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Habitat

Air intérieur

Habitat
DRASS Basse
Normandie
Avril 2007
Habitat
AIR intérieur

Quelques notions générales


sur l ’habitat

DRASS Basse Normandie


La définition de la santé de l'OMS

La santé est un état de complet bien-être physique, mental


et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou
d’infirmité.
La possession du meilleur état de santé qu’il est capable
d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain,
quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition
économique ou sociale.
La santé de tous les peuples est une condition fondamentale
de la paix du monde et de la sécurité ; elle dépend de la coopération la plus
étroite des individus et des Etats.

Conférence internationale sur la Santé New York 22 juillet 1946


Les déterminants de la santé
d ’une population

 Les facteurs génétiques 20 % 8%


 Les comportements individuels, le
50 % <2 %
mode de vie
 La performance du système de soins 10 % 90 %
 L ’environnement (physique,social,…) 20 % <2 %

Cause de mortalité prématurée


Affectation des dépenses de santé
(département de santé américain-1997)
La salubrité-principe de base
de l ’hygiène publique

Caractère de ce qui est favorable à la santé des


hommes; état d ’un milieu favorable à la santé

L ’insalubrité
Malsain, nuisible ou potentiellement
préjudiciable à la santé
Le confort

Ce qui constitue le bien être matériel,


commodités qui rendent la vie quotidienne plus
facile

Éléments de confort
 WC*, eau chaude*,ascenseur, vide-ordure,….

*obligatoire dans logements neufs


Mortalité et morbidité
pouvant être liées à l ’habitat

 100 à 200 décès par intoxication au monoxyde de carbone


en France par an
 7 % des enfants, 10,6% des adolescents ont présenté au
moins une fois une crise d ’asthme
 150 à 300 décès dus à l ’asthme/an
 Perturbations du sommeil des personnes exposées au bruit
 9000 décès par accidents domestiques dans ou aux abords
de l ’habitation
 85 000 enfants avec une plombémie supérieure à 100 µg/l
 le cancer du poumon principal danger lié à l ’exposition au
radon
 1500 cas déclarés de légionellose en 2005
 200 noyades en piscines/an
 ………...
L ’habitat: « une boite
dynamique »

Emplacement et
environnement
de l’habitation

Entrées Sorties

Ondes: lumière, bruit,


Air (fumée, )
électricité,
Eaux usées
Fluides: Air, eau, gaz, Matériaux Construction Déchets
Produits Occupants Activités
(alimentaires,entretien,
décoration, meubles,..)
L ’espace intérieur
La dimension (surface,volume, hauteur) des pièces, leur
nombre, leur distribution doivent permettre aux occupants
d ’exercer des activités normales (repos, cuisine, toilettes,besoin
de s’isoler, besoin d ’intimité…..)

Composition Surface
Une pièce principale
Une cuisine ou coin cuisine Surpeuplement si:
Une salle d ’eau  1 personne S < 9 m2
Un cabinet d ’aisances  1 couple S < 16 m2
 Personne suppl. (+ 9 m2)

Hauteur Éviter les pièces S < 9 m2


Supérieur à 2,20 m H

En général 2,35 m Les sociologues conseillent 20-25 m2/hab


Habitat
L ’Air intérieur

Quelques notions générales


sur l ’évaluation
des risques sanitaires

DRASS Basse Normandie


RISQUE = DANGER x EXPOSITION

RISQUE
Probabilité d ’apparition d ’un événement (notamment une
maladie) pour un individu ou dans une population pendant une période
donnée

DANGER :
Propriété intrinsèque d ’un agent chimique, biologique ou
physique à générer un effet néfaste ou indésirable sur la santé.

