Vous êtes sur la page 1sur 109

PRESENTATION DE LA NORME ALGERIENNE SUR

LES IMPOTS DIFFERES INSPIREE DE LA NORME


INTERNATIONALE IAS 12

1
Origine doctrinale de la norme algérienne sur les impôts différés
Norme IAS 12: Impôt sur le résultat
SIC 21:Recouvrement des actifs non amortissables non réévalués
SIC 25: Changement de statut fiscal d’une entité ou de ses actionnaires

2
Champ d’application

La norme s’applique à la comptabilisation de l’impôt sur le résultat.

• La question principale est de déterminer comment comptabiliser les


conséquences fiscales actuelles et futures :

• du recouvrement futur (ou du règlement) de la valeur comptable des actifs


(ou des passifs) qui sont comptabilisés dans le bilan d’une entreprise.

• Gommer les distorsions entre les valeurs bilancielles comptables et les


valeurs bilancielles fiscales

3
Les impôts différés permettent …

• d’obtenir une vision plus économique de l’impôt sur le résultat, qui


correspond dans les comptes au cumul de l’impôt exigible et de l’impôt
différé

• De concilier et de pacifier les relations entre la réglementation fiscale dont


l’objectif est d’optimiser les recettes fiscales et la réglementation
comptable dont l’objectif est d’améliorer le processus informationnel

4
But de la comptabilité 

La comptabilité est un moyen de mesurer les résultats de l’entreprise à


travers le recensement des flux économiques. Par l’établissement des états
financiers, elle décrit sa situation financière, ses performances et sa
trésorerie au titre de la période écoulée.

5
But de la fiscalité 
 

La réglementation fiscale a pour but de déterminer les principes d’évaluation


de la matière imposable et les modalités de taxation de celle-ci.

D’où une différence au niveau des objectifs

6
Processus normatif
 
Le droit fiscal et le droit comptable répondent chacun à un processus
normatif différent. La règle fiscale repose sur le principe de légalité (modèle
fiscal du prix de revient, des créances acquises et des dettes certaines). Alors que la règle
comptable servant principalement à informer, a besoin de flexibilité.

7
Conséquences de l’obligation de tenue de comptabilité

• La comptabilité : moyen de preuve


• La fiscalité s’appuie sur la comptabilité pour déterminer les bases
d’imposition du contribuable 
• La motivation du rejet de la comptabilité :

L’administration fiscale est tenue, en cas de non acceptation de la comptabilité


de motiver son refus de la dite comptabilité

8
EN RESUME

• La comptabilité financière a pour objectif de satisfaire en priorité les


besoins des investisseurs à risque (actionnaires et bailleurs de fonds).

• La fiscalité est un instrument de politique économique et de régulation des


richesses entre les différents acteurs.

• La détermination de l’assiette imposable s’appuie sur l’information


comptable, et il est normal qu’il existe des divergences entre la
comptabilité et la fiscalité..
Divergences antérieures (PCN 75 et fiscalité)

Correspondent aux charges dont la déductibilité est définitivement exclue et


les produits dont l’imposition est définitivement écartée. Ils donnent lieu
aux ajustements nécessaires du résultat comptable pour le calcul de
l’assiette imposable (au niveau du tableau de détermination du résultat
fiscal). Ces écarts sont traités de définitifs
Divergences antérieures (PCN 75 et fiscalité)

Exemples d’écarts définitifs

• Les amendes et pénalités ;


• Les réceptions, cadeaux, frais de restauration et de spectacles excédentaires ;
• Les commissions, courtages, ristournes, vacations et honoraires non portés
sur la déclaration de l'employeur;
• Amortissement excédentaire sur voitures de tourisme

Les écarts définitifs sont maintenus.

L’intimité du NSCF avec les normes IAS/IFRS a fait naitre un autre type
d’écarts appelés temporelles (temporaires) traités comptablement par la
technique du report variable ( Imposition différée)
Définitions

Le bénéfice comptable est le bénéfice/résultat brut comptable d’un exercice


avant déduction de la charge d’impôt.

Le bénéfice imposable (perte fiscale) est le bénéfice (la perte) d’une période
déterminée selon les règles établies par les administrations fiscales et sur la
base desquelles l’impôt sur le résultat doit être payé (recouvré)

La base fiscale d’un actif ou d’un passif est le montant attribué à cet actif ou
passif à des fins fiscales.
Définition

La charge (le produit) d’impôt est égal au montant total de l’impôt exigible et
de l’impôt différé inclus dans la détermination du résultat net de l'exercice.

L’impôt exigible est le montant des impôts sur le bénéfice payables


(récupérables)
au titre du bénéfice imposable (perte fiscale) d’un exercice.
Définition

Impôts différés passifs


Ce sont les montants d’impôts sur le résultat payables au cours d’exercices futurs
au titre des différences temporelles imposables.

Impôts différés actifs


Ce sont les montants d’impôts recouvrables au cours d’exercices futurs au titre des :
• différences temporelles déductibles,
• report en avant de pertes fiscales non utilisées,
Définition

Les différences temporaires sont des différences entre le bénéfice imposable


Et le bénéfice comptable qui trouvent leur origine dans un exercice et
s’inversent dans un ou plusieurs exercices ultérieurs (remises en cause au
niveau international)
Différences temporaires

Règles fiscales
# Règles comptables

Charges non déductibles fiscalement au moment de leur


comptabilisation mais ultérieurement

Produits comptabilisés non encore imposables

Différences entre le RC et le RF

DIFFERENCES TEMPORAIRES
Différences temporaires

DIFFERENCES TEMPORAIRES

IMPOTS DIFFERES

Impôt exigible sur les opérations de


l’exercice
Charge d’impôt
de l’exercice +/-
Variation des Impôts Différés au cours de
l’exercice
Différences temporelles
Différences
DIFFERENCES
temporaires
TEMPORAIRES
(approche Résultat)
+
Variation richesses par le bilan

Différences temporelles (approche Bilan)

Différences entre la valeur comptable d’un actif ou


d’une dette et sa base fiscale
Définition Exemple

La base fiscale d’un actif ou d’un passif est le montant attribué à cet actif ou à
ce passif à des fins fiscales.

