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Les critères de conception parasismique sont différents selon que l'on considère les éléments

structuraux ou non structuraux des bâtiments. La structure est calculée pour ne pas s'effondrer sous
l'action des mouvements sismiques du sol, alors que le calcul des éléments non structuraux, ou non
porteurs de charge, vise à réduire le plus possible les dangers pour la sécurité des personnes et les
dégâts matériels. L'étendue et le coût énormes des dommages attribuables à la rupture ou la ruine
des éléments non structuraux des bâtiments lors de récents tremblements de terre au Japon (Kobe,
1995) et aux États-Unis (Norbertine, 1994) ont été un des facteurs déterminants dans la révision
des pratiques de conception des bâtiments.

tremblements de terre du Japon en 1995 tremblements de terre d’USA 1994


Les mesures de protection parasismique apportées aux éléments non structuraux des
bâtiments existants sont directement liées aux considérations de sécurité des personnes,
tout simplement parce que la plupart des accidents sont causés par la rupture ou la chute
d'éléments non structuraux pendant ou à la suite de mouvements sismiques. Viennent
ensuite des considérations de dommages matériels et d'interruption des fonctions des
bâtiments.

La Tokyo Sky Tree, la plus grande tour au


monde (derrière le building Burj Khalifa) qui
du haut de ses 634 mètres a parfaitement
résisté au séisme de 2011 au Japon de
magnitude 9, démontrant l'efficacité des
constructions parasismiques Japonaises.
Les dommages sismiques occasionnés aux constructions
sont dus aux déformations qui se produisent pendant les
oscillations de la superstructure.

L’isolation sismique de la base est un concept simple


remontant au début du 20ème siècle. Cependant, les
premières applications modernes dans le monde n’ont été
réalisées que dans les années 70 à 80.
L’isolation sismique à la base consiste à désassocier le mouvement du sol du mouvement de la structure
afin de réduire les forces transmises à cette dernière. Les forces qu’exercent les séismes sur la
structure isolée sont normalement de l’ordre de 3 à 10 fois plus petites que les forces pouvant
s’appliquer à la structure non isolée. L’isolateur reçoit les déformations et filtre les accélérations afin
que la superstructure (construction élevée sur une autre) se déplace essentiellement selon un mode
rigide subissant de faibles accélérations et quasiment pas de déformations. Ainsi, les forces d’inertie
transmises à la structure sont limitées et restent en dessous de la capacité élastique de cette
dernière. Les dommages subis par cette superstructure et par les éléments de fondation sont alors
réduits. Enfin, après le séisme, la fonctionnalité de la structure est préservée.
:
:

L’isolation des bâtiments s’effectue au moyen d’appareils d’appuis dont la rigidité horizontale est
beaucoup plus faible que celle de la structure. Ces appareils, appelés appuis parasismiques ou
isolateurs, sont placés entre les fondations et la superstructure, entre le sous-sol et le rez-de-
chaussée ou entre le rez-de-chaussée et le 1er étage.
L'isolation à la base repose sur le principe que si la période de vibration de la structure est
augmentée suffisamment pour s’éloigner de la période d’excitation prédominante du tremblement de
terre, les accélérations transmises à celle-ci (et par conséquent les forces) sont considérablement
réduites.
Pour calculer une période lors d'un séisme il faut faire une synthèse de plusieurs éléments grâce a la
formule suivante: TI=4*h/Vs, avec TI la période propre du sol, h la hauteur du sol par rapport à la
mer et Vs la vitesse des ondes de cisaillement propre a chaque sol.

Pour ne pas avoir un effet d'amplification les concepteurs des bâtiments parasismiques utilisent des
parasismiques, l’installation de ceux-ci dépendes avidement du terrain et mais aussi du bâtiments car il
ne peuvent pas être remplacés et doivent être capables de résister à des séismes d’intensité plus forte
que celle prévue.

discontinuités de matériaux trop fortes


Types d’appui :

1- Les systèmes à base d’élastomère:

Les appuis sont constitués de matériaux légèrement déformables


appelés élastomères, naturels tels que le caoutchouc ou synthétiques
comme le Néoprène. Ils permettent une flexibilité horizontale et ainsi
un déplacement de la structure en bloc dans le sens contraire au
déplacement du sol. Cela permet d‘éviter tout dégâts lié aux
mouvement des étages.
Plus les élastomères sont élastiques/flexibles, moins les charges
sismiques ressenties par le bâtiment sont importantes. Cependant une
trop grande flexibilité des appuis diminue considérablement la stabilité
de l'ouvrage en temps normal. Ces appuis sont donc appelés à juste
titre « à déformation » car ils se déforment pour diminuer les effets
des secousses sur le bâtiment.
2- Les systèmes à base de glissement

Ce système a un principe similaire à celui des appuis


à déformation : il permet de diminuer les forces
horizontales. Cependant la technique est
sensiblement différente : il s'agit ici de deux blocs
distincts qui glissent l'un par rapport à l'autre (la
superstructure et la fondation +les appuis) il
permet le découplage des mouvements de la
superstructure de ceux des éléments de fondation
au moyen d’interface de glissement. Ce système
comme l'autre n'est pas affecté par les forces
verticales car ces forces ne font qu'augmenter ou
diminuer la charge verticale du bâtiment (en clair,
le poids du bâtiment diminue lorsque les forces «
soulèvent » la superstructure et augmente lorsque
les forces reviennent et écrasent la superstructure
vers le sol…). De ce fait, il n'y a pas de
déplacement relatif des étages comme pour les
forces horizontales et donc ces ondes ne forment
aucun risque d'effondrement.
Les appuis à glissement se concentrent donc sur les forces horizontales. L’interface de glissement
permet de dissiper l’énergie sismique par frictions (frottements). Le glissement permis par celle-ci ne
doit néanmoins pas être trop important sous peine de mouvements trop brusques : on choisi donc les
matériaux de frottement en fonction de leurs particularités architecturales et de la masse du
bâtiment. De plus la forme concave de la partie supérieure assure une protection optimale, car même
si les forces sont très importantes il n'y a pas d'effet de butée du plot de glissement contre les plots
de retenue, car la vitesse est fortement diminuée.
3- Les systèmes à base hydraulique

