Vous êtes sur la page 1sur 17

EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

1. Le montant de l’emprunt E.
2. Le taux nominal Ta.
3. La durée n ( ici en mois ).
4. Les frais d’ouverture de dossier F.
5. L’assurance ass.
6. L’indemnité de remboursement anticipé IND.

Page 1
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

1. Rassurer la banque en démontrant

que l’entreprise est rentable

que l’entreprise n’est pas sur-endettée.

L’emprunt ne peut dépasser 70% à 80% du montant


de l’investissement à financer.

Page 2
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.


2. Le taux nominal annuel annoncé par la banque ne
représente pas le seul coût du crédit.
Le véritable coût, incluant l’ensemble des frais
supportés par l’emprunteur est représenté par le TEG,
leTaux Effectif Global.

La banque a l’obligation de communiquer le TEG à


l’emprunteur.

Le taux utilisé pour le calcul des mensualités est


mensuel, il est le plus souvent proportionnel alors
qu’il devrait être équivalent. Page 3
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

3. La durée de l’emprunt ne peut excéder la durée de


l’investissement, souvent assimilée à la durée
d’amortissement.

Si l’entreprise emprunte pour financer une machine


amortissable sur 5 ans elle ne peut emprunter sur
une durée supérieure à 60 mois.

Page 4
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

4. Les frais d’ouverture de dossier s’ élèvent le plus


souvent à environ un millième de l’emprunt.

Ces frais peuvent être négociés, les écarts entre


banques peuvent être très importants.

Page 5
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

5. L’assurance est souvent exprimée en %, soit de


l’emprunt initial, soit du capital restant dû.

Si la banque propose un taux d’assurance de 0,30%


portant sur l’emprunt de 400 000, l’assurance
mensuelle est égale à :
[ 400 000 x 0,30% ] / 12 = 100 par mois.

Frais d’ouverture et assurance augmentent le coût du


crédit.
Page 6
EMPRUNT BANCAIRE

Les éléments négociables.

6. L’indemnité pour remboursement anticipé, elle se


justifie (on modifie le contrat initial), mais elle peut
être négociée et parfois supprimée, notamment dans
le cas de remboursement sur fonds propres.

Cette indemnité est plafonnée par la loi. Elle est au


maximum égale à 3% ou 6 mois d’intérêt du capital
remboursé.

Page 7
EMPRUNT BANCAIRE

La théorie
taux mensuel Tm

Mensualité Mensualité … Mensualité


Emprunt

M (1+Tm)-1

M (1+Tm)-2

...

M (1+Tm)-n
E = M 1 – (1 + Tm)-n M=E Tm
Tm 1 – (1 + Tm )-n Page 8
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le tableau d’amortissement.


Le tableau d’amortissement d’emprunt ne tient pas compte des
frais. La mensualité est calculée en écrivant que l’emprunt E
est équivalent à la somme actualisée au taux Tm des
mensualités.

Première opération : le calcul du taux mensuel.


Exemple, soit un taux nominal annuel de 6%.
Si proportionnel Tm = 6% / 12 = 0,5000 % par mois.
Si équivalent on a 1 + Ta = ( 1 + Tm )12 d’où Tm = ( 1 + Ta )1/12 – 1
Tm = 0,4867 % par mois. La différence est importante

Deuxième opération : le calcul de la mensualité


Sur Excel 3 clics suffisent !
Page 9
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le tableau d’amortissement.


fx / Finances / VPM

.0048675
120
400 000

4 408.95

Page 10
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le tableau d’amortissement.

Troisième opération : l’établissement du tableau.

Capital dû début mensualité intérêt amortissement capital dû fin


(1) (2) (3) (4) (5)

(1) x Tm = (3)

(2) - (3) = (4)

(1) - (4) = (5)

Page 11
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le calcul du TEG.


Le taux nominal est le taux annoncé par le banquier, utilisé pour calculer les
intérêts et les annuités hors frais et assurances.

Le taux effectif global est établi en ajoutant aux intérêts stipulés à la


convention les frais, commissions ou rémunérations de toute nature, directs ou
indirects, y compris ceux qui sont payés ou dus à des intermédiaires intervenus de
quelque manière que ce soit dans l’octroi du prêt, même si les frais, commissions ou
rémunérations correspondent à des débours réels.(C. consom., art. L. 313-1).
Le TEG, déterminé comme il est dit ci-dessus, doit être mentionné de façon
claire et précise dans tout écrit constatant un contrat de prêt (C. consom. , art. L. 313-
2), et ne nécessiter aucun calcul par l ’emprunteur (Cass. com. , 18 juin 1996: Bull.
civ. IV, n°183).
La mention étant imposée dans le seul intérêt de l ’emprunteur, son omission
est sanctionnée par la nullité relative de la clause d ’intérêt conventionnel: le prêt
demeure valable mais il est fait application de l’intérêt au taux légal, non de l ’intérêt
stipulé au contrat (Cass. 1° civ., 21 février 1981: Bull. civ. I, N°234)
Page 12
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le calcul du TEG.

Première opération : retrancher les frais du montant de


l’emprunt.

Deuxième opération : ajouter l’assurance aux


mensualités.

Troisième opération : écrire l’équivalence entre les fonds


perçus et les sommes versées.

… avec Excel 3 trois clics suffisent !


Page 13
EMPRUNT BANCAIRE

En pratique on indique dans une colonne :


le montant perçu : emprunt diminué des frais d’ouverture,
les versements réels : mensualités augmentées des
assurances.
Encaissements et décaissements ont des signes différents.

Page 14
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le calcul du TEG.


Fx / Finances / TRI

Page 15
EMPRUNT BANCAIRE

La pratique : le calcul du TEG.


Quatrième opération : calcul du TEG annuel.

Si proportionnel TEGa = TEGm x 12


Exemple : 0,52999 x 12 = 6,35599 %

Si équivalent TEGa = ( 1 + TEGm )12 – 1


TEGa = 6,54858 %

Le TEG annuel doit être calculé selon la méthode du


taux équivalent (sauf exceptions).
Page 16
EMPRUNT BANCAIRE

Page 17