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UED Intitulé de la matière : Procédés de Soudage

VHS: 22h30 (cours: 1h30) Crédits : 1 Coefficients : 1

Mode d’évaluation :100% examen

Enseignant :TOUALBIA Djamel

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Programme
Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Soudage à l’arc électrique avec électrode enrobée
Chapitre 3 : Soudage sous flux
Chapitre 4 : Soudage MIG MAG TIG
Chapitre 5 : Soudage plasma
Chapitre 6 : Soudage au gaz
Chapitre 5 : hygiène et sécurité

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Chapitre I

1.1 Historique du soudage

1.2 Terminologie
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1. Définitions :
Une soudure est un assemblage par fusion dans lequel les
métaux des pièces à assembler participent directement à la formation
du joint soit en atteignant ou en dépassant localement leurs
températures de fusion.

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1.1 Historique du soudage :
Dès le début du 20ème siècle, le soudage s’est généralisé dans l’industrie : construction
navale, aéronautique, automobiles…
L’origine du soudage remonte à l’âge des métaux :
– à l’âge de fer on soudait à la forge.
Jusqu’au milieu du 19ème siècle, les procédés de soudage évoluent peu. Vers 1850 on
commence à se servir du gaz pour chauffer les métaux à souder.

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Fin 19ème : mise en œuvre de nouveaux procédés :
– Le soudage oxyacétylénique (France 1900)
– Le soudage aluminothermique

– Le soudage à l’arc électrique


– Le soudage par résistance (USA 1886)

Ces procédés connaîtront leur essor industriel vers 1920.


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Début du 20ème siècle : le soudage se répand dans tous les secteurs industriels.
Conséquence : une modification importante dans la conception et la
réalisation des objets. Exemple : l’utilisation pour les ponts de PRS (Poutres
reconstituées soudées) de grandes dimensions et fortes épaisseurs. Le soudage
devient indissociable du développement de nombreux secteurs économiques.

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Dans les années trente, le champ d’application du soudage s’élargit : construction
navale, automobile, aéronautique. Un nouveau métier est apparu : celui de soudeur.
Il devient nécessaire de former les ouvriers et d’organiser des cours. Le CAP de
soudeur est créé en 1931.

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Pendant des années, le soudage ne cesse d’évoluer sur le plan technologique.
– industrialisation de principes physiques : faisceau d’électrons, soudage au
laser et aux ultra-sons
– découvertes involontaires : le soudage par explosion et par diffusion
– introduction croissante de la micro-électronique dans les équipements de
soudage et développement de la robotisation, d’où une amélioration de la qualité et
de la productivité.

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Depuis ces dix dernières années, les innovations portent moins sur les procédés
mêmes, que sur le matériel de soudage et les matériaux d’apport. Ainsi que sur les
méthodes et conditions de travail, qui continuent de s’améliorer, notamment en
matière d’hygiène et de sécurité.
A l’heure actuelle, les procédés industriels de soudage peuvent atteindre une
puissance de 100kW/cm2.

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1.2 Terminologie
1.2.2 vocabulaire de soudage

Métal de base : métal des pièces à assembler, ces pièces peuvent être
en métaux semblables ou dissemblables.
Métal d’apport : non nécessaire dans tous les cas, c’est le métal que
l’on ajoute par fusion au joint à réaliser ; la masse du métal d’apport
ainsi ajouté s’appelle métal déposé. 11
Bain de fusion : dans les soudures par fusion, le bain est formé
de métal de base seul ou du mélange de métal de base et de métal
d’apport à l’état liquide (le métal composant le bain de fusion
prend après solidification le nom de métal fondu et le volume
qu’il occupe est nommé zone fondue).

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Zone thermiquement activée (ZAT) : zone ou le métal a été soumis à
une température suffisante pour altérer sa structure et modifier ses
propriétés mécaniques.

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Zone de liaison : zone marquant la frontière entre la zone fondue
et la ZAT, c’est la limite entre le métal qui à été fondu et s’est
solidifié et le métal qui est resté solide au cours de l’opération de
soudage.

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Pénétration : profondeur sur laquelle s’est étendue la fusion dans le
métal de base.
Passe : trajet parcouru le long du joint pour fondre les bords du métal
de base.

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1.2.3. Eléments communs à tous les procédés de soudage :
Tous les procédés de soudage possèdent deux éléments communs,
qui sont
• la source de chaleur et
• la protection du bain de fusion.

