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Plan de travail :

•Introduction
•Problématique
•Présentation
•Situation
•La populations de l'Aurès
•La vallée d’oued el Abdi
•Ls aggolomérations de la vallée
•La dechra
•La dechra de la vallée oued abdi
•La dechra de menaa
L’organisation du tissu
•L'habitation aurassienne
1.Les composants de la maison
2.Les techniques de construction
3.Les matériaux
•Les transforamtion après l’indépendance
Introduction

L’homme a de tout temps conçu ses habitations en faisant


référence à divers facteurs qui les modifient ou déterminent, et ces
derniers sont liés à deux entités "l'homme" et "l'environnement".
En effet, l’homme évolue dans un environnement composé d'une
multitude de facteurs dépendants les uns des autres. Cette
symbiose a été définie par Amos Rapoport comme étant
composée: « du climat, du site, des matériaux et du paysage »36. Il
en résulte une architecture qui entre en adéquation avec son
environnement, qui révèle, aujourd’hui encore, une extraordinaire
richesse. Elle est le fruit et le miroir de la société. Il est urgent de
signaler que cette architecture disparaît lentement, car à l’origine
elle répondait à une logique, où les changements se faisaient aussi
lentement que la conception des formes architecturales, et où les
techniques de construction étaient transmises de génération en
génération.
L’architecture vernaculaire

I. Définitions générales:
- L’architecture vernaculaire est un type d’architecture propre à un
pays, à un terroir, à une aire donnés et à ses habitants.
-Elle est définie comme une architecture employant des matériaux,
techniques de II. Définitions
mises en œuvre,spécifique :
et des codes esthétiques
avoisinant le site d’implantation.
« La construction vernaculaire est le moyen
traditionnel et naturel par lequel les
communautés créent leur habitat. C'est un
processus en évolution nécessitant des
changements et une adaptation constante en
réponse aux contraintes sociales et
environnementales. Partout
dans le monde, l'uniformisation économique,
culturelle et architecturale menace la survie
de
cette tradition »*
* Vernaculaire moderne ? Vers une compréhension de la notion d’architecture vernaculaire et de ses liens avec la
modernité architecturale, mémoire présenté par Marie France Bisson pour la maitrise en étude des arts à l’université
L’architecture vernaculaire
Pierre Frey* définit le vernaculaire comme des démarches qui tendent
à agencer de manière optimale les ressources et les matériaux disponibles
en abondance, gratuitement ou à très bas prix, y compris la plus importante
d'entre elles: la force de travail.
Amos Rapoport* souligne que, «étant donné un certain climat, la
possibilité de se procurer certains matériaux, les contraintes et les moyens
d'un certain niveau technique, ce qui décide finalement de la forme d'une
habitation et modèle les espaces et leurs relations, c'est la vision qu'un
Caractéristique
peuple a de la vie 1- Architecture 1- réponse des groupement sociaux

*Pierre Frey, professeur à l'université polytechnique de Lausanne, Dr en sciences techniques, historien de l’art, auteur
de l'ouvrage "Learning from vernacular", vers une nouvelle architecture vernaculaire.
L’architecture vernaculaire

Le cas d’étude
L’habitat Chaoui – le cas de Menâa
Problématique
Introduction

L’habitat chaoui est le fruit d'une symbiose ancestrale entre un site aux
caprices nombreux et une profonde identité culturelle, le mode d'habiter dans
les dechra aurassiennes est un témoignages d'une organisation spatiale
ancestrale. Toute la symbolique de la relation homme - lieu de vie demeure
présente dans toute sa diversité et son originalité .
Depuis l’indépendance , l’aurès a connu une phase d’intense croissance
économique et un développement urbain qui a entrainé des
changements profonds dans la société auressiennes s'expriment par une
transformation spectaculaire du cadre bâti, en observant ses différentes
agglomérations, on constate une architecture vernaculaire profondément
altérée, parfois à l'état de ruine et une émergence de nouvelles formes du
bâti complètement
1-Qu’est anachroniques
ce que l’aurès ? .
2-Quelles sont les caractéristique de l’architecture vernaculaire de l’habitat
chaoui ?
3-Quelles sont les différentes transformations qui ont altéré l’équilibre et
l’harmonie de l’environnement auressien ?
1/Présentation de l’Aurès

1- Défintion de
l’Aurès:
Il existe une définition originale, au delà de l'espace physique et
géographique, de Fanny Colonna, a été citée par Souad Abbas dans son
article " L'espace dans les Aurès "