Ces systèmes sont principalement constitués de matériaux très ductile : plomb, acier, alliages
ductiles... Ils n'ont pas de fonction porteuses donc ne joue pas le rôle de pilier, leur déformabilité peut
être maximale. Cette déformabilité est utilisée lors des séismes. En effet lors des secousses, ces
amortisseurs permettent de limiter le déplacement du bâtiment.
4- Les amortisseurs hystérétiques

Ces systèmes sont principalement constitués de


matériaux très ductiles : plomb, acier, alliages
ductiles... Ils n'ont pas de fonction porteuses donc ne
joue pas le rôle de pilier, leur déformabilité peut être
maximale. Cette déformabilité est utilisée lors des
séismes. En effet lors des secousses, ces amortisseurs
permettent de limiter le déplacement du bâtiment.
Ces amortisseurs hystérétiques se déforment tout en
opposant une résistance, assurant ainsi une plus grande
stabilité du bâtiment.
5- Les amortisseurs à frottement :

Ces amortisseurs reposent sur le même principe que


les appuis isolateurs. Ils sont disposés à divers
endroits stratégiques de la structure et séparent
l'énergie par un frottement sec. Lors d'un
tremblement de terre, ils permettent la
déformation du bâtiment tout en la maîtrisant :
son système mécanique coulissant fait qu'il reste
toujours porteur. Ces amortisseurs se révèlent être
les plus efficaces et les plus durables, puisqu'ils
reprennent leur position initiale sans dommages.
Comparaison entre un bâtiment avec isolateur
et un bâtiment sans isolateur (video )
-Le niveau de protection pouvant être obtenu est très supérieur au niveau exigé par les règles
parasismiques pour les ouvrages à risque normal. Les ouvrages restent normalement opérationnels, même
après les séismes violents.

-Les dégâts aux éléments non structuraux et à l'équipement, qui représentent parfois un investissement
considérable (dans le cas des hôpitaux par exemple), sont faibles ou nuls.

-Les appuis restent en principe intacts après un séisme et sont opérationnels vis-à-vis des nouvelles
secousses (répliques du séisme principal par exemple).

-les inconvénients liés à une forme asymétrique des bâtiments ou à leur complexité formelle ou structurale
sont limités, car le comportement d’une construction sur isolateurs dépend principalement de la
distribution de la rigidité de ces derniers et non plus de celle de la structure.

-La réduction des charges sismiques permet de calculer la structure en hypothèse de comportement
élastique. Ce calcul est bien maitrisé et plus fiable que celui des constructions habituellement susceptibles
de subir des déformations plastiques, qui font l’objet d’hypothèses approximatives.
.
-Tous les ouvrages traversant le plan des appuis (escaliers, tuyauterie,…) ou reliant le bâtiment avec
ses abords immédiats (réseaux, marches extérieures,…) doivent être conçus de manière à tolérer sans
dommages les déplacements relatifs de la superstructure et des fondations. Ces mesures sont
impératives dans le cas des réseaux de gaz, de protection contre l'incendie et des réseaux contenant des
fluides polluants.

-Les joints de séparation entre deux bâtiments ou parties de bâtiment sur isolateurs nécessitent des
largeurs importantes en raison des déplacements de chaque bloc, pouvant atteindre des valeurs
décimétriques.

-Les transformations ultérieures de la structure, des cloisons, des façades et d'autres éléments lourds
ou rigides ne doivent pas modifier d'une manière significative le comportement dynamique initial du
bâtiment pris en compte pour le dimensionnement des isolateurs, sous peine d’entraîner des coûts
d’adaptation élevés.
De même qu’il est préférable pour la santé d’un être humain d’avoir une bonne hygiène de vie, avant
de se soigner si nécessaire, il est préférable pour un bâtiment d’avoir une bonne conception pour
optimiser l’application des règles de calcul parasismique en prévision d’un tremblement de terre. Le
calcul réglementaire d’un bâtiment mal conçu ne garantit pas son bon comportement, c’est-à-dire son
non-effondrement.

La bonne conception architecturale vise :


- la non résonance de la structure avec les oscillations du sol
- l’éviction des phénomènes de torsion (voir plus loin)
- la limitation des concentrations localisées de contraintes (déformations trop irrégulières)
Pour ce faire il convient de faire des choix pertinents quant à :

- La répartition des volumes, c’est-à-dire concrètement des masses et des rigidités.


- La localisation des points faibles Il faut arbitrer entre les dispositions plus ou moins
favorables selon le projet et ses enjeux.
Ainsi, le bâtiment projeté doit être analysé, de l’esquisse au projet, selon les critères de :
- Sa forme globale.
- Son système porteur et son mode de contreventement en fonction du choix des matériaux
de structure.
- La forme et la constitution de ses différents éléments constructifs.

Présenté par :
-REGHAISSIA Mohamed Amine
- Benkhamellah Walid