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ORGANISATION DES RESEAUX

AERO-SOUTERRAINS
Les réseaux téléphoniques: le RTC

 Le Réseau Téléphonique Commuté RTC


 Echange de conversation
 Sans restriction d’accès
 Mise en relation temporaire
 De façon automatique et universelle
 Réseau public de type ouvert
 Réseau à commutation de circuits
 Réseau à caractère interactif
 Le RTC est composé de trois entités fonctionnelles que sont:
 Le réseau d’accès
 Les commutateurs
 Le réseau de transmission
Les différentes sortes de commutateurs
 Commutateur auxiliaire
 Équipement concentrateur de trafic
 N’alimente pas les abonnés
 Dépend d’un commutateur local CL
 Commutateur local CL
 Implanté généralement dans des villes petites et moyennes (capacité de 500 à 20000 lignes)
 Capable de distinguer seulement les appels destinés aux abonnés qui lui sont raccordés
 Il est relié à un commutateur dont il dépend sur le plan hiérarchique à qui il transmet les appels
sortants
 De sélectionner entre plusieurs faisceaux de circuits, une jonction vers le destinataire
 Commutateur à Autonomie d’Acheminement CAA
 Ses organes de commandes sont capables
 D’analyser la numérotation reçue
 Il dessert les abonnés d’une grosse agglomération urbaine(capacité 10000 à plus de 60000
lignes)
 Commutateur ou Centre de transit CT
 Nœud de commutation
 Ecoule le trafic entre les différents centres de rattachements
 Plusieurs niveaux: transit régional, transit national.
Les Commutateurs

 Un commutateur est un ensemble d’organes capables d’établir


des connexions temporaires
 entre les lignes entrantes et les lignes sortantes
 Les lignes entrantes ou sortantes sont
 des lignes téléphoniques d’abonnés
 des liaisons entre commutateurs: circuits
 Deux types de commutateurs
 Commutateur de rattachement ou d’abonnés
 Y sont raccordées des lignes téléphoniques
 Commutateur de transit
 Y aboutissent des circuits venant de plusieurs commutateurs de rattachement
 Un commutateur est aussi désigné par central téléphonique ou
centre de commutation.
Les différentes sortes de commutateurs

 Commutateur ou Centre de Transit Urbain CTU


 Il relie entre eux, les circuits ou jonctions d’une même zone urbaine
 Commutateur ou Centre de Transit Secondaire CTS
 Il relie entre eux, les circuits ou jonctions d’un ou plusieurs CAA
 Il est interurbain et dépend d’un CTP
 Commutateur ou Centre de Transit Principal CTP
 Commutateur de Transit interurbain le plus élevé de la hiérarchie dans un pays
 Commutateur ou Centre de Transit International CTI
 Il relie un pays à l’étranger
 Il connecte les circuits internationaux
La hiérarchisation des commutateurs

 La hiérarchisation des commutateurs tient compte de


 L’importance en capacité de raccordement
 Des fonctionnalités
 De la position géographique des commutateurs
 Le RTC est organisé selon une structure hiérarchique à plusieurs niveaux,
généralement quatre (et plus), selon la capacité ou le parc d’abonnés.
 Le réseau à quatre niveaux comprend:
 Les commutateurs locaux CL: niveau 4
 Les commutateurs à autonomie d’acheminement CAA: niveau 3
 Les commutateurs de transit secondaires CTS: niveau 2
 Les commutateurs de transit principaux CTP: niveau 1
 Plusieurs CL sont reliés à un CAA
 Plusieurs CAA sont reliés à un CTS et plusieurs CTS à un CTP
Les zones des Commutateurs
 Zone locale ZL
 Zone géographique à l’intérieur de laquelle toutes les installations téléphoniques
d’abonnés sont raccordées sur le même commutateur ou sur plusieurs commutateurs situés
dans le même bâtiment
 Elle est caractérisé par l’unicité du bâtiment de commutation
 Zone à Autonomie d’Acheminement ZAA
 Zone géographique formée par un ensemble de ZL rattachées à un ou plusieurs CAA
 On distingue trois sortes de ZAA
 ZAA simple ne comporte qu’un seul CAA: ZAAS
 ZAA multiple comporte plusieurs CAA: ZAAM
 ZAA urbaine: c’est une ZAAM ayant un ou plusieurs CTU
 Zone Urbaine
 ZAA qui dessert une grosse agglomération urbaine
 Zone de Transit Secondaire ZTS
 Très grande ville comportant plusieurs ZTS
 Chaque ZTS peut être spécialisée pour un trafic donné
 Zone de Transit Principal ZTP
 Elle regroupe plusieurs CTS
Le réseau de transmission

 Ensemble des supports ou liaisons installés entre les commutateurs ainsi que
les équipements de terminaison nécessaires à la constitution des circuits de
transmission des flux de communications appelés trafic.
 Les circuits
 Liaison entre deux commutateurs
 Transmission dans les deux sens
 Groupés en faisceaux
 Utilisés en commun par l’ensemble des abonnés
 Un faisceau de circuits: ensemble des circuits partant d’un commutateur A et
aboutissant à un commutateur B
 Les types de circuits
 Circuits locaux
 Relient un CL à un CAA
 Circuits interurbains
 Relient entre eux les CAA, CTS et CTP
Le réseau de transmission(suite)
 Circuits internationaux
 Relient deux CTI de deux pays différents
 Jonction
 Circuits reliant deux commutateurs d’une même zone urbaine
 Jonction locale
 Relie deux CAA d’une même zone urbaine
 Jonction interurbaine
 Relie un CAA à un CTS ou CTP
 Les équipements de terminaison
 Multiplex analogiques
 De plus en plus abandonnés: systèmes à courants porteurs
 Multiplex temporels
 numériques (Modulation par Impulsions Codées MIC)
 Les techniques de transmission ont pour but de partager entre de nombreux usagers le même
support physique de transmission: c’est le multiplexage.
 Les techniques de multiplexage des moyens de transmission peuvent être classées en deux grandes
catégories:
 Le multiplexage fréquentiel (multiplexage par répartition de fréquence)
 Le multiplexage temporel (multiplexage par répartition de temps)
Le réseau d’accès

 Ensemble des infrastructures permettant:


 L’accès aux services téléphoniques
 L’accès aux services des réseaux de données
 L’accès se fait au moyen d’une ligne téléphonique

 La structure du réseau d’accès comprend:


 Le terminal
 L’installation intérieure
 L’entrée de poste
 Le câble de branchement
 Le point de concentration(PC) ou point de distribution
 Le câble de distribution
 Le sous répartiteur SR
 Le câble de transport
 Le répartiteur d’entrée RE
Les échanges inter-centraux: les codes de
signalisation
 L’information échangée entre les usagers est véhiculée à travers le réseau
de manière transparente
 L’information de signalisation fait l’objet d’un traitement particulier
 La signalisation par analogie est comme le système nerveux de tout le
réseau
 La signalisation, c’est la transmission dans le réseau d’informations de
services nécessaires à la commande des diverses opérations de
commutation, d’exploitation fonctionnelle et de gestion du réseau.
 Deux grandes techniques de signalisation:
 La signalisation voie par voie consiste à attribuer de façon fixe un canal
de signalisation à chaque voie de communication
 Chaque voie téléphonique dispose de sa propre signalisation afin de
transmettre les informations de service qui la concerne.
 quand les signaux de signalisation sont véhiculés dans la bande de
fréquences de la voie de communication, c’est la signalisation dans la
bande.
 Quand les signaux de signalisation sont véhiculés dans une bande disjointe
afin de limiter les risques d’interférences, c’est la signalisation hors bande
Les échanges inter-centraux: les codes de
signalisations(suite)
 La signalisation sémaphore consiste à transmettre
l’ensemble des informations de signalisation d’un faisceau
de voies de communications sous forme de courts messages
sur un canal de communication unique appelé canal
sémaphore.
 Cette communication convient aussi bien pour les réseaux
téléphoniques que pour les réseaux de transmission de
données.
 La signalisation sémaphore remplace de plus en plus la
signalisation voie par voie.
 La signalisation voie par voie était conçue pour les réseaux
analogiques.
 Une autre signalisation était nécessaire compte tenu de
l’évolution des équipements et des systèmes plus riches en
transmission d’informations (voix et données).
Les structures du RTC

 Réseau poste à poste


 Tous les postes téléphoniques sont reliés deux à deux
 Pas de nœud entre les postes
 Liaison fil à fil entre les abonnés
 Pour ajouter un nouvel abonné, il faut le relier à tous les autres abonnés
 C’est un réseau simple mais rudimentaire et complexe à réaliser et à étendre
 Ne peut dépasser une dizaine de lignes
 Point ou nœud de commutation
 Toutes les lignes sont groupées en un point ou nœud de commutation
 A partir d’un point, les lignes sont tirées vers chaque abonné
 Alimentation du poste téléphonique par les équipements du nœud
Les structures du RTC(suite)
 Réseau en étoile
 Chaque commutateur ne dispose que d’une seule possibilité pour communiquer avec les
autres.
 C’est un réseau qui n’est pas sécurisé: la rupture d’une liaison entraîne l’isolement total
d’une zone de commutation
 Il est néanmoins économique
 Réseau maillé
 Chaque commutateur est relié à un autre par au moins deux « chemins » distincts.
 C’est un réseau sécurisé: à la rupture d’une liaison, les communications sont acheminées par
une autre.
 Sa construction nécessite beaucoup de moyens. C’est un réseau onéreux.

 Réseau mixte
 Un réseau se construit dans le temps et suivant l’évolution du parc donc du trafic et
l’importance des informations à transmettre.
 La structure d’un réseau mixte comprend une partie en étoile et une autre partie maillée.
 Il est avantageux du point de vue coût
 Il offre un meilleur rendement des circuits
Structure du réseau d’accès

Les infrastructures
Dans l’ordre, du commutateur vers l’abonné, le réseau
d’accès comprend :
 Le répartiteur d’entrée

 L’infra répartiteur*

 Le sous répartiteur

 Le point de concentration ou de distribution

 L’entrée de poste

 Le terminal d’abonné : un modem relié à un ordinateur


ou un poste téléphonique
Le répartiteur d’entrée
 Le répartiteur d’entrée RE est le point intermédiaire entre le commutateur
et la partie raccordement. Il sert d’interface entre les deux parties.
 Dans les grands centres il peut servir d’interface entre le commutateur et les
équipements de transmission et de la partie raccordement: il sera aussi
appelé dans ce cas répartiteur principal RP ou répartiteur général RG.
 Il est constitué de:
 réglettes disposées en position horizontale et appelées réglettes
horizontales. Elles sont les terminaisons des câbles venant des équipements
du commutateur.
 Têtes de câbles disposées en position verticales et appelées têtes
verticales. Elles sont les origines des câbles de transport qui partent vers la
partie raccordement des lignes.
 Bâti métallique présentant deux faces, une face avant et une face arrière.
Les réglettes horizontales sont fixées sur la face avant et les têtes verticales
fixées sur la face arrière.
 Dans les petits centres de quelques dizaines de lignes, les réglettes
horizontales et les têtes verticales peuvent être montées sur la face d’un
mur au moyen de supports métalliques ou châssis qui y sont préalablement
scellés .
L’Infra-répartiteur

 L’infra répartiteur est situé sur la partie transport.


 Les câbles de transport venant des têtes verticales
sont regroupés dans des câbles de plus grosse
contenance à l’infra répartiteur avant d’être dirigé
vers les différentes zones de l’agglomération.
 Il est généralement installé dans un local ou sous sol
situé sous le répartiteur d’entrée.
Le sous répartiteur de zone

 Le sous répartiteur SR sert d’intermédiaire entre la partie transport et la


partie distribution.
 L’extrémité du câble de transport aboutit au SR sur des têtes de transport
qui y sont installées.
 Des têtes de distribution y figurent aussi. Elles sont les origines des câbles
dits de distribution qui partent du SR vers les abonnés.
 Aucune liaison n’existe entre têtes de transport et têtes de distribution. Lors
du raccordement d’une ligne, la connexion , entre paire de transport d’une
tête de transport et paire de distribution d’une tête de distribution, se fait
au moyen de jarretière.
 Le sous répartiteur dessert les abonnés d’une zone géographique d’où son
appellation de sous répartiteur de zone SRZ. La zone locale est découpée
en zones de sous répartition.
 Le sous répartiteur peut être en armoire posée sur trottoir (cas le plus
répandu), en local, en chambre souterraine et même en une boîte. Dans ce
dernier cas les têtes sont remplacées par des réglettes.
Le point de concentration
 Le point de concentration PC est le point de distribution à partir duquel des
câbles individuels desservent chacun des domiciles des abonnés. Ainsi, il est
aussi appelé point de distribution PD.
 Il est le lieu où vient se raccorder le câble d’abonné au câble multipaire de
distribution.
 Il se présente sous la forme d’un coffret composé d’un corps et d’un contenant
et d’un couvercle.
 Le contenant peut selon le type de coffret, être une réglette à vis, une ou des
réglettes à broches et des modules de raccordement avec ou sans protection
parafoudre. Le contenant comprend une partie où se raccordent les paires du
câble multipaire de distribution et une autre partie où se raccorde le câble
d’abonné.
 Le coffret de PC peut être fixé sur poteau téléphonique(cas le plus répandu),
sur façade de maison et en immeuble. Un type de coffret sous forme de borne,
appelé borne pavillonnaire, est installé près des villas en cas de desserte en
souterrain intégral.
 La contenance d’un PC est variable et selon le type de câble de distribution et
le nombre d’abonné à desservir, elle peut être de 5 paires, 10 paires, 20
paires et 7 paires, 14 paires, 28 paires. Les PC réduits ont moins de 5 paires
et 7 paires.
L’entrée de poste

 L’entrée de poste est le lieu où le câble de branchement se


raccorde au câble d’installation.
 Elle se présente sous la forme d’un boîtier qui se monte en
façade ou à l’intérieur du domicile de l’abonné.
 Le boîtier peut s’utiliser avec ou sans organe de protection.
 Le boîtier sans organe de protection: le raccordement du
câble de branchement au câble d’installation se fait au
moyen de connecteurs.
 Le boîtier avec organe de protection(fusibles et parafoudre)
dans le cas où il est nécessaire de protéger l’installation et
le terminal contre les surtensions: le raccordement du câble
de branchement au câble d’installation se fait par
l’intermédiaire de l’organe de protection.
Le terminal d’abonné

 Le terminal d’abonné sur une ligne téléphonique est


d’abord un poste téléphonique.
 Avec l’évolution des technologies, les terminaux
peuvent fonctionner à partir de prise:
 RJ16(conjoncteur femelle),
 RJ11, RJ12 ou RJ45.
Réseau à structure rigide

Un réseau d’accès peut être conçu sans sous répartiteur :


c’est un réseau à distribution directe dite réseau à
structure rigide. Une telle structure correspond à un
« petit réseau » de quelques dizaines d’abonnés,
réseau d’une petite agglomération rurale.
 Dans un réseau à structure rigide, les câbles sont
prolongés de section à section par des raccords directs
ou des divisions jusqu’aux points de concentration.
 Son exploitation peut nécessiter la mise en réserve de
plusieurs paires.
 En général, avec l’évolution du nombre d’abonnés, ce
réseau se transformera en réseau à structure souple.
Réseau à structure souple

 Un réseau d’accès peut être conçu avec un ou plusieurs sous


répartiteurs : c’est un réseau à structure souple.
 Ce réseau comprend au moins deux parties, la partie
transport et la partie distribution, séparées à la construction
au niveau du sous répartiteur. La connexion des deux se
réalise au moment du raccordement de la ligne d’abonné.
 Les avantages de ce réseau viennent du fait de cette
séparation:
 Les opérations d’extension peuvent s’effectuer de façon
séparée.
 Le sous répartiteur facilite les mutations de lignes et la
localisation des défauts.
Les câbles

 Le câble d’installation : il sert à réaliser l’installation


intérieure encore appelée installation d’abonné
entre la prise téléphonique et l’entrée de poste.
 Le câble de branchement : ce câble est posé entre
le point de concentration et l’entrée de poste.
 Le câble de distribution : il relie le sous répartiteur
au point de concentration.
 Le câble de transport : il relie le sous répartiteur au
répartiteur d’entrée.
Les systèmes en télécommunications

La chaine des télécommunications


Deux systèmes y sont définis:
Le système national et le système international
 Le système national est constitué de l’ensemble des
équipements à partir du terminal d’abonné jusqu’au CTI dans
un pays.
 Le système international est constitué de l’ensemble des
équipements entre deux CTI de deux pays.
 La chaine des télécommunications comprend deux systèmes
nationaux et un système international
 Au niveau du système national sont définis le système
interurbain, système d’abonné et le système terminal.
 Le système interurbain part du CAA au CTI.
Le système d’abonné et la ligne d’abonné

 Le système national comprend deux systèmes : le


système interurbain et le système terminal.
 Le système terminal, suivant la qualité du
commutateur de rattachement (CAA ou CL),
comprend le circuit local, le commutateur local et le
système d’abonné pour le cas d’un abonné raccordé
à un CL, lui-même raccordé à un CAA. Pour un
abonné raccordé directement à un CAA, le système
terminal correspond au système d’abonné.
Le système d’abonné

 Le système d’abonné est l’ensemble des matériels et


éléments, organisés en série, qui assurent le
raccordement d’un appareil terminal à son centre
de commutation. Il se décompose en trois parties :
-le répartiteur d’entrée
-la ligne
-l’installation (terminal y compris)
La ligne d’abonné

Une ligne d’abonné est constituée de deux


conducteurs assurant une continuité électrique du
répartiteur d’entrée jusqu’au dispositif d’entrée de
poste en passant par le sous répartiteur et le point
de concentration.
Le système terminal
Le réseau souterrain

 Le réseau souterrain est l’ensemble des ouvrages de


génie civil (chambres, canalisations, armoires de
sous répartition et pose en pleine) et des câbles
téléphoniques généralement multi paires.
 Les câbles sont posés en souterrain dans les
ouvrages de génie civil.
Le réseau aérien

 Le réseau aérien est l’ensemble des câbles


téléphoniques posés en aérien et supportés par des
appuis bois ou métalliques munis de matériels
d’armement adéquats.
 Le réseau d’accès peut être tout en souterrain ou en
partie en souterrain et en partie en aérien.
Organisation géographique

 Le réseau national est organisé en plusieurs zones


de commutateurs.
 Chaque zone de commutateur est découpée en
plusieurs zones de sous-répartiteurs et chaque zone
de sous répartiteur découpée en plusieurs zones de
points de concentration.
La zone de commutateur

C’est la zone géographique desservie par un


commutateur, la zone sur laquelle sont installés les
équipements qui permettent de raccorder
l’ensemble des lignes d’abonnés à ce commutateur.
La zone du sous répartiteur

 Sur cette zone géographique sont installés tous les


points de concentration reliés au sous répartiteur.
 La radiale est une zone située dans les environs du
central téléphonique où les points de concentration
sont reliés directement aux têtes verticales.
 Le répartiteur d’entrée joue le rôle de sous
répartiteur pour cette zone encore appelée zone
d’adduction directe ou zone de distribution directe
ou zone de transport direct.
La zone du sous répartiteur

Le découpage en zone de sous répartition a pour utilité le


suivi statistique des données à savoir entre autres :
 L’évolution de l’habitat

 L’évolution démographique

 Le taux d’équipement des ménages

 Le taux d’occupation des paires de transport

 Le taux d’occupation des paires de distribution

 L’évolution du nombre d’abonnés

 L’évolution du nombre de demandes


La zone du sous répartiteur

 La dimension de la zone doit permettre le suivi aisé


de ces indicateurs ; le SRZ ne doit donc pas être
trop grand pour donner un calcul de chiffres très
élevés.
 La zone de sous répartiteur est vue comme la cellule
de base de l’organisation du réseau des
télécommunications.
La zone du point de concentration

C’est la zone géographique que dessert un point de


concentration, l’ensemble des adresses desservies
par ce point de concentration : la zone d’influence
du point de concentration.
Le génie civil des
télécommunications
Introduction

 Les ouvrages de génie civil des télécommunications sont


installés dans la partie réseau d’accès.
 Il s’agit d’un ensemble d’ouvrages que sont les
canalisations, les chambres souterraines, les socles
d’armoire de SR, les galeries, les égouts et les câbles
posés en pleine terre.
 Dans les réseaux modernes surtout en agglomération
urbaine, les ouvrages sont mis en place sur tous les
parcours des câbles.
 Ils accueillent les câbles et en assurent la sécurité.
 Ils facilitent la pose des câbles .
LES MATERIAUX

Les liants
 Un liant est un matériau pulvérulent, d’origine

minérale, qui forme avec l’eau une pâte capable de


faire prise et de durcir progressivement.
 Les liants aériens, plâtres et chaux grasses ne

peuvent faire prise qu’au contact de l’air.


 Les liants hydrauliques, ciments et chaux
hydrauliques, peuvent faire prise à l’air ou dans
l’eau.
Transformation des liants

 La prise correspond à une fixation chimique du liant par


l’eau. Elle permet à la pâte de passer de l’état plastique à
l’état solide.
 Le début de prise est le commencement du phénomène de
cristallisation. On constate simultanément une augmentation
relativement brusque de la viscosité de la pâte et un
dégagement de chaleur.
 La fin de prise est le moment où tous les cristaux sont en
nombre tel que la pâte est déjà compacte et dure. C’est un
corps solide.
 Le durcissement est la période pendant laquelle la réaction
chimique continue et la résistance du matériau augmente.
Les différentes phases de la prise
Les ciments

Ce sont des poudre fines anhydres obtenues par la cuisson et le


broyage d’un mélange minéral.
b- Fabrication: Elle se résume en deux phases essentielles:
 La fabrication du clinker qui passe par:
 L’extraction des matériaux en carrière (calcaire, argile, bauxite).
 La préparation et l’homogénéisation du cru de cimenterie composé
d’environ 80% de calcaire et 20% d’argile.
 La cuisson à environ 1450°
 La mouture de clinker et les ajouts éventuels:

Remarque: La mouture du clinker déterminé par son degré de finesse


la classe du ciment. La résistance du ciment augmente avec la
finesse de la mouture.
Les types de ciments

 Ciments portland
 Le ciment portland artificiel (CPA) contient au moins 97% de clinker, le reste
étant des fillers.
 Le ciment portland composé (CPJ) contient au moins 65% de clinker, le reste
étant l’un ou plusieurs des constituants suivants: laitier, filler, cendres volantes,
pouzzolane.
*laitier est un résidu minéral provenant de la gangue en fusion et qui, figé par
refroidissement brusque donne un produit granulé . Il sert de catalyseur au début de
la prise.
* Les cendres volantes sont des produits pulvérulents de grande finesse résultant de la
combustion en centrales thermiques de combustibles minéraux solides (les suies
de dépoussiérage).
*Les pouzzolanes naturelles sont des roches volcaniques ou des produits industriels à
l’état artificiel (mâchefer, cendres de houille).
*Les fillers sont obtenus par broyage fin ou par pulvérisation de certaines roches
(calcaires, basalte, laitier, kieselguhr…)
Les types de ciments

 Ciments à base de laitier


Le ciment laitier au clinker (CLK) contient au moins 80% de
laitier, le reste des constituants étant du clinker avec
éventuellement du filler dans la limite de 3% de l’ensemble.
 Le ciment de haut Fourneau (CHF) contient 40% à 75% de
laitier, le reste étant du clinker avec éventuellement du filler
dans la limite de 3% de l’ensemble.
 Le ciment de laitier aux cendres (CLC) contient 25 à 60 %
de Clinker 20 à 45 % de cendres volantes et 20 à 45 % de
laitier avec éventuellement du filler dans la limite de 3% de
l’ensemble.
les types de ciments

 Ciments divers
 Le ciment pouzzolanique est un mélange d’environ 60% de clinker
et de 30 à 40 % de pouzzolane ou de cendres volantes de houille.
 Le ciment alumineux (fondu) résulte de la cuisson poussée jusqu’à
fusion d’un mélange de bauxite et de calcaire. Leur changement de
système cristallographique les proscrit pour des travaux définitifs
sauf rares exceptions.
 Le ciment sur sulfaté (CSS) est un mélange de laitier granulé de
haut fourneau, de gypse et de chaux ou de clinker utilisé comme
catalyseur.
 Le ciment prompt est un ciment naturel de mouture relativement
grossière. Sa résistance mécanique est faible ( 80 bars) . Ce ciment
est à prise rapide (80mm) ou demi lente (30mm).
Les types de ciments

 Ciments divers (suite)


 Le ciment laitier à la chaux (CLX) est un mélange de
chaux hydraulique et de laitier granulé de haut
fourneau.
 Le ciment à maçonner (CM) est fabriqué comme le
ciment portland, mais avec beaucoup moins de soin.
 Le ciment «super blanc » , a, une fois durci, une couleur
blanchâtre due à un procédé de coloration à la
fabrication.
 Le ciment réfractaire, fabriqué à partir du ciment
alumineux, supporte, une fois durci, des températures
importantes.
REMARQUE: Les mélanges de ciments
présentent peu d’intérêt mais peuvent
cependant être utilisés pour obtenir des
qualités particulières.
Exemple:
Ciment alumineux + CPA pour avoir un ciment à
prise rapide de haute résistance.
Ciment + Chaux hydraulique pour une meilleure
ouvrabilité.
Classification des ciments

Classification normalisée des ciments


- Normes en Vigueur : Les liants hydrauliques sont homologués par la
norme français NEP 15301 de décembre 1978 concernant leur
définition, leur classification et leurs spécialisations. Elle est éditée
par l’Association Française de Normalisation (AFNOR), Tour Europe
Cedex 07, 92080 PARIS la défense.
- Institution des classes et sous classes de résistance. Les ciments
sont divisés en 4 grandes classes définies par leur résistances à la
compression mesurée à 28 jours d’âge.
Des sous classes sont prévues dans certaines classes selon la
résistances à la compression à 2jours. Ces résistances sont exprimées
en méga pascals (MPa).

1MPa = 10dan/cm²=10bars, soit environ 10,2 Kg/ cm²


Tableau des classes de résistances
Exemple pour des ciments types

 CPJ 45: ciment portland composé avec ajout de classe


45 c’est-à-dire de résistance à la compression à 28
jours comprise entre 35 et 55 MPa.
 CPA 55 R : ciment portland artificiel de classe 55 à
résistance initiale à la compression élevée:
R à 2 jours 22,5 MPa.
45 R 28 jours 65
REMARQUE: pour les ciments à hautes performances
(HP) qui atteignent des résistances exceptionnelles
élevées, les normes ne donnent que leurs résistances
minimales.
Les chaux hydrauliques

La chaux naturelle (XHN) est un liant résultant de la


cuisson de calcaires naturels plus ou moins argileux avec
réduction en poudre après extinction suivie ou non de
mouture avec possibilité au cours de cette dernière
d’ajouter des grappiers ou autres constituants.
La chaux artificielle (XHA) est un liant hydraulique à
base de clinker ou de CPA additionné de fillers
calcaires et dont les autres éléments sont choisis et
traités de façon à lui conférer une grande plasticité,
une faible fissurabilité et des résistances mécaniques
moyennes.
Le stockage des liants

Les liants sont sensibles à l’eau et à l’air, il faudra les


stocker dans un lieu sec clos et couvert.
Les granulats
Les granulas sont des minéraux de grosseurs diverses utilisés
pour la confection de mortiers et des bétons. Ils peuvent être
naturels ou artificiels. Ce sont les farines, les sables, les
gravillons, les cailloux et les moellons.
Provenance
Les granulats naturels proviennent de la désagrégation
naturelle de roches (basalte, calcaires, silice, grès dur…). Ils
sont extraits directement de rivières, de gisements ou de
dunes. Les granulats artificiels sont obtenus
- Par concassage et criblage de roches dures naturelles ou de
scories de hauts fourneaux.
- Par expansion de certains matériaux (argile, laitier,
schiste…) pour la fabrication de granulats dits légers.
Granulométrie

Pour une utilisation rationnelle d’un matériau, il est


nécessaire d’en connaître certaines caractéristiques
telles que:
- dimensions
- masse volumique
- propreté
- porosité etc…
L’analyse granulométrique est la première recherche à
exécuter. Elle caractérise les granulats en déterminant
la grosseur des grains qui les constituent et les
pourcentages des grains de chaque grosseur.
Granulométrie

 La granulométrie est la détermination de la dimension des grains.


 La granularité est la répartition des grains en fonction de leurs dimensions.

 Classe granulaire est le pourcentage de grains entre 2 dimension.

