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UNIVERSITE CHOUAIB DOUKKALI –EL

JADIDA
FACULTE POLYDISCIPLINAIRE
Master de Recherche Etudes internationales et droit
international

La validité des traités

24 novembre 2017

Présenté par: Encadré par:


Sara CHEDDAD Année universitaire Pr.TBITBI
Sara AGARDI 2017/2018
Problématique

Quels sont les conditions de validités des


traités?
Introduction
Partie I : généralité sur les traités et les conditions de validité.
Chapitre 1 : aperçus générale sur un traité
1) Le concept d’un traité.
2) Les différents types des traités.
Chapitre2 : les conditions de validité d’un traité.
1) La capacité des traités.

Plan
2) L’importance du consentement.

Partie II : l’invalidité et les effets des traités .


Chapitre 1 : L’invalidité des traités
1) L’illicéité du but et de l’objet des traités.
2) les vices du consentement.
Chapitre2 : Les effets de la nullité des traités .

1) Les effets des traités à l’égard des parties .


2) Les effets des traités à l’égard des tiers .
Conclusion

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Introduction
Introduction

1-4-Intérêt
1-3 du sujet
Définition de
validité d’un
1-2 traité
Définition de
validité
1-1Définition
d’un traité

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Partie I : généralité sur
les traités et les
conditions de validité
Chapitre 1 : aperçus générale sur un traité

1. Qu’est ce qu’un
traité ?

Un traité est le nom que l'on donne à un contrat conclu entre plusieurs sujets de droit
international. L'accord écrit traduit l'expression des volontés concordantes de ces sujets
de droit, en vue de produire des effets juridiques régis par le droit international. Seuls
peuvent conclure ces contrats ceux qui sont dotés d'une personnalité morale de droit
international. Il s'agit le plus souvent des États, mais d'autres personnes morales, comme
certaines organisations internationales, peuvent en conclure.

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Chapitre 1 : aperçus générale sur un traité

2. Les différents types des traités

Les différents types


des traités

Traités matériels
Les traités formels

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Chapitre 1 : aperçus générale sur un traité

 Les Traités matériels

Les traités contrats


1 il s’agit des traités bilatéraux
posant des règles plus
2 subjectives qui engendre des
prestations réciproques
(synallagmatiques) comme
dans un contrat privé (ex :
traité de commerce).

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Chapitre 1 : aperçus générale sur un traité

 Les Traités formels

D'après la procédure
les traités conclus en forme
1 solennelle font intervenir une
D'après le nombre
ratification. des parties
Cette ratification
2 émanant du « Treaty-making-
La distinction
power » est seuleprincipale
susceptible
3 pleinement « opératoire l’État.
» est
d’engager juridiquement
Parcelle existant
contre, entre «en
les accords traité
forme
bilatéral » c'est-à-dire
simplifiée excluentconclu
la
entre deuxetparties,
ratification et traité
sont obligatoires
multilatéral c'est-à-dire
pour les États signé
du seul fait de
entreleur
plusieurs parties.
signature

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Chapitre 2 : les conditions de validité d’un traité

1. La capacité des traités.

Le problème revient à considérer les entités ayant qualité pour conclure un traité. Seul un
sujet de droit international, à savoir l'Etat, l'organisation international, le mouvement de
libération national peut en être auteur. Faute de cette qualité, l'acte intervenu est inexistant
dans l'ordre juridique international bien qu'il puisse être valide en droit interne. C'est
l'exemple des contrats transnational entre une société et un Etat ; entre une ONG, une
association de droit privé et l'Etat

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Chapitre 2 : les conditions de validité d’un traité

1. La capacité des traités.

La capacité juridique à conclure des traités « treaty Making power » ne fait l'objet
d'aucune contestation. La faculté de contracté des engagements internationaux est
précisément un attribut de la souveraineté de l'Etat. Mais le problème peut apparaitre pour
les entités fédérées. La conférence de Vienne de 1969 a rejette leur capacité. Cependant, la
pratique reste varier selon les constitutions fédérales. En tout état de cause, l'imputabilité
du traité reste à l'état national dont relève l'entité cocontractante et, en conséquence, la
responsabilité internationale éventuelle dit Etat en cas de non observance de l'engagement
souscrit.

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Chapitre 2 : les conditions de validité d’un traité

1. La capacité des traités.

Les organisations international, sujet dérivé du droit international, créer par les Etats ont
une capacité limité en leurs compétence spéciale(Article 6 de la Convention de Vienne du
21 mars 1986 sur le traité entre Etat et Organisation international ou entre Organisation
international) selon l'acte constitutif ou la pratique ultérieur de l'organisation international.
Il ne suffit pas que seulement que le sujet de droit soit juridiquement capable de conclure
un traité, encore faut-il que son consentement soit régulièrement donnée.

