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Le Règlement de Construction

Parasismique Marocain  

RPS 2000 version 2011

Préparé par : Abdeltif BOUCHEHMA


Ingénieur de structures - METL
bouchehma@gmail.com
 06.61.43.66.82/06.78.45.69.71
Plan: 1. Champ d’application de RPS 2011
2. Ouvrages exclus de RPS 2011
3. Objectifs du RPS 2011
4. Performance requise
5. Philosophie et principe de base du calcul sismique
6. Paramètres sismiques (Zone, vitesse, classe …..)
7. Masses à prendre en compte dans le calcul
8. Méthodes de calcul de la force sismique
9. Classification des bâtiments selon leur régularité
10. Calcul des structures régulières
11. Evaluation de la période fondamentale
12. Calcul des bâtiments irréguliers
13. Combinaisons des modes (complément)
14. Résumé
15. Vérification de la structure suivant RPS 2011
16. Espacement entre blocs
17. Combinaisons d’actions fondamentale RPS 2011
18. Combinaisons sismiques de Newmarck (PS92) (complément)
19. Règle des nœuds (poteaux-poutres)
20. Contreventement horizontal (complément)
21. BÉTON ARMÉ: Dispositions constructives
1. Champ d’application de RPS 2011

Les règles R.P.S. 2011 s ’appliquent :

 Aux constructions nouvelles

 Aux bâtiments existants subissant des modifications importantes


tels que changement d’usage;
1. Champ d’application de RPS 2011

Leur champ d’application couvre les structures en béton


armé ou en acier dont le contreventement est assuré par :

 Un système de portiques (Poteaux-Poutres)


 Un système de voiles
 Un système mixte : portiques + voiles
1. Champ d’application de RPS 2011

 Un système de portiques (Poteaux-Poutres)


Il s’agit de:
• Une ossature composée de poteaux et poutres à nœuds rigides
• Une charpente contreventée, capable de résister aussi bien aux
charges verticales qu’aux charges horizontales.
1. Champ d’application de RPS 2011

 Un système de voile:

• Le système est constitué de plusieurs murs isolés ou couplés,


destinés à résister aux forces verticales et horizontales.

• Les murs couplés sont reliés entre eux par des linteaux (poutres)
régulièrement espacés et adéquatement renforcés.
1. Champ d’application de RPS 2011
 Un système mixe
• C’est le système structural composé de portiques et de voiles.
• La résistance aux efforts sismiques est assurée par les voiles et les
portiques, proportionnellement à leurs rigidités respectives.
2. Ouvrages exclus de RPS 2011:

Le domaine d’application du règlement ne s’étend donc pas à


toutes les catégories de constructions.

Sont exclus de ce domaine :

 Les constructions dont les conséquences d’un dommage,


même léger, peuvent être très graves : centrales nucléaires,
usines chimiques ;
 Les ouvrages enterrés et ouvrages d’art : tunnels, barrages ;
 Les ouvrages réalisés par des matériaux ou des systèmes non
couverts par les normes en vigueur.
2. Ouvrages exclus de RPS 2011:

 Pour les structures non couvertes par le présent règlement, des


exigences spécifiques, complémentaires, sont à prendre en
considération.

 L’analyse de ces structures fait appel à des méthodes dynamiques plus


appropriées, basées sur des modèles mathématiques qui reproduisent le
mieux possible les différents paramètres intervenant dans la réponse
sismique de la structure.
3. Objectifs du RPS 2011

a) Assurer la sécurité du public pendant un tremblement de terre


b) Assurer la protection des biens matériels.
c) la continuité de la fonctionnalité des services de base

Présenter un recueil d’exigences minimales de


conception et de calcul ainsi que des dispositions
constructives à adopter pour permettre aux bâtiments
de résister convenablement aux secousses sismiques,
4. Performance requise

On distingue trois niveaux de performance sismique:


- Performance sismique niveau I (PS1):
Sous un séisme de faible intensité, les dommages sont négligeables et la
fonctionnalité de la structure n’est pas affectée aussi bien pendant qu’après
le séisme
- Performance sismique niveau II (PS2):
Sous un séisme modéré, les dommages subis par la structure sont
économiquement réparables mais aucun renforcement n’est exigé. La
fonctionnalité de la structure est peu affectée, mais elle peut être rétablie
peu de temps après le séisme.
- Performance sismique niveau III (PS 3):
Sous un séisme violent, les dommages structuraux sont importants mais
sans causer d’effondrement. La fonctionnalité de la structure n’est plus
assurée.
4. Performance requise
5. Philosophie et principe de base du calcul sismique

Le niveau de performance sismique d’une structure est obtenu par un


dimensionnement qui confère à la structure:
- La résistance,
- La rigidité,
- La ductilité adéquates.