Exemples: Classe 5-10mm 21% du poids total


Classe 1-2mm 4%du poids total
b-Matériel utilisé
Ce sont des tamis dans lesquels l’organe de séparation est constitué d’une toile
métallique à mailles carrées.
La dimension nominale d’un tamis est la longueur du côté du carré formé par
un trou. La plus petite valeur est 80 microns, la plus grande valeur étant
80mm. Ces dimensions nominales sont normalisées. ( Norme AFNOR NFP
18304).
Le refus est ce qui ne passe pas à travers un tamis donné. Le passant ou
tamisât est ce qui passe à travers un tamis donné.
Classification des granulats
NOTA

 Les moellons et les pierres cassées proviennent de


roches concassées
 Les galets et les cailloux sont des granulats roulés.
Propreté des granulats(1)

Un mortier ou un béton de qualité se fabrique avec des


granulats propres. La présence d’impuretés peut
diminuer l’adhérence granulat-pâte de ciment.
- Impuretés prohibées: Charbon, résidus de charbon,
argiles en morceaux, bois…
- Impuretés tolérées: sulfates et sulfures (gypse, pyrite),
matières organiques et éléments très fins. Les doses de
ces impuretés ne doivent pas excéder 5% selon la
norme18301. Cependant de l’avis de tous les
spécialistes 1,5 à 2% semble être le maximum
acceptable.
Propreté des granulats(2)

Essai de propreté des graviers


L’essai de propreté des graviers consiste à prendre un
échantillon de matériaux non lavés par la pluie, à le
dessécher et à le peser (soit X le poids). On le lave
ensuite à grande eau dans le même récipient ( en
frottant les cailloux les uns contre les autres). Les
impuretés sont éliminées par le trop plein d’eau.
On arrête l’essai lorsque l’eau est claire. Ensuite
égouttage, séchage et nouvelle pesée (Y). Il faut que la
proportion d’éléments très fins (ouverture de maille 80
microns) soit inférieure à 2%.
Propreté des granulats(3)

Essai de propreté des sables


La propreté des sables peut se contrôler par l’essai
de l’équivalent de sable. L’essai consiste à agiter
une certaine quantité de sable dans une solution
dite lavant floculent.
Après décantation, le sable se dépose au fond et les
impuretés se maintiennent en état de suspension
jusqu’à un certain niveau.
On mesure h1 et h2, l’équivalent de sable s’exprime
par le rapport.
Essai de propreté des sables
Valeurs d’ES préconisées
Nature et qualité

Granulats courants
Ce sont les calcaires durs, calcaires siliceux, basaltes, quartzite, grès durs,
microgranites, diorite, laitier…
Les granites à gros grains et les schistes sont à éviter.
Granulats lourds
Ils sont utilisés pour les bétons lourds: la barytine, la magnétite, les riblons et la
grenaille de fonte…
Granulats légers
Utilisés pour les bétons légers: préfabrication, isolation. Ce sont les argiles
expansées, les schistes expansés, les laitiers expansés, la pierre ponce, la
pouzzolane…
Granulats très durs
Sont utilisés dans les bétons anti-usure: le quartz, le corindon, les paillettes de
fonte…
L’eau de gâchage

Caractéristiques physiques
L’eau doit être propre et ne doit pas contenir de matière en suspension
au-delà des propositions suivantes:
- 2g/l bétons de haute qualité à forte résistance et à grande
imperméabilité.
- 5g/l bétons courants peu ou non armés.

b- Caractéristiques chimiques
L’ eau ne doit pas contenir de grandes qualités de sels dissous: au
CCTP 2g par litre.

Remarque: La meilleure eau est celle du robinet. L’eau de mer peut


être l’utilisée dans certains cas pour les bétons courants.
Les mortiers et les bétons

les mortiers
Définition: Un mortier est un mélange de liant (ciment ou chaux
hydraulique), de sable et d’eau formant une pâte plastique.
Le dosage et la qualité des matériaux doivent être adaptés au travail à
exécuter.
Utilisation
-Ils servent à assurer la cohésion et la liaison des éléments de maçonnerie.
-Ils protègent les constructions contre l’humidité sous forme:
 d’enduit aérien

 d’écran étanche

 de chape d’usure

- Ils interviennent dans la fabrication des éléments moulés


- Ils sont les principaux constituants des bétons
Dosages et fabrication

-dosages théoriques: la résistance d’un mortier croit quand la quantité de liant


augmente et décroit lorsque la quantité d’eau augmente. On a tendance à prendre
en compte le rapport.

E=Dosage en eau totale


Sur matériaux secs (kg/m³ ) E /C = 0,5 ± 0,05

C=Dosage en ciment (kg/m³ )

Ex: sable sec ciment eau mortier


1 mètre cube + 400kg + 200 l = 1mètre cube

 REMARQUE: Le sable étant rarement sec, la quantité d’eau à utilisée diminuera en


fonction de sa teneur en eau.
Dosages pratiques
Dosages prescrits par le CCTP

- Pour maçonnerie de brique, moellon ou meulière et


pour joints de conduites unitaires 400kg de ciment
CPJ 45 ou équivalent admis par mètre cube de
sable fin ou moyen (0,08 à 2mm).
- Fabrication: Le mélange sable liant est opéré à sec
jusqu’à parfaite homogénéité. La quantité d’eau
strictement nécessaire est ajoutée progressivement,
celle-ci donnant au mortier sa plasticité. Le dosage
en eau suffisant lorsqu’en tapotant la surface du
mortier à la truelle, l’eau reflue légèrement.
Qualités d’un mortier(1)

Qualités des constituants d’un mortier:


- Le liant: pour une meilleure ouvrabilité, il faut rajouter
10% de chaux hydraulique au ciment.
- Le sable sera de préférence:

 Siliceux plutôt que calcaire pour une meilleure


résistance chimique et mécanique.
 À grains ronds pou r une meilleure ouvrabilité

 À granulométrie continue car un excès de fines accentue


le retrait (faïençage) et fait chuter la résistance. Un
excès de gros diminue l’ouvrabilité et une granulométrie
uniforme un mortier poreux.
Qualités d’un mortier(2)

Mise en œuvre:
- d’une maçonnerie: mortier posé à la truelle

( assemblage briques et parpaings pleins).


- D’une: mortier très gras tiré à la règle (Etanchéité de
surface pour chambre plafonnées)
- D’une enduit: mortier gras posé à la taloche (enduit de
chambres en maçonneries)
- Les interdits:

 Les rabattages

 Le rajout d’eau
Les bétons

Un béton est un mélange de ciment, de sable de


gravillons, de cailloux et d’eau.
Le dosage et la qualité des matériaux doivent être
adaptés au travail à effectuer.
Utilisations:
Elles sont liées à la quantité de ciment contenu dans un
m³ de béton gâché.
Dosage des bétons
Dosage des bétons

Le dosage en eau est variable suivant la nature du


liant ainsi que sa finesse, l’humidité des granulats et
la consistance désirée.
En moyenne on doit doser entre 120 et 200l
d’eau/m³ de béton. Nous rappelons l’ordre de
grandeur de la valeur
E (eau) (exprimée en poids)
C (ciment)
E /C = 0,5 ( ± 0,5)
Dosage des bétons

 Des granulats
Seule l’expérience pratique en laboratoire permet d’ajuster
l’optimum du rapport G/S (Granulat/Sable) comptable:
*avec la résistance choisie
*avec la plasticité
*avec l’ouvrabilité du béton
Généralement, le rapport G/S varie entre 1,6 et 2,4. Il est
fonction essentiellement de la dimension des grains D et du
module de finesse du sable. On peut toutefois, retenir les
valeurs suivantes moyennes pour un sable constant et dont le
module est voisin de 2,50 pour D = 20-25mm.
Composition d’un béton

Le béton est composé de granulats, de pâte de ciment et


d’un peu d’air.
Soit: va : Volume d’air Vs: volume solide
Soit : VW: Volume d’eau Vt: volume total
On appelle compacité d’un béton le rapport c= VS/VT.
Il faut noter que pour un béton frais, la compacité
n’est pas la même que pour un béton durci en effet:
vs= v granulat + ciment pour béton frais
Vs= v granulat + v pâte de ciment durci pour béton
durci.
Composition d’un béton

Les points fragiles du béton sont l’air et l’eau. Donc pour obtenir du
béton de qualité, celui-ci doit être compact ( c’est-à-dire avoir
pour un même Vs un Vt faible). Pour cela il faut mettre le moins
d’eau possible ( tout en restant dans les limites d’une bonne
ouvrabilité). Or l’eau sert à mouiller le ciment. Il faut donc mettre le
moins de ciment possible . Mais cette pâte de ciment sert de
« colle » et sert à remplir les trous ( vides entre les granulats). La
compacité maximale s’obtient donc en composant un squelette de
granulats, tels que les vides inter granulaires soient les plus faibles
possibles.
Le squelette de granulats doit donc être le plus compact possible.
On remarque que l’amélioration de la qualité du béton va dans le
sens de l’économie.
Composition d’un béton

En général, les méthodes de composition des bétons partent avec les


données de base suivantes:
- Dimensions des granulats
- Consistance désirée
Nous n’allons indiquer ici que la méthode simplifiée proposée par G.
DREUX, pour la composition des bétons d’usage courante. Cette
méthode n’est qu’approximative.
Trois données sont nécessaires:
- La dimension maximale des granulats D
- L’ouvrabilité ( défini par le cône d’Abrams)
- La résistance ( par écrasement sur cylindre)
Les ciments seront de classe 45 (CPJ…)
La composition granulaire est indiquée en volume sec.
Composition d’un béton

Il est possible de prévoir approximativement le dosage en


eau total à ajouter sur matériaux secs. Or, dans la
pratique, les matériaux sont humides ( apport d’eau).
C’est pourquoi dans les abaques ci -après, le dosage
en eau comporte une abaque spécial e à utiliser selon
le degré d’humidité des matériaux. Cela ne peut
conduire qu’à une très grossière approximation de la
quantité d’eau à ajouter. Il faudra toujours faire un
contrôle au cône d’Abrams.
A titre indicatif, le tableau ci-dessous donne les
pourcentages d’eau ( en poids) pris en compte dans les
calculs, selon le degré d’humidité prévu pour les
granulats de masse spécifiques de 2,6 en moyenne.
Dosages pratiques des bétons

Nous donnons à titre d’exemple deux dosages différents pour 1m³ de


béton compacté à refus.
 Gros béton ou béton de cailloux:

+ 700 l de petits et moyens cailloux (25 à 33mm)


+ 350 l de gravillon (15mm)
+ 450 l de sable (0/5mm)
+ 250 à 350 kg de ciment
+ 150 l d’eau pour un béton plastique
 Béton de gravillon (béton armé)

+ 800 l de gravillon (béton armé)


+ 400 l de sable (0/5mm)
+ 350 à 400 kg de ciment
+ eau variable entre 120 et 200 l
Dosages pratiques des bétons

Le dosage des constituants doit être réalisé par des procédés tels que
soient effectivement respectées, sur les masses dosées les tolérances
suivantes:
+-2% pour le ciment +-3% pour chaque granulat +- 2% pour
l’ensemble des granulats et +- 2% pour l’eau.
NB: le béton brassé à la main est interdit aux Télécommunications. Seul le
béton brassé à la bétonnière est autorisé.
Dosage pratique pour béton armé sur le chantier :
1 sac de ciment ou 1 sac de ciment
1 brouette de sable 18 pelles de sable
2 brouettes de gravillon 30 pelles de gravillon
Fabrication des bétons

 Fabrication sur chantier


Le béton sera brassé à la bétonnière avec des matériaux dont les
qualités ont été précisées plus haut.
 Stockage des granulats

Les granulats seront stockés à l’air libre mais sur une surface propre.
Étant exposés aux intempéries, il faudra tenir compte de leur teneur
en eau lors du dosage en eau à la fabrication du béton.
 Stockage du ciment

Le ciment sera obligatoirement stocké dans un endroit clos, de manière


à ce que les sacs soient à l’abri de l’humidité et isolé par un
caillebotis. À l’utilisation, on veillera à employer les sacs en fonction
de leur ancienneté de livraison.
Fabrication des bétons

 Appareils utilisés
 Les bétonnières

Les bétonnières sont des cuves tournantes à axe incliné ou


horizontal équipées de palettes hélicoïdales assurant d’une
part le brassage du mélange et d’autre part la vidange par
inversion du sens de rotation. Ces appareils sont les plus
utilisés sur un chantier.
 Approvisionnement de la bétonnière: la bétonnière en
marche, il est préférable d’introduire les matériaux dans
l’ordre suivant:
gravillon, cailloux – ciment – sable – eau ajoutée après
homogénéisation de l’ensemble.
Fabrication des bétons

 Les malaxeurs
Les malaxeurs sont des cuves fixes ou tournantes à axe
vertical équipées de palettes animées le plus souvent
d’un mouvement planétaire. Ils sont très efficaces et
fournissent un béton très homogène.
 Malaxage: la vitesse de malaxage est fonction du
diamètre de la cuve et est de l’ordre de 15 à 20 tours
par minute.
La durée est fonction du diamètre de la cuve et est
d’environ 2 à 3 minutes pour les bétonnières courantes.
Fabrication des bétons

 Béton prêt à l’emploi


 Fabrication et formulation
Le béton prêt à l’emploi est préparé en usine à partir d’un mélange de liant
hydraulique, de granulats naturels ou artificiels et d’eau. Tous ces composants sont
dosés dans une installation fixe appelée « centrale » puis malaxés pour être livrés
au client avant le début de prise.
 Transport et livraison
Le béton ne peut être transporté que dans des camions malaxeurs. Il doit être mis en
place avant tout début de prise et toute dessiccation. Le délai maximal entre la
fabrication et la mise en place du béton est de deux heures; au-delà de ce délai,
la viscosité du béton est soigneusement contrôlée et le coulage est arrêté dès
l’augmentation brutale de celle-ci. Tout apport d’eau après malaxage est interdit.
Chaque livraison doit être accompagnée d’un bordereau numéroté, établi en deux
exemplaires au moins, portant les indications suivantes: raison sociale et
identification de l’usine productrice, date de livraison, identification et heure de
chargement du véhicule à la centrale , quantité, etc…
Mise en œuvre des bétons

 Les coffrages
Ils sont de deux types:
- ordinaire: pour les canalisations enrobées de béton, dont le
béton est mis en place sans vibration interne.
- soigné: lorsque le béton des ouvrages est mis en place avec
vibration interne(les chambres par exemple).
Les coffrages sont habituellement:
 en métal,

 en bois

Sont interdits les coffrages en matériaux absorbants, en


polystyrène expansé, en matériaux abandonnés dans la
fouille sauf autorisation.
Mise en œuvre des bétons

 Coulage du béton
Le coulage du béton doit se faire sans interruption, à vitesse
régulière, par couches horizontales d’une épaisseur de 0,30
m au maximum. Il ne doit pas être d’versé d’une hauteur de
plus de 1 m sans dispositif approprié de type goulotte ou
tuyau.
Si le coulage continu n’est pas possible, il faut prévoir des
points de reprise particulière soignés, l’ancien béton étant
repiqué si besoin est, nettoyé à vif, mouillé abondamment et
longuement de façon à ce qu’il soit saturé d’eau avant
d’être mis en contact avec le béton frais.
Les coffrages en bois doivent être arrosés avant coulage du
béton.
Mise en œuvre des bétons

 Vibration
La vibration est le moyen le plus courant de donner au béton
une compacité maximale par élimination des vides d’air et
pour un remplissage parfait des moules.
La vibration de coffrage nécessite l’utilisation de coffrages
solides sur les quels on fixe les vibreurs.
La vibration interne (ou pervibration) s’effectue à l’aide
d’aiguilles vibrantes d’un diamètre de 25 à 100 mm que
l’on introduit dans la masse de béton frais.
La vibration superficielle ou dressage s’effectue à l’aide de
taloche, de règles vibrantes, de surfaceuses. Elle est
employée pour de grandes surfaces (dalles, chaussées)
Mise en œuvre des bétons

 Influence des conditions atmosphériques


En dessous de 0° le bétonnage d’ouvrage Télécom est
interdit sauf dérogation. Dans ce cas, on utilisera un
béton spécial résistant au gel.
Par temps chaud ou très venteux, le béton doit être
protégé et fréquemment arrosé pendant sa prise et
les premiers jours de son durcissement.
Mise en œuvre des bétons

 Décoffrage
Au moment du décoffrage, le béton doit résister avec sécurité aux efforts aux
quels il est soumis:
Pour un décoffrage rapide, on peut:
- Réduire les surcharges en:
 Évitant d’entreposer des charges sur la dalle
 Disposant au maximum des étais de sécurité.
- Augmenter la qualité du béton en:
 Procédant à des études préalables de granulométrie,
 Limitant strictement les dosages en eau,
 Effectuant des contrôles rigoureux.
- Accélérer le durcissement du béton en :
 Employant de préférence des ciments à durcissement rapide,
 Tenant le béton au chaud.
Les adjuvants

Les adjuvants renforcent les caractéristiques du béton. Leur utilisation est


soumise à l’approbation de l’administration. Ils doivent faire partie de la
liste d’agrément en vigueur. Leur proportion et leur utilisation doivent être
conformes aux fiches des fournisseurs.
Les adjuvants éventuellement autorisés sont:
a) Les retardateurs de prise en vue de la vibration et bétonnage par temps
chaud,
b) Les plastifiants qui améliorent la plasticité lors de la mise en œuvre,
c) Les accélérateurs de durcissement qui accroissent les résistances initiales,
d) Les fluidifiants qui facilitent la mise en place.

Le mélange de l’eau et de l’adjuvant est effectué dans un récipient spécial


permettant la mesure du volume de l’eau et muni d’un agitateur efficace;
l’adjuvant est ensuite réparti uniformément dans la masse du béton.
Les armatures

 Les armatures sont disposés dans le béton pour


absorber les efforts de traction, de cisaillement et
de torsion.
 Les armatures en fer ou en acier peuvent présenter
des caractéristiques diverses.
 On utilise plus particulièrement en génie civil les fers
ronds lisses, les aciers haute performance et le
treillis soudé.
Les armatures

 Le treillis soudé est un assemblage de ronds lisses


suivant des mailles carrés. La liaison est assurée par
soudure par points.
 Le treillis soudé est livré en rouleaux ou par
plaques.
 Pour les ouvrages de génie civil et plus
particulièrement pour le radier des blocs, le treillis
soudé a les caractéristiques suivantes:
maille de 100x100 mm; diamètre du fer rond
lisse de 5 mm.
Le treillis soudé
Les barres d’acier

 Les barres d’acier pour béton armé seront rectilignes; les barres
déformées doivent être éliminées; il est interdit de les redresser. Ces
barres seront en acier haute adhérence de diamètre 16 mm.
 Le façonnage des aciers doit se faire progressivement, s’agissant
plus particulièrement des aciers à haute adhérence; les rayons de
courbure des barres façonnées ne seront en aucun cas inférieurs aux
valeurs minimales indiquées sur les fiches d’identification
 La mise bout à bout des barres par soudure est interdite.
 Au moment de la mise en œuvre du béton, les armatures en place
doivent être parfaitement propres, sans souillures de rouille non
adhérente, de produits gras, de mortier, de béton ou de terre.
Les bétons armés

Le béton, tout comme la maçonnerie résiste bien aux


efforts de compression, mais résiste mal aux efforts
de traction provenant soit d’un moment fléchissant,
soit de l’effort tranchant d’une force à annuler. Pour
résister à ces efforts on associe au béton des
armatures métalliques. On obtient ainsi du béton
armé.
Exemple de mise en place
Contrôle de la qualité des bétons

 Un contrat devra être signé avec le service public de contrôle de la


qualité des bétons(CNERTP) ou un cabinet
 L’administration peut procéder aux contrôles et essais ci-après qui
ne sont pas limitatifs.
1-Contrôle du bordereau de livraison du béton fabriqué en usine.
2-contrôles sur le béton
a) Essais d’affaissement au cône d’Abrams.
b) Essais de granulométrie
c) Contrôle de la quantité d’eau au moment de la fabrication du
béton sur le chantier
3-contrôle de résistance sur éprouvettes
4-contrôle de résistance des bétons en place
Contrôle du bordereau de livraison du béton
fabriqué en usine.
 Ce bordereau doit être communiqué à l’administration. Il comporte,
au minimum, les indications suivantes:
a) La raison sociale et l’identification de l’usine productrice,
b) La date de livraison,
c) L’identification et l’heure de chargement du véhicule à la centrale,
d) La quantité de béton livré, exprimé en mètres cubes,
e) La désignation du béton livré,
f) La nature et la classe du béton,
g) Le dosage en ciment,
h) La granularité garantie,
i) La teneur en eau garantie,
j) La consistance garantie: ferme, plastique, mou.
Essais d’affaissement au cône d’Abrams

 Ces essais permettent de contrôler la consistance d’un béton encore


appelée plasticité, c’est à dire l’aptitude du mélange à remplir de
manière homogène l’espace qui lui est offert.
 Le cône normalisé est rempli de béton en quatre fois, chaque couche
étant piquée 25 fois à l’aide de la tige normalisée de 16 mm de
diamètre. Après attente de 3 mn, le cône est enlevé: l’affaissement
mesuré après 1 mn doit être compris:
 1) entre 0 et 2 mm pour un béton ferme,

 2) entre 3 et 7 mm pour un béton plastique,

 3) entre 8 et 15 mm pour un béton mou.

Ces essais peuvent être effectués au plasticimètre ou tout autre


appareil approprié.
Essais de granulométrie et dosage

Un prélèvement de 1 à 2 kg de béton frais est


mélangé à l’alcool à brûler et séché par brûlage;
on utilise deux tamis de mailles carrées de dimensions
0,16 mm qui retient le sable et 5 mm qui retient le
gravillon. Le calcul et le contrôle de la
granulométrie et de dosage s’en dégage.
Courbe granulométrique

Ouverture des mailles(mm) Pourcentage du poids total de sable


passant par les mailles du tamis

au moins au plus

5 100 0,08

2,5 85 95

0,25 65 85

0,63 40 85

0,315 20 60

0,16 5 10
Contrôle de la quantité d’eau au moment de la
fabrication du béton sur le chantier

 Elle est mesurée par le rapport E/C qui doit rester


compris entre 0,45 et 0,55
(E= poids de l’eau de mouillage des granulats et de
l’eau de gâchage; C= poids du ciment).
contrôle de résistance sur éprouvettes

 Les essais de compression et de traction sont effectués par


un laboratoire agréé par le Ministère des travaux Publics et
des Transport.
 Pour chaque contrôle, 12 éprouvettes sont prélevées sur le
chantier dans les moules cylindriques normalisées de 0,16 m
de diamètre et 0,32 m de hauteur.
Les essais sont effectués à 7 jours et à 28 jours à raison
chaque fois d’un minimum de 3 éprouvettes pour l’essai de
compression et 3 éprouvettes pour l’essai de traction.
Pour un béton dosé à 350 kg de ciment Portland ou
équivalent, la résistance minimale de chaque éprouvette
doit être égale ou supérieure aux valeurs indiquées dans le
tableau suivant.
contrôle de résistance sur éprouvettes

Compression Traction

7 jours 28 jours 7 jours 28 jours

185 bars 270 bars 18 bars 23 bars


Contrôle de résistance des bétons en place

Ces essais sont réalisés à 14 jours ou 28 jours à l’aide


d’un scléromètre sur du béton non enduit.
On procède à l’essai de percussion à raison de 12
coups(la plus forte et la faible sont éliminées pour
piédroit, radier ou plafond). La courbe d’étalonnage de
l’appareil permet de déduire la résistance à la
compression du béton à partir de la moyenne des
mesures réalisées. Pour un béton dosé à 350 kg, cette
résistance ne doit pas être inférieure à 200 bars à 14
jours et à 240 bars à 28 jours.
Si besoin est, des essais plus poussés peuvent être
effectués: carottage, auscultation dynamique, etc…
OUVERTURE D’UN CHANTIER DE
GENIE CIVIL
INSTALLATION – ORGANISATION ET SECURITE
DES CHANTIERS
PANNEAUX DE CHANTIER
 Les panneaux sont mis en place quelle que soit la durée
des travaux et pour tous les types de travaux
(entretien, etc.) :
 Etre parfaitement visibles par toute personne extérieure
au chantier,
 Ne pas être masqués par la végétation ou des
matériaux, ni placés en contre-pente, dans une sortie de
virage, etc.
 Ne pas empiéter sur la chaussée,

 Etre rétro réfléchissants ou si leur nature ne le permet


pas, être parfaitement éclairés la nuit.
DISPOSITIONS PREALABLES

SIGALISATION DU CHANTIER.
Mettre en place les signalisations d’approche, de
position, de fin de prescription et jalonnement en cas de
détournement de la circulation.
Le chantier doit être en permanence des espaces
réservés aux personnes et des portions de chaussées
non affectées par travaux de la manière suivante
 Côté voie de circulation automobile :

Par des dispositifs de balisage stables susceptibles de


créer un effet paroi, tels que balises à support
stabilisées espacées de 5 à 10 m ou d’autres dispositifs
équivalents.
DISPOSITIONS PREALABLES

 Côté accotement ou trottoir :


Chaque fois qu’il existe une circulation piétonne, elle doit être
maintenue, par une clôture rigide, résistante et continue,
d’une hauteur de 1 m minimum. Ces dispositifs sont éclairés
pendant la nuit par un nombre suffisant de lanternes pour
être visibles en toutes circonstances. Le dépôt de chantier
(pour les chantiers qui le nécessitent) est totalement isolé des
circulations piétonne et routières par une clôture constituée
d’élément jointifs et présentant un relief dissuadant la poste
d’affiche.
Dans la mesure du possible, le stationnement des véhicules
assurant la desserte du chantier doit se faire à l’intérieur
des emprises autorisées.
ORGANISATION DES CHANTIERS

 Emprise des chantiers :


Tout chantier établi sur la voie publique doit être implanté
de manière à occuper une surface aussi réduite que
possible, dans le respect d’une bonne exécution des travaux.
 MAINTIEN DE LA CIRCULATION.
 L’entrepreneur doit prendre toutes les mesures et les
dispositions susceptibles de réduire au minimum la gêne
pour la circulation publique. Il est précisé que les tranchées
ouvertes sur la voie publique ne doivent jamais interrompre
l’accès des propriétés riveraines, publiques ou privées.
 La continuité des accès nécessaire à la circulation publique
est réalisée exclusivement au moyen de ponts de voiture
(3,5om) et passerelles
ORGANISATION DES CHANTIERS

 MAINTIEN DE L’ECOULEMENT DES EAUX.


Pendant l’exécution des travaux occasionnant l’interruption
des caniveaux de la voie publique, il faut assurer
l’écoulement des eaux par la mise en place de tube ou de
buses ou de tout autre dispositif approprié.
 PROTECTION DES OUVRAGES RENCONTRES DANS LES
FOUILLES.
Tous les ouvrages rencontrés dans les fouilles doivent être
dégagés avec soin et il est nécessaire de prendre toutes les
précautions pour en assurer la stabilité et la protection
pendant les travaux.
Cette disposition s’applique aux dispositifs avertisseurs ou
protecteurs de tous les services gestionnaires du sous-sol.
IMPLANTATION –TERRASSEMENTS -
REFECTIONS PROVISOIRES

IMPLANTATION
PIQUETAGE
 Le piquetage est l’ensemble des opérations qui ont

pour but de matérialiser sur le terrain


l’emplacement exact des ouvrages
projetés(canalisations et chambres).
 On distingue le piquetage en plan qui se fait à la
surface du sol du piquetage en profil qui donne la
profondeur à laquelle la fouille doit être ouverte.
PIQUETAGE

Piquetage en plan:
 Alignement droit: à l’aide de piquets, de marque à la craie, on
matérialise sur le sol des points singuliers puis on les relie entre eux
à l’aide d’un cordeau.
 Tracé des courbes: le projet doit indiquer l’origine, l’extrémité et le
rayon de la courbe. Si le centre est accessible, on peut tracer la
courbe à l’aide d’un cordeau ou d’un ruban.
Piquetage en profil:
 Les mesures verticales sont faites à partir du bord de la fouille ou
d’une ligne tracée sur la paroi de fouille dans le prolongement du
niveau supérieur au radier.
 Le piquetage des courbes en profil s’obtient par la méthode des
perpendiculaires.
REGLES D’IMPLANTATION

 Se conformer aux dispositions d’implantation indiquées au


dossier du projet ou qui résultent de sondages exécutés au
moment de l’implantation ou des découvertes faites au
moment des fouilles.
 L’utilisation d’un cahier de chantier dans lequel seront
notées toutes les modifications apportées au cours des
travaux de piquetage ou des travaux d’exécution sera
obligatoire.
 Aucunes modifications ne seront recevables sans la
notification écrite du représentant de l’opérateur.
 Les modifications ou anomalies constatées seront signées
conjointement par le représentant de l’opérateur et par le
représentant de l’entrepreneur.
REGLES D’IMPLANTATION

On respecte les dispositions suivantes.


