Vous êtes sur la page 1sur 101

1

Construction

Le ciment

Sika France
2

Construction SOMMAIRE

Généralités
La ligne de fabrication
 Le cru
 La cuisson
 La fabrication du ciment
 Les ciments courants
 Composition + finesse = performances
 L ’hydratation

Sika France
3

Construction
DEFINITIONS (Norme NF P 15-301)

• Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-


dire une matière inorganique finement moulue
qui, gâchée avec de l’eau, forme une pâte qui
fait prise et durcit …

Le matériau formé est ensuite insoluble dans l’eau

Sika France
4

Construction DEFINITIONS (suite)


Le ciment anhydre est constitué de clinker additionné de gypse ( 5
%), et éventuellement pour les ciments composés, d’autres
constituants minéraux : laitiers, cendres volantes, fillers calcaires, …

Sika France
5

Construction NOTATION CHIMIQUE CIMENTIERE


La chimie du ciment se construit essentiellement à partir des 4 oxydes
majeurs suivants :

 CaO = C
 SiO2 = S présents dans les matières premières,
 Al2O3 = A et qui vont former les silicates et
 Fe2O3 = F les aluminates de calcium du clinker :

 (CaO)3SiO2 ou C3S (silicate tricalcique) ou (alite)


 (CaO)2SiO2 ou C2S (silicate bicalcique) ou (bélite)
 (CaO)3Al2O3 ou C3A (aluminate tricalcique)
 (CaO)4Al2O3Fe2O3 ou C4AF (alumino-ferrite tetracalc.)

Sika France
6

Construction

LE CIMENT
Fabrication

Sika France
7

Construction UN PEU D’HISTOIRE


• LES EGYPTIENS découvrent la chaux grasse, obtenue
par cuisson de roches calcaires à une température proche
de 1000°C, suivie d’une extinction avec de l’eau.
• LES ROMAINS ont fait véritablement du ciment en
ajoutant à la chaux de la pouzzolane.
• LOUIS VICAT en 1817 élabore la théorie de l’hydraulicité,
propriété jusque-là inexpliquée.
• En 1824, l’écossais ASPDIN donne le nom de PORTLAND
au ciment qu’il fabrique dans cette région.
• LA PREMIERE USINE DE CIMENT a été créée par
Dupont et Demarle en 1846 à Boulogne-sur-Mer.

Sika France
8

Construction LIGNE DE FABRICATION DU CIMENT


La fabrication du ciment se fait selon un procédé en
continu (personnel en 3x8), en suivant 3 lignes
successives :

• La ligne de fabrication du cru (de la carrière au


silo de stock cru)
• La ligne de cuisson (de l’alimentation du four au
silo de stock clinker)
• La ligne de fabrication du ciment (de
l ’alimentation des broyeurs aux silos d’expédition
ciments)

Sika France
9

Construction LIGNE DE FABRICATION DU CIMENT


La ligne de fabrication du cru (de la carrière au silo de stock cru)
La fabrication du cru commence à la carrière et se termine au silo de
stockage avant le four. Pour obtenir dans ce silo une farine crue
(procédé voie sèche) homogène et « au titre », les fonctions à assurer
sont le broyage, le séchage, l’homogénéisation et le dosage.

Sika France
10

Construction COMPOSITION D’UN CRU

Le cru est la source des éléments chimiques Ca, Si,


Al, et Fe, nécessaires à la formation des silicates et
aluminates du clinker.

• Pour la plus grande part (généralement > 95 %), ces


éléments sont fournis par une combinaison de roches
naturelles: calcaire, marne, argile, sable, ...

• La petite fraction restante (< 5 %) est fournie par des


matières dites «de correction », qui sont généralement
des produits de transformation d’autres industries :
cendres de pyrite (source de Fe) ou de bauxite
(source de Al), ...

Sika France
11

Construction COMPOSITION D’UN CRU (suite)


• Pour des raisons économiques, la cimenterie est
(presque) toujours installée sur un gisement de
calcaire (source de Ca), qui constitue environ 80 % de
la matière crue, et dispose également d’une carrière
d’argile (source de Si, Al, Fe) à proximité.

• Quelques cimenteries, dépourvues de carrière d’argile,


utilisent en substitution, des cendres volantes de
centrales thermiques ou du laitier de haut-fourneau,
qui doivent être achetées à l’extérieur, comme les
matières de correction.

