification des lésions discales
lombaires
 Défaillance de l’amortisseur discal, par déshydratation
 Rupture intra discale de l’anneau fibreux
Il s’agit souvent d’une déchirure radiale
des fibres collagènes d’étendue variable
au sein de l’annulus.
Le tableau clinique est assez stéréotypé:
la douleur discale survient après un
effort de soulèvement en antéflexion ce
qui entraîne des pressions nucléaires et
donc tend les fibres annulaires.
Sous l’influence du mouvement: [6]

Les exercices de rééducation fonctionnelle dynamique


induisent des contraintes dans le tissu cicatriciel;
pendant le temps de modelage de ce tissu, les contraintes
orientent progressivement les fibres collagènes dans le sens
des lignes de force.
En fin de modelage, la plupart des fibres collagènes sont à
nouveau parallèles au sens des lignes de force.
Le tissu cicatriciel ligamentaire acquiert ainsi de meilleures
propriétés d’élasticité et de résistance.

Le schéma de cicatrisation est identique au niveau discal


lombaire suite à des déchirures partielles de l’annulus.
B- structures discales et
articulaires:

Le disque comme les articulaires sont


nourris par imbibition;
Cet effet est favorisé par le
mouvement
C- Structures nerveuses:
La fibrose épidurale correspond à un processus de cicatrisation; la
fibrose forme une gaine cicatricielle qui adhère aux fibres
nerveuses.
Ors ces racines nerveuses coulissent sur 1 à 2 cm au travers de leur
émergence intervertébrale, lors des mouvements du tronc et des
membres inférieurs
La lutte contre l’immobilisation et le mouvement précocement
conduit à toutes les chances d’assouplir le tissu cicatriciel et de
lutter contre les adhérences au niveau des structures radiculaires.
Les capteurs sensitifs capsulo-ligamentaires:
Les lésions et les phénomènes inflammatoires réactionnels
modifient le message sensitif ligamentaire.
L’intérêt du mouvement est d’exploiter la sensibilité tendino
musculaire dont on connaît le rôle proprioceptif vis-à-vis de la
réponse motrice.
.
Les racines coulissent de 1 à 2 cm au
travers de leur émergence
intervertébrale, lors des mouvements du
tronc et des membres inférieurs;
Qu’elle rééducation après chirurgie?
D- les structures musculaires:

Les mouvements incontrôlés du rachis en flexion, inclinaison et rotation sont


dangereux pour les disques et les articulaires postérieures au niveau lombaire.
Les travaux de N.PARNIANPOUR ET M. NORDIN dévoilent un autre aspect
de la coordination musculaire, cette fois lié à l’endurance aux efforts.
L’analyse des mouvements de flexion et d’extension répétés, montre que lors
des premières répétitions, seuls les muscles strictement concernés par la
flexion fonctionnent.
Lors de la quinzième répétition, apparaissent des mouvements de rotation (la
fatigue des muscles de flexion et d’extension apparaît et les rotateurs entrent e
jeu).
Vers la vingtième répétition, apparaissent des mouvements d’inclinaison
associés aux mouvements de flexion et d’extension; ce mouvement combiné
devient dangereux, si le manque d’endurance en perturbe le contrôle.
L’espacement de ces étapes est déterminé par les capacités de la musculature
et de l’endurance système cardio-vasculaire.
PRATIQUE
Exercices de renforcement musculaire: chaîne antérieure et postérieure
Le déconditionnement lié à la douleur et à l’immobilisation ainsi que
des conseils trop protectionnistes accélèrent le passage d’une étape à
une autre.

Le rachis est rapidement concerné par la combinaison des trois


mouvements. Ceux-ci seront d’autant plus nocif que la musculature
est fatiguée et cette combinaison de mouvements sera mal conduite ou
mal coordonnée.

L’activité musculaire et l’entraînement dans le cadre de la rééducation


fonctionnelle, améliorent au contraire la capacité à répéter les
mouvements purs et bien conduits, ce qui est essentiel au cours de
l’activité quotidienne, ou au cours des journées de travail pour éviter le
risque d’accident ou de récidives de lombalgie discale.
3- LA NOTION DE SYNDROME DE DECONDITIONNEMENT:

80% des lombalgiques d’origine discale répondent bien à un traitement médical et


guérissent en 3 mois.
10% des lombalgiques deviennent invalidant.; ceux-ci restent atteint et s’engagent
dans des traitements itératifs, onéreux dont le retentissement
socioprofessionnel et socio familial est grave.
30% des lombalgiques ont des douleurs chroniques non invalidantes.