 Par rapport aux câbles d’énergie, l’artère de l’opérateur doit être
implantée à une distance minimale :
- En parcours parallèle, de 0,50 m dans le cas d’un câble enterré et de 0.20
m pour un câble sous fourreau.
- Aux points de croisement de 0.20 m pour les câbles de réseaux locaux,
0,40 m en projection horizontale pour les câbles de plus fortes capacités.
 La distance entre l’axe des plantations et la tranchée la plus voisine
varie entre 0,50 m et 2m suivant les types d’arbres.
L’artère de l’opérateur doit être située à une distance minimale de 0,20m des
canalisations souterraines de gaz, d’eau, d’égouts, etc. que ces canalisations
soient parallèles ou croisées.
Dans le cas de chambres ou d’ouvrages particuliers, les mêmes distances
s’entendent à partir de la face extérieure de l’ouvrage.
SONDAGES

 Les sondages permettent de préciser l’encombrement réel du sous-


sol.
 Des sondages peuvent être réalisés avant (sondages préliminaires
ou préalables), pendant l’exécution des travaux (sondage à
l’avancement des travaux) ou après (sondage de contrôle de
position).
 L’exécution d’un sondage consiste à creuser, avec précaution, une
tranchée perpendiculaire à la fouille, d’une longueur égale à la
fouille projetée, augmentée de 1 mètre.
 La profondeur du sondage doit être supérieure de 0.40 m au fond
de fouille projetée pour que puissent apparaître clairement les
difficultés rencontrées : identification, dimensions et stabilité des
obstacles.
 Les sondages sont réalisés manuellement à la pelle et à la pioche.
Les ouvrages trouvés sont mis en apparence.
TERRASSEMENTS

DEMOLITION DES REVETEMENTS


 Lorsqu’une fouille est ouverte sous chaussée, sous trottoir ou
un chemin, l’exécutant, suivant la nature du revêtement,
découpe les matériaux (qui sont démontés) avec soin, sans
ébranler ni dégrader les parties adjacentes.
 Sauf prescriptions différentes de l’opérateur la largeur de
découpe du revêtement est celle qui est strictement
nécessaire à l’exécution de la fouille prévue. (Largeur
théorique du bloc).
 Si le revêtement (pavage dallage, gazon, etc.) doit être
réutilisé, ce dernier est déposé avec soin le long de la
tranchée afin de ne pas mélanger aux déblais.
REALISATION DES FOUILLES

DIMENSIONS DES FOUILLES


 Les tranchées sont creusées verticalement. La fouille a la même largeur sur toute sa
hauteur, des sur-largeurs peuvent être imposées en ce qui concerne le revêtement
de surface. La longueur maximale de tranchée pouvant rester ouverte avant
remblaiement est de 300 m.
EXECUTION DES FOUILLES.
 A défaut de prescriptions précises, il faut utiliser le matériel le plus approprié
pour réaliser les travaux compte tenu des difficultés particulières rencontrées aux
moments des travaux. (Nature du terrain, conditions climatiques, etc.).
 Les tranchées sont remblayées et compactées au fur et à mesure de l’avancement
des travaux.
 La durée maximale d’ouverture de fouille ne doit pas dépasser 72 heures. La
largeur de la fouille doit être suffisante pour permettre la réalisation des ouvrages
conformément aux règles techniques de construction et de sécurité. L’utilisation
d’explosifs par l’entreprise est soumise à l’observation des règlements locaux.
REALISATION DES FOUILLES

CHARGE SUR LES OUVRAGES


Les charges sur les ouvrages, indiquées au projet, doivent être impérativement
respectées en tout point du tracé.
Les canalisations et tubes doivent être posés aux charges minimales suivantes :
 Sous trottoir comportant un revêtement 0.60 m
 Sous trottoir ne comportant pas de revêtement 0.80 m
 Sous accotement 0.80 m
 Sous chaussée 0.80 m
 En terrain privé 1m

Dans certains cas particulier (encombrement du sous-sol, canalisations allégés avec


tubes supplémentaires, etc.) et à la demande de l’opérateur, les charges indiquées
précédemment peuvent être modifiées.
Les côtes fixées pour les charges au-dessus de l’ouvrage sont minimales. Elles ne
peuvent être augmentées de plus de 0.10m sauf accord de l’opérateur.
REALISATION DES FOUILLES

 TRAVERSEE DE CHAUSSEE.
Les traversées de chaussée se feront en accord avec les
spécifications et normes en vigueur (matériaux utilisés et
mise en place).
Les charges minimales seront celles spécifiées au
paragraphe « charge sur les ouvrages. »
 EXTRACTION DES MATERIAUX DE DEBLAIS.

Pour permettre une réutilisation optimale après


stockage (Partielle ou totale des terres excavées),
l’entrepreneur démolit le revêtement et extrait les
déblais suivant autant de phases successives qu’exige la
séparation des terres.
REALISATION DES FOUILLES

 MATERIAUX DE RECONSTTUTION – ASSISES DE CHAUSSEES,


TROTTOIRS ET ACCOTEMENTS.
 La reconstitution d’assises de chaussées d’accotement stabilisés (couche de
fondation, de base ou de roulement), de couches de trottoirs traitées ou non
chimiquement, ainsi que la qualité et la mise en œuvre des matériaux sont
conformes aux techniques générales des services de la voirie.
 Les caractéristiques des matériaux de reconstitution des assises de
chaussée doivent respecter les règles générales d’installation et permettre
d’assurer la circulation de la même classe de trafic.
 FOUILLES DANS L’EAU – EAU INCLUSE.
 Eau d’infiltration ou nappe phréatique :
 L’entrepreneur est tenu de renforcer le blindage des parois et d’évacuer les
eaux au moyen de pompes dont les crépines sont placées dans des
puisards établis aux points bas.
REALISATION DES FOUILLES

 ABANDON DES MATERIAUX DE BLINDAGE ET COFFRAGE DANS LES


FOUILLES.
 La nature du sol ou des circonstances exceptionnelles pourra entraîner ou
nécessiter l’abandon dans les fouilles de matériaux de blindage, coffrage
ou autres. L’autorisation à l’opérateur doit être demandée. Il faut veiller à
ce que leur quantité soit la plus réduite possible.
 L’utilisation des blindages ou coffrages métalliques est obligatoire si la
nécessité d’abandon est connue avant la réalisation des travaux.
 REMBLAYAGE ET COMPTAGE.
 Le remblayage de la fouille au-dessus de l’ouvrage est effectué, le
dispositif avertisseur étant mis en place.
 L’entrepreneur ne peut procéder au remblayage de la tranchée que
lorsque le béton a acquis une résistance suffisante pour supporter les
charges de remblai et les efforts dus au compactage.
REALISATION DES FOUILLES

DISPOSITIF AVERTISSEUR.
 Le dispositif avertisseur de type grillage ou ruban ,
de couleur verte, est destiné à signaler la présence des
ouvrages de l’opérateur dans le sol.
 Il est installé sur toute la largeur et la longueur de
l’ouvrage avec un recouvrement suffisant des différents
éléments.
 Il est mis en place à 20 cm au-dessus de l’ouvrage
(sauf en cas de charge réduite) et, dans tous les cas, au
moins 10 cm au-dessous de la surface du sol.
REFECTIONS PROVISOIRES

RANGEMENT DES DEBLAIS ET REFECTIONS PROVISOIRES DES SURFACES


RANGEMENT DES DEBLAIS DES FOUILLES SUR LA VOIE PUBLIQUE.
 Lorsque les matériaux de déblais ou de réfection de surface doivent être
réutilisés, ceux-ci sont disposés le long de la fouille à 0.40m au moins du
bord de celle-ci. Ils ne doivent pas retomber dans la fouille ni gêner la
circulation adjacente en glissant sur la chaussée ou le trottoir, ni provoquer
des éboulements.
 Après enlèvement ou la mise en remblai des déblais entreposés sur le
chantier, les emplacements sont correctement nivelés et nettoyés.
REFECTIONS PROVISOIRES DES SURFACES.
 Lorsqu’une couche de roulement en béton bitumeux est prévue, attendre
24 heures au minimum avant la mise en place pour éviter une dessiccation
superficielle de la grave –ciment dû à la température du béton.
 Sur une surface en grave-ciment après la mise en place du matériau, la
circulation des véhicules ne sera rétablie qu’après un délai de 24 heures.
CONSTRUCTION DES
CANALISATIONS
LES TUYAUX PVC

Caractéristiques et marquage
 La longueur des tuyaux y compris les extrémités formées est de 6
mètres avec une tolérance inférieure nulle et une tolérance
supérieure de 6 centimètres. Les tuyaux sont rectilignes et présentent
une surface lisse. Aucune rayure continue suivant une génératrice
n’est tolérée. Aucune tâche ou impureté dans la matière n’est
admise. Chaque tuyau porte extérieurement à l’encre indélébile :
 La marque du fabricant

 L’année de fabrication

 La faible résistance au frottement des tubes en PVC (1/ » des


CM en béton) lors du tirage des câbles autorise la construction de
canalisations d’un tracé très souple à rayon de courbure faible (voir
tableau) et permet de réduire le nombre des chambres de tirage.
LES TUYAUX PVC
Courbe maximum tolérée sur les tuyaux

Diamètre 25/28 42/45 56/60 77/80 75/80 96/100


des tuyaux

R(rayon 4 4 6 10 12 14
de
courbure
en m)
LES TUYAUX PVC

Transport, stockage et mise en œuvre


 Au cours des opérations de chargement, de déchargement, de transport
et de mise en dépôt, les tuyaux ne doivent subir aucune flexion et chocs. Ils
sont transportés dans des véhicules à fonds plats, les tuyaux de la couche
inférieure reposant sur le plancher de toute leur longueur : ils doivent être à
l’abri des atteintes de tous autres objets transportés simultanément, pendant
leur transport la hauteur de l’empilage est limitée à 2 m.
 Les tuyaux PVC doivent être protégés d’un ensoleillement fort et
prolongé notamment lors des transports et du stockage sur les chantiers. Ils
sont stockés sur des aires aménagées spécialement. Les platelages sur
lesquels reposent les tuyaux doivent présenter des surfaces planes et
comprendre plusieurs niveaux si nécessaire de manière que la hauteur de
chaque empilage n’excède pas un mètre. La manipulation des tuyaux à des
températures inférieures à o° doit être réalisée avec les plus grandes
précautions.
LES TUYAUX PVC

conditionnement
 La livraison s’effectue par paquets et par palettes dont
le contenu varie suivant les diamètres:
Ø 42/45 : paquets de 15 tubes Palettes de 300
tubes
Ø 56/60 : paquets de 10 tubes Palettes de 180
tubes
Ø 77/80 : paquets de 5 tubes Palettes de 100
tubes
Ø 96/100 : paquets de 5 tubes Palettes de 60
tubes
LES TUYAUX PVC

emboîtement et collage des tuyaux


Avant le collage, il faut:
 vérifier que les tuyaux ne sont ni fissurés, ni déformés;
 examiner l’intérieur et les débarrasser de tous corps étrangers qui pourraient y
avoir été introduits.
 Nettoyer soigneusement les parties en contact à l’aide d’un chiffon imbibé d’un
liquide décapant à base de trichlorétane.
Le décapage ayant été exécuté, seule l’extrémité mâle est enduite de colle au moyen
d’un pinceau en couche mince et continue selon un double passage transversal et
longitudinal.
Les tuyaux sont ensuite emboîtés en poussant longitudinalement sans mouvement de
torsion, et les bavures soigneusement éliminées.
Pour éviter tout effort à l’arrachement au niveau des emboîtements, il est recommandé
de faire coïncider le sens de collage et le sens de tirage des câbles.
Pour faciliter le collage des tuyaux, il est souhaitable de les décaler nappe, par nappe
La canalisation

Une canalisation est constituée d’un tuyau ou de


l’assemblage de plusieurs tuyaux emboîtés les uns aux
autres, posés dans une fouille et enrobés de:
 sable pour canalisation allégée,

 béton pour canalisation enrobée.

Selon la forme de l’empilage des tuyaux, il faut distinguer


trois types de canalisation enrobée:
 canalisation enrobée de type A,

 canalisation enrobée de type B et

 canalisation enrobée de type C.


Traversée de chaussée et charge réduite sur
canalisation
TRAVERSEE DE CHAUSSEE
Les traversées de chaussé se feront en accord avec les spécifications et
normes en vigueur (matériaux utilisés et mise en place).
Les charges minimales seront celles spécifiées au paragraphe « Charge sur
les ouvrages ».

CHARGE REDUITE
La charge imposée sur l’ouvrage peut être réduite (inférieure à 30 cm) ; il est
alors nécessaire dans certains cas, de consolider l’ouvrage soit :
 En enrobant la canalisation (canalisation allégée) par du sable ciment ou du
béton.
 En renforçant la partie supérieure du bloc par l’adjonction d’une armature
normalisée.
En augmentant la largeur des piédroits en conséquence.
Dans tous les cas, l’entrepreneur se conforme aux prescriptions de l’opérateur
CONSTRUCTION DE CANALISATIONS
MULTITUBULAIRES ALLEGEES
 Une fois le fond de fouille purgé, nivelé, mettre en place un lit de 5
cm d’épaisseur de sable de rivière ou de carrière (grains de dimension
inférieure à5mm) et le compacter. L’emboitement et le collage des
tubes sont réalisés conformément aux prescriptions au fur et à
mesure de l’avancement des travaux.
 Lors de la mise en place dans la fouille, il est nécessaire de
maintenir les tubes dans leurs dispositions réglementaires par des
étriers, des ligatures ou ruban adhésif tous les deux mètres.
 L’enrobage en sable sur les côtés et au-dessus de la canalisation
est réalisée avec du sable de même qualité que celui installé en
fond de fouille. Au dessus des tubes, cet enrobage est de 10 cm. Les
côtés des canalisations sont de 8 cm.
 Des massifs de blocage sont réalisés et disposés en fonction du tracé
de la canalisation tous les 50 m maximum.
CONSTRUCTION DE CANALISATIONS
MULTITUBULAIRES ALLEGEES
 Les massifs de blocage sont en béton d’enrobement sur le
pourtour de la canalisation et toute la largeur de la fouille,
leur longueur est de 50 cm. (350 Kg de ciment CPJ 45 ou
équivalent pour 0,4 m de sable et 0,8 m³ de gravillon 6,3/10)
 Dans certains cas particuliers (charge réduite, rayon de
courbure de la canalisation inférieur à 20 m) l’enrobement
de sable doit être remplacé (remplacement prévu au projet
ou effectué après accord de l’opérateur) par un
enrobement de :
 a – Sable ciment qui se substituent au sable dans les mêmes
épaisseurs d’enrobement.
 b – Béton : il sera de même pour le passage de la
canalisation en type C
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire allégée CMA
 Faire l’Implantation
 Ouvrir la fouille
 Ranger le déblai à au moins à 40 cm du bord de fouille
 Purger et niveler le fond de fouille
 Mettre en place un lit de sable de rivière ou de carrière de 5 cm
d’épaisseur de sable de rivière ou de carrière (grains de dimension inférieure
à 5mm)
 Compacter
 Vérifier l’état des tuyaux
 Déposer les tuyaux sur le lit de sable
 Emboîter les tuyaux après avoir décapé les parties en contact et y avoir
passé la colle
 Assembler les tuyaux au moyen de ligatures, étriers ou bandes adhésives
tous les 2 m
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire allégée CMA(suite)
 Mettre en place des massifs de béton tous les 50 m (350 Kg de
ciment CPJ 45 ou équivalent pour 0,4 m3 de sable et 0,8 m³ de
gravillon 6,3/10). dimension : longueur 50 cm, largeur= largeur de
la fouille
 Enrober les tuyaux de sable sur tout le parcours sur 8 cm de côté et
10 cm au-dessus
 Remblayer sur une couche de 20 cm de hauteur
 Compacter
 Mettre en place le grillage avertisseur de couleur verte sur toute la
largeur et toute la longueur de la tranchée à 20 cm au dessus du
bloc ou au moins à 10 cm en dessous de la surface du sol
 Remblayer et compacter jusqu’au niveau de la surface du sol par
couches successives de 30 cm
 Réfectionner la surface et rendre propres les lieux
CMA
CANALISATIONS MULTITUBULAIRES
ENROBEES
EXECUTION DU RADIER
 La construction du radier ne peut être entreprise avant
que le fond de fouille ne soit soigneusement purgé de
tout corps saillant, nivelé et compacté.
Le coulage du radier est effectué de façon continue, le
béton est dosé à 350 kg de ciment CPA 45 pour 0.4m³
de sable et 0,8m³ de gravillon 6,3/10.
 Le radier a une épaisseur de 10 cm et comporte une
armature en treillis soudé (HA) disposé au tiers
inférieur. Les fils étant de 5 mm, espacés de 10 cm dans
chaque sens. Le recouvrement est au minimum de deux
mailles.
CANALISATIONS MULTITUBULAIRES
ENROBEES les empilages
Les canalisations multitubulaires de type A, B ou C sont constituées de
tubes semi-rigides en PVC placés dans une tranchée sur radier,
enrobés de béton. Les diamètres utilisé sont : 25/28 – 42/45 –
77/80.
 EMPILAGE DE TYPE A.

L’empilage est constitué par la superposition de nappes horizontales


de tubes formant un réseau à mailles carrées sans interposition de
béton entre ces tubes. Le nombre de nappes est limité à trois,
chaque nappe comportant 4 tubes au maximum.
 Mise en place dans la fouille :

Il est nécessaire de maintenir les tubes dans leurs dispositions


réglementaires par du ruban adhésif, par une ligature ou par des
étriers tous les 2 mètres au fur et à mesure de la progression de
l’enrobage béton. Ce mode d’empilage ne peut être utilisé que pour
des rayons de courbure supérieurs ou égaux à 20m.
CANALISATIONS MULTITUBULAIRES
ENROBEES
Empilage de type B.
 L’empilage est formé par la juxtaposition de tubes disposés de
manière à ce que la section droite de la canalisation forme un
réseau à milles triangulaires sans béton entre les tubes. Cette
disposition est obtenue lors de la pose de la première nappe de
tube de 80 mm, en intercalant sur le radier des tubes de 45 mm ou
des cales.
Mise en place dans la fouille :
 Il est nécessaire de maintenir les tubes dans leurs dispositions
réglementaires par du ruban adhésif, par une ligature ou par des
étriers tous les deux mètres au fur et à mesure de la progression de
l’enrobage béton.
 Ce mode d’empilage ne peut être utilisé que pour de rayons de
courbure supérieurs ou égaux à 20 m.
CANALISATIONS MULTITUBULAIRES
ENROBEES
Empilage de type C
L’empilage est constitué par la superposition de nappes horizontales de tubes
formant un réseau à mailles carrées, chaque tube étant séparé du tube
voisin dans le sens horizontal et vertical par un espace de 3 cm. Dans
certains cas particuliers et notamment lorsque la hauteur verticale disponible
est limitée, l’espacement verticale peut-être réduit sauf aux entées de
chambre et après accord de l’opérateur par utilisation appropriée des
peignes.
 L’espace entre tubes est ensuite rempli de béton d’enrobage.

Ce type d’empilage est obligatoirement utilisé :


 Pour les entrées de chambres,

 En ligne courante lorsque le rayon de courbure reste inférieur à 20 m.

 Pour les inversions de panneau de soudure et les changements d’empilage.


 Il est également préconisé lorsque la charge sous chaussée est
particulièrement réduite (inférieur ou égale à 0,30 m). Ce mode d’empilage
concerne tous les blocs normalisés.
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type A CME-A
 Faire l’Implantation
 Ouvrir la fouille
 Ranger le déblai à au moins à 40 cm du bord de fouille
 Purger et niveler le fond de fouille
 Compacter le fond de fouille
 Réaliser le radier:
- Couler une 1ere couche de béton (350 Kg de ciment CPJ 45 ou équivalent pour 0,4 m3 de sable
et 0,8 m³ de gravillon 6,3/10).
- Niveler
-Mettre en place le treillis soudé
- Couler la 2e couche de béton ; le treillis se trouvant au 1/3 inférieur de la hauteur du radier (10
cm)
- Niveler
- Laisser durcir
 Vérifier l’état des tuyaux
 Déposer les tuyaux sur le radier
 Emboîter les tuyaux après avoir décapé les parties en contact et y avoir passé la colle
 Assembler les tuyaux au moyen de ligatures, étriers ou bandes adhésives tous les 2 m, en les
superposant de telle
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type A CME-A
façon que leur section forme un réseau à mailles carrées sans
interposition de béton entre les tuyaux
 Enrober les tuyaux de béton de 350 kg de ciment (350 Kg de ciment
CPJ 45 ou équivalent pour 0,4 m3 de sable et 0,8 m³ de gravillon
6,3/10)
 Niveler

 Laisser durcir

 Remblayer et compacter une couche de 20 cm de hauteur

 Mettre en place le grillage avertisseur de couleur verte sur toute la


largeur et toute la longueur de la tranchée à 20 cm au dessus du
bloc ou au moins à 10 cm en dessous de la surface du sol
 Remblayer et compacter par couches successives de 30 cm jusqu’au
niveau de la surface du sol
 Réfectionner la surface et rendre propres les lieux
CME TYPE A
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type B CME-B
 Faire l’Implantation
 Ouvrir la fouille

 Ranger le déblai au moins à 40 cm du bord de fouille

 Purger et niveler le fond de fouille

 Compacter le fond de fouille

 Réaliser le radier:

- Couler une 1ere couche de béton


- Niveler
- Mettre en place le treillis soudé
- Couler la 2e couche de béton ; le treillis se trouvant au 1/3 inférieur de la hauteur du
radier (10 cm)
- Niveler
- Laisser durcir
 Vérifier l’état des tuyaux

 Déposer les tuyaux sur le radier


Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type B CME-B(suite)
 Emboîter les tuyaux après avoir décapé les parties en contact et y avoir passé la
colle
 Assembler les tuyaux et les maintenir dans leurs dispositions règlementaires au
moyen de ligature, étrier ou bande adhésive tous les 2 m, en les juxtaposant de telle
façon que leur section forme un réseau à mailles triangulaires sans interposition de
béton entre les tuyaux
 Enrober les tuyaux de béton (350 Kg de ciment CPJ 45 ou équivalent pour 0,4 m3 de
sable et 0,8 m³ de gravillon 6,3/10)
 Niveler
 Laisser durcir
 Remblayer et compacter une couche de 20 cm de hauteur
 Mettre en place le grillage avertisseur de couleur verte sur toute la largeur et toute
la longueur de la tranchée à 20 cm au dessus du bloc ou au moins à 10 cm en
dessous de la surface du sol
 Remblayer et compacter par couches successives de 30 cm jusqu’au niveau de la
surface du sol
 Réfectionner la surface et rendre propres les lieux
CME TYPE B
CANALISATIONS MULTITUBULAIRES
ENROBEES DE TYPE C
Principe de construction
L’entrepreneur dispose d’abord sur le radier préalablement dressé des
peignes simples en plastiques dont l’espacement, déterminé en
fonction du tracé de la canalisation, ne doit pas être inférieur à
1,50 m.
La premières couche de tube est ensuite posée dans les échancrures
des peignes et maintenue en place par une nouvelle série de peignes
doubles qui viennent s’encliqueter sur les précédents.
Les couches successives sont posées de la même façon jusqu’à la couche
qui est maintenue par une série de peignes simples.
Les peignes doivent être soigneusement emboîtés et l’ensemble de
l’empilage doit être stable.
Dans les courbes prononcées les peignes doivent être rapprochés et le
bloc doit être maintenu fermement appliqué contre le radier au
moment de la mise en place du béton.
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type C CME-C
 Faire l’Implantation
 Ouvrir la fouille
 Ranger le déblai à au moins 40 cm du bord de fouille
 Purger et niveler le fond de fouille
 Compacter le fond de fouille
 Réaliser le radier:
- Couler une 1ere couche de béton
- Niveler
- Mettre en place le treillis soudé
- Couler la 2e couche de béton ; le treillis se trouvant au 1/3 inférieur de la hauteur du radier (10
cm)
 Niveler
 Laisser durcir
 Disposer des peignes simples sur le radier à au moins tous les 1,50 m
 Vérifier l’état des tuyaux et les descendre dans la fouille
 Emboîter les tuyaux après avoir décapé les parties en contact et y avoir passé la colle
Procédure de construction d’une canalisation
multitubulaire enrobée de type C CME-C(suite)
 Dans le cas d’une seule couche, poser les tubes dans les échancrures des peignes simples ainsi
disposés et les maintenir en place par une série de peignes simples qui viennent s’encliqueter
sur les précédents.
 dans le cas de plusieurs couches, poser les tubes dans les échancrures des peignes simples ainsi
disposés et les maintenir en place par une série de peignes doubles qui viennent s’encliqueter
sur les précédents. Les couches successives sont posées de la même façon jusqu’à la dernière
couche qui est maintenue par une série de peignes simples.
Les peignes doivent être soigneusement emboîtés et l’ensemble de l’empilage doit être stable.
 Enrober les tuyaux de béton (350 Kg de ciment CPJ 45 ou équivalent pour 0,4 m3 de sable et
0,8 m³ de gravillon 6,3/10)
 Niveler
 Laisser durcir
 Remblayer et compacter une couche de 20 cm de hauteur
 Mettre en place le grillage avertisseur de couleur verte sur toute la largeur et toute la longueur
de la tranchée à 20 cm au dessus du bloc ou au moins à 10 cm en dessous de la surface du sol
 Remblayer et compacter par couches successives de 30 cm jusqu’au niveau de la surface du sol
 Réfectionner la surface et rendre propres les lieux
CME TYPE C
MANDRINAGE DES CANALISATIONS
Les contrôles successifs de mandrinage des sections des canalisations inter-
chambres sont faites en présence des représentants de l’opérateur.
Le mandrinage est effectué à l’aide d’un gabarit approprié qui doit passer
librement dans le tuyau.
Une fiche de contrôle est établie en deux exemplaires dont une est remise à
l’opérateur.
Chaque alvéole permet le libre passage d’un calibre constitué par une tige de
longueur L comportant un disque central plein qui est le gabarit rigide de
diamètre D et aux extrémités deux disques pleins de diamètre d.
Le déplacement du calibre est assuré par un des procédés suivants:
 Il peut être propulsé à l’aide d’air comprimé, la pression maximale étant de
7 bars et le débit maximal de 3500l/mn. Dans cette hypothèse le mandrin
sera muni de jupes souples afin d’en assurer l’étanchéité et de faciliter la
propulsion
 Il peut être tracté à l’aide d’un filin ou poussé à l’aide d’aiguilles, l’effort
maximal de traction ou de poussée étant de 100 daN
A la demande de l’opérateur le mandrinage de vérification peut être complété
par un contrôle effectué à l’aide d’un alvéomètre enregistreur. Cette
opération ne peut s’effectuer que par sondage.
MANDRINAGE DES CANALISATIONS

DIMENSION DU CALIBRE POUR MANDRINAGE

TYPE 25/28 42/45 56/60 75/80 96/100

D(mm) 22 38 50 70 90

d(mm) 16 32 44 64 84

L(mm) 90 90 90 200 200


AMENAGEMENTS PARTICULIERS

CHANGEMENT DE TYPE DE CANALISATION


Lorsque la canalisation passe du type A ou B en C, les tubes s’écartent
progressivement les uns des autres sur une longueur de 1,50 m avant de rejoindre
le premier peigne. Dans cette partie de canalisation, l’espace vide entre les tubes
doit être rempli de béton d’enrobage avec beaucoup de soin.
CHANGEMENT DE FORME D’EMPILAGE
Le changement d’empilage conforme aux documents fournis est toujours réalisé en type
C. Un radier est construit au préalable sur la longueur nécessaire au changement
d’empilage.
 Franchissement d’obstacle par épanouissement horizontal :
Les tubes sont mis en place dans les peignes et le coffrage latéral est placé ensuite
en respectant la distance imposée entre la face interne du coffrage et les tubes, soit
7 cm.
 Franchissement d’obstacle par épanouissement verticale :
Mise en place du coffrage latéral en premier lieu et les tubes ensuite.
AMENAGEMENTS PARTICULIERS

INVERSION DES PANNEAUX DE SOUDURE


Il y a inversion des panneaux de soudure dans les chambres, lorsque
pour des raisons impératives de voirie ou de raccordement avec des
réseaux et des chambres existantes le panneau de soudure change
de côté par rapport à l’axe de l’artère.
 Une chambre à herse axiale (exemple : certaines entrées de
centraux) succède à une chambre à deux panneaux de soudure
latéraux.
 Quelle que soit la méthode employée, l’opération consiste à
intervenir l’ordre des tubes dans chaque nappe, de manière à ce
qu’il se retrouve dans le même ordre par rapport au panneau de
soudure.
 L’opération, réalisée en type C s’effectue sur un parcours
rectiligne et nécessite la mise en place d’un lit supplémentaire de
peignes par couche à inverser, l’enrobement doit se faire toutes les
deux couches afin de faciliter la pénétration du béton entre les
tubes.
AMENAGEMENTS PARTICULIERS

INVERSION DES PANNEAUX DE SOUDURE


 Pour connaître la longueur totale de l’inversion, quel que
soit le nombre de couches du bloc on multiplie par trois le
nombre d’alvéoles d’une couche :
 Couche de 3 tubes la longueur d’inversion = 3 x 3 = 9 m
 Couche de 5 tubes la longueur d’inversion = 3 x 5 = 15 m
 Couche de 7 tubes la longueur d’inversion = 3 x 7 =21 m
 Le changement d’empilage type C en A ou B se fait sur 3
m de part et d’autre de l’inversion. Dans une inversion de
canalisation, les peignes sont placés tous les 3 m.
LES CABLES ENTERRES
 Une fois le fond de fouille purgé, nivelé, mettre en place un lit de 5 cm d’épaisseur de
sable de rivière ou de carrière (grains de dimension inférieure à5mm) et le
compacter.
 Le câble est posé sur le lit de sable.