Sika France
12

Construction COMPOSITION D’UN CRU (suite)


• La composition élémentaire typique d’un cru est la
suivante : C  43 %, S  14 %, A  3 %, F  2 %, le
complément à 100 étant la perte au feu ( 35 % de
CO2 et de H2O) et des oxydes mineurs: MgO, K2O, ...
• La composition minéralogique potentielle du clinker
peut être calculée à partir de la composition
élémentaire du cru par les formules de Bogue :
C3S = 4.07 C - 7.60 S - 6 72 A - 1.43 F
C2S = - 3.07 C + 8.60 S + 5.07 A + 1.08 F
C3A = 2.65 A - 1.69 F
C4AF = 3.04 F

Sika France
13

Construction CALCUL DE CRU


Le principe du calcul de cru est de déterminer les %
des matières premières dans le cru qui vont
permettre de former, après cuisson, les % souhaités
de C3S, C2S, C3A, et C4AF dans le clinker. La
démarche est la suivante :
• on fait l’analyse élémentaire des matières
susceptibles de rentrer dans la constitution du cru:
calcaire, argile, ...
• on écrit les équations relatives aux modules fixés
• on résout le système d’équations (logiciel de calcul)

Sika France
14

Construction LA FABRICATION DU CRU (suite)


Les 2 étapes du broyage sont illustrées ci-dessous:
 le concasseur primaire  le broyeur, de type vertical à
(max  50 mm) piste ou horizontal à boulets
(cas du schéma ci-dessous)
(refus 80µm  10 %)

Sika France
15

Construction LA FABRICATION DU CRU (suite)


L’homogénéisation se fait tout au long de la chaîne:
• au niveau du concasseur primaire, par une bonne gestion de la reprise
des matières au pied des fronts de taille
• sur la matière 0-50 mm lorsque l’on dispose d’un atelier de pré-
homogénéisation (schéma ci-dessous)

Sika France
16

Construction LA FABRICATION DU CRU (suite)

L’homogénéisation se poursuit :
• dans le broyeur à cru
• sur la farine sortie broyeur, dans
des silos d’homogénéisation
(indispensables en l’absence de
pré-homogénéisation).

Sika France
17

Construction LA FABRICATION DU CRU (suite)


• Le dosage se fait au niveau du broyeur à cru (schéma ci-
après) ou de la préhomogénéisation quand elle existe.

Salle de Contrôle H
R
Broyeur à cru

AIR
Laboratoire
Calcul de cru Analyse Echantillon V

Sika France
18

Construction LIGNE DE CUISSON


• La ligne de cuisson (de l’alimentation du four au silo de stock
clinker)

Sika France
19

Construction LA CUISSON
La cuisson du cru va permettre aux différents oxydes C, S,
A et F de se combiner entre eux pour former
FUMEES
( 350°C) les silicates et les aluminates de calcium.
CRU

1450°C
1000°C COMBUSTIBLE

CLINKER

AIR FROID

Sika France
20

Construction LA CUISSON (suite)


Les transformations de phases qui interviennent dans le four
peuvent se décrire en parcourant le diagramme suivant de gauche à
droite (du cru au clinker) :

T1 : début de la décarbonatation
= début de formation de la bélite
T2 = apparition de la phase liquide
= début de formation de l’alite

T1 T2

Sika France
21

Construction
LA CUISSON (suite)
• La trempe du clinker va permettre de stabiliser l’alite
(d’éviter sa rétrogradation en bélite et chaux libre
secondaire: C3S -> C2S + C)

• elle va aussi influencer le mode de cristallisation de


C3A et C4AF, composants principaux de la phase
liquide.

Sika France
22

Construction COMPOSITION D’UN CLINKER PORTLAND


La composition moyenne d’un clinker gris est la suivante :

C3S (alite) : 60-70 %


C2S (bélite) : 10-20 %

C3A : 0-14 %
C4AF : 7-14 %

C (CaO libre) :  1 %

Les aluminates (C3A,C4AF) constituent la phase interstitielle


entourant les cristaux hexagonaux d’alite (C3S) et les grains
bistriés de bélite (C2S).

Sika France
23

Construction LIGNE DE FABRICATION DU CIMENT


• La ligne de fabrication du ciment (de l ’alimentation des
broyeurs aux silos d’expédition ciments)

Sika France
24

Construction LA FABRICATION DU CIMENT


• La ligne de fabrication du ciment est indépendante de la
ligne de fabrication du clinker (au stock près de clinker).
Elle consiste à broyer à une finesse donnée, un mélange
de constituants, incluant obligatoirement le clinker et un
régulateur de prise (en général du gypse).

Salle de Contrôle

Broyeur à ciment

Laboratoire
Contrôle composition + finesse Echantillon

Sika France
25

Construction LA FABRICATION DU CIMENT (suite)


• La matière (clinker, gypse,…) traverse le broyeur à boulets à co-courant
de l’air aspiré par le ventilateur de tirage.

3
2 filtre
1 5
fin 4
Clinker
Air chaud broyeur
1: trémies doseuses
2: séparateur dynamique
3: élévateur
4: séparateur statique
5 ventilateur de tirage

Sika France
26

Construction LA FABRICATION DU CIMENT (suite)


• Le séparateur dynamique opère un tri sélectif sur la matière
sortant du tube broyeur, en renvoyant le gruau vers l’entrée
du tube, et la partie fine vers le produit fini.
Pour régler la finesse du ciment,
Alimentation
on va agir sur:
 les paramètres de réglage
du séparateur
 ou le débit des doseurs,
 ou le ventilateur de tirage.