La faiblesse et la limite des traitements habituels conduisent à multiplier les


techniques visant à modifier la perception des douleurs.
- Massages
- Manipulations
- Immobilisation, verrouillage
- Infiltrations, physiothérapie
- Acupuncture
- …
L’utilisation de nouveaux outils d’évaluation est bien sur indispensable.
Nous disposons de ces outils; ils permettent de quantifier:
- La douleur et son retentissement fonctionnel
- l’amplitude réelle du pelvis et du rachis
- la force au niveau du tronc et au niveau des chaînes musculaires
- la capacité d’endurance cardio respiratoire aux efforts
- la capacité de port de charge
- l’état psychologique

Ces outils constituent le seul biais unissant le dysfonctionnement rachidien à


ce que ressent le lombalgique, en particulier la douleur dont l’aspect
multimodal est connu.
[9]Ces outils ont permis de découvrir une clé commune à l’ensemble des
patients lombalgiques, clé qui échappait jusqu’à présent aux autres
techniques habituelles d’investigation.
Il s’agit du syndrome de déconditionnement tel que le décrit T.MAYER

Ce syndrome associe:
-Une perte de flexibilité
- une incompétence musculaire
-Une réduction des capacités fonctionnelles
- une réduction des capacités cardio-respiratoire
- une réduction des capacités de port de charges
a- la perte de flexibilité:

Elle est mesurée par les inclinomètres à fluides; par


exemple le plurimètre de RIPPSTEIN
Ces plurimètres permettent de distinguer aisément
les amplitudes globales du tronc, genoux tendus,
de ce qui revient à la mobilité de la bascule du
pelvis et la mobilité du rachis.

Fréquemment la bascule pelvienne antérieure est


diminuée par le manque d’extensibilité musculo
tendineuse des ischio jambiers; la perte de flexion
peut être liée à la fibrose épidurale, à la raideur
articulaire, à l’inélasticité ligamentaire et aux
tissus cicatriciels.
b- l’incompétence musculaire:
Les outils de mesure des paramètres musculaires appliqués au tronc définissent
des valeurs globales de la fonction musculaire en flexion,en extension et en
rotation. Malgré leur caractère global, ils ont permis de caractériser le profil du
lombalgique chronique par rapport au sujet sain.
Chez l’homme normal la force des extenseurs du tronc est supérieure à celle des
fléchisseurs.
Chez le lombalgique chronique, la force des extenseurs est très diminuée,
devenant inférieure à celle des fléchisseurs du tronc.
C- Réduction des capacités fonctionnelles:
Il s’agit de défauts d’endurance cardiorespiratoire aux efforts habituels; ils se
mesurent sur des ergocycles avec un cardiofréquencemètre

Il s’agit également de perte d’endurance aux pot de charges qui se mesure avec le
déplacement de charges calibrées.
d- L’ inhibition neuromusculaire:

L’inhibition neuromusculaire joue autant que la perte de


qualité musculaire dans le syndrome de
déconditionnement.
Les influx nociceptifs, le stress et l’anxiété du lombalgique
face à sa douleur et à sa situation , la peur de se faire mal
entretiennent une réelle inhibition, un frein au
développement d’une force musculaire explosive et
coordonnée.
4- LA NOTION DE DOULEUR DANS LA LOMBALGIE
CHRONIQUE: [8]

La douleur est un phénomène subjectif très complexe; elle


représente l’interprétation des stimuli périphériques,
modulée par des profils psychologiques ainsi que
l’équilibre des neurotransmetteurs et l’influence des
endorphines.

Certaines modulations cérébrales interviennent:


- l’anxiété

- L’émotion

- L’inquiétude

Par exemple, le stress est capable d’augmenter la perception


de la douleur; la dépression est reconnue comme facteur
amplificateur de la douleur.
Ainsi la douleur comporte des voies de modulation ou interviennent:
-Le profil psychologique du patient
- la perte du statut socioprofessionnel
- les soucis financiers.