 Profondeur de pose:

- sous-trottoir comportant un revêtement: 0,50 m


- Sous trottoir sans revêtement: 0,60 m
- Sous-accotement de route hors agglomération et sous-chaussée traversée: 0,60 à
0,80 m
- En terrain privé: 0,80 à 1 m
Après la pose du câble, du sable de même qualité que celui du lit est utilisé pour
l’enrobement d’une hauteur suffisante 10 à 15 cm .
 La protection mécanique des manchons de raccordement est assurée par un
operculaire en béton ou en métal
 Le repérage des câbles enterrés est assuré par des bornes de forme carrée
comportant une plaque de signalisation pour la localisation et l’identification.
COUPE D’UN CABLE POSE EN PLEINE TERRE
CONSTRUCTION DES CHAMBRES
DEFINITION ET ROLE DES CHAMBRES

 Les chambres sont des ouvrages souterrains destinés


à permettre le tirage, la division et le raccordement
des câbles.
 En principe de formes parallélépipédiques, elles
sont construites en béton et possèdent un ou
plusieurs panneaux de soudure.
 Elles sont munies de dispositifs annexes permettant:
l’arrivée, le tirage et la répartition des câbles,
l’évacuation des eaux d’infiltration et la ventilation.
IMPLANTATION DES CHAMBRES

 L’implantation des chambres devra se faire en


tenant compte de tous les impératifs rencontrés et
notamment:
 de l’accessibilité et de la disposition correcte des
engins de pose(tourets de câble, treuil, etc. …)
 d’une gêne minimale vis-à-vis des tiers(circulation
notamment) lors des travaux à l’intérieur de la
chambre (tirage, épissure, etc. …)
CHAMBRES NORMALISEES
Lorsque les chambres à construire appartiennent au catalogue des chambres
normalisées, le dossier de projet comporte seulement des codes normalisés
de ces ouvrages ainsi que leur emplacement;
 Sur demande de l’entreprise, l’Administration fournit les plans types
correspondants. Les indications d’épaisseurs de parois et d’armatures sur les
plans sont minimales.
 En particulier l’entrepreneur est tenu d’adopter des dimensions qui tiennent
compte des conditions réelles en place, notamment en ce qui concerne :
 la poussée des terres,

 l’épaisseur des remblais au-dessus de l’ouvrage,

 les surcharges appliquées,

 la présence de nappe phréatique,…

En appliquant dans chaque cas particulier les dispositions du fascicule relatives


aux règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et
constructions en béton armé.
CHAMBRES HORS NORMES

 Lorsque les chambres à construire n’appartiennent pas


au catalogue des chambres normalisées, et lorsque le
marché ne prévoit pas la fourniture des plans par
l’Administration, l’entrepreneur est tenu de les établir à
sa charge, accompagnés d’une note de calcul
justificative; celle-ci est établie en conformité aux
réglementations en vigueur en ce qui concerne en
particulier les calculs de surcharges, la résistance des
bétons et armatures, et la stabilité des ouvrages;
 Sont intégralement applicables les dispositions du
fascicule relatives aux règles techniques de conception
et de calcul des ouvrages et constructions en béton
armé.
LES DIFFERENTS TYPES DE CHAMBRES
(norme française)
Désignation et dimensionnement des
chambres normalisées
Conception Trottoir Chaussée

A- Chambres entièrement découvrables L0T à L6T K1C à K3C

B- Chambres mi-plafonnées M2T M1C

C- Chambres plafonnées P1T à P6T P1C à P6C

D- Chambres plafonnées à accès déporté D1T à D6T D1C à D6C


LES DIFFERENTS TYPES DE CHAMBRES
LES CHAMBRES NORMALISEES AU BENIN

Types de chambres:
 Chambres de type A(trappes 400 KN) destinées à la
sortie de centraux et pour les câbles de transport
présentant trois dérivations multitubulaires.
 Chambres de type B(trappes 250 KN) destinées aux
câbles de transport et de distribution.
 Chambres de type C(trappes 250 KN) destinées à la
petite distribution.
 On peut citer les caniveaux qui sont de toutes petites
chambres préfabriquées destinées à desservir 2 ou 3
câbles aboutissant sur des points de distribution.
CHAMBRE DE TYPE A
CHAMBRE DE TYPE B
CHAMBRE DE TYPE C
LE CANIVEAU
LE RADIER

Pour les chambres normalisées de 1,85 m de hauteur


intérieure et plus, le radier est armé à l’aide d’un
treillis soudé dont les fils de diamètre 5 mm sont
espacés de 0,10 mm, le recouvrement étant au
minimum de deux mailles.
L’armature ainsi précisée est placée au tiers inférieur
de la hauteur du radier.
PIEDROITS ET PLAFOND

Piédroits
L’épaisseur des piédroits est de :
 0.15 m pour une hauteur intérieure inférieure ou égale à 0.60 m.

 0.20 m pour une hauteur intérieure comprise entre 0.60 m et 1.20 m.

 0.25 m pour une hauteur intérieure comprise entre 1.20 m et 1.85 m.

 0.30 m pour une hauteur intérieure supérieure à 1.85 m.

Plafond
L’épaisseur du plafond est indiquée sur les schémas de chaque type de
chambre. Le plafond est armé de barres de 14 mm en acier à haute
adhérence (HA) tous les 0.15 m dans le sens de la petite portée et de 12
mm en acier à haute adhérence tous les 0,20 mm dans le sens de la grande
portée.
Quelque soit le type de chambre l’épaisseur est 0,25 m.
POINTS PARTICULIERS

 Les liaisons entre plancher et piédroits, piédroits et


plafond et cheminée sont assurés par des armatures de
12 mm de diamètre à haute adhérence (HA) pliées à
angle droit placé tous les 0.20 m.
 Elles sont disposées de manière à être coulées en
pleine masse de l’ouvrage terminé, chaque demi-
longueur pénétrant de 0.20 m au moins respectivement
dans le piédroit, le plafond, le plancher, la cheminée.
 Répartition convenable des aciers en ce qui concerne
les anneaux de tirage de manière que ceux-ci
supportent un effort de traction de 7 tonnes.
COFFRAGES

 L’entrepreneur est tenu de coffrer les piédroits


extérieurs et intérieurs quand les conditions du
terrain l’exigent. Les coffrages étant suffisamment
rigides pour supporter la poussée de la vibration
du béton.
 Immédiatement avant la mise en place du béton,
l’intérieur des coffrages est nettoyé avec soin, de
façon à les débarrasser des débris de toute nature.
Lorsqu’il s’agit de coffrage en bois, ceux-ci sont
arrosés avant coulage du béton.
RESERVATIONS

Lors du coffrage, des réservations doivent être faites


pour :
 Les masques

 Les échelons

 Les supports de câbles

 Les puisards

A défaut d’avoir réservé ces trous lors de la construction,


l’entrepreneur doit en effectuer le percement plus tard.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux anneaux de
tirage qui doivent être mis en place avant le coulage
du béton avec les aciers de répartition.
MISE EN PLACE DES ARMATURES

 Des supports d’armatures en matériau rigide sont à


mettre en place avant le coulage du béton, ils
doivent être stables aussi bien avant le coulage que
pendant la mise en œuvre du béton.
La distance libre entre une armature quelconque et
la paroi de coffrage la plus voisine est au moins
égale à :
 2 cm dans le cas de béton de gravillon 6,3/10.
 3cm dans le cas de béton de gravillon 6,3/20.
MISE EN PLACE DU BETON ET DECOFFRAGE

MISE EN PLACE DU BETON


 La qualité et la mise en place du béton sont conformes
aux prescriptions sur les bétons.
DECOFFRAGE
 Le décoffrage des piédroits non soumis à surcharge
peut intervenir avant 72 heures à condition qu’un
dispositif d’étaiement approprié ait été mis en place.
L’entrepreneur peut rétablir la circulation automobile
au-dessus des chambres sous chaussée au mieux 8 jours
après leur fabrication. L’absence de dispositif
d’étaiement suffisant pour lequel l’entrepreneur est seul
responsable et seul juge, porte ce délai à 28 jours.
ASPECT DE SURFACE AU DECOFFRAGE

Béton vibré :
Un enduit est mis en place dans le cas d’aspect non satisfaisant et en
particulier si :
 Le panneau décoffré ne présente pas une surface lisse,

 La tolérance de planéité indiquée ci-dessous n’est pas respectée,

 Le panneau décoffré présente une saillie par rapport aux


panneaux voisins.
Béton non vibré, après accord de l’opérateur :
Un enduit est appliqué sur les surfaces destinées à rester apparentes, à
l’exception de la sous face du plafond qui est simplement ragrée.
Les dimensions intérieures des chambres normalisées sont données
pour du béton vibré sans enduit. La face supérieure du radier est
lisse et comporte une légère pente (5 mm par mètre) vers le puisard.
Si l’aspect n’est pas conforme, une chape est réalisée.
MISE EN PLACE DES CHAMBRES
PREFABRIQUEES
 Les chambres préfabriquées doivent être conformes aux
spécifications de l’opérateur. Les chambres présentant des fissures,
des épaufrures (éclats de pierre enlevés par accident) ou autres
défauts ne doivent pas être mises en place.
 Une fois la fouille exécuté, celle-ci est soigneusement purgée et
nivelée à la bonne côte. L’entrepreneur met en place une couche de
10 cm d’épaisseur soit de sable ou de gravillon, soit de béton
maigre dosé à 200 kg de CPA 325 ou équivalent par m³. La
chambre préfabriquée est mise en place sur cette assise de telle
manière que les tuyaux pénètre librement dans la chambre sans
risque de cisaillement ; dans le cas normale de bloc enrobé de type
C, la face intérieure de celui-ci repose sur la base de la réservation
prévue pour l’entrée des tuyaux dans les chambres.
MISE EN PLACE DES CADRES

Dans la mesure du possible, sceller le cadre en même


temps que le coulage du béton pour le plafond ou la
cheminée ; dans le cas contraire, le mode de scellement
est soumis à l’approbation du client ; ce peut être par
exemple :
 L’utilisation de béton spécial,

 L ’utilisation de béton bitumeux, celui-ci étant mis en


place à une température de 120°et compacté
soigneusement,
 L’utilisation d’un matériau spécial de scellement agréé.

 Les chambres préfabriquées peuvent être munies de


cadres scellés lors de leur fabrication.
EQUIPEMENTS ANNEXES

Les équipements annexes sont installés suivant les prescriptions


de l’opérateur. De façon générale toute pièce qui ne
présente pas des garanties suffisantes de solidité doit être
immédiatement descellée de nouveau.
Echelles et Echelons d’accès
 Les échelons d’accès sont en fer galvanisé. Les barreaux
doivent être antidérapants et comporter une crosse
escamotable à la partie supérieure de l’accès.
La distance entre les barreaux et le mur est de 0,20 m. La
distance entre deux échelons consécutifs ne doit pas
dépasser 0,30 m. Chaque point de fixation des échelles et
échelons d’accès doit supporter une charge d’extraction de
300 Kg.
EQUIPEMENTS ANNEXES

ANNEAUX DE TIRAGE
 Une fois scellée, les anneaux de tirage doivent supporter une charge
d’essai d’extraction de 7 tonnes. L’implantation d’anneaux de tirage sera
disposée conformément aux directives et schémas approuvés.
 Les anneaux de tirage ne sont justifiés que dans les chambres dont la
hauteur sous plafond est ≥1,85 m et quelquefois lorsque les alvéoles sont
constitués de tubes de 80 pour les autres.
Position des anneaux
 Un anneau situé sur l’axe vertical de chacun des masques, en dessous de
ceux-ci et un 3eme anneau scellé dans le radier, à 20 cm du piédroit
bordant la projection de la trappe(point 1, 2, 3).
 Les anneaux peuvent aussi être placés sur les axes horizontaux des
masques du côté opposé au panneau de soudure. Le 3eme anneau est
scellé dans le radier du même endroit que dans le 1er cas.(points 1’, 2’, 3’)
EQUIPEMENTS ANNEXES

MASQUES
 Si le projet ne l’indique pas l’entrepreneur s’informe obligatoirement
auprès du maître d’ouvrage ou son représentant de la position exacte des
masques. La réalisation de la jonction entre la canalisation et la chambre
est effectuée conformément aux prescriptions détaillées de l’opérateur,
relatives à chaque cas Les masques auront un retrait de 5 cm par rapport
à la surface de la chambre. Ils seront à pans coupés à 45°.
Support de câbles
 Le mode de scellement et la position de ces dispositifs seront conformes
aux directives et schémas approuvés. (Supports scellés ou herses).

PUISARDS
 Sauf dispositions contraires, toutes les chambres plafonnées comportent
un puisard construit dans un endroit facilement accessible mais non situé
sous le pied de l’accès. La grille de puisard doit pouvoir être ouverte.
Détails des équipements par chambres
Procédure de construction d’une chambre
souterraine
 Faire l’implantation
 Ouvrir la fouille tout en mettant en place des étais si nécessaire
 Ranger le déblai à au moins 40 cm du bord de la fouille
 Purger et niveler le fond de fouille
 Compacter le fond de fouille
 Mettre en place les armatures pour le radier
 Réaliser le radier, le treillis soudé disposé au 1/3 inférieur de la hauteur du radier
 Niveler
 Laisser durcir
 Mettre en place les armatures pour piédroits et plafond en les façonnant avec soins
 Disposer le coffrage extérieur et intérieur en tenant compte de l’épaisseur du piédroit et du plafond et des
réservations pour masques, échelons, supports de câbles.
 Couler les piédroits et faire vibrer le béton
 Couler le plafond
 Mettre en place le cadre
 Laisser durcir le temps qu’il faut
 Décoffrer suivant les délais
 Remblayer et compacter par couches successives jusqu’au niveau de la surface du sol
 Nettoyer et rendre propres les lieux
REMBLAYAGE ET COMPACTAGE

Remblayage des chambres


 Le remblayage se fera par couches horizontales,

également de part et d’autre de la chambre en


respectant une teneur en eau convenable;
l’épaisseur des couches sera adaptée à la force de
compression des engins utilisés pour le compactage
 Les chaussées et les trottoirs seront remis dans leur

état initial avant la démolition.


LE SOUS REPARTITEUR

 L’armoire de SR est posé sur un socle en béton qui


en assure une entière stabilité.
 Le raccordement se fera entre le socle de l’armoire
et la chambre la plus proche par une batterie de
tubes 56/60 enrobés.
 Le socle est relié à une prise de terre par piquets
ou grilles de valeur maximale Rmax=10Ω.
 La prise de terre doit être fréquemment entretenue
et mesurée suivant un plan de maintenance.
LE SOUS REPARTITEUR
LE SOUS REPARTITEUR: raccordement d’une
prise de terre par grille rouleau au socle
RECEPTION TECHNIQUE PROVISOIRE

 Au cours de l’évolution des travaux, au fur et à mesure de la


réalisation des ouvrages, des contrôles sont effectués en présence
des représentants de l’Administration, de l’entreprise et du service
chargé des opérations de contrôle.
 Ces contrôles portent notamment sur:
Les canalisations
- Compactage des remblayages et remise en état des chaussées
- Évacuation des déblais et remise en état des lieux en fin de chantier.
- Répartition régulière des tubes à l’arrivée dans les chambres.
- Calibrage systématique de chacun des tubes, éventuellement avec
alvéomètre enregistreur.
- Contrôle de positionnement correct des tubes à l’arrivée dans les
chambres(pas de croisement des tubes d’une chambre à l’autre).
RECEPTION TECHNIQUE PROVISOIRE

Les chambres
- Compactage des remblayages et remise en état des chaussées
- Évacuation des déblais et remise en état des lieux en fin de chantier
- Contrôle du béton, des états de surface et de l’exécution générale
de la chambre.
- Dimensions intérieures: tolérance +/-2 cm/flache de 5 mm.
- Pas de flache supérieure à 5 mm avec une règle de 1 m.
- Emplacement, disposition et fixation des montants, consoles et cadres
des couvercles.
- Mode de fixation, planéité et assise des couvercles de chambres.
- Mise en place des grilles de puisard et anneaux de tirage.
RECEPTION TECHNIQUE PROVISOIRE

Les socles de SR
- Compactage des remblayages et remise en état des
chaussées
- Évacuation des déblais et remise en état des lieux en fin de
chantier
- Contrôle du béton, des états de surface et de l’exécution
générale de la chambre.
- Dimensions intérieures: tolérance +/-2 cm/flache de 5 mm.

- Pas de flache supérieure à 5 mm avec une règle de 1


m.
- Valeur ohmique des résistances de prises de terre.
RECEPTION TECHNIQUE DEFINITIVE

 Dans les mêmes conditions que précédemment des contrôles sont


faits suivant le cahier de charges(généralement un an) après la fin
de tous les travaux de génie civil.
 Ils portent sur les points suivants:
- Les conduites assurent une étanchéité parfaite
- Les bétons des chambres se comportent correctement
- Les systèmes de fermeture des chambres sont bien ajustés
- Le matériel des chambres est fixé correctement
- Pas de traces d’oxydation, ni sur les montants, consoles, grilles de
puisard ni sur les couvercles et cadres des chambres
- Aucun tassement , écrasement, enfoncement préjudiciable ne s’est
produit depuis la réception provisoire.
ANNEXES
LES CABLES
DU
RESEAU D’ACCES
Les câbles téléphoniques à paires
symétriques en cuivre
INTRODUCTION

 Les câbles des réseaux d’accès des


télécommunications sont constitués de circuits
symétriques et ils assurent les liaisons entre centraux
et sous répartiteurs, et entre ces derniers et les
abonnés.
 De longueurs relativement courtes, ils ne sont, dans
la plupart des cas, ni chargés ni amplifiés et
généralement exploités avec des systèmes
analogiques aux fréquences vocales ou des
systèmes numériques.
Caractéristiques des câbles téléphoniques(1)

 Caractéristiques mécaniques
Les câbles sont constitués physiquement de conducteurs en
cuivre ou alliage de cuivre, isolés les uns des autres par
une matière en polyéthylène coloré.
Ils sont assemblés selon un mode et ensuite réunis en
couches concentriques et maintenus ensemble par des
rubans synthétiques, renforcés par une armure
métallique.
La protection extérieure est doublée par une gaine en
polyéthylène noir quand le câble est à usage extérieur
et en polychlorure de vinyle de couleur grise quand il
est à usage intérieure.
Caractéristiques des câbles téléphoniques(2)

 Caractéristiques électriques
C’est l’ensemble des propriétés liées à la nature des conducteurs,
et aussi à la constitution des câbles, qui peuvent dans un
certain écart de variation de niveaux, influencer ou perturber
la transmission du signal électrique d’un point à un autre du
câble.
Il s’agit de:
1. Résistance de boucle mesurée à 20°C sous une tension
continue: résistance de 2 conducteurs d’une ligne bouclée.
2. Déséquilibre de résistance mesurée sous une tension
continue: différence de valeur de résistances entre les 2
conducteurs d’une ligne.
Caractéristiques des câbles téléphoniques(3)

Caractéristiques électriques (suite)


1. Rigidité diélectrique durant 1 minute sous une tension continu: la
valeur maximale de tension que peut supporter pendant 1 minute
l’isolant des conducteurs réunis en faisceau et l’enveloppe mise à la
terre, sans fondre ou brûler.
2. Résistance d’isolement mesurée à 20°C sous une tension continue de
200 v: résistance entre 2 conducteurs et entre l’ensemble des conducteurs
et l’écran ou l’enveloppe. Elle s’exprime en MΩ.km
3. Capacité effective entre conducteurs à 800 Hz: 2 conducteurs traversés
par un courant électrique se comporte comme un condensateur; capacité
mesurée entre 2 conducteurs. Exprimé en nF/km
4. Équivalent de référence ou affaiblissement mesuré à 20°C à 800 Hz :
diminution de la puissance électrique entre deux points d’une ligne
exprimé en dB/km
LE CABLE TELEPHONIQUE

DEFINITION
Le câble téléphonique est un ensemble de fils isolés
les uns des autres, enfermés dans une enveloppe
commune et ayant une certaine flexibilité. Ces fils
dénommés conducteurs sont en cuivre mou. Les
diamètres utilisés sont : 0,4 mm – 0,6 mm – 0,8 mm.
CONSTITUTION

A- Conducteurs
Les conducteurs sont en cuivre. Leurs diamètres sont normalisés:0,4 mm, 0,6 mm
et 0,8 mm.
B– Isolation
Autour de chacun des conducteurs de cuivre est enroulée une gaine en
polyéthylène colorée dans sa masse.
C- Assemblage
 Si les conducteurs ainsi isolés étaient réunis sans précautions en faisceau,
les différents circuits qu’ils constitueraient auraient les uns sur les autres une
influence telle que le secret des communications ne serait pas garanti.
 Pour parer à cette situation, les conducteurs ont été câblés en paires, en
quartes étoiles ou en quartes combinables. Le mode de câblage le plus
utilisé est la quarte étoile : quatre conducteurs isolés sont toronnés en une
quarte autour d’un axe commun. Les deux conducteurs diamétralement
opposés forment une paire. Les axes des deux paires se coupent en un
angle droit, formant une étoile à quatre pointes.
CONSTITUTION

 Les paires et quartes constituent les éléments de câblage.


 La dernière couche de conducteurs constituant l’âme du câble est
enrubannée, puis recouverte par les différents éléments de protection
mécanique et anticorrosive.
D- Etanchéité longitudinale
Il est injecté dans le câble et tout au long, un gel de pétrole. Il empêche
l’humidité de se propager dans le câble en cas de blessure de l’enveloppe.
E- Protection de l’assemblage
Des rubans métalliques disposés en hélice ou cannelés en acier ou feuille
d’aluminium assurent la protection mécanique du câble et constituent un
écran de protection électrique contre les courants perturbateurs des signaux
véhiculés par les conducteurs.
F- Fil de continuité
Conducteur de 0,5 mm de diamètre en fil métallique étamé, en contact franc
avec la protection mécanique, il assure la continuité de l’écran aux points
de raccordement (épissures et raccordements au niveau des boîtes).
CONSTITUTION

G- rôle de l’écran
 En général, réuni au potentiel de la terre, il permet:
- De créer une surface équipotentielle, orientant le champ électrique,
- De prévenir les effets inducteurs des champs électrostatiques externes et internes,
- D’assurer l’écoulement du courant capacitif ainsi que du courant de défaut à la terre
(court-circuit homopolaire),
- D’assurer la protection des personnes et du matériel en cas de perforation du câble
par un corps conducteur extérieur, qui est ainsi mis au potentiel de la terre.
 Pour remplir ces différentes fonctions, on emploie généralement un écran métallique,
sous forme de gaine continue, d’une nappe ou d’une tresse de fils ou d’un ou
plusieurs rubans posés en hélice ou en long, avec interposition éventuelle d’une
couche conductrice non métallique rubanée ou extrudée.
 H - L’enveloppe ou gaine

Après constitution de l’âme du câble, celle–ci est protégée par une enveloppe dont la
nature est variable. Les câbles ont une enveloppe en polychlorure de vinyle ou en
polyéthylène basse ou haute densité.
CONSTITUTION

D – Contenance
 On appelle contenance d’un câble le nombre nominal
d’éléments de câblage qui le constituent. La contenance
s’exprime en paires.
 A l’exclusion des câbles de faible contenance, les
contenances sont des multiples de 14 paires (base 7) et
10 paires (base 10).
L es contenances sont :
pour les câbles à base 7:
8 - 14 - 28- 56 - 112 - 224 - 336 - 448 - 672 -
896 - 1344 - 1792 et 2688 paires
CONSTITUTION

Pour les câbles à base 10:


10 - 20 - 50 - 100 - 200 - 300 - 500 - 600 - 800 -
1000 - 1200 - 1500 - 1800 - 2000 - 2400 et 3000
paires.
 En base 7, les câbles urbains au dessus de 112 paires
ont en plus des paires nominales, un certain nombre de
paires de réserve variant en fonction de leur
contenance.
 En base 7, sept paires successives à partir du
premier élément de câblage s’appellent une amorce.
 En base 10, dix paires successives à partir du
premier élément de câblage s’appellent un faisceau.
CONSTITUTION

E – Classification
 Les câbles sont classés par séries caractérisées par un numéro de
référence à trois chiffres suivant leur constitution.
Les séries utilisées sont à titre d’exemples :
 088 et 089 : câbles à isolation polyéthylène et enveloppe polyéthylène ou
PCV ; câblé en quartes étoiles. Les conducteurs de la série 088 sont de 0,4
- 0,6 ou 0,8 mm tandis que ceux de la série 089 sont exclusivement de 0,8
mm. La résistance d’isolement est de 5 000 MΩ/Km.
 078 et 093 : câbles à isolation plastique remplis de gel de pétrole
(étanchéité longitudinal).
 090 et 093 : câbles MIC, armé et remplis de gel de pétrole.

 074 : câble à isolation plastique, armé et rempli de gel de pétrole ; peut


être posé indifféremment en conduite et en pleine terre.
 098 et 099 : câbles autoportés non remplis.

 075 : câble autoporté spécifique aux zones exposées au vent.