Gruau Fin

Sika France
2
7

Construction

LE CIMENT

Normalisation

Sika France
28

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments
Il existe :
CEM I : ciment Portland
CEM II : ciment Portland composé
CEM III : ciment de haut fourneau
CEM IV : ciment pouzzolanique
CEM V : ciment au laitier et aux cendres

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
29

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments
Il existe :
CEM I : ciment Portland
CEM II : ciment Portland composé
CEM III : ciment de haut fourneau
CEM IV : ciment pouzzolanique
CEM V : ciment au laitier et aux cendres

Quantité de constituants
principaux autres que le
clinker (en % d’ajout)
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
C : de 36 à 65 %
(laitier pour les CEM III)

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
30

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments
Il existe :
CEM I : ciment Portland
CEM II : ciment Portland composé
CEM III : ciment de haut fourneau
CEM IV : ciment pouzzolanique
CEM V : ciment au laitier et aux cendres

Quantité de constituants
principaux autres que le
clinker (en % d’ajout)
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
C : de 36 à 65 %
(laitier pour les CEM III)

Ciment avec au moins


2 constituants principaux
autres que le clinker

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
31

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments Noms des constituants principaux
Il existe : S : laitier granulé de hauts fourneaux
CEM I : ciment Portland V : cendres volantes siliceuses
CEM II : ciment Portland composé W : cendres volantes calciques
CEM III : ciment de haut fourneau L ou LL : calcaire (en fonction du taux
CEM IV : ciment pouzzolanique de carbone organique)
CEM V : ciment au laitier et aux cendres D : fumée de silice
P ou Q : matériaux pouzzolaniques
T : Schiste calciné
Quantité de constituants
principaux autres que le
clinker (en % d’ajout)
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
C : de 36 à 65 %
(laitier pour les CEM III)

Ciment avec au moins


2 constituants principaux
autres que le clinker

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
32

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments Noms des constituants principaux
Il existe : S : laitier granulé de hauts fourneaux
CEM I : ciment Portland V : cendres volantes siliceuses
CEM II : ciment Portland composé W : cendres volantes calciques
CEM III : ciment de haut fourneau L ou LL : calcaire (en fonction du taux
CEM IV : ciment pouzzolanique de carbone organique)
CEM V : ciment au laitier et aux cendres D : fumée de silice
P ou Q : matériaux pouzzolaniques
T : Schiste calciné
Quantité de constituants
Classes de résistance (résistance caractéristique
principaux autres que le
minimum à 28 jours exprimée en MPa) :
clinker (en % d’ajout)
32,5 ou 42,5 ou 52,5
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
C : de 36 à 65 %
(laitier pour les CEM III)

Ciment avec au moins


2 constituants principaux
autres que le clinker

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
33

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments Noms des constituants principaux
Il existe : S : laitier granulé de hauts fourneaux
CEM I : ciment Portland V : cendres volantes siliceuses
CEM II : ciment Portland composé W : cendres volantes calciques
CEM III : ciment de haut fourneau L ou LL : calcaire (en fonction du taux
CEM IV : ciment pouzzolanique de carbone organique)
CEM V : ciment au laitier et aux cendres D : fumée de silice
P ou Q : matériaux pouzzolaniques
T : Schiste calciné
Quantité de constituants
Classes de résistance (résistance caractéristique
principaux autres que le
minimum à 28 jours exprimée en MPa) :
clinker (en % d’ajout)
32,5 ou 42,5 ou 52,5
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
Sous-classes de résistance (résistance caractéristique
C : de 36 à 65 %
minimum à 2 jours exprimée en MPa).
(laitier pour les CEM III)
N : Normal
R : Rapide
Ciment avec au moins
2 constituants principaux
autres que le clinker

* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1


Sika France
34

Construction LES CIMENTS COURANTS (suite)


• Les ciments sont caractérisés en outre par une des
classes de résistance suivantes :
R2 (MPa) R7 (MPa) R28 (MPa)
garantie Li garantie garantie Li Ls
32.5 - - 17.5 30  32.5 < 52.5
32.5 R 12  13.5 - 30  32.5 < 52.5
42.5 10  12.5 - 40  42.5 < 62.5
42.5 R 18  20 - 40  42.5 < 62.5
52.5 18  20 - 50  52.5 -
52.5 R 28  30 - 50  52.5 -

R2, R7 et R28 sont les résistances à la compression (en MPa),


mesurées sur des barrettes de mortier standard de format 4x4x16 cm, à
2j, 7j et 28j.