La philosophie de base pour le calcul sismique des structures est donc axée sur
les principes suivants :
- SÉISMES À FAIBLE INTENSITÉ (v<0.1 m/s):
Pour un séisme à faible intensité, le calcul doit permettre de conférer à la
structure d’un bâtiment courant une rigidité suffisante afin d’éviter les
dommages dans les éléments structuraux et les éléments non structuraux en
limitant ses déformations.
5. Philosophie et principe de base du calcul sismique

- SÉISMES A INTENSITE MOYENNE (0.1 <V<0.205m/s):


Pour un séisme à intensité moyenne, la structure d’un ouvrage courant, doit
avoir non seulement une rigidité capable de limiter les déformations, mais
aussi une résistance suffisante pour limiter les dommages dans les éléments
non structuraux et éviter les dommages structuraux en demeurant
essentiellement dans le domaine élastique.

- SÉISMES VIOLENTS (v>0.205 m/s):


Pour un séisme violent, le calcul doit permettre de conférer à l a structure non
seulement une rigidité et une résistance suffisantes, mais également une
ductilité importante pour absorber l’énergie sismique, par grandes
déformations inélastiques, et résister sans s’effondrer
6. Paramètres sismiques

Zone sismique

Coefficient de vitesse et
d’accélération

Classe de priorité sismique

Ductilité

Facteur de réduction K

Coefficient d’amortissement ξ

Coefficient de site

15
6. Paramètres sismiques
Zonage sismique du Maroc (Vitesse)
6. Paramètres sismiques
Zonage sismique du Maroc (Accélération )
6. Paramètres sismiques
Coefficient de priorité (ou de classe) -I-
CLASSE I : importance vitale
Les constructions destinées à des activités sociales et économiques vitales pour la
population et qui devraient rester fonctionnelles, sans ou avec peu de dommage,
après le séisme. On distingue notamment selon l’usage :
- Les constructions de première nécessité en cas de séisme tels que:
Les établissements de protection civile, les centres de décision, les hôpitaux,
les cliniques, les grands réservoirs et châteaux d’eau, les centrales électriques
et de télécommunication, les postes de police, les stations de pompage d’eau
- Les constructions destinées au stockage des produits à haut risque pour le
public et l’environnement

Classe II : Bâtiments du grand public


Sont groupées dans cette classe les constructions présentant un risque en raison du
grand public qu’elles abritent. On distingue notamment :
- Les bâtiments scolaires et universitaires, les bibliothèques, les musées,
les salles de spectacles et de sport, les grands lieux de culte (mosquées,, etc.)
- Les salles de plus de 300 personnes,: salles de fête, les salle d’audience, siège
du parlement, centres commerciaux.
CLASSE III : - Bâtiments courants à usage d’habitation, de bureau ou commercial
6. Paramètres sismiques

Coefficient de priorité ou d’importance I est


donné par le tableau suivant :

Classe de constructions coefficient de priorité ou d’importance : I

classe I 1,30

classe II 1,20

classe III 1,00


6. Paramètres sismiques
Importance de la ductilité:

Un matériaux dit ductile : qui peut être étiré, allongé, sans se rompre.

La ductilité d’un système structural traduit sa capacité de dissiper une grande


partie de l’énergie sous des sollicitations sismiques, par des déformations
inélastiques sans réduction de sa résistance.

Le système structural de tout bâtiment conçu pour résister aux efforts


sismiques doit présenter une ductilité suffisante au cours du séisme.

Trois niveaux de ductilité sont dé finis selon le comportement requis de la


structure.