CONSTITUTION

F – Repérage et description
 Base 7 :

On utilise un code de 11 couleurs reparties en deux


séries :
 Série principale (04 couleurs) : Gris (G) – Incolore (I) –
Orange (O) – Violet (Vi)
 Série d’accompagnement (07 couleurs) : Blanc (Ba) –
Bleu (Be) – Jaune (J) – Marron (M) – Noir (N) – Rouge
(R) – Vert (Ve).
 Astuces: Bébé jouit moi je m’énerve – babe je
m’énerve.
CONSTITUTION

 Un câble de 8 paires comprend 4 quartes de type A


 Un câble de 14 paires comprend 7 quartes de type A
 Un câble de 28 paires comprend 7 quartes de type A et 7 quartes
de type B
 Un câble de 56 paires comprend 4 faisceaux de 14 paires (2 de
type A et 2 de type B) repérés par un filin respectivement Blanc,
Bleu, Jaune et Marron.
 Un câble de 112 paires comprend 4 faisceaux de 28 paires
repérés respectivement par un filin blanc, bleu, jaune et marron. On
y trouve une quarte de réserve.
 Un câble de 224 paires comprend 8 faisceaux à 28 paires repérés
respectivement par un filin blanc, bleu, jaune, marron, noir, rouge,
vert et violet.
CONSTITUTION

 Base 10
Le repérage est fait à l’aide d’un code de 11 couleurs reparties en trois séries :
 Série principale : Blanc(Ba) – Turquoise (T) ou Rouge R)
 Série d’accompagnement : Bleu (Be) – Orange (O) – Vert (Ve) – Marron (M) – Gris
(G)
 Série complémentaire : Noir (N) – Jaune (J) – Violet (Vi)
NB : Les couleurs de la série complémentaire interviennent dans le repérage des
faisceaux de base.
 Un câble à 20 paires comprend 2 faisceaux de 10 paires repérés respectivement
par un filin bleu et orange.
 Un câble à 60 paires comprend 6 faisceaux de 10 paires repérés respectivement
par un filin bleu, orange, vert, marron, gris, blanc.
 Un câble à 100 paires comprend 10 faisceaux de 10 paires repérés
respectivement par un filin bleu, orange, vert, marron, gris, blanc, rouge, noir, jaune
et violet.
 Astuces: BOVE MAGRIS – Ben OuVre Ma Gourde
TABLEAU DE REPERAGE D’UN TORON DE
BASE 28 PAIRES CABLE NON REMPLI base 7

Eléments de type A Eléments de type B

Quartes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

Paire 1 G G G G G G G O O O O O O O

Ba J N Ve Be M R Ba J N Ve Be M R

Paire 2 I I I I I I I Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi

Be M R Ba J N Ve Be M R Ba J N Ve
TABLEAU DE REPERAGE D’UN TORON DE
BASE 28 PAIRES CABLE REMPLI base 7

Eléments de type A Eléments de type B

Quartes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14

Paire 1 G G G G G G G O O O O O O O

Ba J N Ve Be M R Ba J N Ve Be M R

Paire 2 Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi Vi

Be M R Ba J N Ve Be M R Ba J N Ve
TABLEAU DE REPERAGE D’UN CABLE DE
10 PAIRES
Quarte Fil a Fil b Fil c Fil d

1 Ba Be Turquoise ou Rouge Vi

2 Ba O Turquoise ou Rouge Vi

3 Ba Ve Turquoise ou Rouge Vi

4 Ba M Turquoise ou Rouge Vi

5 Ba G Turquoise ou Rouge Vi
ASTUCES
 BOVe MaGris BRillant Ne Joue pas au Violon
POSE DES CABLES SOUTERRAINS

 La pose des câbles en souterrain nécessite plusieurs


opérations à effectuer avec le plus grand soin afin
de ne pas les détériorer.
 La méthode de pose des câbles la mieux adaptée
en conduites c’est-à-dire en canalisations est la
méthode par tirage.
 Le tirage des câbles en conduites est l’ensemble des
opérations qui concourent à la pose des câbles,
c’est-à-dire leur mise en place dans les
canalisations.
LE TIRAGE DES CABLES

 Le tirage s’effectue au moyen d’un câble tracteur


mis en place au préalable dans l’alvéole choisi.
 Le tirage d’un câble est toujours précédé d’une
opération ayant pour but d’introduire dans l’alvéole
une aiguille ou un filin intermédiaire qui permettra
par la suite la mise en place du câble tracteur:
cette opération est appelée aiguillage.
AIGUILLAGE DES CANALISATIONS

 Deux méthodes peuvent être utilisées pour aiguiller les


conduites: aiguillage mécanique et aiguillage
pneumatique.
Aiguillage mécanique
Il est utilisé de façon exceptionnelle :
 dans le cas où l’on veut éviter le déplacement de
matériel lourd, en particulier lorsque le nombre
d’alvéole à aiguiller est peu élevé.
 À titre de dépannage, lorsque l’on constate, au moment
du tirage dans une alvéole préaiguillé que le fil de
préaiguillage est cassée.
Aiguillage mécanique(suite)

Dans les deux cas le tirage du câble de


télécommunication suit immédiatement.
 on attache donc le filin intermédiaire à l’aiguille puis le
câble tracteur au filin intermédiaire.
 Toutefois, si l’aiguille a une résistance mécanique
suffisante(aiguille en fibre de verre notamment) on peut
y atteler directement le câble tracteur.
 Cet attelage se fait au moyen d’un grip enfilé sur
l’aiguille et relié à la boucle du câble tracteur par une
noix de tirage ou par tout autre système d’attache
approprié.
Matériel

On peut employer, dans l’ordre de préférence:


 Soit des aiguilles en fibre de verre
 Soit des aiguilles en PCV
Le plus utilisé est l’aiguille en fibre de verre.
Aiguilles en fibre de verre
Ces aiguilles se présente en une seule pièce et sont en fibre de verre enrobée de
matière plastique. Il en existe deux types.
 Un type d’environ 12 mm de diamètre et 330 m de longueur. Ce filin peut être
monté dans un carter fixé derrière la cabine d’un camion à portique hydraulique, le
montage est tel que l’aiguille peut sortir du carter aussi bien vers la droite que vers
la gauche du véhicule.
 Un type plus léger d’environ 9 mm de diamètre, moins résistant que le précédent. Il
existe en longueur de 120 m , 150 m et 330 m. ce type d’aiguille est utilisé dans
les alvéoles de 45mm et 28 mm.
 Des boules adaptées au diamètres des divers tuyaux à aiguiller peuvent être
montées à l’une des extrémités pour faciliter l’aiguillage.
Aiguilles en polychlorure de vinyle(PCV)

 Elles sont constituées d’éléments en tube de PCV de 1 ou 2


m de longueur, d’un diamètre extérieur de 24 mm et munis
d’un raccord en laiton à chaque extrémité. Ce matériel est
livré sous les numéros suivants:
- 486-0002 pour le jeu de 50 éléments de 1m ou 25
éléments de 2m.
- 486-0004 pour l’élément de 1m et 486-0005 pour
l’élément de 2m.
Chaque jeu est livré avec un embout sphérique et un embout
passe-câble.
Leur utilisation est limitée aux alvéoles de 60 mm et 80 mm
avec une longueur de section de canalisation n’excédant pas
150 m et que les courbures ne soient pas grandes.
Modes opératoires

Aiguille en fibre de verre


 On passe l’aiguille de la chambre A vers la chambre B, et comme elle a
une résistance mécanique suffisante on lui accroche directement en B le
câble tracteur que l’on met en place dans l’alvéole en retirant l’aiguille à
partir de A.
Aiguille en PCV
 On pousse à partir de la chambre B, les éléments de l’aiguille assemblés les
uns aux autres, au fur et à mesure de l’avancement de l’aiguille dans
l’alvéole et jusqu’à ce que le 1er élément arrive dans la chambre A.
 La résistance mécanique de ces aiguilles ne permettant pas qu’on y
accroche directement le câble tracteur, on accroche au dernier élément de
l’aiguille en A un filin intermédiaire que l’on met en place dans l’alvéole en
tirant l’aiguille à partir de B. les éléments de l’aiguille sont démontés au fur
et à mesure de leur arrivée dans cette chambre à moins qu’on ait à
aiguiller une alvéole de la section suivante de la conduite auquel cas
l’aiguille peut être poussée dans cette alvéole sans être démontée.
Aiguillage pneumatique

 Un filin intermédiaire en acier gainé de nylon ou en acier nu ou en


nylon très résistant est placé dans l’alvéole par l’intermédiaire de
l’air comprimé.
 Matériel:
 Le matériel utilisé est le suivant:
- Un compresseur ayant un débit de 2000 l/mn au maximum
- Un obturateur guide filin qui sert à injecter l’air dans l’alvéole et à
guider le filin.
- Un dévidoir sur lequel est enroulé le filin intermédiaire
- Des pistons appelés furets constitués par des collerettes en cuir
souple, mises en forme du diamètre de l’alvéole. Ces collerettes sont
renforcées par deux rondelles métalliques de diamètre inférieur, le
tout monté sur un axe terminé par un anneau.
AIGUILLAGE PNEUMATIQUE
Aiguillage pneumatique: mode opératoire

Deux modes opératoires sont possibles.


 Dans le premier cas, l’opération se déroule en deux
phases.
1. La première phase est le préaiguillage et elle est
exécutée à l’avance, soit au moment de la réception
des conduites, soit quelque temps avant le tirage.
2. La seconde phase est exécutée par l’équipe de tirage
elle-même.
 Dans le second cas, l’opération est faite en une phase
par l’équipe de tirage.
Aiguillage pneumatique: mode opératoire

 La première méthode est recommandée pour les services


d’importance moyenne. Elle a l’avantage de simplifier l’outillage des
équipes de tirage qui n’ont pas besoin alors d’être dotées d’un
compresseur.
 La seconde est indiquée pour les services importants de tirage
constitués d’équipes fonctionnant de manière autonome et par
conséquent dotés de tout l’outillage nécessaire.
 Dans un cas comme dans l’autre, l’aiguillage nécessite au minimum un
agent à chaque extrémité de la section à aiguiller. Ces agents
doivent se tenir à l’écart du masque d’accès de la conduite dans la
chambre. L’opération est en effet très rapide et le furet débouche à
grande vitesse dans la chambre d’arrivée. De même, à la chambre
de départ, l’obturateur guide filin peut en cas d’incident être
projeté dans la chambre.
Préaiguillage

 Le préaiguillage a pour but de placer en attente dans


les alvéoles un fil dit de préaiguillage.
 La mise en place du fil de préaiguillage peut se faire:

- Au moment de la réception technique de la conduite à la


fin de la construction.
A cet effet, une fois le furet de réception passé dans
l’alvéole, on le décroche et on accroche le fil de
préaiguillage au filin intermédiaire. En rembobinant ce
dernier, on met en place le fil dans l’alvéole.
Cette opération est exécutée en général par l’entreprise de
génie civil qui a construit la conduite.
Aiguillage

- Au fur et à mesure des besoins du service de tirage.


Lorsqu’on effectue le tirage dans un alvéole qui n’a pas été
préaiguillé, c’est l’équipe de tirage qui exécute l’aiguillage.
La mise en place du câble tracteur suit immédiatement
l’aiguillage. A cet effet, le filin intermédiaire est mis en
place à l’aide du furet, on décroche celui-ci et on accroche
le câble tracteur au filin.
L’attelage entre le filin intermédiaire et le câble tracteur se
fait au moyen de noix de tirage ou par tout autre système
approprié.
On rembobine alors le filin intermédiaire sur son treuil, ce qui
met en même temps en place le câble tracteur dans
l’alvéole.
TIRAGE DES CABLES EN CANALISATIONS

Il existe deux possibilités de tirage :


 A la main pour les petites longueurs

 Au treuil pour les grandes longueurs

DIFFERENTES OPERATIONS
 Mise en place de la signalisation.

 Ouverture de toutes les chambres de la section à tirer.

 Mise en place, à chaque plaque ouverte, d’un garde-


fou.
 Aiguillage de la conduite et passage du câble tracteur
(dans le cas de la présence d’un autre câble dans la
conduite, faire attention de ne pas le blesser).
DIFFERENTES OPERATIONS(suite)

 Mise en place de la bobine sur dérouleuse ou vérin et tirage du


câble téléphonique.
 Attention au sens de tirage ; celui-ci est donné par le marquage sur
l’enveloppe. Les câbles doivent être systématiquement posés de
façon que l’extrémité soit côté abonné.
 Prévision d’une longueur de recouvrement en fin de section et
de « mou » dans les chambres intermédiaires.
 Mise en place du câble dans les chambres.

NOTA
 Difficultés de passage

 Conduite obstruée par terre, sable, pierres, etc.…

 Conduite cassée : un relevé aussi précis que possible des distances


doit alors être fait.
TRAVAUX PRELIMINAIRES

 Repérage des points particuliers (marché, voitures


en stationnement, travaux, etc.….).
 Assainissement des différentes chambres (utilisation
de la pompe).
 Ouverture des alvéoles.
 Certaines précautions sont à prendre :
 Ouvrir les alvéoles en l’absence de lampe à feu nu.
 Décoller les bouchons à l’aide d’un mailler en bois.
OPERATIONS AVANT TIRAGE

 Mise en place du camion treuil.


 Tirage du câble tracteur à l’aide du filin. Celui-ci est récupéré sur son
dévidoir.
Côté treuil
 Vérification des anneaux de tirage.

 Mise en place de la bobine.

 Mise en place des poulies de renvoi sur le câble tracteur et accrochage sur
les anneaux (guide souple éventuellement).
Côté bobine
 Vérification du sens de déroulage.

 Mise en place de la bobine.

 Vérification de la bobine.

 Préparation du matériel de tirage pour les sections qui ne sont pas équipés
de clou de tirage.
Préparation du câble

 Afin de répartir l’effort de tirage, tant sur l’ensemble


des conducteurs que sur l’enveloppe, il y a lieu
d’effectuer une préparation de l’extrémité du câble s’il
n’est pas muni de clou de tirage.
 La préparation consiste à enlever l’enveloppe sur 40 cm
environ et à rabattre les conducteurs en arrière. Le bout
sera recouvert de ruban tanné et ligaturé.
 NOTA
 La mise en place du grip n’est nécessaire que lorsque le
câble n’est pas muni de clou de tirage.
TIRAGE

 Mise en place d’une liaison téléphonique (généralement Talkie-walkie).


* Un agent côté treuil
* l’autre côté bobine
 Répartition des agents
* deux côté treuil
L’un s’occupe de la marche du treuil et l’autre est en liaison radio avec
son collègue situé côté bobine.
* deux côté bobine
L’un régularise le mouvement et l’autre est en liaison radio.
* un à chaque chambre intermédiaire : il doit signaler les incidents
éventuels.
 En fin de tirage, prévoir la longueur de recouvrement et le « mou » pour la
mise en place du câble sur les herses dans les chambres intermédiaires ainsi
que dans la chambre de raccordement.
OPERATIONS APRES TIRAGE

 Reboucher les alvéoles


 S’il y a eu pose de grip, fermer l’extrémité du câble.
 Nettoyer les chambres.
 Fermer les plastiques, les regards d’égout, les galeries,
les chambres…
 Récupérer le matériel et nettoyer le chantier.
 Signaler les incidents de déroulement (alvéole bouchée,
câble tiré dans le sens opposé, et rappeler sur
étiquetage les défauts de câblage sur longueur
d’usine).
LE RACCORDEMENT DES CABLES

Le raccordement des câbles téléphoniques doit assurer la continuité


électrique entre les conducteurs de deux sections de câble ou entre
les conducteurs et un organe terminal (tête de Répartiteur d’Entrée,
tête de sous- répartiteur etc.…).
Il doit être fait de manière à ne pas affecter les qualités électriques
des câbles à savoir :
 L’isolement entre les conducteurs

 L’isolement entre les conducteurs et leur écran

 La protection de l’épissure contre l’humidité

 La continuité de l’écran

 La continuité de l’enveloppe

 La distinction des éléments de l’âme du câble.

Les raccords sont faits à l’aide de connecteurs .


AMENAGEMENT DU CHANTIER

 Le chantier d’épissure doit être aménagé de façon à


soustraire dans toute la mesure du possible l’épissure à
l’humidité.
Dans le travail en égout, en galerie et dans les chambres sur
canalisations, les piédroits et les voûtes sont essuyés. Les
chambres doivent être épuisées complètement.
Dans le travail en tranchée, l’épissure sera effectuée sous
une tente imperméable. Le fond de la tranchée sera
recouverte si possible d’une bâche pour éviter tout contact
avec la terre.
 Il appartiendra, dans tous les cas, au responsable du
chantier de prendre toutes les précautions que justifient les
conditions particulières à chaque chantier.
CONFECTION DE L’EPISSURE

longueur de recouvrement
 La longueur de l’épissure dépend de la contenance des câbles à raccorder.
 Les extrémités de ces câbles doivent être préparées en tenant compte des
longueurs nécessaires aux essais des sections et au raccordement.
 Cette longueur dépend de la capacité et du calibre des conducteurs du câble.

 Les câbles sont mis en place sur leurs supports, à leur emplacement définitif.

 L’enveloppe est ôtée de part et d’autre sur une longueur L appelée longueur de
recouvrement.
L= l + 2a + 2d
l = longueur de l’épissure
a= longueur nécessaire pour les essais
d= longueur de démâtage(infiltration d’humidité 5 cm pour tous les câbles)
NOTA

 Pour la section munie d’un clou de tirage : prévoir 0.20 m en


supplément.
 Pour la section tirée avec un grip. Retirer le grip.
 Pour le câble provenant du poteau près de l’épissure: prévoir 1.50
m à partir du poteau.
 Pour le câble provenant du poteau suivant: prévoir 0.50 m après
avoir passé le poteau près de l’épissure.
 Au répartiteur :Laisser 0.30 m de câble à partir du dessus de la
tête supérieur de la ferme sur laquelle va être raccordé ce câble.
 Au sous répartiteur : Laisser 0.30 m de câble à partir du dessus de
la première tête.
 Au P.C en façade ou en réglette d’immeuble : Laisser 0.50 m de
câble à partir de l’axe du P.C ou de la réglette.
 Au P.C sur poteau : Laisser 1.50 m à partir de l’axe du poteau.
ESSAIS PREALABRES DE SECTIONS

Les essais préalables de section ont pour but de s’assurer, avant que
ne commencent les travaux d’épissure, que les longueurs de câbles à
raccorder sont en bon état après avoir subi toutes les manipulations
de transport et de pose. Ces essais qui sont au nombre de trois. Il
s’agit de :
 L’essai de terre : recherche de contact entre conducteurs et filin de
continuité ou armature.
 L’essai de mélange : recherche de contact entre conducteurs.

 L’essai de continuité(ou de fils coupés) : recherche de conducteurs


coupés en plein câble.
On utilise pour effectuer ces essais, un ensemble Velec, un Testophone
ou une sonnerie à courant continu ou un multimètre calibré en
ohmètre.
CABLAGE ET RACCORD

Règles générales
 Le raccordement des câbles se réalise faisceau par
faisceau de même couleur.
 Le raccordement des conducteurs s’effectue par paire

de repérage identique.
 Commencer à raccorder en partant de l’origine.

 Mesurer la distance de chaque plan de raccordement.

 Respecter le nombre de plans.

 Respecter la longueur du raccord.


Mode opératoire

 Fixer les câbles en respectant la longueur de raccordement.


 Replier le fil de continuité sur l’enveloppe.
 Torsader sur un tour les 7 premières quartes 2 à 2 en les tendant.
 Séparer les 2 fils de même couleur (ou rang) dans chacune des 7
quartes.
 Couper les 2 fils à 2.5 cm environ du point de torsade.
 Engager les 2 fils non dénudés dans les logements du connecteur qui
doit être placé de façon à ce que les fils soient visibles.
 Sertir les conducteurs en enfonçant le chapeau du connecteur à
l’aide d’une pince spéciale (E9Y).
 Passer aux 7 quartes suivantes et ainsi de suite.
Les connecteurs

 Les connecteurs à sertir doivent être adaptés aux


calibres des conducteurs à raccorder
 Ce sont des connecteurs CAD (Contact Auto-Dénudant)
qui assurent des connexions fiables
 Il en existe plusieurs types sur le marché (lire
attentivement les notices les accompagnant)
 Les plus utilisés et les mieux adaptés sont de deux
types:
 Le type 61/21 dit ‘’UY’’ à chapeau jaune permet les
raccordements suivants: 0,4+0,4 - 0,4+0,6 – 0,6+0,6.
 Le type 61/22 dit ‘’UF’’ à chapeau bleu permet les
raccordements : 0,6+0,6 – 0,6+0,8 et 0,8+0,8 mm
GUIPAGE

Le guipage a pour but de réduire l’encombrement du raccord et protéger les


conducteurs de la chaleur nécessaire au rétreint du manchon thermo rétractable.
Matériel utilisé
 Ruban de matière plastique de 4 cm de largeur pour les câbles de contenance
inférieure à 112 p, de 7 cm pour les autres.
 Ruban de papier kraft crêpé de 5 cm de largeur (utilisé à partir de 56 p 0.8 mm).

Réalisation
 Enrouler le ruban de matière plastique autour du raccord en spires se recouvrant de
moitié, tout en assurant un très bon serrage.
 Faire déborder les spires de 1 cm de chaque côté du raccord sur l’enveloppe.

 Arrêter ce guipage à l’aide du scotch noir.

 Un autre est réalisé de la même façon avec 3 couches de papier kraft crêpé.

 Assurer la continuité du filin de continuité et de l’écran.


ESSAIS APRES RACCORDEMENT

Avant la reconstitution de l’enveloppe, il est important


de vérifier :
 La continuité des fils

 L’isolement des conducteurs entre eux

 L’isolement des conducteurs par rapport à la terre

 Le dépairage des fils

C’est le but des essais après raccordement qui se font


avec le Testphone.
RECONSTITUTION DE L’ENVELOPPE

 L’épissure doit être soigneusement protégée après


les travaux de raccordement et de guipage.
 Cette protection est réalisée avec les manchons:
 thermorétractables de forme cylindrique ou à
glissière
 mécaniques type Morel.
Les manchons thermorétractables

 Manchons cylindriques
Les manchons thermorétractables cylindriques sont
constitués par un fourreau de polyéthylène livré
sous forme dilatée, se rétractant en diamètre à la
température de 120°. La face intérieure est enduite
d’une composition bitumeuse.
 Pour les câbles de contenance inférieure ou égale à
56 paires, on retreint seulement les extrémités.
 Pour les autres, on retreint le manchon sur toute la
longueur.
Manchons thermorétractables cylindriques

 Mode opératoire
 Retreint aux extrémités
 Commencer le chauffage à environ 4 cm d’une
extrémité en s’y approchant au fur et à mesure que le
manchon se rétreint.
 La partie rétractée (5 à 6 cm) doit être uniforme et ne
pas présenter de ride longitudinal.
 Le bitume en fusion est repoussé vers l’extrémité, le
modeler après refroidissement autour du câble.
 Procéder de la même manière pour l’autre extrémité.
Coupe d’un manchon thermorétractable
cylindrique rétreint
Manchons thermorétractables à glissière

 Les manchons thermorétractables à glissière sont destinés aux interventions


sur les épissures. Ils se présentent sous la forme d’une feuille rectangulaire,
thermorétractable dans le sens de la largeur, de même matière que le
manchon cylindrique.
 Les deux côtés longitudinaux sont l’un et l’autre solidaire d’une languette
bourrelet utilisée pour la fermeture du manchon qui s’effectue à l’aide
d’une glissière métallique. Celle-ci est ajourée transversalement afin de la
rendre suffisamment souple pour épouser la forme de l’épissure.
 L’une des languettes est située sur l’un des bords , l’autre à quelques
centimètres du second bord afin d’obtenir une bande longitudinale de
recouvrement assurant l’étanchéité.
 La face intérieure des manchons est entièrement enduite d’une couche de
bitume nécessaire à l’étanchéité de l’enveloppe. Cette enduction est
protégée par une feuille de papier paraffiné pour éviter l’adhérence du
bitume au cours du stockage.
Manchon thermorétractable à glissière
Mise en place du Manchon thermorétractable
Manchon thermorétractable rétreint
Manchons thermorétractables à glissière

 Mode opératoire
 Retirer la feuille de papier du manchon.
 Positionner le manchon autour de l’épissure de manière que
l’excédent de longueur se répartisse également de part et
d’autre des câbles raccordés.
 Rapprocher et maintenir les deux languettes l’une contre
l’autre à la même hauteur, puis engager la glissière
métallique. On a ainsi réalisé un manchon cylindrique.
 Chauffer la partie renforcée dans le sens longitudinal de la
glissière et procéder ensuite comme pour un manchon
cylindrique par un rétreint sur toute la longueur.
Liste des opérations

1. Choix de la taille du manchon


2. Dégraisser les gaines des câbles sur 20 cm minimum aux extrémités de
l’épissure avec le papier imprégné d’alcool ;
3. Abraser sur 20 cm minimum à la toile émeri, le pourtour des gaines,
perpendiculairement à l’axe du câble
4. Oxyder à la flamme pendant 10 secondes environ les gaines abrasées
5. Présenter le manchon, le centrer par rapport à l’épissure, et en marquer
les extrémités sur le câble ;
6. Pour les câbles de contenance inférieure ou égale à 28 p 0.4, mettre en
place la protection thermique à 2 cm du premier repère vers l’extérieur ;
7. Pour les câbles non équipés de protection thermique, enrouler un tour de
ruban aluminium à 2 cm du premier repère vers l’extérieur ;
Liste des opérations (suite)

. Mettre en place la protection cartonnée


9. Enlever la feuille de protection interne du manchon, fermer avec la
glissière, le manchon fendu autour de l’épissure et le centrer ;
10. En cas de division, placer la glissière du manchon au dessus du plus
gros câble.
11. Insérer à fond le(s) clip(s) de division- Vérifier le centrage du
manchon sur l’épissure- fretter les câbles divisés avec du scotch à
environ 20 cm du manchon ;
12. Utiliser une flamme enveloppante de longueur 2/3 bleue, 1/3
jaune. Longueur totale de la flamme entre 20 et 25 cm. Point de
départ : le centre du manchon, partie opposée à la glissière.
Direction initiale : vers l’extrémité équipée de clip(s) de division
éventuel(s). Méthode : progresser par zone d’environ 10 cm.
Liste des opérations (suite)

13. S’assurer que toute la couleur thermo indicatrice a


disparu – que l’adhésif jaune des clips a bien fondu –
que deux lignes blanches sont apparues sous la
glissière.
14. Si les trois conditions ci- dessus sont remplies, laisser
refroidir le manchon avant l’étiquetage et la fixation
sur les herses.
NB :
 Les opérations 1 à 7 sont effectuées avant le guipage.

 Des essais définitifs sont nécessaires pour s’assurer que


des conducteurs n’ont pas été endommagés lors du
retreint du manchon.
Manchons mécaniques type Morel

 Il en existe en deux types:


 Pour les câbles de petites capacités (MHS M) M=
Mécaniques
 Pour les grandes capacités (MHS R) R= Résines
 Les manchons Morel se présentent sous forme de
coquille: coquille de fond, coquille d’extrémité et
couvercle central. L’ensemble est mis en place au moyen
de jeux de mâchoires de serrage et d’étanchéité et des
vis.
 En cas d’intervention seul le couvercle est remplacé.
Mode opératoire

 Préparation des gaines au niveau des mâchoires


 Dégraisser les gaines des câbles sur 20 cm minimum de part et d’autre de
l’épissure à l’aide de serviettes imbibées d’alcool isopropylique sans
gratter l’enveloppe du câble.
 Préparation des mâchoires: mâchoires d’étanchéité et mâchoires de
serrage en se servant des contenus du tableau de la notice livré avec le
matériel.
 Mise en place des blocs de mâchoires
 Fermeture du manchon
 Pose de la bande de mastic sur le ou les câbles
 Mise en place du tableau de tranchage
 Fermeture de chaque coquille d’extrémité
 Mise en place de la corde de mastic sur les coquilles d’extrémité
 Fermeture du couvercle
Liste des opérations

1.Respecter la longueur d’épissure normalisée.