Sika France
35

Construction Exemple de dénomination


CEM II / B - M (S-V) 42,5N PM-ES-CP2*
Famille de ciments Noms des constituants principaux
Il existe : S : laitier granulé de hauts fourneaux
CEM I : ciment Portland V : cendres volantes siliceuses
CEM II : ciment Portland composé W : cendres volantes calciques
CEM III : ciment de haut fourneau L ou LL : calcaire (en fonction du taux
CEM IV : ciment pouzzolanique de carbone organique)
CEM V : ciment au laitier et aux cendres D : fumée de silice
P ou Q : matériaux pouzzolaniques
T : Schiste calciné
Quantité de constituants
Classes de résistance (résistance caractéristique
principaux autres que le
minimum à 28 jours exprimée en MPa) :
clinker (en % d’ajout)
32,5 ou 42,5 ou 52,5
A : de 6 à 20%
B : de 21 à 35 %
Sous-classes de résistance (résistance caractéristique
C : de 36 à 65 %
minimum à 2 jours exprimée en MPa).
(laitier pour les CEM III)
N : Normal
R : Rapide
Ciment avec au moins Caractéristiques complémentaires
2 constituants principaux PM : ciment pour travaux à la mer
autres que le clinker ES : ciment pour travaux en eau à haute teneur en sulfates
CP : ciment à teneur en sulfures limitée
* Voir la norme française du ciment NF EN 197-1
Sika France
36

Construction LES LABELS COMPLEMENTAIRES (NF)

LABEL CP : ciments à teneur en sulfure limitée pour béton


précontraint (NF P 15-318)

 CP1 : S= < 0.7 % post-tension

 CP2 : S= < 0.2 % pré-tension

Domaine d’application : ouvrages d’art (en particulier)

Principe : limiter les risques de corrosion liés aux sulfures

Sika France
37

Construction LES LABELS COMPLEMENTAIRES (NF)


LABEL PM : ciments pour travaux à la mer (NF P 15-317)

 CEM I : C3A  10 %
C3A + 0.27 C3S  23.5 %
SO3  2.5 % (3.0 % si C3A  8 %)

 CEM II : limitation de SO3, C3A, % ajouts

 CEM III :sont PM d’office si % laitier  60

 CEM V : sont PM d’office si CaO  50 %

Principe : limiter le C3A pour éviter la formation de sels


chlorés ou sulfatés donnant de l’expansion

Sika France
38

Construction LES LABELS COMPLEMENTAIRES (NF)


LABEL ES : ciments pour travaux en eaux à haute
teneur en sulfates (XP P 15-319)
 CEM I : C3A  5 %
C4AF + 2 C3A  20 %
SO3  2.5 % (3.5 % si C3A  3 %)

 CEM II : limitation de SO3, C3A, % ajouts

 CEM III :sont ES d’office si % laitier  60

 CEM V : sont ES d’office si CaO  50 %

Principe : limiter le C3A pour éviter la formation de sels


sulfatiques faisant gonfler le béton

Sika France
39

Construction Utilisations

CIMENT Usages
CEM I Béton armé en général coulé sur place ou préfabriqué.
Béton précontraint.
Décoffrage rapide, mise en service rapide(de préférence classe R).
Bétonnage jusqu’à une température extérieure entre 5 et 10° C.
Béton étuvé ou auto-étuvé.

CEM II / A ou B Ces ciments sont les plus couramment utilisés


CEM II/A ou B classe R : travaux nécessitant une résistance initiale élevée
(décoffrage rapide par exemple).
Béton en élévation, armé ou non, d’ouvrages courants.
Fondations ou travaux souterrains en milieux non agressifs.
Dallages, sols industriels.
Maçonneries.
Stabilisation des sols.

Sika France
40

Utilisations
Construction
CIMENT Usages
CEM III / A,B ou C Travaux souterrains en milieux agressifs (terrains gypseux, eaux
CEM V / A ou B d’égouts, eaux industrielles…).

Ouvrages en milieux sulfatés : les ciments utilisés sont tous ES, ciments
pour travaux en eaux à haute teneur en sulfates, en conformité à la norme
NF P 15-319.

Travaux à la mer : les ciments utilisés sont tous PM, ciments pour travaux
à la mer, en conformité à la norme NF P 15-317.

Bétons de masse.

Travaux en béton armé ou non, hydrauliques et souterrains (fondations).

Travaux nécessitant une faible chaleur d’hydratation.

Stabilisation des sols.

Sika France
41

Construction Autres Ciments

Ciment prompt (NF P15-314)


résistance aux eaux séléniteuses et eaux acides

Ciment alumineux fondu (NF P15-315)


par temps froid jusqu’à -10°C
pour les bétons réfractaires jusqu’à 1300°C

Ciment à maçonner (NF P15-307)

Sika France
42

Construction INDUSTRIE DU CIMENT


Marché du Ciment en France : 20 MM Tm
MARCHE NATIONAL : 33 Cimenteries et 7 centres de
broyage
Cimentiers
Lafarge 12 usines
Vicat 8 usines
Ciments Clacia 10 usines
Holcim 6 usines
Lafarge Aluminate 3 usines
Ciments de l’Adour 1 usine

Sika France
43

Construction INDUSTRIE DU CIMENT


PRODUCTION DE CIMENT EN FRANCE
(millions de tonnes)

