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GENIE URBAIN

I. Introduction

La raison d’être de génie urbain

Les infrastructures toujours existé


ont
bien avant la première naissance du génie urbain (au début du XXème
siècle). Elles ont toujours été conçues, réalisés et gérés.

assurent le circulation des


Il s’agit des infrastructures qui
multiples informations, des divers fluides au sein de l’espace
de la ville, comme au sein du monde qui l’environne.

L’espace habité n’est plus seulement constitué de rues bordées


de maisons avec des réseaux en sous sol, des bâtiments et
espaces vert , mais il est devenait un organisme plus
complexe qui exige des infrastructures publiques de plus
en plus nombreuses et coûteuses à réaliser, à faire fonctionner
et à entretenir
Définitions

Infrastructures
La notion d’infrastructures publiques s’associée aux travaux publics
par opposition aux travaux particuliers. Ce sont des travaux de
construction ou d’aménagement effectués par les administrations
publiques ou par des sociétés qui agissent pour leurs compte ou en
partenariat avec elles dans un but d’intérêt général.

Exemple: ce sont les travaux des routes, des ponts, des réseaux ferrés, des
travaux de canaux, des ports, tous les ouvrages qui sont liés à l’eau, à
l’assainissement, à l’énergie, aux écoles, aux universités et certains bâtiments de
grandes tailles (aéroports, centrales nucléaires, les hôtels de police, ouvrages
militaires…..)

La maitrise d’ouvrage des travaux publics sont généralement du droit public


(Etat et Collectivités publiques). En Algérie ils sont alors soumis au code du
marché public et leurs contentieux relèvent du droit administratif.
Définitions (suite)

Le Génie Urbain
Par génie, il faut entendu tout ce qui est trait à
la conception, la réalisation et la gestion d’un
ensemble d’objet technique

Le génie est apparu d’abord dans le domaine militaire avec la


fondation des premières écoles militaires qui s’apparentent à une
véritable école d’ingénieurs destinée à former des officiers

Le génie urbain est l’ensemble de pratiques


chargées de permettre la vie dans le milieu
urbain, particulièrement en milieu urbain dense.

Le génie urbain est de conceptualisation récente et


mouvante, il se base sur une vision analyste de réalité complexe
en réaction avec l’approche analytique et technique qui le
composant. Ainsi, il peut laisser une part autant aux aspects
technologiques qu’aux sciences humaines
Son apparition dans le monde

Le génie urbain existe et n’existe pas. Il ne s’agit pas tant d’exprimer une
position confortable et prudente que de définir un état bien réel, après deux
tentatives d’institutionnalisation dont la première date du début du XXème
siècle et la seconde du début des années quatre vingt.

Donc, sur le plan international le concept est apparu début XXème siècle. Mais
l’avatar contemporain est née au Japon puis a essaimé en Amérique et en
Europe.

En Europe, différentes
collectivités comptent désormais
des « directions de génie urbain ».

Le génie, comme l’urbanisme et l’architecture est à la fois


 un ensemble de pratique des professionnels et
 un domaine de la recherche urbaine.
Un objet: l’urbain

Le génie urbain aborde l’urbain sous regard:


Des techniques;
Des usagers et
Des acteurs.
L’entrée technique étant l’entrée principale qui résonne avec les autres.

Le génie urbain n’est pas une discipline, mais un positionnement pour aborder
toutes les questions urbaines en privilégiant par les problématiques des
techniques et de leurs usagers.

La ville pensée comme un système

La ville est constituée d’objets ponctuels et


linéaires pour lesquels l’approche analytique (vision statique)
permet de qualifier et / ou quantifier son fonctionnement.
La ville est considérée comme un système. Il s’agit d’étudier les
composants (éléments) de ce système ainsi que leurs
interactions et leurs interdépendances (vision
dynamique).