EXPOSITION dépend intensité (concentration, ),nombre, durée, voies


d ’entrées, ...

risque individuel : risque de contracter une maladie


risque collectif : fréquence d’une maladie
Les dangers immédiats

Origine biologique Origine chimique

Maladies infectieuses  Intoxications aiguës


Gaz toxique
 Maladies à virus
(Monoxyde de carbone)
( poliomyélite, hépatite A, …..)
 Maladies chroniques
 Maladies d’origine bactérienne (asthme, allergies)
(choléra fièvre typhoïde (salmonelle, allergènes chimiques
légionelle
 Maladies dues à des protozoaires
dysenterie amibienne (amibe)

Maladies chroniques (asthme


et allergies)
Acariens, allergènes d ’origine
biologique
Les dangers à moyen ou
long terme

 Cancers
exposition au benzène, amiante,…

 Maladies chroniques (asthme,


allergies)
allergènes chimiques

 Intoxication par accumulation


d’éléments toxiques
Métaux toxiques
Mercure : maladie de Minamata
Plomb: saturnisme
Effets sur
Sources Emission Concentration Exposition Dose
Transport la santé
L’origine et le mode d ’exposition

Voie d’exposition Inhalation Ingestion Contact


Origine

biologique Légionelles Eau (virus, bactérie, Acariens allergènes


Poussières contenant protozoaires, d’animaux
des débris d’acariens parasites) moisissures
spores de moisissures Virus
virus bactéries

physique Amiante Bruit Electricité


Radon….. Eau bouillante
Fibres

chimique Monoxyde de carbone Plomb Produits chimiques


Composés Organiques Produits chimiques
Volatils
Poussières contenant
du plomb…
A ir
I n h a la tio n

A lim n t s
tcatnoCuastiudorP

Ea ux

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In je s tio n

st ne met r op moC

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C o n ta c t
t at i ba H

l oS

s éti vi t c A

st ne megané mA
Vigilance absolue
B loc ém ergent
Vigilance rapprochée
Gestion d’urgence
Vigilance appropriée
L ’habitat:Une exposition
globale

Recherche Surveillance
80 % intérieur 20% extérieur
Habitat
Air intérieur

Les risques liés à la qualité de l ’air


dans les habitations et les
établissements recevant du public

DRASS Basse Normandie


Habitat
Air intérieur

Les sources externes

les sources internes


les composés chimiques
les biocontaminants
Habitat
Air intérieur

Les sources externes

DRASS Basse Normandie


L ’air extérieur :
Principaux polluants
Origine naturelle
Oxyde de soufre, Pollens

Origine humaine
Combustion des produits fossiles (CO2, NOx, SO2,
poussières, COV)
• Chauffage domestique (CO2, NOx, SO2, … )
Combustion de carburants de moteurs
• Incomplète (CO2, NOx, COV, hydrocarbures, CO, Poussières)
Procédés industriels
• Cimenteries: CO2, NOx, Poussières, Peintures COV ,
Sidérurgie SO2, CO2, NOx...
Usines d ’incinération de déchets
• NOx, CO2, HCl, dioxines, métaux ...
Transformation
des polluants primaires
Smog acide
SO2 se transforme en acide sulfurique
Pluies acides

Pollution photo oxydante


Zone ensoleillée et pollution automobile
formation d ’ozone à partir des oxydes d ’azotes
et COV sous l ’effet du rayonnement solaire
Le transfert de l’air extérieur
dans un logement
Etude CSTB, LHVP, ADEME, 2001

 Forte dépendance entre teneurs exterieures et intérieures

CO, NO2, BTEX 100%

NO 70-90%

PM2.5, FN 75-80%

SO2 60 -ꏤȊꏤȊ

O3 20%

Pas de protection de ce logement


contre toute la pollution atmosphérique
Le radon:
Un gaz naturel radioactif
inodore et incolore
 issu de la désintégration du radium, lui-même issu de celle de
l’uranium

 présent dans l’ensemble


des sols et notamment
en grande quantité dans
les régions granitiques et
volcaniques
Sa concentration
dans l’environnement
Sa concentration dans l ’air se mesure en Becquerel/m3 (Bq/m3)

En atmosphère libre :
 la concentration est très faible
(le radon est dilué par les
courants aériens)

En atmosphère plus confinée


(bâtiments, habitations) :
 la concentration peut atteindre
des valeurs très élevées (> 1000
Bq/m3)
Un facteur de risque du
cancer du poumon
Le radon classé "cancérigène pulmonaire chez l'homme"
par le CIRC pénètre dans les poumons avec l’air respiré. Les
rayonnements alpha () irradient les cellules les plus sensibles des
bronches.