Les différences temporelles sont des différences entre la base fiscale d'un
actif ou d'un passif et sa valeur comptable au bilan.

Différences temporelles imposable


différences temporelles qui généreront des montants imposables
dans la détermination du bénéfice imposable (perte fiscale) d'exercices futurs
lorsque la valeur comptable de l’actif ou du passif sera recouvrée ou réglée;
Comptabilisation d’un passif d’impôt

Les différences temporelles déductible


différences temporelles qui généreront des montants déductibles dans la
détermination du bénéfice imposable (perte fiscale) d'exercices futurs lorsque
la valeur comptable de l’actif ou du passif sera recouvrée ou réglée.
Comptabilisation d’un actif d’impôt
Impôt différé actif/passif
Actif
• Valeur comptable > Valeur fiscale Actif
Valeur comptable < Valeur fiscale
Passif Passif
• Valeur comptable < Valeur fiscale Valeur comptable > Valeur fiscale

Source d’économie
Source d’imposition future d’imposition future

Impôt différé passif Impôt différé actif


REGLE DE GESTION

VC > VF VC < VF

ACTIF IDP IDA

PASSIF IDA IDP


Impôts différés
Comptabilisation
Exercice :

o Un matériel acquis 1m DA début 2011 est amorti par la firme sur 2


ans. La durée minimale admise par le fisc est 5 ans.

années Début 2011 2012 2013 2014 2015


Base 1 000 800 600 400 200 0
fiscale
Valeur 1 000 500 0
comptable
Différence 0 300 600 400 200 0
temporelle
Variations 0 + 300 + 300 - 200 - 200 - 200

IDA 0 + 75 + 75 - 50 - 50 - 50
Impôts différés
Comptabilisation

2011 2012 2013 2014 2015

CA 1000 1000 1000 1000 1000

Amort compt 500 500

Amort fisc 200 200 200 200 200

Résultat compt 500 500 1000 1000 1000

Résultat fisc 800 800 800 800 800

IBS fisc* 25% 200 200 200 200 200

IBS compta** 25% 125 125 250 250 250

* Impôt exigible
** Charge d’impôt
Impôts différés
Comptabilisation

N° de
compte 31/12/2011 & 31/12/2012 Débit Crédit
695 IBS activités ordinaires 200
444 État, IBS 200
133 Impôt différé actif 75
692 Imposition différée actif 75

Soit :

69 Impôt sur le résultat 125


133 Impôt différé actif 75
444 État, IBS 200
Impôts différés
Comptabilisation

N° de
compte 31/12/2013, 2014 & 2015 Débit Crédit
695 IBS activités ordinaires 200
444 État, IBS 200
693 Imposition différée actif 50
134 Impôt différé actif 50

Soit :

69 Impôt sur le résultat 250


444 État, IBS 200
134 Impôt différé actif 50
Impôts différés
Comptabilisation
Exercice :

o Des frais de développement 900 KDA début 2011 est amorti par la
firme sur 2 ans. La durée minimale admise par le fisc est 4 ans.

années Début 2011 2012 2013 2014 2015


Base 0 0 0 0 0 0
fiscale
Valeur 900 600 300 0 0 0
comptable
Différence -900 -600 -300 0
temporelle
Variations -225 + 300 + 300 +300

IDP -225 + 75 + 75 + 75
Impôts différés
Comptabilisation
2011 2012 2013 2014

Résultat neutre 1000 1000 1000 1000

Activation frais 900

Charges (900)

Amort compt 0 300 300 300

Amort fisc 0 0 0 0

Résultat compt 1 000 700 700 700

Résultat fisc 100 1 000 1 000 1 000

IBS fisc* 25% 25 250 250 250

IBS compta* 25% 250 175 175 175


* Impôt exigible
** Charge d’impôt
Impôts différés
Comptabilisation

N° de
compte 31/12/2011 Débit Crédit
695 IBS activités ordinaires 25
444 État, IBS 25
693 Imposition différée passif 225
134 Impôt différé passif 225

Soit :

69 Impôt sur le résultat 250


444 État, IBS 25
134 Impôt différé passif 225
Impôts différés
Comptabilisation

N° de
compte 31/12/2012, 2013 & 2014 Débit Crédit
695 IBS activités ordinaires 250
444 État, IBS 250
134 Impôt différé passif 75
693 Imposition différée passif 75

Soit :

69 Impôt sur le résultat 175


134 Impôt différé passif 75
444 État, IBS 250
S’agit il d’une déduction permanente ou d’une différence temporelle ?

Loyers et Déductibles à condition d’être utilisé


charges locatives pour l’exploitation

Avances payées Déductible durant l’année de réalisation


sur loyers de la charge

Les provisions pour avantages


postérieurs à l’emploi sont
déductibles fiscalement au moment Impôt différé actif Déduction Temporaire

du paiement effectif

Les subvention ou libéralités


supérieurs au plafond fixé par le
CID c’est-à-dire à 1% du bénéfice Différence permanente (Art 171 du CID)

fiscal

30
S’agit il d’une déduction permanente ou d’une différence temporelle?

Loyers perçus ●
Produits imposable durant l’année de
d’avance réalisation

Le report
déficitaire

Impôt différé d’actif
Montant des frais de
réception excessif non
justifié (art 169 du CID)