L’approche systémique (système)

Qui s’appuie sur la perception globale, nécessite une intégration

pluridisciplinaire, donc, elle est au cœur du génie


urbain.
Relation Urbanisme /Génie urbain
Cousin de l’urbanisme, lié au concept de management (gestion) urbain.

L’urbanisme entant que règles, savoir faire et projets, existe depuis que la
ville existe.
L’identification et la reconnaissance du métier d’urbaniste sont beaucoup plus
récentes et doivent beaucoup aux développements modernes et
contemporaines de la planification urbaine (Gaudin, 1985).

Le génie urbain: Il correspond en grande partie à la création, la


réalisation et la gestion d’un ensemble de réseaux techniques.

il fut une composante plus au moins bien identifié de l’aménagement urbain.


Donc En effet, point n’est besoin de démontrer que la ville ouverte sur son
environnement est fondamentalement: mouvement, circulation et donc bâtie
avec et autour d’infrastructures.
A la différence de l’urbanisme, le caractère unitaire du génie
urbain entendu comme savoir faire et pratiques permettant de concevoir,

réaliser et gérer l’ensemble des réseaux techniques, reste


problématique, même si du coté de la recherche le renouveau du sciences du
génie et de la conception opérée à partir des années cinquante et soixante, a

conduit quelques auteurs à ranger le versant scientifique de cet ensemble


de pratiques dans ce vaste ensemble (le Moigne, 1990).

Le génie n’est plus une discipline mais un positionnement pour aborder toutes

les questions urbaines en privilégiant une entrée par les problématiques des
techniques et de leurs usagers. C’est ce qui le différencié
réellement de l’urbanisme.
LA VILLE, un champ de travaille
complexe

L’urbanisme, compte tenu de son caractère pluridisciplinaire,


intéresse plusieurs catégories professionnels selon le
domaine d’étude: des architectes, des économistes, et des juristes, des
sociologues, des ingénieurs (VRD, bâtiment, génie urbain…), des géographes,
des paysagistes, et même des archéologues, des historiens, des
environnementalistes, des psychologues, et des anthropologues,

auxquels il devrait être fait appel pour l’établissement


de plans d’urbanisme ou pour le lancement des
opérations d’urbanisme en fonctions des moyens disponibles.
Le domaine d’application du génie
urbain

Les domaines d’application du génie urbain est aussi complexe parce que la ville

elle-même est complexe et qui recouvre les principaux domaines de


la ville au bâtiment:

De l’aménagement des espaces ( voiries urbaines) ;

De la gestion de l’eau (AEP et assainissement) ;

De la gestion des déchets (Assainissement) ;

De la gestion de l’énergie ( Gaz et électricité) et

De la gestion des systèmes des transports ( y compris les NTIC)


Les objectifs du génie urbain

i. Pour être capable d’intégrer la complexité et la multiplicité des


Différents facteurs (humains, économiques, sociaux….) dans la gestion et
le montage d’un projet urbain;

ii. De piloter la réalisation d’installation, d’ouvrages concernant la


Gestion urbaine et les services urbains (dimensionnement, montage
financier, gestion de la réalisation).

iii. De promouvoir l’utilisation de techniques et de méthodes d’analyse


de la qualité environnementale dans le domaine de l’urbanisme, de
l’aménagement et de la ville (prescription, recherche, et développement).
iv. De développer et de mettre en œuvre des techniques et des procédés
Pour que le secteur de la construction participe au même titre que les
Autres domaines industriels au développement durable.

v. Organiser le développement et la gestion des infrastructures;

vi. Aussi de fournir aux acteurs de l’urbanisme (architectes, urbanistes,


ingénieurs…) pour intervenir à des différentes échelles du territoire au
bâtiment, capables de mobiliser les méthodes et les techniques des
Sciences de l’ingénieur afin de répondre aux problèmes complexes induit
par la gestion et le développement des bâtiments et des villes et par leur
insertion dans le territoire. l’urbanisme.
Le génie urbain, un champ pour les
réseaux urbains
L’organisation de la ville et son évolution, ses modèles et ses utopies,
s’appuient très largement sur le développement d’un ensemble de
techniques urbaines dont les plus significatives en la matière sont les réseaux
techniques urbaines, toujours plus nombreux (Dupuy, 1991).