« Donc un ensemble de tribus unies par une histoire et des conflits


se fondant sur des pratiques sociales et culturelles identiques, sur
des échanges de biens, d'hommes et de sainteté et en outre au-
delà des disparités dues à certaines différences dans le mode de vie, sur
des principes d'organisations sociales identiques »
Fanny Colonna*

Fanny Colonna*
La Situation
Les Aurès présente le grand
massif central imposant qui
surgit entre le Sahara et les
Sbakhs
La Situation
L’Aurès central est un
vaste massif
montagneux, extrêmement
cloisonné , coupé de deux
grandes vallées longues

La vallée de l’oued abdi et


la vallée de l’oued labiod
et d’autre part, ses abords
immédiats .

les dèchra aurèsiennes sont


éparpillés sur les rives des
deux vallées.
La Situation

Coupe géologique sur le grand massif de l’au


Historique
Historique
Les habitant de l’Aurès

Les Chaouias (Arabe


algérienne: ‫ شـاويـهـ‬, tachawit:
Ichawiyen) sont un groupe
ethnique berbère d'Algérie ,Ils sont
le second groupe berbérophone
algérien en termes de nombre de
locuteurs, le premier étant les
kabyles dont la culture et la
langue sont préservées.

Toutefois on remarque que la


traduction du terme Ichawiyen du
berbère, signifie les
habitants des montagnes.
La Structure
sociale :

1.
1. La famille constitue la plus petite
unité sociale ; elle se considère
comme descendante des l’ancêtre
d’ont elle porte le nom.
2.
2. Premièrement on trouve le Douar
groupement de plusieurs foyers L’Arche
(familles) qui forme la
Famill
Dechra
Déchera ; en suite il y a l’Arche e
(groupement de Dechoures); en fin (foyer
le groupement des tribus (arches) )
forme le Douar.

Schéma
explicative sur la
structure sociale
LE VILLAGE AURASSIEN

Définition
Par définition, en Algérie, un VILLAGE est composé d’un ensemble
d’habitants vivant dans une région déterminée. Il peut être :

Type de village aurassien

Mechta Déchera
Habitat
qui
ressembl
e à la
typologie
Saharienn

La Mechta

Un habitat dispersé ‘’aéré’’


qui se trouvent dans les
hautes plaines
constantinoises et tout le
piémont nord de l’Aurès.
Il présente un
rassemblement de
maison; tentes ou gourbis
dispersés en un endroit
donné la généralement ou
les Chaouias possèdent des
terres; c’est un lieu
d’hivernage.
Habitat qui ressemble à la typologie
Saharienne 

C’est l’habitat de piémont


sud; c’est un groupement
autour d’une cour Batha; qui
est le lieu de rencontre et
l’espace commun doté d’un
point d’eau. Les agglomérations
se rattachent aux palmiers et
cet habitat se caractérise par
des agressions climatiques.
La Dechra

habitat groupé, plus


structuré et plus dense,
présente la forme
d’habitat la plus
fréquente dans l’Aurès,
existant dans toutes les
vallées principales et
secondaires du massif,
situées souvent sur des
crêtes avec des
spécificités entre les
différentes vallées
Les composantes d’une Déchera

La Déchera est composé de:


 La GUELAA.
 La mosquée: DJEMAA

 Les jardins.

 La Huilerie: THAMAASARTH.

 La Maison : Taddarth   
Schéma d’organisation d’une Les ruelles
Déchera
Les différentes tribus du massif aurèssien

Cas
d’étude
La vallée d’Oued el Abdi
Cas de Menâa : La Dechra typique Auressienne
La vallée d’Oued el Abdi

« De Guerza à Menaa on compte vingt


neuf villages, dont vingt deux sur la rive
gauche, en contre haut de l’oued,
chaque piton a sa déchra aux terrasses
étagées, d’où elle surveille sa voisine,
les cultures et la vallée. » 1

Ces agglomérations sont tellement


rapprochées qu’elles semblent faire la
chaîne. l’agglomération auressienne – la déchra-
Source : Claude Maurice Robert 1938

Claude Maurice (R) 1938


On peut distinguer dans la vallée de l'Oued Abdi trois zones importantes:

  La haut vallée : avec des villages


situés à 1000m; en pierres sèches et
en bois; l’espace des animaux se
confond avec celui de l’homme; climat
 rude implique
Moyenne un tissu très
vallée :position dense .
transite
entre le nord et le sud ; aussi bien
au niveau climatique qu’au niveau
du bâtis. La maison est construit en
deux niveaux en brique de terre;
soubassement en pierre.
• Dans la basse vallée, mais à plus de 200 m
d'altitude, les villages sont construits à proximitê
de l'oued , l'habitat y est plus étalé. et l'utilisation
de la brique en terre sèche uniquement s'intègre
à un micro-climat plus doux et moins pluvieux.
Amentane est le premier village de cette basse
vallée.
La Dechra « Menâa »
Situation
Menaâ se situe au cœur du massif Aurassien implanté sur la rive droite
de Oued Abdi, la vallée la plus importante. Géographiquement, elle est
située à une altitude de 926m, limitée administrativement par les
communes de Chir et de Teniet El Abed au Nord, de T’kout et de M’chounech
à l’Est, d’Amentane et de Djemorah au Sud et de Ain Zaatout à l’Ouest .
La Dechra « Menâa »
Morphologie
Le site de Menaâ est très montagneux, 85% de sa surface est
ondulée. Il s’étend principalement depuis le fond de la vallée
d’oued Abdi.
De part et d’autre de la vallée s’étend de petites collines et
des
piémonts. La forte déclivité est l’un des facteurs favorisant
l’établissement humain.
La Dechra « Menâa »
Présentation :
La Dechra de l’ancien noyau de Menaâ construite sur un site
montagneux, protégé des crues et des envahisseurs. Elle ne possède
pas de muraille de par la disposition des maisons étagées qui
deviennent difficilement accessibles. Occupant tout le site de haut en bas.
Les habitations emboitées gravissent l’escarpement l’une après l’autres
jusqu’en haut. En haut, s’élève l’ancienne mosquée de sidi moussa .
La Dechra « Menâa »
Organisation du tissu

le tissu est très dense. , les


maisons sont accolées les
unes aux autres, de façon
qu’on ne peut pas
distinguer les limites de
chaque maison . Parfois une
maison est composée de
plusieurs logements
accolés, de formes
irrégulières, bien souvent
rectangulaires, formant un Le plan de la Dechra de menaâ comme il l’était
ilot. initialement

A l’intérieur, cela manifeste une grande cohésion sociale dégageant


des sensations d’intimité et de refus tout en offrant un jeux de
volume, d’ombre et de lumière, de fraicheur et de chaleur à
quoi l’ensemble semble harmonieux et équilibré
La Dechra « Menâa »
L’Accéssiblité
La Dechra protégé par sa position en crête, dont un côté est en aval,
l’autre est fermé par la disposition des maisons - l’une à coté de l’autre
- et ne s’ouvrant sur l’extérieur que par cinq portes :
La Dechra « Menâa »
L’Accéssiblité

2/ porte principale 1 / Ametchith

Ces 2 portes donnent sur la route principale implantée


à ses pied
La Dechra « Menâa »
L’Accéssiblité

4/ Par l’Est Aghzdis


3 / Par le Nord Ighzr
n’bouras 5/ Par l’Ouest ni
haddaden

Cette forme d’isolement définit le groupe déchera comme un ensemble


intime ;
Cette hiérarchisation se réduit dans notre habitat en une structuration du
La Dechra « Menâa »
Le système viaire dans la Dechra de Menaâ
La Dechra est dotée d’un système de circulation varié où
les surprises et le confort ne manquent pas. Des ruelles
brisées, déviées, marquées de discontinuités dimensionnelles,
font perdre le sens de l’orientation. Le principe de
l’hiérarchisation est présent comme dans tout noyau ancien :
rue, ruelle, impasse et passage couvert.
1/ Les ruelles

2/ Les impasses

3/Les passages couverts


La Dechra « Menâa »
Le système viaire dans la Dechra de Menaâ
1/ Les ruelles :
La rue principale contourne le village jusqu’à la Mosquée. Elle est
surplombée
quelques fois d’étages de maisons. Elle occupe l’espace résiduel que le
bâti a formé
est conditionnée par des courbes de niveaux formant ainsi le tracé
régulateur qui
reçoit la ruelle et offre à la structure urbaine l’aspect curviligne