Différence permanente
Amortissement déductible
Différence qui sera imposée plus tard, au moment de la


fiscalement à un taux accéléré par
constatation de l’amortissement, on doit comptabiliser un
rapport à l’amortissement
impôt différé passif qui sera soldé ultérieurement
comptable

31
S’agit il d’une déduction permanente ou d’une différence temporelle?

Les intérêts à recevoir sont


comptabilisés au moment Produits constatés comptablement mais

de leur survenance, or taxables au moment de leur encaissement


fiscalement ils sont inclus donnant lieu à comptabilisation d’un impôt
en tant que produit dans le différé de passif 134 en contrepartie d’un
résultat au moment de charge d’impôt différé 693
l’encaissement

Amortissement
Différence qui sera taxée les années

déductible
ultérieures, au moment de la constatation de
fiscalement à un taux
l’amortissement, on doit comptabiliser un
inférieur par rapport à
impôt différé actif qui sera soldé
l’amortissement ultérieurement
comptable

32
S’agit il d’une déduction permanente ou d’une différence temporelle?

On a constaté une dépréciation


d’actif (valeur comptable 100 Charge non déductible au moment de la constatation

qui inclut une dépréciation de si elle n’est pas justifié mais générant un IDA qui sera
50) déductible fiscalement au réalisé au moment de la cession de l’actif
moment de la cession de l’actif

Réévaluation d’une
immobilisation

Passif d’impôt différé a
corporelle générant un
écart de réévaluation
éteindre sur cinq ans

Comptabilisation ●
Aucun impôt différé interdit
initiale du
goodwill par la norme IAS 12
33
D’une manière générale…
Charge comptabilisée
mais déductible plus actif d’impôt différé déductible

tard

Charge non comptabilisée


en résultat mais déductible passif d’impôt différé taxable

immédiatement

Produit comptabilisé
mais taxable plus tard passif d’impôt différé taxable

Produit non comptabilisé


en résultat mais taxable actif d’impôt différé déductible

immédiatement
Inventaire des divergences entre la
réglementation fiscale et la réglementation
comptable.

35
Amortissement des immobilisations

• Sur le plan fiscal


Référence aux ‘usages’ pour définir les durées d’amortissement.

• Sur le plan comptable


Amortissement sur la durée réelle d’utilisation (durée économique);
Prise en compte d’une éventuelle valeur résiduelle;
Révision éventuelle des durées d’amortissement;
Obligation d’effectuer des tests de dépréciation et de constater éventuellement
des pertes de valeur.
Immobilisations (approche par composant)

Principe
Les composants d’un actif sont traités comme des éléments séparés s’ils ont
des durées d’utilité différentes ou procurent des avantages
économiques selon un rythme différent.

Les règles fiscales ne s’opposent pas à ce principe


Provisions pour grosse réparation

Sur le plan fiscal


Ces provisions sont autorisées.

Sur le plan comptable


Ces provisions ne sont pas autorisées (elles ne correspondent pas à la
définition d’un passif);

Elles doivent être comptabilisées comme un composant distinct du coût


d’acquisition, et amorties .
Coût d’entrée d’immobilisations

Sur le plan fiscal


Entrent dans le coût d’une immobilisation le coût d’acquisition
augmenté des frais accessoires nécessaires à la mise en état du bien.

Sur le plan comptable

Entrent également dans le coût d’une immobilisation tous les frais


directement rattachables : droits de mutation, frais d’actes, coûts des
emprunts, coûts de démantèlement ou de restauration d’un site.

Doit être déduit l’escompte éventuel obtenu (pour paiement comptant)


Cas des immeubles de placement

Sur le plan fiscal

Un immeuble de placement est une immobilisation corporelle évaluée selon la


méthode du coût amorti (coût d’acquisition après déduction des
amortissements).

Sur le plan comptable,


Deux solutions :

Évaluation au coût diminué du cumul d’amortissements et du cumul des pertes


de
valeur (cas général des immos) ou évaluation sur la base de la juste valeur
Cas des instruments financiers

Sur le plan fiscal

Application du principe du coût historique, avec constatation éventuelle d’une


dépréciation par voie de provision.

Sur le plan comptable

Quatre catégories d’instruments financiers :

Actifs détenus à des fins de transaction (juste valeur, imputation des écarts en
résultat)

Actifs détenus jusqu’à l’échéance (évaluation au coût amorti)


Prêts et créances émis par l’entreprise (évaluation au coût amorti)

Actifs disponibles à la vente (juste valeur, imputation des écarts en capitaux propres)
Changement de méthode comptable

Règles fiscales

Pour être déductible, une charge doit être constatée en résultat (une charge ou
provision constatée en capitaux propres ne peut être déduite)

Toute opération augmentant la situation nette est imposable.

Règle comptables

Tous les ajustements résultant d’un changement de méthode doivent


obligatoirement être imputés sur les capitaux propres d’ouverture

Des dispositions particulières doivent être prévues


Divergences liées à l’actualisation

Règles fiscales

Application du principe du coût historique, et de la valeur nominale.

Règle comptables:

Application obligatoire de l’actualisation, si l’effet est significatif, pour les


provisions, les produits, les passifs, le coût d’entrée des immobilisations, la
détermination des flux de trésorerie (pour le calcul d’éventuelles
dépréciations).
Avantages accordés au personnel

Règles fiscales

Généralement, les engagements de retraite et autres avantages postérieurs à


l’emploi ne peuvent pas donner lieu à des provisions déductibles.

Règle comptable
Comptabilisation obligatoire sur des bases actuarielles des avantages au
personnel :

• avantages à court terme, long terme,


• indemnités de fin de contrat.
Contrats de location financement

Sur le plan fiscal


Les loyers correspondant à des contrats de location financement
sont comptabilisés en charge chez le preneur, en produit chez le bailleur,
comme
les contrats de location simple ( voir dispositions de LF )

Sur le plan comptable,

Chez le preneur, comptabilisation d’un actif et d’un passif comme s’il avait
acquis le bien .
Chez le bailleur, comptabilisation d’une créance financière évaluée à la juste
valeur du bien donné en location
Et les impôts différés….

