Vous êtes sur la page 1sur 569

I - 1.

DÉFINITION ET OBJECTIFS
La Résistance Des Matériaux est la science du dimensionnement.

En effet, concevoir une pièce mécanique, un ouvrage d’art ou tout objet


utilitaire, c’est d’abord imaginer les formes géométriques qui remplissent les
fonctions demandées.

Ensuite, déterminer les quantités de matière nécessaires et suffisantes pour


réaliser ces formes et assurer une résistance sans dommage de l’objet à tous
les efforts auxquels il sera soumis pendant son service.

Enfin, ce dimensionnement fait appel à des calculs qui prévoient le


comportement de l’objet dont la conception doit réunir les meilleures conditions
de sécurité, d’économie et d’esthétique.

La résistance des matériaux est l’outil majeur des Bureaux d’Étude et la base de
toutes les sciences et techniques de l’ingénieur.
AUTREMENT DIT
Afin de résoudre les problèmes de conception ou de dimensionnement, la

Résistance Des Matériaux permet de déterminer les contraintes et les

déformations induites lors du fonctionnement à l’aide des équations liant :

L’état de chargement

Les caractéristiques mécaniques

La géométrie.
I – 2. POSITION DE LA RDM POUR RÉALISER UN TRAVAIL
DE BUREAU D’ETUDE.
Cahier des charges:
• Performance
• Puissance RDM Statique & Dynamique
• Durée de vie
•Environnement …

Théorie Théorie Méthode des


d’élasticité des plaques Éléments finis

Mécanique Mécanique
Matériaux Fatigue de Rupture de Vibration

Normes et
Dimensionnement
technologie

Dessin de Définition
I – 2. HYPOTHÈSES DE LA RDM

Continuité de la matière

Homogénéité

Isotropie

Géométrie
I – 3. COEFFICIENT DE SECURITE
Les hypothèses de l’étude de la RDM imposent le choix d’un coefficient de
sécurité dues aux imperfections ou aux incertitudes de calcul.
La valeur de ce facteur peut varier de 1.1 à 10, et il dépend de plusieurs
paramètres.

• Possibilité que la faillite entraîne des blessures graves ou des


pertes de vie.

• Possibilité que la ruine emporte des réparations très


onéreuses ou un arrêt très prolongé de la production.

• Incertitude de la charge et de la résistance.


Quelques valeurs du facteur de sécurité utilisées en pratique:

Domaines d’utilisation Facteurs de sécurité

Aéronautique 1,25 – 1,50

Mécanique – auto 1,5 – 2,0

Construction Navale 2,0 – 2,5


II - MÉTHODE DE RESOLUTION

 Étude des forces et conditions d’équilibre

 Étude des déplacements et de la


, compatibilité géométrique

 Application des relations forces-déformations


II – 1. LES INTERACTIONDES DES SYSTEMES MÉCANIQUES PAR
DES FORCES OU DES MOMENTS EXTERNES APPLIQUÉES
A LA RDM.
A
A

A Appui simple mobile


RAV

RAH A

A
Appui simple fixe (rotule)
RAV

MA
A A
RAH

RAV Encastrement
II – 3. DEFINITION DES CONTRAINTES
y
F2
F1
I
I x
F3 z
Fn
y
 xy ΔF: force interne
F1
I  xx
 xz Δy
Δz
x Fx 
 
z F  Fy  avec Ax  yz
Fn  F 
 z

Fx Fy Fz


 xx  lim ;  xy  lim ;  xz  lim
Ax 0 Ax Ax 0 A
x
Ax 0 A
x
II – 4. ÉTAT DE CONTRAINTES EN UN POINT
y
 yy
G

C
 yz  yx H

 zy D  xy
Δy  zx F
 xx
 zz  xz
B

z E x
Δx A Δz

 xy   yx ;  yz   zy ;  zx   xz
II – 5. DÉFINITION DES DÉFORMATIONS
F2 y
B’
F1 B
I’

C C’ A’
I
A I
F3 z
x
Fn

IA  x  I A ; IB  y  I B et IC  z  I C 
On définit : - La déformation normale ε par ses trois composantes :

I A  IA I B  IB I C   IC
 x  lim ;  y  lim ;  z  lim
x 0 IA y 0 IB z 0 IC
- La déformation de cisaillement  par ses trois composantes :
     
 xy  lim tg  AI B  ;  yz  lim tg  BI C  ;  zx  lim tg  CI A  ;
x 0
y 0 2  y 0
z 0
 2  z 0
x 0 2 
II – 6. DÉFORMATION NORMALE EN RDM

P
l   l  dl
x
l  l dl
  
l l
III - LES CRITÈRES USUELS DE SÉCURITÉ

la contrainte maximale

le déplacement maximal

la rupture par fatigue

la rupture par fissuration

l’instabilité par flambement

l’instabilité dynamique
IV- ESSAIS MÉCANIQUES

Essais destructifs sur éprouvette :


la pièce est détruite pendant l’essai

Essais non-destructifs:
Ces essais sont utilisés sur les pièces complexes, chères et difficiles à
réaliser, mais également pour valider une hypothèse de travail ou un
modèle d’étude.
IV- 1. Essai de traction
L’essai de traction permet à lui seul de définir les caractéristiques mécaniques
courantes utilisées en RDM. La seule connaissance des paramètres de l’essai de
traction permet de prévoir le comportement d’une pièce sollicitée en cisaillement,
traction, compression et flexion.
ESSAI DE TRACTION
IV – 2. ESSAI DE TRACTION pour un matériaux ductile ou malléable

σ
E
Su Courbe de traction

Déformation élastique

B
T T
F
Sy Rupture
C D
A T Déformation plastique
T

Droite OA
σ = Eε T Striction T
E = tgα
T Rupture T
α
O
Parfaitement Zone Zone de ε
plastique d’écrouissage striction

Zone
élastique Zone de déformations plastiques
IV – 3. ESSAI DE TRACTION pour un matériaux fragile

σ Rr

Rr
E
Re 0.2
A’
A Rupture
Re

Parallèles

O ε Rr
ε = 0.002 (ou A% = 0.2)
IV – 4. ESSAI DE RESILIENCE (Mouton Charpy)

Éprouvette
IV – 5. ESSAI DE COMPRESSION
IV – 6. ESSAI DE DURETE

Dureté BRINELL (HB)

Dureté ROCKWELL (HRB) - (HRC)

Dureté VICKERS (HV)


V - SOLLICITATIONS SIMPLES

Traction – compression
Cisaillement
Flexion
Torsion
V – 1. TRACTION - COMPRESSION

F
F S

S N N
F N  
S

F l
   E  E
S l
V – 2. CISAILLEMENT

Lame 1 S1 F

Pièce F S2
Lame 2
Glissement de S1/S2

F
  avec S : section de la pièce
S
EXEMPLE D’APPLICATION DE CISAILLEMENT

Pièce

Cisaille hydraulique
V – 4. TORSION

Au repos En charge

C
C D
A G B A G B
K α
D0 αx D0
C0 K0 C0
K0

x génératrice x génératrice

L L

max
 
Cr D 4
Ip
avec Ip  r
32
R
V – 3. FLEXION
y

RA RB

Compression
y
A B
x
Traction

M(x).y ah 3 y
  avec I h
I z
12

a
Section de la poutre
ORGANIGRAMME DE RESOLUTION DES PROBLÈMES DE RDM

Modélisation

Actions extérieures
exercées sur la poutre Principe Fondamental de la Statique

Efforts internes dans la poutre :


N, T, MT et MF

Contraintes en tout point :  ,

Déformations en tout point :  , 

Coefficients de sécurité

Dimensionnement
EXEMPLE DE POUTRES UTILISÉES EN RDM
VI - LIMITES DE LA RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX
La RDM ne permet d’analyser que des solides dont la forme est

particulièrement simple : les poutres, les plaques et les coques.

La RDM fait appel à des coefficients de concentration de contraintes propre

à chaque singularité.

Dégradation des propriétés mécaniques par endommagement lors de

l’évolution des propriétés des matériaux en cours d’utilisation.


VI – 1. COEFFICIENT DE CONCENTRATION DES
CONTRAINTES
F
 En traction  
P
A
Mc
 en flexion  
I
σ
Tc
 ou en torsion   J
Zone de concentration de contraintes
σ0

σ = K tσ0
A quoi ça sert ?
La résistance des matériaux (RDM) permet de définir les formes, les
dimensions et les matériaux des pièces mécaniques de façon à maîtriser
leur résistance, leur déformation, tout en optimisant leur coût.

Ce pont a été vérifié en Résistance des Matériaux


pour :
• assurer sa résistance sous son propre poids et celui
des véhicules,
• assurer sa résistance en cas de forte tempête,
• optimiser sa forme et son coût.

Cette bouteille a été vérifiée en Résistance des Matériaux


pour :
• assurer sa résistance lorsqu’elle est pleine,
• assurer une résistance minimum en cas de chute,
• minimiser son épaisseur pour faire des économies sur la
matière première.
VII – APPLICATIONS

1 - CACUL DE STRUCTURE EN ARCHITECTURE NAVALE


VII – 1. MODÉLISATION DE LA POUTRE NAVIRE SUR UNE HOULE

EN ARC

EN CONTRE ARC
Modélisation des contraintes
en arc
LE FONT SUBIT UNE
COMPRESSION LE PONT SUBIT UNE TRACTION
EN CONTRE ARC
LE PONT SUBIT UNE
COMPRESSION

LE FONT SUBIT UNE


TRACTION
CHAPITRE 1

PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA
RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX
Étude des efforts internes et des déformations de
certaines classes de solides soumis à des charges
externes.
Solides dont une dimension est nettement plus
grande que les deux autres:
poutres, barres, câble, fils.
Solides dont une dimension est nettement plus petite
que les deux autres:
plaques, coques, membranes.
Dans ce cours, nous allons développer les solides de
la 1ère catégorie:
il s’agit donc principalement d’une introduction à la
théorie des poutres.
Définition:

A
(S) C (L) C D
B Ligne
L moyenne

Section droite

Une poutre est un solide défini par le volume engendré


par une surface plane (S) se déplaçant
perpendiculairement à une ligne (L) passant par son
centroïde C, entre 2 points A et B.

En principe: il faut que AB soit beaucoup plus grand que


la plus grande dimension transversale de (S), D.
I – 1. La section droite peut avoir différentes formes:
1) Formes géométriques simples

2) Sections commerciales
I – 2. Types particuliers de poutres:
Si AB est rectiligne : poutre droite
Si AB > 5D : poutre longue

La théorie élémentaire des poutres s’applique aux poutres droites et


longues. De plus, la section droite doit en principe être identique en
chaque point de la ligne moyenne ( poutres à section uniforme).

Cependant, on peut l’appliquer de façon plus ou moins


précise:

Aux poutres faiblement courbées

Aux poutres courtes

Aux poutres à section variable


I – 3. TYPES DE CHARGEMENTS

q(x)
P
x

q(x)
P

a) Forces de surface - concentrées ou réparties

b) Forces de volume - poids ou force centrifuge

c) Charges thermiques - crées par des différences de température


à l’intérieur ou à la surface d’un solide
I – 4. EFFORTS INTERNES DANS UNE POUTRE CHARGÉE
(MÉTHODE DES SECTIONS)

Sous l’effet des charges définies ci-dessus, chaque section droite d’une poutre
donnée supporte des efforts internes (forces et moments) que l’on met en
évidence en séparant celle-ci en 2 parties par une section verticale,

(G) (S) (D)


x
C

y y
Fy My

(G) (S) (G) (S)


x x
C Fx C Mx

Fz Mz
z z
I – 5. NOTATION et CONVEVTION
La partie (D) exerce sur (G) un ensemble de forces pouvant
être réduit à une résultante FC et à un moment résultant MC
au centre C de la section. Leurs projections sur Cxyz sont
(Fx, Fy,Fz) et (Mx,My,Mz).

Ces 6 composantes sont les efforts internes sur la section


(S) considérée. On leur donne les noms et les symboles
suivants:
Effort normal : N = Fx
Efforts tranchants : Vy = Fy ; Vz = Fz
Moment de torsion : T = Mx
Moments de flexion : My ; Mz

Au centre C de la face gauche de (S), on définit les axes Cx, Cy,


et Cz. Cx est normal à (S), orienté suivant la ligne moyenne de
la poutre, de gauche à droite, vers l’extérieur de la partie (G).
Par convention, on dit que la face est une face positive.
Les axes Cy et Cz sont dans le plan de (S).
Exemple 1: Efforts internes dans la section aa

a P

A a B

Calcul des réactions au point A

RA P
RA = P
A B

Calcul des efforts internes dans la section aa

P a N
N=P
A
a
Exemple 2: Efforts internes dans la section aa

Calcul des réactions au point A P


a

 Ax  0 A
x
a B

 Ay  P L
 M  PL
 z

Calcul des efforts internes dans la section aa


a M = P(x – L)
P
PL
 N 0

 Vy   P V=-P
M  P x  L  a
 z
III – 1. Équivalence de deux systèmes de forces
Deux systèmes de forces sont dits équivalents si :
Leurs résultantes sont égales
Leurs moments résultants par rapport à un point quelconque sont égaux.

Attention : deux systèmes statiquement équivalents ne sont pas


forcément équivalents pour la résistance des matériaux:

Exemples:

A B A B

q0 P=q0L

A B A B
L L/2 L/2
III – 2. ÉQUATIONS D’ÉQUILIBRE D’UN SOLIDE

z F2
F1
Fi

Pi
F3
(S)
ri

O y

x
  
La résultante des forces appliquées est nulle: R   Fi  0
   
Le moment résultant par rapport à un point est nul: M O   ri  Fi  0

En coordonnées cartésiennes:

F  F  F
ix iy iz  0 ; MOx  MOy  MOz  0
Systèmes isostatiques
Définition: ce sont des poutres ou assemblages de
poutres où le nombre de réactions inconnues est égal
au nombre d’équations d’équilibre disponibles.

Principe du calcul
1. Calcul des réactions inconnues (équations de la statique).
2. Calcul des efforts internes dans une ou plusieurs sections.
3. Calcul des contraintes et déformations.
1 - APPLICATION ( Grue télescopique)

Poulie
C


30° 9.6m

Pour la position indiquée de la Câble


flèche de la grue et pour une
charge P = 15 kN.

a) Calculer les efforts internes P a 2.4m


Ba
agissant sur la section aa.
b) Calculer l’effort normal dans 0.4m
la partie AB. 45°
Vérin A
a) MODELISATION DE LA FLECHE ET CALCUL DES EFFORTS INTERNES A LA SECTION aa

- Détermination des efforts extérieurs au point C

C
VC
N C  Pcos(30)  Pcos(6)  27.9 kN 6°
P L = 9.6 m
30°
VC  Psin(30) - Psin(6)  5.93 kN P
NC

- Détermination des efforts internes en aa


N y
N C  N  0  N  27.9 kN

VC  V  0  V  5.93 kN a
a V

VC  L - M  0  M  5.93  9.60  56.93 kN.m M


x +
b) Calcul de l’effort normal dans la partie AB

C A X  N B  N C  7.68 kN
VC A Y  VB  VC  29.65 kN

NC

FV

NB 45°

M 
F/A
 VC .CA - VB .AB  5.9312 - VB .2  0
a
VB
B a
 VB  NB  35.58 kN
y
Donc l’effort normal dans la partie AB est:

N  N B  NC  7.68 kN (traction)
AY A +
AX
x
Systèmes hyperstatiques
Définition: ce sont des poutres ou assemblages de poutres où le nombre de
réactions inconnues est supérieur au nombre d’équations d’équilibre disponibles.

Équations complémentaires: équations de compatibilité faisant intervenir les


déformations du système.

Exemple 1: q0

A B
C

L1 L2

R1 R2 R3

3 réactions inconnues pour 2 équations d’équilibre.


Écrire l’équation de compatibilité géométrique et les 2 équations d’équilibre.
Solution:
  
1) R   R i  0  R1  R 2  R 3  q 0 L1  L 2   0

 M/  0  R1L1  L2   R2L2 - q0L1  L2   0


2
2) B 1
2

On calcule le déplacement (la flèche) aux points A, C et B qui


3)
sont nuls, ce qui rajoute une 3ème équation.

Exemple 2: masse supportée par 3 ressorts linéaires

m 2 ressorts de raideur k1, symétriques


1 ressort central, de raideur k2
k1 k2 k1 Pour un ressort linéaire: P  k
P = force appliquée
  élongation du ressort
mg
Calculer l’écrasement des ressorts sous l’effet de m  
2k1  k 2
Exercice 1
y
1kN

A D

80 mm

x
C
80 mm
z B
250 mm

300 mm

L’élément ABCD peut pivoter librement autour de l’axe AB, vertical. Le bras
est coudé à angle droit, dans le plan horizontal, au point C.

Calculer les forces exercées sur le pivot AB aux points A et B, lorsqu’on


applique une force verticale de 1kN au point D.
Solution y
1kN
RAy = 0

A D
RAx

80 mm
RAz
x
C
80 mm
z RBx B
250 mm
RBy 300 mm
RBz
 Fx  0  R Ax  R Bx
   
 F  0   Fy  0  R Ay  R By  1000 N
 F 0 
 z  R Az  R Bz

 M x  0 160R Az  1000.250  R Az  1562.5 N


   
 M  0   y
M  0   pas de moment autour de l ' axe y
 M  0  160R  1000.300  R  1875 N
 z  Ax Ax
Exercice 2 x

b C

b
θ

80 mm

240 mm
y a a

A l’aide d’un serre-joint semi-circulaire on comprime une pièce de bois avec une
force de 2kN.
a) Calculer les composantes des forces et moments s’exerçant sur les sections
normales à la ligne moyenne aa et bb dans les directions normales et
tangentes à ces sections.
b) Représenter la variation de ces composantes pour une section quelconque,
lorsqu’on va de C en D. Prendre θ, par exemple, comme paramètre fixant la
section considérée.
Solution (problème plan)

a) Efforts internes sur aa: À l’équilibre: Va  0


x Na  2 kN
Ma  2000  0.12  240 N.m
2 kN Na

Ma 120 mm
a a a a
Va

2 kN 2 kN

b) Efforts internes sur bb:


a 80
x’ cos     0.667    48.19  6 rd
R 120
Mb 2 kN Vb  2. cos  2  0.667  1.33 kN
Nb a Vb θ
y’
N b  2. sin   2  0.745  1.49 kN
b
M b  2  b  2  R  sin   2  0.12 sin   179 N.m
Exercice 3 z
2kN
1m 1m

2.5kN

Pendant une tempête, certains

9m
0.6m
des fils supportés par un

7m
poteau électrique se sont
rompus, ce qui crée l’état de
chargement représenté ci-
contre. O
y

x
A

Il y a encore deux fils accrochés à la barre transversale, exerçant des forces de


2.5 kN et 2 kN, parallèlement à l’axe Ox. Il y a de plus un transformateur de 5 kN,
dont le centre de masse est à 7m du sol, et à 0.6m de l’axe du poteau. On néglige
le poids propre du poteau.

Calculer les efforts exercés par la partie supérieure sur la partie enterrée OA.
Solution z
2kN
1m 1m

Réaction au point O
2.5kN
5kN
Fx  Vx  0.5 kN (effort tr anchant)

9m
0.6m

7m
Fy  Vy  0

Fz  N  5 kN (effort normal)
O
y

x
N T
Mx  0.6  5  -3 kN.m (flexion) Mx
M y  (2.5  2)  9  4.5 kN.m (flexion) My

Vx
M  M 2x  M 2y  5.41 kN.m (flexion)

T  Mz  (2.5 1)  (2 1)  4.5 kN.m (tortion)


Exercice 4 6 kN/m
a
Articulation

a C

8m
2.5m

A B

5m 5m 5m 5m

Pour la structure plane ci-dessus:

a) Calculer les réaction en A,B,C.

b) En déduire les efforts sur la section aa.


Solution 6 kN/m
RCy
a
C RCx
a RCx C

RCy

RBx
A
B
RAx
RBy
RAy

a) Calcul des réactions au point A, B, et C.

R Cx  R Bx ; R Cy  R By ; 8R Cx  10R Cy R Ax  9.37kN
R Ay  18.3 kN
R Cx  R Ax  24 R Cy  R Ay  30
R Cy  R By  11.7 kN
10R Cy  8R Cx  (24  4)  (15  2.5)  15(5  53 ) R Cx  R Bx  14.63 kN
b) Calcul des efforts sur la section aa.

Mf
RCx= 14,63 kN
C
N

RCy = 11,7 kN
V

N  -RCx  14.63 kN (compressi on)

7.5
V  R Cy   7.95 kN
2

 7,5  2,5 2,5 


M  (11,7  2,5)      26,1 kN.m
 2 3 
Exercice 5 y

 500  0
    C
F
F  - 1500  N ; A  0 mm
 2000  0
    B

100   250  A
    x
B 100 mm ; C  200 mm
100   - 100 
    z

Un élément de structure est composé de deux barres soudées AB et BC, et est


chargé par une force F en C. L’élément est encastré en A. Les données ci-
dessus sont représentées par rapport aux axes Axyz.

a) Calculer la force et le moment résultants sur la section A de la barre dont


la normale sortant du matériau est orientée de A vers B (la face située du
côté de l’encastrement). Donner les résultats dans le système d’axes
(x,y,z).

b) Calculer l’effort normal, l’effort tranchant, les moments de flexion et de


torsion sur la section A.
   
Solution F  500 i  1500 j  2000 k
y    
rC  0.25 i  0.20 j  0.10 k
F

C y
B 
FA
u MA
A A
x x

a) Soit FA et MA les force et moment sur la section A



u : vecteur unitaire ┴ à la section droite en A, orienté suivant AB

 rB   

u    0.577 i  j  k
rB

b) Transport F au point A: FA = F et MA = AC x F

 FAX  500  0.25   500   250


       
FA  FAY  1500 (N) et M A   0.20     1500    550 (N.m)
F  2000   0.1  2000   475
 AZ     
c) Projection FA sur u:
 
N  FA .u  0.577 500  1500  2000  577 N

V  FA2  N 2  500 2  15002  20002  577 2  2483N


c) Projection MA sur u:
 
T  M A .u  0.577250  550  475  447 N

M  M 2A  T 2  250 2  550 2  4752  447 2  625 N .m


Quiz
60 kN 80 kN
3
10 kN/m 1m
5 4
a
A
a B

2m 2m 1.5 m

Calculer les réactions en A et B ainsi


que les efforts dans la section aa.
Exercice 6
30 kN 50 kN
3
6 kN/m 1m
5 4
a
A
a B

2m 2m 1.5 m

Calculer les réactions en A et B ainsi que les efforts dans la section aa.

30 kN 50 kN
3
6 kN/m
5 4
a
Ax
a
Ay By
Solution 30 kN 50 kN
3
6 kN/m
5 4 +
a
Ax
a
Ay By θ
a) Calcul des réactions

Ax  50 sin   30kN
4 Ay  12  3  30  2  1.5  50 cos   36  Ay  9kN
B y  12  30  40  9  73kN

b) Efforts dans la section aa (On étudie la partie droite par exemple) 50 kN

N  50 sin   30kN
M +
a
V  B y  50 cos   33kN
N
a
V
M   B y 1  50 cos   2.5  27 kN.m By
Exercice 7
D

100 kN
1.5 m 1
1
1m
E
a 0.25 m
A
C a B

3m 1.5 m 1.5 m

Dans la structure ci-dessus, le câble CD est fixé en C et D (D n’est pas une poulie)

Calculer les efforts internes sur la section aa.


Solution
D

100 kN
1.5 m 1
1
1m
Ay E
a
θ 0.25 m

C a
By

3m 1.5 m 1.5 m

a) Équilibre globale du système

By  Ay  100  Ay  100kN


 
 3 Ay  3 100 By  200kN
b) Équilibre de la poutre ABC

1.5 m RE 1
T 1
1m
Ay E
θ
M
a 0.25 m
E 0 a
C By
3m 1.5 m

0.25T cos  4.5 100  1.5  200  3.5T sin 


T 3.5 sin   0.25 cos   150  T  163kN
T  163kN avec   19.3  Tx  153.84kN et Ty  53.87kN
c) Efforts dans la section aa
T
N  Tx  154kN compressio n 
Ay V
N

V  Ay  Ty  46.1kN M

M  1.5 Ay  0.5Ty  123kN.m


Exercice 8
900 N

1.2 m
a A B
a

1.8 m
21.8°

2R1 2R2
1.2 m 0.6 m

L’échelle double ci-dessus supporte la charge verticale indiquée. En tenant


compte du fait qu’il y a 4 montants et en négligeant le frottement:

a) Calculer les réactions R1 et R2 s’exerçant sur chaque montant.


b) Calculer les efforts internes dans chaque tirant AB.
c) Calculer les efforts internes dans la section aa d’un montant .
Solution
a) Calculer les réactions R1 et R2 s’exerçant sur chaque montant.

 2R1  2 R2  900  R1  150 N


  300N
2R1 1.8  900  0.6 R2  300 N C 2N
1.2
b) Efforts internes dans chaque tirant AB.
2N

M C  0  300 1.2  2 N 1.2

2N  300  N  150N M 1.2


V N
c) Efforts internes dans la section aa . 300N

N  R1 cos 21.8  139.3N 21.8°

1.8
V  R1 sin 21.8  55.7 N
M  R1 1.8tg(21.8)  108N.m
R1
Exercice 9

Pour chaque structure plane ci-dessous, constituée de poutres et de


barres, donner son degré d’hyperstaticité.
Examiner le cas où les poutres sont différentes (cas général) et où elles
sont identiques (cas particulier) :

C C
P B P B

(a) (b)

D D
A A
C C
P B P B

(c) (d)

A D A D

P P

A B C D
(e)

P P

A B C E D
(f)
CHAPITRE 2

PROPRIÉTÉS MÉCANIQUES DES


MATÉRIAUX
P P
D0

L0

 Les propriétés mécaniques d’un matériau nécessaires aux calculs de


R.D.M. sont obtenues par un essai de traction sur une éprouvette
normalisée.

 L0 est la longueur calibrée, dont on mesure l’extension sous l’effet de la


charge axiale P

 D0 est le diamètre initiale de la partie correspondante.

 L’essai est conduit jusqu’à rupture de l’éprouvette.



P P


On définit la contrainte conventionnelle dans la partie calibrée de l’éprouvette par:

P
 
A0

Hypothèse: distribution uniforme de la charge P sur la section

Contrainte conventionnelle: charge rapportée à la section initiale A0

Contrainte rationnelle: charge rapportée à la section réelle de l’éprouvette

N m2  Pa
Unités SI: Unités de pression
N mm  2
MPa
D0

L0

P D0+ΔD P

L0+ΔL

A l’aide d’un extensomètre pincé sur l’éprouvette, on mesure


l’allongement ΔL de la longueur calibrée L0 sous l’effet de la charge
P, ainsi que la contraction ΔD du diamètre initial D0.
La déformation unitaire axiale conventionnelle (moyenne) est définie par :

L L  L 0
  
L0 L0

La déformation unitaire transversale (radiale ou diamétrale) par :

D D  D 0
 tr  
D0 D0

Ce sont des nombres sans dimension donc indépendants du


système d’unités utilisé.

On les expriment souvent en m/m, µm/m ou en % .

Exemple: ε = 0.004 m/m = 4000 µm/m = 0.4%


IV – 1. COURBE DE TRACTION pour un matériaux ductile ou malléable

σ
E
Su Courbe de traction

Déformation élastique

B
P P
F
Sy Rupture
C D
A P Déformation plastique
P

Droite OA
σ = Eε P Striction P
E = tgα
P Rupture P
α
O
Parfaitement Zone Zone de ε
plastique d’écrouissage striction
P L
Zone   et  
élastique Zone de déformations plastiques A0 L0
IV – 2. COURBE DE TRACTION pour un matériau fragile

σ Rr

B
Su
Sy 0.2 A’
A Rupture
Sy

Parallèles

O ε Rr
ε = 0.002 (ou A% = 0.2)
Dans la région élastique linéaire, σ et ε sont
proportionnels (Loi de Hooke) :

  E
E : module d’élasticité du matériau (module d’Young)

Unités : Pa ou GPa (109 Pa)

Exemples : acier : E = 207 GPa


aluminium : E = 71 GPa
magnésium : E = 45 GPa
Si pendant l’essai de traction, on mesure la variation
du diamètre ΔD, on peut tracer une courbe (σ,εtr). On
s’aperçoit que cette courbe est similaire, au signe près,
à la courbe (σ,ε). Donc, dans le domaine élastique, εtr
est proportionnelle à ε. Ou encore:

 tr  
Le coefficient de proportionnalité  est appelé coefficient
de Poisson du matériau. Il est sans dimension. De plus,
on a toujours:
0 <  < 0.5

Exemples: acier :   0.3


aluminium:   0.33
L’essai de traction donne les paramètres d’un
matériau qui sont nécessaires pour les calculs
usuels de la RDM: E,  , Sy , Su .

Pour chaque matériau, on peut trouver ces valeurs facilement dans les
répertoires, les catalogues etc.

Les conditions d’utilisation des matériaux font souvent intervenir des facteurs
comme le temps ou la température. Ces facteurs ne sont pas pris en compte
dans l’essai de traction standard. Si nécessaire, on doit effectuer des essais
beaucoup plus complexes tels que:

a) Essais de rupture sous impact (essai Charpy).


b) Essais de fatigue (charge variable cyclique).
c) Essais de fluage à haute température.
E(GPa)  Sy(MPa) Su(MPa) densité α (/°C)
Fonte
grise
103 0.25 138 7.2 12.1 10-6

Acier à
structure 207 0.29 240 414 7.86 12.1 10-6

Aluminium 69 0.33 41 110 2.77 22.5 10-6


2024-T3 72 0.33 324 449 2.77 23.2 10-6
7075-T6 71 0.33 490 538 2.77 23.2 10-6

Laiton 110 0.34 170-365 400-515 8.75 17.6 10-6


Magnésium
AZ80A-F 47.5 0.35 193 296 1.83 25.2 10-6
Titane Ti-
6AI-4A 110 0.31 869 925 4.46 9.36 10-6
Exercice ( essai de traction)

Un essai de traction est effectué sur une éprouvette standard d’acier AISI 1018 CD:

- diamètre initial : 12.5 mm


- longueur calibrée : 50 mm
- diamètre final : 7.8 mm (à la section la plus petite après rupture)
- distance entre repères après rupture : 56.7 mm

Les mesures de charge et d’allongement correspondantes sont rassemblées dans


le tableau ci-dessous.

a) Représenter le diagramme complet contrainte-déformation unitaire.


