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EUGÉNIE GRANDET

HONORÉ DE BALZAC
HONORÉ DE BALZAC
■ Honoré de Balzac est né à Tours en 1799. Issu d’une famille provinciale de
petite bourgeoisie, il étudie au collège de Vendôme. Balzac s’installe à Paris en
1814 et commence des études de droit tout en travaillant chez un avoué parisien.
C’est au cours des années 1820 qu’il décide de devenir écrivain. Il a renoncé à la
carrière juridique pour se consacrer à la littérature et publie des romans « noirs » et
des romans « gais » dans le goût de l’époque. Ses premières œuvres, écrites sous
un pseudonyme, « Horace de Saint-Aubin » , sont un échec. Il rencontre Laure de
Berny en 1821 qui lui apporte un soutien affectif et matériel.
■ En 1829, son premier roman, Les Chouans, est publié sous son vrai nom. À
partir de 1832, il correspond avec Ewelina Hańska, une admiratrice polonaise qu’il
rencontre pour la première fois en 1833. Dès 1834, il pense à regrouper ses
romans dans un ensemble organisé : ce sera La Comédie humaine, une œuvre
immense qui comprend plus de 2000 personnages dans 91 ouvrages, dans laquelle
il a voulu « peindre les deux ou trois mille figures saillantes [de son] époque ».
■ En 1843, il voyage en Europe avec Ewelina Hańska, qu’il finira par épouser en
mai 1850. Quelques mois après son mariage, Balzac meurt à Paris en août 1850 à
l’âge de 51 ans. C’est Victor Hugo qui prononça son oraison funèbre.
■ Honoré de Balzac est le créateur d’un univers romanesque impressionnant par
ses dimensions, son unité, sa force, sa diversité. Il marque un moment capital dans
l’évolution du roman français et universel, tant par la valeur intrinsèque de sa
création, que par sa valeur d’archétype réaliste, qui a imposé un modèle narratif
pour le roman moderne.
■ En 1830 paraissent les « Scènes de la vie privée », qui comprennent plusieurs
contes : « La Paix du ménage », « Le Bal de Sceaux », « Gobseck », « La Maison du
chat-qui-pelote », « La Vendetta », « Une double famille », où Balzac renonce aux
conflits du « roman noir » pour s’arrêter sur les rivalités d’intérêts, pour entrer dans
l’intimité des drames privés, pour peindre les détails de la vie de famille.
■ La seconde série des « Scènes de la vie privée » (1832) contenant des pièces
telles que « La femme de trente ans », « Le Curé de Tours », « Le Colonel Chabert »,
marque une évolution de l’art du conteur vers l’art du romancier, par la découverte
de la durée et du devenir : le récit d’une crise se double de l’histoire d’une vie.
■ Avant les secondes « Scènes de la vie privée » , Balzac publie en 1831 « La
Peau de chagrin » et puis les « Romans et contes philosophiques », qui contiennent
« Les Deux Rêves », « L’Elixir de longue vie » , « Jésus-Christ », « en Flandre », « Les
Proscrits », « Le Chef-d’œuvre inconnu », « L’enfant maudit , de réflexion, qui
proposent une explication de la vie humaine.
■ L’année 1832 représente la date de la parution du premier dizaine des
« Contes drolatiques », suivi en 1833 par le second et en 1837 par le troisième. En
1833 Balzac publie les « Scènes de la vie de province », contenant entre autres
« Eugénie Grandet » et « L’Illustre Gaudissart ».
LES CHEFS-D’OEUVRES
EUGÉNIE GRANDET

■ « Eugénie Grandet », un des premiers chef-d ’œuvres balzaciens, paraît en 1833,