35

30

25

20

15

10

0
1880 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000

Sika France
44

Construction INDUSTRIE DU CIMENT

Sika France
45

Construction
INDUSTRIE DU CIMENT
Les cimentiers dans le monde :
Prod. annuelle
• Lafarge + Blue Circle (France) 151 MT
• Holderbank (Suisse) 142 MT
• Cemex (Mexique) 95 MT
• Heidelberg Zement (Allemagne) 65 MT
• Italcementi Group (Italie) 59 MT

Sika France
46

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


Le ciment va jouer un rôle très important dans l’obtention
des caractéristiques d’un béton dans les domaines de :
• la rhéologie (béton frais)
temps: 0 (gâchage) à qqs heures (mise en place)
• la résistance mécanique (béton durci):
temps: qqs heures (décoffrage) à 28 j (Rcaractéristique)
• la durabilité (béton durci)
temps: >> 10 ans (durée de vie de l’ouvrage)

Les exemples qui suivent montrent dans quelle mesure


ces caractéristiques sont influencées par le type de ciment.

Sika France
47

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


• Dans l’exemple qui suit, on peut juger de l’influence de la
composition-finesse sur les résistances et sur le dégagement
de chaleur, pour 6 ciments de la même usine :
Résistance (MPa) = f (jours) Dégagement thermique = f (heures)
72.5 60
I 52.5 R

62.5 I 42.5 R 50
II 52.5 R (D7)
52.5 II 42.5 R (L7) 40
II 32.5 R (L21F2)
42.5 30
V 42.5 (S22V22)

32.5 D7 = 7% fumée de silice 20


L7 = 7% calcaire
22.5 F2 = 2% filler 10
S22V22 = 22% laitier +
22% cendre 0
12.5
0 7 14 21 28 0 4 8 12 16 20 24

Sika France
48

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


• Dans l’exemple suivant, on peut juger de l’influence de la
surface spécifique Blaine (SSB) sur les résistances et sur le
dégagement de chaleur, pour 3 ciments de type CEM I à base du
même clinker et de SSB différentes :

Résistance (MPa) = f (jours) Dégagement thermique = f (heures)


72.5 60
5050 cm2/g

62.5 3890 cm2/g 50


3270 cm2/g
52.5 40

42.5 30

32.5 20

22.5 10

12.5 0
0 7 14 21 28 0 4 8 12 16 20 24

Sika France
49

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


• La distribution granulométrique du ciment, va influer sur ses
performances, en particulier sur sa demande en eau :
un ciment avec une
% de refus cumulé = f ( grains en µm) courbe granulométrique
100 étroite (en rouge) va
avoir une demande en
80 eau plus forte que
celui présentant une
60 courbe large (en vert).
40

20

0
1 10 100

Sika France
50

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


• L’influence du gypsage sur les caractéristiques du ciment, s’exerce à
la fois qualitativement (forme du sulfate) et quantitativement (« optimum
de gypsage »).
• Les différentes formes de sulfate de calcium se distinguent par la
solubilité :
Solubilité (g/litre) = f (min)  le gypse : CaSO4, 2 H2O
6
Phosphogypse  l’hémihydrate (ou plâtre):
5 CaSO4,1/2 H2O
Hémihydrate  l’anhydrite : CaSO4
4
 des gypses « chimiques »
3
Gypse
2
Anhydrite
1

0
0 1 2 3 4

Sika France
51

Construction COMPOSITION + FINESSE = PERFORMANCES


• Le graphique ci-dessous montre comment ces différences de
solubilité influent sur une caractéristique rhéologique :
38 la demande en eau
Clinker 2 + Anhydrite
37

36

35

34
Clinker 2 + Gypse
33

32

31 Clinker 1 + Anhydrite

30

29

28
01/01/94 02/04/94 02/07/94 01/10/94 31/12/94

Sika France
5
2

Construction

LE CIMENT

Hydratation

Sika France
53

Construction
DU CLINKER AUX HYDRATES
Les anhydres du clinker au contact de l’eau vont se
transformer en silicates et aluminates de calcium
hydratés qui vont constituer la phase liante des
granulats au sein du béton.

Sika France
54

Construction
HYDRATATION DU CIMENT
• L’hydratation d’un ciment portland peut se décrire
comme la résultante de :
 l’hydratation des silicates, qui ne met en jeu que
C3S, C2S et l’eau (H),
 et l’hydratation des aluminates, qui met en jeu
C3A, C4AF, l’eau (H) et le gypse (CSH2).

Ces 2 hydratations se déroulent simultanément mais pas


indépendamment l’une de l’autre, du fait de couplages
chimiques et thermiques.

Sika France
55

Construction HYDRATATION DES SILICATES


L’hydratation des silicates conduit à 2 types d’hydrates :

(C3S , C2S) + H CSH + CH


 80 %  20 %

La portlandite
(cristal non-liant)

Les C-S-H : peu cristallisés (“gel”) et liants, ce sont les hydrates


les plus importants. Le rapport C/S dans ces CSH est
typiquement compris entre 1,6 à 1,8.