Échelle: 50 MPa par cm et 0.02 mm/mm par cm.
Puis représenter sur la même feuille, la partie initiale de la courbe avec
la même échelle de contrainte, mais en prenant 1cm pour 0.0005
mm/mm pour la déformation.

b) Déterminer : la limite d’élasticité apparente, la limite d’élasticité


conventionnelle correspondant à une déformation permanente de
0.2%, la contrainte ultime (avant striction), la contrainte
conventionnelle à la rupture, et le module d’Young.

c) Contrainte rationnelle (approximative) à la rupture?


Les mesures de charge et d’allongement correspondantes sont
rassemblées dans le tableau ci-dessous.

Charge Allongement Charge Allongement Charge Allongement


mm mm mm
kN kN kN
0.0 0.0 60.94 0.150 73.4 0.75
7.56 0.015 64.50 0.175 73.4 1.0
14.68 0.030 68.50 0.212 73.84 1.25
22.24 0.045 69.83 0.237 73.84 1.75
29.80 0.060 70.72 0.262 72.95 2.50
37.36 0.075 71.61 0.287 71.17 3.00
47.59 0.1 72.50 0.312 61.83 6.00
55.60 0.125 72.95 0.5 54.71 7.75
Solution
P L
  et  
A0 L0

σ (MPa) ε % σ (MPa) ε % σ (MPa) ε %


0.0 0.0 494.60 0.300 598.10 1.5
61.60 0.03 525.60 0.350 598.10 2.0
119.60 0.06 558.20 0.424 601.70 2.5
181.20 0.09 569.00 0.474 601.70 3.5
242.80 0.120 576.30 0.524 594.50 5.0
304.40 0.150 583.50 0.574 580.00 6.00
387.80 0.200 590.80 0.624 503.80 12.00
453.10 0.250 594.50 1.000 445.80 15.50
σ (MPa)

700
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 ε%

600 Échelle supérieure

500
Échelle inférieure
400
Limite élastique conventionnelle 0.2%Sy = 570 MPa

300 Limite d’élasticité apparente Sy = 360 MPa

Contrainte ultime Su = 602 MPa


200 E=200GPa

Contrainte nominale à la rupture Sf = 446 MPa


100
Contrainte rationnelle à la rupture Sf = 1145MPa

ε%
0 2 4 6 8 10 12 14 16
CHAPITRE 3

EFFORT NORMAL
P P

A B
Paramètres de la barre : L, A, E.
L

Charge appliquée P

Calculer l’allongement   L
Sur chaque section droite, la contrainte normale est dans le domaine élastique :


Donc   E soit  
E
   PL
Or par définition :   d' où  d’où  
L E L AE
Charges axiales sur la barre:
q(x)
concentrées Pi
RA P1 réparties q(x).

(c)
(b) Convention de signe:
(a)
N
RA
N(x) N(x) > 0 +
P1 N(x) < 0 -

a) Élément sans charge extérieure

N(x) N(x) + dN N(x)  dN - N(x)  0  dN  0

x x + dx
N(x)  cst
b) Élément avec charge répartie q(x)

N(x) q(x)dx
N(x) + dN

dx
N(x)  dN  q(x)dx - N(x)  0  dN  q( x )dx

dN
 q( x)
dx

c) Élément avec charge concentrée P

N(x) P
N(x) + ΔN

dx
N  -P  discontinu ité
Exemple 1: tracer le diagramme N(x) pour les chargements suivants:

a) 200 N
300 N 100 N

3m 2m 2m

F 200 N
300 N 100 N

3m 2m 2m

 F - 300 -100  200  0  F  -200 N


200 200 100 100 200 200

N
200
100
0 3 5 7
x
-200
Exemple 1: tracer le diagramme N(x) pour les chargements suivants:

q(x) = q0 = 100 N/m


b)

7m

q(x)dx
F N(x)
N(x) + dN
dx
A l’équilibre  F 100  7  0  F  700 N

N  700 -100x
x
dN  -q(x)dx  N - 700   100dx  100 x
0

x
0 7
Exemple 2: tracer le diagramme N(x) pour les chargements suivants:
q(x) = (100 - 10x) N/m
c)
200 N
x

4m 3m

q(x)dx
F 200 N N(x) 200
N(x) + dN
dx
 F   100 - 10 x dx  200  0
7
A l’équilibre  F  655 N
0

dN  -q(x)dx  N - 655   100 - 10 x dx


x
0<x<4
0

N  655 - 100 x  5 x 2
dN  -q(x)dx  200  N - 655   100 -10 x dx  200
x
4<x<7
0

N  455 - 100 x  5 x 2
q(x) = (100 - 10x) N/m

200 N
x

4m 3m

pour 0  x  4 N  655 - 100 x  5 x 2



pour 4  x  7 N  455 - 100 x  5 x 2
N

655

335
135
x
0 4 7
dx

P
A B x

u u+du
L
La section (x) se déplace de u et celle de (x+dx) se déplace de u+du.

x 
u  du   u du

L’allongement unitaire de l’élément dx est de :
dx dx
 x : déformation unitaire dans la direction x.
 x > 0 : extension, dilatation de l’élément.
 x < 0 : contraction.
Cas de déplacements

u x   0 : déplacement dans la direction x > 0

u x   0 : déplacement dans la direction x < 0

Conditions aux limites

u(0) = 0 u(L) = δ
Barre droite de section variable A(x) et de module d’Young E.

Soit N(x) l’effort normal pour une section d’abscisse x, on calcule la contrainte

N x 
x  (1)
A x 
x N x 
La déformation unitaire: x   (2)
E AE
du N x 
Le déplacement:  (3)
dx AE

Pour avoir le déplacement u(x), on intègre du/dx donnée par l’équation (3)
et en tenant compte des conditions aux limites (par exemple, u(0) et u(L)).
Exemple 2: barre soumise à son propre poids O

Barre verticale supportant une charge P. x


Section uniforme A A
Masse volumique ρ
Module d’élasticité E dx
L
N(x)
Calculer en tenant compte du poids propre:
L’effort normal N(x) L-x
La contrainte σ sur chaque section
L’allongement δ de la barre.
Solution:
La réaction au point O est RO= P+W avec W = ALρg P

N(x) = N(x)+dN+q(x)dx dN = - q(x)dx avec q(x) = Aρg x

 dN    qxdx  N x  N 0   Agx


x x

0 0

N  x   P  Ag L  x     x    L  x g
P
A
du P  L  x Ag L P  L  x  Ag  W
    dx    L P 2 
dx AE 0 AE AE  
Barre verticale soumise à son propre poids et supportant O
une charge F et Q par rapport à son extrémité fixe. Les
caractéristiques de la barre sont les suivantes. A
A : Section uniforme ; ρ : Masse volumique ; E : Module d’élasticité.
Calculer en tenant compte du poids propre: L
F
a) L’effort normal N(x), pour 0 < x < 1/2L ; 1/2L < x <3/4L L/4
et 3/4L < x < L. Q
b) La contrainte normale maximale σmax, préciser son L/4
emplacement.
c) L’allongement total δ de la barre. x
Définition:
Un système est hyperstatique si le nombre de réactions
inconnues nR est supérieur au nombre d’équations
d’équilibre nE disponibles.
On dit que l’on a un système hyperstatique de degré nR-nE.
Un système est dit isostatique si nR = nE.

Solution:
Utiliser des équations supplémentaires fournies par des
conditions de compatibilité des déformations. On doit
trouver un nombre d’équations de compatibilité égal à
nR - nE.
Exemple 3:
R1
A1E1
Dans le système ci-contre, les trois barres
horizontales sont fixées à une plaque R2 P
A2E2
verticale rigide. Il est soumis à une force
P. Calculer les réactions R1 et R2. R1
A1E1

Solution:
L

Le système (symétrique) est hyperstatique de degré un.


A l’équilibre, les projections des forces sur l’axe horizontal donne:

2R1  R2  P (deux inconnues pour une seule équation)

La compatibilité géométrique impose le même allongement pour les trois barres.

 A1 E1
 R1  P
RL RL  2 A1 E1  A2 E2
1   2  1  2  
A1 E1 A2 E2 A2 E2
 R2  P

 2 A1 E1  A2 E2
Exemple 4: A B C

Système de 3 barres articulées de même


rigidité AE, supportant une charge P.
Calculer les tensions dans chaque barre. En L
déduire le déplacement vertical du nœud O. θ θ
FB
Solution: FA FC
O
Le système (symétrique) est hyperstatique de degré un. C P
A
2FA cos  FB  P B
La compatibilité géométrique impose un allongement pour les trois barres tel que.

 P cos 2 
FA  FC 
 A   B cos  
FA L

FB L 

cos   FA  FB cos   
2 1  2 cos 3
 
AE cos  AE  FB  P

 
1  2 cos 3  
PL
O 

AE 1 2 cos3  
Exemple 5: a b

Barre encastrée en deux bouts, soumise


à une force axiale P. AE P
A B
Calculer les contraintes dans la barre.
L

Solution:
RA RB
P
Le système est hyperstatique de degré un.

RA  RB  P
La barre étant entre deux murs rigides, donc l’allongement de la partie gauche
égale au rétrécissement de la partie droite.

 b  Pb
 RA  P A 
G   D 
RA a RB b



a  b    Aa  b 
a   Pa
AE AE  RB  P B 

 a  b  
 Aa  b 
Dans les systèmes hyperstatiques, il peut y avoir des contraintes sans charges
appliquées lorsque, à une température donnée, les dimensions naturelles des
éléments ne sont pas géométriquement compatibles.
A B C
Exemple 6:
Barre OB, longueur naturelle L+a
Barres OA et OC de longueurs L/cosθ.
Barres de même rigidité AE. L
Calculer les contraintes induites dans chaque θ θ
barre lors de l’assemblage (a<<L). FB

Solution: O FA
A
FC
C
Le système (symétrique) est hyperstatique de degré un. a
B
RB  2RA cos
La compatibilité géométrique impose un rétrécissement de la barre OB B et
un allongement A pour les deux barres OA et OC.
A
Donc B  a
cos 
L
RA L RB L θ θ
Or A  et  B  FB
EA cos  EA
O FA

RB  2RA cos A
FC
C
a
B

D’où  a cos  2
 a cos  2

 RA  EA   A  E
L 1  2 cos  
3
L 1  2 cos 3 
 
 RB  2 EA a cos 3
  B  2 E a cos 3

 L 1  2 cos 3   L 1  2 cos 3 
Exemple 7: A B C
Barre AA1, BB1, CC1, de même raideur AE.
Les 3 barres sont censées être de même
L
longueur L. Cependant, l’une d’entre elles a
une longueur L+a (a<<L). On décide de les A1 B1 C1
assembler malgré tout à une poutre très
rigide.
b b
Calculer les contraintes dans les 3 barres si
l’on place la barre défectueuse au centre.

Solution: L’équation de compatibilité géométrique est :


LRA LRB
 A   B  a avec δA  et δB 
EA EA
L’équation d’équilibre est : RB  2RA
 a  a
R
 A  R C  EA  A   C  E
3L  3L
Donc  2a 2a
 RB  EA  B   E
 3L  3L
Contraintes thermiques
Pour une variation Δt de température, pas trop grande, la longueur d’une barre
homogène libre de longueur initiale L0 varie de :

L  L0 t
avec Δt = t1 – t0
t0 = température initiale
t1 = température finale

α = coefficient de dilatation thermique du matériau.

[α] = /°C ou m/m°C(unités) - acier : α = 11.9 x 10-6 °C-1


- aluminium : α = 22.5 x 10-6 °C-1
L
Dilatation thermique unitaire :  th   t
L
Si la barre n’est pas libre, il y a apparition de contraintes dites contraintes
thermiques, similaires aux contraintes d’assemblage.
Exemple 8:
Barre encastrée aux deux bouts alors qu’elle est à la température t0.
Distance entre les encastrements : L
Rigidité de la barre : AE AE.α
Coefficient de dilatation du matériau : α
On porte cette barre à la température t1 > t0. A B
Calculer la contrainte thermique qui en résulte.
L
Solution:
L
Dilatation thermique unitaire:  th   t
L

Or   E th  Et
Exemple 9:
Reprendre l’exemple 6 en supposant que
l’erreur de longueur a est due à une élévation
L
de température de la barre centrale : a = αLΔt.
θ θ
En déduire l’expression des contraintes FB
thermiques.
A O FA

RB  2RA cos B   Lt A


FC
et C
cos  a
B
RA L RB L
A  et  B 
EA cos  EA

 cos 2   cos 2 
 RA  EAt   A  Et
1  2 cos  
3
1  2 cos 3 
 
 RB  2 EAt cos 3
  B  2 Et cos 3

 1  2 cos 3   1  2 cos 3 
Exemple 10: A B C
Dans l’exemple 7, supposer que les 3 barres
ont initialement la même longueur L, et
section A, mais que les deux barres latérales L
sont en aluminium, de coef. α1, et la barre
centrale en acier, de coef. α2< α1.
Calculer les contraintes pour une élévation
uniforme de température.
Solution: b b

Le système (symétrique) est


hyperstatique de degré un.
A l’équilibre, la projection des R1 R2 R1
forces sur l’axe vertical donne: EI
Δl2
2R1  R2 EF
Δl1 δ2 Δl1
δ1
L’équation de la compatibilité géométrique est:

l1  l2  1   2

 R1L R2 L  R1 
AE1E2
1   2 t
1Lt   2 Lt    2 E1  E2
 AE1 AE2  

 2 R1  R2  R2 
2 AE1 E2
1   2 t

 2 E1  E2


   
E1E2
   t pour l’aluminium
2 E1  E2
1 1 2
D’où 
 2 
2 E1 E2
1   2 t pour l’acier
 2 E1  E2
Exemple 11:
Les 3 barres ont initialement la même longueur L, de sections, de modules
d’élasticité et de coefficients de dilatation respectivement (Aac, Eac, αac) ; (Aal , Eal,
αal); (Abr, Ebr , αal) tels que αac< αbr< αal.
Calculer les contraintes dans les barres pour une élévation uniforme de
température.

Solution:
A B C

acier aluminium bronze L

A1 B1 C1

b b
Exemple 12 : Anneau circulaire sous pression
b
On a un anneau circulaire mince (e<<r), de
section A = be. Il est soumis à une charge e dθ
radiale uniforme q (N/m) par unité de
longueur. q
O
Par symétrie, l’effet normal N est constant
dans chaque section. r
Calculer N et la contrainte normale σ sur
chaque section.

Solution:
Nsin(dθ/2)
A l’équilibre, la projection des forces sur
l’axe normal à la paroi donne: N

 d 
qrd  2 N sin    Nd  N  qr dθ/2
 2  q
dθ N
qr
D’où  O
θ Nsin(dθ/2)
be
Exemple 13 : Anneau circulaire en rotation
L’anneau ci-contre a une vitesse angulaire uniforme
dF
ω (rad/s). On peut considérer que chaque élément
dm est soumis à une force centrifuge élémentaire e  dθ
dF = rω2dm. La masse volumique du matériau est O
ρ. Le problème est similaire au cas précédent r
(exemple 12).
Montrer qu’il suffit de prendre q = ρArω2.
On en déduit N et σ.
Nsin(dθ/2)
Solution:
N
dF représente comme résultante
de q répartie sur la longueur rdθ.
dθ/2
q
qrd  dF  r d  r rddrb  q  r drb
2 2 2

dθ N
θ
Donc q  Ar 2 avec A  bdr O Nsin(dθ/2)

D’après (12) on a
 d  N
qrd  2 N sin    Nd  N  qr  Ar 2 2      r 2 2
 2  A
Application de l’exemple 13
Si l’on appelle v = rω la vitesse
périphérique ou tangentielle de
l’anneau, on voit que σ = ρv2.

Exemple pour l’acier:


Pour une vitesse de v = 50 m/s,
la contrainte sur la périphérie de
l’anneau est σ = 19.4 MPa.
Exemple 14 : Éléments flexibles (câbles, courroies, etc.)
On utilise souvent, dans les machines ou dans dθ
les structures, des éléments très flexibles
capables de transmettre un effort normal de q(θ)
tension, mais incapables de travailler en
θ
compression. On rappelle ci-dessous la O
dérivation de la formule d’Euler pour une r
courroie à la limite du glissement.
Brin tendu : tension T1

Brin mou : tension T2


T2 T1
En chaque point de contact avec la poulie
on a une force normale par unité de
longueur q(N/m) et une force tangentielle N
par unité de longueur f(N/m).
dθ/2 f
Hypothèse : q
En chaque point de l’arc de contact, la dθ N
courroie est à la limite du glissement. Donc θ
O
N(θ)
f = µq.
Équilibre d’un élément:
Suivant la direction tangentielle: N +dN
f
d d
dθ/2
frd   N  dN  cos  N cos 0 q
2 2 dθ N
1 dN θ
frd  dN  0    f   q O
r d
Suivant la direction radiale:
d d
qrd  ( N  dN ) sin  N sin 0
2 2 1 dN N
N   
qr  N  0 
r
q r d r
Solution de l’ ED: N    N 0 e- 
N(0), l’effort normal à θ = 0, est la tension T1 (brin tendu). Si l’on appelle
T = N la tension dans la courroie, on a donc: T    T1e- 

Pour un angle d’enroulement de 180° : T2  T    T1e- 


( Formule d’Euler pour les courroies)
Exercice 1
Un tuyau d’acier court doit supporter une charge compressive de 1200 kN.
On veut garder un coefficient de sécurité de 1.8 par rapport à la limite
d’élasticité (Sy = 280 MPa). Si l’épaisseur est 1/8 du diamètre extérieur D,
calculer la valeur minimum de D.

Solution:

Soit A la surface du tuyau A
4
D 2
e  Di2  avec Di  De  2e

1 3 7De2
Or e  De  Di  De  A 
8 4 64
P Sy 1.8 P
Donc     A  De  150 mm
A 1.8 Sy
Exercice 2
On comprime un barreau cylindrique plein, en aluminium, de diamètre D = 60mm,
par une force axiale de 200 kN.
a) Calculer l’accroissement ΔD du diamètre avec E = 70 GPa,   0.3 .
b) Calculer la variation de volume de la barre, de longueur initiale L = 400 mm.

Solution: y

P P
a) Accroissement du diamètre: D
x

Déformation axiale unitaire

x P  200000
x     0.0010105m/m  1010.5m/m
E AE 2827.4  70000
Déformation transversale unitaire D
y    x
D
D  D y  0.0182mm
b) Variation du volume de la barre: y
Avant déformation
P P
D
x
D 2
V0  AL  .L  1.13097 106 mm3
4

Après déformation

 D  D 2 D 2 L  D   L 
2

V  V0  V  .L  L   1   1  
4 4  D   L 
D 2 L  D  L 
 1  2 1    V0 1  2 y 1   x 
4  D  L 

Donc V  V0 2 y   x   V0 x 1  2 


AN: V  1.13097 106  0.0010105  0.4

V  457mm3
Exercice 3
Une barre AB encastrée aux extrémités est P P
soumise à deux forces axiales égales et
opposées. A B
Calculer la contrainte dans la partie centrale
de section A2, la section aux extrémités étant a b a
A1.
A1 = 5 cm2 ; A2 = 7.5 cm2 ; b = 3a = 45 cm ; P = 25 kN.

Solution:
R1 P P R1

1 
R1a
; 2 
 R1  P b
A1 E A2 E A B

La compatibilité géométrique donne: a b a


P
21   2  R1 
2
N P
Dans la partie centrale N = - (P - R1) = - P/2 donc 2    16.7 MPa
A2 2 A2
P P
A1 A A
2 3
A B

a b a
Exercice 4
0.9m
A B
Calculer le déplacement vertical et horizontal du joint
B sous l’effet de la charge verticale P = 2000 N.
P
AB: fil d’acier; Ea = 200 GPa, Da = 3 mm, La = 0.9 m. 1.2

BC: barre de bois; Eb = 10 GPa, Lb = 1.5 m


section carrée 25x25 mm. c

Solution: RA
B
a) Calcul des réactions et efforts internes: A
P
RA x 1.2 = P x 0.9 donc RA = 1500 N

RA = RCH = 1500 N RCV = P = 2000 N RCH


c
Na = 1500 N Nb = − (15002 + 20002)1/2 = − 2500 N RCV
b) Élongations - compressions

N a La 1500  0.9
Acier: a    0.95mm
Ea Aa  3 2
200 10 
9
106
4
N b Lb 2500 1.5
Bois: b   6
 0.6mm
Eb Ab 10 10  (25  25)10
9

a
c) Déplacements B3 B B1
A
θ
B2 b
 BH   a ;  BV  B1B  B1B3tg
B’

B1 B3  B1 B  BB3   a  b
sin  V
Donc

b  a sin    b θ
 BV   a tg    1.46mm
cos  cos 
Exercice 5
Une barre bimétallique est constituée d’une
lame centrale de cuivre collée à 2 lames 3e
d’acier. On la porte à une température t,
b
uniforme.
Calculer les contraintes dans le cuivre et l’acier. L
Modules d’Young: Ea, Ec; coefficient de
dilatation αa< αc.

Solution:
Du fait que a  c le cuivre est en compression, l’acier en traction
Na

a) Équation d’équilibre: Nc = 2Na N


c

b) Équation de compatibilité: Na

 c   c   c
a  c
Allongement total du cuivre:
Allongement total d’acier:  a   a   a
Nc L NL
avec  c   c Lt ;  a   a Lt et  c  ;  a  a
AEc AEa
Na L Nc L
 a Lt    c Lt 
AEa AEc

 1
N a  
2 
   c   a t  N a 
 c   a t
 AEa AEc  1 2

AEa AEc

N a  c   a t
a   (tension)
A 1 Ea  2 Ec

Nc 2 c   a t
c    2 a   (compressi on)
A 1 E a  2 Ec
Exercice 6
A B
Une structure, composée de deux barres
θ θ
identiques en acier (E = 200 GPa),
articulées, de 5 m de long, est soumise à
une force verticale P, initialement (sans L
charge P), θ = 30°. C
a) Calculer la section des barres si P = 25 kN
et si la contrainte maximale admissible est
σad = 70 MPa. On néglige le poids propre P
des barres.
b) Calculer le déplacement vertical de C et le
nouvel angle θ = 30°+Δθ que font les barres
avec la ligne AB.

Solution: 60 60
T T
a) 2T cos 60  P  T  P
T T P
    ad  A   A  3.56cm 2
A  ad
b) Déplacement vertical
A B
 : allongemen t de la barre θ

Δθ
TL
  1.75 10 3 m
AE
 C cos 60     C  2   C  3.5mm  C B
2.5  0.0035
Nouvel angle        tg       30.0347
3
5
2
tg 60
ou  .tg 60  5.        0.0347
5

On voit que les calculs approchés (linéarisés) sont d’une précision


largement suffisante.
Exercice 7
Une barre de section variable, encastrée à une extrémité, est soumise à 3 forces
axiales.
Calculer la contrainte normale maximale.

A1 = 25 cm2 A2 = 10 cm2

R
200 kN
350 kN 100 kN

Solution:
N(kN) R = 350 – 100 + 200 = 450 kN
450
200
100
x

450.103 200.103
1  4
 180MPa ;  2  4
 200MPa   max  200MPa
25.10 10.10
Exercice 8
Un poteau, enfoncé d’une longueur L dans la terre, supporte une force P. La
résistance à l’enfoncement n’est due qu’au frottement sur le poteau. Ce frottement
donne une force de surface verticale q qui varie d’une façon parabolique avec la
profondeur (q = force par unité de longueur).
Déterminer la compression de la partie enfoncée du poteau, ΔL, en fonction de P,
L, A et E.
AN: P = 500 kN , L = 10 m , A = 650 cm2 , E = 10 GPa.

P
x
L

q = kx2
q(x)

O
q
x
Solution:
L’équilibre de l’élément de poteau de longueur dx est: N+dN

N + dN + q(x)dx – N = 0 donne dN = -q(x)dx qdx dx

N x    
x 1 3
ky dy   kx
2
N
0 3 x

Conditions aux limites:

N L    P   kL  k  3
1 3 3P
3 L
Donc l’effort normal est: 3
x
N  x    P 
L
Contrainte:
N x 
3
P x
 x     
A A L
Déformation:
du   x 
3
P x
 x      
dx E AE  L 
3 3
P x P x
  dx  L  u  u L   u 0   0
L
du     dx
AE  L  AE  L 
PL
Donc L  
4 EA

Application numérique

L  1.92mm
Exercice 9
Dans le système ci-contre, les barres AC et BC sont constitués du même matériau
et ont la même section. On suppose que les contraintes maximum admissibles en
tension et en compression sont les mêmes. La longueur L de BC est fixé, mais le
paramètre θ est libre.
Donner sa valeur pour que la structure ait un poids minimum.

B θ C

L P
Solution:
T2
a) Calcul de efforts pour un angle θ quelconque
θ

 P
T2  T1
 T2 sin   P  sin  P
  
 2
T cos   T1  T1 
P

 tg

P P
Contraintes: 1  et  2 
A.tg A. sin 
 P
 A 
 1   ad   ad tg
On doit avoir:
  
 2   ad A 
P

  ad sin 
P
Donc A
 ad sin 
b) Calcul du poids minimum

Le poids de la structure est proportionnelle à son volume


AL
Donc, minimiser le poids reste à minimiser le volume V  AL 
cos 
P
Le volume minimal correspond à la section minimale A
 ad sin 
PL  1  PL
Donc V  1   f  
 ad sin   cos    ad f(θ)

sin 2   cos 2  1  cos  


f   
sin 2  cos 2 
θ0 
θ
0
2

sin 2   cos 2  1  cos   1  cos 2   cos 2  1  cos    1  cos  1  cos   cos 2  
5 1
1  cos   cos   0  cos  
2
 0.62   0  51.8
2
Exercice 10
Les côtés du cadre ci-dessous sont des barres en aluminium :
E1 = 70 GPa, α1 = 22.5 x 10-6/°C.
Les diagonales sont des fils en acier:
E2 = 200 GPa, α2 = 12 x 10-6/°C. Avec A1 = 20A2.
Calculer les contraintes dans les fils d’acier et dans le cadre en aluminium si la
température augmente de 50°C.

Solution:
a) Équilibre des noeuds
45°

2 T2
T1  T2 cos 45  T2 T1
2
T1
b) Compatibilité géométrique 1

1 
2
2  2 1
2
T1 L1
1  1 L1t 
A1 E1
avec
T2 L2
 2   2 L2 t 
A2 E2

 T1 L1   T2 L2 
Donc  1 L1t   2   2 L2 t  

 A1 E1   A2 E2 
T1 T2
Or L2  L1 2 d’où 1t    2 t 
A1 E1 A2 E2
 T1
   3.37 MPa
1   2
1
 A1
T1  t  
1 2  T2 2T1
 2    95.4 MPa
A1 E1 A2 E2 
 A2 A1
Exercice 11
Colonne supportant une charge P de section variable A(x) et de masse volumique
ρ. La contrainte admissible est σad.
Calculer A(x) en tenant compte du poids propre pour que la colonne soit de poids
minimum.
En déduire ce poids minimum.
P

Solution:
Pour avoir une forme optimale, il faut pour
A(x)
chaque section droite, la contrainte a la valeur
L
maximale admissible du matériau en
compression.

On pose alors: O

N x 
    ad  N x    ad Ax 
Ax 
a) Équilibre d’un élément d’épaisseur dx:

N  dN  N  dW  0
N+dN

dN  dW  gdV  gAxdx
dx dW
Donc N

N x    ad Ax  
dN dA
Or  σ ad
dx dx
g
gA x   σ ad
dA dA
d’où 0   dx
dx A σ ad
g
On intègre: LogA   x  C C : constante d' intégratio n 
σ ad
Pour x  L , N   P , donc AL  
P
 ad
g g
LogAL   
P
L  C  C  Log  L
σ ad  ad σ ad
g
LogAx   Log L  x 
P
d’où 
σ ad σ ad

g
L x 
Ax  
P  ad
d’où e
 ad
b) Calcul du poids minimum:

g
L x 
Wmin   g Ax dx   g
L L P  ad
e dx
0 0  ad

 g L 
d’où Wmin  P e a d  1
 
 
Exercice 12
Une barre de longueur L, et de section A, tourne à vitesse constante ω, dans le
plan horizontal, autour d’un point fixe O. Son poids est W1, elle supporte un poids
W à l’extrémité libre.
Calculer l’élongation δ de la barre en supposant que le matériau reste dans le
domaine élastique.
W
W1
Solution:
a) Chargement 
L
Force centrifuge sur la masse M:
O
FM  ML 2

Force centrifuge sur un élément dm situé à la distance r du pivot.:

dr dm
dF  dmr 2
avec dm  M 1
L1 dF
r dr
M 1r 2 M 1r 2
dF  dr  qr dr Avec qr   charge répartie 
L1 L1

b) Réaction au pivot

 2
qr dr  ML 2  1
L L M L
R  FM   dF  FM  
0 0 2
c) Effort normal dans une section aa
a
R N

r a

M 1 2 r 2
qr dr  N r   R 
r
R N 
0 L 2
d) Contrainte
N M1L 2  r 2  ML 2
 r    1  2  
A 2A  L  A

 r  
d) Déformation unitaire

E
f) Élongation du bras

M 1 2 L  r 2  M 2 L
  r  
du

1 2   
dr 2 AE  L  AE
M 1 2 L  r 3  M 2 L
u r   
 r 
2 
r C
2 AE  3L  AE
u(r) = 0 donc C = 0

M 1 2 L  1  M 2 L
D’où u L   1    L 
2 AE  3 AE

 2 L2  M 1
    M 
AE  3 
Exercice 13
Une barre en acier, de section circulaire, dont le diamètre varie linéairement, est
soumise à une force axiale P.
Calculer l’élongation.
Données numériques:
E = 200 GPa, L = 4 m, P = 50 kN, b1 = 60 mm, b2 = 20 mm.

P
b1 D b2

L
Solution:
Effort normal constant : N = P = 50 kN

x  N   P 2  4 P2
A x 
Contrainte
4D D
Variation du diamètre:
b1  b2
D x   b1  x
L
x du
Déformation : x  
E dx

Élongation:

L L 4P b2 4 PL dD 4 PL
   du   dx    
0 0 ED 2 b1 E b  b  D 2
Eb1.b2
1 2

AN:   1.061mm
Exercice 14
A B C
Barres AA1, BB1, CC1, de même raideur AE.
Les 3 barres sont censées être de même
longueur L. Cependant, l’une d’entre elles a
L
une longueur L+a (a<<L). On décide de les
assembler malgré tout à une poutre très rigide.
A1 B1 C1
a) Calculer les contraintes dans les 3 barres si
l’on place la barre défectueuse en BB1.
b) Calculer les contraintes dans les 3 barres si b b
l’on place la barre défectueuse en CC1.

