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École Supérieure des Sciences Appliquées d'Alger


Département de génie électrique

Module: Électronique de puissance avancée

Les MLIs

Enseignant:
2018/2019 BENACHOUR Ali
SOMMAIRE

 Modèle de l’onduleur triphasé

 MLI triangulo-sinusoidale

 MLI vectorielle

 La MLI calculée

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SOMMAIRE

 Modèle de l’onduleur triphasé

 MLI triangulo-sinusoidale

 MLI vectorielle

 La MLI calculée

4
Modèle de l’onduleur triphasé

5
Modèle de l’onduleur triphasé

L’onduleur à deux niveaux est un onduleur triphasé de tension. Il est


constitué de trois bras dont chacun se compose de deux interrupteurs
bidirectionnels en puissance fonctionnant de manière complémentaire pour
éviter le court-circuit du bus continu et assurer la continuité du courant de la
charge

où et sont les fonctions de connexion d’un seul bras et allant de 1 à 3.

 L’état 1 : l’interrupteur du haut est fermé, tandis que celui du bas est ouvert, dans ce cas
la tension du bras par rapport au neutre (n) est Upn

 L’état 0 : l’interrupteur du haut est ouvert, tandis que celui du bas est fermé, dans ce cas
la tension du bras par rapport au neutre (n) est 0

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Modèle de l’onduleur triphasé

Tension par rapport au neutre de la source DC

Tension par rapport au neutre de la charge

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Type de MLI
• Natural (sinusoidal) sampling (as shown on previous slide)
– Problems with analogue circuitry, e.g. Drift, sensitivity etc.
• Regular sampling
– simplified version of natural sampling that results in simple digital implementation
• Optimised PWM
– PWM waveform are constructed based on certain performance criteria, e.g. THD.
• Harmonic elimination/minimisation PWM
– PWM waveforms are constructed to eliminate some undesirable harmonics from
the output waveform spectra.
– Highly mathematical in nature
• Space-vector modulation (SVM)
– A simple technique based on volt-second that is normally used with three-phase
inverter motor-drive

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MLI
La technique de modulation de largeur d’impulsions (M.L.I. en français et P.W.M
pour pulse Widh modulation en anglais) permet de reconstituer ces grandeurs à
partir d’une source à fréquence fixe et tension fixe (en général une tension
continue) par l’intermédiaire d’un convertisseur direct .Celui-ci réalise les liaisons
électriques entre la source et la charge. Le réglage est effectué par les durées
d’ouverture et fermeture des interrupteurs et par les séquences de
fonctionnement. Dans la majorité des cas, l’onde idéale est sinusoïdale. La M.L.I.
permet de se rapprocher du signal désiré et de faire varier la valeur de
fondamental de la tension de sortie, elle repousse vers les fréquences plus
élevées les harmoniques de la tension de sortie ; ce que facilité le filtrage.
Cependant, cette technique est imparfaite. Le contenu harmonique génère par
une onde M.L.I. entraine des pertes dans le réseau (pertes fer dans le
transformateur, pertes Joule dans la ligne et le convertisseur), dans la charge
(pertes Joule, fer et par courant de Foucault). Elles génèrent dans les machines
tournantes des oscillations de couple, des bruits acoustiques et des résonances
électroniques. Elle injecte du bruit sur la commande et introduit des non
linéarités qui peuvent déstabiliser le système. Il faut donc minimiser ces
harmoniques.

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

 Objective de la PWM

Commande de la tension de sortie

 Reduction des harmoniques

 inconvénient du PWM
 Augmentation des pertes par commutation qui sont proportionnelle a la
fréquence de commutation
 Reduction du plage de tension
 EMI problems

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

PWM – single phase

Vdc
dc

vc vPulse
tri width
vc modulator
qq

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

PWM –3-phase  Sinusoidal PWM

Va* Pulse width


modulator

Vb* Pulse width


modulator

Vc* Pulse width


modulator

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)
La M.L.I. sinus-triangle est réalisée par comparaison d’une onde modulante basse
fréquence (tension de référence) à une onde porteuse haute fréquence de forme
triangulaire. Les instants de commutation sont déterminés par les points
d’intersection entre la porteuse et modulante. La fréquence de commutation des
interrupteurs est fixée par la porteuse. En triphasé, les trois référence sinusoïdales
sont déphasées de .