La liaison entre douleur et capacité fonctionnelle est à double sens;


Nous pourrions la résumer comme une inhibition réciproque.
La douleur a un effet d’inhibition sur les capacités fonctionnelles
-La restauration des capacités fonctionnelles au travers de la douleur a un
effet bénéfique sur celle-ci

La prise en charge du lombalgique chronique nécessite donc de


s’intéresser à la fonction au travers de la douleur.
Le Bilan- Diagnostic- INITIAL

Pour réaliser le B.DK on utilise des échelles de mesure pour


explorer le patient lombalgique chronique.
LE BILAN
 Les échelles de
mesure,
concernant la
lombalgie
chronique,
doivent être
simple et facile
à utiliser
LES AVANTAGES DES
ECHELLES DE MESURE
 Apprécier de manière objective dans ses différentes
dimensions la lombalgie chronique qui est:
un phénomène bio psycho social
 Faciliter les échanges entre les professionnels de santé
et en particulier le dialogue entre médecins et
kinésithérapeutes,ergothérapeutes,psychologues,…
 Permettre d’évaluer les techniques de kinésithérapie à
visée de recherche y compris dans la pratique libérale.
 Réaliser un bilan kinésithérapique en début et fin de
traitement.
Consultation (Bilan initial)
 Interrogatoire:
Il s’agit de faire parler le patient
Il est important que lors de la consultation kinésithérapique,
le patient se sente entendu dans sa plainte douloureuse;
c’est dans cette mesure seulement que le patient acceptera,
après qu’on lui est expliqué, d’entrer pleinement dans le
programme de rééducation fonctionnelle
- Les antécédents
- L’histoire de la maladie
- La radiographie
Consultation (bilan initial)
 Les antécédents
 L’histoire de la maladie
 La radiographie L5

S1
LA CONSULTATION kinésithérapique

PALPATION ET TESTS DE MOBILITE


Consultation
 T.F.D, T.F.A, test de Downing…
 Palpation sacro-iliaque, base du sacrum

 Palpation tissulaire Palpation des épineuses et


tests de mobilité
 Palpation des espaces intervertébraux

 Palpation musculaire, au niveau du rachis et les


fosses iliaques externes
 Les mobilités des hanches
Consultation kinésithérapique
Évaluation de la douleur:
Echelle Visuelle Analogique: E.V.A
. Cette auto évaluation de l’intensité de la douleur, permet au patient d’exprimer,
de déposer sur le papier sa souffrance.
L’échelle visuelle analogique présente la limite de ne pas être parfaitement
adaptée, si les localisations douloureuses sont multiples et d’intensité
différentes

 La cartographie: le pain drawing


décrit par RANSFORD et par MOONEY en 1976 permet de pallier à cet
inconvénient.
Consultation kinésithérapique
 La flexibilité: évoque 3 idées
la mobilité:
- Mobiliser en médecine, c’est mettre e mouvement des articulations
pour en rétablir la souplesse.
- Mobiliser en chirurgie, c’est libérer un organe de ses adhérences.

L’extensibilité:
- propriété de ce qui peut être étendu, étiré, allongé.

La souplesse:
- c’est l’extensibilité musculaire
Méthodes d’évaluation

 Linéaires:
Distance Doigts Sol: D.D.S
Distance-Doigts-oieds: D.D.P
Talon fesse
Extensibilité des ischio jambiers en position assise
Extensibilité du triceps sural

 Angulaires:
Lever de jambe tendue
Psoas
Droit antérieur
L’inclinométrie
L’un des buts principaux du
reconditionnement fonctionnel du rachis
d’un patient lombalgique chronique est
représenté par l’amélioration de la
souplesse ostéo articulaire du train
inférieur et du rachis dans son ensemble.
Une colonne vertébrale et un complexe
lombo-pelvi-fémoral hypomobile expose
l’individu à des souffrances discales,
ligamentaires et musculaires.
Il faut être capable de mesurer la mobilité
pour pouvoir la traiter et suivre la
progression.

L’inclinométrie permet de différencier dans


un mouvement lombo-pelvien, ce qui
revient au rachis lombaire et ce qui revient
au pelvis.
protocole
Nous prenons au crayon dermographique la base du sacrum, qui se trouve à un
travers de doigt au-dessus de la ligne des EIPS ( épine iliaque postéro
supérieure).
o La mesure de la flexion:
Le sujet est en position debout pieds nus, joints, genoux tendus et en attitude
rachidienne spontanée; nous demandons à titre d’entraînement d’effectuer 5
flexions antérieures complètes, en cherchant l’enroulement maximal du tronc à
une distance doigts sol la plus courte possible.
Placement du goniomètre 1 à fluide, sur la partie plane de la face postérieure du
sacrum, mise à zéro du goniomètre. Le goniomètre 1 donne la flexion des
hanches par rapport au pelvis( FH)
Placement du goniomètre 2, à 10 cm au-dessus de L5-S1. l e goniomètre 2, prend la
mesure de la flexion totale ( FT).
On demande une flexion antérieure maximum.
LOI RACHIMERIQUE EN FLEXION: FT = FR + FH
Norme 110°= 55°+55°
La mesure e l’extension:
Le sujet est debout, les pieds joints, genoux tendus; nous demandons cinq
essais à titre d’entraînement, dans le sens de l’extension maximale, les
membres supérieurs tombant vers l’arrière et le bas.
L e goniomètre 1, est mis à zéro;
il mesure l’extension des hanches par rapport au sacrum EH