Solution: a) barre défectueuse au centre


L’équation de compatibilité géométrique est : A a C
B
LR A LR B
 A   B  a avec  A  et  B 
EA EA
L’équation d’équilibre est : RB  2RA
 a  a
R
 A  R C  EA  A   C  E
3L  3L
Donc  2a 2a
 RB  EA  B   E
 3L  3L
b) barre défectueuse à droite
A B C

Équilibre

L
RA  RC  RB 2 RA  RB
 
  BM  0  RA  RC A1 B1 C1

L’équation de compatibilité :
RA RB RC
 A   B  a   B  C
Élongation:

R L R L R L A B1 C1
A  A ; B  B ; C  C
EA EA EA A1 B
a
a aEA C
 A   C   A   B   RA  RB 
2 2L
aEA aEA
RA  RC  ; RB 
6L 3L
Exercice 15
Un boulon d’acier comportant 4 filets par centimètre est serré sur un cylindre de
laiton dont la section normale fait 35 mm2.
Calculer les contraintes induites dans le boulon et dans le cylindre si, à partir de
la position de simple contact, on tourne l’écrou de 1/10 de tour.
Diamètre du boulon: 20 mm, Eacier = 207 GPa, Elaiton = 103 GPa.

acier laiton

500mm
Un boulon d’acier de section 300 mm2 comportant 5 filets par centimètre est
serré sur un cylindre de laiton dont la section normale fait 30 mm2.
a) Calculer les contraintes induites nominales dans le boulon et dans le cylindre
si, à partir de la position de simple contact, on tourne l’écrou de 1/5 de tour.
b) Sachant que le coefficient de concentration de contrainte au fond du filet est
Kt = 10, calculer la contrainte maximale au font du filet afin d’éviter un tel
endommegement.
Eacier = 200 GPa, Elaiton = 100 GPa.
acier laiton

500mm
Solution:
a
Nl
Équilibre Na = Nl
Na
Na (tension) dans l’acier
Nl (compression) dans laiton

Normalement l’écrou se déplace seul pour 1/10 de tour δ = 0.25 mm


En présence du cylindre l’écrou le comprime avec δl et tire la vis de δa

l
N a L Nl L
Donc   a  l    0.25 a
Aa Ea Al El
 1
N a  Nl   1707.6 N 
L 1 1

Ea Aa El Al
Efforts dans les deux matériaux:

 1
N a  Nl   1707.6 N
L 1 1

Ea Aa El Al

Contraintes


 5.43MPa tension 
Na 1708
 a  
 Aa  10 2


 48.8MPa compressio n 
N 1708
 l  l 

 Al 35
Exercice 16
On considère à nouveau la barre bimétallique du 3e
problème N°5. L’hypothèse qui a été faite b
est que chacune des lames est soumise à un
L
effort normal constant d’un bout à l’autre.
a) Vérifier que cette hypothèse ne peut pas être
valide. On fait maintenant l’hypothèse que
les barres exercent les unes sur les autres
une force tangentielle répartie variant de
façon sinusoïdale.

 x 
 
q x  q0 sin  
L

Sur chaque face de la barre de cuivre, l’axe des x étant positif vers la droite et son
origine au centre de la barre. Cette force tangentielle s’annule donc pour x = 0.
b) Calculer la valeur de q0 et en déduire la valeur maximum de la contrainte dans
le cuivre et dans l’acier. Comparer avec le résultat du problème N°5.
Solution:
acier
x
q  x    q0 sin q(x)
L cuivre
q(x)
x
 2q  x   2q0 sin
dN
q0 q(x)
dx L
- L/2 L/2
q0 L x
N  2 cos - q0
 L
N
Pour x ± L/2 , N = 0 , ce qui satisfait les
conditions limites aux extrémités. - L/2 L/2
Sinon, avec N = cst, cette condition n’est 2 q0 L

pas satisfaite. 
 x
 x  
N q0 L
  2 cos
Ec AEc AEc L
Allongement mécanique de la barre de cuivre

x
  x  
du q0 L
du  2 cos dx
dx AEc L
L
L  L
L
qL x
  2
du  u  - u    - 2L 2 0 cos dx
AEc
L
-
2 2  2 -
2 L
L
2q0 L2
 x  2 4q0 L2
 2 sin L   L  2
 AEc  AEc
2

4q0 L2
Allongement total du cuivre  c   c tL  2
 AEc
2q0 L2
Allongement total de l’acier  a   a tL  2
 AEa
(Puisque q(x) n’agit que sur une face)
L’équation de compatibilité :

2q0 L2 4q0 L2
 a   c   a tL  2   c tL  2
 AEa  AEc
 2A
q0   c   a t
 1 2 
2 L  
 E a Ec 
Contrainte maximale de compression de cuivre

N 0  2
c  
2q0 L
  c   a t
A A 1  2
Ea Ec
MINI - TEST
Sous l’effort d’une charge verticale p = 800kN/m, une barre rigide
comprime trois cylindres dont deux identiques en bronze placés à
l’extrémité de la barre, de sections Ab = 935 mm2 , de module Eb = 100 GPa
et de longueur Lb=250.3 mm et un en acier placé au milieu de section Aa =
625 mm2 , de module Ea = 200 GPa et de longueur La = 250 mm, comme il
est montré sur la figure.
Calculer les raccourcissements des trois barres :

p = 800kN/m

e = 0.3mm

100 mm 100 mm

250.3 mm EbAb EaAa

bronze acier bronze


MINI - TEST
Sous l’effort d’une charge verticale P = 160 kN, une barre rigide comprime
trois cylindres dont deux identiques en bronze placés à l’extrémité de la
barre, de sections Ab = 935 mm2 , de module Eb = 100 GPa et de longueur
Lb= 250.3 mm et un en acier placé au milieu de section Aa = 625 mm2 , de
module Ea = 200 GPa et de longueur La = 250 mm, comme il est montré sur
la figure.
Calculer les raccourcissements, les efforts et les contraintes dans
les trois barres :
P = 160kN

e = 0.3mm

100 mm 100 mm

250.3 mm EbAb EaAa

bronze acier bronze


MINI - TEST
Sous l’effort d’une charge verticale P, une barre rigide comprime trois
cylindres dont deux identiques en bronze placés à l’extrémité de la barre,
de sections Ab, de module Eb et de longueur L et un en acier placé au milieu
de section Aa, de module Ea et de longueur L – e avec e << L, comme il est
montré sur la figure.

Calculer les raccourcissements, les efforts et les contraintes dans


les trois barres :

100 mm 100 mm

L EbAb EaAa EbAb

bronze acier bronze


CHAPITRE 4

ANALYSE DES CONTRAINTES


DANS UN SOLIDE CHARGÉ
I - COMPOSANTES NORMALE ET
TANGENTIELLE DU VECTEUR CONTRAINTE
II - EXEMPLE BARE EN TRACTION
III - NOTATIONS ET CONVENTIONS DE
SIGNES
IV - L´ÉTAT DE CONTRANITE PLANE
V- APPLICATION: RÉSERVOIRS Á PAROI
MINCE
VI - ÉTAT GÉNERAL DE CONTRAINTE
Exemple 1: contrainte normale

a
P

P
 
A
Exemple 2: contrainte tangentielle ou cisaillement

a
a
P
b
2P
P

2P

P
 
ab
2P

Autres éléments en cisaillement : boulons, rivets, etc.


II – EXEMPLE : BARRE EN TRACTION
b
A = aire section droite a
P = charge axiale
O = point qlq de la barre P θ P
aa = section droite passant par O O
axes Ox, Oy sur la facette x en O
bb = section oblique passant par O a b
axes Ox’, Oy’ sur la facette x’ en O

Problème: y´ y

Calculer les contraintes sur une section
bb faisant un angle θ avec la section P θ
droite. x
S
Sur la section droite aa: σx = P/A

Aire de la section bb: A’ = A/cosθ


Calcul de vecteur contrainte S sur bb : S  S
Hypothèse : distribution uniforme de contrainte S sur bb.

Équilibre: P  AS  A x
P P
d´où S  cos    x cos 
A A
Composantes du vecteur contrainte y´ y
 x x´

Projections de S sur Ox’ et Oy’: θ


x
S
Contrainte normale: σx’ = Scosθ = σxcos2θ  xy
Contrainte tangentielle:  xy   S sin    x cos  sin 
1
D´oú  x   x cos 
2
;  xy    x sin 2
2
Application:
Étude de la variation de σx’ et  xy en fonction de l’orientation θ de
la facette x’. (   

)
2 2

 x  xy

P/2A

  



   θ 

2

4
4 2 θ
2 4 4 2
-P/2A

Exemple 3:
Si P/A = 100 MPa, calculer les contraintes normales et tangentielle sur une facette
inclinée de +30° par rapport à la facette x.

 x  75MPa ;  xy  43,3MPa


III - NOTATIONS ET CONVENTIONS DES SIGNES :
La section bb, dont la normale est parallèle à l’axe x’ correspond à la facette x’ au
point O.
 x  contrainte normale à la facette x'
 xy  contraite tangentie lle (ou cisailleme nt) sur la facette x' dans la direction y'
Conventions de signe pour les facettes :

y’ y’
x’ x’ y’ x’
x’ y’

O O
O O

Facette1 (x’>0) normale extérieur suivant la direction x’>0


Facette2 (x’<0) normale extérieur suivant la direction x’<0
Facette3 (y’>0) normale extérieur suivant la direction y’>0
Facette4 (y’<0) normale extérieur suivant la direction y’<0
Représentation globale des 4 facettes au point O :
y’ x’
x’ > 0 ; x’ < 0 ; y’ > 0 ; y’ < 0
3
1 θ
P P
O
2 4

Conventions pour les contraintes:


x’ y’ x’
x’ y’ x’ y’
y’

 x  0  x  0
 x  0
 x  0

x’ y’ x’
x’ y’ x’ y’
y’

 xy  0  xy  0
 xy  0  xy  0
IV - L’ETAT DE CONTRAINTE PLANE
P
Effort dans la section aa : a

• Effort tranchant V (induisant des


O
contraintes de cisaillement). V x
• Moment de flexion M (induisant des M
contraints normales).
a

y F
Barre en tension maintenue entre deux
mâchoires parallèles.

O P
x

F
IV - 1 Définition de l´état de contrainte plane
Définition: y
L´état de contrainte au point O est un état de y
contrainte plane si les composantes non nulles  yx
des contraintes en ce point sont dans un même
plan.
 xy x
• Contraintes normales  x ; y o
x z  xy x
• Contraintes tangentielles  xy ;  yx

 yx
Exemple: y
• Barres poutres
• Surface libre d´un solide quelconque.
• Plaques plane chargée dans son plan
• Réservoir cylindrique á paroi mince sous pression
IV - 2 Réciprocité du cisaillement sur deux facettes perpendiculaires

L´élément de matériau infinitésimale y


(dx,dy,e) doit être en équilibre.
 yx
L´équation d´équilibre en rotation s´écrit  xy
(aux termes d´ordre supérieur près) x x
dy

 xy

( xy edy )dx  ( yx edx)dy  yx


y
e

 xy   yx
dx
D´où:

Réciprocité du cisaillement :

Les contraintes de cisaillement coplanaires agissant sur deux facettes


perpendiculaires sont égales.
IV-3 Contraintes sur une facette quelconque perpendiculaire au plan xoy:

y
État de contrainte connu sur les facettes x et y : y´

 x ;  y ;  xy x´

θ
On cherche á calculer les composantes du O x
vecteur contrainte sur une facette passant par O
et perpendiculaire au plan xOy.

Soit : x´ la direction normale à cette facette x´
y´ la direction dans le plan de cette facette 
θ 
θ l´angle entre les directions Ox et Ox´. x
 xy
On pose :     x     xy
 xy
y

Équilibre d´un élément de matériau prismatique
limité par : x´


Une facette x < 0, d´aire A
θ
Une facette y < 0, d´aire A.tanθ x 
Une facette x´ > 0, d´aire A/cosθ
 xy

 xy
Équilibre suivant Ox´:
y
A
   x A cos    y A tan  sin    xy A sin    xy A tan  cos 
cos 

Donc     x cos2    y sin 2   2 xy sin  cos


De même, l´équilibre suivant Oy´ donne :

   ( x   y ) sin  cos   xy (cos 2   sin 2  )


IV – 4 Composantes du vecteur contrainte sur une facette quelconque :

     x cos    y sin   2 xy sin  cos 


 2 2



     x   y sin  cos    xy cos 2
 sin 2
 
Ces équations peuvent s´écrivent en fonction de 2θ :

 x  y  x  y
   cos 2   xy sin 2
2 2

 x  y
   sin 2   xy cos 2
2
Exemples:
y y

y´ x´



x x

 0   2
Remarques:

pour   0 :     x et     xy


pour   :     y et     xy
2
IV – 5 Directions et facettes principales :
Définition : Les directions principales de contrainte au point O sont
celles pour lesquelles le cisaillement est nul.
Les facettes correspondantes sont dites principales.

Pour déterminer s´il existe une telle direction, on doit donc chercher θP tel
que ζθ = 0.
Puisque ζθ est donnée par l´équation citée ci-dessus, on doit donc avoir :

 x  y
   sin 2 P   xy cos 2 P  0
2
2 xy
Ce qui donne : tan 2 P 
 x  y

Cette équation á 2 solutions : 1 et 2  1  90


Ces directions correspondent á des contraintes normales max et min.

d 
En effet:  2    x   y sin 2 P  2 xy cos 2 P  0
d

d 
On voit que : 0 pour   1 et    2
d

y y
2
2 1
1
θ2 θ1 θ1
x O
x
O

1 2
IV – 6 Contraintes principales:
Ce sont les contraintes normales σ1 et σ2 s´exerçant sur les facettes
principales:
2 xy
On remplace θ par θ1 et θ2 dans tan 2 P 
 x  y
2 xy  x  y
On trouve sin 2 P  et cos2 P 
k k
  xy   x  y
2 2
 
Or sin 2 2 P  cos 2 2 P  1 Donc 4      1
 k   k 
D´où k   x   y   4 xy
2 2

Les contraintes principales sont données par:

 x  y   x  y
2

 1, 2       xy 2
2  2 
Cisaillement maximum au point O:
 x  y
   sin 2   xy cos 2
2
d 
On l’obtient à l’aide de la condition 0 qui donne :
d
2 xy 
cot 2 c     tan 2 P   c   P 
 x  y 4
Les directions de cisaillement maximum sont á 45° des directions
principales. La contrainte de cisaillement sur les facettes correspondantes
est :

  x  y 
2
1   2
 max      xy 2 Ou  max 
 2  2
On fait θ = θc pour avoir la contrainte normale correspondante :

 x  y 1   2
  
c
2 2
Exemple 4 :
y
État de contrainte plane   x  100 MPa 20 MPa

en O défini par rapport   y  20 MPa
aux axes Ox, Oy :   30 MPa
 xy
100 MPa
Calculer les directions et contraintes
o x
principales, ainsi que le cisaillement
maximum. 30 MPa
Solution :
Calcul des contraintes principales:

 x  y   x  y    110MPa
2

 1, 2       xy 2   1
2  2    2  10MPa

1   2
Calcul du cisaillement maximum :  max   50MPa
2
2 xy
Directions principales : tan 2 P   1  18,43 et  2  71,56
 x  y
Exemple 5 :
Dans le cas de la barre en traction, quelles sont les directions et
contraintes principales?
Quelle est la valeur du cisaillement maximum ?
Représentation plane de Mohr pour les états de contrainte plane :
Cercle de Mohr
À partir des expressions des
  x  y  x  y
    cos 2   xy sin 2
contraintes ci-contre on trouve
l’équation du cercle de Mohr de 2 2
centre (σm,0) et de rayon R dans   x  y
le plan des contraintes (σθ , ζθ)     sin 2   cos 2
 
2
xy
noté simplement (σ , ζ).

  x  y
2

    m 2    2      xy 2
 2 

 x  y   x  y
2

Avec m  et R 
    xy
 2

2  2 
y’
y 
y  xy A(x)

22
 xy x’ P2 y 21 P1
θ1 o 2 C x 1 
o x x
  yx
B(y)
On le construit de la façon suivante:

1) On porte le point A, figuratif de la facette x, qui correspond á θ = 0°.


Abscisse: σθ = σx ; Ordonnée :     xy

2) On porte le point B, figuratif de la facette y, qui correspond á θ = 90°


Abscisse: σθ = σy ; Ordonnée :     xy

3) Le cercle étant centré á (σx+ σy)/2, A et B étant sur ce cercle, AB est


un diamètre et son intersection avec l´axe σ donne C.

4) On trace le cercle de rayon R = CB = CA.

5) On en déduit les directions principales dont les points figuratifs P1 et P2


sont l´intersection du cercle et de l´axe σ. On retrouve les formules
précédentes:

 x  y
A(x)
1   2  yx
OC   m
2 2 22
P2 y 21 P1
o

  x  y 
2 2 C x 1 
 max  R      xy 2   yx
 2  B(y)

 x  y   x  y 
2

 1  OP1  OC  CP1       xy 2
2  2 

 x  y   x  y 
2

 2  OP2  OC  CP2       xy 2
2  2 
Sens de rotation sur le cercle de Mohr:
On appelle plan physique le plan xOy et plan des contraintes le plan  ,  .
Soit x’ une direction quelconque dans le plan physique faisant un angle θ
avec la direction x. Pour avoir le point figuratif P(x’) sur le cercle de Mohr, il
faut tourner de 2θ, en sens inverse du sens de rotation dans le plan physique.

Exemple 6 : reprendre l’exemple 4 et le traiter à l’aide du cercle de Mohr.

État de contrainte plane    100 MPa Calculer les directions et


x
en O défini par rapport  contraintes principales,
aux axes Ox, Oy:   y  20 MPa ainsi que le cisaillement
  30 MPa
 xy maximum.
y

20
50
B(y)
30

100 P2 100 P1
C
o
30
θ1 x o
 2 20
60
22
21
1 
-30 A(x)
Exemple 7:
Tracer le cercle de Mohr représentant l’état de contrainte des facettes x’

a) Pour la barre en traction.


b) Pour une plaque plane sous charge biaxiale.

Plaque d’épaisseur e chargée dans son plan:

qx (N/m) dans la direction x


qy (N/m) dans la direction y qy

e
qx

qx

qy
APPLICATION : RÉSERVOIR A PAROI MINCE SOUS PRESSION
z
Résultante due à une pression uniforme S
dans une direction donnée.
p 
Calculer la résultante due à p dans la dF = pdA
direction z.

Rz    pdA cos   p  dA cos 


S S

 p  dA y
S
dA’
A’
A’ : aire projetée de S suivant z. x

Théorème :
La résultante due à une pression uniforme sur une surface matérielle
donnée dans une direction donnée est égale à la pression par l’aire
projetée de la surface suivant la direction donnée.
Réservoirs cylindriques à paroi mince
y

y
p p
O x
D O
z

Point O quelconque de la paroi cylindrique

Ox : direction axiale ; Oy : direction circonférentielle

σx : contrainte axiale ; σy : contrainte circonférentielle y


σy
D : diamètre moyen du cylindre, à mi-épaisseur.
Si Di est le diamètre interne, et De le diamètre σx σx
externe: O x
D = Di + e = De – e. Si e<<D, on ne fait pas de
distinction entre D,Di et De.
σy
Calcul de σx
σx
On isole une partie du réservoir par une
section plane perpendiculaire à l’axe du p
cylindre. Quelle que soit la forme du fond, la
partie isolée doit être en équilibre axial (dans
la direction x).

D 2
  x De 
pD
p  σx 
4 4e
L
Calcul de σy
De la même façon on isole un élément p
de la paroi à l’aide de 3 sections
virtuelles.

σy σy
pDL  2 y eL 
pD
 σy 
2e
Exemple 8: un réservoir cylindrique sous pression de :
D = 800 mm e = 2 mm p = 200 kPa

a) Calculer les contraintes axiales et circonférentielle.


b) Tracer le cercle de Mohr des contraintes pour un point de la paroi.

Solution:
σx = 20 MPa ; σy = 40 MPa
Réservoirs sphériques à paroi mince
En un point de la paroi:

Les facettes x et y jouent un rôle identique. e


Section plane de la sphère suivant un grand
cercle passant par O, et normale à x. p
Résultante suivant x due à la pression interne σy D
sur la demi sphère : σx
Équilibre de la demi sphère dans la direction x : σx
O
σy

D 2
p   x De  σx
4
Même raisonnement pour σy d’où
p

pD
x y 
4e
ÉTAT GÉNÉRAL DE CONTRAINTES
Définition de l´état de contrainte en un point : y
 yy
G

C  yz  yx H

 zy  xy
Δy F
 xx
O

 zz  zx  xz
B

z E x
Δx A Δz

3 contrainte s normales :  x ;  y ;  z
6 cisailleme nts :  xy   yx ;  yz   zy ;  zx   xz
Direction principale au point O :
Z
En chaque point d’un solide, il existe au moins 3 Z
directions orthogonales OXYZ pour lesquelles les Y
cisaillements sont nuls. Y

À chaque direction principale correspond une


contrainte principale. Si l’on appelle σ1 , σ2 , σ3 X O
ces 3 contraintes, principales, on suppose que
σ1 > σ2 > σ3 , on a σ1 > σ > σ3 avec σ est la
contrainte normale sur une facette quelconque
au point O. X
 max
Cercle de Morh :
La représentation graphique de l’état de
1
contrainte en un point par le cercle de Mohr n’est
O 3 2 
facilement utilisable que dans les cas où l’on
connaît au moins une direction principale (état de
contrainte plane, par exemple).   max
Cercle de Morh :
Dans le plan des contraintes  ,  on démontre que les facettes parallèles à OZ
(perpendiculaires à XOY), le point figuratif du vecteur contrainte est situé sur le
cercle de centre ((σ1 + σ2)/2 , 0) et de rayon (σ1 - σ2)/2.

Même résultats pour les facettes parallèles à OX et OY.


Pour une facette quelconque, le point figuratif se trouve dans la partie colorée.
Quel que soit l’état de contrainte en
un point, il est important de tracer les
3 cercles de Mohr, même si l’une des 
max
contraintes principales est nulle. 

En effet
1
1   3 O 3 2  
 max 
2
  max
Cas particulier d´état de contrainte : 
État uniaxial de contrainte
Deux contrainte principales nulles
Par exemple: σ2 = σ3 = 0 , σ1 > 0 2 1
3 
Exemple: barre en traction

État biaxial de contrainte



une contrainte principale nulle
Par exemple: σ3 = 0 , σ1 , σ2 ≠ 0

Exemple: état de contrainte plane 3 2 1


O 
État de cisaillement pur :
2 contraintes principales sont

égales et de signe contraire.

Par exemple: σ1 = - σ3 3 1

Exemple: arbre circulaire en torsion O


Ètat hydrostatique de contrainte:

les 3 contraintes principales sont égales :


σ 1 = σ2 = σ3 = - p 
Exemple : solide dans un fluide sous pression

3 2

- p 1 
Exercice 1
Deux barres sont reliées par le joint ci-
contre dont l’axe a un diamètre d. Si les
barres doivent transmettre une force
axiale P = 25kN, sachant que la limite P d P
d’élasticité en tension est Sy = 550 MPa et
que la limite d’élasticité en cisaillement est
Sys = Sy/2.
Calculer le diamètre minimum de l’axe.

Solution: P/2
P
d 2
P2 Sy
P  2    S ys 
4 d 4
2
2 P/2

d
4P
S y
donc d  7.61mm P P/2

P/2
Exercice 2
Un axe AB, en acier, de 12 mm de diamètre, passe à travers d’une poutre en bois
de 18 x 75 mm de section. Pour le chargement indiqué, calculer :
a) La contrainte normale moyenne dans la section droite minimale de la
poutre.
b) La distance b pour laquelle le cisaillement moyen sur les sections
indiquées par les pointillés est de 630 kPa.
c) La pression moyenne exercée par l’axe AB sur le bois.
2500 N

18
A 5000 N

75

2500 N
12

b B
Solution: 18
5000 N
a) Contrainte moyenne
2500 N

5000 12
 moy   4.41MPa
1875  12
2500 N
5000 N
b) Distance b
2500 N

2500
 moy   0.63  b  220 mm
18 b 2500 N
b
c) Pression moyenne sur le bois

5000 2500 N
pmoy   23.1MPAa
18 12
2500 N
Exercice 3
Un réservoir cylindrique fermé est soumis à
une pression interne p et à une charge
axiale P. p y
a) Calculer les contraintes principales P θ P
pour un élément de paroi situé loin x
des extrémités.
b) Calculer les contraintes dans une
direction faisant l’angle θ avec l’axe
du réservoir.
Données : diamètre intérieur moyen : D = 300 mm
épaisseur de la paroi : e = 2.5 mm
pression interne : p = 3.5 MPa
charge axiale : P = 275 kN
angle : θ = 30°
Solution :
pD pD
a) Contraintes dues à la pression interne p:  x  ;  y 
4e 2e
P
b) Contraintes dues à la charge axiale P: x 
 ;  y  0
De
Principe de superposition

pD P
 x   x   x     x  222MPa
4e πDe
pD
 y   y   y   0   y  210MPa
2e
Pour une inclinaison θ

 x  y  x  y
   cos2     219MPa
2 2
 x  y
   sin2      5.2MPa
2
Exercice 4

Un cylindre d’acier à paroi mince est emboîté sur un


cylindre en cuivre de même épaisseur e = 6 mm et de
même rayon moyen Rm = 500 mm.

Ea  210000 N / mm2 ;  a  1110-6 /C Rm

Ec  90000 N / mm2 ;  c  17.7 10-6 /C


Calculer les contraintes circonférentielles de chaque
tube suite à une variation de température Δt = 120°C et
une pression à l’intérieur de tube en cuivre p = 500
kPa et un jeu radial inter - tube j = 0.05 mm.

c  a  j
 p  pr 2   rt  j
pr 2
  a rt
c
eEc eEa
Exercice 5
Un réservoir est construit en enroulant une bande
de métal de 30 cm de large en hélice pour former
un cylindre de diamètre moyen de 60 cm. On
soude les bords de la bande. 30 cm
Calculer les forces normale et tangentielle par
unité de longueur (c’est-à-dire: la contrainte x
épaisseur) que va supporter le cordon de soudure 60 cm
pour une pression interne de 1.4 MPa.

Solution:
a) Calcul de l’angle d’hélice de la bande de métal :
Principe: couper le cylindre suivant une génératrice et
le déplier. On obtient un rectangle de largeur D.

sin  
h

30
 0.159    9.16
θ θ D
D  60 H
h

État initial de contrainte B A’

pD pD
x  ; y 
4e 2e
b) Forces par unité de longueur sur le cordon de soudure: y’
y
- Contraintes dues à la pression interne p:
qt
q
pD pD
x  ; y  n
θ = - 9.16° x
4e 2e
- Contraintes sur les facettes θ : x’

 x  y  x  y
   cos2 
pD
3 - cos2 
2 2 8e
 x  y pD
   sin2   sin2 
2 8e
- Forces par unité de longueur:

qn    .e 
pD
3 - cos2   215N/mm
8
pD
qt    .e  sin2   33N / mm
8
Exercice 6
y
Sur l’élément de matériau ci-contre s’exercent les y’
contraintes: σx = 84 MPa et σy = - 42 MPa sur des σy x’
facettes normales aux axes (Ox, Oy).
Calculer les contraintes s’exerçant au même point sur 30°
des facettes normales à (Ox’, Oy’). Tracer le cercle de σx σx x
Mohr représentant l’état de contrainte au point O et
montrer les points figuratifs correspondant aux σy
diverses facettes.

 x  y  x  y
Solution:  x   cos60  52.5MPa
2 2
 x  y  x  y
 y   cos60  10.5MPa
2 2

 x  y
 xy   sin 60  54.6MPa
2
Résolution avec le cercle de Mohr:

 x
- 42  y 21 60° 84

 xy
Exercice 7
Un élément en état de contrainte plane est soumis à σx = - 3.5 MPa,
σy = 10.5 MPa,  xy  7 MPa .
Calculer les contraintes principales, les directions principales, le
cisaillement maximum, les directions correspondantes. Indiquer
les orientations sur des schémas. Résoudre ensuite le
problème à l’aide du cercle de Mohr.

Solution:
Calcul des contraintes principales

 x  y   x  y 
2

1   
 
   xy
2
 13.4MPa
2  2 

 x  y   x  y
2

2       xy 2  6.4MPa
2  2 
les directions principales 2 xy 14
tg 2    -1
 x   y - 14
les directions principales

2 xy 14  21  45
tg 2    -1 
 x  y - 14 2 2  45  180
Donc 1  22.5 ; 2  67.5
1   2
Cisaillement maximum  max   9.9 MPa
2

 max  9.9
y
Y

2θ2
θ
 2  6.4  y  10.5 1  13.4

2
x
θ1  x  3.5 2θ1
X

  max
Exercice 8
Un solide en contrainte plane est soumis à
2 chargements différents donnant 15 MPa 30 MPa
respectivement, en un point, les états de
20 MPa
contraintes (a) et (b). Calculer les directions
15 MPa
et contraintes principales lorsque les 2 30°
chargements agissent simultanément
x
(c’est-à-dire, lorsqu’ils sont superposés). (a) (b)

Solution:
On ramène l’état de contrainte (b) aux axes xy

 x   y   x   y 
x   cos- 60   xy sin  60  40MPa
2 2
 x   y   x   y 
y   cos- 60   xy sin  60  10MPa
2 2
 x   y 
 xy   sin - 60   xy cos 60  3MPa
2
Principe de superposition

10 10
15 MPa

40 40
15 MPa + 3
= 18

(a) (b)

Calcul des contraintes principales

 x  y   x  y
2

 1, 2   
 
   xy
2
 15  30.8
2  2 

1  45.8MPa ;  2  15.8MPa

les directions principales 2 xy


tg 2   0.725
 x  y

1  18 ; 2  108
Résolution avec le cercle de Mohr:


 max  30.8

 2  15.8  y  10 2θ1 1  45.8


 x  40 

  max
CHAPITRE 5

ÉTAT DE DÉFORMATION EN UN
POINT D’UN SOLIDE CHARGÉ
PLAN
1. DÉFORMATION POUR UN ÉTAT BIAXIALE DE CONTRAINTE

2 . DÉFORMATIONS DUE AU CISAILLEMENT: GLISSEMENT

3.DÉFORMATIONS POUR UN ÉTAT DE CONTRAINTE


QUELCONQUE

4. APPLICATION DU CERCLE DE MOHR AUX DÉFORMATIONS

5. APPLICATIONS :
MESURE DES DÉFORMATIONS À LA SURFACE D‘UN SOLIDE
I - DÉFORMATION POUR UN ÉTAT BIAXIALE DE CONTRAINTE
États uniaxial : y
Par exemple: x  0 ; y z  0

D’où l'état de déformation : x x

x x
x  ;  y   z   x

z
État biaxiale :
y y
Par exemple: x  0 ; y  0 ; z  0
x x
Cet état de contrainte peut être
considéré comme la superposition des
2 états uniaxiaux suivant : x

a) x  0 y 0 z  0 z y

b) x  0 y  0 z  0
Les états de déformation dûs à (a) et (b) séparément peuvent être additionnées
(algébriquement).
x
 x seul:  x  ;  y   z   x

y
 y seul:  y  ;  x   z   y

 x et  y ensemble:

1
 x   x   x  ( x  y )

1
 y   y   y  ( y  x )


 z   z   z   ( x   y )

II - DÉFORMATIONS DUE AU CISAILLEMENT (GLISSEMENT)

II – 1 - Définition et conventions

Exemple:

Un carré tracé sur une barre en traction avec ses diagonales suivant les
directions principales, se déforme en losange sous l’effet du cisaillement.