Modulante ou la tension
de reference Porteuse

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

Caractérisation de la modulation

 L’indice de modulation m, égal au rapport de la fréquence de la modulation


(porteuse) sur la fréquence de la référence (modulante).

 On choisit généralement m supérieure à l’unité parce que l’augmentation


mène au déplacement des harmoniques vers des fréquences élevés.

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MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

Caractérisation de la modulation

 Le coefficient de réglage en tension r, égal au rapport de l’amplitude de la


tension de la référence sur celle de la porteuse.

 r max =1.

15
MLI triangulo-sinusoidale (PWM)

La tension max avec la technique MLI naturelle

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Cas possible

On peut d’abord commander l’onduleur comme on commanderait trois


onduleurs monophasés en demi-pont, avec des références purement
sinusoïdales en prenant v =0.
N0

le fondamental de la tension de sortie peut donc atteindre la tension (U/2)

17
MLI

18
Deuxieme cas

Injection d’harmonique 3 dans la référence La valeur maximale du


fondamental peut atteindre 1, 155*U/2

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SVM ou MLI vectorielle

Principe

La SVM (space vector modulation ) ou MLI vectorielle est basée sur le


concept du vecteur d’espace qui n’est que la transformation de
Concordia d’un système triphasé à un système biphasé. Le principe
consiste à imposer une succession de vecteurs (qui représente des états
du convertisseur) avec des durées bien déterminées, afin de synthétiser
les consignes qui sont les tensions de sortie de référence. Le choix des
vecteurs à appliquer se fait sur la base de la phase des vecteurs de
référence. est très utilisée à cause de sa simplicité et de son efficacité
surtout lors de son implémentation.

20
SVM ou MLI vectorielle

Le vecteur d’espace est définit pour une grandeur triphasée

2

x  x a ( t )  ax b ( t )  a 2 x c ( t )
3

a = ej2/3 = cos(2/3) + jsin(2/3)
a2 = ej4/3 = cos(4/3) + jsin(4/3)

21
SVM ou MLI vectorielle

2 2
  
x vref x a ( tv)a(t )ax bav( tb)(t ) a2ax2cv(ct()t )
3 3
Les tensions triphasée :

va(t) = Vmsin(t)

vb(t) = Vmsin(t - 2π/3)

vc(t) = Vmsin(t - 4π/3)