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1.2.3.1. Source de chaleur :
La source de chaleur apporte la température et l’énergie nécessaires
à la fusion localisée des pièces à assembler ; elle peut être soit :
• Une réaction chimique exothermique (qui dégage de la chaleur)
exemple soudage aluminothermique ;
•La combustion d’un gaz à haut pouvoir calorifique avec de
l’oxygène exemple soudage oxyacétylénique ;
•Un arc électrique, l’arc électrique est un phénomène électrique
qui se produit lorsqu’on écarte légèrement l’un de l’autre deux
conducteurs traversés par un courant électrique.

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1.2.3.2. Protection du métal en fusion contre
l’oxydation :
L’oxygène peut être prélevé de l’eau et l’air, sa présence
avec les métaux provoquent leur oxydation, cette
oxydation est favorisée par l’augmentation de la
température et conduit à la formation d’oxydes, ces
oxydes ne possèdent pas les mêmes caractéristiques que
les métaux alors la protection du bain de fusion de l’air
ambiant devient nécessaire, elle réalisée soit en criant :

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•Un milieu réducteur c'est-à-dire une ambiance qui
réagit avec l’oxygène et empêche que celui-ci ne forme de
l’oxyde avec du métal.

•Un milieu de gaz inerte : on chasse l’air ambiant autour


du bain de fusion et on le remplace par un gaz inerte (un
gaz inerte est un gaz qui ne réagit avec aucun autre corps
dans les conditions normales exemple l’argon).

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1.2.4. Classification générale des procédés de soudage :
1.2.4.1. Selon l’énergie
En fonction de la nature de l’énergie mise en œuvre on distingue:
• Energie thermochimique : (Soudage au gaz oxyacétylénique ;
Soudage aluminothermique)
• Energie thermoélectrique : (soudage l'arc électrique (SMAW,
SAW, MIG, MAG et TIG), par résistance électrique (par point, par
induction , à la molette)
• Energie mécanique :(Soudage par friction, Soudage aux
ultrasons, Soudage par pression)

• Energie focalisée : (Soudage par bombardement électronique


Soudage par Laser)
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1.2.4.2. Selon l’état du métal à l’endroit du
soudage :
Soudage par fusion :
Regroupe les procédées de soudage où les bords des
pièces à souder sont fusionnés (quelque soit la source
d’énergie utilisée)
Soudage par pression :
Regroupe les procédés de soudage où on utilise une
pression et un chauffage localisé sans métal d’apport la
soudure est réalisé par déformation plastique. 21
1.2.5 Soudabilité Définitions
Les définitions suivantes sont sensiblement équivalentes:
• "Facilité avec laquelle un matériau ou des matériaux
peu(ven)t être soudé(s) pour produire un joint acceptable."

[BS 499 : Partie 1:1991 : glossaire de soudure, brasure et coupage par voie thermique]

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• "Capacité d'un métal à être soudé dans des
conditions de fabrication imposées à une structure
particulière conçue de manière adaptée et à produire
l'effet souhaité de manière satisfaisante."
[The American Welding Society (AWS)] (Association Américaine de
Soudage)

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1.2.6 Types de joints soudés
•Bout à bout

•En angle

•Par recouvrement

•En bouchons

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•1.2.7 Positions de soudage :

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1.2.8 Polarité (Nature du courant)

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1.2.9. Défauts de soudures
1.2. 9.1. Décalage des rives
Le décalage des rives peut aussi s'appeler haut-bas ou dénivellation.
Le décalage radial maximal doit être de 10% de l'épaisseur nominale de paroi et au
plus de 1,6 mm

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1.2.9.2. Hauteur des cordons de soudure à l'extérieur et à l'intérieur
La hauteur du cordon de soudure interne et externe doit être régulière sur la longueur de
la soudure, mais la hauteur du cordon ne doit pas dépasser 3 mm, quelle que soit
l'épaisseur de paroi.

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1.2.9.3. Fissures
Les fissures sont des ruptures du matériau. Elles sont orientées selon le type de
défaut. Ces fissures peuvent se trouver aussi bien dans le métal de base que dans le
cordon de soudure, dans la zone affectée thermiquement ou la zone de liaison.

Les fissures peuvent être dues à :


• des contraintes excessives pendant le soudage (énergie trop élevée, refroidissement trop rapide,
métal d’apport non adapté…)
• volume de cordon trop faible (préparation des bords trop étroite…)
• arrêt trop brutal de la soudure ;
•arrêt prématuré de la protection gazeuse en TIG ;
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Pour éviter les fissures :
•Choisir un métal d’apport approprié ;
•Adopter un préchauffage approprié ;
• Effectuer une bonne préparation des joints.

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1.2.9.4. Pénétration incomplète
C’est l’absence de métal à la racine du chanfrein ; Plusieurs termes sont employés
pour décrire ce défaut. La pénétration incomplète, la pénétration incomplète à la
racine, le manque de pénétration et le manque de pénétration à la racine.