La variation des angles droits du carré initial est appelé glissement du


matériau au point considéré.

P P
Mesures du glissement en un point

On prend les axes Ox, Oy suivant les côtés du carré abcd. On suppose que
celui-ci est soumis au cisaillement pur  xy.

On mesure la déformation due au cisaillement par la diminution de l’angle droit


entre 2 faces initialement perpendiculaires.

 xy = variation de l’angle entre les facettes x et y.


 xy  ada1 (radians) y
 xy
Conventions de signes : a a1 b b1

 xy  0correspond à une diminution d’angle  xy


entre 2 facettes positives ou 2 facettes  xy
négatives.

O d c x
II - 2 - Relations entre contraintes de cisaillement et glissement
Dans le domaine élastique (linéaire), les déformations sont proportionnelles aux
contraintes. La loi de Hooke s'applique et l’on peut écrire :

 xy  G xy
G = module d'élasticité transversale ou de cisaillement du matériau.

Relations entre les modules d'élasticité E et G


Élément soumis à un cisaillement pur. Carré de côté L aussi petit que l'on veut.

Contraintes principales :  1   2   xy
y 
a a1 b
 xy
b1
b’
 xy
2 O 1 

O d x
 xy
c
L’élongation de db sous l'effet de σ1 est b’b1: y

bb1   xy L
a a1 b
avec b1
b’
 xy
bb1b  45 

 xy L
b1b  bb1 cos 45 

2 O d c x
Élongation unitaire dans la direction de la diagonale :

b1b  xy L  xy
1   
bd 2 2L 2
La déformation dans la direction bd peut être considérée comme causée par
les contraintes principales 1 et  2 .

Or d'après l’expression de la déformation biaxiale, on a:

1 1 1 ν γxy
ε1  (σ1  νσ2 )  (τ xy  ντxy )  τ xy 
Ε Ε Ε 2
 xy
1 
Or 1    xy
2 


 xy   xy  G xy
21  
D’où


G
21  
Soit

Le module d'élasticité transversale est de 2 à 3 fois moins grand que le module


d’Young.

Par exemple pour l'acier : G  207 21  0.3  80GPa


III - DÉFORMATIONS POUR UN ÉTAT DE CONTRAINTE QUELCONQUE

III – 1 - Loi de Hooke généralisée

De même que l'état de contrainte en un point O d’un solide chargé est défini par
les 6 composantes  x  y  z  xy  yz  zx  :

l'état de déformation est défini en coordonnées cartésiennes aussi, par les 6


composantes:
 x  y  z  xy  yz  zx 

Si la loi de Hooke s'applique au point O, les 6 composantes de contrainte et


les 6 composantes de déformation sont reliées linéairement. Pour obtenir ces
équations contraintes - déformation, on applique le principe de superposition.
Par exemple, εx est la somme des effets de σx σy et σz .

y
 yy

 yz  yx

x y z  zy  xy
Soit x     zx
    zz  xz
 xx
Pour les glissements : la variation angulaire entre les facettes x et y est due
à  xy seulement. La variation angulaire entre les facettes y et z est due à  yz
seulement etc. (les cisaillements ont des efforts indépendants pour les
petites déformations).

Finalement, les relations entre contraintes et déformations pour un solide


élastique linéaire sont données par les 6 équations suivantes, qui
représentent la LOI DE HOOKE GÉNÉRALISÉE :

x 
1


 x   y   z    xy 
1
G
 xy



 y   y   x   z 
1
 1
 xz   xz
G



 z   z   x   y 
1
 1
 yz   yz
G
III - 3 Cas des variations de température :

Si la température est variable (problèmes non isothermes) ou encore, si le


système est constitué de matériaux dont le coefficient de dilatation α est
différent, on peut considérer que les déformations unitaires en un point O
d’un solide sont la somme d'une composante thermique  th   .t (ou Δt est
la variation de température au point O par rapport à une température de
référence t0 ) et d'une composante mécanique εméc due aux contraintes en ce
point. La loi de Hooke généralisée devient donc :


 
 x   x   y   z   t
1 1
 xy   xy
G


 
 y   y   x   z   t
1 1
 xz   xz
G


 
 z   z   x   y   t
1 1
 yz   yz
G
Remarques:
a) Ces équations ne sont valables que pour des variations assez faibles de
température n’affectant pas la structure du matériau (exemple : transformation
ferrite-austénite de l’acier).

b) Même si la composante  th   .t n'est pas vraiment une déformation du


matériau, on peut la considérer comme telle dans les calculs.

c) Les variations de température amènent souvent l'apparition de contraintes


dans un solide. On les appelle généralement contraintes thermiques. Il est
plus exact de parler de contraintes d'origine thermique.
III – 3 - Relations contraintes - déformations

On inverse les équations ci-dessus, on obtient :

x 
1   
x 

 y   z 

 xy  G xy

1  1  2   1  

y 
1   
y 
 
 x   z   xz  G xz

1  1  2   1  

z 
1   
z 

 x   y 

 yz  G yz

1  1  2   1  
III – 4. État de contrainte plane
On a un état de contrainte plane au point O s’il existe en ce point au moins
une facette sans contrainte. Si c’est le cas de la facette z, par exemple, les
 z  0 ;  xz   yz  0
composantes relatives à cette facette sont nulles:ccccccccccccccccc
Les contraintes sur les facettes x et y sont données par :


 x  1  2  x   y 




 y   y  x 
 1  2


 xy  G xy

Il faut noter, cependant, que le fait d'avoir σz= 0 n’implique pas que εz soit

nulle. En effet: z      y  qui est non nulle en général.

x
III – 5. Déformations volumiques
On considère au point O d’un solide chargé, un élément de côtés dx, dy, dz,
soumis aux contraintes : σx σy σz

Les arrêtes de l'élément subissent une variation de longueur εxdx εydy εzdz:
respectivement.

Le volume initial de l'élément est : dv0 = dxdydz

Le volume après déformation devient :

dv  dv 0  dv   1   x 1   y 1   z dxdydz


Pour les petites déformations, on néglige:

• les termes d'ordre 2 : εxεy εyεz εxεz


• les termes d'ordre 3 : εxεyεz

dv 0  dv   1   x   y   z dv 0
On définit la variation volumique unitaire εv:

dv 
v   x y z
dv 0
D’où le résultat :
La somme des déformations unitaires dans 3 directions orthogonales est
égale à la variation volumique unitaire.

Expression en fonction des contraintes :

dv  1  2
 v   x   y   z 
dv 0 
Pour un état hydrostatique de contrainte :  x   y   z  p (pression)

dv  1  2
  v  3 p
dv 0 
Dans le domaine élastique, la variation unitaire de volume et la pression
hydrostatique appliquée sont proportionnelles :

dv  
p  -   v avec 
dv 0 31 - 2 
La constante K est appelée MODULE D'ÉLASTICITÉ DE VOLUME du
matériau. (β = 1/K) mesure la compressibilité du matériau.

Lorsque   0.5 , on voit que (1/K) = 0, ce qui signifie que le matériau est
incompressible. Cette valeur de  est une limite théorique et les matériaux
réels ont toujours un 0    0.5
IV - APPLICATIONS DU CERCLE DE MOHR AUX DÉFORMATIONS

IV – 1. Formules de transformation des déformations unitaires

Problème : connaissant  x ,  y et  xy par rapport aux directions (x,y),


calculer les déformations  x ,  y et  xy pour 2 autres directions

x, y
,,,,,,,,,,,,faisant un angle θ par rapport à (x,y). Comme pour les contraintes,
on notera :
La composante  y se calculera comme  x . Il suffira simplement de
changer θ en θ + π/2 dans l'expression de εθ .

 x     xy   
y
y’

x’
θ
O x
Calcule de  et  
Soit un élément rectangulaire de côtés dx et dy tels que dy/dx = tanθ
Longueur initiale de la diagonale : ds

Effet de εx sur la diagonale: δ1 Effet de εy sur la diagonale: δ2


y y
y’ y’
2
x’  y dy x’

ds 1 ds
dy dy
θ θ
O dx x O dx x
 x dx

1   x dx cos y  2   y dy sin 
y’
x’
Effet de γxy sur la diagonale: δ3
dy  xy ds 3

 3   xy dy cos  θ
O dx x
Élongation totale dans la direction Ox’:

 x  1   2   3   x dx cos   y dy sin    xy dy cos

 x
    x cos 2   y sin 2   xy sin  cos
ds
La variation de l’angle entre les facettes x’ et y’ résulte de la rotation des
directions Ox’ et Oy’.

La rotation de Ox’ est due:

 à  x :  x dx sin  ds (sens horaire)


 à  y :  y dy cos ds (sens antihorair e)
 à  xy :  xy dy sin  ds (horaire)
La rotation totale dans le sens horaire est donc:

   x sin  cos   y sin  cos   xy sin 2


La rotation de Oy’ est obtenue en remplaçant θ par θ +π/2 dans l’expression de α :

Soit    x sin  cos   y sin  cos   xy cos 2

La diminution de l’angle droit (Ox’ , Oy’) est la différence des rotations α et β:

    2 x sin  cos  2 y sin  cos   xy cos2


Par définition, cette diminution est le glissement   . Finalement, on obtient les
formules de passage des directions (Ox,Oy) aux directions (Ox’,Oy’) pour un angle θ
mesuré à partir de l'axe Ox:

x y x y  xy
   cos2  sin 2
2 2 2

 x y  xy
 sin2   cos 2
2 2 2
Ces équations sont semblables à celles obtenues pour les contraintes.
Il suffit de faire les correspondances suivantes :

 xy
x x y y  xy 
2
Les mêmes résultats s'appliquent en ce qui concerne les directions
principales, les déformations principales, le glissement maximum, etc..
De plus, on peut appliquer la représentation plane de Mohr (le cercle de
Mohr) à ces équations.
IV – 2. Cercles de Mohr des déformations

y  2
y’  yx A(x)
 y  xy 2
x’ 22
θ P2 y 21 P1
o
O  x  xy x 2 C x 1 
 yx

2 B(y)

1) Plan des déformations : axes  et   2


Pour simplifier, on note ces axes  et  2
2) On porte le point représentatif de la facette x :
point A abscisse :  x ; ordonnée :  xy 2

3) Point représentatif de la facette y:


Point B abscisse :  y ; ordonnée : -  xy 2

4) Le centre du cercle de Mohr est obtenu en traçant le diamètre AB


5) On en déduit les directions principales P1 et P2. Par exemple, sur la figure
ci-dessus il faut tourner de 2θ1, dans le sens horaire pour aller de A à P1.
Dans le plan physique, il faut tourner de θ1 dans le sens antihoraire, à partir
d'un axe x, pour obtenir la direction principale correspondante.
x y
Élément du cercle: centre : OC 
2
  x   y    xy 
2 2

rayon : R      
 2   2 

x y   x   y    xy 
2 2

Déformations principales: 1,2       


2  2   2 

 x  y    xy 
2 2

Glissement maximum :  max  2     


 2   2 
 xy
Directions principales : données par θ1 et θ2 = θ1 + π/2 tan 21 
x y
V - APPLICATIONS : MESURE DES DÉFORMATIONS À LA SURFACE D‘UN SOLIDE

V – 1 - Jauges de déformation

R3
y Support R2
isolant

x
R4 R1
Jauge

Jauge

Pièce

Jauge de déformation à résistance variable (représentation très agrandie) :

La variation de résistance ΔR/R est proportionnelle à la déformation unitaire


dans l'axe de la jauge x: R
  j x
R
Où Kj est appelé : facteur de jauge.

La mesure de ΔR se fait généralement à l'aide d'un pont de Wheatstone.


V – 2. Rosettes
Pour connaître l'état de contraintes (ou de déformation) complet en un point
de la surface d’un solide, on a besoin de 3 valeurs puisqu'il y a 3 composantes
inconnues  x  y  xy (ou  x  y  xy ) . De même, pour pouvoir tracer le cercle
de Mohr, il faut 3 paramètres.

En pratique: on mesure la déformation unitaire dans 3 directions autour


du point étudié, à l'aide d'un système de 3 jauges de
déformation appelé ROSETTE (même terme en anglais)

Il existe dans l'industrie plusieurs types standards de rosettes. Parmi les plus
courants, on trouve les rosettes delta (où les directions de mesures sont à
120°) et les recettes à 45°.

Note : Si l'on connaît a priori les directions principales on n’a besoin que de
2 jauges pour connaître l’état de contraintes complet (une seule
pour un état uniaxial de contrainte).
Exemple : rosette delta ou à 120°

Pour la disposition et les axes:

y (b)

ε60 = εb (a)
εc = ε120

ε0 = εa x
(c)
La jauge (a) donne:  a   0 (  0 )

La jauge (b) donne:  b   60 (  60 )


La jauge (c) donne:  c   120 (  120 )

Ici, l’angle θ indique l'orientation des facettes dans le plan physique (plan
des mesures sur le solide) par rapport à l’axe de la jauge (a) pris
arbitrairement comme axe x.
Exemple : rosette delta ou à 120°

Pour la disposition et les axes:


(b)
y (a)

ε60 = εb
εc = ε120

ε0 = εa x

 a   0 (  0 )
(c)
La jauge (a) donne:

La jauge (b) donne:  b   60 (  60 )


La jauge (c) donne:  c   120 (  120 )

Ici, l’angle θ indique l'orientation des facettes dans le plan physique (plan
des mesures sur le solide) par rapport à l’axe de la jauge (a) pris
arbitrairement comme axe x.
Cercle de Mohr: (propriété du cercle de Mohr)
2
A3
On ne connaît que les abscisses des
A’2
points figuratifs A1 A2 A3 (ε0, ε60, ε120).
Ces points sont à 120° sur le cercle A’1

de Mohr et doivent satisfaire aux 120° 120°


0
120

équations suivantes : O  60 C 2 
120° A1

A2
 0  OC  Rcos2 A’3

 60  OC  Rcos 2  120   OC  Rcos 60 - 2 


120  OC  Rcos 2  240   OC  Rcos 120 - 2 
On a donc 3 équations pour les 3 inconnues : OC ; R ;  . (  est l’angle
entre la direction x et la direction principale de déformation unitaire
maximum, à ne pas confondre avec θ).
On voit, sur la figure une fois on a construit le cercle, on trouve 2 solutions,
l’une correspondant aux 3 points figuratifs A1 A2 A3 et l’autre aux 3 points A’1
A’2 A’3 . On doit choisir celle qui donne un sens de rotation inverse sur le
cercle de Mohr et sur le plan physique (où est collée la rosette).

On fait la somme membre à membre des 3 équations:

On trouve  0   60  120  3OC


On utilise cosa  b  cos a cos b  sin a sin b
  0  OC  R cos 2
On trouve 
 120   60  3R sin 2
D’où
 0   60   120 1   2
OC  
3 2
1   2  2 0   60   120   120   60 
2 2
R    
2  3  3
Exercice 1
En un point de la surface d’un solide soumis à un chargement, on a mesuré les
déformations suivantes, dans deux directions perpendiculaires Ox et Oy:
 x  210 10 6 m / m 210m / m 
 y  400  10 6 m / m  400 m / m 
 xy  180  10 6 m / m 180 m / m 
a) En déduire, pour de l’acier E  200GPa,   1/ 3 , les contraintes
correspondantes: σ x  y  xy
b) Trouver les directions et contraintes principales ainsi que le cisaillement
maximum.
Solution:
a) Les lois constitutives donnent les contraintes en fonction des déformations:


 x 1  2  x   y   17.25MPa
E
 



 y 
E
 y  x   74.2MPa
 1  2

  G  E
 xy  13.5MPa
 21   
xy xy

b) Directions et contraintes principales ainsi que le cisaillement maximum :

 x  y   x  y
2

 1, 2   
 
   xy
2
 28.475  47.67
2  2 

Soit 1  19.2MPa ;  2  76.1MPa

  x  y
2

 max      xy 2  47.67 MPa
 2 

2 xy
tg 21   0.295  1  8.22 ;  2  98.22
 x  y
Exercice 2
y
On a dessiné sur une plaque mince un carré 0.05 mm
de 50 mm x 50 mm.
0.15 mm
Après déformation le carré a la forme ci-contre 0.05 mm
(fortement exagérée).
a) Calculer les déformations unitaires  x  y  xy

50 mm
b) En déduire les contraintes au point en
question pour E  70GPa,   1/ 3
c) Calculer les directions et contraintes x
principales.
50 mm 0.1 mm
Solution:
0.1
x   0.002
50
0.05
y    0.001
50
0.05
 xy   0.001
50
a) Calcul des contraintes en un point


  
E
 x  y   131MPa
1 
x 2



 y 
E
 y  x   26.25MPa
 1  2

  G  E
 xy  26.25MPa
 21   
xy xy

b) Directions et contraintes principales:

 x  y   x  y
2

 1, 2   
 
   xy
2
 52.37  82.89
2  2 

Soit 1  135.26MPa ;  2  30.52MPa


2 xy
tg 21   0.333  1  9.23 ;  2  99.23
 x  y
Exercice 3

A l’aide d’une rosette delta (à 120°) collée à la surface d’une pièce, on a trouvé les
déformations suivantes:  0  0.001 ;  60  - 0.003 ; 120  0.007 m/m 
Calculer les déformations et directions principales. Représenter le cercle de Mohr
au point considéré.

Solution: a) Solution analytique:

 x y x y  xy
 0   cos2  0  sin 2  0   x  0.001
 2 2 2
 x y x y  xy
  60   cos2  60  sin 2  60  0.003
 2 2 2
   x   y   x   y cos2 120   xy sin 2 120  0.007


120
2 2 2

  x   y  x   y  1   xy  3 
        0.003
 2 2  2  2  2  

  x   y   x   y   1    xy   3   0.007
 2 2  2  2  2 
  
On remplace εx par sa valeur 0.001, on obtient le système suivant:


 x  3 y  3 xy  0.012 3 y  3 xy  0.013
 
  x  3 y  3 xy  0.028
  3 y  3 xy  0.027

  x  0.00100

Soit   y  0.00233
  0.01154
 xy

b) Directions et déformations principales:

x y  x  y    xy 
2 2

1, 2         1.665 103  5.808 103


2  2   2 

Soit 1  7.473 103 ;  2  4.143 103


 xy
tg 21   8.682  1  41.71 ;  2  131.71
x y

 xy  0.01154 (négatif) donc    2  131.7  48.3


b) Solution géométrique:
D’après les mesures on a:
ε120
ε60
  0  0.001 Plan physique

 60  0.003 60°

   0.007 60°
 120 ε0

D’après les formules de rosettes delta on a le cercle de Mohr de centre C et


de rayon R avec:
 0   60   120
OC   1.67 10 3
3

 2   60   120 
R  0 
120   60   5.8110 3
2 2


 3  3

Déformations principales:

  1  OC  R  7.48 10 3


 2  OC  R   4.14  10 3

Cercle de Mohr: (propriété du cercle de Mohr)
2
A’1
Deux solutions possibles A1 ,A2 ,A3 et A’1 ,A’2 ,A’3.
On choisit celle qui corresponde au sens de A2
rotation inverse du plan physique.
A
3
Plan physique:
0° 60° 120° sens trigo.
 60 O 0 C

 120

Cercle de Mohr: 1 A’3
0° 60° 120° sens horaire.
A’2
Donc la solution est A1 ,A2 ,A3 A1

La direction principale est obtenue par rotation de 2θ1 à partir de A1 dans le sens trigo.

 OC   0  1.67  1
cos 21    0.1153  21  96.62  1  48.31
R 5.81
Exercice 4
Pour une rosette 45°, trouver la relation entre les valeurs mesurées ( 0 ,  45 ,  90 )
et les déformations principales (1 ,  2 ) ainsi que les directions principales et le
glissement maximum.
Application: si la rosette est collée sur une pièce en aluminium E  71GPa,   1/ 3
Calculer les contraintes principales σ1 et σ2, si l’on a mesuré:

 0  3 10 4 ;  45  3.4 10 4 ;  90  6.110 4 m/m 


Solution:
On suppose le problème résolu et on trace le
cercle de Mohr de centre C et de raton R.
 90
On place ε0 correspond au point figuratif A1
situé par l’angle 2θ. On en déduit les points
figuratifs A2 et A3 qui sont respectivement à
90° et 180° de A1 dans le sens horaire.

0
 45

2

A2

À partir du cercle de Mohr on peut écrire A3


R

0
  0  OC  R cos 2

O  45 C  90

  45  OC  R cos2  90 2θ
  OC  R cos2  180 A1
 90

  0  OC  R cos 2   0   90 4
  OC   1.55  10

 45  OC  R sin 2   2
  OC  R cos 2
 90

 R    OC 2  OC   2
 0   45 
D’où R  0   90 2   0   90  2 45 2  4.91104
Déformations principales: 
2

A2

  1  OC  R  6.46 10 4 A3
 R

 2  OC  R   3.36  10 4

0 2θ
O  45 C  90

A1

La direction principale est obtenue par rotation de


2θ à partir de A3 dans le sens horaire.

 90  OC 6.1  1.55
cos 2    0.9267  2  22.076    11.03
R 4.91
Calcul des contraintes principales

1 
E
1  2   42.6MPa ; 2 
E
 2 1   9.64MPa
1  2
1  2
Exercice 5

Une plaque mince, en acier E  200GPa,   0.3 , d’épaisseur e = 5 mm est


dans un état de contrainte plane donné par: σ x  140MPa ;  y  55MPa ;  xy  0
Calculer la diminution d’épaisseur de la plaque Δe.

Solution:

  x 
1
 x  y 
E


  y 
1
 y  x 
 E
 z     x   y   e

 E e
e 5  0.3
Donc e  e z    x  y   140  55  1.46m
E 200000
Exercice 6

Un cylindre de caoutchouc, de diamètre d = 50 mm est contenu dans un cylindre


d’acier et soumis à une charge axiale P = 5 kN répartie uniformément sur la face
supérieure.
Calculer la pression p entre caoutchouc et acier si l’on néglige la
déformation de l’acier et si le coefficient de poisson du caoutchouc est    0.45
P
Solution:
Le bloc de caoutchouc est soumis à une pression
uniforme p0 sur ses faces planes et à une pression
radiale p sur sa paroi cylindrique.

P 4  5000
p0    2.546MPa z
A   50 2
p0

donc : σ z  -p0  -2.546 MPa p p


x

p0
z
La déformation transversale du bloc est empêchée p0
par la paroi d’acier.

x  y  0 p p
h
x
Les axes x et y jouent le même rôle, donc σx = σy
p0
La loi de Hooke en 3 dimension:
y
1
E

 x   x   y   z   0  p
D
 z
donc x y   cste
x
1 
L’équilibre du demi cylindre suivant x donne:
y
p
 x .D.h  p.D.h  0   x   p σx

 0.45 x
D’où p p0  2.546  2.08 MPa
1  1  0.45
Exercice 7
Le bloc carré abcd, d’épaisseur e, est en aluminium E  70GPa,   0.3

est soumis à un cisaillement uniforme sur chacune de ses faces ab, bc, cd
et da. La face cd est fixe.
a) Calculer  et l’allongement unitaire de la diagonale bd si   70MPa
b) Si ad = 50 mm, calculer le glissement du côté ab par rapport à cd.
c) Montrer que la variation de volume ΔV du bloc abcd est du 2ème ordre par
rapport aux déformations unitaires.

Solution: a a1
 b b1

a) Calcul de 


 21  
 
21  0.3
70  10 6
 2.6  10 3 
G E 70 109

  2.6 10 rd 3 d c
2
Cercle de Mohr des déformations:

La diagonale bd est à 45° des facettes sous


cisaillement pur, sur le cercle de Mohr le point
figuratif est à 90°.


O  bd 
 bd   1.3 10 3

2
b) Glissement du côté ab:

aa1  ad    2.6 103  50  0.13 mm



c) Changement de volume du bloc du côté a:


Volume initial: Vi = ea2 ; Volume final: Vf = ea2cos a
h 
V f  Vi V 2 2
   V   Vi
Vi Vi 2 2

La variation ΔV du volume est du 2ème ordre par rapport à 


Exercice 8

On a collé 2 jauges de déformation à la surface d’un joint de tuyauterie


fileté. Une fois le joint serré, la jauge axiale donne  x  0.001 , et la jauge
circonférentielle  y  0.0004 .
Pour de l’acier E  200GPa,   0.3 , calculer la contrainte circonférentielle.

Solution:


 x 
1
    
 
E
 x  y 
 E
x y

x
1   2

 y 
1
 y  x   y  E 2  y  x 
 E  1 

Donc contrainte circonférentielle

200 109
y  4  3104  154MPa
1  0.09
Exercice 9
Dans un certain bâtiment, des plaques d’acier minces sont utilisées pour former le
revêtement extérieur. Elles sont rivées sur leur armature massive du bâtiment ,
qui supporte les charges primaires. Par temps chaud, les plaques peuvent
atteindre 50°C, tandis que l’armature reste à 15°C.
a) Si les plaques sont maintenues rigidement dans la direction x, mais non
dans les directions y ou z (normale à la plaque) calculer σx.
b) calculer σx et σy si les plaques sont maintenues dans les directions x et y.

Noter que la plaque flambera si le rapport entre épaisseur et largeur est trop petit.
On ne tient pas compte, ici, de ce phénomène.
y
Solution:
 x  0 ; y  0 ; z  0
a) 
 x  0 ;  y  0 ;  z  0 x

Donc  x 
1
 x  0  0  t  0
E
 x   Et  207 109 11.7 10 6  35
 x  84.8MPa
 x  0 ; y  0 ; z  0
b) 
 x  0 ;  y  0 ;  z  0
 
 x  E  x   y  0  t  0  y   x  Et
 1
Donc  


1
E
 
 y   y   x  0  t  0  x   y  Et

E
x y   t  121MPa
1 
Exercice 10

Une sphère creuse de diamètres interne Di et externe De est soumise à une


pression hydrostatique p à l’intérieur et à l’extérieur.
Calculer la variation ΔDi du diamètre intérieur. Représenter le cercle de
Mohr de l’état de contrainte en un point quelconque du matériau.

Solution:

État hydrostatique de contraintes : x y z  p


1  2
Déformation unitaires : x  y  z     p
E

1 2
Variation du diamètre est donc : Di  Di   Di p
E

Les cercles de Mohr se réduisent à un point.
-p 
CHAPITRE 6

DIAGRAMME DE L’EFFORT TRANCHANT


ET DE MOMENT DE FLEXION DANS LES
POUTRES
I - Rappels L

A
C Ligne
Poutres étudiées:
B moyenne
(S)

Une poutre est définie par sa ligne moyenne et par sa section droite, la ligne
moyenne étant le lieu des centres des sections droites. La ligne moyenne, ainsi
que le contour de la section droite, peuvent être des courbes quelconques.
On se limitera ici aux cas les plus simples et les plus courants.

Sauf exception, on considérera des poutres :

Dont la ligne moyenne est rectiligne (poutres droites) et longue (longueur


supérieure à environ 5 fois la plus grande dimension transversal).
Dont la section droite possède au moins un axe de symétrie.
Constituées d’un matériau homogène et isotrope

Extension plus au moins précise à d’autres cas, telles que les poutres
courtes, courbées , à section variable, etc..
Charges appliquées
Forces concentrées ou réparties dans le plan de symétrie (ou perpendiculaire
à ce plan), et perpendiculaires à la ligne moyenne;
Moments concentrés dont l’axe est perpendiculaire au plan de symétrie (ou
dans ce plan)
Conditions d’appui standards

Type de Composantes
symboles des inconnues
support réactions

ROULEAU 1

ARTICULATION 2

ENCASTRMENT 3
II - Conventions de signes
Effort tranchant
y V>0
x
V>0

V<0
x
V<0

Moment de flexion
y M>0 M>0
x

M<0 M<0
x
Exemple 1:
a P b P

A B x

Pb Pa
RA  RB 
L L L

V
Pa

L
x
Pb

L
M

Pab
L

x
III - Relations entre chargement, V(x) et M(x)
Cas de chargement:
q(x) P
y

C x

(a) (b) (c) (d)


(a) Poutre non chargée transversalement
(b) Force répartie transversale q(x) (N/m)
(c) Force concentrée transversale P (N)
(d) Couple concentré transversale C (N.m)

Conventions de signes
Les charges indiquées sur la figure ci-dessus sont dans le sens positif.

Il s’agit maintenant d’établir les relations qui existent entre les charges
appliquées et les efforts internes V(x) et M(x). Ces relations peuvent être des
équations différentielles faisant intervenir les dérivées dV/dx et dM/dx de ces
fonctions.
(a) Élément non chargé

V  dV V  0  dV  0 M(x)
M+dM
 M  ( M  dM )  (V  dV )dx  0 V x

V+dV
dM  Vdx
dM
D’où: V  cst et
dx
 V dx
x x+dx
(b) Élément sous charge répartie

V  dV  V  q( x)dx  0 q(x)

dV  q( x)dx M(x)


M+dM
dx
 M  ( M  dM )  (V  dV )dx  (qdx)  0 V x
2
dM  Vdx V+dV

dV dM
D’où  q (x) et  V (x) dx
dx dx x x+dx
(c) Élément soumis à une force concentrée P
P
Ici, les sections sont prises à gauche et à
droite de P, appliquée en x. M(x)
M+ΔM
Efforts internes sur la section de gauche (à x-dx):
V x
V ( x  dx)  Vg et M ( x  dx)  M g V+ ΔV

Efforts internes sur la section de droite (à x+dx):


dx dx
V ( x  dx)  Vd  Vg  V et M ( x  dx)  M d  M g  M x-dx x+dx
x
Les conditions d’équilibre vertical et en rotation donnent:

Vg  V  P  Vg  0 et Vg dx  (Vg  V )dx  M g  ( M g  M )  0

La dernière équation se réduit à: M  (2Vg  V )dx


Lorsque dx 0 , ΔM 0.