 Chaque niveau traduit la capacité de la structure à dissiper l’énergie


provenant du séisme.
6. Paramètres sismiques
Importance de la ductilité:

Structures peu ductiles : ND1


La réponse sismique évolue dans le domaine élastique

Structures à ductilité moyenne : ND2


La réponse sismique évolue dans le domaine inélastique avec une
protection raisonnable contre toute rupture prématurée

Structures de grande ductilité: ND3


La structure a une grande capacité de dissipation d’énergie et un certain
nombre de dispositions techniques est exigé pour minimiser le risque de
rupture prématurée
6. Paramètres sismiques
Importance de la ductilité:

Niveau de ductilité requis et


classes de bâtiments
NIVEAU DU SEISME (v facteur de vitesse)
CLASSE DE
BATIMENTS v  0.1 0.1  v  0.2 v > 0.2
(zone 0 et 1 ) (zone 2,3 et 4 )

Classe I et II ND1 ND2 ND3

Classe III ND1 ND2


6. Paramètres sismiques
Facteur de réduction: K
Le facteur de réduction de la force sismique de calcul, ou coefficient de ductilité
K, caractérise la capacité d’une structure à dissiper l’énergie par comportement
inélastique
6. Paramètres sismiques
Amortissement : ξ

L’amortissement représente les frottements internes


développés dans la structure en mouvement. Il est fonction
des matériaux composant la structure .

Type de structure ξ

Structures en bé ton armé


5%
Ossatures métalliques avec murs extérieurs lourds et cloisons
Ossatures métalliques avec murs extérieurs et intérieurs légers 3%
6. Paramètres sismiques
Types de sites et coefficient de sol : S
7. Masses à prendre en compte dans le calcul

Les masses à prendre en compte dans les calculs sont celles


correspondant à la totalité des charges permanentes et à une
fraction ψ des charges d ’exploitation.

W  G  Q
Types de bâtiments ψ

Bâtiments à usage d’habitation et administratif 0,20

Bâtiments d’utilisation périodique par le public, tels que salles 0,30


d’exposition, salles des fêtes…

Bâtiments d’utilisation tels que restaurants, salles de classe… 0,40

Bâtiments dont la charge d’exploitation est de longue durée 1,00


tels que entrepôts, bibliothèques, silos et réservoirs…
8. Méthodes de calcul de la force sismique

Règles de calcul RPS2011:

Il est recommandé deux méthodes de calcul :

– La méthode statique équivalente


– La méthode d'analyse dynamique
8. Méthodes de calcul de la force sismique

Conditions d'application de la méthode statique


équivalente :

– Satisfaire aux conditions de régularité en plan et en élévation


– Bâtiments de hauteur <= 60m
– Période fondamentale <= 2 secondes

Conditions d'application de la méthode modale:


- si l’une des trois conditions n’est pas satisfaite
- La valeur de l’effort latéral sismique F servant au calcul ne doit
pas être inférieure à 0.90 fois la valeur obtenue par l’approche statique
équivalente.
9.Classification des bâtiments selon leur régularité
- Structures régulières
- Structures irrégulières
Régularité en plan:
- Forme simple (rectangle)
- Distribution de masse et de rigidité sensiblement symétrique vis-à-vis de 2
directions orthogonales, le long desquelles sont orientés les éléments
structuraux résistant à l’action sismique.
- Lorsque le système structural n’est pas orienté le long d’un ensemble d’axes
orthogonaux la structure est considérée irrégulière.
- A chaque niveau, la distance entre le centre de masse et le centre de rigidité, mesurée
perpendiculairement a la direction de l’action sismique, ne doit pas dépasser 0.20 fois la
racine carrée du rapport de la raideur de torsion sur la raideur de translation.

- La somme des parties saillantes ou rentrantes a+b  0.25 B


- Élancement L/B  3.5
9.Classification des bâtiments selon leur régularité
Critères de régularité en élévation:
– Distribution de la rigidité et de la masse sensiblement régulière le long de la
hauteur, Variation de la masse, entre 2 étages successifs, inférieure à 15%
– Variation de la rigidité, entre 2 étages successifs, inférieure à 30%