Le goniomètre 2, est à 10 cm au-dessus de L5-S1, il mesure l’extension


totale ET

LOI RACHIMETRIQUE EN EXTENSION ET = ER + EH


Norme 40°= 20° + 20°
CAPTEUR
Évaluation musculaire
 EVALUATION ISOMETRIQUE:
Au cours de cette évaluation, le développement de la force ne
s’accompagne pas de mouvement.
LE TEST DE ITO:
Il concerne l’évaluation en isométrie des muscles des plans antérieurs et
postérieurs du tronc; il s’agit de quantifier un temps limite permettant
de juger de l’état musculaire global.
Abdominaux N: 183 secs (homme) Extenseurs N: 208 secs (homme)
N: 85 secs (femme) N: 128 secs (femme)
LE TEST DE BIERING SORENSEN:[10]
C’est une évaluation musculaire de la chaîne postérieure du tronc; il est
réalisé sur un banc lombaire (chaise romaine).
Il consiste à demander un maintient statique du tronc, placé dans le vide,
par la seule force des muscles du tronc des fessiers et des ischio-
jambiers; il s’agit d’un test de résistance.
N: 3mn (homme)
N: 4mn (femme)
Test de ito Shirado

Test de biering Sorensen


Évaluation musculaire

 Évaluation musculaire en isotonie


Le patient est installé sur une machine à charges; sur chaque machine on évalue la
charge maximale que le patient est capable de soulever trois fois sans attitudes
compensatrices.
Les évaluations répétées nous renseignent sur les performances musculaires
réalisées; également on est en mesure de pouvoir quantifier les progrès.

Abdominal-crunch
Rotary-torso
Leg extension
Leg curl
Leg press
Pulley machine
Lat machine
Évaluation musculaire

 Évaluation sur
machines
isocinétiques:[11]
Il s’agit de l’évaluation d’un groupe
de muscles réalisée avec un
dynamomètre isocinétique. La
vitesse de sortie du filin est
constante, prédéterminée sur
une amplitude articulaire active,
avec un développement de force
en tout point de l’amplitude
articulaire.
Consultation kinésithérapique
 Évaluation cardiaque:
Quelles sont les conditions de réalisation, les valeurs de référence pour
l’interprétation d’un test d’effort simple de RUFFIER ?
 Prise de pouls au repos pendant 15 secondes;
le chiffre obtenu est multiplié par 4 pour obtenir le nombre P1.
 Le sujet effectue 30 flexions complètes des membres inférieurs, les fesses
venant toucher les talons, le torse restant vertical en , en 45 secondes.
 Dès la trentième flexion achevée, le sujet s’assied et le pouls est pris de
nouveau pendant 15 secondes ( soit entre 0 et 15 secondes après l’effort); le
résultat multiplié par 4, on obtient P2.
 Le pouls est ensuite pris entre 1 min et 1min 15 après l’effort; en multipliant ce
résultat par 4, on obtient le nombre P3.

(P1+P2+P3)-200
Indice de RUFFIER ______________
10
 Évaluation

Cœur athlétique inférieur à 0


Cœur fort entre 0,1 à 5
bon 5,1 à 10
moyen 10,1 à 15
faible 15,1 à 20
Consultation kinésithérapique
 Évaluation fonctionnelle: le test P.I.L.E
décrit par T MAYER
Progressive Isoinertial Lifting Evaluation
La pile est un test d’endurance fonctionnelle dynamique, qui permet lors de l’action de
soulever une charge, une évaluation de l’endurance à l’effort, et la manière dont le patient
soulève la charge.