Ruelle Ruelle Ruelle avec


interne latérale escalier
Elle est fréquemment utilisées de part sa pente douce. Toutes
les ruelles présentent un aspect unique sur le plan dimensionnel,
traitement latéral et traitement des façades qui les bordent.
A l’intérieur, des ruelles secondaires, sont reliées à la principale,
allant contre la pente généralement munies d’escaliers
La Dechra « Menâa »
Le système viaire dans la Dechra de Menaâ
2/Passages couverts
C’est une partie de la rue couverte par la construction du premier niveau
de l’une des maisons voisines. Un élément urbain ingénieusement crée et
d’intérêt capital: C’est un lieu de rencontre qui relie deux ilots et marque le
passage d’un lieu vers un autre.
Il est souvent interprété par un manque d’espace et de terrain
constructibles aux alentours de la maison, ce qui a imposé l’augmentation
du volume habitable. Toutefois, son usage est érigé en droit public
En plus de l’apport social, il offre du confort au sein de la Dechra surtout
dans les périodes chaudes et les sensations qu’il offre du couvert l’ouvert et
du claire au sombre.

Passage couvert passages couverts à l’intérieur Passage couvert donnant


reconstruit du tissu sur la rue principale
La Dechra « Menâa »
Le système viaire dans la Dechra de Menaâ
3/ Les impasses

L’impasse est la composante principale du système de


circulation à l’intérieur de
la Dechra, elle s’érige souvent au bout de plusieurs ruelles.
L’impasse est un lieu
semi privé, d’accès conviviale. Elle dessert deux à quatre
habitations dont les
propriétaires sont souvent de la même famille.
Organisation générale de la maison traditionnelle:
Les volumes intérieurs de ce que l'on pourrait appeler la maison-modèle
traditionnelle,s'organisent idéalement sur trois niveaux.
1. Le premier niveau : est généralement occupé par la bergerie (zerdab) et les pièces
basses
où sont remisés : le fourrage, le bois et les instruments aratoires

2. Le second niveau comprend:


a) La pièce centrale - Hghorfat nilmas – (pièce du foyer), où s'organise autour de
l'âtre, la vie
familiale. Il s'agit de la pièce la plus spacieuse et la plus haute de tout l’édifice.
b) une ou plusieurs pièces de réserve basses - Hghorfat lekhzin – destinées à
l'emmagasinement des produits agricoles non périssables. Ces pièces sont de préférence,
situées aux demi-niveaux inférieurs et supérieurs par rapport à la pièce centrale.
c) le dernier niveau : est occupé par la ou les pièces de réserve hautes -Laali- plus
généralement désignées (pour les distinguer des précédentes) : Laali, terme insistant sur leur
élévation. Ces pièces servent au séchage et à l'entrepôt des denrées périssables.
Plan: Maison traditionnelle sur trois niveaux, à Menâa
Eléments déterminant la maison menaaoui:
L’accés à une habitation est généralement hiérarchisé et se fait par le biais de
trois espaces: la porte, le seuil et la sqifa (Tsqift). La porte donne sur des espaces
intermédiares: la cour, la sqifa ou la salle principale. Pour acceder à d’autres
espaces, à l’intérieur de la maispn d’autres seuils sont à franchir.
1. La porte , un doublement d’accés : presque toutes les maisons sont munie à 2
accés:
a) L’un pour les animaux
b) L’autre pour l’homme
Quand les hommes et les animaux accédent à la maison par une seul porte,
l’hiérarchisation s’effectue juste après le franchissement du seuil et la
bergerie s’ouvre directement sur la sqifa