=2πfref Vm=rUdc/2

22
SVM ou MLI vectorielle

Vecteur d’espace

23
SVM ou MLI vectorielle

S1 S3 S5

+ va -
Vdc a + vb -
b + vc -
n
c
S4 S6 S2

N On veut que va, vb and vc suivent


va* les réferences v*a, v*b and v*c
vb* S1, S2, ….S6
vc*

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SVM ou MLI vectorielle

S1 S3 S5

+ va -
Vdc a + vb -
b + vc -
n
c
S4 S6 S2

van = vaN + vNn


N
vbn = vbN + vNn
D’après la définition du vecteur d’espace
vcn = vcN + vNn
2

v  van (t )  avbn (t )  a 2 vcn (t )
3

25
SVM ou MLI vectorielle

=0

2

v  v aN  av bN  a 2 v cN  v Nn (1  a  a 2 )
3

vaN = VdcSa, vaN = VdcSb, vaN = VdcSa, Sa, Sb, Sc = 1 or 0

2

v  Vdc S a  aS b  a 2 S c
3

2

v  v a ( t )  av b ( t )  a 2 v c ( t )
3

26
SVM ou MLI vectorielle

Les états possibles de l'onduleur

27
SVM ou MLI vectorielle

Vecteurs Etat V 1N V 2N V 3N θ out

V1 [1 0 0] 2/3Udc -1/3Upn -1/3Udc 2/3Udc 0

V2 [1 1 0] 1/3Udc 1/3Udc -2/3Udc 2/3Udc π/3


Actif
V3 [0 1 0] -1/3Udc 2/3Udc 1/3Udc 2/3Udc 2π/3

V4 [0 1 1] -2/3Udc 1/3Udc 1/3Udc 2/3Udc Π

V5 [0 0 1] -1/3Udc -1/3Udc 2/3Udc 2/3Udc -2π/3

V6 [1 0 1] 1/3Udc -2/3Udc 1/3Udc 2/3Udc -π/3


[1 1 1] _
Zéros V0 [0 0 0] 0

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SVM ou MLI vectorielle

Sector 2
[010] V3 [110] V2
(1/3)Vdc
Sector 3 Sector 1

[100] V1
[011] V4
(2/3)Vdc

Sector 4 2

v  Vdc S a  aS b  a 2 S c
3
 Sector 6

[001] V5 Sector 5 [101] V6

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SVM ou MLI vectorielle

La tension de référence est échantillonnée à intervalle régulier, Ts

Dans la période d'échantillonnage


(commutation), vref est synthétisé à l'aide
de vecteurs adjacents et de vecteurs nuls
110
si Ts is period de commutation, V2
V1 est appliqué T1, Sector 1
V2 est appliqué T2

Le vecteur nulle est appliqué pendant le


reste de la période d'échantillonnage, T2
V2
T
100
T0 = Ts  T1 T2 T1 V1
V1
T

30
SVM ou MLI vectorielle

T0/2 T1 T2 T0/2

V0 V1 V2 V7

sa

sb

sc

T T
Vref is sampled Vref is sampled

31
SVM ou MLI vectorielle

Calcule des rapports cycliques

1 T 1 To T1 T2 T7 
Ts 0 vref dt  
T 0 v0 dt  0 v1dt  0 v2 dt  0 v7 dt 

vref  Ts  vo  To  v1  T1  v2  T2  v7  T7

2 2
vref  Ts  To  0  Vdc  T1  Vdc (cos 60 o  j sin 60 o )T2  T7  0
3 3

2 2
vref  Ts  Vdc  T1  Vdc (cos 60 o  j sin 60o )T2
3 3
32
SVM ou MLI vectorielle

Calcule des rapports cycliques

q Ts  T1  T2  T0,7

110
V2
Sector 1

vref   vref  cos   j sin  


100
2 2 V1o d
vref  Ts  Vdc  T1  Vdc (cos 60 o  j sin 60 )T2
3 3
33
SVM ou MLI vectorielle

Calcule des rapports cycliques

2 2
vref  Ts  Vdc  T1  Vdc (cos 60 o  j sin 60o )T2
3 3

2 1 1
Ts vref cos   VdcT1  VdcT2 Ts vref sin   VdcT2
3 3 3

T1, T2 :

3  Ts Ts  vref
T1  m  cos   sin   T2  mTs sin  where m
2  3 3 Vds
 3

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SVM ou MLI vectorielle

Calcule des rapports cycliques (resume)

où , et représentent les rapports cycliques. Ils sont définis comme suit :

avec

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SVM ou MLI vectorielle

Séquencement des vecteurs

Why?

Minimiser le nombre de commutation durant une transition (1 commutation


par transition)

Why?

Pour minimiser les pertes par commutation dans le convertisseur et éviter


les subharmoniques

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SVM ou MLI vectorielle

Ts

S11
S11
S12
S12
S13
S21
S13
S22
S21
S23
S22
S23

37
Génération des signaux de commande

(a) Sector 1. (b) Sector 2.

38
Génération des signaux de commande

(c) Sector 3. (d) Sector 4.

39
Génération des signaux de commande

(e) Sector 5. (f) Sector 6.

40
Generation des signaux de commande
Switching Time Table at Each Sector

41
Simulation

42
Resultats pratiques

43
resume

Phase Vα S1
V1,V2,V3 Vs Secteur Vecteurs
adjacents S2
Vβ Generatio
S3
dα n des
Phase modulée signaux S1’
par π/3 Calcule dβ de
des S2’
Amplitude rapports d0 command
e S3’
VDC cyclique
s

44
comparaison SVM et PWM

1
SVM Sans overmodulation V max  Vdc
3

1
PWM Sans overmodulation V max  Vdc
2

SVM amplitude de la tension


composée max = Vdc

3
Vdc  Vdc
2 x100  15%
Augmentation par rapport au
3
PWM Vdc
2
SVM génère moins de distorsion harmonique dans la tension ou les courants
de sortie par rapport au PWM (MLI tri-sin)

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Aspects pratiques

Tous les convertisseurs comportent quatre parties essentielles qui sont


- La partie commande
- La partie interface commande-puissance (ou circuit driver)
- La partie puissance
- La partie mesure et protection

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Aspects pratiques

Partie commande
Cette partie est le cerveau du convertisseur : on y implémente le schéma de
commande. Elle permet la lecture des signaux de mesure, le calcul et la
génération des signaux de commande du convertisseur. Elle peut être un
microcontrôleur comme elle peut être un circuit de commande rapprochée.