Le protocole de la P.I.L.E, implique le soulèvement de charges disposées à l’intérieur d’une


caisse. La levée de cette caisse met en jeu le secteur lombaire du sol à la taille
(0 cm à 75 cm).
Les sujets masculins démarrent leur test avec une charge de 5Kg, tandis que les sujets
féminins commencent le leur avec une charge de 2,5Kg.
La charge est augmentée de 5Kg pour les hommes et de 2,5Kg pour les femmes, après un
cycle de 4 levées ( comprenant 8 mouvements), à effectuer en 20 secondes.
On arrête le test d’endurance en fonction de l’apparition d’un des critères suivants:
Dépassement des 20 secondes
Fatigue obligeant à stopper l’effort Norme: 45% du poids du corps
Fréquence cardiaque supérieure à 85% F.C max
Consultation kinésithérapique
 Évaluation de l’incapacité fonctionnelle:
échelle de EIFEL
Il s’agit de connaître les répercussions de la douleur sur la capacité du
patient à effectuer les activités quotidiennes.
Une liste de phrases est proposée. Ces phrases décrivent certaines
difficultés à effectuer une activité physique quotidienne directement en
rapport avec la douleur lombaire chronique.
L’échelle de Eifel est à remplir avec attention en ayant bien à l’esprit l’état
dans lequel le patient est le jour de la consultation kinésithérapique.
Quand le patient lit une phrase qui correspond bien à une difficulté qui
l’affecte, il coche la case
Dans le cas contraire, il laisse en blanc et passe à la phrase suivante.
1. je reste pratiquement tout le temps à la maison, à cause de mon dos…………………….
2. Je change souvent de position pour soulager mon dos……………………………............
3. Je marche plus lentement que d’habitude à cause de mon dos……………………………
4. À cause de mon dos, je n’effectue aucune tâche que j’ai l’habitude de faire à la maison..
5. À cause de mon dos, je m’aide de la rampe pour monter les escaliers……………………
6. À cause de mon dos, je m’allonge plus souvent pour me reposer…………………………
7. À cause de mon dos, je suis obligé(e) de prendre un appui pour sortir d’un fauteuil……
8. À cause de mon dos, j’essaie d’obtenir que d’autres fassent les choses à ma place……...
9. À cause de mon dos, je m’habille plus lentement que d’habitude…………………………
10. Je ne reste debout que de courts moments à cause de mon dos…………………………
11. À cause de mon dos, j’essaie de ne pas me baisser, ni de m’agenouiller………………..
12. À cause de mon dos, j’ai du mal à me lever d’une chaise………………………………..
13. j’ai mal au dos la plupart du temps…………………………………………………....
14. À cause de mon dos, j’ai des difficultés à me retourner dans mon lit…………….....
15. j’ai moins d’appétit à cause de mon mal de dos…………………………………........
16. À cause de mon mal de dos, j’ai du mal à mettre mes chaussettes (ou collants).......
17.Je ne peux marcher que sur de courtes distances à cause de mon mal de dos………
18. Je dors moins à cause de mon mal de dos…………………………………………….
19. À cause de mon mal de dos quelqu’un m’aide pour m’habiller……………………..
20. À cause de mon mal de dos, je reste assis(e) la plus grande partie de la journée….
21. À cause de mon dos, j’évite de faire de gros travaux à la maison……………………
22. À cause de mon mal de dos, je suis plus irritable que d’habitude et de mauvaise
humeur avec les gens………………………………………………………………………
23. À cause de mon dos, je monte les escaliers plus lentement que d’habitude………
24. À cause de mon dos, je reste au lit la plupart du temps……………………………
Consultation kinésithérapique
Questionnaire de DALLAS-Etat physique et psychique
(version validée par la section rachis de la société française de rhumatologie)
Présentation:
Cet outil renseigne sur la qualité de vie en évaluant l’influence de la douleur sur les activités
quotidiennes, le travail et les loisirs, l’anxiété, la dépression et la vie sociale.
Critères d’inclusion:
Les patients lombalgiques chroniques
Critères d’exclusion:
Les patients lombalgiques aigües
Critères de péjoration (diagnostic associé)
Réticence du patient, tabagisme, alcoolisme, autre dépendance.
A lire attentivement: ce questionnaire a été conçu pour savoir dans quelle mesure votre vie
est perturbée par votre douleur. Veuillez répondre personnellement à toutes les questions
en cochant vous-mêmes les réponses.
Test de ruffier
Consultation kinésithérapique
 Évaluation psychologique: échelle H.A.D
Ce questionnaire permet de connaître l’état psychologique du patient dans
le domaine de l’anxiété et de la dépression et donc d’orienter le choix
thérapeutique.
Le test H.A.D comporte 14 questions dont les réponses sont cotées de 0 à
3; pour connaître le niveau d’anxiété, il suffit d’additionner les scores
obtenus:
- aux questions 1, 4, 6, 8, 10, 12, 14.
Si la somme est supérieure à 12 on peut parler de troubles anxieux
- Aux questions 2, 3, 5, 7, 9, 11, 13.