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Chapitre 2 : les conditions de validité d’un traité

2. L’importance du consentement.

Le consentement de l'Etat n'est valable que s'il est à la fois réel et libre dans son
expression. Il ne doit être entaché d'aucun vice de consentement pouvant affecter la
validité du traité.
Cependant, la Convention de Vienne codifiant la pratique généralement admise estime
que seul une violation manifeste d'une règle d'importance fondamental du droit interne
peut vicie le consentement international de l'Etat.
Relativement à l'accord en forme simplifiée, si le représentant d'un Etat a outrepassée
son pouvoir d'exprimer de son Etat, cette Expression de pouvoir n'aura un impact sur la
validité du traité que si la restriction avait été portée préalablement à la connaissance
des Etats participant aux négociations.

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Partie II : L’invalidité
et les effets des traités
Chapitre 1 : L’invalidité des traités

1. L’illicéité du but et de l’objet des trait

L’article 53 de la convention de vienne dispose : « est nul tout traité qui, au moment de sa
conclusion, est en conflit avec une norme impérative de droit international général. Aux
fins de la présente convention, une norme impérative droit international général est une
norme acceptée est reconnue par la communauté des états dans son ensemble en tant que
norme à laquelle aucune dérogation n’est permise et qui ne peut être modifiée que par
une nouvelle norme de droit international général ayant le même caractère ».

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

1. L’illicéité du but et de l’objet des trait

Ces normes supérieures constituent le jus cogens, elles correspondent à la transposition


dans le droit international du concept d’ordre public du droit interne. La convention ne
définit pas le jus cogens, pas plus qu’elle ne précise son contenu ou son mode
d’élaboration ou de reconnaissance. Tout au plus précise-t-elle qu’il s’agit d’une norme
impérative, C’est-à-dire qu’il est impossible d’y déroger. Ces normes de jus cogens
semblent aussi destinées à protéger les intérêts qui sont communs à tous les membres
de la société internationale.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

1. L’illicéité du but et de l’objet des trait

Aucun exemple de norme de jus cogens n’est non plus donné par la convention , la
doctrine retient cependant les principes de droit humanitaire posés par les convention de
Genève , l’interdiction de l’esclavage ou du génocide , la prohibition de l’emploi de la
force armée … S’il est acquis que tout traité contraire à une telle norme serait nul de
plein droit , la notion de jus cogens ne fait pourtant pas l’unanimité parmi les états et la
CIJ elle même ne l’utilise qu’avec prudence et sans la nommer,

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

Les vices du consentement

L’erreur Le dol La contrainte La corruption

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

a) L’erreur (art 48
L'erreur peut, sous certaines conditions, être considérée comme excusable, et constituer
un vice du consentement étatique. L'erreur doit porter sur un fait ou une situation que cet
État supposait exister au moment où le traité a été conclu et si ce fait constituait une base
essentielle du consentement de cet État. La charge de la preuve incombe à l'État qui
invoque l'erreur, il doit prouver l'existence de l'erreur. Cela ne peut pas être une simple
erreur matérielle c’est une erreur « vénielle », pas grave, ne peut pas être de nature à
affecter la réalité du consentement.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

a) L’erreur (art 48
On peut en demander la correction au dépositaire du traité (art 79). Une erreur de fait ou
de situation peut constituer un vice du consentement étatique si elle porte du un fait
essentiel. On exclut l'erreur de droit : qui ne porte pas sur un fait mais sur une règle de
Droit.
Les cas d’erreur sont très rares en pratique, ils concernent surtout des erreurs de cartes
dans ces traités de délimitation frontalière.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

b) Le dol (art 49)


On a consacré le dol malgré le fait qu'il n'y avait quasiment pas de pratique. Si un État a
été amené à donner son consentement par une conduite frauduleuse d'un autre État, il
pourra invoquer le dol comme vice du consentement. Dans le dol, il y a une
intentionnalité frauduleuse, il faut des comportements délibérés portant atteinte à la
confiance mutuelle dans les relations internationales et au principe de bonne foi. Par
exemple : conclure un traité en sachant qu'on ne va pas le respecter.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

c) La corruption (art 50)


Elle peut être exercée sur l’état ou sur son représentant. Dans le premier cas, menace ou
emploi de la force. Cette hypothèse est plus fréquente, mais est beaucoup plus grave :
violation de l'article 2§4 de la Charte de l'ONU interdisant de recours à la menace ou à
l'emploi de la force. La Convention de Vienne retient la solution classique : menace ou
emploi de la force en violation des principes de Droit international incorporés dans la
Charte des NU.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

d) La contrainte (art 51 ; 52)


Elle a été créée de toute pièce à l'initiative de la CDI. La corruption est propre au droit
des traités : corruption du représentant d'un État : si le consentement d'un État a été
obtenu par la corruption de son représentant par l'action directe ou indirecte d'un autre
État ayant participé à la négociation, l'État peut invoquer cette corruption comme viciant
son consentement. Elle est très difficile à prouver en Droit international, même si elle est
très fréquente. L'article ne parle que de la corruption par un autre État, il fait l'impasse
sur la corruption faite par un lobby ou une société.