Sika France
56

Construction HYDRATATION DES SILICATES (suite)

Pâte de ciment à 7 j : Fibres de CSH (MEB 1100 x)

Sika France
57

Construction HYDRATATION DES SILICATES (suite)

Pâte de ciment à 7 j : cristaux de portlandite (MEB 7000 x)

Sika France
58

Construction HYDRATATION DES SILICATES (suite)

Sika France
59

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES


L’hydratation des aluminates, du C3A en particulier, obéit à la
séquence de réactions suivantes, dans l’ordre 1, 2, 3 :

(1) C3A + 3CSH2 + 26 H2O C3A(CS)3H32


Gypse Ettringite ou trisulfoaluminate
(2) 2 C3A + C3A(CS)3H32 + 4 H2O C3A(CS)H12
Ettringite Monosulfoaluminate
(3) C3A + CH + 12 H2O C4AH13

L’effet régulateur de prise du gypse est lié au fait que :


(2) ne démarre que quand tout le gypse est consommé dans (1)
(3) ne démarre que quand l’ettringite est consommée dans (2)

Sika France
60

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES

Sika France
61

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES

Aiguilles d’ettringite (MEB 10000 x)


Sika France
62

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES

Cristaux hexagonaux de monosulfoaluminates (MEB 8000 x)

Sika France
63

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES

Cristaux de C4AH13 (MEB 10000 x)


Sika France
64

Construction HYDRATATION DES ALUMINATES

En l’absence de sulfate de calcium, l’hydratation conduit


rapidement à la formation de cristaux dont la morphologie
est défavorable à une bonne rhéologie de la pâte :
CRISTAUX HEXAGONAUX MÉTASTABLES

2 C3A + 21 H2O C4AH13 + C2AH8 CRISTAUX CUBIQUES

C3AH6 + 9H2O
C4AF + H2O C4(A,F)H13 + C2(A,F)H8
C3(A,F)H6+ 9H2O

Sika France
65

Construction REGULATION DE LA PRISE


Réactivité Disponibilité Temps d'hydratation
clinker des sulfates
10 min 1h 3h
en solution
CSH
Hydratation

Faible Faible ettringite

Haute Haute

C4AH13
Haute Faible

CaSO42H20
Faible Haute

Sika France
66

Construction EVOLUTION DE LA MICROSTRUCTURE


Pâte de ciment 1 h

1. Eau
2. Clinker
3. Gypse
4. Bulle d’air
5. Grain de sable
6. C-S-H

Sika France
67

Construction EVOLUTION DE LA MICROSTRUCTURE


Pâte de ciment 2 h - Croissance des aiguilles d’ettringite

fig 25 pg 52

Sika France
68

Construction EVOLUTION DE LA MICROSTRUCTURE


Pâte de ciment 4 h - Prise - Précipitation de cristaux de Portlandite

fig 26 pg 53

Sika France
69

Construction EVOLUTION DE LA MICROSTRUCTURE


Pâte de ciment 3 jours - Durcissement - Apparition de vides

fig 247pg 54

Sika France
70

Construction EVOLUTION DE LA MICROSTRUCTURE


Pâte de ciment 1 mois - Réseau de pores capillaires qui se développe

fig 28 pg 55

Sika France
7
1

Construction

LES ESSAIS DE
CARACTÉRISATION DU
CIMENT

Sika France
72

Construction LES ESSAIS DE CARACTERISATION


Il existe des essais de caractérisation qui se font
sur le ciment, sur pâte (ciment + eau) et sur
mortier normalisé (ciment + sable CEN + eau).

Sur ciment :
• Finesse - Méthode Blaine (EN 196-6 / NF P 15-476)
• Masse volumique
• Granulométrie laser
• Tamisage Alpine - refus à 40 µm et 80 µm
• Colorimétrie - Niveau de gris

Sika France
73

Construction LES ESSAIS DE CARACTERISATION


Sur pâte :
• Consistance normalisée, temps de prise et stabilité
(EN 196-3 / NF P 15-473)
• Fausse prise - Essai de Tusschenbroeck (NF P18-
363)

Sur mortier :
• Maniabilité (NF P 15-437)
• Résistances mécaniques (EN 196-1)
• Retrait gonflement (NF P 15-433)
• Chaleur d’hydratation (EN 196-9 / NF P 15-436)

Sika France
74

Construction LES ESSAIS SUR CIMENT


Masse volumique
On utilise un pycnomètre afin de travailler à volume constant. Le liquide
utilisé est non réactif avec le ciment : toluène, cyclohexane

La masse volumique des ciments varient de 2,85 à 3,21


g/cm3

Sika France
75

Construction LES ESSAIS SUR CIMENT


Finesse - Méthode Blaine (EN 196-6 / NF P 15-476)

1 p3 1
S  K. t . . .
c 1  p 0,1.

mc
p  1  0,500
V .c

K : constante de l’appareil
 : viscosité de l’air à T° de l’essai
c : masse volumique du ciment
mc : masse de ciment
V : volume de la cellule

La surface Blaine des ciments varie de 3100 à 6000 cm2/g


Sika France
76

Construction LES ESSAIS SUR PÂTE


Consistance normalisée (EN 196-3 / NF P 15-473)

Trouver le rapport E/C pour


lequel la sonde de
consistance s’arrête à :
d = 6 mm ± 1 mm

La demande en eau
varie de 28% à 33%
selon les ciments.