Le risque de développer un


cancer du poumon existe dès
que l’on est exposé au radon et
ce risque croît avec l’exposition.

L’association tabac – radon


augmente considérablement le
risque de cancer du poumon.
Réduire la concentration en
radon : des solutions
 Limiter les entrées de radon
Assurer l’étanchéité des sous sols
 Évacuer le radon en ventilant
 Ventiler le sol en dessous du
bâtiment
 Aérer les pièces (VMC)
Habitat
Air intérieur

Les sources
internes

DRASS Basse Normandie


L ’air intérieur

Régulièrement renouvelé
Pas trop sec, ni trop humide
Les respiration des occupants

% Oxygène Gaz
carbonique
Azote Gaz rares Vapeurs
d’eau

Air inspiré 20,96 0.04 78.08 0.92 Variable

Air expiré 16 4,4 ~ ~ 3à4


g/l

Volume inspiré ~ ~ 14 m3/jour ~ ~ 500 l/h


Habitat
AIR intérieur

Les sources internes


Les composés chimiques

DRASS Basse Normandie


Le dioxyde de carbone

Bon indicateur de la qualité


de l ’air et de son
renouvellement

Salle de classe non ventilée

Les taux élevés de CO2


peuvent entraîner migraines
et nausées

Salle de classe ventilée 

Limite de concentration de 1000 ppm de CO2


pour le calcul des débits de renouvellement
d ’air
Le monoxyde de carbone : CO

Un gaz
•Incolore
•Inodore
•De densité voisine de l ’air
•Stable de 400 à plus de 1000°C
•N’est détruit que par combustion à
partir de 1000°C
Issu d ’une mauvaise
combustion
Charbon, bois, fuel,

C + 1/2 O2 => CO2 + chaleur


Hydrocarbures liquéfiés (CH4 Méthane, C3 H8 propane,….)

C3H8 + 9 O2 => 3 CO2 + 4H2O +chaleur

Si quantité d ’oxygène insuffisante

C + 1/2 O2 => CO
Gaz toxique ! + chaleur
Action du CO
Action sur l ’hémoglobine
O2 O2 CO
O2 O2
O2
O2 CO
O2
O2 CO
O2
L ’hémoglobine privilégie le transport du CO à celui de l ’oxygène

Les réactions sont réversibles:


Hb + O2  HbO2
Hb + CO  HbCO

L ’affinité de Hb pour le CO est 240 fois plus forte que pour l ’oxygène.

La compétition entre les molécules est la base du traitement de cette intoxication.


* Le taux de « sécurité » est fixé à 2,5 % de HbCO par l ’OMS pour les femmes enceintes, les
personnes* âgées ou atteintes de maladie des coronaires
Effets sur la santé
Intoxication chronique
Taux initial en HbCO compris entre 5 et 15%

Triade évocatrice constituée de l’association de céphalées frontales,


d’une asthénie précoce évoluant progressivement vers l’aggravation, de
vertiges à type d’instabilité, d’une vision floue. A partir de 20 ppm de CO
dans l ’air on peut observer des symptômes de gastro-entérite, et de
vomissements.
Une exposition continue à 35 ppm conduit après 5 heures à une saturation de 5% chez le sujet non
fumeur et à une saturation de 10% chez un fumeur.

Intoxication aiguë
Hb CO compris entre 15 et 30 %
Apparition de céphalées, de vertiges, de nausées, de vomissements, une
hypoacousie, des acouphènes, une asthénie, voire une impotence fonctionnelle.
Hb CO supérieur à 30%
Phase de coma calme et profond.
Principales causes
d ’intoxication
Chauffe-eau (+ de 50% des cas d'intoxication en France), inadapté à la taille de la
pièce et au débit qui lui est demandé, de plus de 10 ans, encrassé, installé en dehors des
normes de sécurité (absence de ventilation, d'aération) ; le coût du chauffage incite à
obstruer les bouches d'aération

Chaudières en fonte devenues poreuses, ou fendues, ou reliées à un conduit non


ramoné.