D’où V  P et M  0
Donc sous une force concentrée P:

l’effort tranchant V(x) subit une discontinuité ΔV = - P


le moment de flexion M(x) est continu.

Par contre, la dérivée de la fonction M(x) est discontinue. En effet, puisque


sur l’élément situé à gauche de P, il n’y a pas de charge, le cas (a)
s’applique:
dM
 Vg ( x )
dx

De même, sur l’élément de poutre situé à droite de P, la même équation


donne:
dM
 (Vg  dV )
dx
La pente de la fonction M(x) subit donc la même discontinuité que V(x) là
où l’on a une force concentrée P.

 dM 
soit    P
 dx 
(d) Élément soumis à un couple concentré C

On utilise les mêmes conventions que pour le cas précédent :

M(x) C
M+ΔM
V g  V   Vg  0  dV  0 V x

V+ ΔV
C  M g  M g  M   Vg dx  Vg  V dx  0
 M  C  2Vg  V dx dx dx
x-dx x+dx
x
Donc sous un couple concentré C:

l’effort tranchant V est continu ΔV = 0


le moment de flexion M subit une discontinuité ΔM = - C
En résumé

dV dM
Force répartie q(x) :  q(x)  V (x)
dx dx

Force concentrée P: V  P M  0

Couple concentré C: V  0 M  C

À l’aide de ces équations :


On peut donc tracer le diagramme V(x) par intégration du chargement
q(x), puis tracer le diagramme M(x) par intégration de V(x).

On note que M(x) passe par un extremum lorsque V(x)=0.


Exemple 2: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.
a P b P

A B
x
a b
Pb
RA  Pa
L L RB 
V L

1) Pour 0 < x < a Pa



Pb Pb
L
V   RA   et M x x
L L
Pb

2) Pour a < x < L L
M
Pb Pa
V   RA  P   P Pab
L L L

x
x  Px  a 
Pb
et M
L
Exemple 3: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.
C
a b RA 
L

A B
x
C a C b
C
RB 
L L
V

1) Pour 0 < x < a C


C C
L
V et M  x
L L
x
2) Pour a < x < L Cb M
L

x  L  x 
C C C
V et M C x
L L L
Ca

L
Exemple 4: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.

q(x) = - q0

A B
x
L/2 L/2
L qL q0 L
RA  0 RB 
2 2
V
1) Effort tranchant

q0 L x
V   q0 x
2 q0 L

2) Moment fléchissant 2

2 M
 0 L  x 
x q x
M  RA x  q0 q0 L2
2 2 8

L/2 x
Exemple 5: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.
q(0) = - q0

A B
x
L
L
qL q0 L
RA  0 RB 
1) Chargement répartit 3 6
V q0 L
qx   x  L 
q0 6
L x
q0 L
2) Effort tranchant 
3
 qx    0 x  L   V  V0   0 xx  2 L 
dV q q
dx L 2L
x x  2 L 
q0 L q0
V  
3 2L M
3) Moment fléchissant q0 L2
q0  2 2 L2  9 3
 V x  
dM
 x  2 Lx  
dx 2 L  3 

M
q0  1 3
 x  Lx 
2 L  3
2 2 L2
3

x 


x1  L 1  1 / 3  x
Exemple 6: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.

P P
M A  PL
A B
x
L
L
RA  P
V
1) Effort tranchant

x
V  P
P

2) Moment fléchissant

M
M  PL  Px
x

 PL
Exemple 7: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.

a
C MA  C C
A B
x
a
L
L
1) Effort tranchant V

V 0 O a L x
2) Moment fléchissant

Pour 0 < x < a M  C

Pour a < x < L M 0 M

O a x
C
Exemple 8: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.

1
q(x) = - q0 M A  q0 L2 q(x) = - q0
2
A A
B B
x

L RA  q0 L L

V
1) Effort tranchant

O L x
V  q0 L  q0 x
 q0 L
2) Moment fléchissant

1 x2 M
M   q0 L  q0 Lx  q0
2

2 2
O L x

 q0 L
2

2
p

q = 500 kN/m P = 200 kN

y
10mm

A B
8mm 100mm

a=2m
10mm
L=3m x
80mm
Exemple 9: Tracer les diagrammes V(x) et M(x) pour le cas suivant.
1
q(0) = - q0 M A  q0 L2
6

A x
B
L
L q0 L
RA 
1) Chargement répartit 2
V
qx   x  L 
q0
L x
2) Effort tranchant
q L
 0
 qx    0 x  L   V  V0   0 x x  2 L  2
dV q q
dx L 2L

x x  2 L 
q0 L q0
V   M
2 2L
3) Moment fléchissant
dM
dx 2L

 V  x   0 x 2  2 Lx  L2
q
 x
q0 L2 q0  1 3 2 
q0 L2
M    x  Lx  L x 
2

6 2L  3  6
EXERCICES
Pour chacun des systèmes ci-dessous, tracer les diagrammes V(x) et M(x).
Dans chaque cas, indiquer les valeurs maximales Vmax et Mmax.

Exercice 1 q(0) = - 15 kN/m

RA 40 kN

MA
A B

15m 6m 3m

Solution:
15 15
RA  40   152.5kN
2

15 15
M A  40  21   5  1402.5kN.m
2
q(0) = - 15 kN/m
40 kN

A B

15m 6m 3m
q(0) = - q0 = - 15 kN/m

qx   x  L 
q0
40 kN
L M A  1402.5kN.m

Pour 0 < x <15 RA  152.5kN A B


15m 6m 3m

V   RA   q x dx
x V(kN)
0

1 2
 152.5  x  15 x
2
- 40

M   M A   V x dx
x
-152.5
0
M(kN.m)
1 15
 1402.5  152.5 x  x 3  x 2
6 2
-240

-1402.5
Exercice 2

60 kN/m RC
MA C

B x
A C C
20m 6m 6m
RC RB
RA
articulation

Solution:
RC  RB  360kN 12RB  1080kN  RB  90kN RC  270kN

RA  60  20  RC  1470kN M A  270  20  60  20 10  17400kN.m

Pour 0 < x < 26 V x  1470  60x ; M x   17400  1470 x  30 x 2


Pour 26 < x < 32 V x  90 ; M x   17400  1470 x  60  26x  13
 90 x  2880
60 kN/m

B x
A C
20m 6m 6m

articulation
V(kN) 90
x

-1470
607.5 540
M(kNm)
x
24.5m

-17400
Exercice 3 500 N
A B

C
500 N

E D

4m 2m 2m

Solution:
500 N 1000 N.m
A B

RB
RA 500 N C

 RA  RB  1000 N RA  500 N


 
8RA  4  500  2  500  1000 RB  500 N
500 N 1000 N.m
A B

RB
RA 500 N C

V(kN)
500

-500

M(kNm)
2000

1000

x
Exercice 4
50 kN

2m 2m 4m 8m

Solution: RD RC
50 kN

RD RB
RA

RB  RC  RD  RB  3RC RA  RD  50  RA  25


  et  
 8 RC  4 RD  D
R  2 RC  D
4 R  2  50 RB  37,5
Vmax  25kN ; M max  100kN.m
Exercice 5
15 kN/m
50 kN

2m 4m 2m

Solution: 15 kN/m
50 kN

RA RB

RA  97.5kN ; RB  42.5kN
Vmax  50kN ; M max  100kN.m
Exercice 6
15 kN/m
50 kN

2m 4m 2m
Exercice 4
Tracer les diagrammes de l’effort tranchant et celui du moment fléchissant de
la structure ci-dessous.

p = 500 kN/m

A B

a=2m

L=3m
CHAPITRE 7

MOMENT DE FLEXION
DÉFORMATIONS ET CONTRAINTES
PLAN
I - HYPOTHÈSE FONDAMENTALE DE LA
FLEXION

II - DÉFORMATION AXIALE D’UN ÉLÉMENT DE


POUTRE EN FLEXION PURE

III - CONTRAINTES DUES A LA FLEXION

IV - CARACTERISTIQUES GÉOMÉTRIQUES
D’UNE SECTION
I - HYPOTHÈSE FONDAMENTALE DE LA FLEXION
I – 1 - Exemple de poutre en flexion pure
a P P a
Dans la région CD :

A B
V=0 et M = cst
C D x
Cette région de la poutre AB est
V
soumise à un état de flexion pure
P
(c’est le seul effort interne non nul).
O
x
-P V=0

Pa

O x
I – 2 - Hypothèse fondamentale de BERNOULLI - EULER

a b M M
a b
Ligne
moyenne

a’ b’
a’ b’

Hypothèse de base de la théorie de la flexion (Bernoulli - Euler)

Toute section droite d’une poutre en flexion pure reste plane au cours de la
flexion et normale à la déformée de la ligne moyenne.
II - DÉFORMATION AXIALE D’UN ÉLÉMENT DE POUTRE EN FLEXION PURE.

Avant déformation: 
aa’, bb’: section droites parallèles, avec ab = cd = ds0

Après déformation: dθ
ω = centre de courbure de la fibre neutre
r = rayon de courbure de la fibre neutre cd
r Compression
y
cd = ds0 M a b M Fibre
ef = fibre à la distance y de la fibre neutre e ds f neutre
y
ef = ds c d
ds0 O x

Après déformation, les sections aa’ et bb’ font a’ b’ Tension


un angle dθ entre elles. On peut donc exprimer
ds et ds0 par :

ds0 = rdθ et ds = (r - y) dθ
II – 1. Calcul de la déformation unitaire de la fibre ef :

On a ds0 = rdθ et ds = (r - y)dθ 


ds  ds 0 (r - y)d  - rd y
x   
ds 0 rd r dθ

r Compression
La relation entre la courbure ρ = 1/r de la y
poutre et la déformation unitaire εx d’une M a b M Fibre
fibre située à la distance y de la fibre e ds f neutre
neutre est donc : y
c d
ds0 O x

a’ b’ Tension
y
x  
r
II – 2. Choix des axes dans une section de poutre.
y
Axe
neutre

Lame
neutre
O x

z
Remarques :
1) Le rayon de courbure r est Algébrique :
r > 0 : concavité vers le haut (correspond à M > 0)
r < 0 : concavité vers le bas (correspond à M < 0)
Par exemple, si r > 0 :
εx > 0 pour y < 0 (les fibres inférieures sont en tension)
εx < 0 pour y > 0 (les fibres supérieures son en compression)
2) Pour obtenir εx il reste encore à déterminer :
- La position de la fibre neutre (origine de l’axe des y)
- La valeur de r
II – 3. Déformations transversales
En flexion pure, chaque élément de la poutre est
y soumis à un état de contrainte Uniaxial :

a1
a b
b1
y z  0 ;  x  E x

Si le coefficient de Poisson du matériau est v, l’état


de déformation en chaque point est :
z Axe X
neutre
O y
x   ;  y   z   x
r
c1 d1 La poutre est donc soumise à des déformations
c d transversales:
y
 y   z 
r
Exemple : une poutre de section rectangulaire abcd, soumise à un moment de
flexion positif (concavité vers le haut), est en compression pour y > 0 (εx < 0). La
section abcd prend la forme a1b1c1d1.
III – CONTRAINTES DUES A LA FLEXION
En flexion pure, la poutre est soumise à un état uniaxial de contrainte :

y z  0
y
D’autre part, la loi de Hooke implique :  x  E x   E
Cette équation contient 2 inconnues : r
a) l’origine des y (position de la fibre neutre)
b) Le rayon de courbure r.
On dispose de 2 conditions d’équivalence
y
statique sur la section droite :
a) La résultante des forces en x doit être Axe
nulle. neutre

b) Le moment résultant des forces doit


être égal au moment de flexion M O
imposé. X
M dA dF
Sur chaque élément dA de la section on a
une force axiale élémentaire.
Z

dF   x dA
III – 1. La résultante des dF doit être nulle
y E
A dF  A  x dA   E A r dA  r  ydA  0
A

Puisque E/r est un facteur non nul si la poutre est fléchie (courbée), on doit avoir :

 A ydA  0
Or on sait que les coordonnées du centre C de la section par rapport aux axes
yoz sont données ci-dessous par :

 A ydA  A zdA
yc  zc 
A A
où A est l’air de la section droite de la poutre.

D’où  A ydA  0  yc  0

Donc, le centre de la section est sur l’axe neutre, ou encore : l’axe neutre passe
par le centre de section C.
De plus, la section supposée étant symétrique, C est aussi sur l’axe de symétrie
et est donc confondu avec l’origine O des axes Oyz.

Comme la ligne moyenne de la poutre est le lieu des centres de section, elle est
confondue avec la ligne neutre.

b) Le moment résultant des dF doit être égal au moment M que transmet la section:

Au point O, on a les 3 composantes internes Mx , My, Mz.

Mx = 0 puisque les dF sont parallèles à Ox


My = 0 par symétrie

Il reste la composante Mz : M z    A ydF


On doit donc avoir : Mz  M
Ey
Soit M    A y ( x dA)   A y dA
r
E
Et puisque E et r sont des constantes M   A y 2 dA
pour une section donnée : r
On pose : I z   A y 2 dA
Définition :
Iz est appelé moment quadratique de la section par rapport à Oz ou encore :
moment d’inertie. L’équation de moment devient :

EI z
M 
r

On en déduit les équations classiques de la flexion des poutres droites :

1 M My My
 or x   donc x  
r EI z EI z Iz

Contraintes maximum
Elles se produisent aux fibres extrêmes les plus éloignées de l’axe neutre, encore
appelées: fibres extrêmes. On distingue les fibres supérieures situées à la distance
c1 de l’axe neutre (y = c1), et les fibres inférieures, à la distance c2 (y = - c2).
Si M > 0 : 
   
Mc2

x max
Contrainte de tension maximum : Iz

 x min  
Contrainte de compression maximum : Mc1

 Iz

 t   x max
Souvent, on ne considère que les
et  c  ( x )min
valeurs absolues et l’on pose :

Les contraintes maximum en


Mc1 Mc2
tension et en compression c  ; t 
s’écrivent donc, pour M > 0 :
Iz Iz

σc
Pour M < 0, il faut inverser σt et σc.

c1 M

C Variation de σx (pour M > 0).


x
c2

σt
IV - CARACTERISTIQUES GÉOMÉTRIQUES D’UNE SECTION
Le calcul des poutres en flexion fait appel à certaines propriétés géométriques des
aires planes. Bien que ces notions soient indépendantes de la résistance des
matériaux, elles sont incluses ici à titre de rappel. En général, on restreindra les
résultats en cas des sections ayant au moins un axe de symétrie.

IV – 1. Centroïde d’une section:


a) Définition ( cas général)
z’
z

 A ydA  A zdA yc
yc  ; zc  y’
A A
C
zc

O y
b) Sections simples
R

2h/3
C C 4R/3π
C
C h/3

c) Sections composées

Exemple 1:
5a
Calculer la position du centre de section:
a
Solution c
3a
tc
tc= 2.75a
a
Exemple 2:
Calculer la position du centre de section : a
2a
Solution a

C
2a
tc = 1.95 a tc

3a

Exemple 3:
Calculer la position du centre de section : 2a

Solution
4a
C
tc = 1.67 a tc

6a
Exemple 4:
Calculer la position du centre de section avec R1 = 3a et R2 = a :

Solution z

tc = 2.88 a
R2

R1
y
c
tc
IV – 2. Moment d’inertie par rapport à un axe
a) Définition
z

dA
y
Iy= ∫Az2dA
z
O y
Iz= ∫Ay2dA

Exemple 5 :
Calculer Iy et Iz: z

dz h/2
Solution z y
C
bh3 hb3 h/2
Iy  et Iz 
12 12
b
Exemple 6 :

Calculer Iy et Iz:
z
Solution dA

R 4
Iy  Iz  θ
4 C y
R
IV – 3. Transport parallèle des moments d’inertie

a) Formule générale z’ z

dA
y’c
I y '   A z' 2 dA   A ( z  z'c ) 2 dA
y
C z’c
I y '   A z dA   A z 'c dA  2  A zz 'c dA
2 2
O y’

Or z’c est une constante pour la section


considérée et peut donc être mise en facteur.

De plus  A zdA  0

Puisque l’origine des axes y et z est au centre de section (zc = 0). On fait le
même calcul avec Iz’. On obtient finalement:

I y '  I y  Az'c2 et I z '  I z  Ay'c2


b) Sections simples z

Exemple 7 :
2a
Calculer I y
C y
2a
Solution
O
I y  I y  4a 12a  64a
2 2 4 y’
3a

Exemple 8 : z

R = 3a
Calculer I y
C

Solution a y
O y’
I y  I y  a 2  9a 2  91.89a 4
c) Sections composées
5a
Exemple 9 : Calculer Iy
a

Solution tc = 2.75a c
y
3a
I y  10.17a 4

a
Exemple 10 : Calculer Iy
2a
a

Solution tc = 1.95 a
C
2a y
tc
I y  15.64a 4
3a
Exemple 11 : Calculer Iy 2a

Solution tc = 1.67 a

4a
I y  19.59a 4
C y
tc

6a

z
Exemple 12 : Calculer Iy pour R1 = 3a et R2 = a.

Solution tc = 2.88 a
R2

R1 y
c
I y  59.30a 4 tc
IV – 4. Rayon de giration par rapport à un axe donné
a) Définition
Soit une section plane d’air A. On choisit un système d’axes Oyz, quelconque
(l’origine O n’est pas, en général, au centre de section). Par rapport à ces
axes, les moments d’inertie sont Iy et Iz.

On définit les rayons de girations par les quantités : z


A
Iy Iz
ry  et rz 
A A
O y

I y  Ary I z  Arz2
2
Ou encore et
z
IV – 5. Résultats pour quelques section usuelles
z
RECTANGLE
CERCLE h/2 A =bh
D A= πD2/4
Iy =bh3/12
C y Iy= Iz= πD4/64
C y Iz = hb3/12
ry = rz = D/4
h/2 ry =h/ √ 12
rz =b/ √ 12

COURONNE MINCE TRIANGLE


z z A =bh/2
Iy =bh3/36
e<<Dm
Iz =hb3/48
e A ≈ πeDm
ry =h/ √ 18
Iy= Iz ≈ πeD3m/8
Dm ry = rz ≈Dm/ √8 h
C y C y

b/2 b/2
IV – 6. Produit d’inertie par rapport aux axes parallèles quelconques.

Définition et théorème

Soit une section plane d’air A. On choisit un système d’axes Oyz, quelconque
dont l’origine O ne coïncide pas, en général, avec le centre de section G. Le
produit d’inertie par rapport à ces axes est donné par :
zG
z
y1 y’
I yz   yzdydz    y1  yz1  zdydz
A A
da
z’
G yG
z1
I yz  y1 z1 A  I yG zG O y
Exemple 16 y
x dx
Calculer le produit d’inertie Ixy du rectangle ci-contre dy

h b b2h2
I xy   
h
xydxdy  y
0 0 4 x
b
Exemple 17
Calculer le produit d’inertie Ixy de la cornière ci-contre

I xy 
b12 h12
4
1

 A2 x2 y2  I xG 2 yG 2  1.252 12.52  1.25  6.25  0.625  4.375
4
y 1.25

I xy  82.3cm4 1
12.5

2 1.25 x
7.5
Exemple 18 y yG
1.25
Calculer le produit d’inertie Ixy de la cornière
ci-contre par rapport à des axes parallèles
1
aux axes x, y et passant par le centre
d’inertie de la cornière. 12.5 G
xG
2 1.25
12.5 1.25  0.625  6.25 1.25  4.375 x
xG   1.87cm
12.5 1.25  6.25 1.25 7.5

12.5 1.25  6.25  6.25 1.25  0.625


yG   4.37cm
12.5 1.25  6.25 1.25
Appliquant maintenant le théorème des axes parallèles, on obtient:

I xy  xG yG A  I xG yG  I xG yG  I xy  xG yG A  82.3 1.87  4.37  23.42  109cm4

I xG yG  109cm4

I xG  I1x  d1 A1  I 2 x  d 2 A2  367.22cm4
2 2
et I yG  100.70cm4
IV – 7. Moments d’inertie d’une surface par rapport aux axes principaux.

y
Soit une surface plane A, pour laquelle y1 x1
Ix, Iy et Ixy sont connus. x

y1

Calculons d’abord Ix1: y x1

θ
x
I x1   y12 da    y cos   x sin   da
2

 cos 2   y 2 da  sin 2   x 2 da  2 cos  sin   xyda

Donc I x1  I x cos2   I y sin 2   2I xy cos sin 

Ix  Iy Ix  I y
ou I x1   cos 2  I xy sin 2
2 2
De même on peut calculer Iy1 en remplaçant dans l’équation précédente, θ par
θ + π/2

Ix  Iy Ix  Iy
I y1   cos 2  I xy sin 2
2 2
On obtient la valeur de θ qui rend Ix1 extremum, en posant:

 I x  I y sin 2  2 I xy cos 2  0


dI x1
d
2 I xy
La solution pour tan 2 P  
Ix  Iy
Moments principaux d’inertie

Ix  I y  Ix  I y 
2

I 
x1 max      I xy 2
min 2  2 
Moment produit d’inertie par rapport aux axes principaux

I x1 y1   x1 y1da    x cos   y sin   y cos   x sin  da

 Ix  I y 
   sin 2  2 I xy cos 2
 2 
Pour θ = θP I x1 y1  0
Exemple 19 y yG
1.25
Calculer les moments principaux d’inertie, ainsi
que la direction des axes principaux.
 I xG  367.22cm 4 1
Solution
 12.5 G
 I yG  100.70cm
4 xG
On a
I  109cm 4
2 1.25
x
 xG yG 7.5

2 I xy
tan 2 P     P  19.64
Ix  Iy

Ix  Iy  Ix  I y
2

I 
x1 max      I xy 2  233.96  172.16
min 2  2 


 xG
I  406. 12cm 4


 I
 yG  61 .8cm 4
Exercice 1:
Un tuyau de diamètres intérieur 80 mm et
extérieur 100 mm travaille en flexion. La contrainte
maximum admissible est de 115MPa.

100mm
80mm
Calculer le moment de flexion maximum admissible.

Solution
 
Iz 
4
R 4
e 
 Ri4 
4
5 4

 4 4  289.81cm 4

Iz 289.81
M max   ad  10 6 115 106  6666 N .m
c 5

M max  6.67kN.m
Exercice2 : z

4 planches de bois 50 x 150 mm sont


assemblées pour former une poutre caisson

150 mm
y
de 150 x 250 mm. La contrainte maximum
admissible étant de 12 MPa, calculer le
moment de flexion maximum que peut
supporter cette poutre.

Solution 250 mm

 5 153 15  53 2
I y  2   5 15.5  soit I y  6875cm
4

 12 12 
 5 153 15  53 2
I z  2   5 15.10  soit I z  18125cm4
 12 12 
Iy
Par rapport à y : M max   ad  11000 N .m
c
Iz
Par rapport à z : M max   ad  17400 N .m
c
donc M max  17.4kN.m
150 mm

y
z

150 mm

250 mm
y

z
250 mm
Exercice 3 :
Pour la poutre et le chargement ci-contre, calculer les contraintes maximum en
tension et en compression.
5kN q0 = 3KN/m

100mm
A B

1m 2m
50mm
Solution 6.17

V RA = 7.83 kN et RB = 6.17 kN
0.17

x Mmax = 6.33 kN.m


50 1003
- 7.83 Iz   4167000mm4
12
M 6.33
M max .c 6.33 106  50
 max    76MPa
Iz 4167000

x t max
  cmax  76MPa
Exercice 4 :
Pour le chargement et la section ci-dessus, calculer les contraintes maximum
en tension et en compression.
150mm
30kN y
RA
50mm
MA 20kN.m
20mm 100mm
1.5m 1m
50mm
x
Solution 75mm

a) Étude du chargement: RA = 30 kN et MA = (30 x 1.5) – 20 = 25 kN.m


V

x
- 30

M 20

x
- 25
b) Étude de la section 150mm
y
yc: centroïde de la section: 50mm

20mm 100mm
yc = 121.2
50mm

75mm

yc 
 A y 75  50 25  100  20100  150  50175
 i i

A i 75  50  100  20  150  50
yc  121.2mm
Moment d’inertie de la section par rapport à z:

1 2 1 2 1 2
I Gz   75  503  75  50121.2  25    20 1003  100  20121.2  100    150  503  150  50175  121.2 
12  12  12 

I z  6132cm4
c) Calcul des contraintes
25 106 121.2
à x  0  c max   49.4MPa
6132 10 4

25 106  78.8
t   32.1MPa
6132 10 4

20 106 121.2
à 1,5  x  2,5  t max   39.53MPa
6132 10 4

20 106  78.8
c   25.7 MPa
6132 10 4
CHAPITRE 8

CONTRAINTES DUES A LA FLEXION :


PROBLÈME DIVERS
PLAN
I - SELECTION DES POUTRES :
MODULE DE SECTION
II - SECTIONS DE FORME QUELCONQUE
III - POUTRES D’INERTIE VARIABLE
IV- FLEXION DÉVIÉE
V - SUPERPOSITION D’UN EFFORT NORMAL
I - SELECTION DES POUTRES : MODULE DE SECTION
Le concepteur qui doit utiliser une poutre standard
se trouve donc face à un problème de sélection
C1
parmi les nombreux modèles disponibles.
z C
Ce problème peut se présenter sous 2 formes: C2

Problème du 1er type:

Poutre donnée : Iz, c1, c2 connus


Matériau donné : contrainte admissible connue σad

Question:

Quel est le moment de flexion maximum que cette poutre peut transmettre?

Mc σmax = valeur absolue de la contrainte maximum


 max    ad c = distance des fibre les plus éloignées de l’axe neutre:
Iz c = max[c1,c2]
Iz
L’équation ci-dessus peut s’écrire M   ad
c
Iz
On définit le paramètre Z, appelé MODULE DE SECTION : Z 
c
Le moment M que la poutre peut transmettre est donc donné par:

M  Z ad
En général, on utilise la poutre suivant l’axe dont le Z est maximum. Si
nécessaire, on utilise la notation Zy et Zz si la flexion peut se produire par
rapport à l’un ou l’autre des axes Cy ou Cz.
Problème du 2ème type:

Le moment de flexion que doit transmettre la poutre est donné : M


Le matériau de la poutre est connu : σad connue

Question: quelle est la poutre admissible?


M
Le module de section nécessaire est donné par : Z 
 ad
Il existe en général un grand nombre de poutres dont au moins l’un des
modules Z remplissent cette condition. On doit donc imposer des
conditions supplémentaires telles que:

a) Forme de section
b) Poids minimum
c) Encombrement limité

Remarque:
Si les contraintes admissibles en tension et en compression sont
différentes σat et σac, il faut tenir compte de c1 et c2, donc de 2 modules de
section: Z1= I/c1 et Z2 = I/c2.
Exemple 1 5a
a) Calculer le module de section Z par rapport à l’axe Cz.
a
b) Calculer le moment de flexion maximum qu’on peut
transmettre pour une contrainte admissible σad.
z c
3a
Solution Iz = 10,17 a4 et tc = 2,75 a
a) Z = 3.7a3
b) M ≤ 3.7a3 σad a

Exemple 2
On veut transmettre un moment de flexion de 25
kN.m avec un profilé en I standard de type W. La C
contrainte admissible est de 125 MPa. z
Choisir dans les tables disponibles le W
admissible de poids minimum.

Solution
M 25.106
Z   2.105 mm3 W 250 x 22
 ad 125
II - SECTIONS DE FORME QUELCONQUE
Pour une section n’ayant aucun axe de symétrie, on démontre qu’il existe
quand même deux axes privilégiés appelés « axes principaux » de la
section. Ces axes sont perpendiculaires, leur détermination est primordiale lors
d’étude de flexion des poutres ayant une telle section. Cependant:
a) Pour les profilés commerciaux, l’un au moins des axes principaux est
indiqué, ainsi que le rayon de giration par rapport à cet axe.
b) Pour une section ayant 1 axe de symétrie, cet axe est un axe principal et le
2ème axe principal lui est perpendiculaire.

Invariance de la somme Iy + Iz
On considère 2 systèmes d’axes quelconques (y, z) et (y’, z’) en C.

A
 
I y  I z   z 2  y 2 dA   r 2 dA
A z’
z

I y  I z   
A
 
z2  y2 dA   r 2 dA
A
P
dA
y’

C
I z  I y  I z  I y  cst y
Exemple 3 Profilé en L 200 x 150 x 25

Avec les données de la table, calculer les 2 moments d’inertie principaux de


cette section.
z
d
v

α
y
C
c

Solution

Iu = 8.32 x 106 mm4


Iv = 38.4 x 106 mm4
III - POUTRES D’INERTIE VARIABLE
Il arrive souvent que la section d’une poutre varie d’un point à un autre de la
ligne moyenne. On se contente en général d’appliquer les formules des
poutres uniformes. Cette méthode donne des résultats acceptables excepté
si la section varie rapidement par rapport à la longueur totale.

a) Variation continue de la section P

P P

b) Poutre uniforme par morceau


a
L’application est valable sauf dans la
région de la section aa où l’on a une
a Concentration
« concentration de contrainte ». de contrainte
Exemple 4: Poutre optimale de Galilée
P
Calculer la hauteur h(x) pour que la
poutre ci-contre soit de poids h(x)
minimum. La contrainte maximum
admissible étant : σad b
L

P L  x 
Solution h
6 P L  x 
M x   Px  PL  σ 
Mc
 2  2
  ad
I 1 3 bh
bh
12

h( x ) 
6P
L  x 
b ab
Exemple 5 Contrainte admissible σad = 200 MPa

a) Sur quelle longueur doit-on renforcer la poutre rectangulaire 30x40 mm?


b) Hauteur de renforcement (même largeur 30mm).
2kN

40

L=?
30
2m 2m
Solution
1000  x  20
a) M x   1000 x   ad  12  x  1600mm
30  40 3

Donc L = 2(2 – 1.6) = 0.8 m

1000  2000  20  h 


b)  ad  12  h  2.36mm
30  40  2h 
3

La hauteur de renforcement est 2h = 4.7 mm.