– La hauteur totale du bâtiment ne doit pas dépasser pas 4 fois la plus petite
dimension de sa base,
– Un élément vertical du système structural résistant aux forces latérales ne doit
pas avoir de décalage. Le trajet de forces latérales doit être continu
– Rétrécissement graduel  0.15 dimension en plan du niveau précédent, sans
que le retrait global ne dépasse 25% de la dimension en plan au niveau du sol
– Élargissement graduel  0.10 dimension en plan du niveau précédent, sans
que le débordement global ne dépasse 25% de la dimension en plan au niveau
du sol.
– La résistance au cisaillement du système structural à un niveau donné ne doit
pas être inférieure à 80% de la résistance du niveau supérieur. La résistance au
cisaillement d’un étage est constituée de la résistance totale de tous les
éléments du système structural qui partagent les efforts tranchants à l’étage
pour la direction sismique considérée
9.Classification des bâtiments selon leur régularité
Critères de régularité en élévation:
10. Calcul des structures régulières

Méthode statique équivalente

La force sismique latérale est calculée à l’aide la formule :


V.S.D.I.W
F
K

V : le coefficient de vitesse de zones


S : coefficient de site
D : facteur d’amplification dynamique ( Page 31 )
I : coefficient de priorité ou d’importance
W : charges prises en compte
K : facteur de reduction
10. Calcul des structures régulières
Méthode statique équivalente

Répartition verticale des


forces sismiques
11. Evaluation de la période fondamentale

La période du mode fondamental de vibration est déterminée par :


- Calcul dynamique précis
- Méthode de Rayleigh
- Formules empiriques
11. Evaluation de la période fondamentale

Formules empiriques

a) Ossature en portiques en béton armé ou en charpente en acier


contreventée

b) Portique en acier à nœuds rigides

c) Autre ossature:

Où, H et L exprimés en mètre, sont respectivement la hauteur totale du bâtiment et la


longueur du mur ou de l’ossature qui constitue le principal système de contreventement, dans
la direction de l’action sismique
11. Evaluation de la période fondamentale

Méthode de Rayleigh

2
 mi u i
T  2
 mi u i
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

a) Si l’une des conditions exigées par l’approche statique


équivalente ne sont pas satisfaites, il est admis d’utiliser une
approche dynamique pour l’analyse de l’action sismique.

b) La valeur de l’effort latéral sismique F servant au calcul ne doit

pas être inférieure à 0.90 fois la valeur obtenue par l’approche


statique équivalente.
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

L’approche dynamique est basée sur :

- La réponse maximale de la structure au moyen de spectres de réponse


adaptés au site de la construction ;

- Un calcul direct en fonction du temps par l’utilisation d’accélérogrammes


adaptés au site de la construction.
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

Le spectre de réponse des structures est un outil pour estimer la


réponse d’un bâtiment au séisme

En général il s’agit de réponse en accélération, mais il existe des


spectres en déplacement et en vitesse.

Le spectre de réponse est une « courbe » sur laquelle on lit les valeurs
maximales de l’amplification du mouvement du sol.
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

F= M.A

Spectres de réponse en accélération A


12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

F= k.U
12. Calcul des bâtiments irréguliers

Phases de calcul
sismique:

Phase 1 : l’analyse modale recherche les


modes propres de vibrations de la
structure et leurs périodes. Ceux-ci sont
indépendants du séisme.

Phase 2: l’analyse spectrale va estimer la


réponse de la structure pour chacun de
ses modes et déterminer en suite les
forces sur chaque étage (et après sur
chaque élément) nécessaire pour le
dimensionnement de la structure
12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique
Exemple d’un bâtiment à 3 niveaux:

Dans le plan OX:

Dans le plan OY:


12. Calcul des bâtiments irréguliers
Méthode d'analyse dynamique

Modélisation complète en 3 dimensions du bâtiments à


l ’aide de barres et d ’éléments finis

Mode Fréquence [Hz] Période [sec] Masses Cumulées UX [%] Masses Cumulées UY [%]
1 2,01 0,50 26,21 4,99
2 2,39 0,42 30,27 66,50
3 3,29 0,30 66,67 66,99
4 5,99 0,17 69,87 67,45
5 9,32 0,11 70,37 81,40
6 10,45 0,10 71,10 81,78
7 32,15 0,03 93,68 93,87
12. Calcul des bâtiments irréguliers

Mode 1 : Translation suivant l’axe X Mode 2 : Translation suivant l’axe Y Mode 3, Torsion
13. Combinaisons des modes
1- Somme des valeurs absolues SRSS

2- a: Combinaison quadratique simple (CQS)

2- b Combinaison quadratique complète (CQC)

3- Combinaison avec règle des 10%


Les modes voisins (dont les fréquences différent de moins de 10%) sont
d’abord combinés par sommation des valeurs absolues. Les valeurs
résultant de cette première combinaison sont ensuite combinées
quadratiquement (combinaison quadratique simple).