Règles fiscales

Aucune incidence sur le résultat imposable :

Des passifs d’impôt différé (montants d’impôt payables au cours d’exercices futurs
au titre De différences temporelles imposables)

Des actifs d’impôt différé (impôts recouvrables au cours d’exercices futurs)


*La législation fiscale ne reconnaît pas l’ID (retraitement extra comptable).

Règle comptable

• Obligation de comptabiliser l’impôt exigible et l’impôt


• différé correspondant au résultat net de l’exercice
Présentation des états financiers

Pour l’Administration fiscale


Une présentation des états financiers homogène par toutes les entreprises
(liasse fiscale) est nécessaire.

La réglementation comptable
Le SCF ne prévoie pas de cadre formel, mais requière un certain nombre
d’informations minimales.
Rappel des dispositions des lois de finances

LFC 2009, LF 2010 et LFC 2010

48
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 06 LFC 2009


Les entreprises doivent respecter les définitions édictées par le nouveau
Système sous réserve que celles-ci ne soient pas incompatibles avec les règles
Fiscales applicables pour l’assiette de l’impôt.

Cette mesure signifie que toutes les charges et les produits enregistrés dans
les comptes sont respectivement déductibles et imposables pour peu que le
code des impôts directs (CID) n’ait pas dérogé à leur déductibilité ou leur
imposition.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Exemple

déduction partielle de la charge d’amortissement des véhicules de tourisme


et non imposition des dividendes (produits) perçus par une société mère.
En fait, il s’agit là de l’officialisation d’un principe déjà retenu dans la pratique
de la fiscalité étant donné que toute la fiscalité directe des entreprises
repose sur la comptabilité (art. 139 et 152 du CID).
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 4 LFC 2009


Limitation de la prise en charge des produits réalisés dans le cadre d’un
contrat à long terme à la seule méthode de l’avancement.

Pour l’exécution d’un contrat de travaux d’une durée excédant une année
(construction d’un bâtiment, autoroute, …) l’entreprise a le choix de
comptabiliser son chiffre d’affaires au cours de chacune des années de sa
réalisation (méthode de l’avancement) ou bien au cours de l’année de la
livraison de l’ouvrage (méthode de l’achèvement).

Dans la première méthode, l’entreprise comptabilise son chiffre d’affaires au fur


et à mesure de la réalisation du bien ( ex : immeuble) ou de la
prestation (ex : formation )
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 4 LFC 2009


Les situations de travaux établies périodiquement (mois ou trimestre)
constituent, entre autres, des pièces servant à la comptabilisation et même
Aux déclarations G50;
Les bénéfices sont dans ce cas déclarés à raison du chiffre d’affaires constaté
au cours d’un exercice.

Dans la seconde méthode en revanche l’entreprise ne constate son chiffre


d’affaires qu’au terme de la réalisation de l’ouvrage, entraînant ainsi deux
lourdes conséquences : violation du principe comptable de séparation des
exercices et, sur le plan financier, une charge d’impôt supportée sur un
seul exercice mais se rapportant à plusieurs années.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 4 LFC 2009


Par cette mesure, « le bénéfice imposable, pour les contrats à long terme qui
portent sur la réalisation de biens, de services ou d’un ensemble de bien ou
services dont l’exécution s’étend sur au moins deux périodes comptables ou
exercices, est acquis exclusivement sur la méthode comptable à l’avancement,
quel que soit le type de contrats : contrat à forfait ou contrat en régie.

Cette mesure de la LFC 2009 impose une comptabilisation à l’avancement et non


pas à l’achèvement.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 4 LFC 2009


La loi dispose, par ailleurs, une obligation légale d’avoir dans le cadre de ces
dispositions les outils de gestion, de système de calcul de coûts et de contrôle
interne permettant de valider le pourcentage d’avancement et de réviser, au fur
et à mesure de l’avancement, les estimations de charges de produits et de
résultats.

La mesure a pour but d’inciter les entreprises de construction à tenir une


comptabilité de coût et exclure la provision pour perte à terminaison du
droit à déduction.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 5 LFC 2009:


Autorisation de constater en charge un bien de valeur HT n’excédant pas 30.000 DA
Obligation d’enregistrer un actif acquis gratuitement pour sa valeur vénale
Précision sur le principe de provisionnement des pertes

Cette disposition vise à simplifier la prise en charge comptable et fiscale des


éléments de faible valeur et réduire ainsi les contraintes à la gestion et au suivi des
biens amortissables.
Par ailleurs, les règles d’ usages auxquelles fait référence l’article 141-3 CIDTA, en
matière d’amortissement, a été modifié. la disposition renvoie désormais aux taux «
prévus par voie règlementaire ».
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 8 LFC 2009


Résorption des frais préliminaires.
Les frais préliminaires inscrits en comptabilité, antérieurement à l’entrée
en vigueur du système comptable financier, sont déductibles du résultat
fiscal suivant le plan de résorption initial.

La législation fiscale en vigueur ne prévoit pas de traitement fiscal spécifique des


frais préliminaires. Cet aspect est toutefois traité par le PCN qui prévoyait leur
résorption dans un délai maximum de cinq (05) ans alors que le nouveau
référentiel comptable prévoit leur résorption immédiate.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 8 LFC 2009


Pour éviter d’exposer cette charge intégralement sur l’exercice 2010, soit la
totalité des frais préliminaires en attente de résorption au 31/12/2009, la LFC
prévoit de maintenir le plan initial de résorption de cette charge.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 10 LFC 2009


Imposition de la plus value pour la réévaluation d’immobilisations.