2. Le seuil (el atab):


Il est toujours marqué par une surélévation allant de la simple marche de 20 cm à
un escalier en pas d'âne. Cette différenciation de niveau relève du système
symbolique permettant une protection des eaux pluviales. Les maisons étant édifiées
perpendiculairement à la pente, l'entrée n'est possible qu'en corrigeant le dénivelé
par un remblai ou des marches.
3. Sqifa ou chicane (tasquift):
la Sqifa dans la vallée de Oued Abdi perd la qualité d’espace filtre et devient un
espace de transition. Elle est un espace médiateur. Elle sélectionne et médiatise les relations.
Cet espace aménagé et couvert est un espace de discussions entre femmes et de jeux pour
enfants. La Sqifa prend positon entre deux espaces ouverts:
l'extérieur et la cour. Cette hiérarchie entre la zone claire et la zone obscure, en plus
de la position de la porte d’entrée, presque toujours ouverte, crée une intimité de la
Sqifa, tel est le type de Sqifa à l’intérieur du noyau.
4. La cour et la pièce principale (hadarth n'ilames)
Le noyau de la maison est composé essentiellement de la cour et de la pièce
principale. De nombreuses habitations chaouis ont une cour rectangulaire à ciel ouvert. C’est
un puits de lumière et un lieu de passage, quand la cour est importante, elle cumule plusieurs
fonctions.
hadarth n'ilames est l’espace de l'homme. Lieu principal de vie sociale et économique. Elle
représente le plus grand volume de la maison, toujours limité
verticalement par les réserves.
Le centre de la pièce est le lieu où La famille se réunit ou reçoit ses invités.
•La terrasse a un rôle non négligeable dans la vie économique surtout dans la belle
saison. On y fait sécher les abricots, les tomates, les piments et entasser le bois de chauffage
pour l’hiver. Elle est aussi un post d’observation. La famille toute
entière y passe ses nuits d’été.
Les ouvertures :
1. La porte d’entrée:
pour hommes est presque toujours placée sur le côté,
orienté vers l’Est ou le Sud.
Toutes les portes sont étroites et basses
Quand le propriétaire est aisé, il se permet une grande
porte à deux ventaux.
Les portes d’intérieur donnant généralement sur la cour,
sont de dimensions réduites
placées à l’alignement de la face interne du mur et
s’ouvrent en dedans.
Types de Portes à Menaâ
2. Les fenêtres:
•Les fenêtres qui donnent sur la cour sont de forme carrée ou rectangulaires, faites de la
même façon que les grandes fenêtres et destinées pour voir en travers
•Les ouvertures donnant sur l’extérieur sont de faibles dimensions de (0.30*0.20).
•Différentes compositions sont obtenus, soit triangulaires, soit disposées en frise,
ou encore en losange ou hexagone donnant une allure de claustras.
•Ces ouvertures sont disposées en haut des murs. Elles servent plus pour l’aération qu’à
l’éclairage.
•D’autres ouvertures de dimensions plus grandes sont généralement placées en haut
•le dernier type d’ouvertures est conçue dans la toiture, c’est la « rouzna » qui permet à la
fumée de la cheminée de s’échapper
Dispositions des ouvertures triangulaires à Menaâ
La toiture:
La couverture de la maison menaâoui est plate, soutenue par un nombre de piliers. Des
troncs d’arbres de chêne, de cèdre, de pin d’Alep, de genévrier ou d’abricotier, sont
écorcés et plantés dans le sol à des distances variant de 1.50 à 2.50 ou posés sur un socle
fait de quelque pierres lorsque les troncs ne sont pas assez hauts41. A leurs extrémités
supérieures, est encastrée une semelle en bois de 0.70m à 1.0m de long, taillée en biseau
et sculptée en chapiteau.

Poteau avec semelle

Des travées de troncs d’arbres groupées en deux ou trois servent de poutres et reposent d’une
part sur les murs des côtes de la maison, de l’autre sur ces semelles. Sur les poutres sont
posées des branches de dimensions moindres, l’une à côté de l’autre, servant de solives qui
reposent sur les murs et les poutres. Sur les solives, est placé un branchage de laurier rose de
façon à former une base qui reçoit une couche de mortier argileuse qui à son tour sera
couverte de terre séchée.
transformations après l’indépendan
Apres l’indépendance, suivant la division territoriale et la
répartition des communes, les limites et la silhouette de Menaâ ont été
largement modifiés puisqu’on a crée de nouvelles communes et des
nouvelle type de construction. Quant à l’accroissement global de la
population se traduit par un nombre presque deux fois plus important
d’habitants .
s transformations après l’indépenda
Les causes principales

1/ Les migrations et le plan de développement spécial de


l’Aurès
L’émigration que vécu l’Aurès depuis l’indépendance, est le départ des
hommes seuls vers les pôles d’attraction avoisinants, Batna et Biskra.
Elle représente alors l’ouverture vers le sud, zone d’exploitation du
pétrole, ou les emplois sont accessibles sans formation .

Les émigrés retournés vont apportés avec eux une nouvelle


conception spatiale fortement influencée par ses lieux de trouvailles,
hors de l’Aurès.
s transformations après l’indépenda
2/ La route, essence des transformations
Depuis 1970 l’état de la route ancienne qui lie des dechras a été amélioré,
désormais la liaison peut se faire tant bien que mal entre Batna et Biskra
via le massif des Aurès. Deux axes traversent actuellement les Aurès,
selon deux tracés, l’un de l’oued Abdi, l’autre de l’oued Labiod.