dans les « Scènes de la vie de province ».
■ L’action du roman se passe à Saumur, petite ville d’Anjou,
dans l’atmosphère mesquine et pesante de la province française.
Grandet, ancien tonnelier enrichi durant la Révolution, et sa fille
Eugénie focalisent l’intérêt des habitants, tout en enflammant
l’imagination et en mobilisant les énergies de quelques familles
qui aspirent à obtenir pour leurs progénitures la main de celle
qui deviendra un jour la seule héritière d’une immense fortune.
■ Jeune fille simple et vertueuse, Eugénie mène une vie monacale, totalement
soumise, comme sa mère, à la tyrannie d’un père avare, devenu la proie d’une idée fixe,
la passion pour de l’or. La monotonie de son existence est interrompue par l’apparition
inattendue de son cousin Charles, dont elle s’éprend sur-le-champ. Eblouie par la beauté
et l’élégance du jeune Parisien, elle sera encore plus touchée par le malheur qui le
frappe – le suicide de son père dû à la faillite de sa banque. Elle finit par lui avouer son
amour, auquel Charles ne reste pas indifférent. Ils se font des serments de fidélité, mais
le jeune homme doit partir pour les Indes, refaire la fortune et l’honneur perdues. Durant
son absence de huit ans , Eugénie caresse son rêve de bonheur, malgré le silence
absolu de son amoureux.
■ Après le départ de Charles, elle se heurte jour après jour au despotisme croissant
du père. Le conflit explose lorsque Grandet apprend que sa fille avait donné toutes
économies au cousin orphelin. Les âpres confrontations entre le père et la fille tuent
littéralement Mme Grandet. Cinq ans après sa mort, Grandet disparaît lui aussi, laissant
Eugénie seule avec son espoir de revoir Charles. Lorsqu’il revient, il n’est plus l’être
innocent et doux d’autrefois, mais un homme riche qui épousera une fille de la haute
société pour son titre de noblesse.
■ Eugénie accepte le mariage avec un de ses prétendants, le président de Bonfons,
après avoir payé les dettes que son cousin semble avoir oubliées, lui rappelant par
ce geste moqueur les promesses non honorées. La fin du roman suggère le
recommencement d’un cycle qui tient l’héroïne prisonnière d’un destin tracé
d’avance par la cupidité des gens.
■ Avec « Eugénie Grandet », Balzac semble avoir déjà trouvé la formule
romanesque qui le consacrera : la construction tripartite. Une longue exposition
présente la ville de Saumur et la maison de Grandet et fait une incursion dans le
passé. La partie centrale est consacrée à la progression dramatique de l’histoire,
entretenue par des détails apparemment insignifiants, mais qui donnent à la fiction
la consistance de la réalité. La partie finale concentre en peu de pages une longue
période de l’existence de l’héroïne, Balzac y usant de la technique du raccourci.
■ Balzac réalise dans ce roman une étude minutieuse des mœurs de la vie de
province. L’histoire proprement dite est l’illustration d’un état de choses,
l’argumentation d’une thèse donnée d’avance : dans une époque mercantile, où la
valeur primordiale est l’argent, au sein d’une société provinciale mesquine et sans
horizon, l’homme est condamné à une existence médiocre. Le déterminisme
balzacien y est bien évident : les événements, les actions, les caractères, au-delà de
leur individualité, sont la conséquence des mœurs et des mentalités d’une société.
■ Le roman est composé d’une alternance de séquences descriptives, narratives
et dialogales qui se soutiennent réciproquement, bien qu’inégalement réparties
dans la structure de l’ensemble textuel. Les faits narrés ou décrits sont l’attribut
d’un narrateur-descripteur omniscient qui informe et instruit un lecteur-narrataire
explicite, convoque en qualité de simple témoin.
■ La figure mémorable de Grandet s’inscrit dans la typologie balzacienne des
monomanes sous l’étiquette de l’avare. L’auteur crée une individualité puissante et
complexe, représentative de l’espèce à laquelle il appartient. Être dominé d’une
passion froide, calculée, Grandet est un monstre, mais un monstre véridique,
capable de sentiments de gestes et d’attitudes inattendus. Il aime bien sa fille, il
mène une vie austère, mais il a ses moments de gaieté et de détente. Mais surtout
il aime l’or d’un amour maladif : il le « caresse » et le « couve », sa vue le
« réchauffe ». Il rend son âme en essayant d’attraper le crucifix en argent doré que le
prêtre lui présente.
CITATION
« J’ai maintes fois été étonné que la grande gloire de Balzac fût de
passer pour un observateur ; il m’avait toujours semblé que son principal
mérite était d’être visionnaire, et visionnaire passionné. Tous ses
personnages sont doués de l’ardeur vitale dont il était animé lui-même. »

(Baudelaire)
LA FIN

■ ÉTUDIANTE : NIȚU MARIA TEODORA, ROUMAIN – FRANÇAIS, 2 ème


ANNÉE
■ BIBLIOGRAPHIE : • MUSTĂȚEA, ALEXANDRA – « LITTÉRATURE FRANÇAISE,
XIXe SIÈCLE (1) »
• https://www.etudes-litteraires.com/biographie-
balzac.php
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