Poêles et chaudières à charbon, lorsque le vent contrarie la montée des


gaz de combustion dans le conduit de cheminée et modifie le type de combustion.

Appareils de chauffage de fortune : cuisinière dont la porte reste ouverte,


appareils de cuisson de camping fonctionnant dans des lieux clos

Feux mal éteints, (cheminées d'appartements ; barbecues utilisés en lieux clos).


Les bons gestes pour éviter
les intoxications au CO
L ’habitation doit respirer

 Dégager les aérations


 Faire ramoner les conduits
de cheminée tous les ans

Les appareils doivent être bien installés,


entretenus et correctement utilisés
 Chaque année faire contrôler et entretenir
les appareils de chauffage par un
professionnel qualifié
 Respecter les indications des
fabricants:pas d ’utilisation prolongée des
panneaux radiants a gaz, poêles à pétrole,
L ’amiante:
une roche fibreuse

 Silicate naturel hydraté de calcium


et de magnésium
 Résistant au feu
 Bon pouvoir isolant thermique,
électrique et phonique
 A été utilisé dans de nombreux
matériaux notamment de la
construction (flocage, calorifugeage,
faux plafonds,…
 140 000 tonnes importés en France
en 1970
L ’amiante:
un matériau à risque
 Quand les matériaux sont sciés,
percés, découpés ou quand ils se
dégradent, ils libèrent des fibres
microscopiques

 L ’inhalation de ces fibres présente des


risques pour la santé
 Difficultés et insuffisances
respiratoires
 Fibrose pulmonaire (asbestose)
 Cancer du poumon, de la plèvre
(mésothéliome) et du péritoine
Des mesures renforcées
pour gérer le risque Amiante
 24 décembre 1996 Interdiction de la fabrication , de l’importation
de mise en vente de produits contenant de l ’amiante

 Obligation d’un diagnostic de la présence d ’amiante pour tous les


bâtiments collectifs (sauf maison individuelle) et pour toute vente ou
démolition d’immeuble (Construits avant 1997 y compris maisons individuelles)

 Surveillance périodique de l ’état de


conservation des matériaux (Empoussièrement
inférieur à 5 fibres d ’amiante par litre d ’air)
 Réalisation obligatoire de travaux en cas de
dégradation des matériaux
 Mesures de protection pendant la période des
travaux
 Information des acquéreurs
Les fibres minérales
des matériaux isolants très utilisés

 Des fibres inorganiques


 laine de verre à base de sable
 laine de roche à base de basalte
 Un liant organique
 Une huile limitant
 émission de poussières
 absorption d ’eau

 Isolation thermique, acoustique et


protection contre l ’incendie
 planchers, murs toitures
 plomberie, ventilation
Les risques pour la santé

 Irritations cutanées
 Taille des fibres variable (démangeaisons, rougeurs,…)
 si d < 10 µm peut  Irritations oculaires, nasales
pénétrer dans les voies ou de la gorge
respiratoires (toux,conjonctivite,..)
 si d < 3.5 µm peut
atteindre le poumon  Allergies cutanées (eczéma)
profond  Allergies respiratoires
(asthme)
 Concentration des fibres en
 Cancers du poumon ?non
suspension dans l’air
démontré pour les fibres
minérales naturelles(hors
amiante)
Des effets mal connus aux
faibles doses dans les
expositions environnementales
Des recommandations
pour limiter l ’exposition

 Précaution lors de la pose des matériaux


 Respecter les consignes de pose
 Utiliser protection adaptée (lunettes, gants,…)
 Éviter de mettre en suspension
(déballage,découpage,….)
 Aspirer avec soin après la pose

 S ’assurer de la non dégradation au cours du


temps
Les composés organiques volatils

Ensemble des composés appartenant à


différentes familles chimiques:
(hydrocarbures, aldéhydes, cétones, éthers de glycol…)

 présents dans de nombreux produits et


matériaux de construction (mousses isolantes,
peintures, bois, vernis…)

 très présents dans la fumée de tabac


Les composés organiques volatiles

Certain de ces composés sont connus pour leur


dangerosité et classés comme:

