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Au cœur des matériaux

cristallins
Les Liaisons Chimiques
Énergie d'Interaction Entre Atomes
Variation de l'énergie de cohésion d'un cristal en
À température et pression nulles, tous les fonction de la distance inter-atomique
éléments du tableau périodique, à l'exception
de l'Hélium, se trouvent à l'état cristallisé

On peut conclure qu'il existe des forces


d'attraction entre atomes de même nature qui
sont suffisantes pour assurer la cohésion de
l'édifice cristallin.

Il s'agit essentiellement de forces électrostatiques


entre électrons et entre électrons et noyaux.

On peut également observer que les cristaux sont


des corps relativement difficiles à comprimer, ce qui
traduit la présence de forces de répulsion qui ne
deviennent importantes qu'à courte distance.
Les Liaisons Chimiques
Énergie d'Interaction Entre Atomes

 À la distance d'équilibre des atomes dans le cristal (d0),


l'énergie d'interaction présente une valeur minimale
appelée énergie de cohésion (U0).

 Cette énergie correspond à l'énergie nécessaire pour


transformer le cristal en un ensemble d'atomes libres.

 Cette énergie de cohésion varie très fortement d'un


élément à l'autre, elle est très fortement liée à la
structure électronique et au type de liaison qui
s'établissent entre les atomes.
Les Liaisons Chimiques

Liaison de Van der Waals


 Il s'agit d'une liaison faible qui est la principale
interaction attractive dans les cristaux de gaz rares et
de nombreuses molécules organiques.

 Cette interaction est due aux moments dipolaires


permanents ou induits par chaque atome sur ses
voisins.

Liaisons hydrogène entre molécule d’eau H20


Les Liaisons Chimiques

Liaison covalente
 elle est assurée par la mise en commun de
deux électrons pour compléter la couche
externe de chaque atome.

 Elle apparait entre deux atomes de non


métaux (liaison assurée par des électrons
de valence)

la molécule de di chlore Cl2.


Les Liaisons Chimiques

Liaison Ionique

 elle est assurée par le transfert d’un électron


d’un atome à l’autre.
 Elle apparait entre un atome d’un métal et un
atome de non métaux.
 Après leur liaison, les deux atomes deviennent
chargés électriquement.

Exemple: le chlorure de sodium NaCl.


Les Liaisons Chimiques

Liaison Métallique

 Il s'agit d'une liaison forte non directionnelle.


Elle concerne les éléments ayant peu
d'électrons (un, deux ou trois) sur leur
couche externe.
 Les électrons de valence des atomes sont
mis en commun et forment en commun un
nuage électronique entourant les atomes
ionisés.
 Ils sont appelés électrons de conduction et
confèrent aux métaux leur forte conductivité
électrique par exemple. cristal de sodium Na
 Les métaux sont caractérisés également par
une forte conductivité thermique, une
grande compacité et une haute symétrie.
Cristallographie géométrique

Les réseaux cristallins


Définition

Réseau crstallin,
motif élémentaire et
structure cristalline

Maille élémentaire d’un


réseau à 3 dimensions
défini par les 3 vecteurs
primitifs a, b et c
Cristallographie géométrique

Les réseaux Bravais

Introduction

Système cubique
Cristallographie géométrique

Les réseaux de Bravais

Système hexagonal
Cristallographie géométrique

Les réseaux de Bravais

Système
orthorhombique
Cristallographie géométrique

Les réseaux de Bravais

Système triclinique
Cristallographie géométrique

Les réseaux de Bravais

Système
Monoclinique
Cristallographie géométrique

Les réseaux de Bravais

Système Tétragonal
(Quadratique)
Les syestèmes d’indices des Directions et des plans
cristallographiques.
Les rangées réticulaires

Coordonnées des nœuds


d’un réseau défini par les
vecteurs primitifs
Les syestèmes d’indices des Directions et des plans
cristallographiques.
Les rangées réticulaires

Coordonnées des nœuds


d’un réseau défini par les
vecteurs primitifs
Les syestèmes d’indices des Directions et des plans
cristallographiques.
Les plans réticulaires

Indices de Miller
Les syestèmes d’indices des Directions et des plans
cristallographiques.
Les plans réticulaires

Exemples de plans réticulaires


Structure des Solides
 Structure des Solides à Liaisons Métalliques

La plupart des métaux purs cristallisent dans le système cubique ; par exemple
CFC (cubique à face centrée) pour Cu, Ag, Al, Au, Pt, Pb, Fe 
CC (cubique centré) pour Fe , Mn, Cr, V, Mo, Ta, Ti ,
HC (hexagonal compact); par exemple Ti , Mg, Zr
Notons qu'un même élément peut présenter plusieurs structures cristallines
selon l'intervalle de température considéré, par exemple:
le Fe est CC entre 273 °C et 912 °C et entre 1394 °C et 1538 °C et CFC entre
912 °C et 1314 °C.
le Ti est HC en dessous de 882 °C et CC en dessus de 882 °C.
On dit que l'élément présente un polymorphisme cristallin, le passage entre
deux formes est une transformation allotropique.
Structure des Solides
La structure cubique centré
La structure CC est définie par un motif élémentaire de 2 atomes, l'un à
l'origine et l'autre au centre du cube. Elle est constituée de deux atomes
par maille, un au centre du cube et huit aux sommets du cube
appartenant chacun à huit mailles.
Le nombre de coordination, représentant le nombre de premiers voisins
d'un atome donné, est de 8.
La compacité de la structure , définie par le rapport du volume des
atomes sur le volume de la maille est 0.68.