Sika France
77

Construction LES ESSAIS SUR PÂTE


Temps de prise (EN 196-3 / NF P 15-473)
On fait une mesure sur une pâte à consistance normalisée. Le temps
de début de prise correspond au temps au bout duquel l’aiguille de
Vicat s’arrête à d = 4 mm ± 1 mm du fond.
On retourne le moule tronconique. Le temps de fin de prise correspond
au temps au bout duquel l’aiguille de Vicat munie de son accessoire
annulaire ne s’enfonce plus que de 0,5 mm dans la pâte.

Sika France
78

Construction LES ESSAIS SUR PÂTE


Stabilité (EN 196-3 / NF P 15-473) : Appareil Le Chatelier
On travaille sur pâte
normalisée. La stabilité est
caractérisée par :

Stabilité = C - A (mm)

La stabilité permet d’estimer les


gonflements que pourraient
provoquer les oxydes de
calcium et de magnésium
contenus dans le ciment.

La norme impose pour tous


les ciments une
stabilité  10 mm

Sika France
79

Construction LES ESSAIS SUR PÂTE


Fausse prise - Essai de Tusschenbroeck (NF P18-363)

• E/C=0,35
• Malaxage 1’ à vitesse rapide
• Mesures à 3’, 5’, 7’, 10’, 15’

Sika France
80

Construction LES ESSAIS SUR MORTIER


Mortier normalisé c’est :
• Rapport E/C = 0,5
• Sable calibré CEN 0/2,5 mm (sac de 1350 g)
• Rapport S/C = 3
• Protocole de malaxage normalisé :

Sika France
81

Construction LES ESSAIS SUR MORTIER


Maniabilité (NF P 15-437)

La maniabilité se mesure à E/C=0,5. Elle caractérise la


capacité d’écoulement du mortier sous vibration.
La maniabilité des ciments varie de 3 s à plus de 25 s.

Sika France
82

Construction LES ESSAIS SUR MORTIER


Résistances mécaniques (EN 196-1)
Mesures sur 3 éprouvettes prismatiques
4×4×16 cm3 conservées sous eau à 20°C
jusqu’à l’échéance de mesure.

Résistance à la traction
par flexion 3 points

1,5.F .l
Rf  3
b

Sika France
83

Construction LES ESSAIS SUR MORTIER


Résistances à la compression
Mesures sur les 6 demi-éprouvettes prismatiques
4×4×16 cm3 cassées par flexion.

Résistance à compression

Fc
Rf  2
b
avec b = 40 mm

Sika France
84

Construction LES ESSAIS SUR MORTIER


Retrait gonflement (NF P 15-433)
Mesure des variations dimensionnelles de prismes 4*4*16 en
fonction du temps : L/L (µm)
• retrait : éprouvettes conservées à l’air (20°C, Hr=50%)
• gonflement : éprouvettes conservées dans l’eau (20°C)

Sika France
8
5

Construction

LES ADDITIONS POUR BETON

Sika France
86

Construction DEFINITION
Addition : matériau minéral finement divisé utilisé dans le
béton afin d ’améliorer certaines propriétés ou pour lui
conférer des propriétés particulières. Il existe deux types
d’additions:
• les additions quasi-inertes (de type I)
• les additions à caractère pouzzolanique ou hydraulique
latent (de type II)

(extrait de la norme NF EN 206: « Béton: performances,


production et conformité »)

Sika France
87

Construction CADRE NORMATIF


La norme française du BPE (P 18-305) autorise les
additions suivantes, en substitution partielle du ciment :
du type I :

 les additions calcaires conformes à NF P 18-508


 les additions siliceuses conformes à NF P 18-509

du type II :
 les cendres volantes de houille conformes à NF EN 450
 les fumées de silice conformes à NF EN 13263
 les laitiers de haut-fourneau conformes à NF P 18-506