2.Choisir le MHS M d’après la table de sélection.
3.Dégraisser les gaines des câbles.
4.Poser les rubans indicateurs et baptiser les câbles.
5.Inscrire les points de tranchage sur le tableau.
6.Positionner les mâchoires sur le tableau
7.Trancher les mâchoires.
8.Assembler les blocs de mâchoires.
9.Positionner le mastic sur les mâchoires d’étanchéité.
Liste des opérations (suite)

10.Mettre en place les blocs de mâchoires dans les demi-


coquilles.
11.Repérer l’emplacement du mastic sur les câbles.
12.Enrouler la bande de mastic sur chaque câble.
13.Enrouler le papier cartonné sur l’épissure et raccorder les
fils de continuité.
14.Fermer les extrémités.
15.Mettre en place les cordes de mastic sur les coquilles
d’extrémité.
16.Fermer le couvercle.
17.Contrôler le bon encliquetage.
18.Positionner le manchon.
Ramification des câbles

RAMIFICATION DES CABLES


 La ramification consiste à séparer les paires d’un
câble dans des câbles de plus petite contenance.
Cette opération est réalisable :
PAR DIVISION
 Toutes les paires sont coupées de la division. De
part et d’autre sont raccordés des câbles de
contenance différente. Les paires en attente
éventuelle seront systématiquement sorties du
manchon et capotées.
PAR DERIVATION D’AMORCE(S)

 Cette technique permet de sortir en un point quelconque


d’un câble de capacité généralement jusqu’à 224 paires,
une amorce, éventuellement incomplète, ou plusieurs amorces
constituées par un ou plusieurs câbles (3 max.)
 Le nombre de paires prélevées par dérivation en ce
point, peut ne pas correspondre à une contenance
normalisée du câble multipaire constituant la dérivation.
 Seules les paires déviées sont coupées, sorties du câble
principal, puis raccordées à un ou plusieurs câbles multi
paires qui constituent les dérivations. La dérivation est dite
simple ou double selon que les paires coupées sont
raccordées d’un ou de deux côtés.
PAR PIQUAGE INDIVIDUEL DE PAIRE POUR
BRANCHEMENT D’ABONNE
 Le piquage individuel de paire ne se pratique qu’à l’intérieur
d’une zone de dispersion. Il consiste à utiliser en plein câble une ou
plusieurs paires (sans coupure des autres paires) pour réaliser un,
deux ou trois branchements. C’est une opération qui requiert une
attention particulière. L e piquage est limité aux câbles de
contenance inférieure ou égale à 28 paires.
 Un piquage réalisé sur câble souterrain est toujours dit double
car de façon systématique les deux côtés de la paire coupée sont
raccordés électriquement au câble de branchement qui est donc
toujours un câble à 2 paires.
 Le pré piquage est déconseillé pour les abonnés potentiels non
candidats malgré une action de promotion commerciale.
RACCORDEMENT SUR LES Dispositifs
D’EXTREMITES

 Les câbles multipaires sont raccordés sur des


dispositifs d’extrémité constitués :
 Au central, de têtes de câbles rassemblés sur un
bâti, appelé répartiteur. Ces têtes comportent
généralement des protections (parafoudres).
 Aux sous répartiteurs, des têtes de câbles, aux
extrémités,
 côté abonné, des boites de distribution, appelées
point de concentration.
REPARTITEUR D’ENTREE

 Le répartiteur est constitué d’un bâti métallique destiné à


supporter d’une part, les têtes de câbles placées
verticalement et d’autre part, les réglettes horizontales sur
lesquelles sont câblés les équipements de commutation.
 Il permet en outre, de réaliser des coupures, des
mutations et des interventions pour la localisation des
dérangements.
 Les têtes de câbles pour répartiteurs sont équipées à 112
paires assemblés pour former des ensembles allant jusqu’à
896 paires à la base 7.
 Les têtes de câbles pour répartiteurs sont équipées à 100
paires assemblés pour former des ensembles allant jusqu’à
1000 paires à la base 10.
Essais après raccordement
Essais définitifs
ETIQUETAGE

 L’étiquetage a pour but de faciliter l’identification


et partant l’entretien des câbles.
 Il est réalisé avec des étiquettes en PCV de couleur
noire ou PCV de couleur grise sur lesquelles sont
portées les indications figurant sur les schémas et
diagrammes: identification de l’origine et de la
contenance.
 Il est réalisé lors de la confection du raccord et du
montage des têtes de câbles.
Principe

 L’unité de base est le câble ou le faisceau à 100


paires pour la base 10 et à 112 paires pour la
base 7.
 A l’intérieur du 100 paires ou du 112 paires, les
paires sont numérotées de 1 à 100 et les amorces
sont numérotées de 1 à 16.
Étiquetage au RE

 Chaque tête verticale constitue une ferme. La ferme peut être


complète ou incomplète. Le type de tête largement utilisée
actuellement dans les réseaux du Bénin est le MFA 80. elle
comprend 10 blocs de 100 paires. Elle est dite complète quand les
10 blocs sont câblés(1000 paires) et incomplète dans le cas
contraire.
 Les fermes sont numérotées généralement dans un ordre croissant,
par exemple 01-02-03…08-10-11-12….
 Dans une ferme, les blocs sont numérotés de haut en bas dans un
ordre croissant: numéro de ferme affecté de 1, 2, 3, …. Exemple:
pour la ferme 01, le premier bloc de 100 paires est 010, deuxième
011, troisième 012… jusqu’au dernier bloc de la ferme.
 Dans chaque bloc, les paires sont numérotées de 1 à 100 pour le
premier bloc, de 101 à 200 pour le deuxième bloc…
Étiquetage au SR

 Le SR est alimenté par un ou plusieurs câbles de


transport venant du RE et câblés sur des têtes de
transport de 100 paires ou 200 paires. Chaque 100
paires représentent un bloc d ’une ferme au RE.
 Une tête de transport de 100 paires alimentée par un
câble venant de la première ferme sera numérotée en
tenant compte de son rang dans la ferme.
 Exemple: T010 si elle est desservie par la première
ferme, T014 si elle est desservie par la 1ere ferme et
le 5e 100 paires… .
 Chaque tête de distribution sera numérotée D1, D2, D3,

Étiquetage des manchons

 Des étiquettes en PCV de couleur noire ou PCV de


couleur grise sur lesquelles sont gravées l’origine du
câble et la contenance, sont attachées sur le câble
de part et d’autre du manchon.
 Chaque ramification porte une étiquette qui indique
la partie de la contenance du câble d’origine
concernée.
Etiquetage d’un joint droit
Etiquetage d’un joint avec division
Etiquetage des boîtes RP

 Sur chaque boîte de transition aéro-souterraine sont


inscrits le numéro du câble d’origine et la
contenance.
 Une étiquette en PCV de couleur noire ou PCV de
couleur grise sur laquelle est gravée la même
information, est attachée sur le câble de desserte à
son entrée dans la boîte.
Étiquetage au PC

 Une étiquette est attachée à la queue du coffret et


indique le commutateur, le SR, la tête du câble qui
peut être un transport T ou une distribution D et la
contenance en amorce ou en paire.
 Ces informations peuvent être écrites à la peinture
sur le couvercle du coffret de PC ou sur le poteau
supportant le coffret (cas des réseaux du Bénin).
MATERIELS DE TERMINAISON DES CABLES

 Il existe une variété d’équipements utilisables à ce niveau. Il est


nécessaire de consulter les catalogues des fabricants les plus connus
et ayant développé une expertise sur des solutions complètes
d’interconnexion et de distribution de réseau télécom, cuivre et fibre
optique, du central à l’abonné.
 Le choix du matériel est déterminé par son adaptabilité à la
situation d’utilisation, sa solidité, sa fiabilité et sa capacité.
 Les matériels de terminaison sont constitués:
 Des têtes de câbles au RE
 Des têtes de câbles aux SR
 Des coffrets de PC
Les têtes de câbles au RE

 Les têtes de câbles utilisées au RE sont de deux


types:
 Les réglettes dites réglettes horizontales
 Les têtes de câbles de transport dites têtes
verticales
 Les équipementiers proposent une variété de
matériels qui peuvent changer avec l’évolution de
la technologie.
Les réglettes horizontales

 Elles sont situées sur le côté horizontal du répartiteur et permettent


le raccordement par jarretière de la tête de câble et des
équipements de commutation.
 Le matériel le plus utilisé dans nos répartiteurs est la réglette
wrapping ayant une fonction de coupure qui permet d’isoler et de
tester la ligne. Une version sans coupure existe mais possède une
fonction brassage double.
 Le raccordement s’effectue par wrapping sur une broche 0,6 x 1,5
mm. Le diamètre des conducteurs admissibles doit être compris entre
0,4 et 0,6 mm. Situés de part et d’autre de la réglette, deux porte-
étiquettes facilitent le repérage des paires.
 Les versions 48, 56, 64, 72, 104 et 128 paires correspondent aux
socles complets. Un jeu de brides fourni avec la réglette permet la
fixation sur fer plat.
Les réglettes horizontales

 Les accessoires sont constituées de fiches de coupure et


fiches de test.
 La coupure de ligne est réalisée par insertion de la
fiche de coupure dans les puits de coupure disposés sur
la partie frontale des réglettes.
 Les tests de ligne dans les puits de coupure.

Un capot de protection de la face frontale en matière


transparente peut être fixé par encliquetage sur les
réglettes
 s sont réalisés par insertion des fiches de test
Les têtes verticales
 Elles sont installées à la face arrière du RE et équipent les câbles de transport .
 Le matériel le plus utilisé dans nos répartiteurs est constitué de têtes de câble à
protection TC 80 développées pour le raccordement des câbles et la protection des
équipements et du personnel. Elles sont utilisées dans les RE sur les circuits BF et MIC.
Elles ont une capacité de 10 à 1000 paires ou de 14 à 896 paires.
 La protection et la continuité électrique sont assurées, pour chaque paire, par un
module.
 Elles sont composées:
- d’une goulotte en profilé aluminium sur laquelle sont fixés le ou les blocs de
connexion,
- De blocs composés de galettes à 5 paires(il en existe à 7 paires aussi),
- De deux porte-étiquettes par bloc(un seul porte-étiquette pour les galettes à 7
paires)
- Les galettes permettent le raccordement du câble et des jarretières sur contacts
auto-dénudants doubles ou broches à wrapper doubles.
- Elles reçoivent les modules de protection, de continuité ou de bouclage. La
protection est assurée par parafoudres à gaz à fort pouvoir d’écoulement, insérés
dans le module. Tous les circuits de masse des galettes sont réunis entre eux et à la
goulotte.
Modules pour TC 80

 Le module de protection assure la continuité entre le côté ligne et le


côté jarretière, ainsi que la protection contre les surtensions par
l’intermédiaire de 2 parafoudres à gaz bipolaires à fort pouvoir
d’écoulement. Le module de protection est équipé d’un dispositif de
mise en court circuit.
 Le module de continuité assure la liaison électrique entre le côté ligne
et le côté jarretière.
 Le module de bouclage assure la mise à la terre des 2 fils de ligne,
lorsqu’il est inséré dans l’alvéole la pointe du triangle vers le haut.
 Autres accessoires:

- Module de test: permet de tester le côté ligne et le côté jarretière, la


ligne étant coupée. Elle est munie d’un cordon de 3 m de longueur.
- Fiche ligne: permet de tester la ligne sans coupure de la liaison
ligne-jarretière. Elle est munie d’un cordon de 3 m de longueur.
- Fiche parafoudre: permet de tester les parafoudres sans coupure de
la liaison ligne-jarretière. Elle est munie d’un cordon de 3 m de
longueur.
Les têtes de câbles aux SR
Le choix se fait suivant des critères de haute fiabilité, de facilité d’emploi, de bonne résistance,
d’adaptabilité .
 Haute fiabilisation: connexion câble et jarretière par CAD protégés par de la graisse,
 Facilité d’emploi: connexion simple et rapide des jarretières sans outils spécifiques,
 Bonne résistance: résistance à l’humidité ambiante,
 Adaptabilité: les têtes devront s’adapter à tous les types de câbles.
Elles permettent de réaliser les liaisons entre les câbles multipaires de transport et de distribution
par jarretièrage.
Les plus utilisées dans les réseaux du Bénin sont:
- Le TK: constitué en un seul bloc de 100 paires ou 200 paires. La connexion de jarretière se fait
par vis. Les paires en face avant sont numérotées de haut en bas 01 à 50 du côté gauche et
de 51 à 100 du côté droit.
- Le TFSR: tête fiabilisée de sous-répartiteur à 100 paires, constituée d’un châssis, de blocs de
raccordement à poussoirs 25 paires d’un porte-étiquette et des accessoires. La connexion des
jarretières se fait par simple pression du pouce sur le poussoir.
- La boîte de SR : posée sur poteau en zone rurale à faible densité de lignes téléphoniques. elle
est constitué d’un boîtier et d’un couvercle et équipée d’une tête de câble TFRP 224 paires
réparties par moitié pour le transport et la distribution, d’anneaux de jarretièrage assurant le
cheminement des jarretières latéralement et par le haut du coffret.
Les coffrets de PC
Le choix des coffrets de PC se fait suivant des critères de haute fiabilité, de facilité d’emploi, de bonne résistance
et d’adaptabilité . Ils sont utilisés pour le branchement des câbles d’abonnés sur un câble multipaires.
Les plus utilisés sont:
- La boîte multiservice (76/42): constituée d’un corps, d’un couvercle et d’une réglette à vis. Le raccordement
est réalisé par l’intermédiaire de la réglette à vis de 8, 10, 14, ou 20 paires. La boîte se fixe en façade par
vis ou sur poteau avec feuillard d’acier.
- La réglette d’immeuble: constituée d’un socle en tôle et d’un couvercle en polycarbonate ou métallique. Le
socle supporte la réglette de raccordement à vis une bride latérale pour l’immobilisation des câbles de
distribution et deux brides axiales pur la fixation du câble multipaires. Le raccordement sur la réglette
s’effectue en partie arrière pour le câble multipaires et en partie arrière pour les câbles de branchement
intérieur.
Le choix des coffrets de PC se fait suivant des critères de haute fiabilité, de facilité d’emploi, de bonne résistance
et d’adaptabilité . Ils sont utilisés pour le branchement des câbles d’abonnés sur un câble multipaires.
Les plus utilisés sont:
- La boîte multiservice (76/42): constituée d’un corps, d’un couvercle et d’une réglette à vis. Le raccordement
est réalisé par l’intermédiaire de la réglette à vis de 8, 10, 14, ou 20 paires. La boîte se fixe en façade par
vis ou sur poteau avec feuillard d’acier.
- La réglette d’immeuble: constituée d’un socle en tôle et d’un couvercle en polycarbonate ou métallique. Le
socle supporte la réglette de raccordement à vis une bride latérale pour l’immobilisation des câbles de
distribution et deux brides axiales pur la fixation du câble multipaires. Le raccordement sur la réglette
s’effectue en partie arrière pour le câble multipaires et en partie arrière pour les câbles de branchement
intérieur.
Les coffrets de PC

- La boîte BMX ou BMXP: constituée d’un corps comportant des rails


horizontaux, supports modules en partie centrale, et les entrées de
câbles en partie inférieure. Un dispositif de bridage assure le
maintien des câbles multipaires, et des passe-fils en chicane assurent
le maintien des câbles de branchement, le couvercle est articulé et
maintenu en position ouverte, le module de raccordement se clipse
sur le rail. Le raccordement par CAD est fiabilisé par une graisse qui
assure l’étanchéité des connexions entre une paire du câble
multipaires et un câble de branchement. Le module MX est sans
protection et le module MXP est équipé d’une parasurtension
tripolaire.
- Les modules MX et surtout les MXP équipent aujourd’hui les boîtes
multiservice et les bornes pavillonnaires (la borne pavillonnaire est
utilisée dans une zone à desserte en souterrain intégral jusqu’au
domicile de l’abonné).
Les boîtes RP
 Elles sont utilisées pour assurer les raccordements aéro-souterrains.
 Elles sont équipées d’un châssis pivotant sur lequel sont montées des réglettes de raccordement
supportant des protections. L’insertion d’un peigne de coupure ou le retrait du parafoudre
permet la coupure de la ligne et la mise à la terre du côté aérien.
 Le raccordement se fait au moyen de réglettes 5 ou 7 paires à vis pouvant recevoir des
parasurtensions, afin de protéger les lignes contre les tensions anormales (foudre, contact avec
ligne de distribution électrique…).
 Les coffrets RP 10 et RP 14 sont fournis en fixation murale et en accessoire pour fixation
poteau. Tous les autres coffrets sont fournis avec ferrure de fixation murale ou poteau.
 Elles sont utilisées pour assurer les raccordements aéro-souterrains.
 Elles sont équipées d’un châssis pivotant sur lequel sont montées des réglettes de raccordement
supportant des protections. L’insertion d’un peigne de coupure ou le retrait du parafoudre
permet la coupure de la ligne et la mise à la terre du côté aérien.
 Le raccordement se fait au moyen de réglettes 5 ou 7 paires à vis pouvant recevoir des
parasurtensions, afin de protéger les lignes contre les tensions anormales (foudre, contact avec
ligne de distribution électrique…).
 Les coffrets RP 10 et RP 14 sont fournis en fixation murale et en accessoire pour fixation
poteau. Tous les autres coffrets sont fournis avec ferrure de fixation murale ou poteau.
LES CÂBLES A FIBRES OPTIQUES
GENERALITES

 Le câble à fibres optiques est un ensemble de fils


de silice, constitués d’un cœur et d’une gaine, muni
chacun d’un revêtement simple ou double, rangés
dans des tubes (en PE ou en acier ou fibre de verre)
ou dans des encoches extrudées et enfermés dans
une enveloppe commune .
 La résistance mécanique est constituée d’un renfort
central en acier ou en fibre de verre.
GENERALITES

 Les fibres sont repérées par coloration du revêtement.


 Pour utiliser ce repérage il n’est pas imposé de sens
particulier pour le tirage de chaque tronçon.
 Toutes les épissures sont droites, fibre repérée contre

fibre repérée, ce qui garantit la continuité de la fibre.


 Deux types de structures sont courants :

- La structure à jonc rainuré


- La structure à tubes
La fibre optique
La fibre optique
LIVRAISON DES CABLES

 Longueur
 Le câble sera livré en longueurs normalisées de 2400m et de
4800m sur des tourets de diamètre d’enroulement au moins égal à
80 cm et 96 cm respectivement.
 Il doit être protégé par un matelas thermique placé sur les spires
extérieures. La protection thermique doit être au moins équivalente
à celle qui est apportée par une feuille d’aluminium recouverte de
10 mm de polyéthylène cellulaire.
 Il doit également être protégé mécaniquement par un lattis de bois
posé sur le matelas thermique, ou tout autre procédé analogue
(cette clause n’est obligatoire qu’en cas de transfert de propriété de
la part du fournisseur, dès la sortie d’usine).
LIVRAISON DES CABLES

 Longueurs de livraison des câbles à fibres optiques monomodes


 Nombre de fibres normalisé longueur du touret
6 2400m
4800m
10 2400m
4800m
20 2400m
4800m
30 2400m
4800m
 La longueur dépend de l’utilisation: câble inter centraux ou
d’ossature (MAN et WAN) et câbles de réseau d’accès ou réseau
d’entreprise. Des longueurs plus importantes existent.
ETIQUETAGE DU TOURET

Le touret doit être muni d’une plaque signalétique du


fournisseur solidement fixée, sur laquelle doivent
être inscrits les renseignements suivants :
- Numéro du marché
- Numéro inaltérable,
- Nom de nomenclature du câble,
- Longueur de câble enroulée sur le touret,
- Nom du fabricant de la fibre.
Marquage du câble

 La gaine du câble doit porter sur une génératrice :


 l’année de fabrication ,
 le sigle du propriétaire,
 le nombre de fibres,
 des sigles «FO » et « MONO » ou « MULTI » et
 du sigle du fabricant.
 Sur le câble, la longueur doit être marquée tous les
mètres.
 Tous les marquages doivent être exécutés en relief ou
par tout autre procédé fiable préservant l’intégrité de
la gaine.
Protection extérieure

 La nature de la protection extérieure du câble dépend du domaine de


pose.
- Pose en canalisation ou fourreau en PEHD: gaine en PEBD ou PEHD
- Pose dans l’eau(cours d’eau ou océan): gaine en fibre de verre renforcée
par plusieurs couches de brins d’acier recouvertes de jute et de bitume
- Pose en aérien: gaine en PEHD munie d’un porteur excentré en acier( câble
autoporté)

 Cette gaine doit posséder des performances mécaniques élevées et


présenter un bon coefficient de frottement (gaine/conduite).

 L’extrémité intérieure du câble doit être revêtue d’un capuchon plastique


assurant l’étanchéité, l’extrémité extérieure doit être équipée d’un clou de
tirage étanche, compatible avec les conditions de tirage du câble.
CABLE A STRUCTURE A JONC RAINURE
 PRESENTATION
Le module optique est formé d’un jonc cylindrique rainuré réalisé autour d’un renfort central.
Sa contenance peut-être de6, 10, 20 ou 30 fibres logées dans les 10 encoches du jonc à
raison de 1,2 ou 3 fibres par encoche.
 REPERAGE
Le repérage est obtenu à l’aide de 4 couleurs :
 Câble de 1 à 10 fibres (1 fibre par encoche)
- La première fibre est rouge,
- La deuxième fibre est bleue,
- Les autres sont incolores.
 Câble de 1 à 20 fibres (2 fibres par encoche)
- Une fibre supplémentaire de couleur verte est présente dans chaque rainure.
 Câble de 1 à 30 fibres (3 fibres par encoche)
- Une fibre supplémentaire de couleur jaune est présente dans chaque rainure.
CABLE A STRUCTURE A TUBES

 PRESENTATION
Le module optique est constitué par un tube en matière
thermoplastique. Le câble est constitué de 6 tubes assemblés
autour d’un renfort central. Chaque tube est rempli à raison
de la contenance souhaitée sachant que la contenance
maximum par tube est de 5 fibres pour le réseau urbain.
Les contenances normalisées sont 6, 10, 20, ou 30 fibres. Le
remplissage des tubes est le suivant :
 Câble à 6 fibres : 1 tube complet à 5 fibres et un deuxième
tube contenant 1 fibre ou 6 fibres dans un même tube.
 Câble à 10 fibres : 2 tubes complets contenant chacun 5
fibres.
CABLE A STRUCTURE A TUBES

 Câble à 20 fibres : 4 tubes complets contenant chacun


5 fibres
 Câble à 30 fibres : 6 tubes complets contenant chacun
5 fibres.
Si besoin est, les capacités intermédiaires devraient
pouvoir être commandées chez les câbles sous réserve
d’une étude technico-économique à la condition de
respecter la contenance maximale par tube de 5 fibres.
NB: pour les câbles à 6 FO, certains fabricants mettent les
6 fibres dans un même tube, la 6è est alors colorée en
violet.
REPERAGE

 Le repérage est obtenu par une coloration des 6


tubes.
 La couleur des 2 premiers tubes (tube 1 : rouge,
tube 2 : bleu) donne le sens de rotation, les autres
tubes étant de couleurs indifférentes.
 Dans chaque tube, les fibres ont une coloration
individuelle. (Fibre 1 : incolore, 2 : rouge, 3 : bleue,
4 : vert, 5 : jaune, 6 : violet).
MISE EN ŒUVRE DES CABLES A FIBRES
OPTIQUES
RACCORDEMENT DES CABLES A FO
But:
 Les premiers systèmes qui équiperont les liaisons monomodes
dans le réseau de transmission Intra ZAA autoriseront des
portées de plus de 30 km sans répéteurs régénérateurs
(liaison point à point).
 Il n’est pas possible de fabriquer actuellement, de poser et
de tirer des câbles d’une telle longueur d’un seul tenant.
 Compte tenu des efforts de tirage que les câbles F.O
monomodes sont susceptibles de supporter aujourd’hui, il est
prévu de les livrer en touret aux 2 longueurs normalisées
suivantes : 2400 m et 4800 m.
RACCORDEMENT DES CABLES A FO

 il sera par conséquent nécessaire dans la plupart


des cas, pour mettre en œuvre une liaison optique,
d’abouter et de raccorder des sections de câble et
donc de raccorder une à une chacune des fibres qui
les composent.
 Raccorder 2 fibres, c’est les mettre bout à bout pour
assurer le passage de la lumière de l’une à l’autre
avec un minimum de perte.
 Cette opération, simple en apparence, constitue le
point critique des transmissions optiques.
PROBLEMES POSES PAR LE RACCORDEMENT

 Ces problèmes résultent principalement de la


nécessité de la réalisation d’un alignement quasi
parfait des cœurs des 2 fibres à raccorder.
 Cependant la distance séparant les 2 faces ainsi
que leur état de surface sont aussi des paramètres
importants. On trouve donc pour les raccords
optiques, les facteurs de perte suivants :
PROBLEMES POSES PAR LE RACCORDEMENT

Influences dues aux mésalignements


 Excentrement des fibres

Lorsque les cœurs des deux fibres ne sont pas alignés, la surface en regard
diminue. Tous les rayons parallèles à l’axe d’une fibre qui émergent hors de
la surface commune sont perdus. De même certains rayons non axiaux
peuvent l’être. Il en résulte un affaiblissement important. On notera qu’une
ovalisation de la fibre peut conduire au même résultat.
 Ecart angulaire

Un autre défaut d’alignement existe lorsque les axes des cœurs de fibre ne
sont pas parallèles. Selon leurs angles d’incidence à l’extrémité de la fibre
émettrice, les rayons atteindront ou n’atteindront pas le cœur de la fibre
réceptrice. Ce défaut induit un affaiblissement qui peut devenir très
important. En effet, pour un écart angulaire de 10, on constate un
affaiblissement de l’ordre de 0,3 dB.
Rappel : la valeur maximale tolérée d’une épissure est de 0,4 dB. (Valeur
moyenne de l’ensemble des épissures mesurées sur une fibre inférieure ou
égale à 0,2 dB)
PROBLEMES POSES PAR LE RACCORDEMENT

 Ecartement des faces


Il doit être aussi réduit que possible dans la limite
prévue pour la mise en œuvre prescrite. Selon la
technique employée. Dans le cas de la fusion, il sera
nul ; dans le cas d’un alignement mécanique, il
faudra se réserver un espace.
Plus l’écartement des faces augmentent, plus
l’affaiblissement est grand.
PROBLEMES POSES PAR LE RACCORDEMENT

Influence due à la qualité des faces à raccorder


 Non perpendicularité des faces

 Comme dans le cas de l’écart angulaire les rayons


rejoignent ou ne rejoignent pas le cœur de la fibre. Il y
a une perte d’énergie du mode.
- Convexité des faces
- Rugosité des faces
 C’est un défaut semblable aux deux précédents. En
effet, les faces ne sont pas parallèles. De plus la
rugosité induit un écartement des faces.
PROBLEMES POSES PAR LE RACCORDEMENT

Influence due à la réflexion de Fresnel


La perte provoquée par la réflexion de Fresnel est
proportionnelle à l’écart d’indice de réfraction des
deux milieux.
influence des diamètres de champs de mode
Ce défaut se rencontre lorsque l’on raccorde 2 fibres
d’origines différentes. Les différents types de défauts
peuvent bien sûr se combiner.
 Le but des différentes méthodes de raccordement est
d’éviter autant que possible des défauts.
LES PHASES SUCCESSIVES DU
RACCORDEMENT

 Le raccordement peut-être subdivisé en 4 phases


principales qui sont :
o La préparation (dénudage)
o L’alignement (mécanique, optique)
o Le maintien de l’alignement (soudure, collage)
o La protection
PREPARATION DES FIBRES

Dénudage
 Bien qu’il subsiste encore une certaine dispersion sur les
revêtements, au fil des productions successives, on peut
constater une uniformisation des caractéristiques mécaniques
et géométriques. La constitution du revêtement en deux
couches permet un dénudage plus aisé compte tenu que la
couche inférieure est souple.
1. Dénudage chimique
 Les matériaux acryliques qui constituent le revêtement
sont au chlorure de méthylène et à un degré moindre à
l’acétone. Le polymère gonflé de solvant est ensuite enlevé
en appliquant une force très faible sur la silice.
PREPARATION DES FIBRES
2.Dénudage mécanique
 L’adhérence du revêtement à la fibre étant limitée, il est possible en
déchirant ce dernier sur tout le diamètre, d’obtenir un dénudage mécanique
satisfaisant.
 Quelque soit le type de pinces utilisé elles fonctionnent sur le même principe
que les pinces à dénuder classiques : une partie utile formée par deux
lames de profil semi-circulaire. Leur diamètre d’ouverture minimale est
compris entre 180 et 210 nm.
 Les pinces Sumitomo, Siemens et Microstrip travaillent avec le plan des
lames perpendiculaires à la fibre.
Remarque :
 On note que le dénudage chimique au moyen d’un décapant fragilise
autant la fibre que le dénudage mécanique. Mais il reste le seul à pouvoir
être utilisé dans certains cas.
 Des essais de traction ont montré que le nettoyage avait peu d’influence sur
la tenue mécanique quand il était effectué avec soin, coton imbibé
d’alcool ou plus prudemment encore une pince bru celle équipée de deux
tampons imbibés d’alcool.
Préparation des faces des fibres

fracture
 Elle est effectuée en deux étapes : la création
d’une amorce puis la mise sous contrainte de
traction ou flexion.
La profondeur de la fissure doit être compatible
avec un effort compris entre 100 et 300 gf.
 En dessous de cet effort, on observe la formation
d’une lèvre en position diamétralement opposée à
l’amorce et au-dessus, l’excès d’énergie se résorbe
par la formation d’un peigne.
Préparation des faces des fibres
 Des trois grands procédés de raccordement (collage, soudure et
mécanique) la soudure est la plus exigeante; elle impose des
surfaces planes (exemptés de facettes) d’inclinaison par rapport à la
normale de l’axe de la fibre inférieure à 0,5°. Ceci nécessite un
excellent contrôle des paramètres de l’outillage :
 La lame dont la pression, la vitesse d’attaque, le fil, la propreté
doivent permettre la création de fissures dimensionnellement
répétitives à la périphérie de la fibre,
 Les mors de fixation des fibres doivent empêcher leur torsion
pendant des phases d’amorçage et de contrainte ;
 Les efforts doivent être parfaitement contrôlés.
De plus, ces paramètres doivent résister aux variations de
températures (0,4°C)
b) Polissage
 Cette technique est généralement utilisée pour la préparation des
fiches des connecteurs (FC, biconique, Radial).
Préparation des faces des fibres