La plus value résultant de la réévaluation d’immobilisations à la date d’entrée du


nouveau système comptable et financier sera rapportée au
résultat fiscal dans un délai maximum de cinq ans. Le supplément des dotations
aux amortissements dégagés des opérations de réévaluation sera rapporté au
résultat de l’année.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 08 et 12 LFC 2010


Amortissement des biens acquis en crédit bail et déductibilité des provisions

Dans le cadre des contrats de crédits bail, l’inscription de l’actif se fait au niveau
du preneur et l’amortissement est calculé sur une période égale à la durée
d’utilité

Relèvement du plafond d’amortissement des véhicules de tourisme, de 800.000


DA à 1.000.000 DA
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 08 et 12 LF 2010
Les provisions destinées à faire face aux risques particuliers afférents aux
opérations de crédits à moyen ou à long terme ne sont pas cumulables avec les
autres formes de provisions .
Non application d’un double avantage pour le même risque d’irrécouvrabilité
Des créances (provision pour créances douteuses et provision forfaitaire pour
risque client CID:2% CMT) .
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 09 LF 2010
Règle fiscal
Les subventions d'équipement accordées aux entreprises par l'Etat sont
rapportées, par fractions égales, aux bénéfices imposables de chacun des cinq
(05) exercices suivants.

En cas de cession des immobilisations acquises par lesdites subventions, la


fraction de la subvention non encore rapportée aux bases de l'impôt est
retranchée de la valeur comptable de ces immobilisations pour la détermination
de la plus-value imposable ou de la moins-value.
Règle comptable
Différence temporelle générée par le fait que les subventions sont rapportées
aux bénéfices comptables selon la durée d’utilité de l’immobilisation
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 09 LF 2010
Règle fiscal
Les subventions d’exploitation et d’équilibre encaissées font partie du résultat
net de l’exercice de leur encaissement.

Règle comptable
Les subventions d’exploitation et d’équilibre encaissées font partie du résultat
net de l’exercice de leur réalisation.
Incidences de la mise en œuvre du Système Comptable Financier

Article 13 LF 2010
Ecart de réévaluation généré lors du passage imposable sur les 05 suivant le
retraitement (impôt différé passif)

la perte de valeur est déductible sauf évaluation abusive (circulaire explicative)


L’IMPOT SUR LE BENEFICE DES SOCIETES
GENERALITES
• Aux termes des dispositions de
l'article 135 du code des impôts
directs et taxes assimilées (CID), il
est établi un impôt annuel sur
l'ensemble des bénéfices et revenus
réalisés par les sociétés et autres
personnes morales.
CHAMP D'APPLICATION DE L'IBS
• Sociétés et organismes soumis de plein droit à L’IBS

L'IBS frappe les bénéfices réalisés par :


– les sociétés de capitaux :
- les sociétés par actions (SPA)
- les SARL;
- les EURL
- les sociétés en commandite par actions
- les entreprises publiques économiques
- les entreprises, établissements, offices et régies à
caractère industriel, commercial, agricole ou bancaire ;
- les sociétés civiles constitués sous la forme de sociétés
par actions
- les sociétés coopératives et leurs unions à l'exception
de celles exonérées expressément par la loi fiscale.
Sociétés soumises à L’IBS par option

• Les sociétés de personnes (SNC et société en


commandite simple), les associations en
participation et les sociétés civiles qui ne sont
pas constituées sous la forme de sociétés par
actions sont exclues du champ d'application
de l'IBS.
• Toutefois, le législateur a prévu en leur
faveur la possibilité d'opter pour l'imposition
à l'IBS.
• Cette option est irrévocable pour la durée de
vie de la société.
TERRITORIALITÉ DE L'IBS
• Les bénéfices passibles de l'IBS sont les
bénéfices ou revenus réalisés dans les
entreprises exploitées en Algérie
• les bénéfices provenant de l'exercice habituel
d'une activité industrielle, commerciale ou
agricole soit dans le cadre d'un établissement
situé en Algérie (installation matérielle
possédant une autonomie propre et
présentant une certaine permanence) soit à
défaut de l'établissement, par l'intermédiaire
de représentants n'ayant pas de personnalité
professionnelle distincte de celle de
l'entreprise.
• Sont également soumis à l'IBS :

– les bénéfices dont l'imposition est attribuée à


l'Algérie par une convention internationale tendant
à éviter la double imposition.

• Les bénéfices réalisés par les entreprises qui


exercent des activités en Algérie et hors du territoire
national, sont présumés réalisés en Algérie au prorata
des opérations de production ou des ventes réalisées
en Algérie.
• Les entreprises étrangères sont astreintes à
la tenue d'une comptabilité de nature à
déterminer les résultats réalisés en Algérie.
LIEU D'IMPOSITION DE L'IBS
• L'IBS est établi au nom des personnes morales au lieu
de leur siège social ou de leur principal établissement.
• Le siège social : lieu où se trouve le siège de la
direction des affaires administratives de l'entreprise.
Il est mentionné dans les statuts de l'entreprise.
• Le principal établissement : lieu où se situe la direction
ou la gestion administrative de l'ensemble des unités
techniques ou des établissements secondaires.
• Les entreprises étrangères ne disposant pas
d'établissement stable en Algérie sont tenues
d'accréditer auprès de l'Administration fiscale un
représentant domicilié en Algérie pour remplir les
formalités auxquelles sont soumises les entreprises
passibles de l'IBS.
PÉRIODE D‘ IMPOSITION

• Conformément au principe de
l'annualité de l'impôt, les sociétés
concernées par l'IBS sont imposées
chaque année au titre de l'exercice
précédent (exercice 2011/ année
d'imposition 2012).
TAUX DE L'IBS
• Il est prévu un :