-cancérogène certain (groupe 1 classification CIRC):


(ex Benzène, formaldéhyde)

-cancérogène probable (groupe 2A)

-toxiques pour la reproduction: (certains éthers de


glycol)
Les composés organiques volatils

Les solutions pour prévenir l ’exposition:

- utiliser des produits à faible émission de COV (choix des


produits d ’entretien, des peintures, des matériaux…)

- respecter les conditions d ’utilisation notées sur


l ’étiquetage ou la fiche sécurité

- aérer, ventiler les logements


La fumée de tabac environnementale

 contient plus de 4000 substances:


(CO, benzène, NO, ammoniac, métaux lourds…

 tabagisme passif classé


cancérogène pour l ’homme

 tabagisme passif, en lien avec des


maladies cardiovasculaires et
l ’asthme

 le tabac tue environ 5000 non


fumeurs par an
La fumée de tabac environnementale

La prévention:

-les comportements

-la réglementation avec


l ’interdiction de fumer
dans les lieux publics et
locaux de travail couverts
(décret du 15 novembre
2006)
Habitat
Air intérieur

Les sources internes


Les biocontaminants
acarien
alternaria

DRASS Basse Normandie


Les biocontaminants de l ’air

Bactéries, virus

Sécrétions nasales et pharyngées de


très faible diamètre (2à 3 µm), vitesse
de chute lente: 1mm/minute

Contamination prolongée de
l ’atmosphère d ’une pièce

Faculté de colonisation des systèmes de


Klebsiella
traitement d ’air et circuits de pneumoniae
distribution
Les biocontaminants de l ’air

Champignons: sous forme


de spores
Aspergillus, penicillium, alternaria,
cladosporium

A l ’origine de pathologies:
allergies respiratoires,
déclenchement de crises
d ’asthme, aspergillose
broncho-pulmonaire chez
les sujets immunodéprimés

aspergillus
Les allergènes issus des
animaux du logement
 Domestiques (chat, chien, petits rongeurs, …)
 non ( blattes, rats, araignées, fourmis, guêpes,
moustiques, acariens …)

Risques sanitaires
 Peuvent être par eux-mêmes ou par les
micro-organismes pathogènes qu'ils
transportent à l'origine d'infection ou de
phénomènes allergiques pour les
occupants.
 Peuvent induire des problèmes d'odeurs
avec les matériaux ou produits avec
lesquels ils peuvent être en contact
(vêtements, denrées,…)
Lutte préventive contre les
indésirables
Bien les connaître

Bien connaître leur biologie, leurs habitudes de vie,


notamment leur nourriture, leurs conditions d'apparition, leur lieu
de prédilection, leur mode de déplacement…

Ne pas leur proposer de conditions favorables

Ne pas faciliter leur apparition en évitant de leur proposer,


notamment de la nourriture et de bonnes conditions d'habitat à
proximité !
Les acariens
 Arthropodes à 4 paires de pattes
 Dimension~ 1/4 de millimètre
 Durée de vie :50 à 100 jours
mais dizaine de jours si
humidité < 50 % et T< 25°C

 Se développent dans endroits


poussiéreux,tièdes et humides
(matelas,moquettes,sommiers,
tentures murales,...
 Effets sur la santé
 Se nourrissent volontiers de
 Irritations oculaires, nasales
squames humaines
ou de la gorge
 Les allergènes sont présents (rhinite,conjonctivite,
essentiellement dans les
 Allergies respiratoires (asthme)
déjections et débris de
(1% des adultes présente un diagnostic
carapace d ’allergie aux acariens)
Les poussières

10 à 100 µm de diamètre
arrêtées par les fosses
nasales et la gorge

contiennent:
-fibres textiles,
-phanères,
-débris d ’insectes,
-poils d ’animaux,
-pollens,
-acariens,
-spores de moisissures...
Prévention/présence des
acariens