Alignement optique
L’association d’un micro positionneur x, y et d’un microscope muni d’un système de
prisme permet un alignement des gaines extérieures des fibres (soudeuses BICC).
 Le même résultat peut être obtenu automatiquement au moyen de capteurs
optiques (soudeuse CLTO).
3.3. Alignement des cœurs par transmission de lumière
a) Injection et détection locales (IDL) par courbure
 L’injection et la détection se font par courbure des fibres, ce qui rend l’opérateur
autonome au point de raccordement.
 La détection est souvent synchrone de l’émission et peut atteindre des niveaux de
sensibilité importants.
 Le positionnement relatif des cœurs est optimisé par translation (suivant les axes x
et y par exemple) ou par rotation de l’une ou des deux par rapport à leur axe.
Dans ce cas, un support mécanique est utilisé, ce qui rend actifs des systèmes
initialement passifs.
Préparation des faces des fibres

Injection et détection éloignées (utilisée en laboratoire)


 Après réglage du gap, les cœurs sont alignés par
déplacement d’une fibre suivant les axes x et y. On
peut asservir le micro déplacement sur le niveau
détecté en ramenant l’information vers la source.
3.4 Alignement par visualisation des cœurs
 Les fibres sont éclairées perpendiculairement à leur
axe. Etant donné le profil d’indice de la fibre, le
contraste obtenu permet, après une mise au point
astucieuse, de visualiser les cœurs au moyen d’une
caméra haute résolution. Ceux-ci sont alignés et une
évaluation de la perte du raccord est effectuée.
Préparation des faces des fibres

Alignement
 C’est la phase qui influe le plus sur les performances en transmission des raccords
optiques.
3.1 Positionnement mécanique
 Il est souvent passif : le niveau de performance est dépendant de la précision des
pièces mécaniques. On verra qu’il est possible de le rendre dynamique.
a. Alignement dans une rainure en v
 Il est fréquemment utilisé pour aligner les fibres multimodes, certaines utilisations
avec les fibres monomodes se font jour en particulier pour des raccords « rapides ».
 Un écart de rayon de 1 µm induit à lui seul un mésalignement légèrement supérieur
à 1,7 µm, donc une perte voisine de 0,6 dB (sans tenir compte des autres
paramètres).
 Un écart de rayon de 3 µm (limites des tolérances CCITT) produira un
mésalignement de plus de 5 µm.
Préparation des faces des fibres

Alignement sur une surface plane


 La surface de référence est la surface définie par un plan rigide, un
matériau souple assurant le guidage de la fibre. Dans ce cas, le
mésalignement des centres des fibres est égal à la différence des
rayons.
Un écart de rayon de 1 µm ne conduira plus qu’une perte de 0,2 dB
environ (si les autres tolérances s’accordent parfaitement ailleurs).
c) Alignement dans une rainure
triangulaire souple
 Si le matériau constituant la rainure est homogène, les fibres
s’auto-alignent naturellement lors de leur introduction. On annule
donc les variations de diamètre et les centres des fibres sont alignés.
Seules subsistent les éventuelles excentricités mode/gaine des fibres.
 Exemple : AMP
Conclusion

 L’adjonction aux systèmes d’alignement mécanique


de systèmes d’injection et de détection de lumière
autorise une sensible amélioration des
performances.
 les phases de préparation des fibres et de maintien
de l’alignement peuvent prendre une large part
dans l’affaiblissement des raccords.
 Le contrôle qualité des pièces mécaniques est
primordial également.
 Ces facteurs auront un effet nivelant sur les
performances.
Maintien de l’alignement

 Quand l’alignement est effectué, il est nécessaire de


le figer de manière stable dans le temps. Cette
phase donne son nom au procédé de raccordement :
- Par soudure : on entend le raccordement par un
procédé de fusion de fibres pré alignées ;
- Par collage : le raccordement de fibres pré alignées
au moyen d’un adhésif adaptateur d’indice ;
- Par raccordement mécanique : le raccordement de
fibre dans lequel l’alignement des fibres est
déterminé par les composants du joint.
La soudure

 La source de chaleur la plus utilisée est l’arc électrique


généré par deux électrodes généralement alimentées
en courant alternatif (100 Hz à quelques KHz).
 Les paramètres importants sont le courants d’arc (10 à
20 mA) et la distance entre les électrodes (1.5 à 2.5
mm).
Selon les soudeuses, plusieurs programmes (jusqu’à 100)
de soudure sont disponibles en mémoires morte ou vive
dans lesquels sont fixés le courant d’arc, le temps de
chauffage, la pénétration (permet de compenser la
consommation de matière due à la soudure) et la vitesse
de pénétration, etc.…
Le collage

Les fonctions principales de l’adhésif sont d’assurer :


- les tenues axiale et longitudinale des fibres
- l’adaptation d’indice entre les fibres
- la reconstitution du revêtement
ces fonctions doivent être conservées dans le temps
quelle que soient les conditions de mise en œuvre.
Procédés mécaniques

 Le principe de maintien de l’alignement est souvent


lié au principe d’alignement lui-même.
 Il peut être effectué par blocage au moyen de clip
ou de ressort ou par collage.
Par exemple, dans le RMS, un ressort assure le
blocage du positionnement des férules, les fibres
étant collées à l’intérieur de celles-ci.
 Dans le raccord optique d’AMP, les fibres sont
maintenues par sertissage sur la silice.
PROTECTION DU RACCORD
 Lors de la mise en œuvre de raccord, nous avons vu qu’il était
nécessaire de dénuder la fibre.
 Les manipulations qui suivent peuvent être initiatrices de contraintes
et de fragilisations supplémentaires.
 Un soin particulier doit donc être apporté à la reconstitution du
revêtement afin d’éviter la pénétration d’eau au niveau de la silice
et de constituer un renfort qui encaissera les contraintes axiale et
longitudinale.
Raccords collés
 La résine adaptatrice de l’indice assure une barrière à l’humidité
et la tenue mécanique. Ainsi, dans le cas du placoptic, les résistances
à la traction sont de l’ordre de 4 daN car le collage s’effectue sur
45 mm et est renforcé par la plaquette de verre.
PROTECTION DU RACCORD
Raccords mécaniques
 Dans le cas d’un raccord mécanique celui-ci assure également la protection
mécanique.
Exemple : AMP
Soudure
 La résistance mécanique des fibres soudées est souvent faible lors du
transport de la soudure du lieu de soudure à celui de reconstitution du
revêtement, il arrive qu’il se produise des ruptures de fibre :
 Au niveau du joint si celui-ci est seulement « collé »,
 à 2 ou 3mm de part et d’autre de celui-ci, lieu où les gradients de
température ont provoqué des contraintes lors du refroidissement ;
 ou de manière aléatoire sur le reste de la fibre dénudée. Dans ce cas, on
peut incriminer une mauvaise préparation de la fibre et/ou des mâchoires
mal réglées ou polluées sur la machine à fracturer et/ou à souder.
PROTECTION DU RACCORD

 Il existe deux manières qui peuvent être


complémentaires de renforcer la résistance
mécanique d’une soudure.
 en réduisant les causes de contraintes par un
dénudage sur courtes longueurs ;
 par une préhension sur le revêtement et non plus sur
la silice
 par l’utilisation d’une protection qui procure un
renfort.
La fibre optique dans le réseau d’accès:
configurations
 FTTX: FIBER TO THE X: LA FIBRE JUSQU’À X
Amener la fibre jusqu’au plus près de l’utilisateur avec architectures:
 en équipements intermédiaires actifs /SR OPTIQUE
 en équipements passifs PON/SPLITTER
 Réseau d’accès à très haut débit
 Technologie d’accès FTTX en deux grandes familles:
1. Fiber To The Curb (FTTC) , Fiber To The Node (FTTN*), Fiber To The Last Amplifier (FTTLA**)
 Le réseau fibre optique raccorde un point de distribution intermédiaire (sous-répartiteur
d’immeuble, armoire de rue, station de base…) et poursuit jusqu’à l’abonné en cuivre (VDSL,
HFC) ou en radio.
2. Fiber To The User (FTTU/FTTH/ FTTB)
 Le réseau fibre optique raccorde jusqu’à l’utilisateur final (habitation, immeubles bureaux ou
résidentiel) selon 2 modalités:
a) Point à multi-points (PON)
b) Point à point (Ethernet point à point).
UTILISATION D’EQUIPEMENTS ACTIFS
 A partir d’un NRO(Nœud de Raccordement Optique), la fibre est posée
jusqu’à un PBO(Point de Branchement Optique) et à partir du PBO jusqu’à
la PTO(Prise Terminale Optique) à l’intérieur du bâtiment du client.
 A partir d’un OLT(Optique Line Termination) la fibre est posée jusqu'à un
SRO(Sous Répartiteur Optique) et de là jusqu’à un TRO(Terminal de Réseau
Optique) ou ONU(Optical Network Unit). A partir de là et selon les besoins:
 Une fibre est tirée jusqu’à l’intérieur du bâtiment du client.
 Un câble métallique est tiré jusqu’à l’intérieur du bâtiment du client.
UTILISATION D’EQUIPEMENTS PASSIFS
 A partir d’un TLO, la fibre est posée jusqu’à un ONU. De l’ONU, la fibre est
tirée jusqu’à un ONT(Optical Network Terminal) chez le client.
Différents sigles utilisés:
 FTTN : Fiber To The Neighbourhood (Fibre jusqu'au quartier)

 FTTC : Fiber To The Curb (Fibre jusqu'au trottoir)

 FTTS : Fiber To The Street (Fibre jusqu'à la rue - bâtiment)

 FTTN : Fiber To The Node (Fibre jusqu'au répartiteur)

 FTTB : Fiber To The Building (Fibre jusqu'au bâtiment)

 FTTCab : Fiber To The Cab (Fibre jusqu'au sous-répartiteur)

 FTTP : Fiber To The Premises (Fibre jusqu'aux locaux - entreprises)

 FTTH: Fiber To The Home (Fibre jusqu'au domicile)

 FTTO: Fiber To The Office (Fibre jusqu'au bureau - entreprises)

 FTTLA: Fiber To The Last Amplifier (Fibre jusqu'au dernier


amplificateur)
 PON(Passive Optical Network)
Technologies FTTX utilisant des réseaux optiques passifs :
 Infrastructure sous-jacente des fibres optiques,

passifs car les équipements de la partie intermédiaire de


ces réseaux sont inactifs : ils ne sont pas alimentés en
électricité et n’embarquent aucune électronique.
 Ces réseaux permettent un service d’acheminement de
flux bidirectionnels et multimédia à très haut débit,
jusqu’à l'utilisateur final, entreprise ou particulier.
Exemple de FTTX/PON
TECHNIQUE DE CONSTRUCTION
DES LIGNES AERIENNES
Choix de la construction en aérien

 Avant d’opter pour la construction en aérien, il faut


procéder à une étude comparée des deux solutions:
construire en aérien et construire en souterrain.
 Le choix se fera après examen d’un bilan actualisé
sommaire et de considérations techniques .
 Les autres considérations dont il faut tenir compte,
c’est l’environnement, le coût, les avantages liés à
cette solution.
Dans quels cas opter pour une construction en
aérien ?
 La construction des lignes aériennes est souvent adoptée
pour :
 Son prix de revient moins élevé pour les artères peu
chargées (coût de l’aérien équivaut au tiers du coût du
souterrain).
 Sa facilité de remaniement, d’où son emploi fréquent dans
les zones en mouvement lors des constructions provisoires.
 La possibilité de récupération du matériel.
 Ainsi, on a le plus souvent intérêt à adopter la construction
aérienne dans les zones à très faible densité téléphonique,
dans les terrains rocheux et dans les zones où les besoins en
téléphone sont encore mal définis.
Quelles sont les difficultés auxquelles il faut
s’attendre ?

 On rencontre dans la construction des artères


aériennes, certains obstacles parmi lesquels on peut
citer :
 Dénivellation (arrachement ou enfoncement des
appuis)
 Courbe ou changement de direction (effort de
tirage)
 Traversée de voies
 Proximité des lignes d’énergie
Quels dangers peut subir une artère aérienne ?

 Au nombre de ceux-ci, on trouve :


 Vandalisme (sabotage sur les fils et câbles)
 Facteurs atmosphériques (force éolienne, coup de
foudre).
 Feux de brousse
 Accidents de la circulation
 Erosion du sol
Les différents types d’artères aériennes

– Artères urbaines :
 Elles sont construites à l’intérieur des agglomérations

et sont composées uniquement de lignes d’abonnés.


– artères interurbaines :
 Elles sont construites entre villes, à l’extérieur des
agglomérations et peuvent être composés de
circuits.
Les supports

Les supports des câbles aériens sont constitués de:


 Poteaux en bois

Ce sont des fûts d’arbre résineux. Les essences utilisées sont:


 Pins

 Sapins

 Épicéas

 Mélèzes

 Tecks

 Les normes à respecter pour le choix des essences:

 Solidité(résistance aux intempéries, aux moisissures, aux rongeurs, …)

 Rectitude

 Dimension suffisante(longueur, nombre de cernes donnant la section voulue).


Traitement

 Un antiseptique est injecté dans les poteaux pour en assurer la protection.


Un traitement complémentaire de pied (2 mètres environ de hauteur) doit
être fait sur tout poteau par injection de créosote.
 La partie la plus menacée d’un poteau se situe à environ 10 à 20 cm
au-dessous du sol.
Deux procédés sont actuellement utilisés pour traiter les poteaux :
1 – le procédé "Boucherie".
Il consiste à injecter dans le bois vert non encore écorcé une solution
aqueuse de sulfate de cuivre de manière à chasser la sève et à la
remplacer par cette solution.
2 – le procédé "Bethel".
Il consiste à placer les poteaux secs en autoclave où ils sont soumis
à un vide poussé. La solution antiseptique est ensuite introduite sous pression
dans l’autoclave de façon que les poteaux soient injectés à refus.
Marquage

 A 3.5 m de la base, deux clous :


 Le clou le plus haut porte une lettre d’identification du fournisseur et
une lettre indiquant le propriétaire. Eventuellement une troisième
lettre A indique que le poteau est d’essence sapin- épicéa.
 Le clou inférieur porte l’année de fabrication et la lettre B (poteaux
traités par le procédé Boucherie) ou V (poteaux traités par le
procédé Bethel).
 Eventuellement sur un troisième clou on peut trouver la marque NC
(non créosoté).
*A la base du poteau on trouve :
 La marque de l’agent réceptionnaire

 La date d’utilisation du poteau sous forme de fraction (numérateur =


mois. Dénominateur = millésime de l’année d’utilisation).
Profondeur d’implantation

longueur
P= + 0,70 m
10
Tableau des profondeurs d’implantation
des différents types de poteaux de poteaux
Longueur Profondeur
des poteaux d’implantation
48/5 05,50 m 1,20 m
48/6 06,25 m 1,30 m
48/7 07 m 1,40 m
48/8 08 m 1,50 m
48/10 10 m 1,70 m
48/12 12 m 1,90 m
48/15 15 m 2.20 m
LES APPUIS BOIS

 Un appui bois est un poteau en bois armé pour


supporter une artère aérienne. Lorsqu’un appui doit
supporter un effort important, on peut le renforcer
soit par un deuxième poteau, soit par un hauban.
Les différents types d’appuis sont :
 appui simple
 appui moisé
 appui couple (simple ou ancré)
 appui haubané (simple ou double à 30 ou 45°)
Les appuis simples

 L’appui simple est constitué par un poteau en bois implanté en pleine


terre ou exceptionnellement fixé sur un socle en béton. La longueur
du poteau est choisie en fonction des distances réglementaires à
respecter pour les câbles.
 On tient compte du nombre de câbles à poser et
aussi des flèches afin de respecter les hauteurs minimales au-dessus
du sol, soit
o 2.50 mètres le long des voies ferrées,
o 4mètres le long des routes,
o 6 mètres aux traversées de route etc.…
 Les efforts supportés par l’appui doivent être
appliqués à 25 cm du sommet. La charge de rupture à ce point est
comprise entre 300 et 500 daN. Elle varie avec l’essence du bois et
le diamètre du poteau.
Les appuis moisés

 Un appui moisé est constitué par deux poteaux en bois, un majeur et un


tuteur, assemblés par 2, 3 ou 4 boulons suivant la longueur des poteaux.
 Sauf pour un majeur de 5,50 mètres, le tuteur est toujours de longueur
immédiatement inférieur. Son sommet doit être taillé en biais par mesure de
sécurité.
 L’appui moisé doit répondre impérativement aux conditions suivantes :
 La profondeur d’implantation doit être majorée de 0,15 m par rapport à
un appui simple de même hauteur que le majeur.
 Il doit être calé soigneusement au moyen de dalles ou de pierres plates.
 En alignement droit, les boulons de moisage doivent être perpendiculaires à
la direction des câbles.
 En courbe, les boulons doivent être dans le plan de la bissectrice de l’angle
formé par les portées adjacentes. Le tuteur doit se trouver toujours à
l’intérieur de la courbe.
Les appuis couples

 L’appui couple est constitué par l’assemblage de deux poteaux: un


piédroit et une jambe de force.
 Cet assemblage est réalisé soit à l’aide d’un boulon de tête 1/5 et
d’une entretoise en forme de V, entretoise 20/4 et (éventuellement,
suivant la longueur du poteau, une entretoise trapézoïdale 20/5),
soit à l’aide d’une entretoise à ouverture variable 20/11.
 Quelque soit le mode d’assemblage, l’appui couple peut
être construit de deux manières, la jambe de force pouvant
travailler soit à la compression soit à l’arrachement.
 La jambe de force est implantée :
 En alignement droit, perpendiculairement à la direction des câbles ;
 En courbe, dans le plan de la bissectrice de l’angle formé par les
deux portées adjacentes.
 En tête de ligne, dans le sens de la ligne.
appuis couples simples avec boulon de tête et
entretoise 20/4
 L’entretoise en V détermine un angle de 11°50 entre les poteaux.
L’écartement approximatif des axes des fouilles, au niveau du sol est :
 0.90 m pour les poteaux de 05,50 m ;
 1.10 m 06,25 m
 1.20 m 07 m
 1,44 m 08 m
 1,75 m 10 m
 2,25 m 12 m
 L’assemblage exige une bonne précision dans les cotes de percement.
Les percements sont effectués au sol. La jambe de force est raccourcie à la
longueur voulue, cette longueur étant mesurée après mise en place du
piédroit et creusement de la fouille destinée à recevoir la jambe de force.
 Par mesure de sécurité, les têtes de boulons doivent être placés à
l’extérieure de l’appui.
appuis couples simples avec boulon de tête et
entretoise 20/4

 Les efforts appliqués à 25 cm du sommet de l’appui


ne doivent pas dépasser les valeurs ci-dessus et
suivant la nature du terrain :
 80 à 120 daN (effort permanent) et 130 à 200
daN (effort temporaire) pour les poteaux de 5,5 m
et 6,25 m.
 120 à 150 daN (effort permanent) et 150 à 250
daN (effort temporaire) pour les poteaux de 7 m et
plus.
appuis couples simples avec boulon de tête et
entretoise 20/4
 Sous réserve du respect strict des deux premières prescriptions, l’effort qui
peut être appliqué à un appui moisé est le double de celui auquel résiste
un appui simple de même hauteur dans la direction perpendiculaire aux
boulons et environ 2,5 fois celui dans la direction des boulons. En
conséquence, pour résister aux efforts transversaux dus au tirage ou à
l’action du vent, l’appui moisé doit être conscrit comme indiqué aux deux
dernières prescriptions.
NB : en tête de ligne, les boulons sont placés dans le sens de la ligne.
 Afin d’éviter une déformation permanente de l’appui, les efforts
appliqués à 25 cm de la tête du majeur ne doivent pas dépasser les
valeurs suivantes :
 75 daN (effort permanent) et 120 à 180 daN (effort temporaire) pour les
poteaux de 5,50 m et 6,25 m.
 80 à 100 daN (effort permanent) et 130 à 200 daN (effort temporaire)
pour les poteaux de 7 m et plus. Les appuis moisés sont assemblés au sol.
Appui couple simple avec entretoise à
ouverture variable 20/11
 L’entretoise est fixée par des tire-fond. L’angle formé par
les deux poteaux peut varier 11° à 19°. Plus l’écartement
est grand, plus l’appui est solide.
 L’écartement des axes des poteaux au niveau
du sol peut varier dans les limites indiquées ci-dessous :
 1 m à 1,60 m pour les poteaux de 05,50 m
 1.12 m à 1,82 m pour les poteaux de 06,25 m
 1,25 m à 2.05 m 07 m
 1.40 m à 2,40 m 08 m
 Remarque : On ne doit jamais raccourcir un poteau par la
base. Couper au besoin la jambe de force toujours par le
haut du poteau.
Appui couple ancré

 L’appui couple ancré a la même constitution que


l’appui couple simple avec adjonction d’un hauban
de pied.
 Celui-ci est fixé sur le piédroit lorsque l’appui
travaille à la compression.
 Il est fixé sur la jambe de force lorsque l’appui
travaille à l’arrachement.
Appuis haubanés

 Le haubanage a pour but de consolider l’appui afin qu’il ne


subisse pas de déformation. A cet effet, le hauban doit être
toujours tendu.
 L’angle formé par le poteau et le hauban doit être le plus
grand possible et au moins égal à 30°. On lui donne
rarement une valeur supérieure à 45°.
 L’ancrage par plaque et tige d’ancrage est mis en place
après exécution d’une fouille ; il exige un remblaiement et
un damage soignés.
 Il peut être remplacé par un ancrage à vis ou ailettes, dans
ce cas, la plantation de l’ancre se fait verticalement et sans
fouille. La charge de rupture du hauban 32/21 est de 1560
daN. Il peut être utilisé simple ou double.
Appuis haubanés

 Le point de fixation du hauban doit se situer le plus près possible


du point d’application des efforts à supporter.
 La résultante de ces efforts appliqués à 25 cm de la tête du
poteau ne doit pas dépasser les valeurs indiquées ci-dessous :
 Appui haubané simple à 30° : 250 daN pour l’effort permanent et
375 daN pour l’effort temporaire.
 Appui haubané double à 30° : 500 daN pour l’effort permanent et
750 daN pour l’effort temporaire.
 Appui haubané simple à 45° : 350 daN pour l’effort permanent et
525 daN pour l’effort temporaire.
 Appui haubané double à 45° : 700 daN pour l’effort permanent et
1050 daN pour l’effort temporaire.
Les poteaux métalliques

 Les poteaux métalliques approvisionnés sont en


acier galvanisé à chaud.
 Ils ont la forme d’un tronc de pyramide ou celle d’un
prisme droit.
 Leur section est octogonale.
 Ils sont lisses et rectilignes. La base et le sommet
sont ouverts.
Marquage

 Chaque poteau comporte sur l’une des faces, à 3.50 m de la base


une marque en creux ou en relief indiquant :
 Le sigle PTT

 La hauteur totale en cm ou en m

 La marque du fabricant

 Le millésime de l’année de fabrication.

 En outre, un repère indique la profondeur normale d’implantation.

Remarque :
1. Une rehausse en acier galvanisé présentant la même forme que le
poteau pyramidal permet de surélever de 1 mètre ce type de
poteau, mais l’effort disponible en tête est réduit.
2. La rehausse dont le N° technique est 48/30 a une longueur totale
de 1,20 m. elle s’emboîte sur une longueur de 20 cm.
Tableau des longueurs d’implantation des
poteaux métalliques
N° de nomenclature Longueur totale Profondeur
d’implantation
prismatique pyramidaux

48/36 48/26 6m 1,25 m

48/265 6,50 m 1,30 m

48/37 48/27* 7m 1,40 m

448/98 48/28 8 m1,25 1,50 m


LES APPUIS METALLIQUES

 Comme les appuis bois, les appuis métalliques sont


des poteaux métalliques armés pour supporter des
artères aériennes.
 Ils sont aussi renforcés en cas de nécessité.
 Les différents types d ’appuis métalliques sont:
 Appui simple
 Appui couple (simple ou ancré)
 Appui haubané(simple ou double à 30° ou 45°)
Les appuis simples

 Implantés en pleine terre ou fixés sur une embase


métallique ou encore dans un massif en béton coulé
sur place, le poteau métallique se déforme
définitivement pour un effort de 300 daN.
 L’effort appliqué à 25 cm de la tête du poteau ne
doit pas dépasser 80 daN pour un effort
permanent et 175 daN pour un effort temporaire.
Les appuis couples

 L’appui couple simple est constitué de deux poteaux


métalliques (un piédroit et une jambe de force) assemblés
au moyen d’une entretoise à ouverture variable 20/11.
Celle-ci est fixée par cerclage. L’ouverture qu’elle détermine
entre les deux poteaux peut varier entre 11°et 19°.
 La jambe de force et le piédroit travaillent de la même
façon que pour un appui en bois.
 Les efforts appliqués à 25 cm de la tête de l’appui ne
doivent pas dépasser les valeurs suivantes :
 Ouverture minimale : 80 à 120 daN en effort permanent et
120 à 200 daN en effort temporaire.
 Ouverture maximale : 120 à 150 daN en effort permanent
et 200 à 300 daN en effort temporaire.
Les appuis couples ancrés

 L’appui couple ancré est construit de la même façon que


pour un appui bois.
 L’ancrage est constitué par une plaque d’ancrage en acier
31/6 ou une dalle en béton et une tige d’ancrage 31/5 ou
encore par une ancre à ailettes ou à vis fixée à une semelle
à goupille 7/5 placée à 10 cm au dessus du sol.
 Les efforts appliqués à 25 cm de la tête de l’appui ne
doivent pas dépasser les valeurs suivantes :
 Ouverture minimale : 400 à 600 daN en effort permanent
et 600 à 900 en effort temporaire.
 Ouverture maximale : 750 à 1000 daN en effort
permanent et 1000 à 1500 daN en effet temporaire. Pour
ce cas, on doit doubler le feuillard de cerclage.
Les appuis haubanés simples ou doubles à 30
ou 45°

 Les matériels utilisés sont identiques à ceux des


appuis bois à l’exception du collier qui est remplacé
par une semelle à goupille 7/5.
 La distance minimum entre le bord de la fouille et le
poteau est déterminée de la même façon.
 Les efforts sont supposés appliqués à 25 cm du
sommet de l’appui.
Choix de la hauteur des appuis
Il se fait en fonction :
 des flèches
 des distances règlementaires
 de la position des attaches

Exemple :
 Déterminer la hauteur d’un appui devant supporter un câble 98286 (flèche maximale en été 0,84 m pour
une portée de 40 m). Le point d’attache est à 0,30 m du sommet d’appui et le long d’une route.
Hauteur hors sol = 0,30 m + 0,84 m + 4 m
= 5,14 m
Hauteur de l’appui
≈ 6,48 m

On prendra un poteau de 6,50 m (48/265).


Calcul de la distance entre poteau et bord de la
fouille d’ancrage et
Calcul de la longueur du câble de hauban
 Appui haubané simple à 30°
Fouille d’ancrage
La distance minimum entre le bord de fouille et le poteau est de :
(hauteur hors sol – 0,50 m) x 0,6
Longueur l du hauban
La longueur du hauban 32/21 est de :
l = (hauteur hors sol de l’appui – 0,50 m) x 1,2
 Appui haubané double à 30°

Fouille d’ancrage
Même formule que ci-dessus
Longueur L du hauban
La longueur du hauban est alors le double.
L = 2 x (hauteur hors sol de l’appui – 0,50 m) x 1,2
L=2l
Calcul de la distance entre poteau et bord de la
fouille d’ancrage et
Calcul de la longueur du câble de hauban
 Appui haubané simple à 45°
Fouille d’ancrage
La distance minimum entre le bord de fouille et le poteau est de :
H = (hauteur hors sol de l’appui – 0,50 m)
Longueur l du hauban
Elle est de :
l = (hauteur hors sol de l’appui – 0,50 m) x 1,4
 Appui haubané double à 45°

Fouille d’ancrage
La même que ci-dessus
Longueur L du hauban
L = 2 x (hauteur hors sol de l’appui – 0,50 m) x 1,4
L=2l
LES APPUIS COMMUNS

 Les appuis communs sont des appuis d’énergie de


première catégorie utilisés en commun par les Télécom
et les services de distribution d’énergie électrique.
 La tension maximale est 500 Volt en courant alternatif
et 750 Volts en courant continu.
 L’espace minimal entre les deux nappes est fixé à:
 0,50 m si les conducteurs d’énergie sont isolés
 1,50 m si les conducteurs d’énergie sont nus.
 Une bande de couleur jaune ceinturant l’appui,
détermine la limite d’intervention des agents des
télécommunications.
LES APPUIS COMMUNS

 Les appuis communs sont soit en béton, soit en bois.