Sika France
88

Construction SPECIFICATIONS DES ADDITIONS POUR BETON


calcaire siliceux (A) cendres fumée silice
NF P 18-508 NF P 18-509 NF EN 450 NF EN 13263
stat garantie stat garantie stat stat
teneur en eau (%) <1 < 0.5
masse volumique (kg/m3) Li > 2600 > 2550 écart à moyenne
Ls < 2700 < 2750 < 150
refus à 45 µm (%) Ls < 40
passant à 63 µm (%) Li > 70 > 65 Li > 55 > 52.5
passant à 160 µm (%) Li > 95 > 92.5
SSB ou BET (m2/kg) Li > 220 > 200 Li > 150 > 140 Li > 15000
Indice d'activité 28 j (90 j) Li > 0.71 > 0.68 Li > 0.70 > 0.68 Li > 0.75 (0.85)
Valeur de bleu Ls < 1.0 < 1.3 Ls < 10 < 11.5
% matières organiques Ls < 0.2
% perte au feu Ls < 0.15 < 0.20 Ls < 5.0 Ls < 4.0
% carbonates (CaCO3 éq.) Li > 90 (65) > 87 (62)
% chlorures Ls < 0.1 Ls < 0.10 < 0.10 Ls < 0.10 Ls < 0.3
% SO3 (sulfates) Ls < 0.15 Ls < 3.0 Ls < 2.0
% S (soufre total) Ls < 0.40 Ls < 0.15 < 0.20
% SiO2 Li > 96 > 93.5 Li > 85
% Silice libre Ls < 0.4
% CaO libre Ls < 1.0 (2.5) Ls < 1.0
Stabilité (mm) Ls < 10

Sika France
89

Construction L’EFFET FILLER


Un filler va réduire le volume de vide entre les grains de ciment.
La résultante sur le béton sera :

  compacité (imperméabilité)
 aspect de parement
 ressuage
 Rc (à même teneur en eau)

  demande en eau (calcaire)

Sika France
90

Construction L’EFFET POUZZOLANIQUE


Une pouzzolane est un matériau susceptible
de libérer de la silice (S) en présence d’un
porteur de chaux (C). La silice libérée se
combine à la portlandite CH pour former des
CSH.

La consommation de portlandite non liante et


soluble, au profit de CSH est synonyme de :
 résistances
 durabilité

Sika France
91

Construction
L’EFFET POUZZOLANIQUE

% de portlandite en fonction du temps (en mois)

14
12 CEM I 52.5 R
10
CEM II/A 52.5
8 (FS=7%)
6 CEM V/A 32.5
4 (L=23%, CV=23%)
CEM III/B 32.5
2 (L=68%)
0
0 1 2 3 4 5 6

Sika France
92

Construction FILLER, POUZZOLANE,


HYDRAULIQUE LATENT
• Les additions de type I (calcaires ou quartzeuses)
se comportent essentiellement comme des fillers

• Les cendres volantes et les fumées de silice sont


des pouzzolanes. Le laitier moulu, « hydraulique
latent », a un comportement intermédiaire entre celui
d’un ciment et celui d’une pouzzolane.
Ces 3 additions peuvent simultanément se comporter
en fillers, en fonction de leur degré de finesse (les
fumées de silice ont un fort effet filler).

Sika France
93

Construction LES CENDRES VOLANTES


Les principaux avantages / inconvénients des cendres
sont les suivants :

 maniabilité (écoulement)
 Rc 28 (effet pouzzolanique)
 compacité
 ressuage
 temps de prise
 aspect de parement (traces noirâtres)
 résistance au gel - dégel
Sika France
94

Construction LES CENDRES VOLANTES

Sika France
95

Construction LA FUMEE DE SILICE


Les principaux avantages / inconvénients de la fumée de
silice sont les suivants :

 Rc 1, Rc 2 (effets filler + pouzzolanique)


 Rc 28 (effet pouzzolanique)
 compacité (imperméabilité)
 aspect de parement (régularité)
 demande en eau
 retrait endogène
 sensibilité à la cure
Sika France
96

Construction LA FUMEE DE SILICE

Sika France
97

Construction LE LAITIER DE HAUT-FOURNEAU


Les principaux avantages / inconvénients du laitier sont les
suivants :

 résistance chimique (eau de mer, sulfates)


 résistance à l’alcali -réaction
 Rc 28 (effet pouzzolanique)
 parement clair (à partir d’une certaine teneur)
 demande en eau
 temps de prise
 sensibilité à la cure
 résistances mécaniques initiales
Sika France
98

Construction LE LAITIER DE HAUT-FOURNEAU

Sika France
9
9

Construction

L’EAU DE GACHAGE

Sika France
100

Construction L’EAU DE GACHAGE


L’eau de gâchage doit être conforme à la norme NF P 18-303
et satisfaire en particulier les conditions suivantes:

béton béton béton


précontraint armé non armé
chlorures (g/l) < 0.5 < 1.0 < 4.5
nitrates (g/l) < 0.5
sucres, phosphates, Pb, Zn (g/l) < 0.1
sulfates (g/l) < 2.0
alcalins (g/l) < 1.5

En outre, par rapport à de l’eau distillée, l’eau ne doit pas


induire de variation du temps de prise > 25%, et de baisse
de Rc7 > 10 %.

Sika France
101

Construction L’EAU DE GACHAGE (suite)


L’eau de lavage récupérée des installations de recyclage de
l’industrie du béton, peut être utilisée comme eau de
gâchage des bétons dans la mesure où:
• la quantité de fines apportées est < 1.5 % de la masse
totale de granulats
• son influence éventuelle vis-à-vis des prescriptions
particulières est prise en compte
• elle est répartie le plus également possible sur la
production de la journée

Sika France