 Éviter toute humidité dans la construction


ventilation, du logement
lutte contre remontée d ’humidité

 Faire le bon choix de matériaux


Éviter moquettes et tentures, préférer sol lavable

 Nettoyer régulièrement le logement (aspiration et


lavage des tentures, peluches, moquettes…)

 Usage de housses anti-acariens


Les blattes et cafards

 Insectes nocturnes.
 Insectes omnivores (débris
d’animaux, de végétaux, de papiers,
ordures, textiles, bois, ….)
 Les conditions idéales : habitat
humide, obscur et température
comprise entre 20 et 35°C.
 Les niches appréciées: fissures,
plinthes, arrières d'appareils
ménagers, gaines d'aération,dessous
d'évier,...
Les mesures de lutte
contre les blattes
Les mesures préventives
 Ne pas les attirer par la présence de nourriture ou de
déchets fermentescibles
 Nettoyer donc régulièrement les locaux et notamment
les endroits moins accessibles (dessous d'évier, arrière
d'appareils ménagers,….)
 Boucher les fissures, les interstices autour des passages
de canalisations; installer du grillage fin sur les gaines et
tuyaux d'aération
Les mesures curatives
 Pulvériser un insecticide au niveau des niches. Cette
action doit être renouvelée 3 semaines après car
l'opération de désinsectisation ne détruit que les adultes
et pas les œufs. Pour les immeubles collectifs, il est
important d’effectuer une intervention globale concertée
sur l’ensemble des logements.
l ’humidité favorise
l ’aérobiocontamination

Production d ’eau :
10 à 20 litres par logement

Respiration 40 g/h/personne au repos


100 g/h/personne en activité
Séchage du linge 0,5 à 1 l/h
Cuisine 1 l/h
Bains Douche 2 à 3 l/h
---------------

TOTAL A EVACUER 10 à 20 litres/jour


Apport par matériaux, remontées capillaires non compris

* selon occupation
L ’humidité dans l ’habitat
4 causes principales
 Les remontées d ’eau
provenant du sol
 sur la base des murs
au rez de chaussée
 La condensation

 Les infiltrations
 auréoles localisées

 L ’origine accidentelle
 ruptures de conduites,
fuites, débordements
Les remontées d ’eau
du sol
La capillarité

La hauteur d ’ascension du
liquide est inversement
proportionnelle au diamètre
du tube Remontées d ’humidité dues à la
proximité de la nappe phréatique ou
à des eaux de pluie stockées au pied
des fondations
Les infiltrations
d ’eau de pluie
Infiltration directe par fissures ou micro fissures au niveau
de la toiture , la maçonnerie ou les menuiserie

 En toitures
 (étanchéité terrasse, tuile )

 En façade
 (fissures, absence de gouttières, )
 Par les ouvertures
 (mauvais état des menuiseries, )
Les fuites
accidentelles d ’eau

 En toitures
 (tuile cassée,fuite de gouttière)

 Fuites de canalisations
 (canalisations d’eau potable, d’eaux
usées, )
 Débordements accidentels
 (évier, baignoire, appareil
électroménager, )

La solution:
Trouver l ’origine de la fuite et réparer
La condensation
Habitat
Air intérieur

La Prévention
Des solutions pour lutter
contre l ’humidité….
Évacuation des eaux pluviales
loin des constructions
 Pente favorisant l ’ évacuation,
réseau d ’eaux pluviales

Drainage du sol
 La solution quand il est
possible d ’évacuer les eaux de
drainage

Autres procédés
 Imperméabilisation des murs
par injection de produits
 Insertion d ’une arase étanche
Drainage à distance des fondations
 Électrophorèse
La solution:
l’aération des locaux

Doit être générale et


permanente au moins
 Ouverture des portes pendant la période ou la
et fenêtres température extérieure
oblige à maintenir les
 Ventilation statique fenêtres fermées
 Ventilation mécanique
contrôlée
 Entrée d’air dans les pièces
sèches
 Extraction dans les pièces
humides
La ventilation naturelle

 Le courant d ’air se fait


d ’une masse d ’air froid S
vers masse d ’air chaude
quand Textérieur < Tintérieur
E
 Influence du vent
 Renouvellement de l ’air
irrégulier
La ventilation naturelle

 Ventilation naturelle
-discontinue par ouvrants:
nécessité d ’ouvrir les fenêtres
par l ’enseignant entre chaque
cours.