4- Combinaison de ROSENBLUETH
14. Résumé

Approche de calcul sismique

Oui - La structure répond aux Non


Critères de régularité ?
- La hauteur du bâtiment est <60m?
- Période fondamentale <2s

Approche statique Approche modale


équivalant
14. Résumé

Calcul sismique

Etapes de l’analyse modale

Oui Convergence de masse à 90% Non


Avec f ≤ 33Hz

- Mode résiduel
Calcul sismique - Réduction de base
- Majoration dynamique si
MX et MY>70%

Dimensionnement
Convergence de masse à 90%
14. Résumé

Modèle CBS
Modèle ROBOT
Pro

Descente de charges statique Descente de


par surfaces d’influence charges par E.F

Calcul dynamique

Calcul sismique

Dimensionnement Dimensionnement Dimensionnement


statique parasismique statique
15. Vérification de la structure selon RPS 2011
1- Déplacements latéraux inter- étages :

Les déplacements maximaux latéraux entre 2 étages ∆el doivent être limités à :

el  0.007.h pour les bâtiments de classe I et II


K
el  0.010.h pour les bâtiments de classe III
K
h : hauteur de l’étage
K : coefficient de réduction

Séisme suivant X Séisme Suivant Y Déplacement limite


Niveau Hauteur (cm) (cm) (cm)
(m)
UX UY UX UY

2ième étage 3.5 2.2 1.75


1ième étage 3.5 2 1.75
15. Vérification de la structure selon RPS 2011
2- Déplacements latéraux globaux :
Le déplacement maximal latéral global ∆g doit être limité à :

g  0.004.H
H : hauteur totale de la structure

Déplacement Déplacement latéral max Déplacement latéral max limite


Sismique Ux 10.1 7.6
suivant X Uy 2.5 7.6
Sismique Ux 0.1 7.6
suivant Y Uy 10.0 7.6
15. Vérification de la structure selon RPS 2011
3- Vérification de la stabilité au renversement :

K.W. depmax

Indice de stabilité : F.h

W : poids au dessus de l’étage considéré


F : action sismique au niveau considéré
h : hauteur de l’étage
depmax : déplacement relatif du niveau considéré
K : coefficient de réduction

• La stabilité est considéré satisfaite si   0.10


• L’effet du second ordre est à prendre en compte si 0.10 <   0.20
• La stabilité est considérée comme non satisfaite si  > 0.20
16. Espacement entre blocs

Il faut adopter un joint vide ou matériau de remplissage ne pouvant


transmettre d’effort d’un bloc à l’autre.

 La largeur du joint supérieure à la somme des déformations respectives


des 2 blocs en prenant l’effet de torsion.

 Si pas de justification : largeur supérieure à max(a.H2 ; 5 cm)


Avec :
• a = 0.003 pour les structures en BA
• a = 0.005 pour les structures en acier
• H2 hauteur du bloc le moins élevé
17. Combinaison d’actions fondamentale RPS 2011

S  G  F  0,3 N  Q
Avec :
- G : Le poids mort et charges permanente de longue durée
- F : Effets du séisme
- N : Action de la neige
- Q : Charges d’exploitation
- ψ : facteur d’accompagnement des charges d’exploitation

L’action du vent n’est pas à combiner avec celle du séisme:


- Si le calcul au vent produit des sollicitations plus défavorables que celles du
séisme le dimensionnement s’effectue pour les sollicitations dues au vent.

- Si le calcul au séisme produit des sollicitations plus défavorables que celles du


vent le dimensionnement s’effectue pour les sollicitations dues au séisme.
18. Combinaisons sismiques de Newmarck (PS 92)

G  Q  Fx  0.3Fy
G  Q  Fx  0.3Fy
Séisme X
G  Q  Fx  0.3Fy
G  Q  Fx  0.3Fy

G  Q  0.3Fx  Fy
G  Q  0.3Fx  Fy
Séisme Y
G  Q  0.3Fx  Fy
G  Q  0.3Fx  Fy
19. Règle nœuds (poteau-poutre)

Éviter la formation de rotules


plastiques dans les poteaux (élément
porteur) il faut qu’au niveau des
nœuds poteaux- poutres:

la somme des valeurs absolues des


moments ultimes des poteaux doit
être supérieure à celle des moments
des poutres aboutissant au nœuds:
20. Contreventement horizontal

Le contreventement horizontal permet de transmettre et répartir les


actions sismiques sur les éléments de contreventement vertical.