– 25%:commerce et prestation
– -19%:pro,btp et tourisme
– taux réduit de 12,5% applicable aux
bénéfices réinvestis.(sup LFC 2008)
ASSIETTE DE L'IBS
• Définir l'ensemble des éléments et des règles qui
permettent de calculer le bénéfice qui servira de
base à l'impôt.
• Il y'a lieu de procéder à l'étude
- des produits imposables ;
- des stocks et des travaux en cours ;
- des charges d'exploitation ;
- des amortissements ;
- des provisions ;
- des plus values et moins values de cession.
PRODUITS IMPOSABLES
• Les produits imposables sont ceux
qui proviennent de l'exercice de
l'activité relevant de l'objet de
l'entreprise.
• S'y ajoutent les produits divers
accessoires à l'exploitation ainsi
que les profits tirés de la gestion
des éléments de l'actif.
Les produits de l'exploitation
• Les produits sont constitués par le prix :
-des marchandises vendues pour les ventes;
-des travaux effectués pour les travaux immobiliers;
-des services fournis pour les prestations de services.
• Sont prises en comptes comme produits:
- les sommes reçues (ventes ou prestations de
services payées comptant);
- les créances acquises, c'est à dire les créances qui
ont pris naissance au cours de l'exercice même si le
prix n'est pas encore encaissé.
• La créance est considérée comme acquise dès
- la livraison pour les ventes ;
- l'achèvement de la prestation pour les prestations
de services.
Les produits exceptionnels
• Les revenus des immeubles inscrits au bilan et donnés
en location;
• Les produits financiers;
• Les remises de dettes consenties par les créanciers;
• Les dégrèvements d'impôts déductible;
• indemnités d'assurance perçues à la suite d'un vol de
marchandises ou d'un sinistre;
• Les subventions d'exploitation et d'équilibre;
• Les subventions d'équipement;
• Les plus values de cession des éléments de l'actif
immobilisé;
• Il est précisé que le bénéfice imposable
est un bénéfice net égal à la différence
entre les produits reçus par l'entreprise
et les charges supportées par elle.
Les charges déductibles
• Principe de la déductibilité des charges
Les charges sont déductibles des
résultats de l'exercice au cours duquel
elles ont été engagées et ce, pour
présenter pour l'entreprise le caractère
de dette certaine dans son principe et
dans son montant.
Conditions de déduction
• Pour être déductibles les charges doivent
remplir simultanément quatre conditions :
- les charges doivent être rendues
nécessaires par l'exploitation et incomber
effectivement à l'entreprise ;
- les charges doivent se traduire par une
diminution de l'actif net
- les charges doivent être justifiées
- les charges ne doivent pas être exclues de la
déductibilité par une disposition expresse de
la loi.
Principales charges déductibles
Les Achats
Il s'agit des marchandises et des matières premières
acquises par l'entreprise au cours de l'exercice
pour être revendues en l'état ou après
transformation.
Y entrent, également, les matières
consommables, les études ainsi que les prestations
de services nécessaires à l'exploitation.
Il est noté que les achats sont comptabilisés dès
la réception de la facture sans attendre le
paiement.
Ils sont enregistrés pour le prix d'acquisition
hors TVA déductible, sous déduction des rabais et
remises accordés sur facture.
Les Frais de personnel
• Pour être déductibles, les rémunérations doivent
correspondre à un travail effectif. Elles ne doivent pas être
excessives sinon elles ne sont admises en déduction que
partiellement.
• Les frais de personnel sont comptabilisés au titre de
l'exercice au cours duquel il sont engagés (le plus souvent
c'est la date de paiement des salaires aux employés).
• Sont également déductibles :
- les rémunérations des dirigeants et associés ;
- les rémunérations de toute nature allouées ;
• aux associés gérants minoritaires ou majoritaires des SARL;
• aux gérants des sociétés en commandite par actions ;
• aux associés des sociétés de personnes ayant opté pour
l'IBS ;
• aux membres des associations en participation ayant opté
pour l'IBS.
Les Charges sociales
• La déduction s'étend aux charges
sociales et aux cotisations de
sécurité sociale afférentes aux
rémunérations, susmentionnées.
• C'est le cas des cotisations versées
par les entreprises au titre des
régimes de retraite résultant
d'obligations légales.
Commissions, courtages, ristournes, honoraires et
rémunérations
diverses

• Sont également considérées comme


déductibles des résultats de l'exercice,
les honoraires, redevances pour brevets,
licences, marques de fabrique frais
d'assistance technique et autres
rémunérations versés par l'entreprise,
dans le cadre de l'exercice de leur
profession à des tiers ne faisant pas
partie de leur personnel salarié.
Les Impôts et taxes Professionnels

• Le législateur admet la déductibilité des


impôts professionnels à la charge de
l'entreprise et qui sont mis en
recouvrement au cours de l'exercice.
Le loyer des locaux professionnels et
du matériel
• Le montant des loyers professionnels échus ou
courus au cours de l'exercice sont
déductibles.
• Le montant déductible comprend le loyer
proprement dit et les dépenses accessoires
mises à la charge de l'entreprise par le
contrat de location.
• Ne sont pas déductibles
- les loyers payés d'avance ;
- le droit d'entrée ou le pas de porte
Les Frais d'entretien et de réparation
• Sont déductibles les frais des travaux de
réparation et d'entretien qui ont pour unique
but de maintenir en état d'usage et de
fonctionnement les différents éléments de
l'actif immobilisé jusqu'à l'expiration de la
durée normale d'amortissement.
• Par contre, les dépenses qui ont pour résultat
soit d'augmenter la valeur d'un élément
inscrit à l'actif soit de prolonger la durée
d'utilisation d'un élément, ne sont pas
déductibles.
Les Frais d'assurances