Si la somme est supérieure à 8, on peut parler de symptômes dépressif.


1- Je me sens tendu, énervé 4- J’éprouve des sensations d’angoisse, j’ai une
- La plupart du temps 3 boule dans la gorge ou l’estomac noué
- souvent 2 - très souvent 3
- de temps en temps 1 - assez souvent 2
- jamais 0 - quelquefois 1
- jamais 0
2- j’éprouve du plaisir à faire 5- j’ai perdu de l’intérêt pour mon apparence
les choses que j’aime - totalement 3
- oui toujours 0 - je n’y fait plus attention 2
- le plus souvent 1 - je n’y fait plus assez attention 1
- de plus en plus rarement 2 - non,j’y fait attention comme
- non,tout me paraît difficile 3 - d’habitude 0
3- Je me sens ralenti 6-J’ai la bougeotte, je n’arrive pas à me tenir
- pratiquement tout le temps 3 en place
- très souvent 2 - oui, c’est tout à fait le cas 3
- quelquefois 1 - un peu 2
- pas du tout 0 - pas tellement 1
- pas du tout 0
7- j’envisage l’avenir avec optimisme. 10-Je me fais du souci.
- comme d’habitude 0 - très souvent 3
- plutôt moins qu’avant 1 - assez souvent 2
- beaucoup moins qu’avant 2 - occasionnellement 1
- pas du tout 3 - très occasionnellement 0
8- J’ai une sensation de peur, comme 11- je me sens heureux(e)
Si quelque chose d’horrible allait - jamais 3
m’arriver - pas souvent 2
- oui très nettement 3 - quelquefois 1
- oui, mais ce n’est pas trop grave 2 - la plupart du temps 0
- u peu, mais cela m’importe 1 12- Je peux rester tranquillement assis(e)
- pas du tout 0 à ne rien faire et me sentir heureux(e)
9- Je sais rire et voir le bon côté - jamais 3
des choses - rarement 2
- toujours autant qu’avant 0 - oui, en général 1
- plutôt moins 1 - oui, quoiqu’il arrive 0
- nettement moins 2
- plus du tout 3
13- je m’intéresse à la lecture d’un bon livre
ou à un bon programme de télévision
- souvent 0
- assez souvent 1
- rarement 2
- pratiquement jamais 3

14-J’éprouve des sensations soudaines


de panique
- très souvent 3
- assez souvent 2
- rarement 1
- jamais 0

9h25
PRATIQUE DU BILAN

Avec les stagiaires


Feuille de synthèse
du B.D.K [13]
Rééducation fonctionnelle du rachis
1- introduction
- La chronicité: l’état de chronicité se définit à la persistance
des symptômes d’incapacité fonctionnelle et l’expression
douloureuse au de là de 3 mois.
- Sélectionné les lombalgiques: cette sélection impose
l’acceptation du patient aux objectifs proposés.
La poursuite ou le retour à aux activités fonctionnelles
normales, si possible dans le même poste et sans
aménagement.
La restitution d’activités physiques qui ne sont plus
entravées par la douleur ou l’anxiété contenue dans la
lombalgie chronique.
- aider les paramètres physiques
- Restaurer la fonction au travers de la douleur
- Aider à résoudre les difficultés psychologiques et
socioprofessionnelles
Les objectifs du programme
de rééducation:
recommandations de la H.A.S
1- A ce stade, la restauration des
paramètres physiques au travers
de la douleur passe par une
participation et un engagement
personnel du patient.
Ceci peut être clairement expliqué
par le praticien et il lui est
recommandé d’établir un contrat
d’objectifs avec son patient.
2 – Donner les moyens [14]
de la capacité musculaire:
force
endurance
extensibilité
des muscles du tronc et des membres.
3- Développer la qualité
gestuelle et l’économie
rachidienne dans les
activités de la vie
quotidienne ainsi que
l’auto-rééducation;
agir sur l’environnement
personnel du patient dans
une approche
ergonomique.
4- Soulager le patient et lui apprendre l’auto-
sédation afin de le soutenir et de
l’accompagner dans son projet d’autonomie.
4- Les principes:
La fonction des tests
L’ensemble des tests sert de guide, pendant la rééducation; ils constituent une
évaluation objective dont l’effet rétroactif a un impact nécessaire et bénéfique
sur le versant psychologique
LA TONALITE DE L’AMBIANCE
L’ambiance de travail est résolument dynamique, autant qu’elle pourrait l’être
en situation sportive. La façon dont évolue sur le plateau technique de
kinésithérapie d’atelier en atelier, renseigne sur son évolution psychologique et
sur sa prise en charge personnelle.