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Causes possibles :
•talons trop grands;
•écartement des bords trop petit (là où un écartement était souhaité);
•arc trop long;
•mauvaise polarité de l'électrode;
•consommable de l'électrode trop grande pour la préparation du joint;
•mauvais angle de l'électrode;
•vitesse de soudage trop élevée pour le courant utilisé.

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1.2.9.5. Manque de fusion (collage)
Le métal de base n’atteint pas son point de fusion, l’adhésion est donc réalisée par
un contact imparfait due au manque de fusion. Plusieurs types de manque de fusion
peuvent être associés à une soudure. Le manque de fusion peut se situer entre le métal
d’apport et le métal de base, entre le métal d’apport et le métal d’apport, et pour certains
types de soudure, entre le métal de base et le métal de base.

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Les termes plus spécifiques, selon le type de manque de fusion, sont les suivants :
•manque de fusion à la racine;
•manque de fusion à la paroi latérale;
•manque de fusion d'inter-passe (entre les passes);
Causes possibles:
•préparation de la soudure contaminée;
•manque d'énergie de l'arc, par exemple, courant trop faible;
•vitesse de soudage trop élevée;
•inductance trop élevée lors de soudage à Tare sous protection gazeuse (avec transfert
par immersion);

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1.2.9.6. Caniveaux (sillons)
Un caniveau est un sillon irrégulier à la jonction d'une passe de soudure provoqué par le soudage.

Causes possibles:
•énergie de l'arc excessive;
•mauvais angle de l'électrode;
•trop de balancements;
•électrode trop grande;

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1.2.9.7. Manque d'épaisseur
Le manque d'épaisseur ou le manque de métal est un canal continu ou intermittent sur
la surface d'une soudure, le long de sa longueur, provoqué par un manque de métal de
soudure. Le canal peut se situer au centre ou le long d'un des côtés ou des deux côtés de
la soudure.

Causes possibles :
•quantité de métal de soudure déposé insuffisante;
•mauvaise technique de soudage.

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1.2.9.8. Bulles / porosité
Une bulle est une cavité formée par l'occlusion d'un gaz lors de la solidification d'un métal
en fusion. La porosité est un groupe de bulles. Les retassures (soufflures vermiculaires) sont des
cavités allongées ou tubulaires. La porosité en chevrons se reconnaît à des soufflures juxtaposées
selon un motif en chevrons.

Causes possibles :
•excès d'humidité dans la préparation de la soudure;
•excès d'humidité dans le flux;
•préparation de la soudure contaminée (calamine, oxydes etc.);
•utilisation d'une énergie d'arc peu élevée;
•longueur d'arc excessive (notamment avec des électrodes basiques lors de SMAW);
•flux d'électrode endommagé (SMAW);
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•perte de l'écran de gaz (SMAW, GMAW, GTAW).
1.2.9.9. Inclusion de laitiers

Un laitier est un résidu non-métallique en fusion provenant de certains processus


de soudage (utilisant un flux).

Causes possibles :
•mauvais nettoyage entre les passes de la soudure;
•préparation de la soudure contaminée;
•soudage sur un profil irrégulier;
•mauvaise vitesse de soudage;
•longueur de l'arc excessive.

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1.2.9.10. Inclusion de tungstène
Une inclusion de tungstène provenant de l'électrode utilisée lors de GTAW.
1.2.9.11. Inclusion de cuivre
Inclusion de cuivre est généralement provoquée par la fusion accidentelle ou le
contact du guide-fil ou de la buse en cuivre utilisés dans certains processus de soudage.
1.2.9.12. Retassure de cratère
Dépression à l'extrémité de la passe de soudure provoquée par retrait à l'endroit où
source de chaleur a été enlevée.

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1.2.9.13. Brûlure d'arc
Dommage sur le matériau de base provoqué par un coup d'arc à distance de la
soudure. Les coups d'arc peuvent avoir une structure très fragile, notamment sur les
aciers à carbone
équivalent élevé.
Causes possibles :
• électrode parasitant le matériau de base;
• porte-électrode à faible isolation touchant la pièce en cours de fabrication;
• mauvais contact de la prise en terre.
Les brûlures d'arc doivent être supprimées par rectification, écaillement ou usinage, la
cavité obtenue doit être entièrement nettoyée.

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1.2.9.14. Projections
Petites gouttes du matériau de l'électrode qui se sont éloignées de la région de l'arc
pouvant ou non être fondu avec le matériau de base.
Causes possibles
•énergie de l'arc excessive;
•longueur de l'arc excessive;
•flux d'électrode humide;
•soufflage de l'arc.

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