• Ils sont déductibles s'ils sont


destinés à couvrir un risque dont la
réalisation entraînerait une perte
ou une charge susceptible d'être
déduite des bénéfices.
Les Frais financiers
• Il s'agit des agios, des commissions, des
frais bancaires des intérêts versés en
contre partie des sommes prêtées à
l'entreprise.
• Pour être déductibles, les intérêts
doivent être générés par des dettes
inscrites au bilan et contractées pour
les besoins et dans l'intérêt de
l'entreprise.
Les Frais divers
• les subventions, les libéralités et les dons à l'exception de ceux
consentis en espèces ou en nature au profit des établissements et
associations à vocation humanitaire lorsqu'ils ne dépassent pas un
montant annuel de 200.000 DA;

• les frais de transport et de déplacement:


Sont déductibles les frais de transport du personnel, de voyage et
de déplacement professionnels et les frets et transports sur
achats et sur ventes.

• les dépenses de parrainage, de sponsoring et patronage (à


caractère sportif et culturel) :
Les sommes consacrées au sponsoring, patronage et parrainage des
activités sportives et de la promotion des initiatives des jeunes
sont admises en déduction pour la détermination du bénéfice fiscal
sous réserve d'être dûment justifiées à hauteur de 10% du
chiffre d'affaires de l'exercice des personnes morales et/ou
physiques et dans la limite d'un plafond de dix millions de dinars
(10.000.000 DA ).
• les frais divers de gestion :
– Sont déductibles les frais de :
• fournitures de bureau;
• documentation générale;
• correspondance et de téléphone;
• d’actes et de contentieux ;
• mission, de réception et de publicité.
• Les cadeaux ne sont déductibles que s'ils
présentent un caractère publicitaire
(déductibles à hauteur de 500 DA
l'unité).
Les Amortissements
• Sont déductibles les amortissements portant
sur des éléments de l'actif immobilisé soumis
à dépréciation du fait de l'usage et du temps.
• Il y a lieu, donc, d'exclure :
- les biens qui ne sont pas la propriété de
l'entreprise
- les biens qui ne font pas partie de l'actif ;
- les biens qui ne se déprécient pas du fait
de l'usage et du temps.
• Les annuités d'amortissement doivent être
effectivement constatées en comptabilité.
Les Provisions
• les conditions de forme:
La provision doit être:
- comptabilisée;
- inscrite sur un relevé spécial à joindre à la déclaration;

• les conditions de fond :


- la perte couverte par la provision doit être nettement
précisée quant à sa nature et évaluée avec une approximation
suffisante
- la perte doit être elle même déductible ;
- la perte doit apparaître comme probable et pas
seulement éventuel
- la perte doit avoir pris naissance dans l'exercice.
• Lorsque la perte ne se réalise pas, la provision est réintégrée
dans les résultats de l'exercice au cours duquel elle devient sans
objet.
Le report déficitaire
• Le déficit subit pendant un exercice est considéré
comme charge de l'exercice suivant et est déduit du
bénéfice réalisé pendant ledit exercice.
• Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour que la
déduction puisse être intégralement opérée,
l'excédant du déficit est reporté successivement sur
les exercices suivants jusqu'au cinquième exercice qui
suit l'exercice déficitaire.
• En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs
on doit reporter en premier lieu les déficits les plus
anciens.
• On doit effectuer le report déficitaire par déficit et
non pas en considérant les déficits dans leur globalité
et ce, afin de faire apparaître les déficits qui se
trouveraient atteints par le délai de report.
OBLIGATIONS DES SOCIETES
SOUMISES A L'IBS
• Les obligations fiscales:

– Déclaration d'existence: Les contribuables soumis à l'I.B.S


doivent dans les (30) jours du début de leur activité souscrire
auprès de l'inspection des impôts dont ils dépendent une
déclaration conforme au modèle fourni par l'administration

– Déclaration des résultats: Souscrire chaque année une


déclaration dont l'imprimé est fourni par
l'Administration, permettant de déterminer et de
contrôler leur résultat fiscal de l'exercice précédent.

• Cette déclaration doit être déposée auprès de l'inspection


compétente avant le 1er Avril de l'année d'imposition (01 mai-
LFC 08)
Obligations comptables
• Tenue de la comptabilité
– Les entreprises soumises à l'IBS doivent tenir une comptabilité
conforme aux lois et règlements en vigueur et notamment au
Système Comptable Financier, à même de permettre la
justification de l'exactitude des résultats déclarés.

• Elles doivent, à cet égard:


– Procéder à l'enregistrement comptable chronologique des
mouvements affectant le patrimoine de l'entreprise;
– Etablir des comptes annuels à la clôture de l'exercice sur la base
des enregistrements comptables et de l'inventaire (bilan et
comptes des résultats).
Présentation des documents
comptables
• Les contribuables sont tenus de présenter, à
toute réquisition de l'administration fiscale,
tous les documents comptables, inventaire,
pièces de recettes et de dépenses de nature à
justifier l'exactitude des résultats indiqués
dans leur déclaration.
• Si la comptabilité est tenue en langue
étrangère, une traduction certifiée par un
traducteur agrée doit être présentée à toute
réquisition de l'inspecteur.
Conservation des documents
comptables
• Les livres, registres, documents ou
pièces quelconques sur lesquels peut
s'exercer le droit de communication
dont dispose l'Administration
doivent être conservés pendant un
délai de 10 ans.
MODALITES DE PAIEMENT DE L'IBS

• Le paiement de l'IBS s'effectue:


- à titre principal suivant le
système des acomptes
provisionnels;
- à titre exceptionnel, selon le
mode de la retenue à la source.
Remarque importante
• Les sociétés éligibles à la direction des grandes entreprises ou
centre des impôts, devront régler leur IBS par voie de paiements
spontanés.
• L'IBS doit être payé ,suivant ce mode, calculé par le contribuable lui
même et versé spontanément à la recette des contributions
diverses, sans émission préalable d'un rôle par le service des impôts.
• Le système des paiements spontanés comporte
1°/ Le versement de trois acomptes provisionnels
2°/ Et le solde de liquidation de l'impôt.