III - FLEXION DÉVIÉE
On dit que la flexion est déviée lorsque l’axe du moment de flexion
s’exerçant sur une section est oblique par rapport aux axes principaux de
la section ou, si l’on veut, si la section est soumise à deux composantes de
moment My et Mz, une suivant chaque axe principal de section.
Principe:
a) Décomposer le moment de flexion sur les axes Cy et Cz (axe de symétrie
et axe perpendiculaire): 2 composantes de flexion My et Mz.

b) Appliquer les formules de la flexion à My et Mz séparément.

c) Superposer les contraintes en un point donné.


y
A
Exemple 6 Section rectangulaire 6a x 4a ; α = 30°
M My
Calculer les contraintes maximum et les localiser. 3a
α
Solution z Mz
Traction maxi en B et compression maxi en A. 3a

M 3 1 B
x   3
[  ] 2a 2a
16a 3 2
IV - SUPERPOSITION D’UN EFFORT NORMAL
Lorsqu’une section de poutre transmet un moment de flexion M et un
effort normal N, il suffit d’additionner algébriquement les contraintes
normales σx provenant de chacun des deux efforts.

Par exemple, si la flexion se fait par rapport à l’axe Cz, la contrainte en


chaque point de la section est donnée par:

N My
x  
A Iz
NOTA: Dans cette équation, chaque terme doit être pris en valeur algébrique.
Exemple 7
Une poutre de section rectangulaire 30 x 40mm transmet un effort normal
N = 24 kN et un moment de flexion M = 0.24 kNm. La flexion se fait par
rapport à l’axe d’inertie maximum. Calculer les contraintes maximum de
tension et de compression .
Solution
σt = 100 MPa ; σc = 60 MPa
Exercice 1
Une poutre est constituée d´un profilé C 310 x 37, et d´une poutre W 410 x 60
assemblé tel qu’indiqué. Pour le chargement indiqué, calculer la charge
maximum q0 si les contraintes maximum admissibles sont σat = 140 MPa en
tension et σac = 120 MPa en compression.
310 mm

q0
RA RB

407 mm

1m 5m 1m

Solution
L’équilibre donne:
 RA  RB  7q0 RB  3.5q0
 
5RB  7  2.5q0  17q0 RA  3.5q0
x2
Pour 0 < x < 1: V x   q0 x ; M x   q0
2 x2
Pour 1 < x < 6: V  x   q0 x  3.5q0 ; M x   q0  3.5q0 x-1
x2 2
Pour 6 < x < 7: V  x   q0 x  7q0 ; M  x   q0  3.5q0 x-1  3.5q0 x-6
2
q0
RA RB

V
2.5 q0
q0
x
- q0

- 2.5 q0 2.625 q0
M
Mmax = 2.625 q0

x
- 0.5 q0 - 0.5 q0
Propriétés de la section:

Pour la poutre 1 en W (410X60)

A1 = 7610 mm2 ; Iz1 = 216 x 106 mm4 ; tc1 = 203.5 mm

Pour la poutre 2 en C (310X37)

A2 = 4742 mm2 ; Iz2 = 1.861 x 106 mm4 ; tc2 = (407 + 9.8 - 17.12) = 399.68 mm

A1tc1  A2tc 2
tc   278.81mm
A1  A2
  
I z  216 106  7160278.81  203.5  1.816 106  4742399.68  278.81
2 2

I z  330.31106 mm4
330.31106 330.31106
Z1   1.185 106 mm3 Z2   2.394 106 mm3
278.81 137.99
Valeurs limites: σ = M/Z donc M = Zσ

Au centre:
M1 = 1.185 x 10-3 x 140 x 106 = 165.9 x 103 N.m
-

M2 = 2.394 x 10-3 x 120 x 106 = 287.3 x 103 N.m +

Mmax = 2.625q0 ≤ 165.9 kN.m donc q0 ≤ 63.2 kN/m

Aux appuis:
M1 = 1.185 x 10-3 x 120 x 106 = 142.2 x 103 N.m +

M2 = 2.394 x 10-3 x 140 x 106 = 335.2 x 103 N.m -

Mmax = 0.5q0 ≤ 142.2 kN.m donc q0 ≤ 284.4 kN/m

D’où la valeur critique de q0 est:

q0 = 63.2 kN/m
Exercice 2
Calculer la distance L maximum entre les appuis si les contraintes maximum
admissibles sont:
 at  140MPa en tension
 ac  110MPa en compressio n
Solution

L  3.48m
Exercice 3
Déterminer le profilé en I de type W de poids minimum pouvant être utilisé
comme poutre sur appuis simples pour supporter une charge de 10 kN au
centre, pour une contrainte admissible: σad = 140 MPa

Note: on doit inclure dans la charge le poids propre de la poutre. Celui-ci étant
inconnu au départ, on doit procéder par itération. On partira, par exemple, en
négligeant le poids propre de la poutre. Utiliser les tables du formulaire.

Solution
W 150x18
Exercice 4
Un profilé standard C 200 x 17 est soumis á un moment de flexion M dont l´axe
dans la section fait un angle α avec l´axe Cz. Calculer les contraintes maximum en
tension et compression avec M = 4 kN.m et tanα = 1/3.

Solution

 t  61.8MPa  c  126MPa
Exercice 5
Pour le chargement ci-contre on veut utiliser une poutre de type W. Pour une
contrainte maximum admissible de 140 MPa, déterminer á l´aide des tables la
poutre standard admissible de poids minimum (tenir compte du poids propre) et de
hauteur minimum.

Solution
W 250x33
Exercice 6
Une poutre de section rectangulaire, d´épaisseur constante b = 40 mm, mais de
hauteur variant linéairement de h =100 á h = 50 mm, supporte la charge P = 500 N
et M = 100 N.m á son extrémité libre.
Calculer la contrainte normale maximum dans la poutre.

Solution
 max  6.25MPa
Exercice 7
Une poutre sur appuis simple doit supporter une charge uniforme de 55 kN/m. On
choisit une section de type W pouvant être éventuellement renforcer par des
plaques. La hauteur totale de la poutre ne doit pas dépasser 500 mm et les
plaques de renforcement sont disponibles en épaisseur de 5 mm á 25 mm, par
accroissement de 2.5 mm, et fond 200 mm de large. Calculer les éléments de cette
poutre de sorte que les contraintes normales ne dépassent pas les 140 MPa et que
le poids soit aussi faible que possible (utiliser les tables du formulaire).
Négliger le poids propre de la poutre dans le calcul des contraintes.

Solution
W 460 113  plaques de 10mm
poids total renforcé Wr  10008 N soit environ 10kN
Exercice 8
Un profilé L 55 x 55 x 10 est soumis á un moment de flexion M = 300 N.m dont
l´axe est parallèle á l´une des ailes. Calculer la contrainte normale aux points A et
B.

 A  45.9MPa  B  45.6MPa

Solution
Exercice 8

Un profilé L 55 x 55 x 10 est soumis à un moment de flexion M = 300 N.m


dont l’axe est parallèle à l’une des ailes. Calculer la contrainte normale
aux points A et B .

σA = + 45.9 MPa σB = - 45.6 MPa

Solution
CHAPITRE 9
PLAN
I. MISE EN EVIDENCE DU CISAILLEMENT DANS LES POUTRES

II. CALCUL DU CISAILLEMENT DU A L’EFFORT TRANCHANT

III. APPLICATION : POUTRE DE SECTION RECTANGULAIRE

IV. PRINCIPE DE CALCUL DES ÉLÉMENTS D’ASSEMBLAGE

V. ACTION CONJUGUÉE DE V ET M.
I - MISE EN EVIDENCE DU CISAILLEMENT DANS LES POUTRES
a) Cisaillement dans la section droite

L’effort tranchant dans une section est la résultante de forces élémentaires


tangentielles dF agissant sur cette section.

P
a
V=P

dF
b) Cisaillement parallèlement à l’axe de la poutre

Cas N°1
P

Glissement

Cas N°2
P
a b a b

a b a b

Mb x
Ma
-PL
Dans le cas N° 2, on isole un élément de poutre par 2 sections aa et bb. Le
moment de flexion sur ces sections est, en valeur absolue, Ma et Mb. On isole
ensuite l’élément supérieur en sectionnant le goujon. Cet élément doit être en
équilibre.
 M ac  M bc σa σb
a  et b 
Iz Iz
 Ma
Fa    x dA   ydA
A Iz A
x
 Mb
Fb    x  dx dA   ydA A’
A Iz A

La condition d’équilibre axial s’écrit: Fa Fb

 Fa  Fb  F  0


x
ydA ΔF
F  Fa  Fb  ( M a  M b ) A
Iz
La force ΔF correspond à l’effort tranchant qui s’exerce dans la section du goujon.
II – CALCUL DU CISAILLEMENT DU A L’EFFORT TRANCHANT
On considère maintenant une poutre monobloc soumise à un chargement
quelconque transversal q(x) :

On isole l’élément situé entre x et x + dx et q(x)


entre y = y1 et y = c1.

On note:
dx
M
C1 = centre de l’aire supérieure
A1 = aire supérieure (entre y = y1 et y = c1)
x x + dx
yC1 = position de C1. O x
y

F1 F1+ dF
C1
c1
yC
dF1 M(x) M + dM l(y1) y1
dF1 1

x z C
Calcul de la contrainte de cisaillement moyenne
Au point d’abscisse x la force de cisaillement s’exprime par :
My M ( x)
F1    x dA    dA    ydA
A1 A1 Iz Iz A1

De même au point x + dx :

M  dM
F1 ( x  dx)  F1  dF1    x  dx dA    ydA
A1 Iz A1


dM
D’où dF1  
Iz A1
ydA avec Q
A1
ydA

Q : est appelé moment statique de l’aire A1 par rapport à l’axe neutre Cz de la


section complète.

Si on connaît la position yC1 du centre C1 de l’aire A1, on a donc

Q
Q  yC1 A1 La force peut donc s’écrire dF1   dM
Iz
On rapporte dF1 à la longueur dx sur laquelle elle s’exerce :

dF1 Q dM

dx I z dx

Définition: flux de cisaillement q(x,y1)

On appelle flux de cisaillement à la position y1 de la section x :

dF1
q(x,y1 ) 
dx
C’est donc une force par unité de longueur (N/m)

dM VQ
Or on sait que  V(x) q(x,y) 
dx Iz

Contrainte moyenne de cisaillement

dF1 q VQ
τ  τ  
ldx l I zl
y y

dF1  
dx
l
C
C

z
z

A la position y = y1, la section a pour largeur l. La force dF1 s’exerce sur l’élément
d’aire dA = ldx. Sur cet élément d’aire s’exerce une contrainte de cisaillement
moyenne:

Contrainte moyenne de cisaillement

dF1 q VQ
τ  τ  
ldx l I zl
Cisaillement moyen dans la section droite
La réciprocité du cisaillement sur 2 facettes perpendiculaires exige que, en un
point, sur des facettes x et y :
τ xy  τ yx
La section horizontale correspond à une facette y, tandis que la section droite de
la poutre correspond à une facette x. Le cisaillement sur la section droite de la
poutre est donc donné par l’équation:

q VQ τ yx
τ  
l I zl
y1 τ xy
Il faut bien noter, cependant, qu’il s’agit d’une valeur
moyenne du cisaillement sur la largeur de la section à la
x
position y par rapport à l’axe neutre de la section.

NOTA: a) Q et l sont des fonctions de y.


b) Q = 0 aux fibres extrêmes (y = c1 et y = -c2)
c) Q maximum à l’axe neutre.
d) τ xy nul aux bords et maximum prêt de l’axe neutre. dx
III - APPLICATION : POUTRE DE SECTION RECTANGULAIRE

Étudier la variation deτsur la section

Chaque point de la section est soumis à une contrainte de cisaillement reliée à


l’effort tranchant V par :
VQ
τ 
I zl
Pour cette section, (l = b) le moment statique pour y = y1 est :

1h  h  b  h2 
Q  yC1 A1    y1   y1 b Q    y12 
22  2  2 4 
bh3 y
De plus: Iz  et A  bh
12
C1
y1
Le cisaillement est donnée par :

h V x
6 V  h2  3 V   2 y1  
2
z
τ  3   y12  ou τ 1    
bh  4  2 A   h  
b
y y

6 V  h2 2  max
τ  3   y1 
bh  4 z 

On voit que   0 pour y1  h/2 et que    max pour y1  0


3V
avec  max 
2A
V
Si l’on définit le cisaillement moyen sur toute la section par  moy 
A
3
On voit que :  max   moy
2
Le cisaillement maximum dans cette section, soumise à l’effort tranchant V, est
donc 50% supérieur au cisaillement moyen.
Exemple 1
La poutre ci-contre est constituée de 3 lamelles collées identiques. On donne :
e = 10 mm ; b = 60 mm ; L = 1 m ; P = 10 kN.
collé
P

Calculer la contrainte e
maximum de cisaillement e

dans les joints de colle. e

L b

Solution
La contrainte maximum de cisaillement dans les joints de colle,
c.a.d pour y1 = ± e/2 avec h = 3e est :

6 V  h2 2  6P  9e2 e 2  12P
τ max  3   y1   
3
  
bh  4  27 b e  4 4  27 b e

τ colle  7.4MPa
IV – PRINCIPE DE CALCUL DES ÉLÉMENTS D’ASSEMBLAGE

Les éléments d’assemblage (vis, clous, rivets, soudures….) empêchent le


glissement relatif des éléments d’une poutre lorsque celle-ci transmet un effort
tranchant. Pour calculer l’effort tranchant sur un élément d’assemblage donné, il
faut :

Calculer le flux de cisaillement agissant au niveau de la section critique


,,, de l’élément : q
Calculer la longueur de poutre que l’élément influence : d
L’effort tranchant dans la section critique de l’élément d’assemblage est :
Va = qd (ne pas confondre Va avec l’effort tranchant V sur la section
complète de poutre)
rivets
vis

soudures
Exemple 2
Reprendre l’exemple 1 avec un assemblage par goujons, au lieu d’un assemblage
collé (d = 250 mm). On donne:
e = 10 mm ; b = 60 mm ; L = 1 m ; P = 10 kN.
P
Calculer l’effort tranchant
e
maximum sur chaque goujon
Vg. e
e

d b
L
Solution
La contrainte maximum de cisaillement dans les joints, c.a.d pour y1 = ± e/2 avec
h = 3e est :
6 V  h2 2  6P  9e2 e 2  12P
τ max  3   y1   
3
  
bh  4  27 b e  4 4  27 b e

L’effort tranchant dans chaque goujon est : Vg   max bd  111kN


V – ACTION CONJUGUÉE DE V ET M
y y
 xy  xy
x
x

C M
M
x
V V
z
y
Chaque point de la section est soumis à une contrainte  xy
My
normale : σx   x  xy
Iz
x x
VQ
tangentielle : τ xy 
I zl  xy
On a un état de contrainte plane donc les contraintes principales sont données par:

  x  y   
2 2
 x v 
 1, 2       xy
2
ou  1, 2  x   x    xy2
2  2  2  2 
Exemple 3 P
b a
Comparer les contraintes maximum dues à
100
V et à M pour les sections aa et bb.
b a
100 40
3 7
bh 10
Solution Iz   et A  bh  4000 200
12 3
L’effort tranchant et moment fléchissant pour les deux sections:
Section aa: Section bb:

Va  P et M a  100P Vb  P et M b  200P
My 3Py VQ My 6 Py VQ
σx     5 ; τ xy  σx    5 ; τ xy 
Iz 10 I zb Iz 10 I zb
b  h2  6 V  h2 
Q   
 y 2   20 2500  y 2  τ xy  3   y 2  
3P

2500  y 2 
 2 10
7
2 4  bh  4

  max  1.5 103 P   max  3 103 P


 

 max  0.375  10 3
P 
 max  0.375  10 3
P
Section aa: Section bb:

 1, 2 
3P 
y  y 
2 
2500  y 2

2 
  1, 2
3P
 5

y  y 2

2500  y  2 2 

2 105  10 4  10  4 10 4 
   
Exercice 1
Calculer la contrainte de cisaillement maximum due à V dans la poutre ci-contre.

20kN
q0 = 8 kN/m
80
RA RB
20

80

1m 3m
20 50 20

Solution
L’équilibre donne:  RA  RB  20  4  8  RA  31kN
 
4 RA  20  3  8  4  2 RB  21kN
Pour 0 < x < 1 V(x) = - 31 + 8x

Pour 1 < x < 4 V(x) = - 31 + 8x + 20 = - 11 + 8x


20kN
q0
80
RA RB
a a
20

80

1m 3m
V 20 50 20

21

Vmax = 31 kN
-3 x

20180 5020
3 3

- 31 Iz  2   19473333mm4
12 12
Section critique au niveau de a-a Q  2  80  20 50  160000mm3
VQ 31103 160000
τ max    6.36MPa
2eI z 2  20 19473333
Exercice 2
Un longeron d’aile d’avion est constitué d’une âme de 1,65 mm d’épaisseur, et de
4 cornières de 50 mm x 37,5 mm x 3 mm, dont l’aire de la section est A = 271 mm2
pour chacune (le centre de section est indiqué).
Si l’on néglige la coque, le moment d’inertie de la section est de 47,57 x 106 mm4.
La rangée (A) de rivets est constituée de rivets de 4,75 mm de diamètre, espacés
de 30 mm, capables de supporter 4 kN chacun en cisaillement.
Si l’effort tranchant sur la section est de 30 kN, quel est le coefficient de sécurité
(par rapport à la charge maximum que peut supporter chaque rivet)? Négliger la
diminution de section due aux trous de rivets.

1,3 mm 37,5
coque
15
B C
A 50

400 mm 1,65 mm
Solution
a) Flux de cisaillement entre les cornières et l’âme

Q = moment de l’aire d’une cornière par rapport à Cz.

Q  271 200  15  50135mm3

Le flux de cisaillement entre une cornière et l’âme.

VQ 30000  50135
q   3.16 10 4 N / m
Iz 47570000
b) Effort tranchant supporté par chaque rivet (A) dans la section entre
cornière et âme.
Distance entre les rivets = 30 mm.

Donc F = d.q = 3.16 x 10-4 x 3 x 10-2 = 948 N

4000
c) Coefficient de sécurité : ns   4.22
948
Exercice 3
Dans le problème ci-dessus, on considère maintenant que l’on peut inclure une
certaine largeur (100 mm) de coque dans le calcul de l’inertie de la section.
Les cornières sont fixées à la coque par 4 rangées de rivets (B) espacés de 50
mm. Calculer l’effort tranchant sur chaque rivet, pour un effort tranchant de 30 kN
sur la section. Comparer avec le problème précédent.

Solution
100 mm
La nouvelle inertie:

I z  4757.10 4  2100 1.3200  57970000mm4


2 1.3 mm
coque
Le flux de cisaillement entre la coque et les cornières. B
VQ 30000  200100 1.3
A
q   13.5kN / m 400 mm 1.65 mm
Iz 57970000
Force sur chaque rivet (B)

Distance entre les rivets = 50 mm.


q 50  13500
Donc F d   336 N
2 2
Exercice 4
Calculer le cisaillement maximum dû à l’effort tranchant, dans une poutre de
section rectangulaire, de base b = 200 mm, hauteur h = 250 mm, chargée
uniformément avec q0 = 5 kN/m, longueur L = 2 m, sur appuis simples. Comparer
avec la contrainte normale maximum.
q0 = 5kN/m
Solution
RA RB

Vmax = 5 kN

bh3 200  2503 2m


Iz    2.604 108 mm4
12 12

V(kN)
τ max  150kPa 5

 max  1.2MPa x

-5
Le flux de cisaillement maximum à l’axe neutre

VQ 5000  200 1252


q   30 N / mm
Iz 2  2.604 108

250
q VQ
τ max    150kPa
b I zb
200
Comparaison avec la contrainte normale maximale

M max .c
M max  2.5kN.m   max   1.2 MPa
Iz
Exercice 5
On construit une poutre de 150 mm x 100 mm en collant 3 éléments de 100 mm x
50 mm. Le cisaillement admissible dans les joints de colle est de 0,35 Mpa. La
poutre étant encastrée à un bout et supportant une charge P à l’autre, avec L = 1m.
a) Calculer la valeur maximum de P admissible.
b) Calculer la contrainte maximum de flexion correspondante.

Solution

50
a) Pmax  3.94kN
50

50

b)  max  10.5MPa
100
Exercice 6
Une poutre caisson en bois est constituée par 2 planches de 50 x 20 mm et par 2
plaques de contreplaqué. Celui-ci est fixé aux semelles par des clous pour
lesquels l’effort tranchant maximum admissible est de 100 N.
Calculer l’espacement maximum de ces clous dans une région de la poutre où
l’effort tranchant est V = 500 N.
20
Solution
Le flux de cisaillement à l’interface entre les
planches et les plaques verticales :

 
1 z
Iz  60 1503  50 1103  1133 cm 4 C
150
12
Q  50  20 65  65 cm3
VQ 500  65.106
q  8
 2869 N / m
Iz 1133.10 5 50 5

Chaque clou supporte un effort tranchant :


q 2 100
Vc  d  d   d max  69,7mm
2 2869
Exercice 6
Une poutre caisson en bois est constituée par 2 planches de 120 x 40 mm et par 2
plaques de contreplaqué de 6mm d’épaisseur. Celui-ci est fixé aux semelles par
des clous pour lesquels l’effort tranchant maximum admissible est de 100 N.
Calculer l’espacement maximum de ces clous dans une région de la poutre où
l’effort tranchant est V = 500 N.
20

40

z
150
C

200

5 50 5

6 120 6
Exercice 7
Pour la poutre ci-contre, calculer les contraintes principales au point A. Indiquer les
directions principales en ce points.

Application numérique :

b = 100 mm ; h = 250 mm ; c = 600 mm ; d = 60 mm ; P = 5 kN

Solution
P

 1  0.032MPa 1  82  A h
d

 2  1.53MPa  2  8 c
Exercice 8
Pour la poutre ci-contre :

a) Calculer le cisaillement maximum sur une section à 1 m de l’appui dû à l’effort


tranchant.
b) Comparer avec le cisaillement maximum dû au moment de flexion (dans la
même section).
prendre : h = 280 mm ; b = 200 mm ; e1 = e2 = 10 mm

q0 = 5KN/m

Solution
A B

a)  max  2.02MPa 3m 1m

e1
b)  max  6MPa
h/2
e1
C
h/2

b
Exercice 9
Les deux éléments constituant la poutre illustrée à la figure ci-dessous, sont en
bois, soit assemblés par la colle soit par les vis de Ø 8 mm espacées de 20 cm.
a) Calculer les valeurs maximales des contraintes de tension.
b) Calculer les valeurs maximales des contraintes de compression.
c) Calculer les valeurs maximales de cisaillements dans la colle et dans les vis.

140 mm
q0 = 2 kN/m
3 kN

A
B C D
5m 5m 4m

160 mm

40 mm
CHAPITRE 10

CALCUL DE LA DÉFORMÉE D’UNE


POUTRE EN FLEXION.
Avant déformation : ligne moyenne suivant Ox
Après déformation : courbe v = f(x)
Sections droites aa à x et bb à x + dx
Au point d’abscisse x de la ligne moyenne :
• rayon de courbure r
• Centre de courbure ω
On considère l’élément de poutre ab de longueur ds à la fibre neutre.
dθ = angle entre les normales ou tangente en a et b.


déformée
y v

d
r d

b
v(x) a
a b
O x x + dx x
Courbure d’une poutre fléchie
On a vu précédemment que la courbure 1/r de la ligne moyenne (fibre neutre) en
un point où le moment de flexion transmis par la section est M est donnée par:

1 M

r EI z
d 1
Par définition du rayon de courbure, on a : ds  rd ou encore : 
On a donc: ds r
1 d M ( x )
 
r ds EI z
On vérifiera que cette équation satisfait aux conventions de signes adoptées:

r > 0 (concavité vers le haut) correspond à M > 0.


dθ > 0 correspond à une rotation de x vers y (ici, dans le sens anti-horaire).
Hypothèses des petites déformations et petits déplacements
On supposera dans tout ce qui suit que le
ds
déplacement v(x) et la rotation θ en chaque θ
dv
point de la déformée de la poutre sont très petits.
v(x)
Il en résulte les approximations suivantes:
x x+dx x
dx
dv
 tan θ  θ et ds  dx
dx
d d d  dv  d 2v
D’où     2
ds dx dx  dx  dx

Équation différentielle pour les petites déformations :

d 2 v M ( x)
2

dx EI z
Remarque:
1) Lorsque M(x) = 0 en un point, d2v/dx2 = 0 la déformée a un point
d’inflexion (changement de signe de la courbure).
2) Lorsque la pente de la déformée devient importante, on doit prendre
l’équation exacte de la courbure:

d
dv
dx
 tan  
d  dv 
   1  tan 
dx  dx 
2

dx
 
2
d v
1 dx 2
 3
r
  dv  2  2
1    
  dx  
On considère ici le cas des poutres à inertie constante: Iz=I=cst.
Connaissant M(x):

EIv"  M ( x )

EIv'   M ( x)dx  C1

EIv   M ( x)dx  C1 x  C 2

(Pour simplifier, on a utilisé le même symbole pour les variables d’intégration.


La notation ∫∫ indique une double intégration de la fonction M(x).
Les constantes C1 et C2 sont obtenues par les conditions aux limites:

Par exemple: pour un appui simple v = 0


pour un encastrement v = 0 et v’ = dv/dx = 0
Exemple 1: Poutres encastrées

Calculer la flèche à l’extrémité libre,  B

Cas (a)
L P
3
PL
B 
3EI A
B

Cas (b)
q0

q0 L4
B 
8EI A
B
L
Exemple 2: Poutres sur appuis simples.

Calculer la flèche au centre,


a P b
Cas (a)

 
A
C B
Pb 3L  4b2 2
C 
48EI L/2 L/2

Cas (b)
q0
4
5q0 L
C  A
384 EI C B
Définitions
q(x)

Couple concentré C0 au point x = a C0

q-2 = < x – a >-2C0 O a x

q(x)
Force concentrée P à x = a P

q-1(x) = < x – a >-1 P


O a x
q(x)
Charge uniformément répartie k pour x > a k

q0(x) = < x - a >0 k


O a x
Charge répartie à variation linéaire pour x > a

q(x)

q1(x) = < x – a >1 k


O a x

Charge répartie à variation parabolique pour x > a

q(x)

q2(x) = < x – a >2 k


O a x
Propriétés
q-2(x) et q-1(x) sont identiquement nulles, excepté au point d’application x = a

q0(x) = 0 si x < a et q0(x) = k si x>a

q1(x) = 0 si x < a et q1(x) = k(x-a) si x>a

q2(x) = 0 si x < a et q2(x ) = k(x-a)2 si x>a

Règles d’intégration
Si le chargement de la poutre n’existe que pour x > 0 :
x
0
 x  a   2 C0 dx   x  a  1 C0
x
0
 x  a  1 Pdx   x  a  0 P

Règle ordinaire d’intégration pour x > 0:

n 1
x  x  a 
0    kdx 
n
x a k
n 1
Application au calcul de la déformée:
Ici encore, on se limite au cas des poutres à inertie constante: EI = Cst .

dV dM d M ( x) dv
On sait que :  q( x) ;  V ( x) ;  ;   ( x)
dx dx dx EI dx

d 4v d 3 d 2 M dV
Donc : EI 4  EI 3  2
  q( x)
dx dx dx dx
q(x) ayant été défini à l’aide des fonctions singulières, on peut intégrer 4
fois en appliquant les règles ci-dessus:

x x
V ( x)  V (0 )    q( x)dx

M ( x)  M (0 )    V ( x)dx


0 0

x x

EI ( x)  EI (0 )   M ( x)dx EIv( x)  EIv(0 )  EI   ( x)dx


 

0 0
Cependant, la poutre n’étant chargée que pour x > 0, on a V(0-) = 0 et M(0-) = 0.

Par contre θ(0-) et v(0-) dépendent des conditions d’appui à x = 0

Pour un encastrement : θ(0-) = 0

Pour un appui simple ou un encastrement : v(0-) = 0

Si l’on pose: EIθ(0-) = C1 et EIv(0-) = C2

Le passage de q(x) à v(x) se fait directement par:

EIvx    dx  dx  dx  qx dx  C1 x  C 2

Les constantes C1 et C2 sont calculées à l’aide des conditions d’appui.


Exemple 3: Calculer l’équation de la déformée de la poutre ci-dessous.

Les réactions sont données par:

a b

L2  b 2 q0 a 2
RA  q0 et RB  q0
2L 2L A B

RA L RB
Solution

EIvx  
RA q q R
 x  3  0  x  4  0  x  a  4  B  x  L 3 C1 x  C2
6 24 24 6

L2 L3 b4
Avec C1   RA  q0  q0 et C2  0
6 24 24 L
Cette méthode découle d’un principe fondamental en résistance des matériaux:
Le PRINCIPE DE SUPERPOSITION, qui est valide tant que les charges
appliquées sont reliées de façon linéaire aux déformations (valide, en général,
pour les petites déformations.)

Règle:
le déplacement d’un point d’une poutre soumise à un chargement transversal
quelconque est égal à la somme des déplacements de ce point sous l’effet de
chaque charge agissant seule.

Application pratique:
elle suppose que l’on ait à sa disposition des répertoires de cas de
chargement simples qu’il suffit de combiner algébriquement pour obtenir le
cas étudié, en utilisant les formulaires indiqués dans la bibliographie de ces
notes de cours.
Exemple 4: Connaissant les solutions élémentaires ci-dessous:

q0
L P

A
B B
L

 B  q0 L3 / 6 EI  B  q0 L4 / 8EI  B  PL2 / 2EI  B  PL3 / 3EI

D’après le principe de superposition, la flèche maximum en B de la poutre


combinée est:
q0
 3
PL q0 L 4 P
 B  
3EI 8EI
 2 3 A
 B  PL q L B
 0
 2 EI 6 EI
L
q0 = 600
A B
kg/m2

a = 1000 mm
Exemple 5: Calculer la flèche en B pour le cas suivant:

P q0

A B
L/2 L/2

Solution
5 PL3 41 q0 L4
B  
48 EI 384 EI
P q0 Q

A B
L/2 L/4

L
V – 1. Généralités
Définition: une poutre est hyperstatique lorsque le nombre de réactions inconnues
est supérieure au nombre d’équations d’équilibre.
P
Exemple:
A B
3 réactions: RA, RB, MA donc NR = 3
MA RA
2 équations d’équilibre d’où NE = 2 RB
Poutre hyperstatique de degré:

NR – NE = 1
V – 2. Méthode de solution
On doit utiliser des équations de compatibilité des déformations (flèche
nulle ou rotation nulle en un point, par exemple). On doit avoir autant
d’équations de compatibilité que de réactions supplémentaires.