Diaphragmes plaques

- Un diaphragme rigide :
Diaphragmes triangulés

- Un diaphragme flexible (souple)


20. Contreventement horizontal

Un diaphragme rigide

Impose le même déplacement en tête de chaque élément vertical,


ce qui permet de solliciter équitablement toutes les palées de
stabilité.
En cas de rupture d’une palée de stabilité, la répartition des
charges se fait automatiquement sur les autres.

Un diaphragme rigide est caractérisé par son aptitude à rester en


phase élastique, à se comporter comme une poutre horizontale

Un diaphragme est considéré comme rigide s’il est plus rigide que
les éléments verticaux.
20. Contreventement horizontal

Un diaphragme rigide

Exemples de diaphragmes plaques:

- Dalle pleine de béton armé coulé en place


- Dalle pleine de béton armé coulé en place sur prédalles
- Dalles préfabriquées en béton armé
- Planchers à dalle de compression sur poutrelles en entrevous
- Planchers à dalle de répartition sur tôles d’acier profilées
- Toiture bois à panneaux de contreplaqué
- Toiture à lames de bois massif

Exemples de diaphragmes triangulés : (pour les ossatures métalliques)


- Planchers et pans de toitures raidis par des poutres au vent
- Planchers et pans de toitures raidis par des tirants en diagonale
- Planchers et toitures en réseaux rigides
20. Contreventement horizontal

Un diaphragme rigide

Les différents types de planchers ne constituent un diaphragme rigide que


dans le respect de certaines dispositions constructives qui assurent un
comportement dynamique satisfaisant:

1) Solidarisation avec les chaînages périphériques et poutres qui assurent la liaison


avec les palées de stabilité (les éléments verticaux).

2) Renforcement des bords des trémies dont les dimensions doivent être limitées
(sinon, dispositions compensatrices pour éviter les déformations du diaphragme).

3) Si la « plaque » est constituée de plusieurs couches, liaisons entre les couches de façon

à assurer un comportement dynamique homogène.

4) En cas de béton armé éviter les reprises de coulage du béton entre la dalle et les
chaînages, poutres, chapiteaux…
20. Contreventement horizontal

Un diaphragme flexible

n’a pas un comportement dynamique continu de part et d’autre


des éléments verticaux (palées, mais également poteaux), et
chaque élément reçoit une charge proportionnelle à la surface de
plancher le concernant comme pour les charges verticales.

Un diaphragme est considéré comme flexible, relativement aux


éléments verticaux (poteaux et voiles).

La flexibilité peut être due aux matériaux employés ou aux


dispositions constructives (diaphragmes longs et étroits, ou percés
de trémies trop importantes).
21. BÉTON ARMÉ: Dispositions constructives

Zone critique :

Partie d’un élément structural principal dans laquelle des concentrations de


déformations ou de sollicitations sont susceptibles de se produire.

Confinement :

Volume de béton pourvu d’armatures transversales disposées à s’opposer au


gonflement du matériau sous l’effet des contraintes de compression ainsi
qu’au flambement des armatures.
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)

Les dimensions de la section transversale du poteau, h c et bc étant


respectivement la plus grande et la plus petite dimension, doivent satisfaire
les conditions suivantes :

bc  25 cm (ductilité ND1 ou ND2)


bc  30 cm (ductilité ND3)

h/b  16

bc : la dimension de la section du poteau


perpendiculaire à l’axe de la poutre.

hc : la dimension de la section du poteau


parallèle à l’axe de la poutre
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)

Zone critique d’un poteau:

Sont considérées comme zones critiques

a) Les extrémités du poteau sur une longueur lc


égale à la plus grande des longueurs suivantes :

lc = Max (he/6, hc , 45 cm)

- hc : la plus grande dimension de la


section du poteau.