- Réseaux de voirie et aires de stationnement et leurs


dispositions( Nomenclature, sécurité, réalisation, entretien et contrôle)

- Le transport ( tt types confondus), DD et infrastructures routières du transport ;

- Les VRD (VRD et assainissement, VRD et AEP, VRD et énergie, VRD et

télécommunications …..etc.) (étude des ouvrages et implantation des réseaux, conception


et implantation de l’ouvrage afin de répondre aux besoins, conception et réalisation des
réseaux d’énergie afin de répondre aux besoins, circulation rapide de l’information
conception et réalisation).

- ASSINISSEMENT - AEP( Alimentation en eau potable)


Génie urbain : art de concevoir, de réaliser et de
gérer les réseaux techniques urbains

Le terme de réseau ayant la double signification


de réseau - support (notion matérielle)

et de service - réseau (mise en relation des éléments


localisés du système urbain).
Le génie urbain s'applique à un ensemble constitué de réseaux
d'eau, d'assainissement, de collecte et de traitement de déchets,
des réseaux de chaleur et d'énergie, des réseaux de circulation et
de transport urbain des systèmes locaux de communication.
LA VOIRIE URBAINE

INTRODUCTION

La voirie urbaine est l’une des disciplines complexes et


interactives qui lient le social, l’environnement,
l’économie, la ville elle-même, la politique et l’urbanisme.
Elle fait intervenir en son sein plusieurs spécialistes allant du
géographe à l’ingénieur civil, qui, chacun apportant sa pierre
dans l’édifice pour le bien être des citadins.
NOMENCLATURE DE LA VOIRIE URBAINE
La Voirie Urbaine: un Système Complexe et Interactif
Depuis les années 30 s'est développé un courant de pensée dit systémique né de la prise de conscience de la
complexité. L'ambition des pères de cette pensée était de mettre au point des méthodologies permettant de
surmonter les difficultés rencontrées dans la tentative d'appréhension des problèmes complexes par les outils
analytiques existants.
La Ville;
Les Déplacements; La Forme Urbaine;
Le Trafic L’Architecture;
Les Espaces Publics

La Domanialité; LES
L’Expropriation L’Histoire;
VOIRIES Le Paysage;
La Sécurité; Le Climat
Les Nuisances;
Le Confort; La Vie Locale;
Le Niveau de service L’Economie

L’approche systémique (système): Appréhender la complexité

Qui s’appuie sur la perception globale, nécessite une intégration pluridisciplinaire, donc, elle est au cœur du génie
urbain.
Typologie et hiérarchisation des réseaux

De l’autoroute au square, il y a une grande diversité dans la


typologie. Mais toutes répondent, plus ou moins, à deux
fonctionnalités.

La circulation

La vie locale
I. LES AUTOROUTES ET VOIRIES RAPIDES URBAINES

Elles n’ont qu’une fonction circulatoire. On parlera de monofonctionalité.

L’autoroute urbaine monofonctionnelle mais d’une utilité indéniable.

Elle peut être urbaine (voir photo), elle relie les deux rives d’un fleuve ouvert aux
navires de haute mer,
Elle est généralement en dehors la zone urbaine. Elle relie alors les agglomérations
II. LES ARTERES URBAINES

Les grandes avenues

Les boulevards

le rôle principal ( la fonction principale) des artères urbaines et


d’assurer les liaisons inter quartiers.
III. LES VOIES DE DISTRIBUTION

Elle représente la rue classique : trottoirs et chaussée.

Vie locale et circulation sont équilibrées


IV. LES VOIRIES DE DESSERTE

La fonction circulation disparaît devant celle de la vie


locale.

Les fonctions sont mélangées .