Exemple 6 Calculer les réactions sur la poutre ci-dessous.

a) Par la méthode d’intégration. P


b) Par la méthode de superposition. a b

Solution A B

Pb  b2  Pb  b 2 
RA   3  2  MA  1  2  RB  P  R A
2L  L  2  L 
Exemple 7 : Même questions que ci-dessus.

P
a b

A B

L
Solution

Pb 2 Pab 2
R A  3 3a  b  MA  2
L L
Pa 2 Pa 2 b
RB  3 3b  a  MB  2
L L
V – 3. Poutres sur appuis élastiques

Certains appuis permettent un certain déplacement ou une certaine rotation.


On considère ici le cas d’appuis élastiques linéaires de raideur k.

Réaction à l’appui : R = kδ

Couple à l’appui : C = kθ

Exemple 8: Calculer la flèche en B


P EI

5 PL3
B  A B

16 3EI  kL3 k

L/2 L/2
Système équivalent avec k = 3EI1/L13
P EI
5 PL3
B  B
16 3EI  kL3 A
k

L/2 L/2

P EI

B EI1
A

L/2 L/2 L1
Exemple 9 Calculer la flèche en B

k EI P

PL3 PL2 A
B   B
3EI k
L

EI1
Système équivalent avec k  P
L1
Nœuds rigide
L1
EI1
V – 1. Assemblages de poutres à nœuds rigides.

Cas de deux poutres x2

L’angle entre les axes des poutres qui se joignent A


au nœud A est constant (par ex: 90°) lorsque les x1
poutres se déforment. 1

Au nœud A:
2
Un moment MA sur chaque poutre MA
Compatibilité des rotations:  A1   A2
MA

 A1 : rotation en A, poutre 1 1
 A2 : rotation en A, poutre 2

2
Généralisation à plusieurs poutres
M1
Équilibre du nœud A en rotation:

M1  M 2  M 3  0 M3 1

Compatibilité des rotations A

 A1   A2   A3 3
M2
2

Exemple 10: portique symétrique


P
Calculer le moment aux nœuds B et C B C

EI
PL 1 L H
M B  MC 
8 2H
1 A D
3 L
Exercice 1
Pour la poutre ci-contre, calculer la flèche maximum et celle au centre avec
E = 200 GPa et I = 33x106 mm4

q0 = 22kN/m

A
B

Solution 2m 2m
Exercice 2
Calculer θB et δB par la méthode d’intégration et comparer les résultats
obtenus par les formules données en annexe (chargements élémentaires).
E = 200 GPa et I = 33x106 mm4
15 kN/m

Solution A
B
3m
Exercice 3
Calculer θB et δC par la méthode des fonctions singulières et par la
méthode de superposition. EI = 80x105 N.m2
60 kN
30 kN
15 kN/m

A
B
Solution
2m 1m 1m 2m
Exercice 4
Calculer δB de la poutre ci-dessous.
E = 200 GPa, I1 = 8x108 mm4 et I2 = 2x108 mm4.
120 kN
30 kN/m

A B
I2
I1
2m 2m
Solution
Exercice 5
Pour la poutre ci-contre, calculer la flèche maximum avec la méthode de
superposition E = 200 GPa et I = 12 x 107 mm4

25 KN
15 kN/m

A B

Solution
2.5 m 1.5 m
Exercice 6
Calculer la flèche maximum en B. E = 200 GPa
18 KN

A
150 mm
450 mm B h

4m 150 mm
Solution
Exercice 7
Par la méthode des fonctions singulière, calculer les réactions de la poutre
ci-dessous. Représenter le diagramme M.
Calculer les contraintes maximales en tension et en compression.

15 kN/m 40 kN

h = 60 mm

b = 30 mm A 1m B

2m 1.5 m
Solution
Exercice 8
EI
Dans le système ci-contre, les poutres AB et
BC sont encastrées en A et C et liées B
rigidement en B. La poutre AB subit une
C
élévation de température Δt. Si son coefficient
de dilation est α, calculer le moment de flexion
en B et la force axiale dans AB. EI L1
Application numérique: L

I = 40 x 106 mm4 ; E = 200 GPa ; α = 12 x 10-6/°C

L = 2L1 = 5 m ; A = 6500 mm2 ; Δt = 100°C A

Solution
Exercice 9
Si la contrainte maximum admissible est σad = 130 MPa, calculer le module
de section nécessaire pour la poutre ci-dessous ( utiliser la méthode de
superposition).
150 KN
45 kN/m

A
B
Solution
4m 2m
Exercice 10

Les poutres AB et BC sont identiques, de longueur L et rigidité EI. Elles


sont assemblées rigidement en B. Calculer les réactions en A et C sous
l’effet de q0.
C
B
q0

Solution
Exercice 11

Calculer la flèche au point C du portique ABC, les poutres AB et BC ayant la


même rigidité EI.
P

Solution
C
B
b c

A
Exercice 12
EI2
100 kN
Calculer δC. A B

EI1 EI1
C
Solution
2m 2m 2m 2m
Exercice 13

Le système ci-dessous est constitué de 2 poutres identiques


indépendantes. Calculer la flèche maximum δ1. comparer avec le cas d’une
poutre monobloc de flèche δ2.
P
Solution
h/2
h/2
A B
L b
CHAPITRE 11

MOMENT DE TORSION : CONTRAINTES


ET DÉFORMATIONS
I – CONVENTIONS ET DIAGRAMME T(x)

I – 1. Conventions de signes pour T


y

T
x

x x

T>0 T<0
I – 2. Relations entre T et les charges appliquées
y

c(x)
C
x

Non chargée Couple réparti Couple concentré

1) Zone non chargée:

(T + dT) – T = 0

T T + dT
dT = 0
x
T = cst

x x+dx
2) Couple réparti c(x):

(T + dT) + c(x)dx – T = 0
T c(x)dx T + dT
 c  x 
dT x
dx

x x+dx

3) Couple concentré C:

(T + ΔT) + C – T = 0
T C T + ∆T
x
ΔT = - C

On a donc une discontinuité de –C dans le


diagramme T(x). x - Δx x x + Δx
I – 3. Relation puissance – couple appliqué
Pour une machine tournante, si l’on a :
une puissance transmise ou absorbé : P

un couple moteur ou récepteur : C

une vitesse de rotation : ω

On a la relation suivante : P=Cω

Dans le système S.I. : [P] = watts ; [C] = N.m ; [ω] = rad/s


Exemple 1
Puissance transmise : P = 31.4 kW
Vitesse de rotation : N = 500 rpm
La poulie A absorbe : PA= 2P/ 3 Tracer le diagramme T(x)
La poulie B absorbe : PB = p/3

Récepteurs
Moteur

(A) (B)
T (N.m)
600

400

O x
II – POUTRES A SECTION CIRCULAIRE (ARBRES)
 x   x  d

C C
O x

x x + dx
L

II – 1. Étude de la déformation

a) Hypothèses fondamentales
Les sections droites restent planes après application de T et normales
à l’axe Ox de la poutre.
Les rayons, dans ces sections droites, demeurent rectilignes.
La longueur L du cylindre ne varie pas.
Conséquence:
Chaque section tourne d’un angle ϕ(x) comme un disque rigide par rapport à
sa position initiale.

Exemple: poutre encastrée libre soumise à un couple concentré C

A  0 B
 x    d
a b
a’ R
A  b’ B
O c d C x
c’
d’

x x + dx
L
b) Relation entre rotation  et glissement 

  d
b
a b
a’ b’’ b’’
 max
b’  d
c b’ d d R
d d’’
c’ 
 x  d’
d’
r
O1 O2 O2

 x 

dx
bb   max dx  Rd
A la surface de la poutre:
Initialement, le segment ab est parallèle à Ox. Après déformation, ab prend
la position a’b’. On considère le segment a’b’’ parallèle à ab. L’angle b’a’b’’
correspond à la déformation du matériau à la surface de la poutre qui est
ici un glissement  puisqu’il correspond à la variation d’angle entre des
facettes initialement perpendiculaires.

D’où bb   max dx  Rd

D’où la relation entre le glissement superficiel  et la rotation  de la section :

d
 max R
dx
A l’intérieur de la poutre:
Sur un cylindre de rayon r (0 < r < R) on considère le segment cd
initialement parallèle à Ox. Après déformation, cd prend la position c’d’.
On considère le segment c’d’’ parallèle à cd. L’angle d’c’d’’ correspond au
glissement  à la surface du cylindre de rayon r, soit l’angle d cd    .
On donc :

d d   dx  rd
d’où l’on tire le glissement :
d
 r
dx
Donc la déformation unitaire  , varie linéairement à partir de l’axe du cylindre :
d d
 (r , x)  r et  max R
dx dx
Torsion unitaire d’une poutre:

On définit la torsion θ(x) par unité de longueur de la poutre (rad/m):

d
(x )
dx

D’où (r,x) = r θ(x)


II – 2. Étude des contraintes
Le glissement  implique que le matériau est soumis à une contrainte de
cisaillement  sur les facettes correspondantes suivant des plans diamétraux et
des sections droites. Pour un matériau élastique linéaire, la loi de Hook
s’applique:

  G Avec G
E
21  
La contrainte de cisaillement  sur les facettes indiquées est donc reliée à la
torsion unitaire de la poutre par:

  Gr x 
La valeur maximum de  se produit donc à la surface, pour r = R.

Soit  max  GR x 


Évolution des contraintes de cisaillement d’une poutre en torsion:

 max

 

Les contraintes de cisaillement  sur les facettes suivant des


plans diamétraux et des sections droites.
État de contrainte en un point quelconque:


 max

1 2
 45°
T
  T
2 1 
x O
 2 1

On a un état de cisaillement pur sur les facettes xy (y étant pris dans la


direction tangente au cercle passant par le point considéré ).

Contraintes principales : 1   et  2  
Directions principales : à 45° avec l’axe de la poutre .
II – 3. Relation entre moment de torsion, contraintes et
déformations
Forces élémentaires dans la section droite: dF = dA

T  M x   rdF   r dA
A A
or   Gr (x)
dF = dA
T   Gr dA  G  r dA
2 2
dr
A A

R 4 r dA
d
or I x   r 2 dA  I y  I z  J 
A 2 O
T
D’où T ( x)  GI x ( x)
D’une manière générale, on écrit:

T(x) Tr TR
θ(x)  ; γ  rθ  et   Gr ;  max 
GJ GJ J
Le produit GJ est la raideur de la poutre en torsion.
Exemple 2:

Poutre de section circulaire uniforme encastrée-libre chargée par un couple


C à l’extrémité libre.
Calculer la rotation de la section B.

A B
C

L 2R

Solution
d T ( x) T ( x)
 ( x)    d  dx Or T(L) = C et ΦA = 0
dx GJ GJ

CL
Donc B 
GJ
II – 4. Tubes à section circulaire
On fait les mêmes hypothèses et l’on obtient
les mêmes résultats aussi bien pour les
sections circulaires pleines que pour les R2
R1
tubes telles que R1 < r < R2.

Moment d’inertie polaire


Ix  
A r
2
dA  2 
R1
R2
r
3
dr 
2
R4
2  R14 
e
Tubes circulaires minces

On définit l’épaisseur e = R2 – R1 et l’on Rm


suppose que e << R1 ou R2. On définit le rayon
moyen Rm:

R1  R2  et I x  2Rm e Rm2  2eRm3


1
Rm 
2
II – 5. Systèmes hyperstatiques en torsion
les équations de compatibilité portent sur l’angle de rotation ϕ.

Exemple 3
Arbre circulaire avec changement de section
Calculer les moments MA, MB aux encastrements .

C
D1 D2
A B x
Solution C
L1 L2

C C
MA  4
MB  4
L D  et L D 
1  1  2  1  2  1 
L2  D1  L1  D2 
III – POUTRES A SECTION NON CIRCULAIRE

III – 1. Poutres à section mince fermée


a) Flux de cisaillement q
O
s1
En chaque point de la section situé sur le
contour intérieur ou extérieur, la contrainte de
T
cisaillement (s) doit être parallèle à la x
tangente au contour en ce point (réciprocité du
cisaillement).
s2 (s)
Le flux de cisaillement q(s) à l’abscisse s du
contour moyen est : q(s) = e(s) (s)
Il peut être représenté par un vecteur tangent
au contour moyen. dx

Équilibre d’un élément de paroi suivant Ox: q(s1)


- q(s1)dx + q(s2)dx = 0 s1
q(s1) = q(s2) q(s)
Puisque s1 et s2 sont quelconques, on en déduit que: q(s2)
q = cst s2
dx
b) Relation entre T et q
Force dF sur un élément dA de la section :

dF = .dA = (e.ds) = q.ds O


x

Moment élémentaire par rapport à l’axe Ox h dF = .dA

(O un point quelconque de la section) ds


dMx = hdF = hqds
On doit avoir équivalence entre les dF et les dΩ
O
moments de torsion sur la section : T = Mx .

M x   hq ds  q  hs  ds
Lm Lm
ds
0 0 h(s)
Le terme h(s)ds peut être interprété
géométriquement. Si dΩ est l’aire du
triangle de sommet O et de base ds:

h( s )ds  2d T  M x  2q


Lm
 0
h(s)ds  2 d  2 donc

T
d’où q (1ère formule de BREDT)
2
On en déduit le cisaillement à la position s (valeur moyenne dans l’épaisseur
de la paroi)
q
 
e( x )

Lorsque l’épaisseur e est constante,  est constant dans la section.

c) Torsion d’une poutre à paroi mince fermée


On peut écrire la torsion θ par unité de T
longueur sous la forme générale déjà vue: 
GJ
42
Pour une section à paroi mince fermée, le J L
m ds

0 e(s)
paramètre géométrique J est donnée par la
2èmé formule de BREDT:

Cas particulier: paroi d’épaisseur constante

4 2 e
J 
Lm
Exemple 4 tube circulaire à paroi mince Rm

Appliquer les formules de BREDT et comparer


avec les résultats obtenus par la théorie des
sections circulaires. Rm
e

Solution
(1ère formule de BREDT)

q T T
   
e x  2e 2eRm2

(2èmé formule de BREDT)


T
avec J
4 e 4 R e
2

 
2 2
 2eRm3
m

GJ Lm 2Rm

Théorie des sections circulaires.

 Re4  Ri4  
J  Re  Ri Re  Ri Re2  Ri2   2eRm3
2 2
III – 2. Poutres à section pleine(ou épaisse) non circulaire
T
a) Cas général

Lorsqu’un poutre de section quelconque est soumise à un moment de


torsion, les hypothèses précédentes ne sont plus valides. En particulier, les
sections planes gauchissent. On doit alors utiliser une théorie plus
élaborée due à Saint-Venant et basée sur la Théorie de l’élasticité.

On peut aussi utiliser des méthodes expérimentales comme, par exemple,


l’analogie de la membrane. Cette méthode consiste à découper dans une
plaque un trou ayant la forme de la section étudiée, à tendre une membrane
sur ce trou, et à appliquer une pression uniforme sur cette membrane.

On démontre que la déformée de la membrane sous pression est régie par


les mêmes équations que la section en torsion. Les deux phénomènes sont
entièrement distincts, mais ils sont mathématiquement analogues. On peut
établir une correspondance entre les deux, et le comportement de la
membrane, assez facile à observer, permet d’en déduire les propriétés en
torsion d’une poutre ayant une section de même forme. Cette analogie est
due à Prandtl.
b) Cas particulier important : sections rectangulaires
glissement nul

T T

glissement maximum
Pour une section rectangulaire b x h (avec b > h),
le cisaillement maximum dû à un moment de T
torsion T se produit au point milieu des plus  max 
grands côtés. Il est donné par: bh 2

T
Tandis que la torsion unitaire de la poutre est:  avec J  bh 3
GJ
Dans ces formules, b correspond toujours au plus grand côté (b > h). Les
paramètre  et  dépendent du rapport b/h. le tableau ci-dessous
donne la variation de  et  lorsque b/h varie de 1 à l’infini.

b/h 1.00 1.50 2.00 3.00 6.00 10.00 


 0.208 0.231 0.246 0.267 0.299 0.312 0.333
 0.141 0.196 0.229 0.263 0.299 0.312 0.333

c) Centre de torsion d’une section

Une section de forme quelconque, soumise à un moment de torsion, tourne


autour de son centre de torsion, et non autour de son centre de section, qui
ne joue en fait aucun rôle en torsion pure. La détermination du centre de
torsion dépasse le cadre de ce cours. Pour les sections possédant 2 axes
de symétrie, le centre de torsion et le centre de section sont confondus. Le
centre de torsion d’une section est souvent appelé centre de cisaillement.
III – 3. Poutres à section mince ouverte
a) Sections rectangulaire minces
Le cas (b/h) →∞ du tableau 1 correspond à la torsion des poutres à section
rectangulaire mince (feuilles de métal). On voit que les paramètres tendent
alors vers la même valeur limite: 1/3. on définit l’inertie en torsion JR d’une
telle section:

bh 3 h
JR 
3 b

Th T
On peut alors écrire:  max  et θ 
JR GJ R
b) Section mince ouverte d’épaisseur constant
Une telle section est en général fabriquée à partir d’une tôle pliée ou courbée.

Lorsque la poutre ainsi formée est soumise à un moment de torsion T, le


cisaillement doit satisfaire aux conditions suivantes:

 doit être tangent au contour. S=0


aux extrémités libres,  = 0 T
(réciprocité de cisaillement) donc q = 0. S=Lm
q = cst (même démonstration que
pour les sections minces fermées).

Les deux dernières conditions exigent que max


le flux de cisaillement soit nul en tout point
de la ligne moyenne du contour. Donc pour e(s) max
une section, q ≡ 0.

On voit que ces conditions sont les mêmes que pour la section rectangulaire
mince de largeur e et de longueur Lm. Ce résultat est d’autant plus exact que
le rapport Lm/e est grand.

 max 
Te
et θ 
T Lm e 3
JR GJ R
avec JR  Lm
e

3
Exemple 5: torsion d’un tube circulaire fendu

On considère un tube de section circulaire, de rayon moyen e


Rm à paroi mince fendu suivant une une génératrice. La
section est donc ouverte.
Rm
a) Calculer τmax et θ sous l’effet d’un moment de torsion T.
b) Comparer les raideurs du tube fendu et non fendu.

Solution
a) D’après ce qui précède on a:

 max 
Te
et θ 
T Lm e 3
JR GJ R
avec JR 
3
3T 3T
Lm  2Rm   max 
2Rm e 2
et θ 
2GRm e3
b) D’après la (1ère formule de BREDT)

q T T T
    et  
e x  2e 2eRm2 2GeR 3m
c) Section mince d ’épaisseur variable

Si l’épaisseur est variable on peut considérer la section comme un


assemblage de n rectangles d’épaisseur différente, bout à bout. On a alors
un problème hyperstatique en torsion. En effet, chaque élément transmet
une partie Ti du moment de torsion total T sur la section.
n
On doit avoir:  Ti  T
1

De plus, la torsion unitaire θi de chacun de ces rectangles doit être la


même que la torsion θ de la section complète. On a donc (n-1) équations
de compatibilité:
1   2  ...   n
Ces équations donnent donc n équations pour les n inconnues Ti. Une
fois que l’on connaît ces valeurs, on en déduit les τmax et θ par les
formules des sections rectangulaires minces.
d) Section mince ouverte constituée de plusieurs branches
On applique la même méthode qu’en (c). L1

Exemple 6: torsion d’une section en T


e1
Calculer τmax et θ sous l’effet d’un moment de torsion T.

L2
Solution
T1  T2  T et 1  2  
e2
T1 T2 Li ei3
1  et  2  avec J Ri  i  1,2
GJ R1 GJ R2 3

Temax 3Temax
 max   avec emax  Max[e1 , e2 ]
JR L1e13  L2 e23

T 3T
 

GJ R G L1e13  L 2 e32 
Exemple 6: torsion d’une section en I

Calculer τmax et θ sous l’effet d’un moment de torsion T.

Solution
e2 L2

e1
2T1  T2  T et 1  2   L1
T T Li ei3
1  1 et  2  2 avec J Ri  i  1,2
GJ R1 GJ R2 3

Temax 3Temax
 max   avec emax  Max[e1 , e2 ]
JR 2 L1e13  L2 e23

T 3T
 

GJ R G 2L1e13  L 2 e32 
e) Section mince mixte

Dans une section donnée, on peut avoir un assemblage d’éléments


ouverts et fermés. On a alors une section mixte. Pour en étudier le
comportement en torsion on doit utiliser les formules des rectangles
minces pour les parties ouvertes et les formules de BREDT pour les
parties fermées. L’équation d’équivalence statique et les équations de
compatibilité sont alors applicables.
Exercice 1
Calculer le diamètre minimum d’un arbre circulaire qui doit transmettre un
couple de moment T = 4 kN.m si la contrainte maximum admissible de
cisaillement est ad = 20 MPa, et si la torsion relative admissible est de 0.25°
par mètre (prendre G = 83 GPa).

Solution D
T
TR 16T
La contrainte maximum en torsion est :  max   2 
J D 4
D 3
32
16T
D3  D  100,6mm
 max 

T T 32T
 max    D  4  103mm
GJ D 4
G max
G
32

D’où le diamètre minimal est : Dmin  103mm


Exercice 2

Un moteur fait tourner un arbre à 630


rpm et transmet 75 kW à une machine 75 kW 25 kW
réceptrice, à gauche, et 25 kW à celle
D?
de droite.
Calculer le diamètre minimum de
l’arbre si ab = 40 MPa.
2m 10m
Solution
75.103
Le couple moteur maximum est : C1  .60  1,137 kN.m
2 .630
D
C1. 16C1
16C1
 max  2     40 . 10 6
 D3  52,5 mm
 .D 4  .D 3 ad
 ad
32

 Dmin  52,5 mm
Exercice 3
Le système ci–contre est constitué d’un tube d’aluminium (1) et d’une
barre de laiton (2) dont les caractéristique sont :
1) G = 28 GPa ; Dint = 50 mm ; Dext = 100mm ; L = 1m
2) G = 42 GPa ; Dext = 75 mm ; L = 2m
On applique un couple C = 30 kN.m à la jonction. Calculer le cisaillement
maximum dans chaque élément.
A
Solution (1) B
M C
MA (2)

L1 L2

x
MB

L’équation d’équilibre est : M A  M B  C  30 kN.m


M L M L
or 1  A 1 et 2  B 2
G1 J1 G2 J 2
L’équation de compatibilité géométrique est : 1  2
M A R1 M R
Donc  max   130MPa et  max 2  B 2  73,2MPa
1
J1 J2
Exercice 4
Si le contrainte de cisaillement maximum admissible est ad = 100MPa,
calculer le diamètre minimum d’un arbre circulaire plein soumis au
chargement ci contre.
Solution 100kN.m 50kN.m
80kN.m

M R  100  50  80  70 kN.m MR
1m 2m 1,5m
M
80

M max  80 kN.m
x
- 20

- 70
D
Tmax .
2  16Tmax 16Tmax
 max   D3  160 mm
 .D 4  .D 3 max
32
 D  160 mm
Exercice 5
La barre AB est soumise à un moment de torsion distribué, de densité
uniforme c0. En déduire l’angle de rotation B à l’extrémité B.

Solution c0
L
TR   c0 dx  c0 L A B
0

T x   TR   c0 dx  c0 L  x 
x
L
0
T
c0L

0 L x

d
 x  
T T c0
L  x dx
L
  d  dx  B  
dx GJ GJ 0 GJ

c0 L2
 B 
2GJ
Exercice 6
Un moteur de 74.6 kW (100 HP) entraîne l’arbre ci-contre par la roue A à 26.3
rpm. Les pignons coniques B et C actionnent deux agitateurs. Si l’agitateur B
absorbe 25% de la puissance totale, et l’agitateur C, 75%, calculer les
diamètres D1 et D2 de l’arbre si ab = 140 MPa. Il y a suffisamment de paliers
pour éviter la flexion. Si G = 84 GPa, calculer les angles de torsion B et C
par rapport à A. A
B C
D2
Solution D1
P
Couple moteur : C   27,086 kN.m

27,086
CB   6,77 kN.m
4 50 cm 25 cm
27,086  3
CC   20,31 kN.m
4
Moment de torsion sur AB : T1 = 6,77 kN.m
16T  D1  31,3mm
Moment de torsion sur AC : T2 = 20,31 kN.m   
 .D3 D2  45,2mm
TL    1,5
   B
GJ C  0,53
Exercice 7

On veut remplacer une barre de section


rectangulaire a x 2a par une barre circulaire
pleine, du même matériau. 2a
Calculer le diamètre minimum D de la barre pour
que, sous le même couple C, elle ne dépasse pas
les max et θ de la section rectangulaire.
a
Solution
Exercice 8

Pour la section ci-contre, mince et fermée (formée à partir d’une tôle


d’épaisseur 1 mm), calculer max et θ dus à un couple 200 N.m (on néglige
les concentrations de contraintes). G = 84 GPa. Les dimensions indiquées
sont les dimensions extérieures .
1mm
Solution

10cm 30cm
Exercice 9
Un agitateur est constitué d’un tube mince circulaire sur lequel on a soudé
4 palettes de section rectangulaire. Dimensions :
Tube : Dext = 100mm ; Dint = 80mm
Palette : 50 mm x 15 mm
Si ad = 55 MPa, quel couple Cmax peut-on exercer? (négliger les
concentrations de contraintes aux soudures).

Solution
Exercice 10
La poutre de section ci-contre est soumise
à un moment de torsion de 2.7 x 104
N.m. Calculer:
a) Le cisaillement maximum,
b) L’angle de torsion par unité de longueur
pour de l’aluminium.

Solution
Exercice 11
Deux arbres parallèles identiques portent 2
engrenages B et D de rayons r1 et r2
respectivement. L’arbre AB est libre aux
appuis et est soumis à un couple C0.
L’arbre DE est encastré en E.
Calculer l’angle de rotation de la section A
(module du matériau: G).

Solution
CHAPITRE 12

EFFORTS COMBINÉS
I - EFFORT TRANCHANT ET MOMENT DE FLEXION (RAPPELS)

V
M
C x = C x + C x

VQ
Contraintes dues à V :  xy 
Izl
My
Contraintes dues à M : x  
Iz
En un point quelconque de la section on a un état de contrainte plane.
Les contraintes principales sont données par :
y
 xy
x  
2
x x  1, 2    x    xy2
 xy
x 2  2 
Cercle de Mohr
Point particuliers de la section :

a) Aux fibres supérieures et inférieures,  xy  0 .


Les directions x et y sont des directions principales

b) Sur l’axe neutre :  x  0. Les facettes x et y sont en cisaillement pur.



 yx A(x)

22
21
2 o C x 1 
  yx
B(y)
II - EFFORT NORMAL ET MOMENT DE FLEXION

On a déjà vu que la contrainte résultant de N et M est la somme algébrique


des contraintes dues à N et M agissant séparément.

N
= + =

N My
Contrainte résultante : σ x  σ x  σ x  
A Iz
L’état de contrainte est uniaxial.
Exemple 1 : Charge axiale excentrée.

Chaque section est soumise à N  P ; M y  Pey ; M z   Pez


donnant séparément :
y y
y

ez Mz
P My P
x z ey x

z z

 x 
P
;  x 
Pe y z
;  x 
Pe z y
A Iy Iz
P Pe z y Pe y z
La contrainte résultante en chaque point est donc : x   
A Iz Iy

P  e z y e y z 
Si l’on fait apparaître les rayons de giration ry et rz :  x  1  2  2 
A rz ry 
III - FLEXION-TORSION D’UN ARBRE A SECTION CIRCULAIRE
Dans un arbre de transmission, on a en général l’effet combiné : V + M + T
Ce qui donne la superposition des champs de contrainte ci-dessous:
 My   VQ   Tr 
σ
 x   
  xyτ  
  τ  
 I z   I z 
l  I x 

a’ y
a’  max a’

z
+ b’ b + b’ b
D

a a a
Points critiques à étudier : a, a’, b, b’
4 V 16T
En b,b’ (facettes x,y en cisaillement pur): σ x  0 ; τ xy  
3 A πD 3
32M 16T
En a, a’ (état de contrainte plane) : σx   ; τ xy  
πD 3 πD 3
Dans la plupart des cas, les contraintes dues à la flexion sont beaucoup plus
grandes que celles provenant de l’effort tranchant. Les points critiques de la
section sont donc les points a et a’ où se conjuguent les contraintes dues à M et
à T. On doit donc déterminer les contraintes principales en ces points.

Les cercles de Mohr en a et a’ sont similaires mais les contraintes principales y


sont de signes contraires.

Au point a, la contrainte principale maximum est :  max
(x)
(z)
x  x 
2

1       xy2 2 1
2  2  O

Soit σ max 
16
πD 3
M  
M 2
 T 2
 (a’) (x)
(z)
(a)

Cisaillement maximum :

16
τ max  M 2 T 2
πD 3
Si la résistance du matériau est contrôlée par le cisaillement maximum
(matériau ductile), le critère de résistance est :

   ad
Le diamètre minimum de l’arbre est donc :
1
 16  3
D min   M  T 
2 2

  ad 

On notera que ces formules ne s’appliquent que pour un arbre circulaire plein.

Exemple 2
Calculer le cisaillement maximum dans un tube de diamètres intérieur et
extérieur Di et De soumis à des moments de flexion et de torsion M et T.

Solution
16 De
τ max  M 2 T 2

π De4  Di4 
Exercice 1
L’élément de machine ci-contre est constitué d’une barre de section
circulaire (D = 20 mm) recourbée. Si l’excentricité de la charge est e = 25 mm,
et σad = 70 MPa.
Calculer la charge maximum P admissible

P e
P

Solution
D
Pe
 max
P
  2  P  32 P  e  
A D 4
A D 3 ad

64
 ad D 2 ad
P   Pmax  2kN
4 32e e
 3 4  32
D D
2
D
Exercice 2
Un profilé W 410 x 60 est soumis à une force axiale P = 750 kN. Si les
contraintes maximum admissibles sont σat = 125 MPa en tension et
σac = 30 MPa en compression, calculer l’excentricité maximum admissible e.