L’aspect éducatif:
Il est très important de dissocier les bonnes douleurs des autres perceptions:
douleurs d’adaptation musculaire, douleurs d’étirement aux efforts; les
explications de ces mécanismes chez le lombalgique lui prouvent l’association
possible de douleur et d’amélioration
5- les moyens:
a-La restauration des paramètres physiques
- potentiel cardio-vasculaire: amélioration de l’endurance aux efforts

-flexibilité: étirements analytiques


étirements globaux

-Potentiel musculaire: renforcement musculaire sur table et/ou sur


machines
désinhibition neuromusculaire

- Capacité de fonctionnement: renforcement musculaire de toute la


chaîne biomécanique postérieure et des membres est réalisé par un
entraînement au port de charges.
b- la prise en charge psychosociale:
- EDUCATION:
il est utile de donner des explication de bases d’anatomophysiologie
réalisé des exposés sur le principe du programme
donner des conseils d’hygiène de vie pendant et après le traitement
parfois il est utile de parler avec l’entourage familial.

- GESTION DU STRESS:
la visualisation des résultats des tests sont positivés
explication du mécanisme des douleurs

- PARAMETRES SOCIOPROFESSIONNELS:
après le traitement en cabinet le kinésithérapeute, le patient et le médecin ainsi
que le médecin du travail font le point; date de reprise de travail…..
kinésithérapie
ateliers de rééducation fonctionnelle
Massage à visée décontracturante et massage tissulaire, restauration des mobilités
articulaires (mobilisations, thérapie manuelle, Mac Kensie, ostéopathie..) de 1 à 3
séances maximum; aucun traitement passif par la suite.

Cardiorespiratoire vélo avec un cardiofréquencemètre

Flexibilité étirements analytiques et globaux

Force musculaire renforcement du rachis et les M. Infs

Capacité fonctionnelle exercices au port de charges,


proprioception, éco gestuelle, ergonomie

Activités physiques sport et cours de gymnastique hygiénique


ATELIER
MASSAGE
Uniquement sur 2 ou 3 séances.
MASSOTHERAPIE
ATELIER
MOBILISATION
Uniquement lors des 2 ou 3 séances au départ, si le
praticien retrouve des restrictions de mobilité
MOBILISATION ARTICULAIRE

Sacro-iliaque gauche D1 FRS Dte


postérieure
Antériorité gauche

D4 FRS Dte
Antériorité gauche
ATELIER
ECHAUFEMENT
CARDIO-RESPI
Échauffement et
Reconditionnement
cardio respiratoire
ATELIER
FLUAGE
Réhydratation discale
Le fluage
TABLE
D’INVERSION
SATISFORME
ATELIER
ETIREMENT
DES MUSCLES
SOUS-PELVIENS
Exemples 10 secondes,
puis 15secs, Antéversion
20 secs, du bassin

Étirements 30 secs

ANALYTIQUES
8 à10 fois

 Chaîne musculaire 10 secondes,


puis 15secs, Rétroversion
postérieure 20 secs,
30 secs
du bassin

 Chaîne musculaire
antérieure
8 à10 fois
Étirements
ANALYTIQUES
Étirements analytiques
-Chaîne antérieure et/ou
- chaîne postérieure

10 secondes,
15 secs,
20 secs,
30 secs

QUADRICHIO
AVEC APPAREILLAGE
Programme personnalisé
ATELIER
RENFORCEMENT
MUSCULAIRE
SUR TABLE OU TAPIS

AVEC LE PRATICIEN
Exercices proposés par les kinésithérapeutes
Chaîne antérieure et/ chaîne postérieure

6 à 10 reps 6 à 10 reps

Contractions isométriques, Contractions isométriques,


15 secs,30 secs,40 secs, 50 secs… 15 secs,30 secs,40 secs, 50 secs…
Renforcement musculaire
Chaîne postérieure

6 séries de 10 mouvements
Gainage
Renforcement du transverse
Gymnastique hypopressive
Travail des muscles agonistes-antagonistes
DOABDO

Accessoires de motivation
Renforcement musculaire avec des machines de
musculation isotonique
La méthode de renforcement est de type
méthode pyramidale
Renforcement musculaire avec
les machines isocinétiques
QUADRICEPS

Les membres inférieurs

ISCHIO JAMBIERS
GRANDS DORSAUX

Les membres
supérieurs

INTERSCAPULAIRES
ATELIER
RAMASSAGE
D’OBJETS
Remodelage,Flexibilité et recoordination
Intérêt de la flexibilité
La flexibilité a un effet de mobilisation sur:
 L’évolution du tissu cicatriciel