Structure cubique
centrée (nœuds de la
maille élémentaire,
représentation selon le
modèle des sphères
dures, et plan (110))
Structure des Solides
La structure cubique à face centrée
La structure CFC est définie par un motif élémentaire de 4 atomes,
l'un à l'origine et les trois autres aux centres des faces du cube.
Elle est constituée de 4 atomes par maille, six sur les faces du
cubes appartenant chacun à deux mailles et huit aux sommets
du cube appartenant chacun à huit mailles.
Le nombre de coordination est de 12. La compacité est de 0.74

Structure cubique à
faces centrées (nœuds
de la maille
élémentaire,
représentation selon le
modèle des sphères
dures, et plan (111))
Structure des Solides
La structure hexagonal compact
La structure HC est définie par un motif élémentaire de deux atomes,
l'un à l'origine et l'autre en (2/3,1/3,1/2).
Elle est constituée de six atomes par maille, trois à l'intérieur de
l'hexagone, deux sur les bases communs chacun à deux mailles et
douze sur les sommets communs chacun à six mailles.
Le nombre de coordination est de 12 si le rapport c/a est inférieur ou
égal à 1.633

Structure hexagonale
compacte
(représentation selon
le modèle des sphères
dures et plan de base
de l'hexagone)
Les Défauts Dans Les Solides

Introduction
Les Défauts Ponctuels
Les Défauts Linéaires
Les Défauts Bidimensionnels
Les Défauts Tridimensionnels
Les Défauts Dans Les Solides
Les Défauts Ponctuels

Types de défauts ponctuels dans les cristaux : (a) lacune, (b) atome
étranger interstitiel, (b') auto-interstitiel et (c) atome étranger en substitution
Défauts ponctuels: Solution solide d’insertion

Sites octaédrique (en couleur rose) et


tétraédrique (en bleu) dans un CFC

Sites octaédrique (en couleur rose) et


tétraédrique (en bleu) dans un CC
Les Défauts Linéaires: Historique

Traces de glissement à la surface


Lorsque l'on déforme un cristal au delà de son domaine élastique, on d'un super-alliage monocristallin
voit apparaître à sa surface des lignes appelées traces de glissement. déformé plastiquement et
schématisation de ces traces à
l'échelle atomique

Traces de glissement : micrographie


électronique en transmission
montrant des traces de glissement
à la surface d'un polycristal
Aluminium - Silicium - Magnésium
(6056).

Ces traces correspondent à de petites marches qui traduisent le


glissement des plans cristallins les uns par rapport aux autres. Elles sont
la manifestation du mouvement, sous l'effet des efforts mécaniques,
de défauts linéaires présents dans le cristal : les dislocations.
Les Défauts Linéaires

Historique:
Le concept de dislocation a pour origine le profond désaccord
entre la théorie et l'expérience concernant la déformation
plastique (permanente) des cristaux par cisaillement.

La limite élastique théorique d'un cristal correspond à la


contrainte la plus faible nécessaire pour obtenir la déformation
plastique la plus petite possible.

Sous l'effet d'une contrainte de cisaillement on peut induire le


déplacement relatif d'une partie du cristal par rapport à une
autre suivant un plan compact (pour obtenir la plus petite
déformation possible : une distance interatomique) et selon le
schéma présenté ci-après.

Glissement suivant un plan compact


Historique
Le travail de cette contrainte est égal au travail à exercer contre les
forces de cohésion du cristal.
Si a est le paramètre de réseau et x le déplacement relatif des deux
parties du cristal, on peut représenter la relation contrainte-
déplacement par :

(a) Cisaillement relatif de deux plans d'atomes dans un cristal déformé uniformément ;
(b) (b) Contrainte de cisaillement en fonction de déplacement relatif des plans par rapport à leur position
d'équilibre. La droite en pointillés tangente à l'origine à la courbe définit le module de cisaillement.
Les Défauts Linéaires

Historique:

Ce modèle théorique, ne tenant compte que des forces de cohésion, prévoit


donc que le cristal se déforme plastiquement pour une contrainte typiquement
de l'ordre du sixième du module élastique.

Or, en pratique on constate que dans de nombreux cas, la déformation


plastique intervient pour des contraintes beaucoup plus faibles d'un facteur
pouvant atteindre 1 000 voire 10 000 ou plus.

En 1934, trois chercheurs, Taylor, Orowan et Polanyi, établirent indépendamment


que la présence d'imperfections cristallines à l'intérieur des matériaux pouvait
expliquer cette divergence.
Les Défauts Linéaires
Historique:
Dans ces conditions, le glissement relatif des deux parties du cristal ne se
fait pas en bloc, mais grâce à la propagation de ces imperfections le long
d'une direction ou dans un plan donné (voir Schéma).

Leur déplacement peut alors provoquer une déformation même pour de


faibles niveaux de contrainte

Ces imperfections sont les dislocations. Ce sont des défauts linéaires qui se
déplacent le long des plans atomiques.
De tels défauts permettent une déformation plus facile car la majeure
partie du cristal demeure inaltérée.
Description géométrique

Il existe deux types de dislocations droites : les dislocations coin et les


dislocations vis.

En pratique, les dislocations présentent souvent, en proportion donnée, le


caractère coin et le caractère vis : on parle alors de dislocations mixtes.

Ces dislocations sont courbes (ou gauches) et en chaque point on peut les
décomposer en une composante coin et une composante vis.
Dislocations coin
Dislocations vis
Vecteur de Burgers

Dislocation coin Dislocation vis


Observation des dislocations
Observation des dislocations par MET (Microscopie électronique de transmission)
Limite d’élasticité
On observe que les plans de glissement
correspondent aux plans avec une cission
max.
Idem pour la direction de glissement
Champ de contrainte autour d’une dislocation
Champ de contrainte autour d’une dislocation
Interaction entre dislocations
Interaction entre dislocations