Les chaussées
Les composantes d'une chaussée

Les chaussées sont assimilables à une structure


multicouches.
Elles sont mises en œuvre sur une (1)- Plateforme
support, en général surmontée d'une couche de forme.
(2)- La couche de forme a plusieurs rôles :
 Protection du sol support,
 Homogénéisation et amélioration des caractéristiques et
des performances de la plate-forme support,
 Traficabilité des pistes de chantier pour la construction
des chaussées.
(3)- L'assise de la chaussée peut être composée de
2 couches :
 La couche de fondation, (3a)
 Surmontée de la couche de base (3b).
Elle apporte à la chaussée la résistance aux couches
verticales et répartit les pressions sur la plateforme support.

Enfin (4)- la couche de surface est constituée de :


– la couche de roulement supportant les agressions du trafic
et des variations climatiques
– la couche de liaison entre la couche de roulement et les
couches d'assise
Modes d'endommagement des chaussées
Les chaussées subissent les agressions combinées des efforts mécaniques et des
variations de climat. Les dégradations les plus couramment rencontrées sont :

sur la couche de roulement :


– usure due aux efforts tangentiels exercées par les charges
roulantes
– orniérage par fluage (conditions extrêmes de température
et trafic)
– fissuration de fatigue par manque d'adhérence de la
couche de surface
sur l'assise
– fissuration par remontée des fissures de la couche d'assise
– fissuration par fatigue thermique suite à un vieillissement
du bitume
sur les couches d'assise traitées :
– fissuration de fatigue due à la répétition des efforts de
traction par flexion
– fissuration de prise et de retrait thermique des graves
traitées aux liants hydrauliques
– fissuration des dalles de béton
– pompage et décalage de dalle dans les couches
présentant des fissures de retrait ou de joint

sur les couches d'assise non liée et support de chaussée :


– déformation permanente de la structure due au cumul de
déformation.
Réalisation des voies urbaines
Parties constituant la structure de la route
Les familles de structure
de chaussée

Chaussée souple.

Chaussée semi-rigide

Chaussée rigidité
Chaussée souple.
les chaussées souples : couche de matériaux bitumineux inférieure à 15 cm, parfois
limitée à un enduit, sur une assise composée d'une ou de plusieurs couches de
matériaux granulaires non traitées (épaisseur de 30 à 60 cm). Les sollicitations dues
au trafic se répercutent sur les couches d'assise avec une faible dispersion
horizontale. Les efforts conduisent à la déformation de la couche d'assise non liée et
à celle de la couche de roulement. Les conditions d'environnement pèsent sur
l'intensité des déformations, en effet les variations hydriques d'assises mal drainées
favorisent le gonflement en période humide et les fissures de retrait en période
sèche.

Dans le cas d’une chaussée neuve à faible trafic, la structure type est illustrée sur
la figure ci-dessus
Chaussée semi-rigide
les chaussées à assise traitée aux liants hydrauliques : assise traitée aux liants hydrauliques
de 20 à 50 cm avec une couche de roulement en matériaux hydrocarbonés, ces chaussées sont
qualifiées de semi-rigide. La grande rigidité des couches d'assise traitée limite les contraintes
transmises au couches de chaussée, elles sont par contre soumises à des contraintes de traction-
flexion déterminantes pour leur dimensionnement.

Elles comportent une couche de surface bitumineuse reposant sur une assise en
matériaux traités aux liants hydrauliques disposés en une couche (base) ou
deux couches (base et fondation).
Chaussée rigidité
les chaussées à béton de ciment : ces structures comportent une
couche de béton de 15 à 40 cm, éventuellement recouverte d'une
couche d'enrobés mince. La couche de béton peut être continue avec
un renforcement longitudinal (béton armé continu) ou discontinue
avec ou sans éléments de liaison aux joints.

Une chaussée rigide est constituée d’un revêtement en béton de ciment


pervibré ou fluide.