- he : la hauteur nette du poteau.


BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)

Zone critique d’un poteau:


b) Dans le cas où un poteau est adjacent de part et d’autre à un mur de
remplissage incomplet la longueur minimale de la zone critique est égale à :

lc =Max ( x; he/6; bc ; 45 cm)

Avec : - x = ( he - hr ) + bc
- bc : étant la dimension du poteau parallèle au mur.
- hr : hauteur du remplissage.
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)

Espacement maximum des aciers transversaux:

Les poteaux supportant un voile ou un mur de remplissage


rigide doivent être confinés sur toute leur hauteur.
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis et comprimés
(N > 0.10 B.fc28)
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

Les dimensions de la section transversale de la poutre, h et b étant


respectivement la plus grande et la plus petite dimension, doivent
satisfaire les conditions suivantes :

- b  20 cm bc : la dimension de la section du poteau


perpendiculaire à l’axe de la poutre.
- b  bc + hc/2 hc : la dimension de la section du poteau parallèle à
l’axe de la poutre
- b / h  0.25
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

La distance entre les axes de la poutre et du poteau support ne


doit pas dépasser 0.25 fois la largeur du poteau.

 Excentricité e  0.25 fois la largeur du poteau


BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

Armatures longitudinales:

1) Ductilité ND1 :
- Barres en HA (haute adhérence)
- Diamètre minimal de 10 mm

2) Ductilité ND2 ou ND3:

En complément aux a) et b) ci dessus, les conditions suivantes doivent être


satisfaites :

c) La section des armatures comprimées dans une zone critique ne doit pas être
inférieure à la moitié de la section des armatures tendues dans cette zone.
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

Armatures longitudinales:

2) Ductilité ND2 ou ND3:

d) L’emploi des coudes ou crochets dans les poteaux n’est permis que dans
certains cas, telle que pour la liaison avec la semelle ou au voisinage d’une
surface libre. Dans de tels cas les ancrages d’extrémité sont assurés par des
coudes droits

e) Au moins 0.25 de la section des armatures supérieures de flexion disposées aux


extrémités de l’élément doit être prolongée sur toute la longueur de celui-ci.
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

Armatures transversales:
1- Zones critiques
a) Les extrémités non libres de la poutre sur une longueur lc égale à 2 fois
la hauteur h de la poutre pour ND2 et supérieur à 2x h pour ND3.
b) Les zones nécessitant des armatures de compression.
c) Les zones de longueur égale à 2 fois la hauteur h de la poutre pour une
ductilité ND2 ,
BÉTON ARMÉ : éléments fléchis non comprimés
(N  0.10 B.fc28)

Armatures transversales:
1- Zones critiques:
 Le diamètre minimal est = 6 mm.
Les premières armatures doivent être placées à 5 cm au plus de la face du poteau.

Pour les structures de ductilité ND1 et ND2, l’espacement s ne doit pas excéder le
minimum des grandeurs suivantes :

 min(24 ft ; 8 fl ; 0,25h ; 20 cm) pour la ductilité ND1 ou ND2


 min(6 fl ; 0,25h ; 15 cm) pour la ductilité ND3
BÉTON ARMÉ : voiles de contreventement

Épaisseur minimale du voile :

- max(15 cm ; he / 20) pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités

- max(15 cm ; he / 22) pour un voile rigidifié à une extrémité

- max(15 cm ; he / 25) pour un voile rigidifié à ses deux extrémités


BÉTON ARMÉ : voiles de contreventement

Régions critiques :

Celles situées à la base des murs habituellement sur une hauteur l c égale à :

lc  max  H/6 ; L
H : hauteur de l’étage
L : largeur du voile
BÉTON ARMÉ : voiles de contreventement

Ferraillage minimal:

 Les éléments verticaux sont armés par des aciers verticaux et des aciers
horizontaux.

 Le taux minimal de l’armature verticale et horizontale, à toute section est égale à


0.20% de la section horizontale du béton.

 Le taux maximal est égal à 4%.

 Le diamètre des barres utilisées ne doit pas dépasser 1/10 de l’épaisseur du mur.

 L’espacement des barres verticales et horizontales est égal à :

s = min(30cm, 1.5e) en zone courante


s = min(20cm, 1.5e) en zone critique

Avec: e est l’épaisseur du mur