Par l’amélioration de son tracé, la route a été génératrice


de modifications.
Economiquement, les échanges se développèrent grâce
aux possibilités
3/ Les moyens nouvelles de communications
de communications et d’informations viaires.

Les moyens de communications et d’informations, surtout audio-visuels,


qui sont, a notre avis, l’essence même de la mutation sociale, culturelle,
économique et spatiale, que vit l’Aurès à ce jour.
s transformations après l’indépenda
1/ L’évolution du tissu urbain

Sur le terrain, la déchra a connu une immense explosion , sous


la pression des nouveaux besoins .
- explosion spatiale par un éclatement du tissu traditionnel,
-explosion générale qui s'exprime par la création d’une extension
de la dechra ,avec la création des nouvelle construction .
s transformations après l’indépenda
1/ L’évolution du tissu urbain
De 1961 à 1985 Ménâa a connu une extension urbaine lente et spontanée à
cause du surpeuplement de la vieille dèchra de Menaâ

En 1961 : On peut distinguer deux tissus


denses : la déchra et DarBenabbés, à ces
deux tissus constituaient de maisons
traditionnelles situées de part et d‟autre
de l‟oued

En 1973 : on remarque une


multiplication des maisons hors des
vieux villages, par rapport à 1961.
s transformations après l’indépenda
En 1985 : En plus de la déchra ,on remarque l’apparition d’une nouvelle ville qui
domine les jardins irrigués par le nord, le nombre de maisons s'est accru et
celles-ci se sont resserrées au point de former un tissu urbain presque continu

à partir de 1990: la forme urbaine de


Ménâa, initialement constituée
uniquement de bâtiments à usage
d‟habitation a subie une complète et
rapide mutation.

En 2010: La photo aérienne de


Ménaâ montre clairement la
constitution d‟un tissu urbain
compacte et continu qui s‟est
s transformations après l’indépenda
les transformations sur le tissu traditionnel de la dechra de Menaâ
C’est l’auto-construction qui se prolifère au coeur du bâti traditionnel. Ce
modèle importé engendre une rupture avec l’ancien.
Ces nouvelles formes de bâtis, peu confortables et mal dominées, ne
s’intègrent plus au système traditionnel. Manifestement, l’Aurès se heurte à
une étape de transition, celle d’une nouvelle organisation socio-spatiale.

La dechra de menaâ photo prise en 2006


-Carte établi a travers une vue aérienne , elle contiens des énumération de chacune des
transformations et ensuite l’évaluation du degré de transformation des habitations.
Le nombre total des maisons après morcellement et démembrement est de 204 dont
1. 7 en état de ruine,
2. 67 maisons à l’état ancien dont quatre seulement sont occupées et 52 maisons sont
transformées, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, dont 9 vacantes et 10 louées.
3. 31 maisons sont substituées partiellement (composée) dont une louée et 2 en cours de
construction.
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M

Les transformations de l’habitation ont pris différentes formes


d’une :
1/Transformation partielle .

Des extensions sur les ancienne habitation aurassienne en utilisant


des nouvelles matériaux .

2/ Transformation totale.

La nouvelle maison est en béton, son organisation spatiale oscille


entre une conception et un aménagement « moderne » et une
utilisation « traditionnelle »
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
a/ Les transformation partielle

Que1ques habitants de
Menaâ ont reconstruit
partiellement ,en
matériaux de
constructions modernes
,leurs anciennes maisons,
si bien qu'un contraste est
désormais frappant, vu de
loin, entre ces maisons
rénovées aux volets
colorés et aux murs gris
ciment et les maisons
traditionnelles aux
façades en pierre presque
aveugles avec couleur
terre.
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
a/ Les transformation partielle
Un nombre important d’usagers ont procédé à la substitution
tout en dépassant les limites de leurs parcelles, ce qui a réduit la
largeur de la ruelle
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
a/ Les transformation partielle
D’autre ont approprié une partie de l’espace
urbain en érigeant des escaliers
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
1- La nouvelle maison de la dechra
La maison occupe toujours la même place et la même superficie dans l'espace
villageois. Sa partie centrale chevauche la même ruelle. C'est seulement
l'aménagement intérieur de la maison qui a en partie changé , ainsi que la façade
extérieur .
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
1- La nouvelle maison de la dechra
L'ensemble des pièces qui composent le
logis est désormais disposé sur un unique
niveau auquel on accède directement
depuis la rue par la cour, alors
qu'auparavant une entrée séparait la rue
de la cour intérieure
La disposition des deux autres pièces
de la maison, chambre et salle
commune, n'a pas été modifiée
Elles sont toujours disposées autour
de la cour, mais leur fonction a
changé. La salle commune dont nous
avons énoncé précédemment les
différents usages est occupée par
deux chambres à coucher séparées
par une cloison et l'ancienne chambre
tient lieu depuis 1979, de cuisine. On
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
2- La nouvelle maison de l’extension
La nouvelle maison est en béton armé, . Elle est généralement de vastes
dimensions et à plusieurs étages. Ceci s’expliquant par l’espace disponible et par
l’habitude qu’ont pris les Ménaouis d’établir leur construction sur plusieurs années
au fur et à mesure des économies réalisées .
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
2- La nouvelle maison de l’extension