Solution
 P Pe
 
 t max A  Z
P
 P Pe
e
 c max  
 A Z

Z  1,061106 mm3
Pour le profilé W (140  60)  
 A  7610 mm 2

Pe P Z P
  at   e    at    e  37,3mm On prend
Z A P A
Pe P Z P e  37,3mm
  ac   e    ac    e  181,9mm
Z A P A
Exercice 3
Pour l’arbre de transmission ci-contre, connaissant les tensions dans les
courroies, calculer le diamètre de l’arbre si la contrainte de cisaillement
maximum admissible est :  ad  40 MPa

Solution
Exercice 4
Pour la manivelle ci-contre, calculer la force P maximum applicable si les
contraintes maximum admissibles au point A sont :
 ad  170 MPa  ad   ad 2

On supposera la réaction concentrée au point A. (Dimensions en mm).

Solution
Exercice 5
L’arbre ci-contre est sur des roulements permettant l’alignement (ce qui
élimine le moment de flexion aux appuis). La poulie B est motrice, et les
poulies A et C réceptrices. Elles exercent des couples de 1.5 kN.m et 0.5
kN.m respectivement. Si la résultante des forces à chaque poulie est de 2
kN vers le bas, calculer le diamètre minimum de l’arbre si  ad  40MPa .
(Dimensions en mm).

Solution
Exercice 6

Le bâti d’une presse à emboutir, en fonte, est tel que représenté ci-
contre. Calculer la charge P maximum que l’on peut appliquer sachant
que sur les sections ‘’aa’’ les contraintes maximum admissibles sont :
σat = 28 MPa en tension et σac = 84 MPa en compression tension
(Dimensions en mm).

Solution
Exercice 7
Un panneau d’indication routier de 2kN est supporté par un tube en acier. On
estime que la force maximum due au vent est de 500 N, horizontale.
Déterminer l’état de contrainte aux points A et B de la section encastrée
(A et B sont à la surface externe du tube). Calculer les contraintes
principales et le cisaillement maximum en ces points (tenir compte du poids
propre).
Données numériques : Dint = 60 mm ; Dext = 70 mm ; Densité de l’acier: ρa = 7.86

Solution  1  129 MPa,  2  1.8 MPa, max  65.3 MPa.


 1  113 MPa,  2  2.3 MPa, max  57.6 MPa.
CHAPITRE 13

POUTRE EN COMPRESSION. FLAMBAGE


I – NOTION DE STABILITÉ MÉCANIQUE

II – STABILITÉ D’UNE POUTRE COMPRIMÉE SUR


APPUIS SIMPLES

III – STABILITÉ DES POUTRES COMPRIMEES IDÉALES


POUR DIVERSES CONDITIONS D’APPUI, CHARGES
CRITIQUES THÉORIQUES

IV – CALCUL DES POUTRES RÉELLES EN


COMPRESSION
I – NOTION DE STABILITÉ MÉCANIQUE

I – 1. Définition:

Lorsqu’un solide ou système de solides est en équilibre, celui-ci


peut-être stable, neutre ou instable.

L’équilibre est stable lorsque, légèrement écarté de sa


position d’équilibre et laissé à lui-même, le solide a tendance à
revenir à cette position.

L’équilibre est neutre lorsqu’il reste au point ou il a été amené

L’équilibre est instable lorsqu’il tend à s’éloigner de sa


position initiale pour aller occuper une autre position d’équilibre
qui, elle, doit être stable.
I – 2. Remarques:

La définition ci-dessus est suffisante pour les besoins de ce


cours.
La notion de stabilité s’applique aussi aux systèmes en
mouvement.
On doit alors utiliser une formulation plus précise. On retrouve
des problèmes similaires dans plusieurs domaines:
aérodynamique, commande automatique, circuits électriques,
économie, démographie etc…
C’est ce qui a amené le développement de théories plus
générales de l’instabilité comme la``Théorie du chaos``. Théorie qui
s’applique aux systèmes dont les comportements sont imprévisibles, bien que
leurs composantes soient gouvernées par des lois strictement déterministes.
Cependant, l’instabilité mécanique demeure le paradigme
auquel on se réfère habituellement.
I – 3. Exemples:
Poutre comprimée: (par exemple encastrée-libre)

La poutre AB est comprimée par la force axiale P. Lorsque cette force est
faible, on a un simple problème de compression tel qu’il a été étudié au
chapitre 3.

Cependant, lorsque P est assez


importante, la poutre a tendance à P
fléchir: la position rectiligne devient
instable. On appelle flambage ou A B
flambement cette instabilité d’une
poutre comprimée.

Ce phénomène peut amener l’effondrement d’une structure. Il doit donc être


considéré au même titre que les possibilités de rupture ou de déformation
plastique excessive.

Problème : Calculer la charge P pour laquelle la poutre peut flamber


(devient instable)
II – STABILITÉ D’UNE POUTRE COMPRIMÉE SUR APPUIS SIMPLES

II – 1. Charge axiale excentrique

x
M(x) B
A

e v(x) e x

P P
a) Équilibre d’un élément de poutre entre O et x:

Effort normal : N(x) = - P


Moment de flexion : M(x) = - P[e + v(x)]

Équation différentielle de la déformée d’une poutre en flexion.


d 2v M x 
2
  EIv  M x    Pe  vx 
dx EI
Équation différentielle de la déformée d’une poutre en flexion.

EIv  M x    Pe  v x   v 


P P
v e
EI EI
P
Puisque P/EI > 0, on peut poser :  2
EI
L’équation prend alors la forme standard: v  2 v  2 e
b) Solution de l’équation différentielle:
Il s’agit d’une équation différentielle du 2e ordre, linéaire, à coefficients
constants, non homogène. On sait que la solution générale d’une telle
équation peut s’écrire:
vx  v1 x  v2 x
Où v1(x) solution générale de l’équation sans second membre et v2(x)
solution particulière.

Avec v1 x  C1 sin x  C2 cos x et v2 x  e

D’où la solution générale est: vx  C1 sin x  C2 cos x  e


c) Calcul des constantes C1 et C2
La fonction v(x), qui est la déformée de la poutre dans sa position fléchie,
doit satisfaire aux conditions limites:

v(0) = 0 et v(L) = 0

Puisque la poutre est appuyée en x = 0 et x = L. on a donc 2 équations:

v0  0  C2  e
v L   0  C1 sin λL  ecos λL-1  0
λL
D’où C1  e tan et C2  e
2
L’équation de la déformée de la poutre est donc:

 L 
v x   e tan sin x  cos x  1
 2 
 
L  1 
La flèche au centre v     e  1
2  cos L 
 
 2 
d) Variation de  en fonction de P et e: 

  quand cosL/2   0
L  P2 e1
C’est à dire   ou   2 
2

2 2 L EI e=0
e2
Théoriquement, la flèche au centre tend vers
l’infini lorsque P tend vers la valeur e3
suivante:
 2 EI
  quand P
L2 Pcr P
Cette valeur de la charge axiale P est une limite théorique Pcr appelée: CHARGE
CRITIQUE D’EULER.
e) La charge critique d’Euler pour une poutre sur appuis simples, chargée en
compression aux deux extrémités est donc:

π 2 EI
Pcr  2
L
f) Remarque

Les autres valeurs de P qui annulent


,cosL / 2 ont la forme n  EI / L avec
2 2 2

n = 3, 5, 7, etc.. Ce sont des valeurs


supérieures à Pcr qui ne peuvent pas être
atteintes en pratique (à moins de fournir des
appuis supplémentaires à la poutre).
II – 2. Cas ou l’excentrique est nulle

a) Hypothèses:

1) La poutre est parfaitement rectiligne


2) La charge axiale est parfaitement centrée

C’est un cas limite du précédent lorsque e  0.


On étudie le comportement de la poutre à partir du comportement de la
flèche au centre  .

Pour une excentricité e,  est donnée par l’équation précédente

 
L  1 
v     e  1
2  cos L 
 
 2 
b) Étude des différents cas:

P  Pcr donc 0  cosλL/ 2  1 et e0δ 0


La seule position d’équilibre possible de la poutre en compression est la
position rectiligne.

P  Pcr donc cosλL/ 2  0 et δ a la forme indétermin ée 0  


Cette indétermination de la position d’équilibre correspond à un équilibre
indifférent ou neutre. En principe, sous l’effet de Pcr la poutre peut prendre
une position d’équilibre quelconque, rectiligne ou fléchie. Pour que ce soit
possible, il faut que P soit exactement égal à Pcr, ce qui est impossible à
réaliser en pratique.

P  Pcr
En principe, la poutre peut conserver sa position rectiligne mais celle-ci
correspond à un équilibre instable. En effet, la moindre perturbation
transversale déclenche un mouvement de flexion illimité. Cet équilibre
instable, est impossible à obtenir en pratique.
c) Remarques:
La valeur de δ calculée ci-dessus n’est valide que pour les petites
déformations puisqu’elle découle de la théorie standard des poutres. Pour les
grandes déformations il faut utiliser l’équation exacte de la courbure.
Au lieu de 1 /   v , on doit prendre:

1 v

 1  v 
2 3/ 2

La relation entre charge appliquée P et flèche δ est non linéaire. Le principe


de superposition ne s’applique donc pas. Par exemple, si P donne δ, kP ne
donne pas kδ.

Si l’excentricité est nulle, et si la poutre est supportée de façon identique


dans toutes les directions, la charge critique Pcr correspond à l’inertie minimum
de la section. La poutre fléchit dans le plan perpendiculaire à la direction
d’inertie minimum.
III – STABILITÉ DES POUTRES COMPRIMÉES IDÉALES POUR DIVERSES
CONDITIONS D’APPUI. (CHARGES CRITIQUES THÉORIQUES)

III – 1. Poutre encastrée libre

La poutre ci-contre est soumise à une charge axiale P. On suppose que le


plan xOy est perpendiculaire à l’axe d’inertie minimum en flexion.

On lui impose une flèche δ à l’extrémité libre puis on la laisse à elle-même,


sous l’action de la seule force P. On doit déterminer si la position fléchie est
possible, et à quelle condition.

M(x) P
xx
M x  P  vx P δ - v(x)
v(x)
v(x)
x

EIv  M x   P  v   v 


P P
v 
EI EI

De même on pose : 2  P / EI v  2 v  2


La solution générale est:
vx  C1 sin x  C2 cos x  
Les conditions aux limites:

v0  0  C1  0
v0  0  C2  
L’équation de la déformée (si elle est possible)

vx   1 cos x


Cette équation doit satisfaire à la condition supplémentaire v(L) = δ.

soit    1 cos L


Qui exige que  cos L  0
Cette équation peut être satisfaite de deux façons:
a) Soit δ = 0 la poutre est rectiligne, ce qui est contraire à l’hypothèse de départ.

π 2 EI
b) Soit cosL  0 ou λL  π/ 2 , qui exige que: Pcr 
4L2
Conclusion

Cette valeur de Pcr est la charge critique d’Euler pour une poutre encastrée-
libre soumise à une charge axiale de compression appliquée à l’extrémité libre.

En effet, pour P < Pcr, la seule position d’équilibre possible est la position
rectiligne.

Pour P = Pcr, la position fléchie est possible. En fait, pour cette valeur de la
charge, on peut donner une valeur quelconque à δ puisque l’équation (δcosλL=0)
est satisfaite quel que soit δ. On a un équilibre indifférent.

Enfin, pour P > Pcr, la position rectiligne est instable. Une position fléchie avec
δ≠0 ne peut pas se maintenir. La déflexion augmente indéfiniment jusqu’à
effondrement de la poutre.
III – 2. Poutre bi-encastrée
Hypothèses:
a) La poutre est parfaitement rectiligne
b) La charge axiale P (ceci suppose que l’un au moins des encastrements, B par
exemple, soit mobile dans la direction x)
c) Plan xOy perpendiculaire à l’axe d’inertie minimum en flexion.
Pour calculer la charge critique d’Euler de cette poutre on suppose à nouveau
que celle-ci puisse avoir une forme fléchie v(x) et l’on détermine la condition pour
que cette flexion soit possible sous l’effet de P.
Même calcul que précédemment. y
M x  M A  Pvx MA
P v(x) P
EIv  M  x   M A  Pv  v 
P M
v A x
EI EI A B

De même on pose : 2  P / EI y
M(x)
MA P
2 MA
v   v  
2
P v(x)
P A
La solution générale est:
vx   C1 sin x  C2 cos x 
MA
P
Les conditions aux limites:

 
 v0  0  C1  0   MA
 v L  0  sin L  0
 P
v0  0  C   M A et 
v L   0  1  cos L   0
MA


2
P 
 P
Les deux dernières conditions exigent:

a) Soit MA = 0 la poutre est rectiligne, ce qui est contraire à l’hypothèse de départ.

b) Soit sin(λL) = 0 et cos(λL) = 1 , donc λL = 2nπ, ce qui correspond aux charges :

4 n π
2 2
Pcr   EI 
2
2
EI
L
La plus faible de ces charges correspond à n = 1, c’est la charge critique
d’Euler de cette poutre: 2
4π EI
Pcr 
L2
III – 3. Longueur équivalente d’une poutre comprimée

Les charges critiques précédentes peuvent se mettre sous la forme générale :

π 2 EI
Pcr  2
Le

Où le paramètre Le est la longueur équivalente de la poutre en compression.


Elle est reliée à la longueur réelle L par: Le= KL.

Le coefficient K, qui dépend des appuis, est appelé facteur de retenue.

Le : correspond à la distance entre 2 points d’inflexion de la déformée de la


poutre au moment du flambage.

En effet, en un point d’inflexion, v’’= 0, ce qui implique que M = 0. L’élément de


poutre situé entre 2 points d’inflexion peut être considéré comme étant sur
appuis simples.
Le = L

P
K=1

P K=2

Le = 2L

P
K = 0.5
Le = 0.5L

P K = 0.7
Le = 0.7L
III – 4. Élancement d’une poutre
Pour une poutre supportée de façon identique dans chaque direction, Pcr
correspond à l’inertie minimum de la section Imin. Le rayon de giration
correspondant est rmin. Si l’aire de la section est A, on a:

I min  rmin
2
A
π 2 EI min π 2 EArmin
2
Pcr  2

Le L2e

On définit l’élancement de la poutre η par le rapport: η = Le/rmin

C’est une quantité sans dimension qui est donc indépendante du système
d’unités utilisé. La charge critique d’Euler d’une poutre uniforme en
compression (charge appliquée aux bouts de la poutre) s’écrit donc en général:

π 2 EA
Pcr 
2
L’élancement caractérise la résistance d’une poutre au flambage. Plus une poutre
est élancée (η élevé), plus sa charge critique est faible.

Élancement faible

Élancement élevé

Exemple 1: Comparer l’élancement de deux poutres de section carrée.

Poutre 1: Le1 = 1 m a1 = 100 mm


Poutre 2: Le2 = 1 m a2 = 10 mm

Solution η1 = 34.6 η2 = 346


Remarque:

L’élancement d’une poutre comprimée correspond à la valeur la plus élevée de


η calculée pour les deux directions principales de la section, avec la longueur
équivalente correspondante.

Exemple 2: poutre de section rectangulaire sur appuis simples.

O P
40
x
30
2m

Les appuis permettent une rotation libre dans le plan xOy et imposent une
rotation nulle dans le plan xOz (ils sont équivalents à des encastrements dans ce
plan). Calculer l’élancement η de cette poutre.
Solution
Les élancements pour chacune des directions principales sont η1 = 173 et
η2 = 115. L’élancement de la poutre correspond à la direction la plus faible
au flambage : η = 173.
III – 5. Poutre comprimée sur appuis multiples

Une telle poutre devient instable dès que l’une des travées devient elle-même
instable. La charge critique de la poutre est donc la charge critique de sa travée la
plus faible au flambage.
Le calcul de cette charge critique n’est pas simple car les travées ont une
influence les unes sur les autres. Il est direct, cependant, lorsque les appuis
sont situés aux points d’inflexion de la déformée de la poutre sans appuis
intermédiaires (ou, si l’on veut, lorsque la charge critique de chacune des travées
prises indépendamment est la même).

Exemple 3:
La poutre ci-contre, de longueur 2L, est P
appuyée en son centre. Calculer sa charge
et la comparer avec celle de la poutre sans
appui central. 2
 EI L L
Pcr 
L2
Pour une poutre sur appuis multiples situés en des points quelconques de la
poutre, mais sans porte à faux, on peut obtenir une estimation sécuritaire de la
charge critique de la poutre en considérant chaque travée comme indépendante,
et en prenant la charge critique la plus faible.
III – 6. Autres problèmes concernant le flambage des poutres

Le cas de la poutre uniforme comprimée par une charge axiale appliquée au bout
permet de mettre en évidence le problème de l’instabilité ainsi que les paramètres
qui la contrôlent.

L’instabilité d’une poutre chargée peut cependant prendre de multiples formes et


le calcul des charges critiques devient alors beaucoup plus complexe comme
illustré sur les figures ci-dessous.

P1 P2

q(x)
IV - CALCUL DES POUTRES RÉELLES EN COMPRESSION

Les calculs précédents s’appliquent à des poutres idéales

Dont le matériau est élastique linéaire (loi de Hooke )

Parfaitement rectilignes

Soumises à une charge axiale parfaitement centrée.

En pratique, on doit tenir compte de la plasticité possible du matériau, de


la déformation préalable de la poutre provenant soit de la fabrication, soit
de la charge transversale (poutre- colonnes), et du centrage imparfait de la
charge.
IV – 1. Contrainte critique dans une poutre comprimée.
σcr
Courbe de transition
Sy (par exemple: parabole de Johnson)
ou
Scu

Élancements faibles

Élancements moyens
Courbe d’Euler

Élancements élevés Le

r
Contrainte critique d’Euler :  cr  Pcr / A   E / 
2 2

Ce calcul de σcr ne s’applique que pour σcr< Sy (matériaux ductiles) ou pour


σcr< Suc (matériaux fragiles). La courbe d’Euler dans le plan (σcr,η) n’est donc
valide qu’au dessous de l’horizontale correspondante.
En pratique, on constate qu’il existe une courbe de transition dans la région des
élancements faibles et moyens. On représente ensuite les points obtenus par
des essais de compression par une courbe empirique de type linéaire ou
parabolique.
Exemple:

Pour les matériaux ductiles, on utilise souvent la parabole de Johnson,


tangente à la courbe d’Euler à σcr = Sy/2 et dont le sommet est à σcr = Sy.
L’équation de cette parabole est donc:

S y2
 cr  S y  2
4 2 E

IV – 2. Influence de l’erreur de centrage de la charge

P e
P

Le traitement est similaire à celui de la section II – 1.

 e
x
P
P
Le moment de flexion sur chaque section est donné par : M x  Pe  vx.
Le moment maximum au centre, pour x = L/2. en ce point, v(L/2) = δ.

Le moment de flexion maximum dans la poutre est donc (en valeur absolue) :
M  Pe   .
Contrainte de compression maximum due à la flexion :
Mc M
 
I Z
Où Z = I/c est le module de la section. On notera que l’on ignore en général de quel
côté de l’axe neutre se trouve le point d’application de la charge. On se place donc
dans le cas le plus défavorable en calculant la contrainte au point le plus éloigné de
l’axe neutre, auquel correspond Z. Si l’excentricité est imposée, on doit considérer
la position des fibres qui sont effectivement en compression.

La poutre transmet de plus un effort normal de compression N = - P et chaque


section est soumise à la combinaison : N + M La contrainte de compression
résultante est donc (en valeur absolue) :

  e   
P M P P
 max  
A Z A Z
e P
D’après II – 1 – c) on a: e   avec  
2
L EI
cos
2

P P e
L’équation de la contrainte devient :  max  
A Z L
cos
2
Le module de section Z peut s’écrire : Z = I/c = r2A/c où r est le rayon de giration
de la section par rapport à l’axe suivant lequel se fait la flexion.

 
P  ec 1  P 1 P
D’où  max  1  2  Si l’on remplace λpar:   
A r L  EA r EA
cos
 2 
 
 
P  ec 1 
 max  1  2
 P  
On obtient finalement :
A r
 cos 
 
 2 EA  
On voit que la contrainte maximum dans la poutre est fonction :

de la contrainte moyenne de compression P/A.


de l’élancement de la poutre η.
du facteur d’excentricité ec/r2 (sans dimension).

Application :

Calcul de la charge limite Py amenant la poutre au seuil de plasticité Sy au


point le plus chargé. Pour P = Py, σmax = Sy

Py Sy
D’où 
A ec 1
1
r2  Py 
cos 
2 EA 

C’est une équation non-linéaire pour Py. On peut la résoudre à l’aide de Matlab
ou de Maple, ou encore, si l’on n’a pas ces logiciels sous la main, avec une
simple calculatrice, par itération (on peut, par exemple, prendre une valeur
initiale Py/A = Sy/2).
Charge admissible-facteur de sécurité

On se fixe un facteur de sécurité ns par rapport à la limite d’élasticité, la


charge admissible doit donc être Pad = Py/ns, où Py est calculée par
l’équation ci-dessus.

On doit appliquer le facteur de sécurité sur la charge Py et non sur la limite


Sy. C'est-à-dire que, au lieu de diviser Sy par ns et de résoudre l’équation
ci-dessus, on utilise Pad = Py/ns.

On vérifiera que la charge admissible ainsi trouvée est inférieure à celle


qui serait calculée avec Sy/ns.
IV – 3. Formules pratiques utilisées dans le calcul des poutres en compression
 2E
σcr Courbe d’Euler  cr  2

Courbe empirique

CONTRAINTE CRITIQUE

faible moyen élevé Le


O 
ÉLANCEMENT r
On trouve dans les catalogues, répertoires, codes etc., diverses formules
permettant de calculer des poutres en compression.
Ces formules sont souvent basées sur des résultats expérimentaux et doivent
être utilisées dans des limites spécifiées.
Pour les faibles élancements, le flambage n’a pas à être considéré. Pour les
élancements intermédiaires ou élevés, on trouve les formules suivantes :
Contrainte critique
σcr
 2E
 cr  2

O
0 L
Élancement 

1) Région des élancements intermédiaires

P
a) formule linéaire     cr  C1  C2
 A  cr
P
    cr  C1  C 2
2
b) formule parabolique
 A  cr
2) Région des élancements élevés
 2E
a) formule d’Euler  cr  2

P C1
b) Formule de Gordon- Rankine     cr 
 A  cr 1  C2 2

Les coefficients C1 et C2 doivent être ajustés en fonction des résultats


expérimentaux.
EXEMPLES

1) Profilés en acier

Les codes du CISC( Canadian Institute of steel construction ) et de l’AISC


(American Institute of steel Construction) fournissent des tables ou des
formules plus ou moins complexes pour divers types de profilés.

Par exemple, l’AISC utilise la parabole de Johnson pour les élancements


intermédiaires : 0 < η < Cc où:
2 E
2
C 
2
c
Sy

P  2 
L’équation de la parabole est alors:  cr     S y 1  2
  cr
A  2C c 

Pour avoir la charge admissible, on applique un facteur de sécurité ns:

3
5 3  1  
ns     
3 8 Cc 8  Cc 
 cr
D’où la contrainte admissible:  ad 
ns
Pour les élancements élevés, Cc < η < 200, l’AISC utilise la formule d’Euler,
avec un facteur de sécurité constant ns = 23/12 = 1.92.

1  2E
La contrainte admissible est donnée par :  ad 
1.92  2
L’AISC déconseille : η > 200
2) éléments en aluminium

Chaque compagnie fournit ses formules. Par exemple, l’Aluminium Association,


Inc.,(Washington D.C.) donne 3 formules pour chaque alliage disponible dans
``Specifications for Aluminium Structures``.

σad σad = C1

σad = C2 – C3η

σad = C4/η2

faible moyen élevé


O
ÉLANCEMENT

Par exemple pour les alliages suivants:

Alliage 6061-T6 0 < η < 9.5 σad = 131 MPa


9.5 ≤ η < 66 σad = 139 – 0.868η (MPa)
66 ≤ η σad = 372 x 103/η2 (MPa)

Alliage 2014-T6 (ALCLAD) 0 < η < 12 σad = 193 MPa


12 ≤ η < 55 σad = 212 – 1.585η (MPa)
55 ≤ η σad = 372 x 103/η2 (MPa)

2) Colonnes en bois

Au Canada, on doit se référer aux formules données dans la norme CSA-086-


1990 ``Engineering Design in Wood (Limit States Design)``, section 4.5.3
Compressive resistance Parallel to Grain. (A la bibliothèque scientifique, cette
norme se trouve à la cote TA 404 F O86. 1 M84).
y
Exercice 1
Une colonne en aluminium, de 1.5 m de long, sur
4cm
appuis simples, a la section ci contre.
Calculer la charge axiale maximum admissible z
O
qu’elle peut supporter si l’on prend un facteur de 4cm
sécurité ns = 2, avec Sy = 250 MPa et E = 70 GPa.

Solution 2cm 2cm


Calcul du moment d’inertie minimum par rapport à Oy :
y
bh3 40  403
Donc I min  2 I y    10,67.104 mm4
24 24 h
 2 EI min  2 70 103 10,67 104
Pcr    32762,7 N
2
Le 1,5 10
2 6

40  20 b
P  A.S y  4.  250  400kN
2 bh 3
Iy 
32762 48
Donc Pcr << Py Pad   16,4kN
2
Exercice 2
On fait subir un essai de flambage à une barre d’aluminium de section
rectangulaire de 50 mm x10 mm, de longueur L = 2 m, partiellement retenue
aux appuis (par ex. : encastrements imparfaits). Si la barre a flambé pour une
charge de 1100N, et en supposant que la formule d’Euler s’applique, calculer le
coefficient K (ou la longueur équivalents Le)? Sy = 245 MPa, E = 70 GPa.

Solution
P
La charge critique d’Euler est :
L=2m
 2 EI EI
Pcr  2
 Le  π
L e Pcr 50 mm

hb3 50 103
avec I   4167mm4 10
12 12
70 103  4167
donc Le  π  1617,7mm
1100
Le 1617,7
K   0,809 soit K  0,809
L 2000
Exercice 3
Une colonne de 15m de haut, constituée d’un profilé W.410 x 60, est sur appui
simple à une extrémité, et encastrée à l’autre. On augmente sa résistance au
flambage en mettant un appui à 10 m de l’encastrement, dans la direction la
plus faible. Estimer une borne supérieure de la charge axiale admissible si l’on
prend un facteur de sécurité de 2.25 (E = 200 GPa).

Solution A C P
Les caractéristiques de W(410 x 60) : B

A = 7610 mm2,
ry = 39,9 mm ; rz = 168,4 mm 10 m 5m

Iy = 12,03.106 mm4 ; Iz = 216.106 mm4

Élancements minimum dans la direction la plus faible :

Le1 0,707 10 Le 2 1 5


1   3
 177,2 2   3
 125,3
ry 39,9 10 ry 39,9 10
Le cas critique correspond donc au flambage de la travée de 10 m dans la
direction la plus faible (η1 =177)
 2 EA  2 207 103  7610
La charge critique d’Euler est : Pcr    415kN
 2
177 2

Cette valeur est une borne inférieure de la charge critique puisque, en fait, la
travée AC est retenue.
Exercice 4

Un profilé W360 x 101 de 9m de long travaille en compression. En considérant


que c’est un élément primaire d’une structure et en utilisant les spécifications
de l’AISC, calculer la charge admissible dans les deux cas pour Sy = 250 MPa.

a) les extrémités sont sur appuis simples.


b) appuis simples aux extrémités, avec 2 appuis supplémentaires à 3 m des
extrémités, et dans les 2 directions principales de la section.

Solution
Exercice 5

Une colonne sur appuis simples de 8m de long


doit supporter une charge P = 400 kN appliquée
à 300 mm de l’axe principal d’inertie maximum
de la section. En utilisant un facteur de sécurité
ns = 2, Sy = 250 MPa, vérifier si l’on pourrait
utiliser un profilé W 360 x 101.

Solution
Exercice 6

La potence ci contre est constituée d’une barre de connections


BC et d’une poutre AB, constituée d’un tube standard de
60.3 mm (2.5 in) de diamètre extérieur, A = 1080 mm2,
rayon de giration r = 19 mm. Avec la formule d’Euler et un
facteur de sécurité de 3.5, calculer la charge maximum P
qu’elle peut supporter (E= 200 GPa). (négliger le poids
propre et supposer que BC a des dimensions suffisantes).
Solution
Exercice 7

une colonne de 8 m de hauteur, sur appuis simples, doit supporter une


charge axiale de 620 kN, ayant une excentricité de 150 mm par
rapport à l’axe principal d’inertie maximum de la section. On utilise un
profilé W 360 x 101 (E=207 GPa et Sy = 250 Mpa.
Calculer le facteur de sécurité a) par rapport à la contrainte ; b) par
rapport à la charge et comparer les résultats.
.
Solution
Exercice 8

On a l’assemblage de barres ci-contre, articulées en A, B, C. Les barres


AB et BC ont la même rigidité à la flexion EI. En supposant que le
mode de défaillance le plus probable soit le flambage, sous l’effet de la
force P, calculer la valeur de θ pour que la charge P applicable soit
maximum (0 < θ < π/2).
Solution
Exercice 9
Pour la barre ci contre, articulée aux extrémités, de module d’Young E,
coefficient de dilatation thermique α: a) calculer l’élévation de température Δt qui
risque de provoquer le flambage. b) Quelle est la condition sur l’élancement pour
que la formule d’Euler s’applique? (inertie I, aire de la section A, rayon de
giration r, limite d’élasticité Sy).

Solution
Exercice 10

la poutre AB est supposée parfaitement rigide par rapport aux barres verticales
dont la rigidité minimum en flexion est EI pour chacune d’elles. Calculer la
charge critique Pcr du système.

Solution
Exercice 11
Une barre d’acier de section rectangulaire 20 mm x 50 mm sur appuis simples
est soumise à une compression axiale.
Calculer la longueur minimum L pour laquelle la formule d’Euler est applicable
si E = 200 GPa et Sy = 210 MPa. Calculer contrainte critique σcr si L = 2 m.
Solution
Exercice 12

Une colonne est constituée d’un tube encastré à la base et libre au sommet
(L = 4 m, E = 200 GPa). Les diamètres interne et externe sont de 70 mm et
80 mm. Si le rapport d’excentricité est ec/r2 = 0.25, Sy = 250 MPa, et le
facteur de sécurité ns = 2, calculer la charge maximum admissible Pad.
Calculer σmax pour ces conditions aux appuis.

Solution

GSM : 011458501