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Chapitre 1 : L’invalidité des traités

2. Les vices du consentement

d) La contrainte (art 51 ; 52)


Au sens de la convention de Vienne, la définition de la contrainte est classique : violence
qui emporte recours à la force armée. Mais on fait référence aux principes incorporés
dans la Charte : on introduit la possibilité d'interdire des formes de contrainte un peu
différentes (mot « principe » au pluriel : pas uniquement le principe de l'interdiction du
retour à la force). Par exemple, atteinte à l'égalité souveraine (par des pressions).
Dans le même esprit, « l’expression du consentement d’un état à être lié par un traité
qui a été obtenue par la contrainte exercée sur son représentant au moyen d’actes ou de
menaces dirigés contre lui est dépourvue de tout effet juridique »

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Chapitre 2 : Les effets de la nullité des traités

1. Les effets des traités à l’égard des parties

Le principe est simple.


Art 26 de la Convention de vienne : Tout traité en vigueur lie les parties et doit être
exécuté de bonne foi.
Chaque Etat qui s’est engagé par le traité doit maintenant l’exécuter correctement sinon
il sera responsable vis-à-vis des autres Etats-parties. Chaque Etat doit prendre toutes les
mesures nécessaires dans son ordre juridique interne pour appliquer le traité. Il doit faire
respecter le traité par toutes les autorités concernées. c’est à dire par son administration,
par son législateur et en cas de litige par ses juridictions. Ceci implique que le traité doit
être supérieur à toutes les normes juridiques internes.

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Chapitre 2 : Les effets de la nullité des traités

1. Les effets des traités à l’égard des parties

Si le traité n’est pas supérieur aux normes juridiques internes, lorsqu’un juge aura à
choisir la règle applicable à un litige, il aura tendance à faire primer la loi plutôt que le
traité. Les Constitutions aujourd’hui contiennent généralement une disposition qui
prévoit la supériorité du droit international sur le droit interne. P.ex. la Constitution
française dispose dans son article 55 que les traités ou accords régulièrement ratifiés ou
approuvés ont dès leur publication une autorité supérieure à celle des lois. Lorsqu’un
juge se trouve face à un traité et à une loi qui contienne des dispositions contradictoires,
il doit en principe faire prévaloir le traité sur la loi.

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Chapitre 2 : Les effets de la nullité des traités

1. Les effets des traités à l’égard des parties

Mais ce principe peut connaître des difficultés dans son application. Le Conseil d’Etat
jusqu’en 1989 lorsqu’il était face à un traité et à une loi contradictoires, faisait primer la
loi sur le traité si la loi a été adoptée par le législateur après l’entrée en vigueur du traité.
Le dernier texte prévaut. Le Conseil d’Etat va changer sa jurisprudence par l’arrêt
NICOLO du 20 octobre 1989. Dans cet arrêt pour la première fois il admet qu’une loi
incompatible avec un traité doit être écartée au profit du traité même si elle a été adoptée
après l’entrée vigueur du traité. A partir de ce moment là, le Conseil d’Etat accepte la
supériorité des traités sur les lois en toutes circonstances.

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Chapitre 2 : Les effets de la nullité des traités

2. Les effets des traités à l’égard des tiers

Les traités n’ont qu’un effet relatif, c’est à dire qu’ils ne produisent des effets juridiques
qu’à l’égard des Etats qui les ont acceptés. C’est normal, c’est le respect de la souveraineté
des Etats. Les Etats ne peuvent être liés que par les traités auxquels ils sont partie.
Il y a des situations qui ne sont pas véritablement des exceptions mais qui sont
particulières.
Et tout d’abord un traité peut indirectement produire des effets vàv d’Etats tiers. Par
exemple, lorsqu’un traité fixe la frontière entre deux Etats, cette situation va être respectée
par les Etats tiers, il vaut aussi pour les autres..

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Chapitre 2 : Les effets de la nullité des traités

2. Les effets des traités à l’égard des tiers

Autre exemple, lorsqu’un Etat se place sous un régime de neutralité par un traité conclu
avec d’autres Etats, en réalité ce régime de neutralité ne pourra pas être remis par tous
les autres Etats, par les Etats tiers.
Autrement dit ce genre de traité a pour objet de créer une situation objective qui va être
opposable à l’ensemble des Etats. Il faut donc distinguer la situation des Etats parties de
la situation des Etats tiers.
Pour les Etats parties ils sont directement liés par les obligations que crée le traité.
Pour les Etats tiers, en réalité le traité a créé une situation qui leur opposable parce
qu’ils n’ont pas de raisons juridiques de la remettre en cause.

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CONCLUSION
Webographie
 http://www.planetedroit.com
 www.doc-du-juriste.com
Bibliographie
 L’essentiel du droit international public ED,8, Roche, Catherine
 La validité des traités internationaux VITTA, Edoardo / E. J. Brill / 1940
 Des conditions de validité des traités internationaux : thèse pour le doctorat Coumoul,
Gaston /J. fournier / 1911
 Bastid (S.):"Les traités dans la vie internationale",Economica, 1985.
 Chauvel (P.), Le vice du consentement, thèse Paris II, 1981.
Merci Pour Votre Attention

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