Elle a une forme régulière


(rectangulaire ) . Nous y
retrouvons l’espace de distribution
(cour ou couloir) la cuisine, la salle
de bain, les WC et les chambres
qui composaient le plan de la
maison reconstruite dans la déchra

son organisation spatiale


oscille entre aménagement «
moderne » et une utilisation «
traditionnelle ».

Si la cuisine est
systématiquement présente et
aménagée, dans les nouvelles
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
2- La nouvelle maison de l’extension

la nouvelle maison est


avec de grands garages,
d’immenses balcons, une
succession de pièces, salle
de bain, une cuisine….et
des fers à béton en attente
pour son extension.

cette variété n’est en


faite que modèle importé,
mal dominée peu
confortable
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
2- La nouvelle maison de l’extension
La maison en béton est dotée de grandes ouvertures
pour plus de confort et de lumière qui permettent de faire
entrer de grands meubles.
s transformations après l’indépenda
es transformations sur L’habiation aurassienne de la dechra de M
b/ Les transformation totale
2- La nouvelle maison de l’extension

Par l’intervention de l’état et pour la première fois, on assiste à


l’introduction de l’habitat collectif
CONCLUSION

Menaâ est l’une des plus riches agglomérations des Aurès. Sa situation à
l’intersection de deux cours d’eau a fait d’elle une terre fertile et un lieu privilégié pour
s’y installer.
Les Menaâouis sédentaires vivent en symbiose dans une organisation sociale et
économique développée, se manifeste dans l’espace vie. Un espace où se
mélangent toutes les valeurs fondamentales de la société aurassienne. Ce qui
démontre leur génie et leur attachement aux racines ancestrales. Le produit de cette
société au niveau architecturale « une architecture sans architecte » est de grande
qualité, jugement rendu par de grands chercheurs, surtout au niveau confort
climatique et adaptation au site vu les moyens rudimentaires utilisés. Pendant
longtemps, la société a résisté au plus sauvages des tentatives de bouleversement.
Le déracinement, qu’elle a connu pendant l’époque coloniale, l’a marqué et a
déséquilibré son système socio-économique.
La maison traditionnelle dans les Aurès connaît des transformations considérables
sur le plan de la structuration au niveau du tissu, de l’organisation spatiale interne, de
la morphologie, des matériaux, et des méthodes constructives.
Le béton symbole de réussite sociale et signe de modernité envahit l’architecture
domestique rurale et rompt avec tout son passé. Il n’a permet aux usagers ni de
conserver les commodités de l’habitat d’hier, ni de profiter du confort de celui
d’aujourd’hui.
Bibliographie

Site:
http://encyclopedieberbere.revues.org/2582#tocto2n2
http://www.frebend.com/forum/read.php3?
f=1&i=17973&t=16714
http://www.asadlis-amazigh.com/livres/fr/?C=N;O=D
livre
Aurès, Algérie: 1935-1936 Fanny Colonna،Thérèse Rivière
 
"MONOGRAPHIE DE L'AURES" PAR LE LT. COLONEL
DELARTIGUE, DU 3° ZOUAVES CONSTANTINE 19O4
 
HABITAT TRADITIONNEL DANS LES AURÈS Le cas de la Vallée de
l'Oued Abdi Samia ADJALI Fruit
 
ENCYCLOPÉDIE BERBÈRE VII Asarakae-Aurès , Ouvrage publié
avec le concours et sur la recommandation du Conseil
international de la Philosophie et des Sciences humaines
(UNESCO)