-permanente : apport d ’air frais


continu par bouches d ’entrée
d ’air (souvent dans les
menuiserie) en partie haute et
évacuation par bouches
d ’évacuation en partie basse.
La ventilation

 RSD type (1978) article 63:


 définit la ventilation des
locaux autres qu ’habitation
en deux catégories:
-locaux dits à pollution
non spécifique
-locaux dits à pollution
spécifique(cuisines, salles
d ’eau, toilettes…)
La Ventilation Mécanique Contrôlée
Les différents types de VMC

 ventilation mécanique
contrôlée avec balayage,
simple flux

 Ventilation mécanique avec


balayage double flux

Installation de VMC:
-DTU 68.2 « exécution des installations de ventilation
mécanique » octobre 1988, devenu norme homologuée
en 1993 et réglemente la conception et l ’installation des
VMC.

-DTU 68.1 « installation de VMC-Règles de conception et


de dimensionnement » 1995, pour l ’instant norme
expérimentale.
L ’hygiène, l ’entretien des locaux

 nettoyage quotidien (aspiration,


lavage …) des locaux, moquettes,
tentures, tissus muraux…

 lavage régulier de la literie,

 entretien des systèmes de


ventilation (grille d ’appoint d ’air neuf,
bouches d ’extraction, changement des
filtres des ventilations centralisées,
nettoyage des caissons…)
Penser à la qualité de l ’air en
amont de la construction

-L ’emplacement du bâtiment: pas à proximité des voies de


circulation importantes, des industries polluantes, garagistes…
Rôle du Plan Local d ’Urbanisme et la collectivité dans le choix
des zones d ’activités et des zones résidentielles

-L ’emplacement des prises d ’air dans la même logique,

-le choix des matériaux de construction: choix de matériaux à


risque d ’émission de COV faible,

-le choix et le calcul du dimensionnement de la ventilation


Évaluation des caractéristiques
sanitaires des produits de construction

 Marquage CE des produits de construction, atteste


du respect de la directive produits de construction

= aptitude à l ’usage:
-résistance mécanique et stabilité,
-sécurité en cas d ’incendie,
-hygiène santé et environnement ( ouvrage conçu
et construit de manière à ne pas constituer de
menace pour la santé des occupants (notamment
dégagement ou présence de gaz toxiques),
-sécurité d ’utilisation,
-isolation thermique...
Évaluation des caractéristiques
sanitaires des produits de construction
 Directives substances dangereuses: quelques
substances les plus dangereuses interdites
(limitation de mise sur le marché et d ’emploi;
étiquetage spécifique)

seulement une dizaine de substances interdite


(plomb, pentachlorophénols, bois traités
CCA(cuivre,chrome,arsenic..)
 Mise en place d ’un système d ’évaluation des
caractéristiques environnementales et sanitaires
en complément des procédure d ’aptitude à
l ’usage mis au point par le CSTB et reprise par
l ’AFSSET. Acte volontaire des fabricants pour
l ’instant.
Évaluation des caractéristiques
sanitaires des produits de construction
 Produits et matériaux portant l ’estampille NF
environnement (écolabel français) ou écolabel
européen: produits contenant des doses limitées
de solvants.

 Respect des conditions d ’emploi et de stockage


préconisées par les fabricants.
Habitat et air intérieur

Conception : Raphaël TRACOL, Catherine BOUTET avec l ’aide technique de Lionel


QUIRIE
Service santé-environnement- DRASS de Basse-Normandie

…pour toutes critiques et suggestions, vous pouvez nous contacter à :


DRASS de Basse Normandie
27, rue des compagnons
14000 CAEN
Tel: 02.31.70.97.08
dr14-sante-environnement@sante.gouv.fr