La fixation des câbles téléphoniques doit être telle
qu’on ait une hauteur libre de:
 3 m le long des routes,

 4 m au-dessus des terrains privés,

 5,50 m au-dessus des voies ferrées et

 6 m en traversée de route.

NB : un ruban de couleur jaune limite la hauteur


d’intervention des agents Télécom.
Les appuis de façade

d - Les appuis de façade


 Les appuis de façade sont des ferrures
en tube d’acier carré de 45 mm de côté, supportés par
les façades des bâtiments dans les zones urbaines.
 Ces types d’appuis sont mis en œuvre
dans les rues étroites ou encombrées où il n’y a pas
suffisamment d’espace pour implanter les autres types
d’appuis.
 Ils peuvent être source de litiges avec les
propriétaires, n’entreprendre aucun travail avant
d’avoir obtenu l’accord écrit de ce dernier.
Les appuis de façade

 Les appuis de façade sont constitués :


 De tiges qui sont scellés horizontalement 40/1 : longueur de 1,30 men ligne
courante ; 40/2 : longueur de 1,50 m devant les fenêtres
 De jambes de force associées aux tiges par des flasques coudés 47/2
 37/1 : longueur 1,05 m avec 40/1 employé verticalement ou
horizontalement
 37/2 : longueur 1,30m avec 40/2 employé verticalement ou
horizontalement
 D’un potelet 38/1 (0,25 m) fixé à la tige par une paire de flasques droits
47/1.
 Remarque : afin de protéger la façade, fixer sur la jambe de force un
collier de fil recuit.
 Pour une meilleure étanchéité, intercaler au point de rencontre jambe de
force-tige, une plaque de plomb.
Matériel à utiliser

 En tête de ligne : 2 scellements


 1 tige
 1 jambe de force à fixer en position horizontale
 1 potelet 38/1
 1 paire de flasques droits 47/1
 1 paire de flasques coudés 47/2
 1 traverse 5/15 tenue avec une bride 2/1
 1 coffret sur une ferrure 2/11 fixée au potelet par une bride 2/1.
 En ligne courante : 1 scellement
 1 tige
 1 potelet
 1 paire de flasques droit
 1 bride 2/1 plus 1 traverse 5/15
Matériel à utiliser

 En fort tirage : 2 scellements


 1 tige
 1 jambe de force (sceller en position verticale de
préférence)
 1 paire de flasques coudés
 1 paire de flasques droits
 1 potelet
 1 bride 2/1
 Traverse 5/15
 1 collier de fil recuit.
Les appuis de façade: précautions pour mise
en œuvre
Scellement
 Distance à respecter en angle du mur : 50 cm de part
et d’autre.
Profondeur de scellement
 Scellement moyen :

 14 à 18 cm en pierre tendre

 14 à 16 cm en pierre dure

 Scellement fort :

 18 à 22 cm en pierre tendre

 16 à 22 cm en pierre dure.
ARMEMENT
Introduction

On distingue sous le nom général de matériel d’armement,


toutes les pièces métalliques fixés aux poteaux soit par
boulons, soit par cerclage.
 Les lignes aériennes sont construites en câbles isolés, soit
à une paire, soit multipaires.
 Ces câbles sont fixés aux appuis par l’intermédiaire de
ces ferrures. Le matériel utilisé diffère selon le nombre
et le type de câbles à poser et la nature des appuis
(poteaux en bois, poteaux en acier, potelets, supports
utilisés en commun avec les distributeurs d’énergie
électrique).
ARMEMENT POUR CÂBLES À UNE PAIRE

Appuis bois
 Lorsqu’il n’y a qu’un câble à poser on utilise un coin
piton 5/29 planté à 10 cm de la base du cône et pour
un second câble, on plante un second coin piton,
diamétralement opposé au premier et sur le même
plan.
 Au-delà de deux câbles une traverse 5/15 est
nécessaire, elle est fixée à l’appui en position axiale ou
en drapeau (ou porte-à-faux) par l’intermédiaire d’une
semelle 5/16 à l’aide d’un boulon 1/6 et d’un tire-
fond 1/21.
ARMEMENT POUR CÂBLES À UNE PAIRE

Appuis métalliques
 Tous les matériels utilisés sont fixés par un ou deux cerclages de feuillard en
acier inoxydable de 20 mm de largeur et de 0,7 mm d’épaisseur encore
appelé feuillard pour cerclage 3/1 et des boucles de cerclage 3/3.
Selon le nombre de câbles prévus on utilise :
 Jusqu’à deux câbles:

- 1 ou 2 dispositifs unicroches 5/32 fixés par le même cerclage.


 Pour trois ou quatre câbles:

- la semelle 5/17 est utilisée pour plus de quatre câbles,


- une traverse 5/15 fixée à la semelle 5/17 à l’aide de 2 boulons 1/12;
cette traverse peut se placer en position axiale ou en drapeau.
 Les appuis utilisés au BENIN, présentent une fente vers le sommet où se
glisse simplement la traverse 5/15 maintenue par deux petits crochets
appelés clavettes.
 La semelle 5/17 est utilisée seulement en cas de nécessité d’une rehausse.
ARMEMENT POUR CÂBLES MULTI PAIRES

Notions sur le t 10
 La constitution d’un appui, la nature de l’armement et
du matériel de fixation des câbles dépendent de
l’effort exercé par ces câbles sur cet appui, donc de la
tension de pose et de l’angle formé par les portées.

 On démontre que cet effort est égal à 2.T.t10/10


T est la tension totale des câbles.
t 10 le tirage réduit à 10 mètres exprimé en mètres.
Tracé du t10

Pour mesurer le t10 sur le terrain :


 on porte de chaque coté de l’appui d’angle A et suivant la
direction des portées, une longueur égale à 10 m AP et AP’,
les points P et P’ sont matérialisés par deux jalons que l’on
joint avec une corde.
 On estime le point D tel que la droite AD soit
perpendiculaire à la corde.
 Le t 10 est la longueur de AD.

 Si un obstacle quelconque ne permettait pas la méthode de


mesure précédente, reporter AE = 10 m dans le
prolongement de la portée.
 On obtient EP’ égale deux fois le t 10.
Tracé du t10

 On peut aussi utiliser une corde de 20 m comportant un


nœud en son milieu. Ce nœud est placé en A au pied
de l’appui.
 Chaque brin de corde est tendu suivant la direction des
portées adjacentes et les extrémités sont fixées au sol à
l’aide de piquets ou de jalons.
 Il suffit alors de tendre les deux brins de la corde en
amenant le nœud médian en D. la longueur AD est
égale à deux fois le t 10.
 La droite AD donne la direction de la consolidation à
prévoir si nécessaire.
Armement sur appui en bois

L’armement est uniquement constitué par le dispositif


30/34 fixé au poteau par un boulon 1/6.
 En cas de pose simultanée de deux câbles
multipaires, les dispositifs 30/34 sont posés de
chaque côté de l’appui. Sur le même boulon et 20
cm en dessous de l’axe de la traverse 5/15 soit à
25 cm de la base du cône.
 Un deuxième plan de câbles multipaires peut être
posé à 15 cm en dessous du premier.
Armement sur appuis métalliques

Sur appui métallique, le dispositif 30/34 est fixé par


un boulon 1/13 (filetage vers l’extérieur) sur un
étrier 30/41. L’ensemble est ensuite maintenu par
cerclage à 23 cm du sommet de l’appui.
 Lorsque deux câbles sont à poser simultanément, un

seul cerclage maintient deux étriers. Un deuxième


plan de câbles multipaires peut être posé à 15 cm
dessous du premier.
Armement en tête de ligne ou en fort tirage
(t 10 >5 m)

Lorsqu’il s’agit d’appui en bois, l’armement est


uniquement constitué par un ou plusieurs colliers 7/0
ou 7/1 suivant le nombre de câbles à poser, le
tendeur à lanterne étant posé en même temps.
 Sur l’appui métallique, le collier est remplacé par la

semelle à goupille 7/5 fixée par deux cerclages


simples ou doubles en feuillard d’acier 20*0,7 mm.
Armement sur appuis communs

 En ligne courante, on utilise le même armement que


pour les câbles de branchement. Celui-ci étant
complété par une ferrure 30/37 fixée à la traverse
5/15 par un boulon 1/12. Cette ferrure sert de
support au dispositif 30/34.
 En tête de ligne, les câbles sont arrêtés sur la
traverse 5/15 ou sur une semelle à goupille 7/5
fixée par cerclage.
POSE DES CABLES AERIENS
GENERALITES

 La pose et l’entretien des câbles aériens


représentent une part importante de l’activité des
services des lignes.
 Il convient donc de choisir les méthodes et les
moyens d’action qui permettent de concilier la
meilleure efficacité d’exécution, la sécurité du
personnel et des tiers et une qualité de travail
soignée, car de la qualité du service dépend en
partie le fonctionnement de ces câbles.
Les phases d’une pose de câbles aériens

 La pose des câbles comporte trois phases d’exécution :


 le déroulement ou le tirage,
 la mise sous tension mécanique et
 la fixation définitive.
 Chaque série d’opérations se déroule dans des conditions
différentes qui dépendent de multiples facteurs :
 type de câbles,
 caractéristique de la ligne aérienne,
 obstacles naturels,
 traversée de route, d’agglomérations, etc.
 Il est nécessaire d’employer dans chaque cas la méthode
d’exécution appropriée. Ceci implique que le personnel soit entraîné
et doté de moyens d’exécutions les mieux adaptés.
Position de pose sur les appuis

 Les câbles de branchement doivent conserver la


même position relative entre eux et les câbles
multipaires, rester de préférence, sur tout le
parcours, du même côté des appuis.
 Il faut éviter de les faire passer successivement côté
route et côté champ.
Sens de pose

 Le sens de pose n’intervient pas pour les câbles à une


paire. Les conducteurs sont différenciés par la gaine qui
porte une marque longitudinale sur l’un des côtés.
 Pour les câbles multipaires, les longueurs
de fabrication sont toujours enroulées dans le même
sens sur les tourets. Lorsqu’ils ne sont pas munis de demi
– connecteurs. Il est donc préférable de les dérouler
toujours de la même façon afin de faciliter les
épissures. Pour cela, le sigle du propriétaire gravé sur
l’enveloppe doit être orienté vers le central.
Les méthodes de pose

 Pour les câbles munis de demi – connecteurs, on


opère de la même manière pour faciliter le
raccordement entre le câble souterrain aérien.
 L’application de cette règle a les conséquences
suivantes :
 Lorsque la pose est effectuée par déroulement, le
touret est ramené vers le central ;
 Lorsque la pose est effectuée par tirage, l’extrémité
du câble est tiré vers les abonnés.
Pose des câbles à une paire

 Ces câbles sont livrés généralement en couronnes. Il


existe deux modes de pose :
1 – la méthode par déroulement
 La couronne étant mise en place sur une
brouette dérouleuse, l’extrémité du câble est placée
dans un dispositif d’arrêt 5/35 et l’ensemble est
accroché à la ferrure d’armement de l’appui de
départ. On tracte la brouette jusqu’à une dizaine de
mètres au-delà de l’appui suivant.
 On fait tourner le câble sur lui-même au moins une
dizaine de fois dans un sens pour un support donné, une
dizaine de fois dans l’autre sens pour le support suivant.
Pose des câbles à une paire

 On fait tourner le câble sur lui-même au moins une


dizaine de fois dans un sens pour un support donné.
Une dizaine de fois dans l’autre sens pour le
support suivant.
 Le but de cette opération est de vriller le câble afin
de réduire le déport dû au vent.
 Le câble 5/9 doit être systématiquement arrêté
aux extrémités de chaque portée à l’aide du
dispositif 5/35, et réglé à une flèche légèrement
supérieure à la requise.
Pose des câbles à une paire

Méthode par tirage


 La brouette est placée à poste fixe. Le câble est tiré à
même le sol jusqu’à l’appui terminal, après avoir
accroché le câble à cet appui, on retourne vers la
dérouleuse en suspendant et en réglant le câble à
chaque appui après avoir vrillé.
 Cette méthode présente plusieurs inconvénients :

 Surveillance accrue

 Risques sur les tiers

 Frottement du câble sur le sol...


Pose des câbles multi paires

 Les câbles multipaires sont posées soit par la


méthode de déroulement avec un camion nacelle
équipé ou non de chemin de roulement, soit par la
méthode de tirage, le touret restant sur place.
a – fixation en ligne courante et en t10 inférieur à
1,50 m.
 On utilise une fixation rigide à l’aide de la pince
30/34. Celle-ci est constituée par deux plaques
rainurées serrées de part et d’autre du câble
porteur par deux vis de 6 mm en acier inoxydable.
Pose des câbles multi paires

b – Fixation d’arrêt (tête de ligne)


 On utilise un collier de fixation 7/0 ou7/1
(appuis bois) ou une semelle à goupille 7/5(appuis
métalliques) auxquels on accroche le dispositif
d’arrêt qui comprend :
 Un tendeur 30/4;

 Un cosse – cœur 30/3;

 Une mâchoire 30/2 ou un serre-câble 31/1.


Pose des câbles multi paires

 Lorsque l’artère n’est pas protégée des vents transversaux, le filin porteur
doit être séparé du câble, au droit de la fixation sur une longueur totale de
1 m pour les petits câbles et 1,60 m pour les gros câbles.
 Cette séparation est nécessaire pour éviter que les oscillations du câble, dû
au vent ne le détériorent de part et d’autre de la fixation.
 La mise en tension du câble se fait avec :
-un câble tracteur,
- une poulie,
- un tire – fort,
- un dynamomètre et
-une mâchoire de retenue.
 Sur les appuis bois, on peut arrêter le câble par ceinturage du poteau par
le filin porteur et en le maintenant avec un serre – câble.
MECANIQUE DES LIGNES
AERIENNES
GENERALITES

La construction aérienne pose avant tout des


problèmes de résistance mécanique, qu’il s’agisse
des fils conducteurs ou des câbles eux-mêmes ou
des appuis auxquels ils seront suspendus.
 Les uns comme les autres doivent résister dans des

conditions satisfaisantes aux efforts dus à leurs


tensions permanentes comme aux surcharges
accidentelles subies sous l’action du vent notamment.
GENERALITES

 a – Notion de force
On appelle force, toute cause capable de produire ou
de modifier un mouvement ou encore toute cause
capable de déformer un corps. Elle est caractérisée
par :
-Un vecteur ;
-Son intensité (en Newtons) ;
-Sa direction (celle de l’axe porteur du vecteur) ;
-Son sens (celui du vecteur).
GENERALITES

 b – Moment d’une force


C’est le produit scalaire de la longueur du bras de
levier par l’intensité de la force.
Soit P le poids du corps appliqué en G. on doit
exercer à l’aide du levier pour soulever le solide.
Une force F telle que : P.b = F.a.
Soit
GENERALITES

 Forces concourantes : leur point d’application est


commun, c’est le point 0.
 Cas de deux forces résultantes : On mène par M
et N les parallèles aux vecteurs 0M et 0N. Elles se
coupent en P. 0P est le vecteur cherché. 0MNP est
appelé parallélogramme de forces.
 Cas de deux forces égales : 0P est la bissectrice de
MÔN.
Câble tendu

Soit AOB la courbe décrite par le fil ou le câble tendu entre les deux
points A et B. Le point d’attache supporte F1 = tension du câble et
F2 = poids de la demi-portée.
La résultante F de F1 + F2 est tangente en A à la courbe décrite. La
longueur OM indique la flèche.
La courbe décrite par le fil est considérée comme une parabole.
 Conséquences :

Elles résultent des propriétés de la parabole. Les tangentes issues de A


et de B se coupent en C
et MC = 2 OM et AA’ = BB’ = 2 MC = 4OM.
Si OM = F (F = valeur de la flèche).
On déduit que : AA’ = BB’ = 4F.
Tension

C’est la force qui s’exerce sur les points de fixation lorsque le


câble est mis en place sur les poteaux. On considère qu’elle
est la même sur toute la portée et elle s’exprime en daN.
Après la pose des câbles, il faut les tendre pour les mettre au
même niveau suivant une tension dite: tension de service ou
tension de pose.
Il existe pour chaque catégorie de câbles une tension de
rupture qui est la tension nécessaire au câble pour le
rompre.
Avec la puissance du vent et du froid(neige, verglas), ces
tensions de rupture risquent d’être atteintes si des
dispositions ne sont pas prises. La solution est l’application
du coefficient de sécurité qui est le rapport:
Tension

 Selon la température de l’air, pour le câble en cuivre ou en bronze, les coefficients


sont:

- 20° - 10° 0° + 10° + 20° + 30° + 40°

3,5 4 5 6 7 8,5 10

La tension de rupture des câbles se calcule avec la tension du câble par mm2
 Soit pour le cuivre: 44 daN

 Soit pour le bronze: 73,5 daN

Exemple:
Pour un câble en cuivre de 2,5 mm et de section 4,90 mm2
- sa charge de rupture est Tr: 44 x 4,90=216 daN
A une température de 10°, n=6
- la tension est: 216:6=36 daN
Flèche

Le câble décrit dans le plan vertical passant par AB une courbe


géométrique appelée chaînette.
La flèche d’un câble est la distance séparant le point le plus bas O du
câble de l’horizontale passant par les points de fixation.
La flèche F est liée à la tension T du câble par la formule
fondamentale :

F = flèche en mètres
P = poids en daN de un mètre de câble
I = longueur de la portée en mètres
T = tension du câble en daN.
Mesure de la flèche

La mesure de la flèche peut se faire directement en comparant la


hauteur du point O à celle des points de fixation A et B :
-Par visée horizontale (2 agents)
-Par la visée de la tangente
-Par mesure de la hauteur hors sol avec une corde ou une perche (un
seul agent) ;
-Par comptage du nombre d’oscillations (balancements) du câble.
Ce procédé est plus commode. Un agent placé au milieu de la portée
provoque peu à peu à l’aide d’une perche le balancement
transversale du câble. Il compte les oscillations (une oscillation
comprend un aller et un retour) exécutées par le câble en une
minute (ou une demi – minute si les oscillations s’amortissent trop
rapidement).
Mesure de la flèche

 Quelles que soient les caractéristiques du câble et


la longueur de la portée, la flèche en mètre est
donnée par la formule :

N = nombre d’oscillations par minute


F = valeur de la flèche en mètres.
REGLE DE POSE DES CABLES SUR ARTERES
TELECOM
 En absence de vent à 15°C pour des portées limitées à
50 m, il a été décidé de fixer la valeur de la flèche à
66 cm pour tous les câbles.
 Dans les mêmes conditions, pour d’autres valeurs de
portées, celles des flèches sont déterminées par la
formule :

F =

l = longueur en m de la portée.
F = flèche en cm.
TIRAGE REEL (OU TOTAL) ET TIRAGE REDUIT

Représentons les forces s’exerçant sur l’appui O par les vecteurs OA et OB.
OA et OB sont les portées
OM est appelé Tirage réel ou encore Tirage total.

On a :

Si l’on prend sur 0A et 0B une longueur de 10 m, on obtient le point T en joignant N et N’.


OT est appelé t10 ou tirage réduit.

On peut écrire :

Or OM = Tirage Réel (TR) et OB = l = portée.

Donc

Alors
Calcul du tirage réduit en courbe

Les poteaux sont placés sur une courbe circulaire comme le montre le schéma.
La courbe est l’arc BAC.
La figure représente le cercle en entier.
R est le rayon de courbure de ce cercle.
AB = AC = portée,
O est le centre de la courbe,
AD = 2R.
On sait que

Nous pouvons écrire : , soit t10. 2R = 10.l

=> donc
RESISTANCE D’UN APPUI

Définitions:
Les appuis sont appelés à subir des efforts variables en
valeur et durée. La nature des lignes qu’ils supportent
conduit à considérer trois types d’efforts :
 Effort de rupture : c’est la valeur de l’effort pour lequel
l’appui casse lorsqu’il y est soumis (l’effort étant calculé
comme appliqué à 25cm du sommet de l’appui) ;
 Effort temporaire : C’est l’effort que peut supporter un
appui sans se briser ni subir de déformation
permanente. Les appuis supportent des efforts
temporaires lorsque les câbles subissent des surcharges
dues à la pression du vent ou à un dépôt de verglas ;
RESISTANCE D’UN APPUI

 Effort permanent : c’est la valeur maximale de l’effort


applicable à un appui et au dessus de laquelle il
subirait une déformation irréversible (flambage).
 Le coefficient de sécurité d’un appui est défini comme
étant le rapport entre la valeur de sa charge de
rupture (Tr) et la valeur de l’effort réellement supporté
(T) :

 Le coefficient de sécurité doit être supérieur ou au


moins égal à 2. S’il tend vers 1, T tend vers Tr, ce qui
n’est pas indiqué.
RESISTANCE D’UN APPUI

Relations entre les différentes valeurs d’effort


 Les valeurs des efforts temporaires et permanents se

déduisent de celles des efforts de rupture par


application d’un coefficient de sécurité.
 Ces valeurs étant variables suivant la nature de

l’appui, on choisit les valeurs suivantes :


Valeurs du coefficient n

Efforts permanents Efforts temporaires

Appuis simples 10 3à4

Appuis consolidés 3 2
EFFORTS SUPPORTES PAR LES APPUIS

Les appuis supportent 2 types d’efforts :


 Un effort longitudinal qui est permanent

(T-20)
soit temporaire (TM en présence de vent) ;
 Un effort transversal temporaire (ou effort

horizontal maximum HM) qui s’exerce sur les portées


relatives à chaque câble.
 La valeur de chacun de ces efforts est donnée pour

chaque câble.
Effort supporté par l’appui en alignement droit

*En absence de vent


Les tensions T se font équilibre et se neutralisent. L’appui
supporte le poids des deux demi – portées qui
l’entourent.
*En présence de vent (appui simple)
Effort total = ∑ HM des différents câbles supportés.
*En présence de vent (appui avec consolidation
transversale)
Pour trouver l’effort que supporte cet appui, il suffit de
multiplier HM total supporté par un appui normal par
1,15 ; celui-ci lui transmettant 15% de l’effort qu’il
supporte.
Effort supporté par l’appui en tirage (ou appui
d’angle)

 L’appui d’angle supporte la résultante des tensions


des câbles qui lui sont accrochés. Il s’agit de :
 L’effort permanent (dû au tirage) en absence de
vent : 2∑T-20
 L’effort temporaire en présence de vent :
 2∑TM + ∑HM
 Pour le choix de l’appui, on considérera le cas le
plus défavorable.
Effort supporté par l’appui d’arrêt ou de tête
de ligne

L’appui supportera soit :


 Sans vent un effort permanent dû au tirage de tous

les câbles : ∑T-20


 Avec vent un effort temporaire longitudinal dû à

l’ensemble des câbles : ∑ TM


 Avec vent un effort transversal temporaire :
Fréquence de consolidation des appuis bois

Poteaux de 5,50 m et 6,25 m Poteaux de 7 m et 8 m

Pas de consolidation Σ HM < 90 daN Σ HM < 120 daN

1 appui consolidé sur 4 Σ HM de 90 à 150 daN Σ HM de 120 à 150 daN

1 appui consolidé sur 2 Σ HM > 150 daN Σ HM > 190 daN


Fréquence de consolidation des appuis métalliques

 Si ∑HM <175 daN : aucune consolidation


 Si ∑ HM en tête de ligne > 175 daN, construire en
souterrain car l’aérien serait onéreux (un effort de
175 daN correspond à une artère surchargée).
Tension de réglage
Tableau de pose : description et interprétation

 1ère colonne : les câbles des Télécom sont classés


en 14 catégories.
Pour une catégorie donnée, on a une même tension de
rupture, sensiblement une même masse linéique et
sensiblement une même surface apparente.
 2e colonne : on considère des portées régulières de

30 m, 40 m et 50 m.
 De la 3e à la 10e colonne : tension de réglage (ou
de pose des câbles).
Tableau de pose : description et interprétation

 De la 11e à la 13e colonne : tension de réglage ou de pose


des câbles avec vent suivant trois hypothèses (A, B’, B)
 Hypothèse A dite d’été

Elle correspond à un vent de 480 pascals (48 daN/m2) à +


15°C (c’est un vent de 100 Km/heure environ)
 Hypothèse B’ dite d’hiver

Elle correspond à un vent de 180 pascals (18 daN/m2) à –


10°C avec un dépôt de glace de 70 g par mètre de ligne.
C’est un vent de 60 Km/h environ.
 Hypothèse B dite d’hiver (sans glace)

Elle correspond à un vent de 180 pascals (18daN/m2) à –


10° sans glace.
Tableau de pose : description et interprétation

 14e colonne : coefficient de sécurité ‘’critique’’ c'est-


à-dire minimal correspondant, selon le cas, à l’une
ou l’autre des deux hypothèses A ou B’
 15e colonne : effort horizontal maximal (HM en
daN) correspondant à la même hypothèse que celle
pour laquelle on a le coefficient de sécurité critique.
 16e colonne : déport horizontal maximal (dM en
cm) dû au vent.
 17e colonne : flèche maximale (fM en cm) toujours
prise dans l’hypothèse A en été.
PIQUETAGE D’UNE LIGNE AERIENNE

Le piquetage d’une ligne a pour but de déterminer :


 Le parcours d’une artère

 L’emplacement des appuis

 La quantité de chaque type de matériel nécessaire


Règles générales

De façon générale, l’accent sera mis sur l’observation des


points suivants :
 Longueur maximum des portées au plus égale à 50 m

 Equilibrage des portées

 Hauteur minimale des câbles

 Distances horizontales et verticales à respecter en

fonction des différents obstacles


 Surplombs à éviter

 Respect des propriétés privées.


Choix du côté

Le choix des côtés est déterminé par :


 Le voisinage des lignes d’énergie

 L’occupation du sous-sol

 Les élagages à éviter si possible

 La présence de talus.
Matériel utilisé

Le matériel nécessaire à la réalisation du piquetage


d’une ligne se compose de :
 Double décamètre et topomètre

 Jalons

 Piquets

 Massettes

 Corde de 20 mètres

 Feuille de piquetage.
Emplacement des appuis

L’emplacement des appuis est en principe choisi pour obtenir des


portées de 50 mètres. Néanmoins on pourra réduire ces portées à
40 ou 30 mètres afin de diminuer les efforts dus :
 Soit au vent dans les sections particulièrement exposées

 Soit au tirage dans les courbes à faible rayon.

On procèdera de même pour éviter les raccords de câbles en pleine


portée.
 L’emplacement choisi doit permettre un accès facile de
l’appui (sécurité, facilité de travail, encombrement des voies).
 L’emplacement des têtes de ligne doit faciliter la
jonction au réseau souterrain.
 L’emplacement des PC doit respecter les directives
techniques (par exemple 300 mètres maximum pour les câbles de
branchement en agglomération).
Piquetage en ligne droite

Pour réaliser un piquetage en ligne droite il faut :


 Déterminer les 2 appuis extrêmes de la ligne

visibles
 Mesurer la longueur des portées

 Aligner les jalons

 Remplacer les jalons par des piquets.


Piquetage en courbe

Pour réaliser un piquetage en courbe, il faut :


 Mesurer la longueur de la courbe

 Déterminer la longueur des portées

 Mettre en place les jalons

 Effectuer une visée pour éviter les surplombs


(réduire en conséquence la portée)
 Tracer la bissectrice (par la mesure du t10)

 Déterminer le sens de la consolidation

 Remplacer les jalons par des piquets.


Tracé la bissectrice sur terrain

La corde de 20 mètres est étendue sur le sol, maintenue par trois


jalons ; un jalon introduit dans le nœud médian et fixé solidement à
l’emplacement prévu pour l’appui d’angle ; un jalon à chaque
extrémité de la corde tendue et fixé solidement dans le sol dans le
sens des portées.
 Le point milieu de la corde étant déplacé ensuite vers l’intérieur de
la courbe, déterminer la direction de la bissectrice, la corde bien
tendue.
 L’agent plante un piquet dans l’axe de la bissectrice.

Le choix des appuis sera déterminé en fonction :


 Du respect des hauteurs et distances réglementaires en tenant
compte de la flèche
 Des différents efforts qu’ils auront à supporter

 De l’application du Code des Télécommunications

 De l’emprise disponible.
FIN