 Le coulissage des structures nerveuses

 La nutrition des disques et du cartilage des articulaires


postérieures.
 Les caractéristiques des structures capsulo-
ligamentaires.
 Les plans de glissement

 Le système musculaire

 L’entretien de l’image motrice du mouvement et par la


même du schéma corporel.
Modelage discal
Restructuration du tissu
collagénique dans le sens des
lignes de force

Plateaux de flexibilité
Étirement global
recoordination
Modelage discal
10 fois avec la main droite,
10 fois avec la main gauche,
10 fois avec les 2 mains D.D.S
À répéter 3 fois (90 mvts)

10 fois rotation gauche


10 fois rotation droite

A répéter 4 fois (80 mvts)


ATELIER
Éducation à la santé au travail

ERGOMOTRICITE
Les postures au travail
LES DIFFERENTES HAUTEURS DE PLAN DE TRAVAIL

Pour un travail de précision, le plan de travail Hauteur des Pour un travail nécessitant plus
peut être réglé légèrement plus haut que la d’efforts au niveau des bras, le plan de
hauteur des coudes pour permettre une coudes
diminution du travail musculaire statique au
travail doit être réglé plus bas. L’angle
niveau des bras, une augmentation de la bras-avant bras sera supérieur à 90° et
précision du travail des mains et une réduction permettra une meilleure utilisation de
de la distance œil-tâche. la force musculaire.
CONSEILS D’ERGONOMIE
ATELIER
Éducation à la santé au travail

ERGOMOTRICITE
Les gestes économiques au travail
Le dos droit

Manutention ergonomique
Ou
manutention économique
La rééducation
proprioception
REEDUCATION
PROPRIOCEPTIVE
MOBIDO

Intégration rapide de la
position intermédiaire
L’accident discal
La répétition de
mouvements imposant
au disque
intervertébral des
efforts anormaux
(mouvements de
flexion de grande
amplitude,
mouvements de
rotation) conduira à
court, moyen ou long
terme à une
détérioration du disque
intervertébral. En
Au moment du redressement, une partie du
particulier les lamelles
noyau peut se trouver coincée dans ces
de l’anneau fibreux
lamelles détériorées. Les nerfs sensitifs irrités,
risquent de se
situés à la périphérie du disque provoquent une
distendre ou de se
douleur violents entraînant par réflexe un
craqueler
blocage musculaire en position semi-fléchie.
C’est le mécanisme de LUMBAGO
Intégrer dans le logiciel la
position intermédiaire

REEDUCATION PROPRIOCEPTIVE
Entrée visuelle

REEDUCATION PROPRIOCEPTIVE
« Garde ton dos droit! »
La proprioception
programmée et
intégrée
[12]Quand la
manutention
manuelle est
contraignante

PROGRAMMATION DU VERROULLAGE LOMBAIRE


Atelier gestes et postures
Le verrouillage
Éducation lombaire

Proprioception
Application
Penché avec une
correction Antéversion du bassin

9h50
[6]
CONSEILS D’ERGONOMIE
LES DIMENSIONNEMENTS ET LES POSTURES

PRINCIPES DE BASE:
La hauteur optimale du centre de l’écran doit correspondre à une
direction du regard inclinée de 10° à 20° au-dessous de l’horizontale,
passant à la hauteur des yeux.
Cependant, pour l’opérateur porteur de verres progressifs ou de double
foyer, l’écran doit être placé plus bas.
La hauteur optimale du clavier doit correspondre à un angle bras-avant-
bras d’au moins 80°.
15°
L’ECART ENTRE L’ASSISE ET LE PLAN DE TRAVAIL:
Pour une position assise confortable, il convient de respecter une
certaine distance entre la paume de la main et le dessous des cuisses.
Le niveau optimal se situe entre 20 et 26 cm pour un sujet assis.
Éducation et Pratique sportive

GYM’SANTE
VERTEBRALE

Dans le cabinet de kinésithérapie


Proposition d’exercices ciblés sur la restauration de
l’ensemble de la colonne vertébrale.
Fiches conseils de l’I.N.P.E.S

Des conseils à prodiguer à des patients ayant


une incapacité fonctionnelle majeure
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
I.N.P.E.S
Le B.D.K FINAL
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIE
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C. GEOFFROY, avoir un bon dos, éditions C.GEOFFROY, Paris, 2015
FIN