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Aspects pratiques

Partie interface commande-puissance ou circuit driver

Cette partie a deux fonctions essentielles : le premier rôle est l’isolation


entre la partie commande et la partie puissance. Le deuxième rôle est
l’adaptation et l’amplification des signaux de commande au convertisseur
parce qu’en général, le circuit de commande génère des signaux logiques
soit 3.3V ou 5V. Ces signaux ne sont pas adaptés à la commande des
interrupteurs de puissance (en général entre 10 et 20V). Il en est de même
pour le courant de la gâchette. En effet, le driver permet de générer un pic
de courant. Ce pic est nécessaire pour la mise en conduction des IGBT et
des MSOFETS. Il permet de charger la capacité d’entrée du composant de
puissance (Effet Miller ). En plus de l’amplification, cette interface peut
créer le temps mort.

48
Aspects pratiques

Partie interface commande-puissance ou circuit driver


Création du temps mort

Comme les interrupteurs IGBT sont caractérisés par un temps d’amorçage très
inférieur au temps de blocage, une commande complémentaire peut créer des
courts-circuits. Pour remédier à ce problème, un temps mort entre l’ouverture et
la fermeture des IGBT est ajouté. Ce dernier est généré en créant un retard au
niveau du front montant des signaux de commande et en laissant le front
descendant inchangé.

49
Aspects pratiques

Partie interface commande-puissance ou circuit driver


Circuit opto-coupleur driver

L’opto-coupleur permet d’isoler les deux parties (commande et puissance). Il fait


passer l’information avec une voix optique à travers un LED émetteur et un LED
récepteur. Le driver permet d‘amplifier la tension et en même temps, de générer un
pic de courant important. Ce pic est indispensable afin de ne pas retarder l’amorçage
de l’IGBT. Un circuit intégré HCPL 3120 combine l’opto-coupleur et le driver.

50
Aspects pratiques

Partie interface commande-puissance ou circuit driver


Isolation des masses

Pour l’étage onduleur, chacun des trois interrupteurs supérieurs doit avoir une
alimentation séparée. Pour les interrupteurs inférieurs, une alimentation commune
est utilisée parce qu’ils ont une masse commune

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Aspects pratiques

Partie puissance

C’est la partie où la conversion de puissance s’opère. En général, elle est basée


sur des interrupteurs de puissance (IGBT, Mosfet , Transistor , Diode … ) et sur
des éléments passifs comme les capacités et les inductances.

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Aspects pratiques

La partie mesure et protection


C’est la partie où l'on mesure les grandeurs indispensables à la commande
et où l’on assure la protection du convertisseur. Les mesures doivent être
adaptées au circuit de commande (plage, type et isolation). Elles sont basées
sur l’utilisation de capteurs spécifiques (tension, courant ou encodeur de
vitesse …). Pour ce qui est des protections, le convertisseur doit être protégé
des différents défauts comme les surtensions et les surintensités. Ces
protections sont assurées soit par des disjoncteurs, fusibles, varistances…,
et/ou par les drivers. La protection peut également être intégrée dans la partie
commande en se basant sur les signaux des capteurs.

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Mesure

54
Exemple

Réalisation du prototype du convertisseur matriciel indirect (IMC)

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3  Ts  V ref    n 1 
 T1   sin      
Vdc   3 3 
3  Ts  V ref  n 
  sin    
Vdc  3 
3  Ts  V ref  n n 
  sin  cos  cos  sin  
Vdc  3 3 

3  Ts  V ref   n 1 
 T2   sin      
Vdc   3 
3  Ts V ref  n 1 n 1 
   cos  sin   sin   cos 
Vdc  3 3 

 where, n  1 through 6 (that is, Sector1 to 6) 


 T0  Ts  T1  T2 ,  
 0  α  60 

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