• Les acomptes provisionnels sont versés


– du 15 février au 15 mars,
– du 15 mai au 15 Juin et
– du 15 octobre au 15 novembre de l'année suivant celle au cours
de laquelle sont réalisés les bénéfices, servant de base au calcul
de l'impôt précité.
• Le montant de l'acompte est égal à 30% de l'impôt afférent au
bénéfice du dernier exercice clos.
• La base de calcul des acomptes est constituée
par:
– Le bénéfice du dernier exercice clos à la
date de son échéance
– Le bénéfice de la dernière période
d'imposition lorsqu' aucun exercice n'a été
clos au cours d'une année,
– Les bénéfices rapportés à une période de
12 mois, en cas d'exercice d'une durée
inférieure ou supérieure à une année.
• Les acomptes doivent être versés à la caisse du
receveur des contributions diverses du lieu d'imposition
dont relève la société.
• A la clôture de chaque exercice, la société doit établir
la déclaration de ses résultats.
• Elle doit procéder spontanément à la liquidation de
l'IBS correspondant.
• Le montant de l'impôt est calculé sur le bénéfice de
l'exercice considéré.
• Le montant de l'impôt ainsi liquidé est comparé au
montant des acomptes déjà versés au titre de
l'exercice :
- Si le montant de l'impôt est supérieur au montant
des acomptes versés, il y a alors un complément d'impôt
à acquitter;
- Si par contre, le montant de l'impôt est inférieur
à celui des acomptes, il y a un excédent de versement
qui est remboursé ou reporté sur le prochain versement.
SYSTÈME DES RETENUES A LA
SOURCE
• Le législateur soumet à la retenue à la
source au titre de l'IBS:

– Les revenus réalisés par les entreprises


étrangères;

– Les revenus des capitaux mobiliers.


Retenue opérée sur les revenus des
entreprises étrangères
• L'IBS est retenu par l'entreprise algérienne
au moment de chaque paiement effectué au
profit de la société étrangère.
• Le montant retenu doit être versé avant le 21
du mois suivant celui d paiement auprès de la
recette des contributions diverses du lieu de
réalisation
– de l'opération,
– du bureau de représentation ou
– du principal établissement de la société étrangère
Retenue sur les revenus des capitaux mobiliers

 
• Les débiteurs qui distribuent des revenus des valeurs
mobilières son tenus d'opérer, au titre de l'IBS, une
retenue sur chaque paiement effectué et la verser à la
caisse du receveur des contributions diverses dont ils
relèvent dans les 20 premiers jours du mois suivant celui
du paiement.
• Il est précisé qu'en cas de transfert de fonds au profit de
bénéficiaires de revenus de valeurs mobilières dont le
siège social est situé hors d'Algérie, les établissements
bancaires doivent s'assurer préalablement que les
obligations fiscales incombant au débiteur ont été
remplies.
• Ils sont, tenus, notamment, de joindre au dossier de
transfert, une attestation délivrée par le receveur des
contributions diverses compétent justifiant le versement
de la retenue à la source.
REVENUS DES CREANCES DEPOTS
ET CAUTIONNEMENT

• Les banques, sociétés de crédit et


autres débiteurs qui paient des intérêts
sont tenus d'opérer au titre de l'IBS
une retenue à la source sur les sommes
payées pendant chaque mois et la verser
dans les vingt premiers jours du mois
suivant , à la recette des contributions
diverses, dont relève leur siège.
EXEMPTIONS ET REGIMES
PARTICULIERS 
• Les activités exercées par les jeunes
promoteurs d'investissements éligibles à
l'aide du "Fonds National de Soutien à
l'Emploi des Jeunes" bénéficient d'une
exonération totale de l'impôt sur les
bénéfices des sociétés pendant une période
de trois (03) années à compter de la date de
mise en exploitation.
• Si ces activités sont exercées dans une zone à
promouvoir, la période d'exonération est
portée à six (06) années à compter de la date
de mise en exploitation.
• Les coopératives de consommation des entreprises et
organismes publics sont exonérées de l'impôt sur les
bénéfices des sociétés
• Les entreprises relevant des associations de
personnes handicapées agrées ainsi que les structures
qui en dépendent ;
• Le montant des recettes réalisées par les troupes et
les organismes exerçant une activité théâtrale ;
• Les caisses de mutualité agricole au titre des
opérations de banques et d'assurances réalisées
exclusivement avec leurs sociétaires
• les coopératives agricoles d'approvisionnement et
d'achat ainsi que leurs unions bénéficiant d'un
agrément délivré par les services habilités du
Ministère chargé de l'Agriculture;
• Les sociétés coopératives de production,
transformation, conservation et ventes de produits
agricoles et leurs unions agréées
• l'achat, la vente, la transformation, ou le transport de
céréales ; il en est de même pour les opérations
effectuées par les coopératives de céréales avec
d'autre coopératives de céréales dans le cadre de
programmes élaborés par l'office ou avec son
autorisation.
• Bénéficient d'une exonération pour une période de dix
(10) ans :
– Les entreprises touristiques créées par les
promoteurs nationaux ou étrangers à l'exception des
agences de tourisme, de voyage ainsi que les sociétés
d'économie mixte exerçant dans le secteur du
tourisme.
• Bénéficient d'une exonération de cinq (05) années à
compter de l'exercice 2001:
– Les opérations de ventes et les services destinés à
l'exportation, à l'exception des transports
terrestres, maritimes, aériens, les réassurances et
les banques.